Le féminisme n’est pas un « isme » comme les autres

Le 17 février 2011

Le féminisme comme mot fourre-tout a perdu de sa splendeur, il suffit parfois de déconstruire le sens commun, les préjugés, pour remettre les choses à leur place. Non, la féministe n'est pas nécessairement frustrée et poilue.

Féminisme (nom, m.) : ensemble d’idées politiques, philosophiques et sociales cherchant à promouvoir les droits des femmes et leurs intérêts dans la société civile. C’est une idée que j’ai tendance à considérer dans la continuité de ma conception de la personne. Féminisme, je le justifie depuis toujours par le besoin de rétablir un équilibre volé injustement. Féminisme : une évidence parce que nous sommes tous nés « libres et égaux en droits », après tout. Une évidence, oui, mais pas tant que ça.

“Vous les femmes” …

Le premier reproche que l’on me fait quand je m’annonce féministe porte souvent sur le terme : le féminisme serait-il un nouveau machisme renversé ? Pour cela, argument très raisonnable, répondre sur le terrain de l’histoire : le féminisme n’est pas un « isme » comme les autres. Et puis si seulement le mot dérange, « soyons universalistes » (de toute façon le féminisme différentialiste a eu son temps, à présent révolu). Mais ce reproche est souvent émis par des personnes qui ont déjà réfléchi à l’égalité des sexes, pour qui c’est une évidence, une nécessité. Ce que j’entends derrière « universaliste » plutôt que « féministe » c’est la volonté de ne pas s’inscrire dans une démarche militante, mais davantage individuelle, un effet boule de neige.

Ce reproche, je l’admets tant qu’il ne cherche pas à parasiter le débat : tant qu’il ne focalise pas les idées féministes sur le terme qui les définit. Beaucoup de femmes ne s’affirment pas féministes, et parfois s’éloignent de cette appellation, mais inscrivent leur parcours dans une démarche que l’on pourrait qualifier de féministe (mais on ne le fera pas parce que chacun a le droit de choisir comment se définir).

L’autre critique assez répandue, notamment en France, s’appuie davantage sur le fond : les féministes ne seraient-elles pas des hystériques poilues et frustrées, probablement lesbiennes tant qu’on y est (considérant ainsi que l’on choisit sa sexualité) ? Là, peut-être touche-t-on le cœur du problème : qu’est-ce que le féminisme soulève pour valoir tant de reproches ? Ou plutôt : pourquoi veut-on cantonner les femmes à une place particulière ? Et si on déconstruisait méthodiquement les reproches faits (et entendus maintes fois) ?

Féministe: hystérique, poilu(e), frustré(e) et femme

La féministe est hystérique : on doit à Freud l’amalgame femme = hystérique, mais, aujourd’hui, dans les définitions médicales du terme (il s’agit bien d’une maladie), on ne trouve pas de référence précise au genre lié à cette maladie. Et puis l’argument est de toute façon vicié : pour tout profane, chaque militant est « hystérique » — surtout quand c’est une femme.

La féministe est poilue : à ça j’aimerais répondre « Et alors ? N’est-on pas libre de ses choix en matière d’épilation ? », mais je crains de passer pour une hystérique. Pourtant, l’épilation comme diktat est légion surtout en France : l’observation empirique permet de déterminer que n’être pas lisse dans les douches des piscines municipales n’est pas une tare à l’étranger. Par ailleurs, que signifie l’épilation ? Pourquoi la femme se devrait-elle d’être imberbe : pour l’homme ? pour la société ? La question de l’épilation divise beaucoup les femmes, on s’aime la peau douce. On nous a appris à nous aimer la peau douce. L’épilation est sans doute le symbole de la domination masculine le mieux intériorisé par les femmes. Sous-tendue par le « poilu », la question du laisser-aller des féministes : comme si une femme en jupe et en talons ne pouvait avoir des revendications égalitaires. Ou comme si un garçon manqué (écoutons les mots, ils parlent tout seuls) était automatiquement féministe. Syllogisme qui tombe dès qu’on l’établit.

La féministe est frustrée : « Elle est mal baisée » est sans doute mon expression préférée de la langue française. Un homme frustré doit « se vider », une femme frustrée doit « être baisée » : la passivité de la phrase est éloquente. Cela signifierait qu’une femme heureuse et comblée sexuellement ne pourrait avoir des idées féministes (ou des idées tout court… ?). L’homme, via son phallus, permet donc de canaliser la femme hystérique (qui s’est donc épilée pour l’occasion, si elle est délicate). Charmante conclusion. Je ne sais même pas s’il faut prendre de l’énergie pour la contredire…

La féministe est lesbienne : forcément. Frustrée de ne pas trouver d’homme parce qu’elle est négligée, la féministe doit se rabattre sur ses semblables pour trouver le bonheur. Sauf que le prémisse est déjà faux : la sexualité n’est pas choisie par l’individu, l’orientation sexuelle n’est pas un choix, plutôt une question d’ordre biologique. Par conséquent, non, toute féministe n’est pas lesbienne (et quand bien même : l’orientation sexuelle n’est pas un défaut ou quelque chose à poser comme reproche, quelle que soit la situation).

« La » féministe : certains n’envisagent pas qu’un homme puisse être féministe. J’en ai croisé lors de manifestations pro-choix, et pas qu’un. Et ils n’avaient pas le visage allongé de ces hommes qui attendent à la sortie d’un magasin que leur compagne en finisse enfin. Pour continuer dans le cliché, ils n’étaient pas tous homosexuels. Des hommes, sexuellement normés, prennent donc part au combat féministe. En effet, une féministe ne cherche pas à castrer les hommes, au contraire.

Pour finir, le reproche que je chéris sur le féminisme est celui porté par des femmes qui, bien qu’indépendantes après des études et un accomplissement professionnel certain, refusent de faire une croix sur la galanterie. Ainsi donc, il faudrait continuer à être fragiles face à ces messieurs qui sont heureusement là pour nous pousser portes et chaises. Il est également bienheureux que les hommes aient un travail, cela permet d’être invitées au restaurant. Sur ce point, il semble qu’il pourrait s’agir de choix personnels plus que de militantisme. Pourtant, je ne vois pas comment faire avancer la cause quand on se décrédibilise en se révoltant parce qu’un homme ne s’est même pas levé pour nous céder sa place dans le bus. Il y a là une incohérence nuisible.

Et encore, je n’évoque pas l’idée reçue que « chez nous, c’est gagné, plus besoin de parler de féminisme, c’est dépassé ». J’aimerais bien en passer par les chiffres des violences conjugales, affligeants, ou bien par les différences de salaire, incroyables, ou encore par les publicités éminemment sexistes (femme à la cuisine, homme dans la voiture), pitoyables. Mais je pense surtout qu’aujourd’hui, avec toutes les informations disponibles que l’on a, si on refuse d’accepter que les femmes sont discriminées, c’est que les œillères sont trop enfoncées. Le féminisme touche à quelque chose de trop intime, de trop profondément ancré dans nos sociétés pour être discuté en toute objectivité. Certains refusent simplement d’accepter qu’il y a quelque chose à voir. Comme quand on croise un sans abri : on détourne le regard, c’est tellement plus simple.

Billet publié initialement sur Regardailleurs sous le titre Une certaine idée du féminisme

Illustrations Flickr CC Yann Caradec, Le Monolecte et AudreyAK

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  • Johann le 17 février 2011 - 10:36 Signaler un abus - Permalink

    Ca fait plaisir d'enfin lire quelqu'un qui est d'accord avec moi sur le sujet de la galanterie. J'ai déjà eu beaucoup de discussion avec des femmes sur ce sujet, et, en général, elles ne sont pas d'accord avec moi. Elles voient ça comme un avantage et comme une marque de reconnaissance ou de respect là où il y a infantilisation et condescendance (souvent inconsciente). Je n'ai jamais supporté la galanterie et c'est un cours de sociologie qui m'a apporté une sorte de révélation, m'éclairant sur les raisons profondes de mon dégout pour cette pratique.
    Pour le reste je confirme, il existe bien des hommes féministes..

    PS : si l'auteur de cet article est intéressé, j'avais rédigé un texte d'une page sur le sujet de la galanterie.

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  • CBerthelemy le 17 février 2011 - 14:46 Signaler un abus - Permalink

    Merci Johann d'apporter votre vision des choses, nous transmettrons à l'auteure (à moins qu'elle ne vienne vous répondre ici aussi…)

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  • StepheLakh le 17 février 2011 - 17:30 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,

    Oui ça m'intéresserait beaucoup cet article sur la galanterie… Et merci beaucoup de ce que vous dites, je trouve ça très vrai : ce n'est pas une marque de respect mais une infantilisation. Je me demande s'il n'y a pas aussi une question de génération qui joue…

    Votre article est en ligne ou bien à transmettre par mail ?

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  • Johann le 17 février 2011 - 18:25 Signaler un abus - Permalink

    Je ne suis pas sûr que ça soit une question de génération, enfin tout dépend ce que vous entendez par là.
    Mon texte n'est pas en ligne mais je peux vous le transmettre par mail. Je ne sais pas si vous avez accès à mon adresse.

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  • CBerthelemy le 17 février 2011 - 21:46 Signaler un abus - Permalink

    Stéphanie n'a pas votre adresse, je lui transmets.

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  • Nanarf1 le 20 février 2011 - 16:44 Signaler un abus - Permalink

    A propos d'épilation avez vous remarqué que les hommes s'y mettent, plus de poils sur la poitrine ni sur les abdos, un bel exemple la photo de l'ambassadeur de France en Tunisie http://www.lepost.fr/article/2..., à quand un front de libération de l'homme ?

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  • Gwendal Bars le 21 février 2011 - 22:38 Signaler un abus - Permalink

    Question bien plus pertinente qu'elle peut en avoir l'air. A mon avis, un des gros obstacles au féminisme, c'est qu'il n'y a pas de mouvement “hommiste” (oui, barbarisme quand tu nous tiens) progressiste qui pourrait le rejoindre dans un vrai combat humaniste et émancipateur.

    Les femmes se libèrent progressivement depuis un certain nombre d'années, mais les hommes restent globalement figés dans les stéréotypes de genre qui leur ont toujours été imposés. Et c'est précisément pour cela que tant de mecs sont farouchement antiféministes.

    Pour libérer les femmes, libérons les hommes, et on pourra libérer l'humain, au final.

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  • kurozato le 27 février 2011 - 16:29 Signaler un abus - Permalink

    On ne choisit pas ses orientations sexuelles, peut-être, mais on ne choisit pas nécessairement ses positions militantes. On peut penser que pour certaines femmes l'homosexualité et un militantisme féministe se sont “développés” ensemble, ce qui fait qu'il y a certainement eu des exemples de lesbiennes féministes qui ont frappé les esprits et servi d'épouvantail.

    Il me semble que si la galanterie n'est pas très compatible avec une égalité réelle des sexes, il faut aussi s'attaquer aux mythes et à la scénographie des rapports amoureux. Et là, bon courage.

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  • kurozato le 28 février 2011 - 1:34 Signaler un abus - Permalink

    Ca existe un peu: http://fr.wikipedia.org/wiki/M... .

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  • kurozato le 28 février 2011 - 1:37 Signaler un abus - Permalink
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  • Thor333 le 1 mars 2011 - 10:44 Signaler un abus - Permalink

    Tant que les femmes se laisseront séduire, tant qu'elles n'iront pas chercher les hommes, comment aurons nous l'égalité?
    Les hommes choisissent les filles qui leur plaisent (donc celles qui correspondent aux standards), et continuent la propagation des stéréotypes des deux cotés…

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  • Lady Lydia le 9 mars 2011 - 16:31 Signaler un abus - Permalink

    Qu'entends-tu par “mythes et scénographie des rapports amoureux”?

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  • Lady Lydia le 9 mars 2011 - 16:32 Signaler un abus - Permalink

    Il faut bien leur vendre à eux aussi des crèmes dépilatoires et autres rasoirs jetables…

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  • kurozato le 10 mars 2011 - 14:30 Signaler un abus - Permalink

    L'expression est plus ronflante que ce que je peux en dire. C'est peut-être plus vrai de la séduction que des rapports amoureux établis. Le mythe vivace du prince charmant, l'homme séducteur-chasseur, la fille attendant passivement qu'on lui fasse la cour sont des exemples d'images ou de mythes qui sont relativement vivaces dans les esprits (je ne dis pas qu'ils sont littéralement suivis par toutes et tous).
    On tend à oublier que les mauvais aspects d'une culture d'inégalité entre hommes et femmes n'ont pas que des aspects rejetés mais aussi des aspects auxquels on tient plus ou moins consciemment. Or ces aspects forment plus ou moins un tout : il n'est pas évident d'en éliminer que les mauvais aspects.

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  • Pub Liste le 24 mars 2011 - 20:32 Signaler un abus - Permalink

    Je suis bien content de voir qu'il faut casser toute les vieilles valeurs et détruire les anciens stéréotypes mais je serai curieux de savoir ce que l'on peut dire a un petit garçon quand il demande “c'est quoi être un garçon ? “. Qu'est ce qui définit exactement le fait d'être un homme ? C'est quoi son rôle, qu'est qu'on attend de lui et comment il s'identifie.
    De plus la personne qui écrit ce texte met bien en opposition les hommes et les femmes, mais se prétend universaliste : amusant.

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  • Hermil LeBel le 26 avril 2011 - 12:25 Signaler un abus - Permalink

    Le féminisme est une option idéologique déviante qui carbure au mensonge
    http://bisbille101.blogspot.co...

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  • grosse vache le 16 mai 2011 - 11:30 Signaler un abus - Permalink

    Les femmes ne sont pas plus discriminées que les hommes entre eux !

    Mes œillères vont bien, merci !

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  • Bisbille 101 le 15 juin 2011 - 21:33 Signaler un abus - Permalink

    Le droit féministe

    Lorsque les pères de famille réunis sous la bannière de
    Fathers-4-Justice ont organisé l'opération de sensibilisation publique au sujet
    de la corruption judiciaire en 2005 par le biais de deux spectaculaires
    ascensions sur la structure du pont Jacques-Cartier reliant Montréal à
    Longueuil, le mot corruption ne faisait pas encore partie du vocabulaire en
    vogue dans la sphère médiatique. Aujourd'hui, ce mot est omniprésent et nous
    est servi inlassablement à tous les jours à travers les mass média. La
    corruption au sein de la société en général n'est possible qu'en raison de la
    complaisance du système judiciaire qui entretient une relation incestueuse avec
    la politique.

     

    Sans un système de justice indépendant, nous sommes devant
    un régime tyrannique, à l’opposé d’un régime démocratique. Curieusement, la
    plupart des gens sont sceptiques lorsqu'il est question de corruption
    judiciaire. Comment une telle chose pourrait-elle possible au Canada, le « pluss
    meilleur pays au monde »?

    Pour les sceptiques, en voici donc un exemple probant qu'un
    enfant de 10 ans serait en mesure de comprendre. En hyperlien dans le texte,
    copie des originaux produits par la cour qui documentent hors de tout doute
    raisonnable l’infraction de nombreux articles du code criminel par une fonctionnaire,
    généreusement rémunéré par le trésor public pour servir avec honneur et
    intégrité à titre de juge à la cour dite supérieure de la Province de Québec.   

     

    http://bit.ly/evX2IN

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  • Bisbille 101 le 15 juin 2011 - 21:35 Signaler un abus - Permalink

    Le droit féministe

    En 2005, lorsque les pères de famille, réunis sous la bannière de
    Fathers-4-Justice, ont organisé l'opération de sensibilisation publique au sujet
    de la corruption judiciaire par le biais de deux spectaculaires
    ascensions sur la structure du pont Jacques-Cartier reliant Montréal à
    Longueuil, le mot corruption ne faisait pas encore partie du vocabulaire en
    vogue dans la sphère médiatique. Aujourd'hui, ce mot est omniprésent et nous
    est servi inlassablement à tous les jours à travers les mass média. La
    corruption au sein de la société en général n'est possible qu'en raison de la
    complaisance du système judiciaire qui entretient une relation incestueuse avec
    la politique.

     

    Sans un système de justice indépendant, nous sommes devant
    un régime tyrannique, à l’opposé d’un régime démocratique. Curieusement, la
    plupart des gens sont sceptiques lorsqu'il est question de corruption
    judiciaire. Comment une telle chose pourrait-elle possible au Canada, le « pluss
    meilleur pays au monde »?

    Pour les sceptiques, en voici donc un exemple probant, qu'un
    enfant de 10 ans serait en mesure de comprendre. En hyperlien dans le texte,
    copie des originaux produits par la cour qui documentent hors de tout doute
    raisonnable l’infraction de nombreux articles du code criminel par une fonctionnaire,
    généreusement rémunéré par le trésor public pour servir avec honneur et
    intégrité à titre de juge à la cour dite supérieure de la Province de Québec.   

     

    http://bit.ly/evX2IN

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  • raefeafe le 25 octobre 2011 - 22:02 Signaler un abus - Permalink

    Toutes les féministes sont des pimbèches virilisées. Vos chiffres sur les femmes battues et autres conneries sont pas crédibles.
    Le féminisme doit disparaître et laisser les gens vivre comme ils veullent bordel ! c’est dans l’esprit démocratique.
    JE VOMIS LES AYATOLLAHs DANS VOTRE GENRE saleté de féministes pourris. Votre cause je me torche avec tous les moments où je vais chier.

    Gueunons mal baisées, écervelées … Plus bornées que les féministes y a pas

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  • mikey le 6 décembre 2011 - 11:58 Signaler un abus - Permalink

    Les hommes sont innocents. C’est Eve qui a croqué la pomme.

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