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		<title>Le streaming pour moderniser les bibliothèques ?</title>
		<link>http://owni.fr/2011/03/17/le-streaming-pour-moderniser-les-bibliotheques/</link>
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		<pubDate>Thu, 17 Mar 2011 16:21:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Silvae</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<description><![CDATA[Les bibliothèques, vestiges à la marge de la modernité dans la dynamisation des contenus ? Pas si sûr si l'on en croit l'initiative alsacienne qui propose aux usagers de streamer un large catalogue musical. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #888888;">[Ce billet fait partie d'une série sur  le livre numérique et les bibliothèques, retrouvez les épisodes  précédents dans l'ordre sur le blog <a href="http://www.bibliobsession.net" target="_blank">Bibliobsession</a> sous le tag : <a href="http://www.bibliobsession.net/tag/livre-numerique-et-bibliotheques/">Livre numérique et bibliothèques</a>]. Il a été repéré par <a href="http://owni.fr/2011/03/13/bibliotheques-streaming-et-services-en-ligne-pour-se-renouveler/" target="_blank">OWNI.fr</a>.</span></p>
<p>J’avais émis il y a quelques jours le constat suivant : Les  bibliothèques ne seront perçues comme des intermédiaires utiles que si  elles combinent une valeur ajoutée en terme de médiation, de services,  voire de contenus exclusifs par rapport à une offre commerciale grand  public. Comment cela peut-il se traduire dans un modèle d’affaire ?</p>
<p>C’est le pari <a href="http://www.xaviergalaup.fr/blog/2010/11/12/premier-bilan-du-streaming-musical-en-bibliotheques-publiques/">tenté par les médiathèques Alsaciennes</a>. Voici la présentation du projet qui a bénéficié du soutien du <a href="http://www.culture.gouv.fr/">Ministère de la Culture</a> dans le cadre de son appel à projet culturel numérique innovant.</p>
<blockquote><p>La  dématérialisation progressive de la musique amène les bibliothèques de  lecture publique à revoir leur manière d’assurer leur rôle de diffusion  et de pédagogie autour de la musique. Plutôt que le téléchargement qui  impose de nombreuses contraintes à l’usager, les bibliothèques  alsaciennes souhaitent mettre en œuvre une offre légale d’écoute en  ligne (streaming) afin d’offrir un accès facile et rapide à une offre  musicale dématérialisée via un simple navigateur. Ainsi les adhérents  des bibliothèques alsaciennes participant à UMMA bénéficient d’un accès  privilégié à une version dédiée de musicMe dont les pages et les  services sont entièrement réservés à UMMA.</p>
<p>Cette  version spécifique de musicMe donne accès à l’écoute en streaming d’un  catalogue de 6 millions de titres (4 majors et 780 labels), des  discographies complètes, des photos et vidéos d’artistes ainsi que des  radios thématiques et des radios intelligentes (musicMix).</p>
<p>Une  plateforme de découverte musicale entièrement gérée par les  bibliothécaires musicaux. Par ailleurs, les fonctionnalités de radios  permettent aux bibliothèques de construire des parcours de découvertes  musicales en lien avec leurs missions pédagogiques. Courant  juin 2010, les bibliothécaires musicaux pourront en outre modifier toute  la partie éditoriale du site : gestion des albums en page d’accueil,  gestion des rubriques « nouveaux talents » et « albums à découvrir »,  programmation de vos canaux radios, intervention dans les rubriques de  recommandations d’artistes similaires, dans la gestion des genres  musicaux et modification dans les biographies d’artistes. Une API permet  aussi de proposer, quand c’est possible, l’écoute d’un extrait lors de  la visualisation d”une notice sur le catalogue en ligne de la  bibliothèque.</p></blockquote>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-51067" title="Capture-1" src="http://owni.fr/files/2011/03/Capture-1.png" alt="" width="640" /></p>
<p>Quels résultats pour cette expérimentation ? Selon <a href="http://www.xaviergalaup.fr/blog/2010/11/12/premier-bilan-du-streaming-musical-en-bibliotheques-publiques/">Xavier Galaup</a>, son initiateur :</p>
<blockquote><p>“Avec  presque 300 inscrits sur les deux sites, 36 radios créées et 1500 Euros  de coût lié à la consommation, je peux déjà dire que l’expérience est  réussie au-delà des objectifs fixés au départ à savoir réussir à attirer  un public significatif, maîtriser les budgets et s’approprier la  plate-forme pour la médiation numérique. La collaboration avec <a href="http://www.musicme.com/">musicMe</a> est très bonne même si en utilisateur exigeant nous aurions aimés  quelques évolutions plus rapidement. D’un autre coté, musicMe a  développé la possibilité de personnaliser les albums à la Une et dans  tous les genres musicaux ainsi que de modifier le contenu de certaines  parties du site. Ce qui n’était pas prévu dans le cahier des charges  initial… Rappelons que nous avons à faire à une petite entreprise d’une  douzaine de personnes gérant plusieurs marchés en même temps…</p>
<p>J’attends  maintenant avec impatience l’ouverture des deux autres sites pour voir  l’écho auprès du public et les réflexions apportées par d’autres  expérimentateurs. Fort de ces premiers mois, musicMe prépare et ajuste pour 2011 son offre aux bibliothèques. Nous vous tiendrons au courant.”</p></blockquote>
<p>L’exemple  illustre que la médiation numérique peut en soi-même constituer une  valeur ajoutée monétisable auprès d’un fournisseur de contenus. Plutôt  que de vendre des contenus à l’acte, on propose aux usagers un accès  illimité et on vend aux bibliothèques des services leur permettant de  mettre en œuvre une médiation numérique efficace.</p>
<p>Même si ici  le modèle est hybride puisque le fournisseur tarifie l’accès aux  contenus et la consommation à l’acte en amont de l’écoute par  l’utilisateur, on peut tout à fait imaginer creuser ce modèle vers la  fourniture de services permettant une médiation efficace, de nature à  conserver l’attractivité du modèle et la soutenabilité de l’offre pour  les budgets des bibliothèques. Le modèle montre en outre qu’il est tout à  fait possible de quantifier et de tarifer chaque écoute ou chaque accès  en streaming depuis une plateforme en maintenant une illusion  d’illimité pour l’usager sur le modèle du “buffet à volonté” où les  usagers s’auto-régulent.</p>
<h2>Ajouter du service autour de contenus libres</h2>
<p>Autre exemple, celui de Revues.org <a href="http://blog.homo-numericus.net/article10847.html">très bien expliqué par Pierre Mounier</a> :</p>
<blockquote><p>nous  avons élaboré un modèle économique et une proposition commerciale  permettant de soutenir la diffusion en libre accès sur le web des  résultats de la recherche en sciences humaines et sociales. Ce  modèle, baptisée OpenEdition Freemium, déconnecte l’accès à  l’information, qui reste libre, de la fourniture, payante cette fois,   de services supplémentaires. Conséquence  : les contenus (livres,  revues, carnets, programmes scientifiques) restent diffusés en libre  accès pour tous dans le format le plus universel et le plus accessible :  celui du web. Mais nous vendons des services supplémentaires qui  permettent par exemple de télécharger des fichiers pdf ou epub à partir  de ces contenus (pour les lire plus confortablement ou les enregistrer  plus facilement), d’accéder à des statistiques de consultation, de  bénéficier d’alertes personnalisées sur ces contenus, ou encore  d’ajouter facilement les titres au catalogue.</p>
<p>Qui sont les  destinataires de ces services payants ? Les bibliothèques bien sûr, en  priorité, qui retrouvent par ce moyen la possibilité d’acquérir (des  services) pour des contenus en libre accès et peuvent donc réintégrer le  circuit documentaire. Qui sont les bénéficiaires des revenus ainsi  obtenus ? Les producteurs de contenus en libre accès, les revues et leur  éditeur particulièrement, qui trouvent ainsi un soutien dont ils ont  très souvent besoin pour pérenniser et développer leur activité.<br />
Qu’essayons-nous de faire ? Nous tentons de reconstruire une alliance  stratégique entre éditeurs et bibliothèques pour soutenir la publication  en libre accès au coeur même du Web. Nous ne pensons pas du tout que  ces acteurs historiques de la communication scientifique et de la  diffusion des savoirs doivent être balayés par Google ou bien restés  cantonnés derrière les murailles stérilisantes des plateformes à accès  restreint. Nous voulons leur permettre au contraire d’être bien présents  et d’apporter toute leur compétence accumulée au coeur du nouvel  environnement qui se développe à grande vitesse.</p></blockquote>
<p>On le voit le modèle mise  sur l’idée que notre valeur ajoutée soit la diffusion et pas  l’exclusivité des contenus, mais celle des services. Voilà une piste  intéressante non ?</p>
<p>&#8211;</p>
<p>Article publié initialement sur <a href="http://www.bibliobsession.net/2011/03/04/contenus-numeriques-parier-sur-la-mediation-et-les-services/" target="_blank">Bibliobsession</a></p>
<p><a href="http://www.bibliobsession.net/2011/03/04/contenus-numeriques-parier-sur-la-mediation-et-les-services/" target="_blank"></a>Photo FlickR CC by-nd <a href="http://www.flickr.com/photos/the_pale_side_of_insomnia/3062749043/sizes/o/in/photostream/" target="_blank">the pale side of insomnia</a></p>
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