Le rock brillant de Lena Deluxe

Le 1 novembre 2010

Cette semaine nous vous proposons de plonger dans l'univers pop-rock de l'envoûtante Lena Deluxe. Avec le délicieux Love Is All Around, elle risque bien de faire carton plein chez nos lecteurs, pour notre plus grand plaisir.

Derrière le visage quasi-angélique de la blonde Lena Deluxe se cache une artiste accomplie à la sensibilité aisément palpable. Sensible certes, mais aussi volontiers plus incisive, Lena évolue entre pop éthérée, folk envoûtante et rock puissant, au gré d’une inspiration débordante.

Musicienne talentueuse, l’artiste s’avère également être aguerrie aux techniques du “Pay What You Want”. Lena a en effet l’habitude de vendre des EP de démos à la fin de ses concerts. Bonne idée semble-t-il, puisque les recettes de ces ventes se montent en moyenne à 8 à 10 € par disque.

Découvrez ci-dessous notre interview de Lena et surtout, délectez-vous de Love Is All Around, notre son de la semaine.

Peux-tu nous parler de ton parcours musical ?

J’ai débuté par une formation de piano classique vers l’âge de 7 ans puis quelques années plus tard, je me suis achetée une guitare électrique, et j’ai commencé à composer. J’ai beaucoup écouté de groupes psyché ou garage des 60’s, et je pense que ça m’a pas mal influencé. C’est de là que vient mon gout pour les choses répétitives et envoutantes.
Depuis 2005, j’ai fait pas mal de concerts en France et en Europe avec ce projet. J’ai sorti un premier EP en 2008 et je travaille actuellement sur mon premier album !
Parallèlement à çà, je suis derrière les claviers au sein de Roken is dodelijk et pour Brisa Roché.

Quelles sont tes ambitions ?

Je suis actuellement en train d’enregistrer mon premier album, j’espère trouver des partenaires pour le sortir en France et à l’etranger, je cherche un label et un tourneur qui puisse lui donner une belle et longue vie. J’adore le live, et pour cet album, je rêve d’une longue tournée!

Quelle est ta position vis à vis d’internet en tant qu’artiste ?

En tant qu’artiste, Internet est un outil incontournable pour développer un projet musical. Ça permet de toucher plus de gens, plus facilement et rapidement, et aussi d’avoir plus d’indépendance en tant qu’artiste. En effet, on peut se faire connaitre et faire découvrir nos morceaux sans pour autant avoir tout un réseau pro autour de nous (même si évidemment ça aide d’en avoir!). Avant, c’était plus compliqué de se faire entendre sans passer par les radios.

De quelle manière fais-tu participer tes fans à ton aventure ?

Je mets les actus, morceaux ou vidéo du projets sur Myspace, Facebook ou Twitter. Les gens peuvent suivre en direct l’évolution du projet, les nouveaux morceaux ou vidéos.Ils peuvent réagir dessus, et donner leur avis.

Depuis quand as-tu pris le parti d’utiliser les réseaux sociaux et de développer ta “présence en ligne” comme un élément de communication ?

Depuis que ces réseaux existent je pense. j’ai commencé mon projet à peu près au moment où Myspace est devenu populaire en France. A la base, j’ai fait un Myspace car je n’avais pas les compétences pour faire un site internet moi-même. C’est d’ailleurs l’une des grandes qualités de ces réseaux, la facilité d’utilisation. Même les grand-mères savent faire un profil Facebook maintenant !

Fais-tu un usage différencié de ces différentes plateformes et considères-tu que cela fait partie de ton travail en tant qu’artiste ?

J’aimerais pouvoir me concentrer uniquement sur la musique, mais évidemment il est aujourd’hui nécessaire d’être présent sur ces plates formes si on veut continuer à jouer et se faire connaitre.
Le problème c’est qu’à force d’être obligée de s’imposer sur ces réseaux pour subsister, il y a trop d’infos de la part de tout le monde. Les plates formes comme Myspace sont polluées par le spam et la pub et du coup les gens finissent par les déserter.

Que penses-tu de la loi Hadopi, et plus généralement des possibilités d’évolution du modèle économique de l’industrie de la musique liées à la dématérialisation des contenus (plateforme de streaming, projets alternatifs) ?

L’accès gratuit à la musique n’est pas loin de devenir un acquis social.Et comme tout acquis sociaux, difficile de revenir en arrière…c’est l’effet de cliquet…Les gens accepterons difficilement de payer pour quelque chose qu’ils ont eu gratuitement à un moment donné. Il me semble que nous gagnerions plus à favoriser ceux qui ont envie de soutenir la musique et les artistes qu’ils aiment plutôt que de punir ceux qui téléchargent illégalement. Et dans cette optique, l’idée du téléchargement à prix libre me plait. Payer ce qu’on écoute devient alors moins un acte commercial qu’un acte de soutien aux artistes.

Pour finir, as-tu une date pour la sortie d’un album, des concerts de prévus, un coup de cœur musical à partager ?

L’album sortira certainement en automne 2011 et en attendant plusieurs dates à venir. Je serai aux Transmusicales le 9 décembre sur la scène du Liberté (à L’étage), le 17 décembre au grand mix pour les présélections du printemps de Bourges, puis je pars un mois en tournée solo à New York et je reviens pour jouer le 28 janvier à la Maroquinerie à Paris avec Cercueil, Green Vaughan et Jonaz dans le cadre de la marmite NPDC (http://www.myspace.com/lamarmite)

Ma dernière grosse découverte: Anna Calvi !

Ci dessous, retrouvez Lena Deluxe filmée par La Blogothèque.

Crédits photos : Lena Deluxe & Loguy Illustrator

Lena Deluxe sur Twitter : @lenadeluxemusic / Sur le Myspace : Lenedeluxe / Sur Facebook

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