Urban after all S01E01: Le zombie moderne, catharsis d’un urbanisme de classe

Le 24 janvier 2011

Bienvenue sur Urban after all ! Philippe Gargov de pop-up urbain vous embarque dans le monde étrange des “urbanités” façonnant notre quotidien. Une chronique décalée et engagée chaque lundi. Parce qu’on est humain avant tout, et urbain après tout !

Un petit mot de l’auteur :-)

Géographe, consultant freelance en prospective urbaine, je déploie habituellement mon flow sur pop-up urbain, “popservatoire d’urbanités” où j’explore les imaginaires de la ville de demain dans la pop-culture contemporaine. Au menu : des billets jeunes et ambitieux, parfois vicieux, souvent LOL mais toujours sérieux !

Urban after all est né d’une discussion avec Nicolas Nova, consultant chez Liftlab, suite à la fermeture du Laboratoire des villes invisibles qu’il animait et auquel j’avais eu la chance de contribuer. Dans cette perspective, Urban after all s’envisage comme une plateforme collaborative où interviendront de temps à autre d’autres intervenants au regard acéré sur la ville.


Le zombie est dans l’air du temps, c’est indéniable. Les films (originaux ou remakes acclamés, mais aussi parodies), comics et séries (The Walking Dead), ou encore jeux vidéo exploitant le genre, prolifèrent depuis quelques années. Le phénomène descend aujourd’hui dans la rue pour quelques joyeux “Zombie Walk” à travers le monde. Bref, le mort-vivant a la cote, à tel point que Wired prédit même l’éclatement prochain de cette “bulle zombie” [en], qui sature nos écrans de morts-vivants en tous genres. L’industrie culturelle n’est d’ailleurs pas la seule à contribuer à l’inflation : même les prix Nobel [en] s’y mettent, comme le rappelle avec humour le très sérieux Econoclaste, pour qui 2011 sera “l’année des zombies” économiques.

Tout a été dit sur le sujet.. ou presque. Car ce “retour” du zombie est plus subtil qu’il n’y paraît. À première vue, rien de bien nouveau : dans l’esthétique comme dans l’attitude, les morts-vivants n’ont que peu évolué, à l’exception du fameux “zombie sprinteur” imaginé par Zach Snyder dans son remake de Dawn of the Dead. C’est peut-être un détail pour vous mais pour les zombies ça veut dire beaucoup, comme l’explique Slate [en] : “Peut-être [...] l’obsolescence du zombie lent signale le déclin de la culture “mobocratique” [en] au bénéfice d’un penchant moderne pour l’individualisme.” Cinétudes s’interroge aussi sur cette (r)évolution, et y perçoit un “révélateur de cet état d’esprit très contemporain où non seulement la croyance en la science [...] mais aussi la croyance en l’homme [...] donnent une certaine naïveté au propos” du film. Le zombie sprinteur dédouanerait donc l’homme de ses responsabilités communautaires… Une figure moderne, dites-vous ?

Les trois époques “zombie”

Mais mettons de côté pour l’instant cet exemple notable, mais encore isolé dans la mythologie zombologique. C’est davantage dans des détails plus subtils que l’on peut constater une mutation pleine de sens. À y regarder de plus près, le zombie des années 2000-2010 diffère en effet de son aîné des seventies, popularisé par Romero et quelques autres, malgré un comportement similaire. Dans sa chronique sur Influencia, Thomas Jamet distingue ainsi trois “époques zombie” dans la culture moderne occidentale, auxquelles il fait correspondre trois périodes de “transition” sociétale :

“La première époque zombie a été incarnée par le « Frankenstein » de Mary Shelley, le thème du Prométhée moderne symbolisant le passage à l’ère industrielle à la fin du 19e siècle victorien et dénonçant les dangers de la technique et de la science.
Le deuxième âge a été la fin de cette ère moderne avec les films de Romero, dénonçant une société de consommation et ses travers, et appelant à la révolte contre l’ordre bourgeois en pleine période de libération des mœurs. Le zombie apparaît alors dans les années 60 comme un symbole de soumission contre lequel il faut se dresser.
Le thème du zombie a été traité depuis, mais on peut peut-être voir une troisième époque apparaître avec le retour en force de ce mythe. Le zombie revient en effet à un moment où le monde connaît une lente période de transition et de remise en cause du modèle économique, social et politique et une mutation profonde de tous ordres.”

Nous aurions donc affaire à un “zombie nouveau”, cuvée 2000. Un zombie à l’image de notre société occidentale, marquée par la crise économique et sociale, mais aussi par la peur croissante de “l’ennemi de l’intérieur”. [note : la figure moderne du terroriste, “née dans les valeurs occidentales”, en est un bon exemple, largement couvert par les médias suite entre autre aux attentats de Londres ou à la fusillade de Fort Hood.].

Et Thomas Jamet de conclure en ces termes : “Laissons les zombies nous raconter l’histoire, comme la catharsis d’un monde qui ne tient toujours pas droit”…

Quelle est donc cette “histoire” que nous content les zombies post-modernes ? Land of the Dead [vidéo], dernier volet de la tétralogie zombologique du maître Romero, sera notre premier témoin. Dans Cadrage, le chercheur Max Rousseau se propose ainsi “de rendre compte de la critique radicale de l’espace urbain exposée” dans le film :

“Encerclée par des fleuves traversés de ponts-levis, par des murs d’enceinte et par des miradors, la ville de Romero évoque une forteresse. À l’intérieur de celle-ci coexistent deux mondes regroupés dans des univers parfaitement étanches : les riches, regroupés dans la tour, et les pauvres dans les rues qui entourent celle-ci. En plus du siège subi par les humains, il existe ainsi, en sus, un second état de siège dans Land of the Dead : celui des élites se coupant du reste de la ville.

L’imperméabilité entre ces deux mondes rappelle les écrits du sociologue américain Mike Davis [dans City of Quartz] sur ce qu’il nomme « la militarisation de la vie urbaine » : « nous vivons dans des “villes forteresses” polarisées à l’extrême, entre, d’un côté, les “cellules fortifiées” de la société d’abondance, et, de l’autre, les “espaces de la terreur” où la police mène une guerre contre des pauvres criminalisés. »”

En un mot :

Land of the Dead reflète parfaitement ces tendances actuelles à l’œuvre dans l’urbanisme américain [nord et sud] et, au-delà, occidental”.

L’auteur vise ici la croissance des “gated-communities”, espaces clos réservés aux plus fortunés (communément appelés “ghettos de riches”), avant de conclure ainsi :

“La plupart des phénomènes de séparatisme social travaillant actuellement des villes occidentales se vivant de plus en plus comme ‘assiégées de l’intérieur’ sont présents dans Land of the Dead.”

Le zombie des années 2000 symbolise le “lumpenprolétariat” urbain menaçant l’ordre bourgeois des centre-villes

Cette analyse permet de prendre la pleine mesure de cette “troisième époque” qu’évoque Thomas Jamet. Hier métaphore de la classe moyenne consumériste, le zombie des années 2000 symbolise le  “lumpenprolétariat” urbain menaçant l’ordre bourgeois des centre-villes. Un zombie dont l’errance n’est plus le fait d’une volonté consommatrice [réclamant sa dose de “braaaains”], mais bien de l’éviction des classes précaires vers les marges de la ville. Nos deux derniers témoins, qui s’éloignent volontairement des figures traditionnelles du zombie, attestent de cette vision moderne.

Premier exemple : en haillons, fouillant les poubelles, le mort-vivant joué par François Sagat dans L.A. Zombie de Bruce La Bruce représente clairement la figure du clochard californien. [note : il s’agit d’un film porno gay, mais le trailer reste totalement Safe For Work. Vous pouvez donc cliquer sans inquiétude !]

On traverse maintenant le continent pour atterrir sur la côte Est, à New York, avec ce superbe clip accompagnant le retour au micro du grand Gil Scott-Heron. Si l’on n’y retrouve pas de “zombie” à proprement parler, le maquillage des jeunes skateurs noirs évoque celui des rites vaudous (l’origine du mythe zombie) ; de même, l’apparence du clochard divaguant dans la seconde partie du film ne laisse pas de doutes sur l’interprétation. Le “zombie” sert là encore de métaphore au vagabond urbain, errant car chassé par les forces de l’ordre établi (renforcé par la présence de nombreux SDF au long du clip)

Comment expliquer l’émergence de cette figure nouvelle du zombie errant ? Rien d’étonnant, à bien y regarder : celle-ci apparaît en réaction de la gentrification des centres urbains occidentaux, qui s’est accélérée dans les années 1990-2000. Témoin visible de cette évolution : “la chasse aux pauvres” s’inscrit maintenant dans les formes mêmes de la ville, et notamment de son mobilier urbain (“barres ou piques métalliques, cactus… le mobilier urbain s’équipe de tout un arsenal d’options qui visent à chasser les SDF des trottoirs, porches et autres devantures”).

Cet “urbanisme” porte un nom, aussi opaque qu’insidieux : la “prévention situationnelle”, ou comment diminuer les violences urbaines en reconfigurant les formes et lieux de la ville dense. Florilège :

Ne plus construire de toits plats (pour éviter que des émeutiers y stockent des pierres), améliorer l’éclairage public, ne plus construire d’auvents (pour limiter les rassemblements) ou interdire les coursives (perçues comme propices aux trafics et qui compliquent la surveillance)…

Si cet urbanisme sécuritaire ne vise pas précisément les classes précaires (contrairement au mobilier “anti-stationnement”, plus explicite dans sa formulation), la logique reste la même : repousser certaines populations à l’écart des centres bourgeois. SDF, roms, racailles ou prostitué(e)s : ces catégories de population forment les nouveaux “zombies” de nos villes. [note : pas étonnant, dès lors, de voir qu’un rappeur se réapproprie [vidéo] la terminologie au nom de la “street”…].

Il est d’ailleurs intéressant de constater que ce type de mesures préventives “fabrique” au final de nouveaux zombies : en obligeant le “mouvement” de ces populations, l’urbanisme sécuritaire contribue à alimenter le flot des errants urbains qui viendront tôt ou tard assiéger les centres aseptisés… Ce n’est qu’une question de temps, si l’on continue dans cette voie. Bientôt sur vos écrans ?

Image CC Flickr aeviin

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  • Gaël le 24 janvier 2011 - 12:05 Signaler un abus - Permalink

    Juste deux choses, Land Of The Dead n’est pas le dernier film de Romero avec des zombies. Il a depuis réalisé Diary Of The Dead, où Romero laisse entendre que les véritables morts-vivants sont ceux qui ne peuvent pas s’empêcher de vivre un moment de leur vie sans le filmer. Percevoir un evenement réel a travers un cadre, un écran empêcherait de le considérer comme réel (septembre 2001, tous les concerts que l’on retrouve sur you tube). Empecherait donc de le vivre pleinement, l’ecran est une protection (les attentats du world trade center) mais aussi un rempart pour éprouver des émotions. Diary Of The Dead n’est pas le dernier film non plus de Romero avec des zombies. Il y a eu depuis Survival Of The Dead le dernier film de sa saga qui n’a pas trouvé les faveurs des écrans français et est dispo seulement en dvd. (moins politique que ses autres films, mais un tres beau film gothique sur l’heritage)
    Les zombies dans Land Of The Dead représentent également les sans papiers mexicains et en extrapolant les réfugiés du monde entier qui veulent se réfugier dans les pays riches. Certains plans du film rappellent des images vue dans des journaux télévisés ou des réfugiés africains tentaient d’escalader le mur qui sépare le Maroc de l’Espagne, c’est à dire de la forteresse europe. On voyait sur ces images des gens qui tentaient de survivre et qui se faisait flingué par les militaires espagnols.
    Interessant le zombie individualiste de Zack Snyder (d’ailleurs le film n’est pas trop mauvais, ce qu’il faut signaler Zack Snyder a depuis fait que des bouses…)

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  • Sébi le 24 janvier 2011 - 15:46 Signaler un abus - Permalink

    Attention, avant le “Dawn of the Dead” de Zack Snyder, Danny Boyle avait déjà fait courir les zombies dans “28 jours plus tard”.
    Oui je sais, les puristes me diront que dans “28 jours plus tard” ce ne sont pas tout à fait des zombies (puisque des infectés et non des morts-vivants), mais ça ne change pas grand-chose, ils se comportent de la même façon.
    Bref, c’est pas Snyder qui a eu l’idée.
    (en plus il me semble qu’il y avait déjà eu des zombies qui courent avant même le tout premier Romero)

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  • Edouard_M le 24 janvier 2011 - 16:32 Signaler un abus - Permalink

    Article intéressant, les commentaires de ce cher Gaël aussi. En revanche, si je puis me permettre, le zombie sprinter n’a pas été inventé par Snyder dans Dawn of the Dead (2004). On pouvait déjà en voir dans l’époustouflant 48 days later (2002) de Danny Boyle ;)

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  • Antoine T. le 24 janvier 2011 - 16:32 Signaler un abus - Permalink

    Un joli préambule à la réflexion, une piste importante manquante selon moi : l’aspect environnemental. On voit venir de plus en plus de scenarios dont l’histoire siège au sein d’un monde climatiquement boulversé. Le film de zombies, c’est l’homme contre l’homme, oui mais pas seulement. C’est aussi la nature qui regagne sa place au sein des film et l’homme qui retouve sa condition de lutte pour la survie quotidienne(cf I am legend, walking dead)..

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  • Edouard_M le 24 janvier 2011 - 16:35 Signaler un abus - Permalink

    Ah ben je n’avais pas vu que j’avais été devancé :)

    Et oui… ce ne sont pas exactement des zombies, mais soyons honnêtes, tout le monde les considère comme tels (propagation virale, comportement, etc.).

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  • NIAM le 27 janvier 2011 - 11:44 Signaler un abus - Permalink

    Les premiers zombies coureurs datent du film “L’avion de l’apocalypse” de 1980. D’ailleurs Boyle dans “28 Days later” ne comptait pas faire un film de zombies, mais un simple film avec un virus. Mais au final on se retrouve avec les mêmes thématiques que les films de “morts-vivants” à savoir humains VS humains, survie, contamination, etc.
    Pour faire plus simple, on parle dans ce cas “d’infectés” et on classe ça dans la grande famille des zombies (sauf pour quelques intégristes Romeriens).

    Par contre je n’adhère pas vraiment à l’analyse de cet article, j’ai un peu l’impression qu’on a pris un mot-concept très à la mode en ce moment et qu’on a essayé de lui faire dire un peu tout et n’importe quoi.
    J’ai d’ailleurs globalement du mal à voir de grande critiques sociales dans les films de zombies. On a fait dire beaucoup de choses aux films de Romero alors qu’au final ses critiques sont généralement soit involontaires (ou le reflet inconscient de l’air du temps), soit plates et naïves (notamment dans ses 3 derniers films).

    Après on peut y voir un peu ce qu’on veut…

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  • Herve C le 27 janvier 2011 - 14:17 Signaler un abus - Permalink

    Article intéressant mais il me semble que ce mythe du zombie a plus à voir avec le vampirisme qu’avec un rite vaudou …
    Et si Romero avait fait un film de Zombies parce qu’il n’avait pas pu faire un film de Vampires ?

    Il semble que les zombies actuels ont complètement modifiés les codes du zombie vaudou ou du mort vivant (qui existe dans toutes les civilisations). Après, que le zombie soit le symbole du pauvre ou plutôt de quelqu’un que l’on ne connait pas et dont on a peur, ça a toujours été le cas, non ?

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  • Philippe Gargov le 27 janvier 2011 - 14:58 Signaler un abus - Permalink

    Merci à tous pour vos commentaires éclairés. N’étant pas un grand zombologue (chacun ses tares !), je savais qu’il y aurait quelques approximations dans mes références… Merci donc pour les corrections !

    Deux réponses plus spécifiques :

    @Antoine T : cette question sera sûrement traitée dans un prochain épisode… On creuse l’idée !

    @Niam : vous le dites vous-mêmes : même si je fais dire aux films de Romero des choses qu’il n’a pas forcément voulu évoquer [mais dans le cas présent, il semble que si. Cf. ses interviews dans l'article de Cadrage qui m'a inspiré], il n’en reste pas moins que sa réflexion est, je cite, “le reflet inconscient de l’air du temps”.
    C’est justement la qualité des grands auteurs : réussir à capter, souvent inconsciemment, puis à retranscrire les grands enjeux de notre monde. C’est ensuite à nous, décortiqueurs, de traduire et replacer ces représentations dans le domaine du concret.

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  • NIAM le 27 janvier 2011 - 17:42 Signaler un abus - Permalink

    @Herve C : Et vous n’avez peut être pas tout à fait tord. Dans le livre “Zombies” de Julien Bétan et Raphael Colson, ils racontent la genèse du premier Romero. A la base il souhaitait adapter “I am a Legend” qui traite plutôt de vampires mais un imprévu l’a conduit à s’orienter vers les zombies.

    Par contre les zombies n’ont rien à voir avec la mythologie des vampires. Le vampire est souvent une créature solitaire, douée de talents extraordinaires (métamorphose, immortalité, etc) et portant avec elle tout une thématique romantique. Ils sont conscients de leur état et représente généralement une société parallèle.

    Le zombie ou plutôt les zombies, sont au contraire souvent anonymes et présentés en masse. Bien qu’humains, ils sont déshumanisés, sans émotions, sans conscience ou libre arbitre. Qu’ils soient contrôlés par un sorcier (pour coller aux origines vaudou) ou réduits à des instincts primitifs (décès ou virus), leurs seul dessein est généralement la destruction.

    Après on peut mixer les genres dans tous les sens avec des zombies qui conservent une part de conscience, mais je trouve qu’on perd en force.

    C’est aussi pour ça que j’ai du mal à voir dans la mythologie zombie une notion de “classe”. Le zombie est justement un évènement absolu touchant tout le monde et mettant à bas la civilisation. C’est le bouton reset de notre société.

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  • Julia le 16 février 2011 - 9:54 Signaler un abus - Permalink

    Pour la petite précision: le mot “zombie” n’est jamais prononcé dans Night of the Living Dead (le terme décrivant les créatures étant “goules”). Dans la saga romerienne, “zombie” apparaît pour la première fois dix ans plus tard dans Dawn of the Dead (1978). Ce mot est prononcé par le personnage de Peter, qui évoque son grand-père, ancien prêtre vaudou. Mais les recensions de NOTLD commencent à utiliser le terme “zombie” bien avant DOTD (p.ex. Kinematograph Weekly, un magazine britannique qui s’est éteint en 1971, l’utilise déjà en 1969).

    Toodeloo.

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  • microtokyo le 17 août 2011 - 22:31 Signaler un abus - Permalink

    quand cet article est paru, ce fut un grand plaisir de lire l’analyse qui y est faite du zombisme contemporain et les commentaires apportés. En le relisant quelques mois après, le plaisir est… toujours le même !

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