La science montre que vous êtes stupide

Le 31 mars 2011

Vous ne pouvez pas comprendre le fonctionnement de votre cerveau à moins de l'endommager. Car il est sublimement conçu pour vous entourlouper afin de vous faire croire que vous avez saisi comment il marche.

Joe Quirk est l’auteur de Exult et de It’s Not You, It’s Biology: The Science of Love, Sex & Relationships, un livre scientifique humoristique traduit en 17 langues.

Article publié initialement sur H+ Magazine et sur OWNI.eu et traduit par Stan Jourdan et Martin Clavey.

Vos souvenirs sont de la fiction

Robert Burton décrit une expérience dans son livre On being certain: believing you are right even when you are not, que toute personne dotée d’un fort caractère devrait lire. Immédiatement après l’explosion de la navette Challenger en 1986, le psychologue Ulri Neisser a demandé à 106 étudiants de décrire par écrit où ils étaient, avec qui, comment ils se sont sentis et les premières pensées qui leur sont venues à l’esprit.

Deux ans et demi plus tard, on a rassemblé les mêmes étudiants pour leur demander de répondre à nouveau par écrit aux mêmes questions. Lorsque les nouvelles descriptions ont été comparées avec les originales, elles ne correspondaient pas. Lieux, personnes, sentiments, premières réflexions: les étudiants avaient modifié leur version des faits. De plus, lorsqu’ils ont été confrontés à leur première description, ils étaient tellement attachés à leur “nouveaux” souvenirs, qu’ils avaient du mal à croire leurs anciennes versions. En fait, la majorité des gens a refusé de faire correspondre leurs “nouveaux” souvenirs au souvenir initial qu’ils avaient pourtant décrit la première fois. Ce qui frappe particulièrement Burton est la réponse d’un des étudiants :

C’est mon écriture, mais ce n’est pas ce qui s’est passé.

Le cerveau peut parfois jouer des tours

J’ai vu le film Casablanca au collège. Une des scènes était tellement cucul qu’elle est restée gravée dans ma mémoire. Je me suis souvent récité cette scène à l’eau de rose en riant sous cape pendant les vingt ans qui ont suivi. Puis, trentenaire, j’ai vu le film une seconde fois en attendant avec impatience la fameuse scène. Quand elle est arrivée, j’ai cru voir une toute autre scène ! Les personnages disaient d’autres choses et se trouvaient dans des endroits différents de la pièce. J’ai en plus dû attraper un paquet de mouchoirs. Comment mes souvenirs ont-ils pu à ce point remplacer ce que j’avais vu? Et comment Rick pouvait-il laisser mourir leur amour comme ça?

Mais la chose la plus bizarre est qu’aujourd’hui encore, je ne me souviens pas de la scène qui m’a ému lors du second visionnage. Et je me souviens toujours de la scène qui m’a fait rire quand j’étais jeune.

Vous êtes vous mêmes paumés par rapport à vos propres expériences. Vous avez déjà ré-écrit le paragraphe que vous venez de lire. Fermez vos yeux et résumez ce que je viens de dire. C’est fait? Maintenant relisez-le, et vous vous rendrez compte que vous ne vous souveniez pas des mots, mais seulement de votre impression de ce que j’ai dit. Une fois dite, votre vague impression est remplacée par la manière dont vous la verbalisez. Le maître de conférence en psychologie cognitive Jonathan Schooler appelle cela “l’ombrage verbal” (ou “verbal overshadowing”).

Combien de temps passez-vous à verbaliser ?

A chaque fois que vous parlez, vous détruisez le souvenir de ce que vous êtes en train de dire.

Votre mémoire peut être sélectivement effacée

Les célèbres expériences du neuroscientifique Karim Nader ont démontré que chaque fois que vous vous remémorez quelque chose, vous effacez l’ancien souvenir et en recréez un nouveau.

Pour stocker un souvenir, une certaine structure de protéine doit se former dans le cerveau. Lorsqu’on injecte une substance médicamenteuse à des rats pour perturber la formation de cette structure de protéine pendant qu’ils essayent de se remémorer quelque chose, ils deviennent incapables d’apprendre.

C’est là que ça devient bizarre. Lorsqu’un rat devient expert dans un domaine de connaissance – tel que la reconnaissance d’un son qui précède un choc – et que les chercheurs lui injectent le médicament pendant qu’il tente de faire appel à sa mémoire, son souvenir est effacé de manière permanente. Le rat retourne au même état d’ignorance qu’avant son apprentissage. Mais seuls les souvenirs auxquels le rat essayait de faire appel sont affectés par le médicament, aucun autre souvenir n’est touché. Cela signifie que la protéine qui encode la mémoire est reconstruite à chaque fois que le rat essaie d’accéder à la mémoire.

L’anisomycine, la substance médicamenteuse en question, a été utilisée pour effacer de façon sélective la mémoire de personnes tourmentées par des syndromes de stress post-traumatique. Si le patient prend le médicament alors qu’il est invité à se rappeler ses traumatiques souvenirs, sa mémoire s’obscurcit. Certains souvenirs vont prendre des voies différentes via l’hippocampe pour parvenir à la conscience, mais l’intensité des émotions, au niveau de l’amygdale, est amoindrie, devenant vague et indolore.

Se souvenir est un acte de création. Yadin Dudai, professeur à l’Institut Weizmann et auteur de Memory from A to Z, en est parvenu à la conclusion paradoxale que la mémoire la plus parfaite « est celle des patients amnésiques ».

Vous souvenez-vous de la personne qui vous énervait au lycée ? Cela n’est jamais arrivé. Vous avez surévalué l’importance de cet événement. Ne vous tracassez pas à écrire vos mémoires, car elles n’existent pas. Contrairement à la fiction, que vous savez avoir inventée, la mémoire est cette chose dont vous n’avez pas conscience que vous l’avez inventée.

Hey, gros naze, tu ne peux même pas comprendre ce qui s’est passé dans ta propre vie. Comment vas-tu faire pour comprendre ce qui va se passer, pour tout le monde, dans le futur ?

Le sentiment de connaître est dissociable du fait de savoir

Le sentiment de connaître, c’est exactement cela, une sensation.

Le docteur Burton a démontré que l’expérience de connaître arrive indépendamment des “étapes logiques” que vous pensez devoir prendre pour arriver à une conclusion. En fait, elles proviennent de différentes régions du cerveau.

Burton fait l’hypothèse que les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) sont liés à une incapacité à faire l’expérience du sentiment de connaître quelque chose. Peu importe si le patient se prouve que ses mains sont propres ou que la portière de la voiture est bien fermée, il n’oubliera pas ses clefs, il ne peut juste pas le croire. Il peut savoir que quelque chose est vrai, il ne peut juste pas sentir que cela est vrai. D’autres patients ayant des lésions cérébrales connaissent des phénomènes similaires entre le fait de savoir et le fait d’avoir la sensation de savoir, si bien qu’ils sont convaincus que la table a été volée et remplacée par une réplique identique, ou bien que leur mère a été kidnappée et remplacée par un sosie imposteur. Ils voient des choses familières, mais n’ont pas le sentiment de les avoir déjà vues.

Exactement comme un savoir précis peut venir sans aucune sensation de le connaître, le sentiment de savoir peut venir sans aucune connaissance. Burton a analysé les retranscriptions de personnes qui font l’expérience de révélations mystiques : « C’est si limpide ! Tout s’explique ! » – alors qu’ils sont incapables de rentrer dans les détails. L’extase religieuse imprègne une personne avec le sentiment qu’elle sait tout, absolument tout, malgré l’absence totale de faits précis auxquels rattacher leur sentiment. Les révélations mystiques sont indescriptibles, précisément parce qu’il n’y a rien à exploiter mis à part “l’univers” ou “l’entièreté”. Certains épileptiques, au premier stade d’une attaque, décrivent la même extase transcendantale. Vous pouvez faire cette expérience, vous aussi. Si un scientifique vous administrait un stimulus électrique sur votre lobe temporal, vous utiliseriez vous aussi la langue des prophètes.

Notre sensibilité à la sensation enivrante  de savoir est la raison pour laquelle tous les humains sont atteints de ce que Burton appelle “une épidémie de certitudes”. Participez au prochain sommet sur le transhumanisme, observez si des symptômes apparaissent et attendez de choper le virus jubilatoire.

La raison n’est jamais la raison

Voulez-vous être une personne rationnelle ? Faites attention à ce que vous souhaitez.

Un homme à qui on avait retiré une petite tumeur cérébrale, près du lobe frontal de son cerveau, semblait être en bonne forme au départ. Il avait passé tout les tests d’intelligence et avait conservé toutes ses facultés. Mais une fois retourné à la vie de tous les jours, il a été paralysé dans la prise de décisions simples. Pour choisir entre un stylo bleu ou noir, il réfléchissait pendant 20 minutes, assis à son bureau, évaluant consciencieusement les conséquences de chaque option. Famille et amis rapportèrent que l’individu était devenu hyper-rationel, qu’il pouvait discuter éternellement des moindres détails d’un conflit d’horaire, lister les avantages et inconvénients de chaque possibilité tout en étant incapable de prendre une décision. Les personnes cognitivement normales qui l’écoutaient voyaient toujours son côté raisonnable. Rien de ce qu’il disait sur aucun sujet n’était irrationnel. Mais comme le dit Antonio Damasio, habitué au contact avec les personnes cognitivement déséquilibrées :

Tu as juste envie de taper du poing sur la table et de dire : prends une décision à la fin !

Il s’avère que la “preuve” du libre arbitre du théologue médiéval Jean Buridan est fausse. Il prétendait qu’un âne affamé à distance égale de deux bottes de foin serait bloqué sur place s’il n’avait pas de libre arbitre, puisque les deux choix étaient équivalents (L’âne de Buridan est comme la pomme de Newton : les fausses analogies populaires sont les véhicules dans lesquelles les mèmes voyagent).

Je n’ai jamais été un âne à équidistance de deux grosses bottes de foin, mais j’ai été un trou du cul à équidistance de deux gros bourriquets, et je peux vous promettre que je ne suis pas resté bloqué. Cela m’a pris peu de temps pour agir selon les circonstances. En fait, moins vous réfléchissez, plus l’action est facile.

C’est comme si le cerveau avait une minuterie automatique ou un ressort enroulé, qui déclenchait à un moment donné une pulsion émotionnelle qui nous poussait à faire des choix. Nous n’avons pas évolué pour connaître le monde, mais pour prendre les décisions les plus statistiquement efficientes étant donné les connaissances et le temps limité dont nous disposons. Sans impulsions pour clôturer le débat, aucune décision n’est possible par pure rationalité. Avec un peu de réflexion, les différentes possibilités offertes paraissent aussi valables les unes que les autres. La raison est un outil destiné à servir d’impulsion, pas ce qui provoque la décision. Vous pouvez raisonner pour vous amener à la conclusion que vous vouliez. La volonté est la clé.

Peut-être que la névrose est une impulsion peu développée pour l’emporter sur la rationalité démente. Vous pouvez remarquer que les gens stupides ne souffrent pas de névrose. Ce ne sont que les gens comme Woody Allen qui vous rendent fou à repenser chaque considération. Il faut que quelque chose prenne le dessus sur la paralysie de l’analyse, et cela ne peut pas être l’analyse…

Nous admirons la vertu de nos idoles, leur capacité à « agir à l’instinct », sans être perturbés par des considérations intellos. Bien sûr, la confiance d’un leader n’est pas fondée sur l’anticipation de l’effet domino de sa décision. Les leaders agissent avec fermeté et une moral claire dans un état d’ignorance. C’est pourquoi nous les suivons. Leur absence de doutes est contagieux.

Aviez-vous envie de croire aux argumentations scientifiques qui montrent la possibilité de ne pas vieillir avant que des leaders y croient ?

Pourquoi cette réponse vient-elle juste de vous venir à l’esprit ? Pourquoi les réponses devraient-elles faire ‘ding’ dans votre tête, après tout ?

Vous ne savez pas pourquoi vous venez de penser cela

Les neuroscientifiques Michael Gazzaniga et Roger Sperry ont constaté que les personnes qui ont un corps calleux (le pont entre le cerveau droit et gauche de l’épaisseur d’un pouce) rompu, agissent avec deux “volontés” différentes. Chacune ayant à peu près la moitié de nos capacités globales, elles opèrent indépendamment sous le même crâne, sans consulter l’autre avant de prendre une décision. Histoire vraie : la main gauche enlève un T-shirt, tandis que la main droite le reprend et le remet. La main gauche devient tellement frustrée qu’elle tente d’étrangler la personne comme Steve Martin dans The Man With Two Brains.

L’hémisphère gauche est en charge du langage. L’hémisphère droit est en charge de la vue. Si vous montrez furtivement l’image d’une cuillère à l’œil du cerveau droit d’un patient atteint d’une section du corps calleux, il vous dira qu’il ne voit rien. Si vous lui demandez de prendre un objet par la main qui correspond à l’hémisphère droit, le patient prendra la cuillère qu’il prétendait ne pas voir tout en étant incapable de savoir ce qu’il tient dans la main.

Lorsque Sperry a montré furtivement un écriteau “MARCHE” à l’hémisphère droit en charge de la représentation visuelle, le patient s’est levé et a traversé la pièce. Mais lorsqu’on lui a demandé pourquoi il venait de le faire, il (le cerveau gauche en charge du langage) a répondu : « Pour avoir un coca. »

Imaginez l’étonnement de Sperry à ce moment là, alors qu’il connaissait la véritable raison du déplacement du patient. L’hémisphère du langage parvient à émettre spontanément une réponse, mais le propriétaire du cerveau n’en avait aucune idée.

Un poulet a été montré à l’hémisphère gauche tandis que l’on a montré une chute de neige à l’autre. Puis, lorsque Sperry a demandé au patient de choisir l’image qui correspondait à ce qu’il avait vu, la main contrôlée par l’hémisphère gauche pris une griffe, et la main contrôlée par l’hémisphère droit saisit une pelle. Intéressant… les deux hémisphères peuvent indépendamment et simultanément choisir une image qui correspond indirectement à ce qu’ils ont vu.

Ensuite, Sperry a demandé pourquoi il avait choisi une griffe et une pelle. Ce à quoi le patient a répondu sans hésitation : « Oh, c’est simple : la griffe de poulet va de paire avec le poulet, et vous avez besoin d’une pelle pour nettoyer le poulailler ». Si chaque hémisphère peut spontanément créer du sens à chaque action, il faut se demander comment des parties plus subtiles de notre cerveau trouvent des raisons pour justifier les actions d’autres parties du cerveau. Si des petits mensonges passent d’une partie du cerveau à l’autre, pourquoi ne se passerait-il pas la même chose entre les plus petites parties du cerveau ?

Pourquoi avez-vous choisi ces ingrédients pour votre petit déjeuner ce matin ? Pourquoi sortez-vous toujours avec ce con ? Pourquoi ne respectez-vous pas votre régime alimentaire ? Pourquoi considérez-vous la source la plus fiable comme la raison pour laquelle vous agissez ? Rien ne vous a dit de prendre un Coca. Vous avez choisi un Coca, n’est-ce pas ?

Vous êtes le pire juge de vous-même

Hey, couillons, les sciences cognitives démontrent que vous n’êtes pas assez brillants pour réaliser à quel point votre vie est un bordel, parce que vous êtes configurés pour vous raconter à vous même une belle histoire après que les faits se sont produits. Microseconde après microseconde, votre neocortex invente une histoire qui dit : « Je voulais faire ça ». Votre conscience pense être Sherlock Holmes, mais en fait elle n’est que Maxwell Smart, qui se promène dans la vie en se tissant des excuses cohérentes pour maintenir une illusion de contrôle.

Par exemple, regardez votre propre vie, bande de lopettes. Combien de fois avez-vous fait tout foirer en blâmant les autres ? Et combien de fois êtes-vous tombé par hasard sur des trucs intéressants, et ensuite avez prétendu que vous aviez fait exprès ?

Plus de fois que vous ne le pensez. Des expériences astucieuses d’appels à la mémoire montrent comment nous inventons des discours pour justifier ce qui s’est passé. Nous pensons que nos vies ont un sens en regardant en arrière et en sélectionnant les éléments qui constituent une histoire cohérente, puis nous altérons inconsciemment tous ces événements pour confirmer ce que nous voulons croire à propos de nous mêmes.

Quand nous nous auto-évaluons, nous sommes tous sensibles au phénomène du lac Wobegon : quand on interroge les gens, la plupart des gens s’estiment plus intelligents, plus attirants, plus optimistes, plus charismatiques, et moins subjectifs que la moyenne. Même si vous êtes meilleurs que la moyenne dans un de ces domaines, les chances que vous battiez la moyenne dans ces cinq domaines sont faibles. Il y a des chances que vous soyez même en dessous de la moyenne dans plusieurs de ces domaines. Comment je le sais ? Je suis plus intelligent, plus charmant, plus charismatique et moins partial que la plupart des gens !

J’ai eu la chance de parler à la terreur de ma classe de lycée, qui évoqué la façon dont la vie lui avait été favorable. J’ai alors décidé de lui mentionner le fait que c’était la première rencontre non-violente que nous avions. Il a évoqué un handicapé mental qui avait été frappé plus fort que moi et s’est vanté que tout le monde évitait ce gamin quand lui-même était dans les parages. Je l’ai regardé poliment, intrigué par l’illusion qu’il avait de lui même. Je me rappelle de lui comme de quelqu’un d’irrémédiablement et continuellement méchant. Pendant un moment, j’ai remis en question ma propre maturité, l’innocente victime de sarcasme aurait dû applaudir au lieu de se battre, mais j’ai un peu plus réfléchi.

La raison a sa propre conscience. Mais ce n’est même pas elle qui est cause.

Votre bras vous laisse penser que vous le contrôlez

Avez-vous déjà abandonné cet article ? Pourquoi vous le lisez encore ? Parce que ça ne dépend pas de vous. Vous ne pouvez même pas choisir quand vous cliquez.

Dans une célèbre expérience, Benjamin Libert a placé des électrodes sur la tête et sur les bras des cobayes pour faire des électroencephalogrammes et des électromyogrammes, puis leur a demandé de bouger les doigts quand ils le voulaient. Libet a constaté que l’activité motrice du cerveau démarrait un quart de seconde avant que le sujet devienne conscient du choix de bouger son doigt. Voici la séquence :

1. activité motrice dans le cerveau

2. un quart de seconde plus tard, le patient choisi consciemment de bouger un doigt

3. un quart de seconde plus tard, le patient bouge.

L’activité motrice n’est pas la conséquence d’un choix délibéré. L’activité motrice entraine le choix.

Venez vous de dire… n’importe quoi ! D’où cela vient-il ? une réaction spontanée n’est pas raisonnée.

La raison est le fait de justifier une réaction spontanée. La raison se précipite dans les millisecondes après votre réaction instinctive. La prochaine fois que vous effectuez un jugement hâtif, demandez-vous combien de raisonnements peuvent avoir lieu le temps d’un clin d’œil.

Hey, crétin. Les pensées sont spontanées. La raison est tortueuse. La tendance à croire crée le bordel. Après, la raison trouve son chemin, convaincue de votre capacité à éliminer les mauvaises alternatives. Tout ce que vous pensez savoir est une escroquerie avec laquelle votre cerveau joue contre votre conscience. Y compris ce que vous pensez du mec qui écrit cet article.

Vous ne savez pas pourquoi vous aimez ou non les gens

Quelle confiance avez-vous en votre jugement de ma personnalité ? Ai-je l’air d’un enfoiré ou d’un embobineur avec lequel vous aimeriez diner ? Ça dépend moins de votre jugement objectif que du fait que vous avez une boisson chaude dans la main.

Des chercheurs ont demandé à des gens de participer à une étude dans laquelle ils notaient le portrait écrit d’une star. Juste avant que la moitié des cobayes s’assoit, le chercheur leur demandait : “Pouvez-vous tenir ça pendant une seconde?” cette moitié tenait la tasse chaude pendant une seconde avant de s’assoir. Et on ne le demandait pas à l’autre moitié. On demandait ensuite :

Comment appréciez vous cette personne ? Donnez une note entre 1 et 10.

Ceux qui avaient tenu la tasse de café pendant une seconde notaient la personne 20% plus haut en moyenne que ceux qui ne l’avaient pas fait.

Ceux d’entre vous qui sont en train de boire du café, ou ceux qui sont un peu plus compatissants m’aiment probablement plus que les autres. Les autres, allez vous faire foutre. (Je n’ai rien de chaud en main. Attendez, mon chien vient tout juste de s’allonger sur mes genoux. Je m’excuse de ce que je viens d’écrire. Peut-on être de nouveau en bon terme ?)

La prochaine fois que vous jugez quelqu’un, demandez vous si votre réaction se base sur un jugement ou sur votre digestion.

Le sac de nœuds dans lequel nos rêves piochent

Beaucoup de transhumanistes m’ont dit triomphalement que la nature humaine avait été laissée de côté. Alors pourquoi s’emmerdent-ils à m’en parler ? Tous les hommes accordent de l’importance à ce que les autres pensent, réagissent spontanément quand leur valeur est mise en cause, et discutent de ce qui est vrai avec les gens de leur tribu. Voyez-vous le bouton de commentaire en dessous ? Pourquoi votre chat ne le trouve pas irrésistible ? Pourquoi vous ne choisissez pas d’être un peu plus comme votre chat ? Éteignez votre cerveaux, allez au soleil, laissez tomber, et soyez satisfait.

Hey, vous lisez encore. Combien de temps avez-vous pris pour vous convaincre qu’il était temps d’arrêter de suivre les opinions des autres et de vous faire la votre ? Pourquoi alors que le cerveau de votre chat tourne naturellement autour de la maison de Bouddha, vous devez vous discipliner pour réussir ? C’est encore cette satanée nature humaine. Ça ne s’estompera pas, même la partie qui désire le transcender, une particularité unique de l’Homo Confabulus.

Si nous pouvons nier l’entêtement de la nature humaine, nous pouvons refouler les informations qui contredisent ce que l’auteur Tamim Ansary appelle “la convoitise stérile de la transcendance” qui amène à plus d’illusion.

Image de Une customisée Elsa Secco @Owni /-)
Source iStock
Illustrations CC FlickR: dierk schaefer, neil conway

Photos Flickr CC Troy Holden, TZA, TangYauHoong, Pierre-Brice.H, djwudi et brain_blogger

Laisser un commentaire

  • Sim le 31 mars 2011 - 19:17 Signaler un abus - Permalink

    Les articles d’Owni sont tellement complet qu’ils n’ont pas besoin de commentaires :)

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Eric K. le 31 mars 2011 - 20:47 Signaler un abus - Permalink

    https://secure.wikimedia.org/wikipedia/en/wiki/Dunning%E2%80%93Kruger_effect

    Peut on faire un rêve dans lequel on lit un livre philosophique complet ?

    Peut on faire un rêve ou on va se faire une séance d’analyse gratuite sur sa propre personnalité ?

    Peut on se rappeller d’expérience prénatal ?

    quand l’inconscient est insondable

    le trou sans fond est noir

    ( peut être pas pour tout le monde non plus )

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Eric K. le 31 mars 2011 - 20:48 Signaler un abus - Permalink

    Vide, je ne sais pas

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Reflex le 31 mars 2011 - 22:47 Signaler un abus - Permalink

    Bon j’imagine que le ton hautain est vraiment voulu pour susciter une réaction, donne pas du tout envie de lire de lire jusqu’au bout. ^^ J’ai déjà lus des expériences de ce type, mais bon là, même si j’ai pleins d’arguments, il y’en a tellement de contradictoire que je ne sais pas lesquels afficher.

    La seul chose que je peux dire, c’est qu’il est intéressant de connaitre le fonctionnement de son cerveau pour le déjouer justement et devenir maître de sois.

    Mais bon après un tel article, normalement soit, on répond en méprisant l’auteur de l’article, sois on remet en cause le contenu, soit on ne répond pas pour ne pas rentrer dans un débat que personne maitrise, ou bien on s’en fou de ce contenu si agressif.

    J’aurais dû ne pas répondre…

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Eva le 31 mars 2011 - 23:23 Signaler un abus - Permalink

    Sans boisson chaude mais après beaucoup de vin, j’estime que vous avez l’air d’un enfoiré avec lequel j’aimerais dîner. Essayez donc d’analyser cela.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • ERNEST le 1 avril 2011 - 1:29 Signaler un abus - Permalink

    Finalement, on y arrive bien à croire que ce que nous croyons est incroyable! :-)

    Le bouddhisme se rapproche de ses conclusions par observation logique sur la perception par la méditation): “ce que nous percevons, est-ce bien la réalité ?”

    Le point de vue de ce passionnant article est un peu “déçu par la presomputuosité de l’humain”.

    Les dépressifs pourrait voir un grand intérêt dans ses observations : la sensation d’être nul et con dépend d’avoir un bonne digestion, d’avoir une tasse de boisson chaude dans les mains…

    On pourrait se contenter de contempler à quel point nos certitudes relèvent principalement de l’angoisse de se tromper.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • ERNEST le 1 avril 2011 - 1:38 Signaler un abus - Permalink

    La science nous montre à quel point nous somme stupides mais pas tellement puisque la science permet de nous en rendre compte et que nous somme capables de le concevoir…
    Ça fume là haut…

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • requis le 1 avril 2011 - 3:48 Signaler un abus - Permalink

    Cerveau = retourné

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Seydina le 1 avril 2011 - 6:05 Signaler un abus - Permalink

    Franchement, j’adore ce site, trop bien fait, design impec’, articles fouillés et sérieux.
    bref, je suis vraiment accroc, en plus j’apprends au moins une chose chaque jour.
    Merci pour les webmasters.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • benoitb le 1 avril 2011 - 9:44 Signaler un abus - Permalink

    Juste une typo :
    « Tu as juste envie de taper du point sur la table [...] »

    Du « point », vraiment ? À moins qu’un coup de « poing » remette les choses en place…

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Michel le 1 avril 2011 - 10:02 Signaler un abus - Permalink

    Article trop brouillon, rempli d’aphorismes à l’emporte-pièce (tres américain en fait). Et lourdement démonstratif. Dommage car le sujet est extrêmement intéressant.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • danny le 1 avril 2011 - 13:41 Signaler un abus - Permalink

    De quoi parle-t-on exactement ? De science ? De l’expérience personnelle de l’auteur ? Quel mix immangeable, surtout après traduction. Les sujets scientifiques aussi intéressants que celui-ci doivent être traités de façon claire, didactique et moins personnelle ! Sans cela, on à l’impression que le propos ne sert qu’a faire mousser un site destiné à une poignée d’initiés. Je ne suis pas arrivé à finir l’article, c’est frustrant et je dois reconnaître que ça m’arrive fréquemment sur Owni.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • ERNEST le 1 avril 2011 - 14:15 Signaler un abus - Permalink

    C’est vrai, c’est un peu brouillon, avec des fautes d’orthographe….

    Mais le sujet est passionnant !

    Si on devait être tous parfait pour s’exprimer… ça serait triste !

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • ERNEST le 1 avril 2011 - 14:18 Signaler un abus - Permalink

    Le style est américain ! (et pourquoi pas ?)

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Pierre le 1 avril 2011 - 14:31 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,

    je lis d’habitude les article d’Owni avec grand plaisir mais je dois avouer que celui là m’a laissé drôlement sur ma faim. Serait-il possible d’avoir les sources ayant permis de rédiger le passage “Vous ne savez pas pourquoi vous venez de penser cela”? A ma connaissance le lobe occipital du cerveau contient le cortex visuel (lieu ou l’information arrivant du nerf optique est analysée) et ce pour les deux hémisphères…

    Merci d’éclairer mes lanternes ;) !

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • ookilai le 1 avril 2011 - 16:16 Signaler un abus - Permalink

    Si le fond est intéressant le style de l’article laisse franchement à désirer.

    Une petite précision concernant l’expérience avec la tasse de café. Celle-ci ressemble assez à une expérience de psychologie sociale.
    Cette expérience montre qu’après avoir eu un comportement altruiste (ici dans une certaine mesure: tenir la tasse) les sujets étaient plus disposées à émettre un même type de réponse dans la tâche suivante (ici: mieux noter les personnes). Donc c’est moins le fait de tenir la tasse que le fait d’avoir accompli une bonne action qui a conditionné ce résultat.

    Je schématise un peu mais tout ça pour dire qu’il faut se méfier des conclusions que l’on peut tirer de ce genre d’expérimentations.

    Cordialement

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Christophe le 1 avril 2011 - 16:53 Signaler un abus - Permalink

    Masturbation ?intellectuelle? à tendance sado-maso.
    Le principal est de se faire du bien non?

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • jeanf le 1 avril 2011 - 17:49 Signaler un abus - Permalink

    “The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt.”
    Bertrand Russell.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Kamae le 1 avril 2011 - 23:07 Signaler un abus - Permalink

    Quel dommage que la traduction de l’américain en français soit si médiocre… Stupid ne en anglais US ne signifie pas du tout la même chose que’en anglais UK, et ne de traduit pas en “stupide” en français. Dommage car l’article est intéressant, mais la forme gâche le fond, en en altérant le sens comme illustré avec “stupid”.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • jean jacques Ganghofer le 2 avril 2011 - 0:01 Signaler un abus - Permalink

    Merci pour cet article très intéressant.
    Si Descartes revenait, il serait ravi de le lire.
    A la fin de la lecture, j’ai réalisé que je me trouvais devant un ordinateur et l’analogie s’est imposée d’elle-même.
    Par son écran, l’ordinateur nous indique ce qu’il fait .
    Mais tout ce que nous voyons n’est qu’une illusion, fabriquée de toutes pièces par une machine, qui choisit ce qu’elle veut nous faire voir, car elle a été programmée pour celà.
    De même, notre cerveau sélectionne ce qu’il veut porter à notre conscience, en fonction de ce que nous sommes , et au moment précis où nous le sollicitons.
    Aujourd’hui , un neurobiologiste nous dira que notre pensée affecte tout notre corps et non pas seulement le cerveau.
    Les astronomes sont devenus plus humbles quand ils se sont aperçus qu’ils ne connaissaient que 5% de l’univers qui nous entoure.
    Alors, comment pense ” notre corps ” et pas “notre cerveau”?
    Dans quelle mesure sommes-nous capables d’avoir conscience de tout ce qui nous sert à penser , à faire des choix, à nous exprimer ?
    Cet article répond en partie , car il nous explique à quel point la biologie et la pensée sont liés.
    Enfin, dans notre culture occidentale , surtout, car dans d’autres cultures, ce genre de questionnement n’existerait même pas.
    Et puis aussi , une petite pensée pour le monde animal….
    Ils pensent , eux aussi , les animaux ……

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Simuovancora le 2 avril 2011 - 6:38 Signaler un abus - Permalink

    L’attraction (ou le plaisir?) que nous pouvons éprouver à lire cet article peut-être due au fait qu’il est auto référent. Il traite des aspects psychologiques, neurologiques ou cognitifs que nous mettons en œuvre pour le lire. Cela crée comme un éblouissement dans la perception que nous avons à la lecture.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • ¿? le 3 avril 2011 - 11:29 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,

    Pourrais tu nous donner tes SOURCES car il n’y a pas plus frustrant que de lire un article sans savoir d’où proviennent les idées et les preuves.

    Plus, le seul mérite qu’il reste aux chercheurs aujourd’hui est justement de pouvoir être citer lorsque quelqu’un fait référence à eux.

    Ce n’est pas grand chose alors fait un effort, et montre nous que tu es un grand.

    Il y a certain point sur lesquels je ne suis pas vraiment d’accord, pourtant j’en connaît quelque chose en étant étudiant en sciences cognitives depuis 5 ans.

    Amicalement vôtre

    Incognito

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • ¿? le 3 avril 2011 - 11:32 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,

    Pourrais tu nous donner tes SOURCES car il n’y a pas plus frustrant que de lire un article sans savoir d’où proviennent les idées et les preuves.
    Plus, le seul mérite qu’il reste aux chercheurs aujourd’hui est justement de pouvoir être citer lorsque quelqu’un fait référence à eux.

    Ce n’est pas grand chose alors fait un effort, et montre nous que tu es un grand.

    Il y a certains points sur lesquels je ne suis pas vraiment d’accord, pourtant j’en connaît quelque chose en étant étudiant en sciences cognitives depuis 5 ans.

    Amicalement vôtre

    Incognito

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Stanislas le 4 avril 2011 - 13:59 Signaler un abus - Permalink

    Il manque juste une chose à cet article: des sources pour toutes ces expériences, histoire d’aller plus loin que le sentiment de comprendre qu’on est stupide.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • serpentaise le 7 avril 2011 - 0:45 Signaler un abus - Permalink

    Puisque la volonté est maitre sur la logique; autant être humaniste, même si nous ne maitrisons pas nos raisonnements, nous serons au moins respectueux de notre prochain, et constructifs… par principe?

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Gérard D. le 14 avril 2011 - 2:24 Signaler un abus - Permalink

    Complètement con, cet article: j’ai rien compris !

    Mais les images sont jolies.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • R2PH le 19 avril 2011 - 1:39 Signaler un abus - Permalink

    LA SCIENCE NE DEMONTRE EN RIEN QUE JE SOIS STUPIDE !

    Dans le premier article ci-dessus, la science démontre uniquement que ma mémoire est sujette à caution. Ceci est acquis. (depuis que j’ai de la mémoire, en fait…)

    La conscience que j’ai de la mesure dans laquelle ma mémoire est sujette à caution me rend-elle définitivement stupide ; Ou un peu moins stupide à force de savoir qu’il faut relativiser ma mémoire pour prendre conscience du point auquel elle limite mon intelligence ?

    Il n’y a bien que des gens capables d’obtenir un diplôme pour limiter leur intelligence à ce point. C’que j’en dis, c’est histoire de causer. Humains, trop humains…

    p.s. Et pourtant je suis présumé stupide comme peu d’entre vous ne sauraient l’être… comme quoi…

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • J.Revers le 22 juin 2011 - 20:15 Signaler un abus - Permalink

    Les articles d’Owni sont tellement complet qu’ils n’ont pas besoin de commentaires :)

    > +1

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Devillers Françoise le 27 août 2011 - 10:24 Signaler un abus - Permalink

    Donc je suis un être qui perçoit une réalité qu’il re-construit en permanence, qui pose des choix et des actes dictés par on ne sait trop quoi, sans trop savoir pourquoi, alors qu’il croît qu’il a le contrôle
    MMMMMM j’aime
    Donc tout est relatif
    Nul besoin d’avoir raison
    Que reste-t-il?
    Tout étant changeant et relatif, ma volonté n’étant peut-être pas mienne, personne n’ayant raison…Je choisis tout en sachant que “Je” n’existe pas, de m’ouvrir sans cesse à ma réalité en la construisant avec celle de l’Autre…Quelque part je deviens Dieu, ainsi que l’Autre, puisque nous créons sans cesse!

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Narthorn le 25 décembre 2011 - 19:52 Signaler un abus - Permalink

    L’article est très mal traduit, avec parfois même des contre-sens complets par rapport au texte original.

    Préferez plutôt l’article en anglais, qui est au moins un peu plus cohérent avec lui-même : http://owni.eu/2011/01/25/science-proves-youre-stupid/

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Laurent H le 3 janvier 2012 - 13:30 Signaler un abus - Permalink

    Je vais monter à paris et te mettre une gifle toi l’auteur de cet article.
    Et la réception de la divine caresse fera preuve que le cerveau n’a point pour seul but de limiter la dissonance cognitive entre l’étant verbiagé ou l’être se verbiageant (as you want) et une pseudo volonté transcendantale.

    la masturbation a ceci de caractéristique qu’on s’auto-satisfait et qu’on s’y habitue. La masturbation intellectuelle, en particulier, j’ai l’impression, mène souvent à n’importe quel chemin qui puisse éloigner celui qui la pratique de sa responsabilité.

    Bref, aucune agressivité ici, juste un commentaire adapté, ni ingrate ni mielleuse. J’ai bien ri quand même, j’ai apprécié la liberté que t’as pris, mais t’as voulu trop en faire. Dommage, à la fin c’est chiant.

    J’espère pouvoir lire d’autres résumés de tes investigations

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • a le 28 février 2012 - 15:58 Signaler un abus - Permalink

    Je n’est pas tout compris.
    Mais le sujet reste des plus interessant surtout quand il est sujet à débat voir critiqué.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Devillers Françoise le 29 février 2012 - 9:08 Signaler un abus - Permalink

    puisque rien n’a de sens que ce que je lui donne et que mes sens me trompent sans cesse…
    à qui se fier! ;-))

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Wholesale nike nfl jerseys paypal from china

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • asLadopmsa0k le 30 novembre 2016 - 16:38 Signaler un abus - Permalink

    [url=http://buyavodart.us.com/]avodart price[/url]

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
5 pings

Derniers articles publiés