Josh Fox, réalisateur anti-gaz de schiste classé “terroriste”

Le 9 décembre 2010

En réalisant Gasland, documentaire sur l’exploitation destructrice des gaz de schistes aux Etats-Unis, Josh Fox est devenu l’empêcheur de forer en rond d’une industrie gazière sans scrupules.

Metteur en scène de théâtre et réalisateur de fiction, Josh Fox n’avait rien d’autre que sa caméra qui le prédestinait au documentaire. D’une simple lettre d’une compagnie gazière reçue dans sa maison familiale de Pennsylvanie, havre de paix au bord de la rivière Delaware, il s’est immergé tout entier dans le cauchemar des gaz de schistes pendant un an et demi afin de comprendre ce qui arrivait à son pays. Avec un ami monteur, il a produit Gasland, documentaire politique, écologique et expressionniste sur une Amérique prête à sacrifier air pur, eau douce et santé humaine pour quelques mètres cubes de gaz de plus… Devenu hérault de la lutte contre une industrie énergétique sans scrupules, il présentera pour la première fois son film en Europe du 16 au 21 janvier à Londres. En attendant l’arrivée de son film en France, Josh Fox a accepté de livrer à OWNIpolitics quelques détails sur sa mission d’intérêt général.

Comment a commencé le tournage de Gasland ?

Ca s’est passé exactement comme je le raconte dans le film : mon père a reçu une lettre qui nous proposait d’exploiter du gaz sur notre terrain. Il m’a demandé de “jeter un oeil à cette histoire” : la zone du haut Delaware n’est pas une zone d’exploitation d’hydrocarbure, c’est une magnifique région d’étangs où nous n’avions jamais rien vu de tel. Bien sûr, les compagnies de gaz nous ont promis que nous ne les remarquerions même pas, que nous allions gagner énormément d’argent… et c’est ce qu’ils nous ont offert.

La rivière Delaware, qui coule à côté de la maison de famille de Josh Fox.

Mais mes voisins sont venus m’expliquer qu’ils avaient jeté un œil au procédé, qui consistait à injecter des produits chimiques dans le sol… Bref, tout ça ressemblait à un énorme projet industriel et j’ai voulu savoir de quoi il en retournait. Je suis donc allé à Dimmick, où ce genre de forage avait déjà eu lieu. Quand je suis revenu, je savais qu’il fallait empêcher que ça se produise chez moi et enquêter là-dessus parce que ça relevait du scandale national.  Alors qu’au départ c’était juste un film pour informer mes voisins !

D’où est venu l’idée de ce titre, Gasland ?

Le titre ne nous est venu qu’à la toute fin de la réalisation : nous regardions une campagne de pub cinéma des années 1950 pour le gaz naturel en Pennsylvanie et il y avait une réplique qui nous a frappé à propos des pipelines et des puits : “et ce genre de sites et de sons, vous pouvez les voir partout dans le Gasland !” Et là, ça a été le déclic : nous nous sommes regardés avec mon coéquipier : nous avions notre titre !

Comment s’est déroulé la production du film elle-même avant sa projection en salle ?

Nous projetions le film au fur et à mesure que nous le produisions pour informer les habitants de la région du haut Delaware : nous montrions des bouts de 10 minutes, 30 minutes… Nous étions déjà en contact avec notre public, ce qui nous aidait à sélectionner les séquences, et ça nous permettait de voir un peu mieux ce que nous pourrions faire comme film.

Mais le film Gasland lui-même est né d’un travail à deux, avec le monteur, enfermés pendant un an dans une pièce où nous choisissions ce qui nous plaisait le plus en nous inspirant du cinéma expérimental et notamment d’une de nos grandes références : Jean-Luc Godard ! Plutôt que “Que ferait Jésus à notre place ?” pour nous guider, nous avions un WWGD sur notre frigidaire pour “What would Godard do ?” (“que ferait Godard à notre place ?”). Même si nous voulions en faire un projet mainstream, ça nous paraissait essentiel d’y ajouter notre fibre artistique.

Quand avez-vous commencé à sentir de la pression de la part des entreprises exploitantes ?

L’industrie gazière a surfé sur le débat lancé par notre film : ils ont lancé une énorme campagne de publicité, qui à mon avis nous a beaucoup profité car elle a fait monter le buzz. Ils ont été jusqu’à produire leur propre film, en copiant le style “caméra à l’épaule” du nôtre, ce qui est assez flatteur quand on y pense ! Mais leurs efforts se sont retournés contre eux au final : plus ils en faisaient, plus les gens se posaient des questions sur ce qui ne tournait pas rond… Plus ils attaquaient notre film et plus ils attiraient l’attention sur notre initiative, aidant les gens à réaliser que leur défense ne tenait pas debout !

Vous avez tout de même été ajouté sur la Terror Watch List du Department of Homeland Security (ministère de l’Intérieur américain) !

Tout ce truc à propos de la Terror Watch, c’est le genre de chose auquel vous finissez par vous attendre : ces sociétés ont tellement d’argent et de pouvoir, c’est effrayant ! Mais c’est bien plus effrayant de perdre le travail d’une vie : cette maison en Pennsylvanie, mon père l’a construite de ses propres mains. Alors, au pied du mur, vous n’avez pas d’autre choix que de vous battre.

Avez-vous trouvé du soutien en dehors de vos voisins et de vos amis ?

Pour commencer, des centaines de milliers de personnes se sont impliquées à travers les États-Unis, tout le monde se sent concerné, et, pour faire circuler l’information et alerter les gens, l’aide des fondations que nous avons rencontré pendant notre tournée a été cruciale. Nous avons projeté notre film au Congrès, dans tout l’État de New York à l’Environemental Protection Administration (agence de protection de l’environnement) et au ministère de la Justice. Nous avons également reçu un soutien considérable de la communauté du film documentaire qui nous a notamment fourni une aide juridictionnelle quand l’industrie gazière nous a attaqué.

Une ligne est tracée au milieu des États-Unis ceux qui acceptent d’être à la merci des sociétés exploitantes d’hydrocarbures, qui sont dans une mentalité où l’humain n’a pas d’importance, et une armée de personne qui s’inquiète de la “vraie” Amérique et qui défend l’égalité, la liberté, la justice et l’éducation. Et nous, nous sommes entre les deux.

Pouvez-vous nous dire où en est la bataille dans votre région de Pennsylvanie ?

Nous venons de remporter une grande victoire : l’État de New York a voté un moratoire sur la fracturation hydraulique du fait des preuves qui sont sorties, c’est une première ! Pour en arriver là, il a fallu que nous donnions un exemplaire de Gasland à chacun des membres de l’Assemblée de l’État, ce qui fait quelques centaines, plus une à chacun des 70 sénateurs de l’État.

Tom Corbett, nouveau gouverneur de Pennsylvanie, a reçu un million de dollars de l'industrie gazière pour mener sa campagne.

En Pennsylvanie, là où coule la Delaware River, c’est une autre affaire : l’État vient d’élire un gouverneur extrêmement favorable à l’exploitation des gaz de schistes, Tom Corbett, qui a reçu un million de dollars de l’industrie gazière pour financer sa campagne. La commission du bassin du Delaware a approuvé plusieurs puits d’exploration, trois ont été forés et nous avons déjà constaté des signes de contamination de l’eau, l’un d’eux à quelques kilomètres de chez moi. Cela ne fait que plus nous motiver pour nous battre.

Comment expliquez-vous le retard des médias dans la couverture de cette affaire ?

Aux États-Unis, l’information est restée sous la côte d’alerte pendant pas mal de temps. Les premières explosions ont eu lieu au Texas, au Colorado, au Wyoming, qui sont des États peu denses où la production de gaz et de pétrole est déjà bien installée… Pas de quoi faire la Une des médias nationaux. Mais quand l’affaire est remontée jusqu’à New York et à la Pennsylvanie, des zones hyper peuplées, avec une grosse exploitation des nappes phréatiques et sans passif d’exploitation d’hydrocarbures, l’affaire a très vite fait parler.

Vous revenez d’Australie : y alliez-vous également pour enquêter sur les gaz de schistes ?

Nous avons fait des séquences à propos de l’exploitation des couches de charbon méthanier (coalbed methane) en Australie, qui sont très proches de la problématique des schistes : la  technique est proche de la fracturation hydraulique et le gouvernement s’est aligné sur les entreprises pour littéralement exproprier les gens. Il y a les mêmes problèmes de contamination de l’eau douce, pollution aérienne, vols des terres agricoles… Comme aux États-Unis, les gens sont poussés au dehors pour faire place à de vastes projets d’exploitation de gaz. Nous avons été là-bas pour soutenir les gens et parler de la situation en Australie.

Avez-vous le projet de réaliser un Gasland 2 ?

Nous ne savons pas encore quelle suite donner à Gasland mais nous en ferons probablement une : tout bouge tellement vite en ce moment que nous n’avons pas encore eu le temps de prendre un pas de recul. Nous réalisons également un film sur les énergies renouvelables.

Vous avez obtenu du soutien de la chaîne câblée HBO : pensez-vous que la télévision soit un medium indispensable pour faire passer votre message ?

Nous avons choisi de faire les deux : une distribution cinéma à notre manière et un partenariat avec HBO. Ils nous ont autorisé à partir en tournée avec notre film avant la diffusion télé et de le passer en salle ensuite. Mais nous savions que le sujet était très grave et nous voulions que ça se sache. Or, quoiqu’on dise, diffuser le film dans 40 millions de foyers, c’est une force de frappe inégalable ! Avoir accès à la télévision, c’est rentrer directement chez les gens et ça nous a énormément aidé. Nous avons bénéficié de leur machine de relation presse qui est fantastique mais nous voulions rester en contact avec les gens, montrer le film à travers le pays et répondre aux questions qu’ils se posaient. Prendre contact avec les organisations locales était un point clé de notre mission.

Comment les gaz de schistes ont-ils changé votre vie ?

En tant que directeur de théâtre, j’ai l’habitude de donner ma vie pour mes projets. Mais ce projet est différent car il a pris une ampleur nationale et que ce que nous faisons fait évoluer le débat. C’est très excitant et ça prend un temps fou mais nous nous battons pour l’État de New York, pour la Pennsylvanie…. Nous nous battons pour tellement de personnes : tous ces gens qui nous livrent leurs histoires, c’est une expérience extraordinaire, mais ça me donne aussi une obligation morale de me battre pour eux.

Pensez-vous être plutôt un réalisateur ou un activiste ?

Je suis un trouveur, je cherche la vérité, et je considère que le fait d’avoir une éducation vous donne des responsabilité. Je suis directeur de théâtre mais j’ai du tout mettre de côté pour ce projet, à la grande déception de ma compagnie. Mais ils comprennent : je n’ai pas choisi cette bataille, c’est elle qui m’a choisi, en arrivant dans ma boîte aux lettres !

Actuellement, je fais tout ce qui est en mon pouvoir : des gens nous contactent du monde entier, chaque jour, pour nous demander de l’aide ou des conseils, de diffuser le film… C’est le genre d’aventure qui ne vous arrive qu’une fois dans une vie, j’y investis donc tout ce que j’ai car c’est un danger mortel. Ce que je veux, c’est qu’on me rende ma maison, ma vie, ce sentiment de paix et de sécurité… Et s’il faut deux ans de campagne acharnée pour que ça s’arrête, alors je la mènerai et je sais que nous gagnerons.

Crédits photo sous licence CC : Nicholas T ; Pennstatelive.

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  • Vétillard Didier le 13 décembre 2010 - 0:37 Signaler un abus - Permalink

    Bon boulot!!!
    Merci

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  • geneghis le 19 décembre 2010 - 10:29 Signaler un abus - Permalink

    Merci pour cet engagement et cette mise en garde.

    J’espère que ce travail servira à ne pas faire les mêmes âneries qui ont été faites jusqu’à présent!

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  • helene larrive le 1 janvier 2011 - 6:50 Signaler un abus - Permalink

    Bravo ! HL

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  • quintalet le 10 janvier 2011 - 8:04 Signaler un abus - Permalink

    J'aimerais utiliser ce documentaire, pour faire de l'information aux grands public, dites moi les conditions
    Jeanquintalet@aol.com

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  • Sonnerat le 10 janvier 2011 - 12:22 Signaler un abus - Permalink

    J'habite Villeneuve de berg en France et il y a une autorisation de prospection pour gaz de schiste signée par borlo ex ministre de l'écologie…La population n'a pas du tout été informée ni par les autorités compétentes ni par le pouvoir locale.JE M'INQUIETE ET J'AIMERAI DEFENDRE MES ENFANTS ET MA FAMILLE DES CONSEQUENCES QUE CONTIENT L'EXPLOITATION DU GAZ DE SCHISTE.Quand pensez-vous et qu'est-ce qui pourrait vraiment peser dans les décisions…Merci.

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  • Boulba le 11 janvier 2011 - 10:09 Signaler un abus - Permalink

    Un grand bravo pour ce documentaire!
    On parle tellement de gens insipides de nos jours, et si peu de ce genre de héros des temps modernes…
    Au nom de l'humanité, merci Josh Fox.

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  • Bison le 12 janvier 2011 - 13:51 Signaler un abus - Permalink

    Éradiquons la race humaine… je ne vois que ça à faire !

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  • Seb le 28 janvier 2011 - 19:20 Signaler un abus - Permalink

    Et les gens ont cru, massivement, en Obama. Hope ! Change ! A change you can believe in ! Bon, on va avoir ce qu'on mérite. Bientôt la même absurdité en France en 2012. Votons DSK, il va tous nous sauver ! Change ! Hope ! Ahem…

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  • Alicedortoux le 29 janvier 2011 - 22:03 Signaler un abus - Permalink

    dossier passionnant et alarmant

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  • Alicedortoux le 29 janvier 2011 - 22:04 Signaler un abus - Permalink

    arrêtre de toute urgence ces désastres

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  • Alice021948 le 29 janvier 2011 - 22:06 Signaler un abus - Permalink

    Non DSK n'est pas meilleur. Les politiques n'ambitionnent que le POUVOIR à n'importe quel prix..;

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  • Maïca le 29 janvier 2011 - 22:09 Signaler un abus - Permalink

    Je connais Valvignères et Villeneuve et je suis très INQUIETE pour ce qui se prépare en coulisses en dépit des oppositions. Battons nous.

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  • Claude Lamy4 le 30 janvier 2011 - 18:51 Signaler un abus - Permalink

    Pourquoi ne pas vous être manifesté plus tôt car les “schistes bitumineux” du Canada en Alberta ou d'Australie ou d'Amérique du sud sont déjà exploités depuis un bon moment avec des conséquences écologiques catastrophiques ! Bien sûr quand son propre bout de terrain de Pennsylvanie est dans le collimateur des “gazo-pétroliers”, c'est plus motivant…Ceci dit d'accord avec vous sur le fond : il faut à tout prix éviter les pollutions lourdes notament phréatiques et…il faut surtout que les Etats-Uniens cessent de consommer de façon inconsidérée les ressources energétiques du globe !!! Tout le monde doit s'y mettre et les USA ne sont pas spécialement en avance la France et l'UE non plus du reste à un moindre degré.

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  • fafa le 2 février 2011 - 21:21 Signaler un abus - Permalink

    il est temps qu'on se réunisse les amis. Notre énergie d'amour sera toujours plus forte que tous les calculs

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  • fafa le 2 février 2011 - 21:28 Signaler un abus - Permalink

    en surface : il faut stocker l'eau qui a servi à la fracturation et qui est chargée de prod…uits chimiques (chaque fracturation consomme entre 15 et 20 millions de litres d'eau, et il faut répéter cela plusieurs fois avant d'exploiter). Cette eau polluée, il faut ensuite l'évacuer et la stocker dans des bassins grands comme des terrains de football, car cette eau ne peut pas revenir dans le circuit de traitement des eaux usées.

    Autre pollution importante, au niveau des territoires, car il faut forer de manière rapprocher, il faut des routes très larges pour les camions qui doivent accéder à chaque puits pour amener les produits chimiques et l'eau, et pour évacuer les produits chimiques.

    Pour cela, il faut des routes d'au moins 15 mètres de large, et le problème posé en termes d'infrastructures sera très important, d'autant plus que l'exploitation des puits ne dure pas plus de cinq à six ans.

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  • fafa le 2 février 2011 - 21:31 Signaler un abus - Permalink

    Pour l'instant, les éléments d'étude proviennent des Etats-Unis, mais aussi du Canada. Aux Etats-Unis, notamment dans la région de Pennsylvanie, où ces gaz ont été exploités, et dans d'autres régions, on a vu à la fois des pollutions de nap…pes phréatiques par la technique de la fracturation, puisque les tuyaux de fracturation se sont lézardés, et l'eau sous très haute pression, chargée de produits chimiques et de gaz, s'est répandu dans les nappes phréatiques.

    Il y a aujourd'hui, dans certaines communes des Etats-Unis, des milliers de personnes qui n'ont plus accès à l'eau potable.

    Un des problèmes majeurs liés à cette pollution des nappes, c'est que les firmes pétrolières ont refusé de donner la liste des produits chimiques utilisés pour la fracturation au ministère de l'environnement des Etats-Unis, sous prétexte de brevet industriel.

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  • fafa le 2 février 2011 - 21:34 Signaler un abus - Permalink

    du Larzac à la Drôme en passant par les Cévennes et
    l'Ardèche… la
    résistance s'organise, on se demande encore ce qui a pris à ce gouvernement de
    choisir ces hauts-lieux de RESISTANCE pour lancer des forages de gaz et de pétrole …

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  • fafa le 2 février 2011 - 21:38 Signaler un abus - Permalink

    Les conseils régionaux de Midi-Pyrénées et de Languedoc-Roussillon vont suivre très certainement au mois de février. En lançant la mobilisation très en amont des risques de forage, nous pouvons obtenir l'annulation de ces permis et la mise en place d'un débat public. En tout état de cause, il faut alerter au maximum et interpeller tous les responsables politiques pour qu'ils se situent par rapport à ces projets. Je crois que José Bové et d'autres membres de la confédération paysanne sont en train de négocier avec le réalisateur de Gazland pour la diffusion dans nos salles de cinémas militants…

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  • armonie le 4 février 2011 - 15:22 Signaler un abus - Permalink

    C'est énorme ce qu'à fait Josh Fox, ainsi que tout les réalisateurs de documentaire. C'est grâce à lui que la vérité à éclater, et c'est un grand merci. Car maintenant c'est à notre tour de se battre pour préserver ce qui reste à préserver. L'humain pollue et polluera toujours, nous sommes dans une société où nous dépendons pratiquement de tout. Mais si nous pouvons éviter le pire alors agissons dans nos pays.

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  • Hubert Borg le 7 février 2011 - 7:52 Signaler un abus - Permalink

    NON A LA SOLUTION FINALE DES GAZS DE SCHISTES SUR LE CAUSSE DU LARZAC (FRANCE)
    ET AILLEURS….

    Hubert BORG
    Porte-parole du collectif unitaire pour la défense de l'eau souterraine du larzac-Sud (F)

    http://www.st-guilhem-le-desert.fr

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  • Hunter le 19 février 2011 - 15:50 Signaler un abus - Permalink

    Non Bison, pas toute la race humaine, mais juste le petit pourcentage d'ultra-prédateurs, à savoir, banquiers, dirigeants de multinationales, hommes politiques corrompus (on sait de quoi on parle chez nous en France non ?), actionnaires avides de rendements pour pouvoir se taper plus de putes et de cocktails aux Bahamas, traîtres en tout genre (du type José Bové), élus locaux corrompus, ministres et fonctionnaires incompétents et mangeant dans les gamelles servies par le NWO, salopards en tout genre, prêt à bousiller n'importe quelle forme de vie y compris l'humaine, pour faire augmenter son compteur à pognon,….liste non exhaustive !

    Bon certes ça fait pas mal de monde, mais en pourcentage de la population humaine, je pense qu'on atteint pas les 5% !

    Le genre de ceux évoqués ici : http://www.dailymotion.com/vid...

    Longue vie aux résistants !

    H /

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  • Eliane Guilhermet le 28 février 2011 - 14:10 Signaler un abus - Permalink

    bonjour, je vous signale juste un grand mouvement de protestation contre les gaz de schiste dans le Gard, l'Ardèche la Lozère bref tous les départements concernés par cette horreur qui nous tombe sur la tête dimanche 27 février il y a eu un rassemblement à Villeneuve deberg village de l'ardèche environ 15 000 personnes étaient là pour dire NON

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  • Chrisloue le 28 février 2011 - 21:48 Signaler un abus - Permalink

    ils viennent s'attaquer à mon ardèche mais nous sommes tous mobilisés, ils ne passeront pas et ça on le jure!!!!!!!!!!!!!!!!!

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  • Iwantyouhoneytwo le 28 février 2011 - 23:51 Signaler un abus - Permalink

    HELLO JOSH FOX I live in QUÉBEC,CANADA and my gouvernement want to be active the new place for extract the shite (S) gaz . Many peoples unknow at the real danger.Is that possible for you to came in the quebec if you enought time at possible for you for talking at this danger to pollution

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  • eilahtan le 5 mars 2011 - 11:35 Signaler un abus - Permalink

    ?? Pourtant que la montagne est belle ??
    ?? Comment peut-on s'imaginer ??
    ?? En voyant un vol d'hirondelle ??
    ?? Que l'automne vient d'arriver ??

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  • Lucette Segain le 17 mars 2011 - 15:26 Signaler un abus - Permalink

    Je suis tout à fait d'accord avec ce que vous notez – j'ai bientôt 75 ans je suis encore bien alerrte
    je me souviens un peu de la guerre malgré mon jeune âge et je pensais avoir au moins une fin de vie
    tranquille – car j'ai travaillé depuis l'âge de 15 ANS – je n'ai pas beaucoup plus de retraite que les étrangers
    qui rentrent en France sans avoir travaillé – de plus je ne pourrai bientôt plus me soigner car je n'ai pas
    la gratuité comme certains.
    De plus si l'on doit faire des forages qui vont empoisonner l'eau – l'air et le sol – je pense qu'il va falloir se réveiller même si l'on doit y laisser la vie – il faut les empêcher de faire encore de l'argent sur notre
    dos tout cela pour se payer des amusements qui donnent la nausée.

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  • Mimi07 le 18 mars 2011 - 11:22 Signaler un abus - Permalink

    Je suis d'accord avec toi, BATTONS-NOUS, ne jamais baisser les bras même si le combat doit durer des semaines, des mois voire des années. Il compte sur nos faiblesses et un ralentissement des mouvements. A quand le prochain regroupement…… MIMI

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  • spice le 4 avril 2011 - 20:37 Signaler un abus - Permalink

    il ne faut pas s arrêter a son petit territoire du genre, non pas en Ardèche !!, le péril est mondiale et c est une Ardéchoise qui te dit ca…

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  • anne durgueil le 6 avril 2011 - 14:50 Signaler un abus - Permalink

    Terroriste, Josh Fox? Mais non c'est ce freaking Fraking qui est terrifiant, ainsi que la grosse blague que font de nos démocracies les monarchies du moyen orient qui se cachent derrières les intérets petroliers et gaziers. Empoisoner les ressouces en eau potable des pays démocratiques en achetant leurs politiques, quel pied monumental ça doit être pour eux.

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