Jacob et les Jacobins

Le 16 février 2011

Jean-Noël Lafargue revient sur les propos polémiques de Christian Jacob à propos de DSK. Pour lui, ils ne relèvent pas de l'antisémitisme. En revanche, les réactions qui ont suivi dénotent un mépris pour le monde rural.

Les faits : sur Radio J (une radio communautaires juive à Paris), le président du groupe parlementaire UMP à l’Assemblée nationale, Christian Jacob, a déclaré à propos de la candidature de Dominique Strauss-Kahn :

Ce n’est pas l’image de la France, l’image de la France rurale, l’image de la France des terroirs et des territoires, celle qu’on aime bien, celle à laquelle je suis attaché.

Un certain nombre de représentants socialistes sont alors tombés sur le râble du député, considérant que cette phrase cachait des arrières-pensées antisémites.

L’historien Serge Klarsfeld, pourtant généralement assez prudent dans les comparaisons historiques, s’est autorisé à rapprocher la phrase de Christian Jacob d’une réflexion faite par Xavier Vallat, futur commissaire général aux questions juives sous le gouvernement de Vichy, qui avait dit à Léon Blum en 1936 : « Votre arrivée au pouvoir marque incontestablement une date historique. Pour la première fois, ce vieux pays gallo-romain va être gouverné par un juif. » Christophe Cambadélis s’est permis la même comparaison et Pierre Moscovici a rappelé la devise pétainiste : « La terre ne ment pas. »
En l’absence de contexte particulier (on ne sait pas ce que Christian Jacob a dit avant ou après et, pour ma part, j’ignore si ce monsieur a un passif particulier dans le registre), il est difficile de comprendre comment tant de gens sont parvenus à imaginer que Christian Jacob ait pu sciemment chercher à faire de l’œil aux électeurs antisémites, ce qui serait infiniment plus coûteux que rémunérateur, politiquement parlant.

Dominique Strauss-Kahn, un haut-fonctionnaire international

Il me semble évident que, si Christian Jacob n’aime pas Dominique Strauss-Kahn, c’est surtout parce que ce dernier appartient au parti concurrent et qu’il est jugé crédible dans le domaine de l’économie, ce qui est rare pour les personnalités réputées de gauche. Il est bien possible que Christian Jacob voie surtout Dominique Strauss-Kahn comme un haut fonctionnaire international, ce qu’il est, et un Parisien, ce qu’il est aussi (tandis que Christian Jacob est un authentique paysan, enfin il l’a été), mais s’il n’aime pas DSK et qu’il ressent le besoin de le dire, c’est évidemment parce qu’il appartient à la concurrence. Du reste, rappeler que Strauss-Kahn est, de par ses fonctions, bien loin de la France, est la ligne actuelle de ses détracteurs et, notamment, de l’UMP.

L’importance de la réaction contre Christian Jacob fait émerger des questions de civilisation intéressantes. La culture juive de France (mais pas celle de nombreux pays de l’Est ou d’Israël) est essentiellement urbaine, et inversement, les campagnes sont réputées chrétiennes et conservatrices. Je trouve amusant que le député pris à partie s’appelle Christian Jacob, puisque « Christian » est un prénom dérivé du christianisme, et que Jacob est le nom d’un patriarche de la Torah – Hugues Serraf, en commentaire à un article de Slate sur le sujet, parie d’ailleurs que beaucoup de gens pensent que Christian Jacob est juif.

Même si l’histoire justifie, et pour longtemps, une hyper-vigilance vis-à-vis des indices d’antisémitisme, je trouve la polémique ridicule, et pourtant, Zeus sait que je ne me sens pas particulièrement d’atomes crochus avec les personnalités haut-placées à l’UMP comme ce monsieur Jacob.

Ce qui m’intéresse, et que je trouve triste finalement, c’est la détestation des paysans qui transparait dans cette affaire. Serge Klarsfeld, par exemple, a dit ceci :

Dans une France qui n’est plus rurale, ni antisémite, nombreux sont les noms et les personnalités qui ne s’identifient pas à la France de Jean Giono et de Philippe Pétain, à commencer par le président de la République et le secrétaire général de l’UMP.

Je ne suis pas sûr de ce que veut dire Klarsfeld à propos de Sarkozy et Copé, mais l’association entre « rural » et « antisémite », présentée comme allant de soi, est plutôt désagréable à lire, surtout de la part de quelqu’un de valeur. Quand à prétendre que la France n’est « plus rurale » ? C’est curieux, c’est dérangeant, c’est faux, mais il est bien possible que des millions de Français urbains soient persuadés que la campagne est une affaire classée.

La France rurale : simplette, idiote, bigote, et donc antisémite…

J'aime pas les juifs.

Dans un article au second degré écrit sur Slate, Laurent Sagalovitsch affirme que Christian Jacob n’est pas antisémite et que « La France, ça se mérite. La France, ça se respire. Ça se hume. Un Français devant le postérieur d’une vache, ça pleure toutes les larmes de son cul. Un Français devant une église robuste comme un trois quarts gascon ça s’agenouille et ça remercie Le Seigneur Tout-Puissant, à s’en faire péter les cordes vocales, de l’avoir fait naître dans cette contrée bénie des dieux. » C’est du « second degré », comme on dit, mais il trahit chez son auteur une vision assez terrible de la France rurale : simplette, idiote, bigote, et donc antisémite… Ailleurs il se moque des vaches ahuries et des lignes de chemin de fer mal entretenues.

Mais voilà, la France rurale, si maltraitée, si méprisée du pouvoir jacobin, si délaissée (il ne reste que trois ou quatre gares SNCF pour tout le bucolique – et socialiste ! – département du Gers, par exemple), elle existe bien toujours. Elle produit ce que nous mangeons, ce qui nous fait vivre, elle construit le paysage, elle a fait la gastronomie française, qu’il n’est pas exagéré de présenter comme une des plus riches au monde, et pourtant elle crève à petit feu empoisonnée par les ententes entre distributeurs, par la concurrence des serres d’Almeria, par les pesticides et par le désespoir.

L’agriculture n’est pas un mauvais souvenir que l’on doit chasser, un fantôme à exorciser, c’est un des sujets les plus importants du siècle qui commence, c’est un trésor menacé que l’on doit absolument protéger. La première chose à faire serait peut-être de ne pas insulter l’intelligence des paysans : on peut aimer ses champs sans être pour autant nostalgique du pétainisme.

Images CC Flickr Cmic Blog, Photos de Daniel et Pouspous

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  • Veig le 16 février 2011 - 16:44 Signaler un abus - Permalink

    “La première chose à faire serait peut-être de ne pas insulter l’intelligence des paysans : on peut aimer ses champs sans être pour autant nostalgique du pétainisme.”

    Certes. Et de leur côté, la première chose que les politiques devraient apprendre à faire, c’est de ne plus insulter l’intelligence de leurs concitoyens : si DSK n’est pas “l’image de la France”, que devrait dire Christian Jacob de Mme Lagarde qui, contrairement à DSK, a fait le plus clair de sa carrière aux USA ? Si DSK n’est pas “l’image de la France rurale”, que devrait-il dire de M. Sarkozy, l’atlantiste de Neuilly, l’homme du Fouquet’s ? MM. Copé, Alliot-Marie, Bachelot, Bertrand, Chatel, sont-ils des représentants de la “France des terroirs” ? Ou sont-ce d’anciens apparatchiks de droite et d’anciens cadres sup’ de l’industrie reconvertis en politique ?

    S’il est complètement stupide de caricaturer la France rurale, il est tout aussi stupide d’insulter l’intelligence des Français en faisant passer le gouvernement actuel pour “proche du peuple/du terroir”, et il est malsain de vouloir les dresser contre l’opposition en jouant sur une identité de “terroir” correspondant à une vision largement fantasmée et dépassée de la paysannerie.

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  • Jean-no le 16 février 2011 - 16:49 Signaler un abus - Permalink

    @Veig : Tout parisien qui s’est retrouvé à sa faire traiter de parigot-tête-de-veau pendant ses vacances dans les champs sait que la caricature existe de tous les côtés. Ce n’est pas une raison pour associer l’amour ou la défense des campagnes avec de l’antisémitisme.

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  • Veig le 16 février 2011 - 17:03 Signaler un abus - Permalink

    @Jean-No : OK. Ce que je constate simplement, c’est qu’en choisissant l’antisémitisme ou le pétainisme comme angle d’attaque, les partisans de DSK ont tout bonnement “oublié” de renvoyer à la figure de Jacob la poutre qu’il a dans l’oeil : le fait que son gouvernement n’est pas plus “proche du peuple” ou “du terroir” que ne l’est DSK — bien au contraire.

    Mais ils ne sont sans doute pas très à l’aise pour aborder le sujet, car eux-mêmes n’ont pas grand-chose en commun avec le paysan des Monts d’Arrée ou l’ouvrier du Creusot ?

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  • Jean-no le 16 février 2011 - 18:22 Signaler un abus - Permalink

    @Veig : le mantra actuel à l’UMP est de dire “DSK est à New York, pas à Paris” et là personne ne dit rien parce que c’est difficile à contredire même si c’est un argument vaseux finalement.
    Jacob a dit (en substance) “DSK est à New York, pas à Provins”, et là, fureur générale… Je trouve ça très intéressant justement car il est vrai que 99% de la classe politique nationale est justement parisienne, si pas neuilléenne, et pas d’extraction paysanne ni ouvrière, comme tu dis.
    Mais je me rends compte que ça pose d’autres questions. La campagne, c’est le village, et le village, c’est bien souvent l’intolérance vis à vis de la différence ou plutôt de la non-conformité (religion, couleur de peau, amours, etc.), et sans doute est-il normal que les gens de la ville (moi le premier d’ailleurs) soient un peu stressés par ce monde-là et préfèrent être surveillés par des caméras anonymes et des pass navigo que par des veuves cancanières et ragoteuses…
    Mais en même temps, la campagne existe, c’est une des belles choses de ce pays (il y en a d’autres ! J’aurais du mal à m’éloigner de Paris, pour ma part), elle mérite il me semble la reconnaissance du ventre, plutôt que des insultes un peu gratuites.
    (note : pour que tout soit clair, je dois préciser que je ne suis pas tellement électeur de Christian Jacob ni d’aucun membre de son parti).

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  • Fred le 17 février 2011 - 0:10 Signaler un abus - Permalink

    ” Mais voilà, la France rurale, si maltraitée, si méprisée du pouvoir jacobin, si délaissée (il ne reste que trois ou quatre gares SNCF pour tout le bucolique – et socialiste ! – département du Gers, par exemple), elle existe bien toujours “.

    Si méprisé du pouvoir “Jacobin” ?

    “Jacobin” ? Vous êtes sûr ? Parce que précisément le pouvoir ” Jacobin ” à la base, lui, avait tout de même l’idée que tout le monde devait par ÉGALITÉ pouvoir avoir accès au même service public partout en tout lieu et au même moment. Vous savez bien par contre que c’est la politique obsessionnelle d’économie drastique lié à la vision politique néolibérale – celle qui préfère renflouer les banques que promouvoir l’ ÉGALITÉ des droits – qui est à l’origine de la désertification de la France et de la destruction des services publics.

    Le ” Jacobinisme” n’a rien à voir là dedans, bien au contraire ! Le Traité de Lisbonne, l’idéologie d’ État qui a cours en France et au niveau du continent Européen, pousse tous les gouvernants à en finir avec les services publics et ” l’ Etat Social “, il est décidémment clair que ces pauvres ” Jacobins ” n’ont rien à voir là dedans, ni même le ” Jacobinisme ” qui permit le développement de tout le territoire en tentant au maximum une même homogénéité dans le développement économique.

    C’est par contre La centralité idéologique néolibérale partagée à peu près uniformément par tous les gouvernants au pouvoir en Europe qui préside à la destruction de ce maillage et cette cohérence social-économique qui mettait autrefois le soucis d’ Egalité de traitement face aux services publics pour chaque citoyen avant la logique du profit qui lui, déserte la place quand il n’y a rien à ponctionner. En effet, l ” “économie-libre- et- non-faussée ” elle, ne va pas là où il n’y a pas de profit, ou si peu. Cela ne l’intéresse pas.

    N’accusez pas de grâce le ” Jacobinisme” tandis que ce sont les politiques ” anti-jacobines” qui laissent toute une partie du pays à l’abandon, sans plus de postes, ni de trains, ni de service sociaux, ni de tribunaux, ni
    d’hôpitaux, ni de maternités, etc…

    C’est la logique uniforme du ” Profit actionnarial ” à tout crin qui laisse une bonne et grande partie du pays exsangue. Vous avez fait là une grave confusion, vous en conviendrez.

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  • Nicu le 17 février 2011 - 0:18 Signaler un abus - Permalink

    A choisir entre l’indifférence urbaine et la différence rurale j’ai choisi mon c(h)amp.

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  • Jean-no le 17 février 2011 - 0:31 Signaler un abus - Permalink

    @Fred : le pouvoir jacobin ou avant cela Louis XIV ont établi le principe que tout passait par Paris (ou Versailles, peu importe), non ? D’où le mépris des campagnes, la destructions des patois, etc. L’égalité, comme vous dites, s’est beaucoup faite au profit d’une conception très précise de l’élite : tout doit aller vers Paris et se terminer à Normale Sup, Polytechnique, etc.
    Pour moi c’est une des causes des malheurs des campagnes, mais l’économie et la dépendance des paysans vis à vis de l’industrie chimique notamment en sont une autre bien sûr.
    En revanche le traîté de Lisbonne, c’est un tout autre problème pour moi, c’est dans la logique des traités précédents, et ce n’est pas un évènement particulier concernant les paysans. Par contre, constater que ce qui avait été refusé démocratiquement par le peuple a été négocié et imposé non-démocratiquement plus tard, ça c’est bien un évènement qui a fait tomber le masque, ou en tout cas, montré les limites de la légitimité “représentative” du pouvoir et, pire, les limites de la conscience politique des électeurs et les limites de la probité de l’opposition.

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  • Anyhow le 17 février 2011 - 11:36 Signaler un abus - Permalink

    Je rejoins largement cet article dans le billet à lire ici :

    http://anyhow-anyhow.blogspot.com/2011/02/christian-jacob-contre-dsk-le-mythe-de.html

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  • Fred le 17 février 2011 - 23:07 Signaler un abus - Permalink

    En pleine guerre contre les monarchies d’Europe coalisées, on comprend pourquoi les Jacobins avaient centralisé le pouvoir unitaire de la révolution à Paris là où l’Assemblée siégeait. Le contraire eut étonné. Vous critiquez un “centralisme Jacobin” qui comptait 1000 Sociétés provinciales affiliées au “Club des Jacobins” dans toute la France en 1791 et qui visait à l’Égalité de traitement de tous les citoyens mais vous ne dites rien sur la dictature Bonapartiste qui concentra tous les pouvoirs à Paris et réinstaura une société inégalitaire où les gros propriétaires terriens avaient tous les pouvoirs localement en région. C’est bien étrange. Vous devez confondre “le Jacobinisme” avec “le Bonapartisme” ça doit être ça. Ceci étant dit, à l’heure du dépeçage économique de la France par
    l’ Europe, la mondialisation néolibérale et le flicage de son budget public par des gouvernements étrangers,il va falloir arrêter, je pense, de raconter n’importe quoi et reconquérir en France, le sentiment d’unité républicaine. Ce que firent encore d’ailleurs sous la Restauration les fameux ” Jacobins ” qui participèrent aussi à la révolution de 1848. Méditation, méditation…

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  • Jean-no le 17 février 2011 - 23:25 Signaler un abus - Permalink

    @Fred : toutes ces précisions historiques sont assez bienvenues, mais je dois piteusement avouer qu’en employant le mot “jacobin” (à tort ou à raison employé comme synonyme de “centralisateur”), je voulais surtout jouer avec le nom de Christian Jacob.

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  • Louarn le 18 février 2011 - 11:58 Signaler un abus - Permalink

    Je suis un peu surprise que vous vous référiez si peu à l’histoire et aux écrits très marqués de l’antisémitisme français
    J’ai pour ma part immédiatement fait le lien entre le discours antisémite des années 40 et phrase de Christian Jacob. Cette rhétorique du juif hors sol était un standard comme celle du juif et de l’argent. La tournure de Jacob est habile car elle permet l’évitement tout insinuant ce qui n’est pas possible de dire. Mais je suis sûre que les antisémites (ce que mr Jacob n’est peut-être pas), ne se sont pas trompés. Je suis persuadée que ces idées distillées goutte à goutte sont une stratégie électorale . Il suffit d’entendre mr Sarkosy parler de la religion musulmane et Jacob de la France profonde pour s’inquiéter du prochain ton de la campagne électorale.
    Je suis pour ma part fille de paysan et vivant en Bretagne et la disparition des paysans n’est pas une fiction, je vous assure.

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  • Jean-no le 18 février 2011 - 13:53 Signaler un abus - Permalink

    @Louarn : certains hommes politiques entretiennent une forme de connivence avec leurs électeurs, comme JM Le Pen qui, sans dire grand chose parfois, avait des propos scandaleux, ignobles, “parce que c’était lui, parce que c’étaient eux”.
    Mais Christian Jacob ?! À qui est-ce qu’il s’adresserait, en envoyant un clin d’oeil antisémite ? Quel électorat serait plus coûteux que rémunérateur en la matière, pour un gros bonnet de l’UMP ? Je n’y crois pas du tout. Même le FN a quasiment abandonné ce sujet… Que la comm’ de la Révolution Nationale pétainiste ait été à fond dans le registre “la terre ne ment pas”, on est bien d’accord (le livre Ravage, de Barjavel, étudié au collège, me met un peu mal à l’aise par exemple), mais pour autant la campagne n’appartient pas aux néo-pétainistes et il serait dommage de la leur laisser.

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  • Jean-no le 18 février 2011 - 13:59 Signaler un abus - Permalink

    Bref, pour moi, Christian Jacob a juste repris le mantra “DSK est à New York, pas à Paris”, sauf qu’il l’a adapté à sa sauce, en fonction de son électorat et de ses racines (maire de Provins, syndicaliste paysan), avec le résultat qu’on voit, résultat qui me semble surtout révéler une forme de haine envers le terroir, ce que je trouve bien dommageable à tous même si moi-même, je suis un parigot-tête-de-veau et si le monde rural n’est qu’une partie de la France.
    L’histoire justifie une certaine hypervigilance vis à vis des indices de haine antisémite, mais c’est comme le système immunitaire de nos organismes : lorsqu’il est trop sensible, il prend des pollens pour des virus et se rend malade pour rien.

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  • Jean-no le 19 février 2011 - 16:32 Signaler un abus - Permalink
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