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	<description>Digital Journalism by Technofreaks /-)</description>
	<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 20:19:17 +0000</pubDate>
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		<title>Danah Boyd: la &#8220;privacy&#8221; n&#8217;est pas morte</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 18:58:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>J-S. Beuscart</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[danah boy (pas de capitale, à sa demande) s'est exprimée dans le cadre du festival FXSW au Texas sur la vie privée, un des thèmes que la spécialiste des médias sociaux étudie dans le cadre de ses recherches. Un discours en réaction à des déclarations récentes de pontes du web annonçant la fin de la "privacy". ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #888888">danah boy (pas de capitale, à sa demande) s&#8217;est exprimée dans le cadre du festival FXSW au Texas sur la vie privée, un des thèmes que la spécialiste des médias sociaux étudie dans le cadre de ses recherches. Un discours en réaction à des déclarations récentes de pontes du web annonçant la fin de la &#8220;privacy&#8221;.<br />
</span></p>
<p><span style="color: #888888">&#8212;<br />
</span></p>
<p style="text-align: center"><a href="http://owni.fr/files/2010/03/4347704303_2c21ab1895.jpg"><img class="size-full wp-image-10128  aligncenter" src="http://owni.fr/files/2010/03/4347704303_2c21ab1895.jpg" alt="4347704303_2c21ab1895" width="500" height="499" /></a></p>
<p><strong>danah boyd est une sociologue qui explore, depuis plusieurs années, la façon dont les gens s’approprient les médias sociaux</strong>, qu’il s’agisse des adolescents américains sur MySpace, de tout un chacun sur Facebook, ou de l’élite geek sur Twitter. C’est aussi une excellente oratrice, très incisive, et c’était un réel plaisir de l’entendre prononcer la conférence plénière d’ouverture du festival.</p>
<p><strong>La conférence portait sur la « privacy », qu’on peut traduire imparfaitement par droit à la vie privée</strong> ; autrement dit, la capacité des individus à contrôler quels aspects de leur vie sont rendus publics, et à quel public. Le discours de danah boyd s’inscrivait en réaction directe à plusieurs déclarations récentes de caciques de l’Internet annonçant la fin de la privacy : Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, l’a déclarée « morte » il y a quelques mois, tandis que le PDG de Google, Eric Schmidt, avait soupçonné les gens qui s’inquiètent pour la privacy « d’avoir quelque chose à cacher ».</p>
<p><strong>Contre cette tendance, la sociologue a affirmé que les gens n’ont à aucun moment renoncé à contrôler l’information personnelle qu’ils rendent publique,</strong> et que l’affirmation contraire est le reflet d’une croyance limitée à une petite élite sociale et technologique.</p>
<p><strong>C’est cette croyance qui a conduit Google au désastre du lancement de Google Buzz :</strong> en construisant un réseau social public par défaut au sein de l’univers le plus privé qui soit (le mail), Google s’est heurté violemment au souci des individus de contrôler le passage de l’information des réseaux amicaux aux réseaux publics. C’est cette même croyance qui a poussé Facebook à rendre publique par défaut tout l’information de ses utilisateurs il y a quelque mois, avant de se rétracter en partie. Que cette croyance repose sur de l’ignorance ou le mépris des soucis réels des individus ordinaires ne change guère les données du problème.</p>
<p>Bien sûr, dans les couloirs de la conférence comme sur twitter, les festivaliers n’ont pas manqué de soupçonner que l’embauche récente de la sociologue par Microsoft Research contribue à la virulence vis-à-vis de Google et Facebook. La démonstration n’en reste pas moins intéressante.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-full wp-image-10129    aligncenter" src="http://owni.fr/files/2010/03/4105726930_c42e8b12b9.jpg" alt="4105726930_c42e8b12b9" width="333" height="500" /></p>
<p><strong>danah boyd a commencé par rappeler que, dans la vraie vie (IRL)</strong>, la privacy est l’objet d’apprentissages et de négociations toujours imparfaites. On apprend à faire plus ou moins confiance aux individus quant à la rétention de l’information qu’ils ont sur nous ; et on apprend à faire plus ou moins confiance aux endroits dans lesquels on se trouve. Par exemple, si dans un café j’entends le récit très intime de mes voisins de table, la norme sociale veut que je me comporte comme si je ne l’avais pas entendu, et que je ne fasse aucun usage de cette information.</p>
<p><strong>Ces normes sont toujours en partie floues, renégociées selon les situations ;</strong> elles n’en sont pas moins cruciales au bon déroulement de notre vie sociale. Le contrôle de la diffusion de notre information personnelle repose donc, IRL, sur des suppositions raisonnables quant à la confiance que l’on peut accorder aux gens et aux lieux.</p>
<p>Il n’y a aucune raison de croire que ces enjeux soient différents en ligne. <strong>Les gens ordinaires interviewés par la sociologue n’ont pas abandonné l’idée de contrôler la publicité de leur information.</strong> Bien sûr, ils sont prêts à publier beaucoup de choses en ligne, parce que c’est justement le ressort du web social : on se montre pour susciter des rencontres.</p>
<p><strong>Mais cela ne signifie pas qu’on accepte par extension de tout montrer à tout le monde</strong> : un statut facebook s’adresse à mes amis Facebook, aux personnes avec lesquelles j’interagis régulièrement. Les adolescents qui s’exposent souhaitent se montrer à leurs pairs, pas aux gens qui ont du pouvoir sur eux (parents, enseignants, recruteurs, etc.).</p>
<p>La plupart du temps,<strong> lorsque le fruit de cette exposition</strong> (photos, blagues, opinions à l’emporte-pièce…) <strong>se trouvent être public</strong>, et accessible notamment aux moteurs de recherche, <strong>c’est par ignorance des règles de fonctionnement des sites</strong> et de leur évolution. d. boyd a ainsi demandé à des dizaines d’utilisateurs ordinaires ce qu’ils pensaient être leurs paramètres de privacy sur Facebook, avant de vérifier les paramètres effectivement activés : « le taux de recoupement est de 0% ».</p>
<p><strong>Quelle importance finalement, du moins pour tous les gens qui n’ont « rien à cacher » ? </strong>D’une part, bien sûr, l’exposition d’une conversation privée à un public large peut générer des drames liés à la pression de l’attention publique. Mais surtout, danah boyd rappelle que l’espace public de nos sociétés occidentales n’est pas, du moins pas encore, parfaitement égalitaire et démocratique.</p>
<p>Lorsque les individus blancs, mâles, surdiplômés et ultra-compétents technologiquement, qui constituaient la majorité de l’auditoire, s’expriment dans l’espace public, ils estiment avec raison ne prendre aucun risque pour leur vie privée ou professionnelle.</p>
<p><strong>Mais l’espace public, même numérique, n’est pas si accueillant pour tout le monde :</strong> danah boyd remarque que lorsque plusieurs sujets liés à la culture noire-américaine apparaissent dans les « trending topics » de twitter, les réactions de rejet fleurissent. Et plus généralement, de très nombreux professionnels sont trop dépendants de leurs clients et employeurs pour qu’on les contraigne à afficher leurs conversations en ligne ; il n’est sans doute pas souhaitable que les opinions politiques et religieuses des enseignants soient accessibles facilement aux parents d’élèves. La publicité sur les réseaux sociaux n’est pas nécessairement un outil de démocratisation de l’espace public, et peut très bien opérer dans le sens contraire.</p>
<p>En guise d’adresse finale aux décideurs et créateurs de technologies sociales présentes dans la salle, Danah Boyd a rappelé qu’il n’existe pas de solution miracle : <strong>le problème n’est pas d’inventer le bon algorithme</strong>. Il faut plutôt chercher des outils permettant de rendre autant que possible le contrôle aux utilisateurs, outils qui seront, comme dans la vraie vie, forcément imparfaits.</p>
<p>&#8212;</p>
<p><strong><a href="http://www.frenchxsw.com/473-pour-danah-boyd-la-privacy-nest-pas-morte#more-473" target="_blank">&gt; Article initialement publié sur Frenchxsw</a></strong></p>
<p><strong>&gt; Illustration par <a title="Link to Michael Francis McCarthy's photostream" rel="dc:creator cc:attributionURL" href="http://www.flickr.com/photos/sagamiono/">Michael Francis McCarthy</a> et par <a title="Link to alancleaver_2000's photostream" rel="dc:creator cc:attributionURL" href="http://www.flickr.com/photos/alancleaver/">alancleaver_2000 </a>sur Flickr<a title="Link to alancleaver_2000's photostream" rel="dc:creator cc:attributionURL" href="http://www.flickr.com/photos/alancleaver/"><br />
</a></strong></p>
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		<item>
		<title>Empêcher les jeunes de maîtriser le numérique ?</title>
		<link>http://owni.fr/2010/03/15/empecher-les-jeunes-de-maitriser-le-numerique/</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 17:13:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Devauchelle</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Internet]]></category>

		<category><![CDATA[éducation nationale]]></category>

		<category><![CDATA[éducation numérique]]></category>

		<category><![CDATA[génération Y]]></category>

		<category><![CDATA[informatique]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce n'est pas tant la technique informatique qu'il faut que les jeunes apprennent que la maîtrise des usages et la culture qui y est liée, explique Bruno Devauchelle, formateur chercheur au CEPEC de Lyon, et nouveau venu sur la soucoupe. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-10086" src="http://owni.fr/files/2010/03/ordi.jpg" alt="ordi" width="500" height="258" /></p>
<p style="text-align: left"><strong>Ce n&#8217;est pas tant la technique informatique qu&#8217;il faut que les jeunes apprennent que la maîtrise des usages et la culture qui y est liée, explique <a href="http://www.brunodevauchelle.com/blog/" target="_blank">Bruno Devauchelle</a>, formateur chercheur au <a href="http://www.cepec.org/" target="_blank">CEPEC </a>de Lyon, et nouveau venu sur la soucoupe. </strong></p>
<p><strong>Débat récurrent et stérile : les jeunes maîtrisent-ils ou pas le numérique ?</strong> Tant qu’on n’a pas défini ce que l’on met derrière ce questionnement, le débat est éternel et stérile. Et c’est ce qui se passe avec ce travail de septembre 2009 publié à Namur ou encore l’enquête CEFRIO… C’est cet article qui me fait réagir aujourd’hui : <a href="http://www.ecrans.fr/Les-jeunes-ne-sont-plus-interesses,9392.html" target="_blank">« Les jeunes ne sont plus intéressés par l’outil-ordi »</a>.</p>
<p>Encore une fois, on tente de démontrer que les jeunes ne maîtrisent pas la technique informatique et qu’ils ne se consacrent qu’au jeu et à la communication. Mais on peut envisager une analyse de cette approche un peu différente. Pour amorcer cette réflexion, on peut reprendre cette interview de Jean-Noël Lafargue et en particulier ce passage en réponse à la question : «<strong>Qu’est-ce qui est caractéristique de leur approche et leur usage du numérique ?</strong> » :<br />
<strong>« La facilité. Aux débuts de l’informatique, il y a trente ans, l’ordinateur servait presque uniquement à programmer, à fabriquer des choses.</strong> On inventait, découvrait, défrichait. Pour ma génération, l’ordinateur a été une conquête. On l’a vu arriver chez nous. Pour les étudiants d’aujourd’hui, ça existe depuis toujours. Ils baignent dedans,<br />
c’est leur univers et ils ne le remettent pas en question. La plupart ne sont pas intéressés par le fait d’utiliser l’ordinateur comme outil.<strong> Plus ça va, plus il devient un média. Moins on fabrique et plus on consomme.</strong> Et les jeunes sont essentiellement bons pour consommer et communiquer. »</p>
<h3><strong>Un discours de nostalgiques</strong></h3>
<p>Il est toujours amusant de faire un parallèle avec d’autres technologies développées antérieurement et de constater que ce même discours pourrait s’y appliquer. En fait on a un peu l’impression d’un discours de nostalgiques…, peut-être même un discours de vieillissement, regrettant le bon vieux temps. Mais l’analyse semble juste, si tant est qu’on ne regrette pas cette époque du bidouillage et que l’on observe les choses sous un autre angle, celui de la banalisation, de la stabilisation sociale d’un objet technique. Car il semble bien que ce soit ce qui est en train de se produire. Les regrets d’une situation antérieure pendant laquelle on allait voir dans le ventre de la machine ne peuvent avoir d’intérêt que si c’est pour mieux mesurer les écarts et les changements, mais pas pour préconiser un changement par retour aux habitudes antérieures, car là, rien n’est plus possible.</p>
<p>Que s’est-il donc passé ? A force de crier qu’il fallait apprendre l’informatique à des générations de jeunes, <strong>les industriels et les commerçants, maîtres en développement des marchés ont vite compris que</strong><strong> les passionnés et les bidouilleurs ne seraient pas une clientèle porteuse si elle n’est pas accompagnée par un ensemble de « suiveurs »</strong>. Mais ces suiveurs, parce qu’ils ne sont pas aussi passionnés, professionnels parfois et qu’ils ont aussi d’autres préoccupations ont vite repoussé cette culture du passionné au profit de la culture de l’outil au service de, voir au profit du détournement instrumental de l’outil au service de leurs besoins.<strong> Les promoteurs du marché ont vite compris qu’il valait mieux cacher le vilain moteur informatique au profit de magnifiques interfaces intuitives</strong> et Apple leur a fourni un espace d’expérimentation essentiel. L’accessibilité s’est parée des vertus issues de l’ergonomie. Du coup les anciens, les spécialistes, les bidouilleurs et autres spécialistes de l’informatique se sont retrouvés renvoyés dans les bureaux dont ils avaient réussi à sortir avec la démocratisation de l’informatique. Pensant peut-être être devenus les maîtres de ce monde là, ils ont déchanté et <strong>toutes ces critiques envers les jeunes sont surtout des messages vers les autres adultes en les invitant à les suivre et à marginaliser les jeunes et la culture naissante basée sur les usages de proximité et non pas les pratiques d’excellence</strong>. Ainsi on peut penser que la défiance vis-à-vis des pratiques jeunes, en particulier celles issues du monde scolaire et universitaire sont de ce registre, celui d’une perte de maîtrise d’un objet qu’ils avaient pourtant réussi à dominer (rappelons les anciennes séries informatiques H au lycée dans les années 80) et regardons l’arrivée des nouvelles séries STI en particulier en ce moment au lycée).</p>
<p style="text-align: left">En fait on est passé d’un numérique factuel à un numérique conceptuel et surtout culturel. Et comme le numérique est désormais aussi facile à utiliser qu’un livre, on retrouve la même problématique. Ce n’est pas parce qu’on enseigne la lecture et l’écriture que les élèves deviennent des grammairiens, des romanciers, etc… Certaines mauvaises langues disent même que certains enseignements ont un effet repoussoir sur les jeunes (cf. les filières scientifiques du lycée qui n’alimentent pas celles du supérieur…). La question qui se pose actuellement au monde scolaire et universitaire est que <strong>le numérique a pris une place telle dans la culture et les usages qu’il devient plus urgent de travailler cette culture que la technique qui l’a rendue possible.</strong> En d’autres termes, l’enseignement de la machine (pour faire court) est secondaire<br />
par rapport à la maîtrise des usages et la culture qui y est liée. Or comme les usages se sont de plus en plus déconnectés de la machine elle-même au profit d’abstractions (le stockage des données est en train de basculer avec le développement du nuage -le Cloud-), on voit apparaître un débat de fond sur ce qu’il convient de faire dans le monde de l’enseignement.</p>
<p style="text-align: left"><strong>De plus les adultes que nous sommes ont laissé à nos enfants un terrain de jeu formidable et nous leur reprocherions de s’en emparer.</strong> Que n’étions-nous pas content de ces interfaces souris graphique au début des années 80 avec les premiers Macintosh ! Que n’étions-nous pas heureux d’en finir avec les lignes de commande de MS-DOS ! Que ne<br />
sommes-nous pas béats de voir nos tous petits accéder à ce monde numérique avant même que de savoir lire et y posons même l’hypothèse d’une nouvelle attention et motivation pour l’apprentissage.</p>
<p>Que les jeunes maîtrisent ou pas les arcanes des machines qu’ils utilisent est désormais une question dépassée. Cette question ne concerne plus que ceux qui veulent faire profession (ainsi en est-il aussi du garagiste et de l’automobile) et c’est normal qu’eux la travaillent.<strong> Ce qui est essentiel de maîtriser désormais ce n’est plus la machine, mais la part d’humain qui est contenu dans les dispositifs numériques qui nous entourent. En effet cette part d’humain à souvent les couleurs d’une humanité douteuse</strong> (la surveillance systématique par exemple, la perte de l’intime, l’absence de possibilité d’effacer ses données etc…).<br />
Or cette part d’humain qui au départ était relativement facile à percevoir dans la machine devient de plus en plus difficile à repérer. Et pourtant chaque machine n’est pas qu’un outil qu’on peut adapter à soi, c’est aussi une intention contenue dans la façon même dont elle se laisse utiliser. Or ce qui est le plus grave ce n’est pas que l’on ne connaisse pas la technique sous-jacente, mais que <strong>des concepteurs ont mis leur intention dans la technique dispositive elle-même de manière à rendre l’usager dépendant</strong>. En éducation comme ailleurs ces intentions pensent être lues à livre ouvert alors que le quotidien des usages et des propos sur les usages par les adultes qui travaillent dans l’enseignement nous montrent qu’on est très loin de cette conscience. La naïveté des propos de certains responsables (M. Fourgous y compris) laisse rêveur sur l’ampleur de la bataille de la conscience à gagner.</p>
<p><strong>Le plan numérique pour l’éducation promis saura-t-il faire une part à cette question ? On ne peut qu’en douter </strong>tant que l’on n’aura pas défini précisément les finalités des formations et des modes d’usages et d’appropriation qui seront proposés aux enseignants…<br />
À suivre et à débattre.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: left">Billet initialement publié sur <a href="http://www.brunodevauchelle.com/blog/" target="_blank">le blog de Bruno Devauchelle</a></p>
<p style="text-align: left">Image <a title="Lien vers  la galerie de photos de newrambler" rel="dc:creator cc:attributionURL" href="http://www.flickr.com/photos/newrambler/"><strong>newrambler</strong></a> sur Flickr</p>
</blockquote>
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		<title>Le modèle des logiciels libres comme ingénierie pédagogique</title>
		<link>http://owni.fr/2010/03/15/le-modele-des-logiciels-libres-comme-ingenierie-pedagogique/</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 11:06:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Le Deuff</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Internet]]></category>

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		<description><![CDATA[Plutôt que des manuels numériques, les enseignants auraient intérêt à utiliser des dispositifs de cours en ligne et des plateformes de partage de documents, à construire en commun. Un choix qui implique de former les professeurs. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><img class="size-full wp-image-10062  aligncenter" src="http://owni.fr/files/2010/03/livre1.jpg" alt="livre1" width="500" height="387" /></p>
<p style="text-align: left"><strong>Plutôt que des manuels numériques, les enseignants auraient intérêt à utiliser des dispositifs de cours en ligne et des plateformes de partage de documents, à construire en commun. Un choix qui implique de former les professeurs.<br />
</strong></p>
<p style="text-align: left">Une expression n’est jamais neutre. Accepter sans critiques celle de  <strong>« manuels numériques »</strong> ne signifie pas seulement l’agrément à une simple  expression, mais bel et bien à des enjeux plus larges. En effet, <strong> l’expression recèle, bien au-delà de l’oxymore, des formes et des  normes : c’est-à-dire des pouvoirs financiers et éditoriaux</strong>. Le paradoxe  est donc le maintien de l’expression de manuel qui désigne un ouvrage  aisément manipulable et donc pratique mais qui est surtout le symbole  d’une mainmise éditoriale sur l’Education. Ce n’est pas de manuels  numériques dont nous avons besoin et encore moins d’artefacts numériques  améliorés issus  d’une version papier.  Ces manuels écrasant l’élève au  sens propre comme au sens figuré, les empêchant de se construire et de  s’individuer.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Le numérique nous offre au contraire l’opportunité de nous affranchir  d’un système dépassé et couteux et extrêmement polluant par la même  occasion. </strong>Les tonnes de papier et d’encre gaspillées sont énormes au  regard de leur réel portée pédagogique et éducative. Ils sont également  le symbole de la déresponsabilisation  des enseignants transformés pour  le coup en véritables machines à faire des photocopies… au lieu de  construire eux-mêmes ce travail pédagogique (travail pour lequel ils  sont pourtant rémunérés), faisant d’eux d’ailleurs les premiers  véritables plagiaires du système scolaire et ce depuis fort longtemps.  Cela ne signifie pas qu’il ne faille pas partager et récupérer des  travaux de collègues, bien au contraire, mais autant que cette démarche  s’opère de manière plus efficace et plus transparente via des  dispositifs de cours en ligne et des plateformes de partage de documents  où chaque enseignant pourrait apporter sa pierre à l’édifice, proposer  de nouvelles versions. En bref, <strong>c’est le modèle des logiciels libres  dont nous avons besoin en tant qu’ingénierie pédagogique et nullement un  modèle de délégation technologique</strong> qui ne profiterait guère à nos  élèves au final.</p>
<p style="text-align: left">Cela implique aussi de <strong>former les enseignants à s’investir dans cette  voie.</strong> Outre des formations adéquates, il pourrait être opportun de  récompenser ceux qui mettent le plus de travaux en ligne et qui  construisent plateformes et parcours pédagogiques numériques. Cette  récompense pourrait être versée sous forme de primes. Il est quand même  dommageable de voir que c’est <a href="http://www.forum-roubaix2009.net/">Microsoft</a> qui cherche à se  placer du côté de cette récompense.  Il ne serait d’ailleurs pas  difficile de trouver cette manne financière sur l’ancien budget des  manuels scolaires.</p>
<p style="text-align: left">Il reste cependant beaucoup de travail à faire tant les mentalités  sont parfois restées bloquées dans des milieux dont il faut aujourd’hui  sortir. <strong>Les enseignants sont de plus en plus prolétarisés socialement</strong> (à  l’exception sans doute du corps des agrégés) <strong>mais également  techniquement et pédagogiquement</strong>, se montrant rarement capables  d’innover et étant souvent incités à ne pas le faire.</p>
<p style="text-align: left">On pourrait imaginer que le CNDP pilote cette nouvelle vision en  dégageant les enseignants d’obstacles tels que l’hébergement et la  maintenance technique des applications, des Cms et des Lms. Il  est  fréquent que les enseignants ne peuvent continuer à maintenir un site  victime de son succès et devant faire face à des coûts d’hébergements.  Je songe notamment à <a href="http://www.monanneeaucollege.com/">Fabien  Crégut</a> et à bien d’autres encore. Je rappelle aussi que mon site de  cours en ligne Lilit &amp; Circé a ainsi disparu faute de repreneurs.</p>
<p style="text-align: left">Les enjeux sont de taille. <strong>Soit l’institution opère ce revirement,  soit elle laisse le champ libre aux prestataires privés</strong> qui finiront  d’ailleurs par s’attacher les services des enseignants les plus  innovants mais démotivés.  Sans quoi, un jour, les écoles se videront  faute d’élèves.</p>
<blockquote><p>Billet initialement publié sur <a href="http://www.guidedesegares.info" target="_blank">Le Guide des égarés</a> sous le titre  	<!-- #access -->&#8220;Le manuel numérique comme métaphore de  l’inchangé sous couvert du voile numérique&#8221;</p>
<p>Image <a title="Lien vers la  galerie de photos de Julie70" rel="dc:creator cc:attributionURL" href="http://www.flickr.com/photos/joyoflife/"><strong>Julie70</strong></a> sur Flickr</p></blockquote>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>#fxsw: les frenchies aux South By Southwest</title>
		<link>http://owni.fr/2010/03/15/fxsw-les-frenchies-aux-south-by-southwest/</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 10:39:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>J-S. Beuscart</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Un groupe de veilleurs français, issus pour la plupart d'entreprises et de réseaux amis (La Cantine, Bearstech, OrangeLabs...), se font et nous font plaisir en suivant l'un des festivals majeurs de l'univers du web : le South By Southwest. Plusieurs articles sont déjà publiés sur leur blog, celui que nous vous proposons présente le festival.

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #888888">Un groupe de veilleurs français, issus pour la plupart d&#8217;entreprises et de réseaux amis (La Cantine, Bearstech, OrangeLabs&#8230;), se font et nous font plaisir en suivant l&#8217;un des festivals majeurs de l&#8217;univers du web : le South By Southwest. Plusieurs articles sont déjà publiés sur <a href="http://www.frenchxsw.com/" target="_blank">leur blog</a>, celui que nous vous proposons présente le festival. </span></p>
<p>&#8212;</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.flickr.com/photos/47874143@N05/" target="_blank"><img class="size-full wp-image-10055  aligncenter" src="http://owni.fr/files/2010/03/4433224067_d03abfa502.jpg" alt="4433224067_d03abfa502" width="500" height="375" /></a></p>
<p><strong>South by SouthWest (SXSW), c’est la combinaison de trois festivals, </strong>Web, musique et cinéma, durant 10 jours, à Austin, au cœur du Texas. Je m’y rends pour la première fois, avec des attentes à la hauteur de la réputation de l’événement.</p>
<p><strong>Le festival Web (dit « interactive ») est l’un des plus gros regroupements annuels des acteurs du web</strong>, tout particulièrement du web 2.0 ou « social ». Pendant 5 jours, plus de 400 conférences et discussions auscultent le présent et le futur du web. Des entreprises, des consultants, des universitaires, imaginent l’évolution des multiples facettes de notre vie en ligne, depuis la consommation jusqu’à la religion, en passant pas la sociabilité, la sexualité, le divertissement, l’humour, la politique, etc.</p>
<p><strong>Le format des conférences évite tant le côté « salon » des grands événements marketing </strong>où les entreprises viennent vendre leurs produits, que l’aspect parfois élitiste des conférences purement universitaires. Le festival connaît un succès croissant, et a accueilli près de 10 000 participants l’année dernière, contre 5000 en 2007. C’est le but premier de mon voyage.</p>
<p><strong>Le festival musique est le plus ancien</strong>. Créé en 1987, il est devenu aujourd’hui l’un des principaux rendez-vous de la musique indépendante américaine. Plusieurs centaines de groupes sur 8 scènes différentes au programme officiel, auxquels il faut ajouter les concerts du off, au moins aussi nombreux. Des conférences et panel, similaires à ceux du festival « interactive », cogitent pendant ce temps sur le futur de la musique, en se demandant par exemple <a href="http://my.sxsw.com/events/event/544">comment on écoutera de la musique en 2020</a> ou <a href="http://my.sxsw.com/events/event/644">comment réconcilier les gens avec l’industrie du disque</a>.</p>
<p><strong><br />
Se greffe à tout ça un festival de cinéma indépendant,</strong> dont les projections s’étalent  sur dix jours, avec remise des prix à la fin comme il se doit.</p>
<p>D’après <a href="http://austin.blogs.liberation.fr/internet" target="_blank">ce que j’en ai lu</a>, d’autres facteurs contribuent à faire de SXSW un événement particulièrement agréable. Tout d’abord, de très nombreuses parties sont organisées tous les soirs, sponsorisées par les boîtes high-tech, et c’est une loi sociologique intangible que la bière gratuite favorise le networking, les rencontres et la créativité.</p>
<p>Ensuite, c’est le printemps à Austin, il fait doux et les arbres sont en fleur, ce qui ne gâche rien. Enfin, Austin a beau être située au Texas, patrie de la dynastie Bush, c’est plutôt une enclave « libérale » (i.e. de gauche) dans un état ultra-conservateur, la seule ville de tout le lone-star-state où l’on peut apercevoir les autocollants « f**k bush » et « no war in Irak », si répandus en Californie et sur la côte Est. Autrement dit, c’est plutôt l’Amérique que les Français aiment.</p>
<p>Voilà du moins ce que j’en ai lu ou ce qu’on m’a raconté. Ne reste plus qu’à aller vérifier. Décollage jeudi, 9h35.</p>
<p>&#8212;</p>
<p><a href="http://www.frenchxsw.com/552-podcast-eric-scherer-sxsw-comment-impliquer-laudience-des-medias" target="_blank"><strong>[MAJ] Une interview d&#8217;Eric Scherer, qui fait le bilan de ces premiers jours de festival, a été publié en fin de journée: Enjoy !</strong></a></p>
<p>&#8212;</p>
<p><strong>&gt; <a href="http://www.frenchxsw.com/118-a-austin-on-ausculte-le-present-et-le-futur-du-web" target="_blank">Retrouvez l&#8217;article orignial et les différents compte-rendu sur FXSW </a></strong></p>
<p><strong>&gt; <a href="http://twitter.com/FrenchSXSW" target="_blank">Le flux twitter #frenchxsw</a><br />
</strong></p>
<p><strong>&gt;<a href="http://www.facebook.com/pages/French-By-South-West/350540966344" target="_blank"> Devenez fan sur Facebook</a></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Lady Gaga killed the music star</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 07:14:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Gunthert</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Art]]></category>

		<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Du temps du Scopitone, les petits films  de variétés n’étaient qu’un produit dérivé de la chanson. Avec MTV, qui  installe le format du clip musical, la relation entre ces deux  volets de l’industrie du disque devient plus étroite et plus complexe.  Mais la diffusion gratuite de Thriller par les chaines de télévision reste un support de promotion étroitement  lié à l’album éponyme du King of [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Du temps du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Scopitone" target="_blank">Scopitone</a>, les petits <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ZCQykgJRK40" target="_blank">films  de variétés</a> n’étaient qu’un produit dérivé de la chanson. Avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/MTV" target="_blank">MTV</a>, qui  installe le <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Iwuy4hHO3YQ" target="_blank">format du clip musical</a>, la relation entre ces deux  volets de l’industrie du disque devient plus étroite et plus complexe.  Mais la diffusion gratuite de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=jQ_ExkfcBao" target="_blank">Thriller</a> par les chaines de télévision reste un support de promotion étroitement  lié à l’album éponyme du King of pop. Musique et spectacle sont dans le  même bateau.</p>
<p>En affichant l’ambition d’une superproduction, avec Jonas Akerlund  dans le fauteuil de John Landis, “Telephone”, la nouvelle vidéo de Lady  Gaga, diffusée sur YouTube (vue 12 millions de fois depuis vendredi),  propose une nouvelle étape. Ici, il est clair que la chanson n’est plus  qu’un support destiné à agrémenter la présentation d’une galerie  d’images choc, comme l’illustration musicale d’un défilé de mode.</p>
<a href="http://owni.fr/2010/03/15/lady-gaga-killed-the-music-star/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a>
<p>Poussant au bout la logique testée par Madonna, le Lady Gaga <em>look  and feel</em> met le format du vidéo clip tout entier au service de  l’imagerie. Une imagerie constamment au second degré, dont le modèle de  référence est moins l’esthétique cinématographique que la permanente  recherche d’effets de style des magazines de mode. Un art qui n’est plus  celui du montage ni de la citation, mais celui du défilé des images et  de la stupéfaction. Un art que Lady Gaga incarne à la perfection.</p>
<blockquote><p>Billet initialement publié sur <a href="http://culturevisuelle.org/totem/" target="_blank">Totem</a>, blog de <a href="http://culturevisuelle.org" target="_blank">Culture visuelle</a></p></blockquote>
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		<title>Civisme 2.0: ne pas voter?</title>
		<link>http://owni.fr/2010/03/15/civisme-20-ne-pas-voter/</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 04:21:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Crouzet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour certains, s'abstenir est un manquement à ses devoirs de citoyen. D'autres estiment au contraire que refuser d'aller voter est une "insurrection civique" (cc Mélenchon). En l'absence d'un quorum, de prise en compte des votes blancs et compte tenu de l'abstention, il nous semble utile d'ouvrir le débat, qui agite aussi l'équipe de la soucoupe... 
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #888888">Pour certains, s&#8217;abstenir est un manquement à ses devoirs de citoyen. D&#8217;autres estiment au contraire que refuser d&#8217;aller voter est une &#8220;insurrection civique&#8221; (cc Mélenchon). En l&#8217;absence d&#8217;un quorum, de prise en compte des votes blancs et compte tenu de l&#8217;abstention, il nous semble utile d&#8217;ouvrir le débat, qui agite aussi l&#8217;équipe de la soucoupe&#8230;<br />
</span></p>
<p><span style="color: #888888">&#8212;<br />
</span></p>
<p style="text-align: center"><img class="size-full wp-image-10078  aligncenter" src="http://owni.fr/files/2010/03/6a00d83451dfcc69e20120a55040a8970c-pi.jpg" alt="6a00d83451dfcc69e20120a55040a8970c-pi" width="460" height="282" /></p>
<p><strong>Je n’ai pas voté une nouvelle fois et je ne voterai pas tant que la démocratie ne sera qu’un simulacre.</strong> J’ai dans <em>Le peuple des connecteurs</em>, et plus tard, exprimé des raisons théoriques pour ne plus voter (impossibilité de prévoir, impossibilité de contrôler la complexité, impossibilité de gouverner…), s’y ajoutent des raisons contestataires. Plus nous serons nombreux à ne pas voter, à refuser de choisir entre imbéciles et andouilles, mieux nous titillerons ceux qui effectuent encore ces choix stupides et qui nient notre liberté de choix. Un jour, un seuil d’abstention sera franchi qui fera s’écrouler un système représentatif exsangue.</p>
<p><strong>Hier, dans le Languedoc, j’ai accompagné ma femme au bureau de vote</strong>. Elle a donné sa voix à Europe Écologie, c’est le choix que j’aurais fait si j’y avais été contraint. Non pas pour les plébisciter, mais pour me soustraire à leurs adversaires.</p>
<p><strong>Dimanche prochain, ma femme aussi n’ira pas voter. </strong>Comment pourrait-elle choisir entre Frêche (extrême droite de type mitterrandien), UMP (extrême droite déguisée) et FN (extrême droite assumée) ? Elle ne votera pas et je suppose avec elle tous ceux qui ont choisi les Verts, le PS officiel ou la gauche dure. L’abstention devrait être en toute probabilité plus forte dans ma région.</p>
<p><strong>Si les gens avaient du plomb dans la tête, il devrait en aller partout de même.</strong> Regardez les chiffres. Vous sommez les voix écologistes et Modem et vous arrivez au score de Bayrou en 2007, autour de 18%. Un hasard ? Je n’y crois pas. Parmi, ceux qui s’expriment, il y a 18 % de gens qui souhaitent une autre forme de politique. Et quand j’entends Cohn-Bendit se situer à gauche, je rigole.</p>
<p>Tu n’as rien compris. Si j’avais voté pour toi, et ma femme a voté pour toi, j’aurais voulu signifier mon rejet de la droite et de la gauche, mon rejet de l’ancien axe d’opposition. Alors quand tu t’allies avec ceux que je rejette, je ne peux pas te suivre.</p>
<p>Je me souviens d’une conversation en juin dernier, sur une terrasse parisienne, avec Sandrine Bélier, toute nouvelle eurodéputée écologiste. Je lui disais alliez-vous avec la gauche et c’est la mort. Elle me jura « jamais ». L’alliance, un an plus tard, vous l’avez déjà faite. Croyez-vous que les gens qui ont pu voter pour vous veulent de cette régression vers un programme commun ? Vous êtes bien comme les autres, seul le pouvoir vous intéresse… et ces petits avantages.</p>
<p><strong>Alors on me dit que ne pas voter favorise le Front national</strong>. C’est quoi cette théorie ou plutôt cette rhétorique ? En 2002, au premier tour de la présidentielle : 28 % d’abstention. C’est peut-être beaucoup pour une présidentielle, mais on est loin des 53,5% des régionales 2010. Le Front national ne progresse pas avec l’abstention mais, comme l’abstention, avec l’inanité de nos politiciens. Ne confondons pas les causes et les effets.</p>
<p><strong>Ne pas voter me paraît aujourd’hui la seule manière de militer pour une autre forme de politique. </strong>Ne pas voter n’est pas un désengagement, mais un refus des choix restreints qui nous sont offerts. Il faut ajouter au 18 % de ceux qui choisissent la troisième voix peut-être 30 ou 40 % de Français supplémentaires, ceux qui ne votent pas par dégout. La troisième voie est majoritaire en France et elle n’a aucun moyen de s’exprimer, sinon un jour, peut-être, par une insurrection généralisée.</p>
<p><strong>Mais alors pourquoi personne n’arrive à incarner cette troisième voie ? </strong>C’est la seule question qui me paraît aujourd’hui intéressante. Bayrou tente et il sombre dans le narcissisme napoléonien. Europe écologie tente et s’acoquine avec la gauche. Rien de surprenant.</p>
<p><strong>Cette troisième voie peut-elle être incarnée par un parti, par des candidats, par un présidentiable ? </strong>J’en doute. Si tous ces gens qui ne se reconnaissent plus dans la politique traditionnelle ont développé leur individuation, comme je le suppose, ils ne peuvent plus s’identifier à des totems tutélaires, ces doudous pour adulte, espèces d’individus transactionnels de pacotille.</p>
<p><strong>La représentation absolutiste de nos démocraties n’est plus une forme qui convient à l’homme émancipé du XXIe siècle.</strong> <strong>Nous devons basculer vers une démocratie distribuée, une démocratie P2P, une démocratie de la responsabilité individuelle.</strong></p>
<p>Utopie ? Préférez-vous le chaos qui se prépare quand les insatisfaits franchiront par leur nombre un seuil critique ? Nous changeons, le monde change autour de nous, la politique ne peut pas rester immuable, sinon de la fracture le sang coulera.</p>
<p><strong>&#8212;</strong></p>
<p><strong>&gt; </strong><strong><a href="http://blog.tcrouzet.com/2010/03/15/civisme-2-0-ne-pas-voter/#more-15369" target="_blank">Article initialement publié sur &#8220;Le Peuple des Connecteurs&#8221;</a></strong></p>
<p><strong>&gt; A lire sur le sujet mais avec l&#8217;opinion inverse, les articles de Seb Musset: <a href="http://sebmusset.blogspot.com/2010/03/regionales-connais-pas.html" target="_blank">avant le scrutin,</a> <a href="http://sebmusset.blogspot.com/2010/03/la-victoire-en-perdant.html" target="_blank">et après <img src='http://owni.fr/wp-includes/images/smilies/icon_pirate.gif' alt='/-)' class='wp-smiley' /> </a><br />
</strong></p>
<p><strong>&gt;<a href="http://www.nuesblog.com/2009/08/15/linsurrection-des-anarnautes-ou-le-sursaut-de-la-raison/" target="_blank"> Illustration empruntée à un blog sympa</a> (lulz)</strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Régionales? Connais pas.</title>
		<link>http://owni.fr/2010/03/14/regionales-connais-pas/</link>
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		<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 17:24:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Seb Musset</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

		<category><![CDATA[Selection]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que l'abstention massive au premier tour des élections régionales se confirme, nous publions un billet de Seb Musset, dans lequel il appelle à aller voter. Pour lui, l'abstention est en effet souvent mobilisée par le parti en place pour relativiser la portée des résultats. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><a href="http://owni.fr/files/2010/03/le-sesam-pour-voter-the-sesame-to-vote-par-tonio-vega.jpg"><img class="size-full wp-image-10041  aligncenter" src="http://owni.fr/files/2010/03/le-sesam-pour-voter-the-sesame-to-vote-par-tonio-vega.jpg" alt="le-sesam-pour-voter-the-sesame-to-vote-par-tonio-vega" width="500" height="375" /></a></p>
<p><strong>Jeudi c&#8217;est triste. Sur huit parisiens entre 20 et 40 ans croisés dans le bar : 100% d’entre eux </strong><a href="http://levillagedesnrv.20minutes-blogs.fr/archive/2010/03/09/democratie-et-desillusions.html"><strong>n’iront pas voter</strong></a><strong>.</strong> Sur fond de bière et de précarité croissante, ça m’a parlé complots, manipulations, risque d&#8217;expulsion, applications <span>Heil-Phone</span>, tous pourris, gauche à droite et droite à gauche, <span>la télévision c&#8217;est rien qu&#8217;une saloperie pour lobotomisés</span><span> sauf la dernière saison de </span><span>Docteur Tousse </span><span>dont j&#8217;ai regardé douze épisodes d&#8217;affilé.</span></p>
<p><strong>La campagne pour </strong><a href="http://jegpol.blogspot.com/2010/03/les-regionales-dans-le-viseur.html"><strong>les élections régionales</strong></a><span><strong> a t-elle été </strong></span><a href="http://www.lepost.fr/article/2010/03/11/1982375_regionales-y-a-t-il-un-pilote-dans-l-avion-de-cette-campagne.html"><strong>si médiocre</strong></a><strong>? </strong>Des propositions qui valent ce qu&#8217;elles valent furent exposées de tous les côtés ainsi que des bilans défendables et défendus. Programme difficilement audibles, peu repris parce que le format média n&#8217;est plus au débat mais à la vitesse, à la petite phrase et à l&#8217;invective.</p>
<p><strong>Les </strong><a href="http://kamizole.blog.lemonde.fr/2010/03/10/elections-regionales-la-campagne-pour-%C2%ABles-nuls%C2%BB/"><strong>vaseuses polémiques</strong></a><strong> introduites médiatiquement avec force débilité par le parti gouvernemental</strong> d&#8217;un côté et la thématique du bouclier régional anti-Monarque de l&#8217;autre troublèrent l&#8217;observation du fond. <span>Au point que l&#8217;on ne sait toujours pas ce qui est où non du ressort de la région.</span></p>
<p><strong>Le parti du monarque a accentué l&#8217;opacité en attaquant par l&#8217;intox </strong>(comme l&#8217;a encore fait ce matin <a href="http://www.dailymotion.com/video/xcjp5k_elections-r%C3%A9gionales-fr%C3%A9d%C3%A9ric-lefeb_news">le storm-trooper gominé</a> sur <span>France Inter</span>), la politique régionale des socialistes sur <span>la hausse des impôts</span> et <span>l&#8217;insécurité </span>(L&#8217;un est le fait des transferts de compétences décidés et non compensées par le gouvernement et compte moins de 10% dans le montant total des impôts locaux - et je ne te parle même pas de la suppression de la <span>taxe pro</span>-, l&#8217;autre n&#8217;est tout simplement pas du ressort des régions.)</p>
<p><strong>Cette campagne marécageuse des ronds dans l&#8217;eau saumâtr</strong>e, à mi-mandat présidentiel et en plein <a href="http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/l-usure-des-citoyens-et-les-70776">désarroi national</a> avec total manque de perspective, profite à <a href="http://www.lexpress.fr/actualites/2/regionales-un-scrutin-sous-la-menace-d-une-abstention-record_853482.html">la montée de l&#8217;abstention</a>.</p>
<p><strong>Le PS criera victoire et immédiatement l&#8217;UMP relativisera sur les plateaux qu&#8217;avec 50% d&#8217;abstention cette victoire ne vaut rien.</strong> Le monarque <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/politique/regionales_2010/20100309.OBS9206/nicolas_sarkozy_nest_pas_en_campagne_mais.html">capte enfin</a> qu&#8217;avec ses gesticulations il a démobilisé <a href="http://www.causeur.fr/sarkozy-est-il-fichu,3813">son propre camp</a>. <span>Il est donc dans son intérêt, rapporté à la seule échéance qui l&#8217;inquiète, à défaut de séduire, de <a href="http://www.marianne2.fr/Electeurs-UMP,-restez-chez-vous-pour-Sarko,-c-est-deja-plie%21_a189723.html">démobiliser</a> ceux d&#8217;en face.</span></p>
<p><strong>Comme diraient certains salariés gazés en pleine Défense, </strong><a href="http://sarkofrance.blogspot.com/2010/03/total-lacrymo-et-crs.html"><strong>le mépris est total</strong></a><strong>.</strong></p>
<p><strong>Si tu penses que les responsables politiques sont </strong><span><strong>tous pourris</strong></span>, <strong>sois assuré que certains d&#8217;entre eux tablent en permanence et, avec succès, sur la médiocrité de tes aspirations et ta constance dans la résignation.</strong></p>
<p>Donc si j&#8217;étais toi, dimanche, j&#8217;irais voter du mieux que je peux.</p>
<p><strong>Si tu ne le fais </strong><a href="http://www.fakirpresse.info/articles/335/asunaca-de-esquerra.html"><strong>pas pour la victoire</strong></a><strong>, fais-le pour la sale défaite.</strong></p>
<div>* * *</div>
<div>Conseil pour après : Les progrès de la médecine et de la forfaiture présidentielle ne pourront rien contre l’érosion naturelle d&#8217;une certaine croûte électorale. En revanche, la désertion des pauvres et des jeunes de la sphère démocratique peut maintenir à moindre frais le parti des riches grabataires en orbite sécurito-stationnaire.</div>
<div></div>
<div><strong>&#8212;</strong></div>
<div><strong>&gt; <a href="http://sebmusset.blogspot.com/2010/03/regionales-connais-pas.html" target="_blank">Article initialement publié sur Les jours et l&#8217;ennui de Seb Musset</a></strong></div>
<div><strong><br />
&gt; Illustration par </strong><strong><a title="Lien vers la galerie de photos de Tonio Vega" rel="dc:creator cc:attributionURL" href="http://www.flickr.com/photos/tonio_vega/">Tonio Vega</a> sur Flickr</strong></div>
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		<item>
		<title>#ICANN #Nairobi: Le sacre des noms de domaine</title>
		<link>http://owni.fr/2010/03/14/icann-nairobi-le-sacre-des-noms-de-domaine/</link>
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		<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 15:37:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Zilbertin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Après Séoul en octobre 2009, c’est à Nairobi (Kenya) que s'est réunie du 7 au 12 mars l’ICANN, c'est-à-dire la Société pour l'attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet. [...] C’est souvent dans la coulisse que se nouent et se dénouent les grandes affaires. A Nairobi, quelques points essentiels ont été abordés...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><a href="http://owni.fr/files/2010/03/img_7833-par-charles-mok.jpg"><img class="size-full wp-image-10034  aligncenter" src="http://owni.fr/files/2010/03/img_7833-par-charles-mok.jpg" alt="img_7833-par-charles-mok" width="500" height="375" /></a></p>
<p>Après Séoul en octobre 2009, c’est à Nairobi (Kenya) que s&#8217;est réunie du 7 au 12 mars l’ICANN, l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, c&#8217;est-à-dire la Société pour l&#8217;attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet. Pour en savoir plus sur cette institution, on peut consulter la page de l’encyclopédie participative Wikipédia qui lui est consacrée ici : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/ICANN" target="_blank">http://fr.wikipedia.org/wiki/ICANN</a>.On peut également se rendre directement sur le site de la Société (<a href="http://www.icann.org/" target="_blank">www.icann.org</a>) qui propose une page de présentation en français ici :<a href="http://www.icann.org/tr/french.html" target="_blank">http://www.icann.org/tr/french.html</a>.</p>
<p>Pour résumer il faut savoir que l’Icann est l’organisme qui gère et délègue la gestion (1) des noms de domaine de premier niveau (les .com, .fr) ce qui est une tâche technique mais aussi un pouvoir économique, diplomatique et politique de première importance. La compétence de l’ICANN est mondiale, ce qui fait que ses décisions s’imposent de fait aux Etats membres, alors même – comme le rappelle wikipedia – qu’elle est de droit californien. Plus délicat encore : elle est placée directement sous la tutelle du ministère du commerce américain.</p>
<p>C’est dire si les réunions comme celle qui s’est achevée vendredi à Nairobi sont suivies de près par les gouvernements et les acteurs de l’Internet. C’est souvent dans la coulisse que se nouent et se dénouent les grandes affaires. A Nairobi, quelques points essentiels ont été abordés par le board, l’instance qui dirige l’ICANN :</p>
<p><strong>-L’abandon de la procédure dite de l’EOI, l’ « Expression of interest ».</strong> Cette procédure visait à demander aux porteurs de projets de se déclarer préalablement. Une forme de pré-enregistrement autrement dit qui pouvait donner lieu à de la spéculation. Il faut savoir que le dépôt de dossier pour la demande de l’ouverture d’une extension coûte 185.000 dollars, et que pour l’EOI il était réclamé une avance de 55.000 dollars.</p>
<p><strong>-De nouvelles dispositions pour protéger les marques. </strong>L’enjeu notamment économique est d’importance dans le cadre de la création de nouvelles extensions. La création de nouvelles terminaisons est en effet une difficulté pour les marques qui souhaitent pouvoir déposer leur nom de domaine sous toutes les formes. Les détenteurs de marques sont donc une très forte force d’opposition à l’extension des noms de domaines. Le dossier « nouvelles extensions génériques » avait été gelé lors de la dernière réunion à Séoul. Deux propositions ont donc été intégrées. La première consiste en l’établissement d’une « cleaning house », c&#8217;est-à-dire en fait une liste de référence globale qui protègerait les détenteurs de marque pour toute les terminaisons. La deuxième est l’adoption d’une procédure accélérée pour le blocage d’un nom de domaine cyber-squatté. Jusqu’à maintenant, la procédure réclamait 45 jours. Il n’en faudra plus que 15 désormais.</p>
<p><strong>-Des études économiques et techniques</strong>. Un groupe d’économistes a été mandaté afin d’effectuer une étude de marché pour connaître plus précisément la véritable demande dans le cadre de la création d’une extension. Cette étude devrait être publiée juste avant la prochaine réunion de Bruxelles. Une autre étude devra par ailleurs déterminer l’impact technologique de la création d’une extension. Une nouvelle extension provoque en effet toujours immédiatement un pic de charge, des milliers de noms de domaines se créant avec la nouvelle terminaison.</p>
<p><a href="http://owni.fr/files/2010/03/capture-de28099ecran-2010-03-13-a-175012.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-10033" src="http://owni.fr/files/2010/03/capture-de28099ecran-2010-03-13-a-175012.png" alt="capture-de28099ecran-2010-03-13-a-175012" width="598" height="254" /></a></p>
<p><strong>-La création d’un groupe de travail</strong> pour réfléchir au financement de projets portés par les pays du sud. Les 185.000 dollars de dossier sont en effet rédhibitoires pour un certain nombre de projets venus de pays du Sud. Le groupe de travail devra trouver des solutions de financement, prêts à taux 0 ou autres…</p>
<p>-<strong>Enfin la création de l’extension .XXX</strong> pour les sites pornographiques est revenue sur le devant de la scène. Il faut savoir que cette extension, réclamée par les professionnels du secteur avait bien failli voir le jour en 2005. Mais les représentants américains au sein de l’ICANN, très explicitement guidés par le gouvernement des Etats-Unis, avaient alors utilisé leur droit de véto pour faire avorter le projet. Dans l’histoire de l’ICANN il s’agit d’ailleurs du seul et unique épisode ou les américains aient usé de ce droit de véto. Les professionnels de l’industrie pornographique n’ont pourtant jamais renoncé. Ils ont utilisé recours sur recours. Or un comité d’audit indépendant a remis en question la décision de l’ICANN de ne pas créer cette extension. A Nairobi le board a conservé un silence pudique sur la question qui devrait ressurgir de façon officielle.</p>
<p>Il faut rappeler par ailleurs que l’année 2010 est et sera riche en nouveautés au rayon des noms de domaines et de leurs extensions, suite à des décisions prises avant la réunion de Nairobi. Principale innovation : la possiblité de création d’extension en alphabet non latin. Dès le mois d’avril le « .rf » en cyrillique (pour la Russie) fera son apparition. Les mois suivants viendront également le « .bg » en cyrillique toujours pour la Bulgarie, des extensions en arabe pour l’Egypte et la Tunisie et enfin en caractère chinois pour la Chine.<br />
<strong> </strong><br />
<strong>Olivier <span class="il">Zilbertin</span></strong></p>
<p>(1) en France, c’est ainsi l’AFNIC (Association française pour le nommage Internet en coopération – <a href="http://www.afnic.fr/" target="_blank">www.afnic.fr)</a> qui est délégataire de cette gestion.</p>
<p>&#8212;</p>
<p><strong>&gt; Illustrations par </strong><strong><a title="Lien vers la galerie de photos de Charles Mok" rel="dc:creator cc:attributionURL" href="http://www.flickr.com/photos/charlesmok/">Charles Mok</a> sur Flickr</strong></p>
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		<title>Ma vie (éclatée) en ligne</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 13:14:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Marzloff</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Internet]]></category>

		<category><![CDATA[carte d'identité électronique]]></category>

		<category><![CDATA[étude]]></category>

		<category><![CDATA[identité numérique]]></category>

		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>

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		<description><![CDATA[La soucoupe accueille pour la première fois le blog du groupe Chronos. Dans ce billet, Bruno Marzloff revient sur le "Baromètre Grand Public sur les Identités Numériques". ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="text text-post" style="text-align: center">
<p style="text-align: center"><img class="size-full wp-image-10024 aligncenter" src="http://owni.fr/files/2010/03/identite.jpg" alt="identite" width="387" height="339" /></p>
<p style="text-align: left"><strong>La soucoupe accueille pour la première fois <a href="http://www.groupechronos.org/index.php/fre/blog" target="_blank">le blog du groupe Chronos</a>. Dans ce billet, Bruno Marzloff revient sur  le &#8220;Baromètre Grand Public sur les Identités Numériques&#8221;. </strong></p>
<p style="text-align: left">Réalisé par l&#8217;IDATE, commanditée par la Caisse des Dépôts et l&#8217;ACSEL,  le &#8220;Baromètre Grand Public sur les Identités Numériques&#8221; (<a id="kvz1" title="barometre-sur-la-confiance-des-francais-dans-le-numerique" href="http://www.lesechos.fr/info/hightec/300416388-le-barometre-sur-la-confiance-des-francais-dans-le-numerique.htm" target="_self">pdf</a>) publiée ce jour est passionnant. Il traite de  cette autre vie qui se construit en ligne sur laquelle nous disposons  pour la première fois d&#8217;une enquête digne de ce nom.</p>
<p style="text-align: left"><strong>État des lieux</strong></p>
<p style="text-align: left">68% de la population française est internaute et  76% des internautes sont connectés tous les jours. 85% ont déjà acheté  et 80% consultent ainsi leurs comptes bancaires et déjà 10% se  connectent tous les jours sur leur mobile. D&#8217;où une multiplication des  identités numériques. En moyenne, l&#8217;internaute français possède 12  comptes : 2 à 3 adresses mail, 2 pseudos pour les utilisateurs de forums  et un compte sur 4 sites de commerce. Surprise ! Seuls 11% des Français  craignent que leurs identités soient utilisées.</p>
<p style="text-align: left">Tout cela  appelle de nombreux commentaires. Retenons ceux des Échos (<a id="ip4b" title="la-confiance-des-francais-mesuree" href="http://www.lesechos.fr/info/comm/020397488300-numerique---la-confiance-des-francais-mesuree.htm" target="_self">ici</a> et <a id="l3v6" title="neuf-internautes-francais-sur-10-font-des-demarches-administratives-en-ligne" href="http://www.lesechos.fr/depeches/france/afp_00236846-neuf-internautes-francais-sur-10-font-des-demarches-administratives-en-ligne.htm" target="_self">là</a>) qui s&#8217;est saisi de l&#8217;étude et l&#8217;a commentée dans  un dossier. Le double sens du titre est peut-être voulue - <a id="dn1e" title="la-confiance-des-francais-mesuree" href="http://www.lesechos.fr/info/comm/020397488300-numerique---la-confiance-des-francais-mesuree.htm" target="_self">La  confiance des Français mesurée</a> -, il est juste : on est vigilant,  mais on est séduit par la praticité dans un quotidien encombré.</p>
<ul style="text-align: left">
<li>&#8220;On est à un moment charnière où se profile une augmentation  exponentielle des services numériques pour passer de la transmission  d&#8217;informations à la généralisation des transactions en ligne […] Il  faudra trouver un équilibre entre la simplicité, la sécurité et la  garantie des libertés individuelles.&#8221;</li>
</ul>
<ul style="text-align: left">
<li> &#8220;On est face à une somme considérable d&#8217;usages nouveaux et on  manque de visibilité sur leur évolution, notamment pour les réseaux  sociaux.&#8221;</li>
</ul>
<p style="text-align: left">Nous voyons se mesurer ce qui n&#8217;était qu&#8217;une évidence sans  chiffrage. Déjà en 2007 (<a href="http://www.groupechronos.org/themas/dossiers/le-jeu-d-adresses-ou-les-masques-du-nomade" target="_self">Le jeu d&#8217;adresses ou les masques du nomade)</a>, nous  soulignions la floraison d&#8217;adresses, d&#8217;identités, de login et autres  mots de passe : &#8220;la mobilité devient un jeu d&#8217;adresses et oblige à  concevoir des modèles d&#8217;adressage innovant. Comment l&#8217;usager  contrôle-t-il sa communication et l&#8217;organisation de son propre système  d&#8217;informations ?&#8221;, interrogions-nous. Nous savons aujourd&#8217;hui que si  l&#8217;usage prime sur le risque – comme le confirme l&#8217;étude –, les Français  formulent un équilibre intéressant sur la confiance qu&#8217;ils accordent ou  non.</p>
<ul style="text-align: left">
<li>Ils dispersent leurs identités numériques. L&#8217;internaute moyen a 12  adresses si on additionne les comptes en ligne, les identifiants  bancaires, les achats en ligne, les adresses de messagerie instantanées  ou non, celle des réseaux sociaux et autres pseudo de forum.</li>
</ul>
<ul style="text-align: left">
<li>A ce premier masque s&#8217;en ajoute un autre : 1/3 des internautes  fournissent des informations volontairement erronées lorsqu&#8217;ils  remplissent des formulaires en ligne.</li>
</ul>
<ul style="text-align: left">
<li>Avec &#8220;une sensibilité à la communication des données qui varie selon  le type et le niveau d&#8217;intimité des données&#8221; : On lâche très facilement  le nom et le prénom (94%), mais on est jaloux de ses informations sur  sa vie personnelle (49% sont prêt à donner des informations de ce type)  et encore plus sur sa santé (29%).</li>
</ul>
<ul style="text-align: left">
<li>Cela explique que seul 1/5 internaute serait prêt à utiliser une  carte d&#8217;identité électronique. Si la &#8220;facilité d&#8217;usage d&#8217;une identité  unique&#8221; et &#8220;l&#8217;évitement de la ressaisie des identifiants&#8221; sont reconnues  par une personne sur deux, le risque prévaut et la grande majorité  préfère jouer avec plusieurs identités.</li>
</ul>
<p style="text-align: left">Puisqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un baromètre, il faut s&#8217;attendre à le voir  renouveler. Il faudra alors être attentif à ce qui se passera sur <a id="vo54" title="-les-memoires-du-mobile" href="http://www.groupechronos.org/fre/blog/le-mobile-jeu-d-adresses-3e-partie-du-dossier-le-hub-les-memoires-du-mobile" target="_self">le mobile qui  concentrera progressivement toutes les adresses</a>, dont l&#8217;usage  appellera de nouveaux identifiants (notamment pour les transactions du  quotidien), sans oublier que l&#8217;outil est beaucoup moins ergonomique pour  les identifications que le PC, posant de fait de nouvelles questions.</p>
<blockquote><p>Billet initialement publié sur  <a href="http://www.groupechronos.org/index.php/fre/blog" target="_blank">le blog du groupe  Chronos</a></p>
<p style="text-align: left">Image <a href="http://www.flickr.com/photos/purprin/">purprin</a> sur Flickr</p>
</blockquote>
</div>
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		<title>Liberté d&#8217;Internet : Lawrence Lessig secoue le parlement italien</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 08:43:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Media Hacker</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Internet]]></category>

		<category><![CDATA[Politique]]></category>

		<category><![CDATA[Vidéo]]></category>

		<category><![CDATA[Chambre des députés]]></category>

		<category><![CDATA[creative commons]]></category>

		<category><![CDATA[droit d'auteur]]></category>

		<category><![CDATA[Italie]]></category>

		<category><![CDATA[Lawrence Lessig]]></category>

		<category><![CDATA[libertés numériques]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 11 mars, l&#8217;inventeur des Creative Commons a tenu un discours à la  Chambre des députés, à Rome, pour défendre les libertés numériques,  alors qu&#8217;un tribunal de Milan s&#8217;est prononcé, le 24 février dernier,  pour la responsabilité pénale de Google avec un arrêt qualifié d&#8217;&#8221;attaque à la démocratie&#8221; par les États-Unis. Voici l&#8217;allocution intégrale  de Lawrence Lessig.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 11 mars, l&#8217;inventeur des Creative Commons a tenu un discours à la  Chambre des députés, à Rome, pour défendre les libertés numériques,  alors qu&#8217;un tribunal de Milan s&#8217;est prononcé, le 24 février dernier,  pour la responsabilité pénale de Google avec un arrêt qualifié d&#8217;&#8221;attaque à la démocratie&#8221; par les États-Unis. Voici l&#8217;allocution intégrale  de Lawrence Lessig.</p>
<a href="http://owni.fr/2010/03/14/liberte-dinternet-lawrence-lessig-secoue-le-parlement-italien/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a>
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