Geek underground: une fabuleuse expérience de “sexualité augmentée”

Le 20 novembre 2010

Délaissant le geek mainstream, point désagréable mais si commun, La Peste nous invite à découvrir de plus obscurs charmes mâles, qui déclinent à leur façon l'art de la bidouille corporelle.

Dans la catégorie “analysons le web et rationalisons l’homo numericus”, les mÅ“urs sexuelles du geek constituent une inépuisable source de rédactionnel facile : le geek, cet être étrange venu d’ailleurs, semble en effet inspirer les pisse-copie 2.0, dont je fais humblement partie (ceci expliquera peut-être que j’aie un jour entrepris de donner aux geeks un mode d’emploi du clitoris).

Le geek mainstream : orgasme et mozzarella au programme.

Étant admis que le geek n’est pas vraiment un être humain mais pas tout à fait un alien, nous autres loleurs du web nous appliquons à exploiter le filon et produisons sans scrupules de la vanne geekesque au kilomètre, les geeks eux-mêmes contribuant à propager les clichés (preuve d’un savoureux sens de l’autodérision). C’est ainsi que l’internaute lambda en est venu à considérer le geek, dans son acception commune, comme un individu un peu asocial, gamer invétéré capable de jouer en réseau des nuits entières, se nourrissant exclusivement de pizzas et de Coca même pas Zéro, plutôt timide mais passionné, et doté d’un tempérament de feu.

Oui, le geek est supposé baiser comme un Dieu, tout empli qu’il est de cette bienfaisante frustration sexuelle générée par des heures semaines mois de réclusion volontaire. En gros, une femelle un peu agile et capable de s’extasier vaguement sur Asimov ou de mouiller sa culotte devant une Xbox a de grandes chances de choper sans se fatiguer du geek consentant et dévoué.
Mais tout ça ne représente qu’une version expurgée des choses. Et la description peu flatteuse d’un ado attardé fusionnant avec sa manette n’est jamais qu’une caricature du geek mainstream, dont les spécificités restent totalement accessibles, même pour le grand public : facile à comprendre, facile à choper.

Il faut donc creuser soigneusement le sujet pour découvrir le côté obscur de la geekitude, à savoir un autre genre de geek, plus discret, en retrait des réseaux sociaux, vivant le web à sa façon et ignorant superbement l’existence du Pizza Hut le plus proche. Un peu plus âgé que son homologue mainstream, un peu plus diplômé, et bien plus cérébré, c’est le geek underground. Une pépite. Un diamant brut. Là où le geek mainstream met de la fougue en pagaille, le geek underground distillera un érotisme raffiné. Et puissant. Le cul avec un geek underground, c’est l’expérimentation d’une réalité (sexuelle) augmentée.

Eh oui, le concept de réalité augmentée se décline à l’infini. Et les notions qui le sous-tendent sont parfaitement transposables, y compris au sexe. Il y a quelques jours, Éric Scherer nous parlait bien de “journalisme augmenté“… Et dans le deuxième point abordé, il évoquait le fait de “lâcher prise sur ses contenus et laisser les contenus extérieurs entrer”. Ooooh mais je suis tout à fait d’accord, Eric. Rien de tel que de laisser entrer des contenus extérieurs. Surtout s’il s’agit de ceux du geek underground, un homme à même d’augmenter la sexualité en décuplant nos facultés de perception proprioceptives. Comment fait-il ? C’est très simple : sur le schéma classique d’une partie de baise ordinaire, il implémente un système permettant de superposer l’intelligence au sexe. Et là, on obtient du vrai cul en 3D, en une alchimie qui n’a plus rien de virtuel.

Le geek underground est donc capable non seulement d’irriguer en simultané son cerveau et sa queue, mais il considère en outre ces deux organes comme des zones érogènes équivalentes.
Ceci dit, s’il nous ouvre la voie vers une sexualité augmentée, il est moins facile à apprivoiser que le geek mainstream. Normal : son fonctionnement est plus complexe. Et l’homme est un peu sauvage. En gros, il se mérite. Portrait d’un spécimen d’exception.

Le geek underground n’aime pas le web 2.0. Et ça, c’est hot.

Facebook le débecte. Twitter le navre. MySpace est une incarnation du Diable, en la personne de Murdoch, cette innommable raclure. Contrairement au geek mainstream qui est un pur produit de l’internet social, le geek underground a une conscience aiguë des ressorts les plus subtils de l’exploitation commerciale des données personnelles de l’utilisateur. À juste titre, il y est donc fortement opposé. Et son argumentation ne se résume pas à un poing levé contre le Grand Capital, loin de là ! Une solide documentation vient appuyer son point de vue.

Une femme capable d’envisager froidement la portée économique des ressorts du web 2.0 et de soutenir une discussion hargneuse sur le fonctionnement discutable des pure players, par exemple (et si possible en se faisant l’avocat du diable, proférant des énormités du style : “Non mais sans déconner, LePost et Rue89, c’est quand même une formidable aventure humaine, c’est pas vraiment une histoire de fric !“) a donc de fortes chances de finir la soirée épinglée sur le canapé, avec l’ourlet de sa jupe qui lui chatouille les oreilles.

Certes, ça demande un peu plus d’implication personnelle que la pose soigneuse d’un mascara pailleté ou le visionnage de l’intégrale de Big Bang Theory, mais en terme de retour sur investissement, c’est carrément plus rentable : la prestation du geek underground est inversement proportionnelle à l’intensité de son aversion pour le web 2.0. Il maîtrise donc aussi bien le cunnilingus que le sacro-saint principe du no free lunch. Alors oui à l’orgasme augmenté (d’une touche de conflit idéologique).

Le geek underground ne joue pas. Il code.

Chez lui, pas de console. Et dans son PC, pas de carte graphique super cosmique. Il s’en cogne, il ne joue pas. Pour se détendre, le soir après le boulot, il se consacre à des projets personnels militants. Et qu’on ne s’y trompe pas : s’il adhère volontiers au slogan de Wordpress (“Code is poetry”), il méprise un peu ces ersatz de CMS tout juste bons à faire de l’internaute un branleur sous assistance respiratoire php. Pour lui, si à 30 ans t’es pas sous SPIP, t’as un peu raté ta vie.

D’ailleurs, les développeurs SPIP sont la référence absolue. Bien sûr, pour passer sous SPIP il faut mettre les mains dans le cambouis, mais une blogueuse qui souhaiterait s’envoyer un geek underground aurait tout intérêt à ne pas trop se vanter de maîtriser Wordpress, et à lâcher cet outil de grosse feignasse pour rejoindre la grande famille SPIP. Car pour faire bander un geek underground, il ne suffit pas de le comprendre : il faut montrer ce qu’on sait faire. Mais pas de panique : si la perspective de dézipper SPIP est trop angoissante (ça peut rebuter, à froid, même si au final ce n’est pas plus compliqué que Wordpress), il est possible d’opter pour l’observation participante en se contentant d’admirer l’homme à l’Å“uvre, à condition bien sûr d’être suffisamment renseignée pour piger de quoi il parle, histoire de rebondir sans se vautrer.

Tu veux que je pianote sur ton clavier ?

En effet, SPIP étant le minimum syndical et constituant le prérequis de toute geekerie militante, notre geek voit plus loin, et donne vie à sa propre conception du réseau social de niche. Et là, c’est forcément chez Elgg que ça se passe… Elgg, l’outil open source permettant de créer un réseau sur mesure.

Alors si l’on candidate pour une séance de baise augmentée, comprendre le fonctionnement d’Elgg et savoir poser des questions pertinentes peut s’avérer profitable à deux niveaux : tout d’abord, la maîtrise du sujet créé une communauté d’intérêts extrêmement bandante. Ensuite, la réponse aux questions posées permettra d’apprécier à sa juste valeur le fonctionnement cérébral du geek underground.

À titre de symbole, il serait donc utile :
- de pouvoir comparer avec lui l’intérêt des deux packs Elgg (le core engine ou le pack complet) selon qu’il souhaite se lancer dans du développement vraiment particulier ou au contraire se contenter de piocher dans les community plugins pour agrémenter le réseau de base
- de savoir que The Wire constitue le Twitter interne d’Elgg
- de piger qu’une des grandes forces d’Elgg, dans le cadre d’un réseau social affranchi de l’exploitation commerciale des données personnelles, c’est de permettre l’hébergement du code sur son propre système
- de savoir se montrer indulgente face aux problèmes typiques rencontrés par un concept pas encore très bien rôdé (et là, c’est le moment de placer l’expression “compatibilité ascendante”).

Au-delà de ça, et de façon plus globale, être capable d’encaisser des critiques au sujet d’un bout de code “pas propre”, et de comprendre pourquoi, ça peut toujours servir.

Alors d’accord, tout ça demande du souffle et empiète sur le temps normalement consacré à se faire un gommage. Mais se donner cette peine, c’est mettre son cerveau au service de son cul : et ça, c’est un formidable service à se rendre. Bienvenue dans un monde d’érotisme augmenté (d’une communion des âmes dans une plateforme intègre).

Le geek underground ne râle pas. Il milite.

Par petites touches, sans ostentation, et avec une grande cohérence au quotidien, il s’engage. Exemples significatifs :

- Du Coca Zéro ? Cette boisson de geek abruti et de pétasse frivole ? Il n’y en a pas chez lui. Parce que Coca-Cola assassine des syndicalistes colombiens. Et le docu réalisé par German Gutierrez et Carmen Garcia valide son point de vue. Du coup, mieux vaut ouvrir une bonne bouteille de bordeaux.
- Les liens ouvrants ? C’est le Mal, expliquera-t-il. Pourquoi ? Mais parce que Jakob Nielsen, gourou du web, l’a dit un jour. Dans une de ses alertbox. Le 30 mai 1999, précisément. Le lien ouvrant, c’est la négation de liberté de l’internaute, ça provoque la perte de l’historique, bref c’est un manquement à l’éthique implicite de tout webmaster qui se respecte. Merde quoi. (Conseil de survie : si l’on se trouve sur le site d’un geek underground et qu’on s’apprête à cliquer sur un lien hypertexte, mieux vaut cliquer sur la molette centrale de la souris. Voilà. Comme ça, on ne perd pas la page initiale. Ce qui est le souhait de tout individu normal.)
- Le commerce équitable ? Oui, mais pas n’importe comment. À l’opposé des bobos stupides qui bouffent du quinoa en se la pétant écolo sans penser une seconde aux litres de kérosène nécessaires à l’importation de cette herbacée d’Amérique du Sud, le geek underground réfléchit et achète intelligemment sa musique (oui, il est souvent punk), ses bouquins (non, il ne lit pas de la daube), et même son café.

Proudly powered by Elgg.

- La lecture sur le web ? Pourquoi pas… Mais de la bonne, alors, pas du contenu frelaté. On trouvera donc dans ses flux le rézo, le blog de Jean-Pierre Martin, celui de Tristan Nitot, Les Nouvelles News, sans oublier Brave Patrie et d’autres sites de qualité.

Globalement, la tranquille conviction avec laquelle il défend son steak rend le geek underground encore plus désirable : loin des grandes gueules à pancarte qu’on n’entend militer que lors des manifs annuelles ou de l’autarcie décérébrée des gamers en manque de chatte, il est solidement ancré dans la réalité, et fait preuve d’une crédibilité que rien ne vient entacher.

Et au pieu, il est comme dans la vie : crédible, solidement documenté et totalement impliqué. La levrette augmentée (d’une pointe d’html ou de contestation sociale), c’est un délice insoupçonné.

Le geek underground : l’essayer c’est l’adopter.

Au final, ce geek un peu à part est une valeur sûre, trop souvent méconnue. Il serait utile de commercialiser un logiciel permettant, selon les principes mêmes de la réalité augmentée, d’intégrer virtuellement le geek underground dans notre lit, histoire de se faire une idée précise de la prestation.

Ce que j’en pense à titre personnel ? Je valide totalement ce spécimen de mâle. Je le recommande, même.

Mais en attendant, mes blogs personnels sont toujours sous Wordpress, je tweete quotidiennement, j’ai descendu un litre de Coca Zéro en écrivant cet article, et tous les liens que j’y ai insérés sont ouvrants. Faut croire que je ne suis pas une bonne recrue.

Images CC Flickr César S.., mac steve, Fonzie’s cousin et adpowers

Une CC Rosekipik

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  • Fred Bird le 20 novembre 2010 - 15:59 Signaler un abus - Permalink

    Avant tout, le geek est un casse-couilles coupeur de cheveux en quatre et intégriste parce que son projet open-source obscur est totalement plus mieux que l’autre projet obscur que tu cites.

    Non mais SPIP, huhuhu. Et pourquoi pas Joomla ou Drupal pendant que tu y es ? Django, y’a que ça de vrai ;)

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  • cholera le 20 novembre 2010 - 16:46 Signaler un abus - Permalink

    Merde on est repérés…
    J’aurais quand même ajouté en vrac Drupal, Jarring effect en plus du café zapattiste…

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  • Sombre le 20 novembre 2010 - 17:57 Signaler un abus - Permalink

    Loading…

    [........................................................]

    Mais chut !!! C’est quoi ces manières de balancer le geek underground en pleine lumière ??? Alors qu’on passe du temps à donner l’image du gamer nolife, histoire de continuer à vivre l’impact technologique sur l’humanité, en s’éclatant comme il faut ?

    Donc cet article est faux : hackers, geeks, nerds, hotaku sont simplement ceux qui ont un iphone et sont sur facebook. L’homo connecticus n’existe pas. Dormez en paix.

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  • Fwedc le 20 novembre 2010 - 18:16 Signaler un abus - Permalink

    Ouais donc un geek underground c’est un peu comme un adepte du tuning, il a une voiture comme (presque) tout le monde, mais la sienne elle vaut mieux que les autres ! Brice de Nice dirait il fait du Bodisme …
    Et sa compagne ? elle a intérêt à s’y connaitre voire à repeindre sa Twingo en rose sinon c’est même pas la peine !
    Super article et qui en plus m’a ouvert l’esprit … Désormais je cliquerai sur la molette au lieu de , bêtement, cliquer droit et “ouvrir dans un nouvel onglet” … Je vais m’undergrounder !
    Merci !

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  • tetue le 20 novembre 2010 - 18:43 Signaler un abus - Permalink

    On n’a pas du coucher avec les mêmes :-P

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  • GouineMum le 20 novembre 2010 - 18:56 Signaler un abus - Permalink

    SPIP, bof… TextPattern rulez :-)

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  • Swâmi Petaramesh le 20 novembre 2010 - 20:13 Signaler un abus - Permalink

    Ouais, moi je m’en fous hein, je fais le crypto-geek under-under-underground en underwear.

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  • Izo le 20 novembre 2010 - 20:37 Signaler un abus - Permalink

    Merde j’avais fait le rapport entre Spip et ma vie sexuelle . Plus sérieusement , c’est le terme geek qui est complètement galvaudé. Je me considère plus comme un hacker que comme geek. J’adapte et bidouille des outils pour me permettre d’exprimer ce que je ressent . Soit par Spip , soit par la photographie, soit pas la musique… J’ai déjà du jailbreaker une fille ou deux.

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  • La Peste le 20 novembre 2010 - 21:06 Signaler un abus - Permalink

    Aaaaah, ils flippent sévère, hein, les démasqués ;)

    @Fred Bird : toi t’es un enculeur de mouches mais je t’aime quand même. La prochaine fois qu’on bouffe ensemble, je te parlerai de Joomla. Jusqu’à ce que mort s’ensuive ;)

    @cholera : ouais. Fini l’anonymat. Maintenant va pas falloir me faire mentir hein, donc faut assurer au pieu.

    @sombre : c’est pas plutôt toi qui aurais peur de ne plus pouvoir dormir en paix, harcelé par des hordes de femelles en appétit ? ;)

    @Fwedc : le clic central a changé ma vie. En plus, ça me permet de briller dans les soirées macarons/rabbit. Un vrai plus, socialement parlant.

    @tetue : je veux bien partager mon fichier… Solidarité fait loi.

    @GouineMum : je note.

    @Swâmi Petaramesh : on peut avoir une photo ? On se rend pas bien compte, décrit comme ça…

    @Izo : Le hacker, ça a l’air bien aussi… Et les filles jailbreakées, si tu leur casses une pièce, t’arrives encore à faire fonctionner la garantie ?

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  • Swâmi Petaramesh le 20 novembre 2010 - 21:09 Signaler un abus - Permalink

    ‘toute façon une photo de moniteur à la pomme pour illustrer un article sur les “geeks” ça fait carrément pas crédible une seconde. Ça fait journaliste qu’a été acheter une pizza et photographier SON écran pour faire son article sur le geek underground… Parce que le geek underground, non seulement il ne va pas sur Face de Bouc, mais au prélavable, il n’a pas de Machintoc. Non plus.

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  • La Peste le 20 novembre 2010 - 21:14 Signaler un abus - Permalink

    @Swâmi Petaramesh : oui, je sais, le geek n’a pas de mac. Mais je jure que ce n’est pas moi qui ai pris la photo… Moi j’ai rendu l’article aux tauliers d’OWNI. Et ils l’ont illustré. Et j’ai validé chaudement les illustrations parce que la pizza, ça rendait plutôt pas mal.

    (De toute façon je mange pas de pizza en ce moment. Je fais rien qu’à rouler des makis moi-même. Je sais, c’est la classe américaine).

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  • Fred Bird le 20 novembre 2010 - 21:40 Signaler un abus - Permalink

    @LaPeste Ah ah je dirais même plus, enculeur de cheveux en quatre. En plus ton truc là Elgg, je vois même pas ce que c’est.

    @Swami Et pourquoi le geek il aurait pas un Mac d’abord ? Perso quand j’en ai eu marre de fourrer mes gros doigts dans le shell pour les mettre dans des endroits plus intéressants, j’ai laissé tomber mon linux pour un unix plus sexy. Et je peux encore mettre les doigts dans le shell quand l’envie m’en prend ;)

    Pour pousser un peu l’idée de mon premier comm, le geek (ou nerd, ou hacker) c’est un peu comme le gauchiste, il aime à faire le marginal et à ne pas pouvoir être classé dans une boîte trop mainstream. Sauf que la scission il l’appelle fork :)

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  • chuck root le 20 novembre 2010 - 21:41 Signaler un abus - Permalink

    Amusant, après Spip et une photo de mac.. ça te laisse un arrière goût. Dois je comprendre qu’aimer le DIY, PF, le design pattern et prolog c’est être misantrope ?

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  • Swâmi Petaramesh le 20 novembre 2010 - 22:11 Signaler un abus - Permalink

    Le geek n’a pas de Mac, point.
    L’ancien geek embougeoiboboisé qui bosse à l’I.T. d’une boîte américaine, a un Mac.

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  • Izo le 20 novembre 2010 - 22:13 Signaler un abus - Permalink

    Pour le jailbreak faut parfois passer par une porte dérobée et trouver une faille

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  • Nico le 21 novembre 2010 - 0:43 Signaler un abus - Permalink

    @LAPESTE : PHP beark, le geek underground n’a plus qu’un petit effort a faire en changeant de langage pour gravir une étape supplémentaire.

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  • Gromitflash le 21 novembre 2010 - 15:05 Signaler un abus - Permalink

    En fait, c’est triste de voir quelqu’un effleurer autant la vérité.
    Parce que ton geek underground ben … c’est juste un nerd qui fait du militantisme.

    Et voilà partie avec l’eau du bain la culture geek, Holdstock, Spinrad, K. Dick (ouais, Asimov est beaucoup trop mainstream … mais K. Dick le devient aussi) et tout ce qui fait un geek : le refus de la pensée unique, l’originalité, l’altérité et l’ouverture au monde.

    Peut mieux faire :D

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  • La Peste le 21 novembre 2010 - 15:40 Signaler un abus - Permalink

    @Gromitflash : mmm, je vois ce que tu veux dire… Mais pour être sincère, la vérité dont tu parles n’a pas été effleurée : elle a été palpée de près puis sciemment boudée ;)

    Car si mon geek underground est un nerd militant, ton geek à références est un cérébré soporifique sans potentiel érotique flagrant(à mes yeux du moins)… Et s’il a ses mérites, que je ne conteste pas, il n’est pas vraiment baisable… Et ne me semble pas un amant à recommander ;) En fait, le mec que tu décris, on dirait mon père. Or, le trip oedipien me laisse froide ;) Je vais donc m’en tenir à mon tripoteur de code qui réseaute sous elgg :)

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  • paul le 22 novembre 2010 - 10:01 Signaler un abus - Permalink

    Yo !
    et le geek underground il est jamais un peu pd ? il est à ce point inemaginable qu’il veuille coucher avec un gars ? il aurait alors au moins préciser qu’un de ses mauvais coté est son hétérocentrisme.

    sur ce

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  • La Peste le 22 novembre 2010 - 10:12 Signaler un abus - Permalink

    @paul : Cet article est très clairement, et de façon assumée, hétérocentré. Ce qui est rare, d’ailleurs, en ce qui me concerne, étant donné que mon propos général sur la sexualité ne l’est pas (je parle là de mon lieu de travail, c’est-à-dire ZoneZeroGene).

    Donc oui, l’article est totalement hétérocentré, et le portrait caricatural que j’ai brossé ici est celui d’un hétéro, et en plus c’est volontaire, honte sur ma face, je sais, c’est moche de ma part.

    Je ne présenterai pas d’excuses pour ça, ceci dit. :)

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  • Simplet le 22 novembre 2010 - 10:41 Signaler un abus - Permalink

    C’est marrant de voir tous ces débats pour savoir dans quelle case on va pouvoir faire rentrer tel ou tel individu (qui au passage, dès qu’il sera dans sa case va tout faire pour en sortir aussi vite ! non mais des fois ! on a sa liberté !)

    Gromitflash
    “Et voilà partie avec l’eau du bain la culture geek, Holdstock, Spinrad, K. Dick (ouais, Asimov est beaucoup trop mainstream … mais K. Dick le devient aussi) et tout ce qui fait un geek : le refus de la pensée unique, l’originalité, l’altérité et l’ouverture au monde”

    Asimov est mainstream, K. Dick le devient… Qu’est-ce que ça enlève à ce qu’ils ont écrit ? C’est un goût ou une position sociale qui est défendue là ?
    Le geek cherche l’altérité et l’ouverture au monde, mais que le monde ne vienne pas le faire chier !! Il a le monopole des bonnes lecture, des bonnes musiques, etc, qui sont honteusement reprises par le monde auquel il dit s’ouvrir, et qui perdent aussitôt toute qualité !

    Le geek gerbe sur facebook ? Mais pourquoi donc ? Parce que ça le souillerait de se mélanger à la plèbe ? Qu’il choisisse de développer les réseaux underground, ok, mais alors il suffit de dire que facebook ne l’intéresse pas, plutôt que de lui vouer un tel mépris…
    Parce que militer dans son carré d’herbe verte, désolé, mais c’est un peu facile, autant que de prêcher des convaincus… Le militant, s’il veut donner un peu d’écho à sa pensée (tellement unique, profonde, anti-mainstream, brillante…) doit à un moment se frotter à l’altérité (tiens ! on la retrouve !), donc à des non-militants… Défendre l’altérité, et être trop condescendant pour prêcher des noob, je trouve que ça a un côté un peu hypocrite.

    Désolé pour ce coup de gueule ! Mais je trouve qu’on flirt très vite avec le mépris dans ce type de débats…

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  • ceriselibertaire le 22 novembre 2010 - 10:42 Signaler un abus - Permalink

    Quoi le geek underground ne suit pas ceriselibertaire? C’était pourtant ma cible.

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  • ceriselibertine le 22 novembre 2010 - 10:45 Signaler un abus - Permalink

    Au moins que le geek undergroud viennent visiter baiserfrancais le site entièrement consacré au cunnilingus. Il pourra ainsi flamber dans les cocktails et il pourra rencontrer des lectrices délicieuses qui se dévoilent entièrement leurs pensées les plus intimes.

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  • La Peste le 22 novembre 2010 - 10:52 Signaler un abus - Permalink

    @Simplet : Moi j’aime les coups de gueule :) C’est salutaire, ça soulage, et la plupart du temps c’est d’utilité publique.

    Ceci dit, ici on est tout de même clairement dans la caricature, le trait grossi, l’ironie, et la pub honteuse pour une catégorie de mâle über-fuckable ;)

    Donc OUI, bien sûr que je comprends ton point de vue… Veillons cependant à ne pas trop débattre là où, au départ, il s’agissait simplement de se marrer un peu :) (Du moins pour moi)(mais j’empêche personne de débattre hein, je m’en fous, ici je suis pas taulière, donc c’est pas tellement mon problème)

    (Et je gerbe également Facebook et MySpace, pour ce qui touche à l’exploitation commerciale des données personnelles, rien à voir avec le concept de “plèbe”):)

    Quant à la catégorisation des individus, je veux dire EN VRAI DANS LA REALITE, je suis contre, évidemment. Le premier/la première qui me range dans une case, je lui poutre la tronche. Ceci dit, dresser le portrait ironique de la connasse, de l’amant coincé, du romantique de la bite etc (comme je l’ai fait là-bas sur zzg)… ça me fait toujours bien rire. Et j’adore l’idée de faire un boulot qui me permet de me faire marrer. Même (surtout ?) quand je ne fais rire que moi. ;)

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  • Loone le 22 novembre 2010 - 11:48 Signaler un abus - Permalink

    Son projet bien obscur et bien génial en bandoulière, un vieux geek underground – marié et boboifié dans son jus d’origine – a bien rigolé à cette lecture.

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  • Sombre le 23 novembre 2010 - 0:10 Signaler un abus - Permalink

    [Segmentation Fault]

    Il se fait tard, j’avais lu “Moi j’aime les coups de _queue_” dans le post précédent de LAPESTE… Le coté salutaire, qui soulage, et d’utilité publique m’avait plu :)

    Je vais m’endormir sur cette note poétique…

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  • Ysabeau le 23 novembre 2010 - 0:22 Signaler un abus - Permalink

    Mouais, de tous les cms que j’ai essayé, Spip est le plus accessible. Même l’installation est plus simple (quand on décrypté le vocabulaire de la page de téléchargement, il est vrai).

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  • Gromitflash le 23 novembre 2010 - 2:12 Signaler un abus - Permalink

    @Simplet :
    Je vais te répondre.
    Je pense que rien n’est enlevé à K Dick ou à Asimov. Ces auteurs sont géniaux, ont créé la SF moderne. On peut les lire, les aimer, les mettre sur un étagère et les relire.

    Le soucis c’est que ces auteurs n’ont rien produit depuis 83, date à laquelle notre regretté Philip nous a quitté, ce qui a réduit sa production littéraire annuelle.

    Ce n’est pas une question de position sociale, c’est une question de réalité. Le mainstream a déjà été vu, c’est très bien que les autres commencent à s’y intéresser. Moi j’ai une tendance à aller voir ailleurs parce que justement ça me donne des trucs à mettre sur le tapis quand je parle avec des gens.
    Pourquoi personne ne lit-il Galaxie, Bifrost, Fiction ? Pourquoi est-ce qu’on voit des auteurs mainstream sur les plateaux mais jamais, par exemple, Mauméjean, Barbéri, Damasio, et j’en passe ? Pas assez fédérateurs ? Ce sont pourtant des écrivains français importants qui évoquent des sujets rares sous des angles novateurs avec une grande maitrise de la langue.

    Le problème est réellement un problème de mépris, mais ce mépris est rendu au mainstream qui regarde de haut ce qui ne l’est pas.

    @LaPeste :
    Certes non, il ne s’agit pas d’un geek à référence. Juste de quelqu’un avec une immense imagination et une culture de l’imaginaire.

    Si après le fantasme (après tout fantasy est le mot anglais qui a donné un type de littérature très apprécié des geeks) te laisse froide … c’est ton droit.

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  • Simplet le 23 novembre 2010 - 10:17 Signaler un abus - Permalink

    @LaPeste
    OK, j’ai tendance à m’enflammer, mais comme tu dis, c’est salutaire, et ça soulage!
    Alors effectivement, c’est peut-être pas le lieu pour couper les cheveux en 4…
    Mais contrairement à ce que j’ai laissé entendre dans mon premier commentaire, je me suis quand même bien marré en lisant ton billet !

    @Gromitflash
    Merci pour ta réponse,
    Je suis tout à fait de ton côté quand tu dis qu’il faut toujours aller voir ailleurs, découvrir les nouveaux artistes.
    Ce que je voulais simplement souligner, c’est qu’il ne faut bien sûr pas écarter au passage ceux que le mainstream a récupéré. Parce que je pense que rendre son mépris au mainstream est finalement peu productif : ça ne fait que creuser encore plus le fossé… Il faut à mon avis plutôt se battre pour diffuser au plus large, en commençant autour de nous : c’est plus gratifiant, et ça aide à ne pas se retrouver coincé dans une opposition systématique.

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  • volverine le 24 novembre 2010 - 9:38 Signaler un abus - Permalink

    ne sachant pas si je suis geek has been ou gamer hard core …je trouve l’article interressant mais parfois , la clarté est preferable a l’obscur ,en bref pour mon petit cerveaux il m’est parfois difficile de suivre le cours de celui ci car il est un peu comme l’ardeche , parfois calme un instant et rapide et cahotique a d’autre
    bonne continuation a vous meme si je ne comprends pas les sens de toute votre palette d’iddées ………

    un has been (tres certainement )

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  • yop le 24 novembre 2010 - 11:05 Signaler un abus - Permalink

    mdr excellent cet article!

    bon il va falloir calmer des esprits, parce que le geek underground est un puriste, il code pas, il fait du html pur et dur a l’ancienne (parfois php c’est vrai), et comme c’est un glandeur, les CMS comme SPIP, joomla ca l’emmerde de mettre les pieds dedans. Les pieds oui, parce qu’il prefere taper du pied que tendre la joue. et oui, parce que le geek underground s’autosuffit, et se contente de peu, c’est un minimaliste sur-adapté, ce qui peut le faire paraitre totalement branleur aux yeux des autres, mais il n’en est rien, il a de la ram sous le proce le cochon.
    en fait le geek underground a un plan; devenir riche pour pouvoir vivre sa vie, et y compris pouvoir sauver le monde, oui le G.U. est idealiste et surement le dernier bon samaritain avec une ame et une sensibilité sans pareil. c’est donc un bon parti ‘idealement’ en pls d’etre un king au pieu, avec ses 11 doigts super agiles!
    en tout cas Lapeste, joli portrait dans lequel tu as rendu sa reconnaissance à toute une partie de l’humanité qui se cherchait entre geek et nolife, et qui se retrouve bien heureux en geek -1.0, l’essence du geek obscur… reste a nous brosser le portrait des geekettes underground, parce que serieux, pour les choper faudrait deja les trouver! alors un ptit coup de pouce serait sympa, genre organiser un speed fucking histoire que les GU puissent avoir leurs ports usb en feu plus souvent. ceci dit, faudrait aussi creer des villes underground parce que si tu nous donne des femmes avec qui s’emboiter parfaitement, on sortira plus de chez nous….et on deviendra une espece disparue

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  • La Peste le 24 novembre 2010 - 17:06 Signaler un abus - Permalink

    @yop : Je suis totalement in love de ton commentaire.

    Je vais me le relire, tiens.

    (…)

    La vache, il est vraiment jouissif.

    ;)

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  • Adrien Carpentier le 26 novembre 2010 - 2:07 Signaler un abus - Permalink

    Baiser avec un mec qui fait ses sites sous SPIP ? Et pourquoi pas avec Steevy pendant que tu y es ?

    Les CMS, c’est un tue-l’amour !

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  • dljz le 28 novembre 2010 - 2:21 Signaler un abus - Permalink

    «Le geek underground n’aime pas le web 2.0.»

    Faux, il aime et défend HTML5 et les standards ouverts, il utilise les flux rss, tchat avec jabber, et surtout refuse de voir le web 2.0 devenir un minitel 2.0. (http://www.fdn.fr/internet-libre-ou-minitel-2.html)
    Il n’a d’ailleurs pas attendu le web 2.0 pour avoir un réseau social avec IRC, les mailing-list et les forums…

    «Le geek underground ne joue pas. Il code.»

    Pas forcement, il participe selon ses compétences.

    «Le geek underground ne râle pas. Il milite.»

    Il fait les 2. Le geek underground peut être un troll incisif(cf Linus Torvalds). Et puis le blog de Tristan Nitot est loin d’être un lieu de rencontre de Geek underground… (ou alors pour troller un peu le vendredi)

    PS: Dommage pas de référence à son OS (linux), dont la licence GPL a marqué ses valeurs personnelles.

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  • Le zonard le 7 décembre 2010 - 17:16 Signaler un abus - Permalink

    Excellent !!! Vraiment, on en redemande de tes billets !

    Juste SPIP, non, ou alors, un peu plus vieux, et bien moins sexy ! ;-)

    Bon enfin, j’sais, pas, j’suis pas geek, puisque c’est le test que j’ai fait sur le net qui me l’a dit ;-)

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  • angry geek le 3 avril 2012 - 14:52 Signaler un abus - Permalink

    Ha la la ces crypto-féministes alors, on comprend rien à ce qu’elles racontent…
    Mais elles oui ?
    Le geek underground ? Connais pas.

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