Negroponte : “Le livre est mort. Dans 5 ans, il aura disparu.”

Le 9 novembre 2010

La phrase du fondateur du Media Lab du MIT découle d'un raisonnement simple : le livre numérique devrait supplanter le livre physique, à commencer par les pays où le livre tel que nous le connaissons n'est pas ou peu accessible.

Durant l’été, lors de la conférence Techonomy, Nicholas Negroponte avait lancé une phrase peu anodine qui a agité le milieu de l’édition aux Etats-Unis : “L’objet livre est mort. Dans 5 ans, il aura disparu.”. En France, sans que nous en ayons été étonnés, les relais ont manqué. Cependant, l’initiateur du projet OLPC (One Laptop Per Child) persiste et signe dans un interview accordée il y a quelques semaines à la chaîne CNN.

Le fondateur du Media Lab réitère avec assurance. Et son affirmation (qui bousculera sûrement certains éditeurs) pose la question de son fondement. À partir de quel constat Nicholas Negroponte peut-il établir que le livre papier n’a plus d’avenir ? La réponse est simple : l’expérience OLPC. En effet, depuis 2007, la fondation créée par Nicholas Negroponte distribue le fameux ordinateur XO aux enfants des pays émergents. D’ici la fin de l’année, 3 millions d’exemplaires de ces appareils auront été distribués.

Sur chacune de ses machines sont préchargés une bonne centaine d’ouvrages, qui peuvent différer de machine en machine. Ces bibliothèques numériques peuvent communiquer entre elles, grâce à des fonctionnalités de partage. Les enfants peuvent aussi prendre des notes sur les ouvrages et les rendre accessibles à leurs camarades. Ainsi, un déploiement de XO va créer ex nihilo une bibliothèque numérique et ouverte que les enfants pourront facilement s’approprier.

L’évidence du support numérique

Car l’enjeu est bien là : il faut faire lire. Chaque XO est attribué à un enfant qui pourra repartir chez lui avec l’appareil, déplaçant ainsi sa bibliothèque, la partageant à volonté. Face à de tels arguments, le livre papier n’a pas grand-chose pour lui. Généralement attaché à un lieu, la bibliothèque, l’enfant ne le possède pas et ne peut que l’emprunter. Ainsi, les externalités sont réduites, les chances de s’approprier le texte sont moindres. Les coûts d’installation et d’entretien d’une collection d’ouvrages papier sont aussi bien plus élevés que son pendant numérique.

D’après les conclusions d’un récent rapport sur l’utilisation du XO en Afghanistan, le coût de la mise en place et de l’entretien d’une bibliothèque pour seulement 3 ans équivaut à déployer des contenus interactifs (avec des mises à jour assurées) accessibles par un lectorat d’une même taille. Vendu 180$ et avec une durée de vie supérieure à 5 ans, le XO apparaît comme étant un support de lecture plus durable que le livre papier.

Le XO

Lire toujours et encore

Parler de la fin du livre papier ne signifie pas la fin de la lecture. Bien au contraire ! L’accès au savoir et à l’écrit est facilité avec les outils numériques. Mais pourquoi ce type de message manque-t-il de relais en France ? La question du livre numérique est déjà suffisamment polémique, mais aussi, le monde de l’édition n’a pas pour habitude d’écouter des professeurs du MIT. Cependant, ce qui permet sûrement à Nicholas Negroponte de franchir le pas est son non-attachement à l’objet-livre. En effet, dans son ouvrage de référence, Being Digital, le scientifique nous offre la clef pour comprendre sa vision :

Being dyslexic, I don’t like to read. As a child I read train timetables instead of the classics, and delighted in making imaginary perfect connections from one obscure town in Europe to another. This fascination gave me an excellent grasp of European geography.

Étant dyslexique, je n’aime pas lire. Enfant, je lisais les horaires des trains à la place des classiques, et j’adorais imaginer les connexions parfaites liant une obscure ville d’Europe à une autre. Cette fascination m’a donnée une excellente connaissance de la géographie Européenne.

Ainsi, le livre n’est peut-être pas forcément le meilleur outil d’accès à l’information. Est-il plus efficace d’apprendre les distances entre les villes européennes dans un livre de géographie, ou à partir de tables de correspondances ? Clairement, l’âge de l’informatique et du numérique nous fait pencher vers la deuxième option : créer des contenus qui améliorent la compréhension et rendent l’information plus accessible.

Le livre est mort, la lecture renaît. Il est probable que la révolution numérique ne soit pas la plus massive en Occident. Il est même tout à fait envisageable que le succès de l’édition numérique ne vienne pas des pays développés, mais des pays émergents ! Là où les enfants auront accès à la lecture depuis un support numérique, dès leur plus jeune âge. Et si le livre numérique changeait l’ordre mondial ? Une incidence ultime, mais qui tient encore lieu de fiction.

Crédits photos cc FlickR : Troy Holden, robertogreco.

Article initialement publié sur ebouquin.

Laisser un commentaire

  • boudou le 9 novembre 2010 - 18:50 Signaler un abus - Permalink

    “Vendu 180$ et avec une durée de vie supérieure à 5 ans, le XO apparaît comme étant un support de lecture plus durable que le livre papier” (sic)

    XO / Livre papier:
    -Durabilité: ~5 ans / ~plusieurs siècles
    -Coût: 180$+prix du livre* / 2-25€
    -Peut être lu sans électricité: non / oui
    -Résiste à l’eau: non / bof
    -Place: plus / moins
    -Poids: plus / moins
    (*): droits d’auteur, tout ça tout ça

    …Ahem.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Greg le 9 novembre 2010 - 19:04 Signaler un abus - Permalink

    Dans le meme sens que Boudou:
    Je perds mon XO ou je la casse => plus de livres, et j’ai tout perdu;
    Pq je suppose qu’il n’y a pas de notion de sauvegarde en ligne des contenus modifiés sur le XO avec une update qd je connecte mon nouveau XO.
    Peut etre meme que je devrais repayer tous les livres qui étaient dessus…

    Je perds un livre, ba.. je ne perds que la valeur ajoutée qui était dans ce livre..

    Ca devient de la propagande que de dire que le livre “papier” sera mort dans 5 ans, ne serait ce que pq le lobby des éditeurs fera passer une loi qui interdira les échanges de livres numériques (cf HADOPI).

    Et c’est sans compter sur la problématique la plus importante à mon gout, quid de électricité qd les gosses n’ont même pas l’eau potable…

    Ca reste une belle utopie :)

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • focalix le 9 novembre 2010 - 19:51 Signaler un abus - Permalink

    Comme boudou et greg.

    Ah! Nicholas Negroponte!

    Il fut, de 1981 à 1986, le directeur du Centre Mondial Informatique et Ressource Humaine, fondé par Servan Schreiber.
    Ce centre, sis rue Montaigne à Paris (les grandes ambitions ont besoin d’un cadre à la hauteur) devait assurer que chaque enfant au monde aurait un ordinateur, et que cela éradiquerait la misère, la maladie, l’ignorance et les tartines de confiture qui tombent du mauvais côté.

    Trente ans plus tard, ce projet ne s’est pas réalisé. Et si par chance il devient réalité dans les vingt ans à venir, Monsieur Negroponte n’y aura été pour rien.

    Nous avons eu pendant cette période:
    - Le Thomson TO7 dans tous les collèges, qui fonctionnait très mal et coûtait la peau de la tête pour ce qu’il était.
    - Le Minitel, que le monde entier nous enviait.
    Et pendant ce temps, l’IBM PC, puis ses clones, se vendait comme des croissants et l’Internet se développait aux Etats-Unis.

    Parmi tous les supports d’information de masse, le papier est le seul qui se suffit, qui n’a pas besoin d’appareil pour être lu.

    Prenons acte de la nouvelle prédiction de notre Nostradamus des nouvelles technologies, et rendez-vous dans cinq ans!

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • barbamaman le 9 novembre 2010 - 22:21 Signaler un abus - Permalink

    Entre le contact du papier, sa praticité, le fait que trimbaler un livre à 8€ (ce que je trouve déjà conséquent par rapport aux prix en francs…) par rapport à un engin à 200€, sans parler des DRM qui empêchent de prêter, lire et relire à l’infinie et j’en passe… Et bien j’espère que les e-books attendront ma mort pour enterrer le papier.
    Mais bon, rien que pour les DRM, j’imagine que l’industrie du livre bave d’envie sur ce support…

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Frederic Duplessy le 10 novembre 2010 - 10:08 Signaler un abus - Permalink

    Tout comme la révolution numérique a amplifié la consommation de papier contrairement aux annonces stupéfiantes qui se multipliaient a ce sujet dans les années 90, quel crédit apporter à cette assertion à mon sens un peu courte et sensationnaliste ? Gvoir même un peu gratuite…)

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Atopiak le 10 novembre 2010 - 11:11 Signaler un abus - Permalink

    Ce qu’il y a de problématique dans ce type de discours, hormis la bêtise du raisonnement “comme c’est un livre numérique les enfants vont lire” (un peu comme si je disais “j’ai offert une canne a pêche à mon chat, il va manger plus de poisson”), c’est l’opposition faite entre livre papier et livre numérique et leur impossible cohabitation.
    Je pense que le livre numérique est un outil riche et dont l’éventail des possibilités d’emploi est très large. Pensez à la recherche documentaire, au travail d’un professeur d’Université, d’un étudiant, d’un élève, qui que ce soit ayant besoin de certains textes, de certaines références pour un temps limité et qui, grâce au livre numérique pourront rapidement avoir accès aux ouvrages, aux informations recherchés sans avoir à transporter un grand nombre livres, ni nécessairement avoir à se déplacer pour les récupérer ou les acheter.
    Les bibliothèques devraient rapidement réfléchir à la manière de proposer ce type d’ouvrage.
    Mais cet emploi ne vient pas empêcher le plaisir de la lecture dans un fauteuil, dans son lit, sur la plage, à son bureau, d’apprécier le contact et le rapport avec l’objet livre, d’aimer feuilleter et sentir les pages d’un vieux livre. Ce contact particulier à l’objet, cette présence, fait partie de la lecture et de son apprentissage. Et nous ne parlons ici que du plaisir. En soi ne pas pouvoir inter-changer les pages d’un livre, effacer son contenu, ne pas pouvoir retirer de notre regard cet objet et “ce qu’il dit”, nous permet de mieux comprendre notre rapport au temps, aux choses, et tout simplement à la connaissance.
    Le livre numérique et le livre sont à vrai dire tout à fait compatibles, voire complémentaires. Annoncer la mort du livre papier sous prétexte de l’arrivée du livre numérique n’est en fait qu’une opération marketing pour gonfler les ventes du second, et ne relève en rien d’un constat ou d’une évolution souhaitable.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Gaganausaure le 10 novembre 2010 - 12:41 Signaler un abus - Permalink

    Comme quoi la confusion mentale concerne aussi certains “scientifique”
    Sa haine du livre papier n’est pas un argument et l’exemple donné est navrant parce qu’il tire des conséquences fausses à partir d’un problème circonstanciel très “local” sa dyslexie était une chose et son goût d’imaginer des connections une autre et de toutes les façons, il lisait bien quelque chose, libre à lui de préférer lire des listes d’horaires plutôt que Shakespeare.
    Une fois de plus on veut nous vendre de l’incompatibilité à tous prix, pour vendre sa machine il veut que le livre disparaisse. J’utilise tous les jours un ordinateur, j’y lis beaucoup de chose et cela ne m’empêche de lire un livre papier et d’aimer l’objet en lui-même.
    “Dites-moi, cher Brutus, connaissez-vous votre visage?”

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Immobilier le 10 novembre 2010 - 14:11 Signaler un abus - Permalink

    C’est complètement débile de donner une durée (5 ans); par contre, je suis d’accord avec la finalité du tout numérique.

    Tout le monde disait que jamais la photo numérique ne remplacerait l’argentique….

    Et ça peut changer beaucoup de choses, oui, comme l’imprimerie a changé beaucoup de chose à une autre époque. Mais il n’y a qu’avec le recul que l’on saura quoi, et à quelle échelle.

    Reste que le plus important, c’est pas le contenant, mais bien le contenu !

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Jn le 10 novembre 2010 - 16:37 Signaler un abus - Permalink

    Le métier de Negroponte c’est de lancer des trucs comme ça… Maintenant on n’est pas obligés d’y croire. Le jour où les liseuses et autres mini pcs tourneront sans avoir à charger de batterie (l’OLPC devait faire ça d’ailleurs), on en reparlera.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Luc le 10 novembre 2010 - 17:28 Signaler un abus - Permalink

    Le grand prévisionniste, c’est le monsieur qui a été leader d’un projet de PC portable pour enfants des pays émergents, dont (presque) personne ne veut et qui s’est fait griller au poteau par les Netbooks? Ca s’appelle en effet avoir le nez creux

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Mediactoeur le 12 novembre 2010 - 0:02 Signaler un abus - Permalink

    A ce jour je ne sache pas qu’il existe des LIVRES numériques. Cela me semble un abus de langage. le livre numérique est au livre ce que le lait de soja est au lait !

    Tout juste a-t-on affaire à des oeuvres stockées dans des visualisatrices; Ca n’a rien à voir avec le plaisir de la lecture qui est un plaisir physique incomparable avec ce que permet une e-machine. De ce point de vue la e-visualisatrice est à la lecture ce que la bouillie est à la gastronomie !

    je ne conteste pas que le e-contenant soit utile en certaines circonstances. Mais pour remplacer le plaisir de lire dans un livre. un livre c’est du papier, des couleurs, des pages, des odeurs, des formats, c charnel c chaud !

    Les liseuses électroniques auront peut-être un public, au-delà de l’engouement marketing pour ce qui est nouveau, mais pas le public des lecteurs habituels !

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Kilitout le 13 novembre 2010 - 12:01 Signaler un abus - Permalink

    Merci mediactoeur, je me sens moins seul ! Depuis des mois je me tue à répéter qu’il n’existe PAS de “livre numérique”, pas plus qu’il n’existe d’ailleurs de “disque numérique” ou de “film numérique”. Un LIVRE, c’est depuis plus de cinq siècles, un objet essentiellement constitué de papier, sous forme de pages, lesquelles sont assemblées pour former un volume (relié, broché, collé, agrafé…ou autre)et sur lesquelles on a “couché” de l’encre grâce à une technique qui a beaucoup évolué en cinq siècles mais qui reste de l’imprimerie. L’origine même du mot, issu du latin “liber” qui désignait la partie du bois sur laquelle il était possible de d’écrire, marque la filiation avec le papier, lui même issu du bois. Trouvez donc un mot pour désigner les fichiers susceptibles d’être lus via des machines prévues à cette fin…

    Voilà pour l’aspect sémantique. Reste la question de la valeur des affirmations prédictives de M. Negroponte, spécialiste il me semble des prédictions hasardeuses qui ne se vérifient que très occasionnellement.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Mediactoeur le 13 novembre 2010 - 18:49 Signaler un abus - Permalink

    Kilitout,

    Dans mon commentaire je conclue en disant que ce n’est pas demain la veille du jour où une liseuse d’oeuvres numérisées supplantera les bons vieux livres en papier. Sauf pour des usages spécifiques. La lecture sur ces deux supports sont des exercices totalement différents ; je ne prends aucun plaisir avec la liseuse. Ca peut juste être pratique en certaines circonstances.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Marie-Bé le 14 novembre 2010 - 17:17 Signaler un abus - Permalink

    L’article est intéressant et la perspective du livre “que” numérique impusé par les pays émergents, pourquoi pas, c’est envisageable, nous ne savons pas ce que ça va donner.

    J’émets cependant un fort doute par rapport à la mort annoncée du livre papier, pour plusieurs raisons :
    1. l’écran fatigue les yeux
    2. y a-t-il des études déjà réalisées sur ce que ces enfants retiennent de leurs lectures à l’écran ? est-ce plus / moins / identique à ce qu’on voit d’enfants lecteurs de livres papier ?
    3. difficile de garder la mémoire de tout ce qu’on lit à l’écran
    3. enfin, pensez-vous vraiment que nous allons renoncer à la bonne odeur typique et au toucher des livres ?
    4. on n’a jamais autant imprimé que depuis que les ordinateurs existent…. n’est-ce pas parce que, justement, on a besoin d’une lecture papier et que l’écran a ses limites ?

    Donc personnellement, je pense que le livre physique n’est pas encore mort. Il va évoluer, certes, mais il ne va pas mourir. Et tant mieux !

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Blabla le 15 juin 2011 - 14:44 Signaler un abus - Permalink

    Cet article est intéressant, mais fort heureusement les commentaires se révèlent plus sceptiques.

    Il est complètement absurde de penser que le “livre numérique” remplace le livre. A ce propos je renverrai aux limites sémantiques pointées dans certains commentaires. Déjà il n’existe pas de support numérique type : lire un “livre numérique” sur une Tablette un ordinateur ou une liseuse sont des actes différents impliquant des compréhensions et des lectures différentes. Ces actes par la même occasion ne constituent pas celui de lire un “livre”. Attention! Ce n’est pas mal, juste différent.

    Le livre c’est un rapport au temps, une lecture linéaire. C’est des modes de lectures balisés particuliers. Enfin, c’est évidemment un objet qui se décline sous différentes formes (les beaux livres, un pavé , un livre de poches, un livre illustré…).

    Pour illustrer ce propos : je ne lirai pas “Madame Bovary” sur ma Tablette de la même manière que sur papier. Sur papier je serai plongé dans la lecture et l’appel à mon imagination sera mon outil de visualisation, je me permettrai de ne pas comprendre certaines expressions et de sauter les passages ennuyeux. Je peux aussi faire ça sur ma tablette, mais comment résister à : visualiser des cartes, me spoiler en lisant en parallèle une page wikipedia sur Flaubert. Bref une expérience augmentée par le lien hypertexte mais qui ne va pas sans une certaine perte de compréhension plus subjective. Même problématique pour la liseuse, objet génial mais permettant d’accéder à des définitions de manière instantanée et d’avoir des commentaires de textes (une lecture différente blablabla vous m’avez compris).

    Bref on ne parle plus du même objet, “il faut faire lire” oui très certainement. Mais de quelle manière ? Quel contenu ?

    Le livre est mort Aha! Et bien vive le livre!

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre

Derniers articles publiés