VENDREDI C’EST GRAPHISM S02E29!

Le 12 août 2011

De l'entrée au dessert, Vendredi c'est Graphism' cette semaine c'est un repas complet qui titille les papilles. Au hasard, graffitis au marteau-piqueur, affiches caricaturant le cinéma hollywoodien et un WTF de chat.

Salut les ptits loups ! :-)

Comme vous le voyez, je suis revenu de vacances et “Vendredi c’est Graphism” reprend donc le cours de ses activités graphiques et visuelles avec un programme assez chargé cette semaine. Il va vous falloir être attentif ;-) En entrée, je vous propose donc du graffiti à la sauce marteau-piqueur, suivi d’une série d’amuse-bouches sous forme d’affiches caricaturant le cinéma hollywoodien. En plat principal vous pourrez découvrir une superbe vidéo sur les stocks de poissons accompagnée de ses petites personnes dans ses petites boîtes. L’accompagnement sera simple et léger grâce au dessin de John Perry. Et en dessert, un WTF à base de chats !

Bon appétit, bon vendredi et bon graphism !

Geoffrey

Hop hop hop, on commence la semaine avec un homme que rien n’arrête… il s’agit du cinéaste Carlos Gonzalez qui a suivi l’artiste portugais Vhils en train d’achever son dernier ouvrage créatif dans les rues de Venice, en Californie. Cette oeuvre a de particulier qu’elle est réalisée sur un mur de briques à l’aide de perçeuses, petits marteaux-piqueurs, etc. Le tout pour faire un portrait vraiment grand et comment dire… impossible à effacer ? ;-)

Cette semaine a été également l’occasion de découvrir cette excellente série d’affiches pour le Festival International de New-York du Film Latino. L’idée ? Faire passer le message que les films latinos sont radicalement différents… Ils jouent donc sur tous les clichés du cinéma hollywoodien et, grâce à ça, le rendu est vraiment drôle puisqu’il vise justement les clichés du cinéma !

Voici un fabuleux projet réalisé par Uli Henrik Streckenbach lors de son diplôme de fin d’année à l’académie de Giebichenstein. La vidéo présente l’état menaçant de nos océans. En effet, les stocks de poissons ont été réduits de 90% depuis le début de la pêche industrielle. Les scientifiques nous avertissent depuis longtemps de l’extinction totale de toutes les espèces capturées dans moins de 50 ans… Voilà donc la vidéo qui illustre tout ceci avec un style graphique vraiment agréable et travaillé.

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Votre maman vous l’a sûrement déjà dit, il ne faut pas montrer du doigts les petites personnes… mais ces gens miniatures que je vous présente cette semaine sont non seulement incroyablement touchants mais possèdent également leur propre monde, leurs propres souvenirs, leur propre histoire, c’est donc un plaisir de les observer en détail… L’artiste Lisa Swerling nous présente cette série de “boîtes” qui contiennent des mondes minuscules. Chacune de ces boîtes fait l’objet d’une observation particulière sur notre monde et sa complexité. Elle puise apparemment son inspiration dans son quotidien et dans ses rêves.

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On enchaîne notre revue de la semaine avec John Perry, un homme qui croque les gens du métro depuis déjà quelques temps. John Perry est un artiste né à Brooklyn en 1965 et qui habite aujourd’hui à New York. Né de la mixité d’une mère coréenne et d’un père américain, il s’intéresse principalement à ce qu’il voit, délaissant la technique et préférant la relation humaine créée par le dessin. On peut donc le croiser, parfois, dans le métro de New-York et se faire croquer pendant quelques instant sur un bout de carnet… Je vous laisse regarder ce qu’il raconte, ce qu’il crée.

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Je vous présente ma petite découverte WTF de la nuit dernière… Il s’agit du site internet « Cat Scan » ou un … “passionné” des dessous de chat fait appel aux autres passionnés pour partager ce site fabuleux remplis de coussinets en 4800ppp, de poils ultra-définis et de roubibis de chats… un passionné je vous dis !

> le site

cats Cat Scan, le site qui scanne votre chat.

source

En petit mot de la fin, j’aurais aimé attirer votre attention sur cet article sur le neo-design orienté hacking, sur cet article sur le design libre et aussi sur le nouveau design de css-tricks ! Et vous, cette semaine, quelles ont été vos news graphiques ? :-)

À vendredi prochain !

Geoffrey

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  • Inspecteur Musa le 12 août 2011 - 10:45 Signaler un abus - Permalink

    “à l’aide de perçeuses, petits marteaux-piqueurs”
    Juste pour être un peut plus précis (des vocations sont peut être en train de naître …) il n’y a pas de perceuse dans la vidéos et les “petits marteaux-piqueurs” s’appellent “marteau burineur”. La version manuelle, s’appelle un burin et sert au travail de la pierre, mais je crois qu’il détourne un ciseau à bois, plus précis, surtout pour tailler dans le crépis.

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  • Geoffrey Dorne le 12 août 2011 - 10:49 Signaler un abus - Permalink

    Inspecteur Musa : voilà pourquoi j’aime les commentaires sous les articles ! Mille merci pour ta correction et ta vision précise de la technique, peut-être que tu soulèveras de nouvelles vocations de graffeurs au marteau burineur :-D

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  • an391 le 12 août 2011 - 11:49 Signaler un abus - Permalink

    J’aime bien celle sur films et movies, et à ce sujet quand j’entends Almodovar par exemple parler de “una pellicula”, je trouve cela encore mieux !

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  • Hervé BERNARD le 14 août 2011 - 16:55 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,

    Si quelqu’un pouvait traduire en anglais ou en français le commentaire de la vidéo sur la pêche, cela serait bien.
    Merci malgré tout pour cette découverte.
    Cordialement

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  • Germanophone le 15 août 2011 - 20:46 Signaler un abus - Permalink

    Traduction de la vidéo de Uli Henrik Streckenbach :
    Notre Terre.
    Actuellement, 6 milliards d’humains vivent sur 30% de sa surface. Et tous dépendent des 70% restants, les océans.
    Les océans sont la plus grande source de nourriture de la planète. Le poisson est l’essentiel de leur nourriture pour 1,2 milliards d’humains.
    Mais de plus en plus souvent, les pêcheurs rentrent avec des filets vides.
    Revenons en arrière. Les stocks de poisson ont reculé de 90% ces 60 dernières années. Les scientifiques prédisent la disparition de toutes les espèces pêchées d’ici 50 ans à cause de la pêche industrielle.
    La pêche à la palangre met 1,4 milliards d’hameçons à la mer chaque année. 1,4 milliards d’hameçons avec chacun un morceau de poisson comme appât.
    Pour la plus répandue pêche au chalut, on utilise des filets avec une ouverture atteignant jusqu’à 23 000 mètres carrés. C’est la surface de 4 terrains de football, et il y aurait de la place pour 13 jumbo-jets dans ces filets ou alors pour 500 tonnes de poisson.
    Parmi ces 500 tonnes de poisson, il y a beaucoup de captures non désirées. Un chalutier moyen rejette par dessus bord de 80 à 90% de ses captures, mortes ou mourantes.
    Pour pêcher 1 kg de crevettes, on tue et rejette à la mer jusqu’à 9 kg d’autres espèces marines.
    Pour faire baisser la pression sur les poissons sauvages, 47% des besoins en poisson des humains sont issus de l’aquaculture. Mais celle-ci représente plus les clous du cercueil qu’une bouée de sauvetage.
    Beaucoup de ces poissons d’élevage sont des carnassiers, et à leur menu, il y a du poisson. Pour obtenir 1 kg de saumon d’élevage, il faut 5 kg de poissons sauvages.
    L’aquaculture transforme donc une espèce de poisson en une autre, mais on ne produit pas plus de poisson.
    Il faut d’autres mesures pour assurer l’avenir de nos océans.
    En 2008, l’Europe a établi des quotas de pêche pour le thon rouge. Les scientifiques ont recommandé une limite de 10 000 tonnes pour permettre la reconstitution des stocks de la population de thons surexploitée. L’ UE a défini un quota de 29 500 tonnes, 3 fois plus que recommandé. Malgré cette disposition, l’industrie de la pêche a prélevé 61 000 tonnes de thons, c’est 6 fois plus que ce qui serait raisonnable.
    Déraisonnable est aussi la consommation annuelle mondiale de poisson de 110 millions de tonne. A ce rythme, il n’y aura bientôt plus de poissons.
    Que pouvons nous contre la surpêche ? La pêche est un commerce. Plus il y a de demande, plus il y a d’offre. Nos choix au supermarché ou au restaurant ont un impact direct sur la biodiversité. Nous pouvons soutenir la pêche durable en nous informant pour savoir quelle espèce de poisson n’est pas menacé de disparition dans telle ou telle zone de pêche.
    Le point positif : une solution est possible. Par tes choix, tu peux contribuer à la réduction de la surpêche.

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