Un AZF nucléaire est possible en France

Le 16 mars 2011

Si l'accident de Fukushima relève de la terrible conjonction de catastrophes naturelles, un incident en France n'est pas à exclure. Depuis plusieurs années, le parc hexagonal est extrêmement mal géré. Par souci d'économie.

Eric Ouzounian est journaliste. Il est l’auteur du livre Vers un Tchernobyl Français? (Nouveau Monde Editions, 2008)

Même les scientistes les plus extrémistes en conviennent, le risque zéro n’existe pas en matière nucléaire. Au Japon, il est particulièrement important. L’archipel nippon est situé au confluent de quatre plaques tectoniques, et on y enregistre 20% des séismes les plus violents de la planète. Les centrales nucléaires situées au bord de la mer ne pouvaient résister à un tsunami de cette violence, et aucune mesure de sécurité n’était capable d’empêcher un accident de l’ampleur de celui qui se déroule à Fukushima. Le risque a été délibérément sous estimé par les autorités japonaises, qui n’ont jamais vérifié sérieusement les affirmations de l’opérateur japonais TEPCO, pour d’évidentes raisons économiques.

En France, le risque sismique est bien moindre. Les antinucléaires évoquent pourtant des situations potentiellement dangereuses à Fessenheim ou Cadarache et surtout, il est maintenant avéré qu’EDF a sciemment minoré ce risque en se fondant sur d’autres chiffres que ceux qui figurent dans la base SisFrance, qui sert de référence. La loi fait pourtant obligation à l’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) de définir et d’actualiser les règles fondamentales de sécurité (RFS). L’ASN détermine le séisme de référence et doit contrôler qu’EDF rend ses centrales conformes aux normes édictées. Or, l’attitude d’EDF est étrange. Pourquoi avoir fourni des chiffres tendancieux sur la réalité des risques ? Pourquoi avoir tenté de passer outre les avis des experts de l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) ? Les coûts envisagés pour mettre à jour la sécurisation des centrales seraient extrêmement lourds et si EDF ment, pour des raisons d’économies, sur un risque où elle n’a pas grand-chose à craindre, quelle crédibilité peut on lui donner sur des types de risques autrement plus élevés ?

La France compte 58 centrales nucléaires qui produisent plus de 80% de l’électricité et permettent au consommateur Français de payer l’une des factures les moins chères du monde. En trois décennies, aucun accident d’envergure ne s’est produit, la technologie française est reconnue pour sa sureté, et son savoir faire s’exporte aux 4 coins du monde. Pourtant, si depuis 30 ans, aucun accident majeur ne s’est produit, c’est parce que les procédures de sureté mises en place par le CEA dans les années 60 et 70 ont été scrupuleusement respectées et que le matériel était récent. Or le parc nucléaire est vieillissant et il se dégrade lentement, faute d’un entretien suffisant. Les restrictions budgétaires font que les procédures routinières de sécurité ne sont plus systématiquement effectuées. La sous-traitance a augmenté de manière inflationniste, les personnels non statutaires sont moins bien formés et travaillent dans des conditions de stress inquiétantes.

Le tournant financier

Ce point est le plus alarmant. La maintenance est pratiquement entièrement externalisée. Lors des arrêts de tranche (rechargement en combustible), la pression est très forte pour que les délais soient respectés et que les centrales se remettent à tourner au plus vite. Les sociétés sous-traitantes reportent la pression sur les intérimaires qu’ils emploient et la souplesse de ces derniers est un élément clé de leur emploi.

Il faut accepter de travailler le samedi et le dimanche et ceux qui refusent risquent leur job. Quand un prestataire commence un travail sur un lieu donné, EDF ne tient aucun compte du fait que le salarié peut effectuer un trajet de 500 km pour s’y rendre. Il doit quitter sa famille le dimanche après midi et l’ambiance le lundi à l’embauche est tendue. La prise d’antidépresseurs est courante, la consommation d’alcool et de cannabis également. Les employés viennent souvent avec des caravanes et se retrouvent au camping. Parce que les frais journaliers ne dépassent pas 53 euros et qu’avec cette somme, il est impossible de se nourrir et de se loger. Un employé de la centrale de Bugey confiait récemment :

A ce compte là, il ne faut pas se demander si un accident va arriver, mais quand il va survenir.

De son côté EDF assure que le seul critère pour sélectionner ses prestataires est celui du mieux disant en matière de sécurité. Cependant les salariés sur le terrain, comme les représentants syndicaux au sein des CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), constatent chaque jour que les sous-traitants retenus le sont parce qu’ils présentent des devis moins élevés. Dans son rapport annuel de 2009, l’ASN d’ailleurs avait exigé d’EDF de réaliser des progrès à ce sujet.

Lorsqu’ EDF est créée le 8 avril 1946, son rôle est de produire de l’électricité au moindre coût pour les français. C’est au cours des années 90 que la question de la répartition des bénéfices que dégage l’entreprise nationale commence à être évoquée. L’Etat, dont l’endettement devient inquiétant, exige une meilleure rémunération. Ensuite, l’ouverture du capital et la transformation du statut d’EDF amènent la société à mettre en tête de ses objectifs la croissance des bénéfices dans les années 2000.

EDF passe en 2004 du statut d’entreprise publique à caractère industriel et commercial à celui de société anonyme. Son capital reste détenu à 84, 48% par l’Etat, mais le leader mondial de l’électricité recherche désormais à maximiser  ses profits, fragilisé par la croisade que mène l’Union Européenne contre les monopoles d’Etat et les services publics. Ce qui avait auparavant été considéré comme une bonne gestion : redistribuer les bénéfices aux usagers en faisant en sorte de ne pas augmenter les prix, est à présent caduc. La recherche effrénée d’économies, le “cost killing” désorganisent le fonctionnement et altèrent jusqu’à la culture de sécurité qui prévalait jusque là.

Les risques sont bien réels. Le nucléaire est une industrie dangereuse et elle ne peut être confiée qu’à des entreprises commerciales. Le manque de transparence de l’entreprise Tepco au Japon est égale à celle des entreprises françaises, Areva ou EDF. L’opacité est de rigueur et le contrôle effectué par les pouvoirs publics est insuffisant. En France, en 2011, un AZF nucléaire n’est pas à exclure.

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Crédits photo: etgeek, carolinadoug, Emmanuel Salomon

> Retrouvez nos articles autour de la catastrophe nucléaire de Fukushima:

Areva au cœur du réacteur de Fukushima

#3 – Les sacrifiés de Fukushima n’appartiennent déjà plus à ce monde

> Retrouvez aussi“le Big Picture sur Fukushima”

Image de Une CC Marion Boucharlat, pour OWNI

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  • lepasseur le 16 mars 2011 - 12:28 Signaler un abus - Permalink

    Je n’ai même pas envie de lire cet article. C’est choquant de voir les médias surfer sur la situation catastrophique et poignante du Japon depuis le 11 mars. Le débat n’est pas de savoir si les centrales nucléaires en France sont dangereuses ou non, mais de comment aider le Japon à se relever de ce 11 mars tristement historique.

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  • steph@ne le 16 mars 2011 - 12:29 Signaler un abus - Permalink

    C’est plus que confus comme article. On part d’un constat qu’on aurait minoré le risque sismique en oubliant de mentionner que les centrales nucléaires japonaises ont résisté à du 8.9 alors qu’en France, on n’a jamais dépassé 6.4 en étant très large, ce qui fait au minimum 5000 fois plus puissant. Ensuite, on glisse vers un terrain social où on vient pleurnicher sur le fait qu’il faut entretenir les centrales les samedi et dimanche ! Et oui, elle est dure la vie mais c’est comme ça, tout ne s’arrête pas le vendredi soir à 17h pour repartir le lundi à 9h.

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  • luc Dagorne le 16 mars 2011 - 12:34 Signaler un abus - Permalink

    Navré de le dire comme ça : Ce sont là « des émois de pucelle » : Personne, pas un monsieur Jourdain, pas un électeur … ne s’est opposé à la dénationalisation d’EDF pour raison de non conformité à l’étique du profit. Ce qui était difficile hier au plan des couts et des investissements est impossible aujourd’hui quand il faut satisfaire l’actionnaire avec une rentabilité à deux chiffres.

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  • didier le 16 mars 2011 - 12:43 Signaler un abus - Permalink

    Je ne comprends pas pourquoi on se focalise sur le risque, sismique alors que le problème actuel vient d’une inondation des installations et de la perte de l’alimentation électrique.

    Le même début de scénario s’est passé en France en décembre 1999 à la centrale du Blayais lors de la tempête, les gens ont la mémoire courte.

    Heureusement ce jour là le coefficient de marée était modéré.

    http://www.dissident-media.org/infonucleaire/page_blayais.html

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  • Fred le 16 mars 2011 - 13:22 Signaler un abus - Permalink

    À écouter: Antoine Chao parlait des “les nomades du nucléaire” en 2008:
    http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1509

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  • Plop le 16 mars 2011 - 14:06 Signaler un abus - Permalink

    Amusant de voir les dames patronnesses du nucléaire débarquer en force. Je serais curieux d’avoir une évaluation du budget communication internet du lobby nucléocrate…

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  • Cédric le 16 mars 2011 - 14:52 Signaler un abus - Permalink

    ça m’insupporte les gens qui trouvent choquant que les médias surfent sur la catastrophe nippone. Faut arrêter avec le trip bisounours fourniquant au milieu des petites fleurs. Ce genre de catastrophes tombent à point nommé pour remettre en cause nos systèmes énergétiques. Comme pour Tchernobyle qui fut une claque pour la société moderne et son scientisme fanatique,nous avons ici la confirmation que non seulement ces énergies ne sont pas que bonheurs et extases, mais pire encore nous ne les contrôlons absolument pas !!!
    quant à l’argument : toute les énergies comportent un risque, je répondrais ceci : oui mais pas le même risque. Les éoliennes peuvent tuer des oiseaux ou être esthétiquement discutable (pas comme les centrales…), les barrages nuisent à l’écosystème en détournant les cours d’eau, etc…le nucléaire pollue, produit énormément de déchets, est désastreux en cas de catastrophes naturelles : Tchernobyle et ses décennie de terres mortes et radioactives.

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  • Xavier C. le 16 mars 2011 - 15:47 Signaler un abus - Permalink

    C’est marrant comme les réactions sont plus intéressantes que l’article. Sur ce dernier, je rejoint assez steph@ne (16/03) : on part du risque sismique pour finir par parler des problèmes d’entretien et de soumission à la rentabilité. Ça manque de cohérence.

    “Ensuite, on glisse vers un terrain social où on vient pleurnicher sur le fait qu’il faut entretenir les centrales les samedi et dimanche ! Et oui, elle est dure la vie mais c’est comme ça, tout ne s’arrête pas le vendredi soir à 17h pour repartir le lundi à 9h.”
    Pour le coup, je suis beaucoup moins. Premièrement le problème n’est pas tant de bosser samedi et dimanche mais les conditions dans lesquelles ils bossent ces jours là. L’article y consacre beaucoup plus de ligne que sur le problème du dimanche. Et les tensions que la flexibilité imposent aux travailleurs, quelque soit leur milieu est un problème bien réel, encore qu’un peu long à discuter ici. Mais quand en plus ces pressions sont imposées à des gens travaillant dans des domaines aussi sensibles que le nucléaire, ça devient beaucoup plus grave. Parler de “pleurnicheries” est alors assez malvenu (sans parler du ton vaguement viriliste et proprement ridicule).

    Quand à la question des médias qui “surfent” sur la catastrophe japonaise, il faut faire la différence, à mon avis, entre sensationnalisme et remise en question. Que les médias soient actuellement en train d’enregistrer des pics d’audimat , voir de bénéfices dans le cas des entreprises, et en profite potentiellement en en rajoutant dans le sensationnalisme est une chose. Qu’un accident nucléaire, pour ne pas dire catastrophe, suscite de nombreux questionnement sur notre emploi du nucléaire en est une autre, difficilement contournable et à mon avis tout à fait appropriée.

    On joue avec le soleil et, devinez quoi ? On se brule… étonnant, non ?

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  • Pastisman le 16 mars 2011 - 16:29 Signaler un abus - Permalink

    Cela ressemble étrangement à un résumé de “RAS nucléaire, rien à signaler” : http://www.arte.tv/fr/semaine/244,broadcastingNum=1020204,day=4,week=20,year=2009.html
    Il est effectivement assez difficile de comprendre, pourquoi, alors que dans le bâtiment la loi oblige que les opération de désamiantage (même non friable) soient effectuées par des CDI de l’entreprise, cette contrainte de n’aie pas été prévue pour la maintenance des centrales ! C’est quand même pas tout à fait les mêmes échelles de risque !!

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  • gibi le 16 mars 2011 - 17:07 Signaler un abus - Permalink

    Devinette :

    Quel est le pays européen qui a à la fois le plus de nucléaire, le plus de pesticides, la plus grande utilisation d’antidépresseurs, la plus forte consommation de vin et canabis, et le président le plus détesté ?

    Bien il n’y a aucun lien entre toutes ces caractéristiques et il est très indécent d’en parler…

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  • rage le 16 mars 2011 - 18:34 Signaler un abus - Permalink

    Il est vrai que l’article passe un peu du coq à l’âne trop rapidement et aurait mérité un traitement plus rigoureux et surtout plus long.
    S’il vous plaît OWNI, ne cédez pas aux titres tapageurs et aux articles qui ont le goût de bâclé alors que sujet est des plus intéressants.

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  • Cafecroissant le 16 mars 2011 - 19:56 Signaler un abus - Permalink

    “La France compte 58 centrales nucléaires qui produisent plus de 80% de l’électricité et permettent au consommateur Français de payer l’une des factures les moins chères du monde”

    ah bon, je ne crois pas que ce soit le cas : on se place dans le tiers des pays riches ou les prix sont les plus eleves :
    http://en.wikipedia.org/wiki/Electricity_pricing

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  • Alexandr le 17 mars 2011 - 10:11 Signaler un abus - Permalink

    Мне все это напоминает 86г как жил в Припяти и все видел своими глазами, как в Люлево грузили песок в мешки, как их складывали в сетки, затем шла колона вертолетов и сбрасывала сетки в разрушенный шатер 4 блока ЧАЭС. За все это наблюдение заплатил переливанием крови находился в местах 70 и 50 ренген, но точно определять было невозможно. В городе во 2м микрорайоне было более двух ренген в первом семь. Было не страшно, но была тревога от неестественного запаха воздуха. Тогда никто с подобным не сталкивался и не понимал происходящее. Надо надеятся в Японии до этого не дойдет.

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  • Reg le 17 mars 2011 - 11:36 Signaler un abus - Permalink

    C’est vrai que le billet n’est pas bon, mais il soulève des question qui sont importantes.

    D’autant plus en pleine quinzaine commerciale du nucléaire avec nos représentants élus pour VRP d’Areva.

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  • MIkaël Cabon le 17 mars 2011 - 12:10 Signaler un abus - Permalink

    N’oublions pas également le coût du démantèlement des réacteurs quand ils parviendront en fin de vie. Il est estimé à 63 milliards d’euros par la Cour des Comptes, dans un rapport publié en 2005. Une somme en partie provisionnée par les entreprises concernées.
    http://www.lobbycratie.fr/2011/03/15/lobbies-anti-et-pro-nucleaire-quand-le-japon-fait-les-larrons/

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  • daniel le 17 mars 2011 - 13:38 Signaler un abus - Permalink

    L’indécence pour les japonais serait d’empêcher la reflexion et l’émergence d’un débat. Le silence est le plus grand des mépris.
    En France, en décembre 1999 à la centrale du Blayais en Bretagne,lors de la tempête, on est passé à deux doigts d’une catastrophe similaire. L’eau est passé au dessus de la digue et on a évité de justesse une fusion nucléaire. Et après coup on a surélevé la digue! Preuve que la sûreté nucléaire est un mythe.

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  • Sybille Rameau le 17 mars 2011 - 14:53 Signaler un abus - Permalink

    Je n’aurai qu’un mot : édifiant !

    Il aura fallu que se produise cette horrible catastrophe
    au Japon pour que nous prenions conscience de ce danger
    permanent : le nucléaire.
    Et, comme toujours, pour un problème de “gros sous”,
    on minimise, on laisse faire n’importe quoi, on ferme
    les yeux et on endort le peuple comme on peut !…

    Merci pour vos informations dignes de vrais journalistes !

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  • tianes le 17 mars 2011 - 17:15 Signaler un abus - Permalink

    sous-traitance dans la maintenance du parc nucléaire

    EDF sous-traite une énergie à risques à des intérimaires pas forcément qualifiés pour faire des économies et les « anomalies » sont en recrudescence.
    Confier à une multinationale l’énergie nucléaire est irresponsable non seulement pour les travailleurs mais à cause de maladresses qui peuvent avoir des conséquences dramatiques.Vivant dans le milieu de l’IRSN ,j’ai eu
    l’occasion de voir des ingénieurs avoir des sueurs froides rétrospectivement après avoir redressé une vanne tournée du mauvais côté et être intervenus in-extrémis.

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  • tianes le 17 mars 2011 - 17:27 Signaler un abus - Permalink

    J’insiste avant tout débat sur le nucléaire de porter le problème de la sous-traitance à la connaissance du public. Je vous invite à écouter sur France inter dans “là-bas si j’y suis” les témoignages de ces travailleurs.(émission d’aujourd’hui:”sortir du nucléaire”) Après, sortir du nucléaire, comme le préconise l’émission, c’est un autre débat et vu le temps que cela prendra, il faut d’abord renationaliser complètement le nucléaire et arrêter nos plus anciennes centrales.

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  • Nicolas Imbert le 17 mars 2011 - 18:08 Signaler un abus - Permalink

    Il est vraiment plus que temps:
    - d’une part, de faire contrôler systématiquement toutes les installations nucléaires en France, existantes, en construction et en projet (y compris ITER / EPR…) par un organisme de classe internationale, indépendant et transparent,
    - d’autre part, de lancer dès maintenant le débat public demandé par de nombreuses personnalités, à gauche comme à droite (Bertrand Pancher, Pierre Moscovici, Nicolas Hulot…),
    - de demander aux fabricants des réponses détaillées et transparentes sur la sureté des EPR en cours (dénoncée par les autorités de sureté finlandaise, britannique et française),
    - de lever la classification “secret défense” sur les informations relatives au nucléaire civil en France,
    - enfin, de réexaminer tous les projets en cours (comme le font les chinois notamment).

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  • tianes le 18 mars 2011 - 6:39 Signaler un abus - Permalink

    IL Faut au préalable interpeller les pouvoirs publics sur la sous-traitance. lire le Marianne de cette semaine, écouter l’émission de Mermet d’hier “sortir du nucléaire”. quelques propos rapportés de Claude Smutek, ancien ingénieur à l’IRSN(institut de recherche et sécurité nucléaire):
    “Qui aurait la naïveté de croire que manier la fission nucléaire ne nous expose pas? La seule centrale entièrement sécurisée ,c’en est une en allemagne qui n’a jamais fonctionné”
    “les risques liés à la sous-traitance sont avérés et quotidiens.Il y a plus de probabilités d’accidents liées à cette question que la probabilité au demeurant imparable qu’un météorite tombe sur une centrale mais ce n’est pas exclu” et “il est irresponsable d’avoir laissé une énergie aussi potentiellement dangereuse dans les mains d’une multinationale.”

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  • Roux le 23 mars 2011 - 9:38 Signaler un abus - Permalink

    Paluel , Penly . C’est à combien de KM de Paris ?

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  • tianes le 27 mars 2011 - 9:36 Signaler un abus - Permalink

    EDF n’est pas seul en cause.la politique néo libérale, (privatisation d’AREVA commencée en 1994).

    Accident en novembre 2006 au centre de recherche de Cadarache(réacteurs expérimentaux de petite taille)

    Le 6 novembre 2006 à l’Atelier de technologie du plutonium (ATPu), d’Areva NC, des employés d’Areva-NC ont par deux fois chargé un broyeur avec des rebuts de pastilles de combustible MOX (mélange d’oxydes de plutonium et d’uranium). Une inspection de l’ASN, faite le 16 novembre, a conclu que la balance de contrôle du chargement du broyeur était cassée depuis mars 2006. La « masse critique » (+/- 16 kg de matière fissile) n’a pas été atteinte, mais bien au-delà des 8 kg autorisés, ce sont 13 kg de pastilles, équivalent à 3,9 kg de matière fissile, qui avaient été chargées dans le broyeur. À partir de 16 kg de matière fissile, dans certaines conditions de géométrie et en présence de modérateur, une réaction nucléaire aurait pu spontanément s’enclencher. L’incident a été rendu public par le CEA le 10 novembre 2006. Il n’a donné lieu à aucune contamination de l’environnement.

    Ce sont la balance de pesage cassée, mais surtout des consignes « hors procédure » (l’opérateur utilisait une balance à côté du broyeur et non celle en dessous de celui-ci comme prévu) qui ont conduit à cet incident qui a été jugé par le CEA « sans conséquence pour l’environnement ou la santé » et ne nécessitant qu’un classement de niveau 1 sur l’échelle INES. Mais suite à « l’accumulation d’erreurs humaines » et aux « défaillances constatées dans les processus d’assurance de la qualité » démontrant des lacunes importantes dans la culture de sûreté de l’exploitant, l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire française) a annoncé le mardi 9 janvier 2007 avoir classé l’incident au niveau 2 de l’échelle internationale des événements nucléaires[9].

    J’entends que les sénateurs communistes veulent empêcher la privatisation du nucléaire.Malheureusement cela s’est fait insidieusement, annoncé comme une restructuration quand Framatome est devenu AREVA…

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  • guichard le 22 novembre 2013 - 4:58 Signaler un abus - Permalink

    encore faut t il que les menbres CHSCT et autres soit efficaces.

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  • MARLIER le 30 novembre 2014 - 21:39 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,

    J’ai lu avec attention et grand intérêt votre article UN AZF NUCLÉAIRE EST POSSIBLE EN FRANCE; cependant pouvez vous me confirmer cette phrase:
    Les risques sont bien réels. Le nucléaire est une industrie dangereuse et elle ne peut être confiée qu’à des entreprises commerciales.

    ???? Merci de me confirmer qu’il y a une erreur de syntaxe qui contredit tout votre article.
    cordialement
    Michèle Marlier

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