Comprendre la révolution espagnole

Le 21 mai 2011

Alors que l'Espagne fait sa révolution sous nos yeux, Enrique Dans, professeur et blogueur reconnu, nous donne les clefs pour comprendre ce soulèvement massif du peuple espagnol.

[tous les liens de ce billet sont en espagnol, sauf mention contraire]

Enrique Dans est professeur des systèmes de l’information à la IE Business School et blogueur reconnu en Espagne. Il s’intéresse notamment aux effets des nouvelles technologies sur les populations et les entreprises. Dans ce billet publié sur son blog le 18 mai, il explique en sept points les causes de ce soulèvement.

Vous entendez toutes sortes de bêtises sur les mobilisations à Sol1 et dans de nombreuses villes d’Espagne : des théories conspirationistes absurdes [émission de radio] de ceux qui voient des ombres derrière toutes choses, jusqu’à la simplification grossière2 de ceux qui mettent l’étiquette “anti-système” alors même qu’ils ont la réponse sous les yeux. Ou encore la stupidité de de ceux3 qui prétendent être d’accord avec les manifestants [pdf], alors que ceux-ci protestent précisément contre eux, ce qu’ils ont fait et contre ceux qu’ils représentent.

Je suis totalement d’accord avec Periodismo Humano : quelque chose de grand est en train de se passer ici. Le rejet des théories conspirationnistes stupides est absolu et radical, l’interprétation est claire et convaincante : les gens descendent dans la rue parce qu’ils réclament un changement. Un changement sur le fond dans la manière de faire de la politique et d’exercer la démocratie.

Analyser les demandes des uns et des autres est un exercice vain : parmi les gens que je vois manifester dans la rue, très peu soutiendraient explicitement ces demandes. Beaucoup arrêtent de les lire parce qu’elles n’en valent tout simplement pas la peine : les citoyens descendent dans la rue avec une contre-pétition, appelant à un changement radical, parce que les partis politiques et le système ne les représentent déjà plus. Ils en représentent d’autres.

En ce qui concerne les demandes concrètes… cela viendra plus tard, pour le moment, nous sommes dans un processus de changement. De quoi ? Il est trop tôt pour le savoir, et il possible d’espérer que, quel qu’il soit, ce changement soit pacifique, ordonné et civilisé. Je suis entièrement d’accord avec le billet d’Antonio Ortiz à cet égard.

Voici les clefs du mouvement que nous sommes en train de vivre :

L’origine, le déclenchement

C’est le moment où les trois grands partis, PSOE, PP et CiU, forment un pacte pour faire passer la ley Sinde4 , en contradiction flagrante avec la volonté d’une grande majorité de citoyens, pour faire plaisir à un lobby. Attention, ceci n’est que le début, le détonateur : à l’heure actuelle, cela n’a déjà plus d’intérêt ou de pertinence dans les manifestations. Mais en voyant l’acharnement pathétique à “faire passer cette loi à tout prix” alors que l’ensemble du réseau s’était soulevé contre elle, le relayer en direct a eu le même effet – avec tout le respect dû aux tunisiens et en demandant pardon d’avance pour la comparaison tragique – que le suicide de Mohammed Bouazizi s’immolant en Tunisie. De l’activisme contre la ley Sinde est né le mouvement #nolesvotes (ne votez pas pour eux), en plus de la cristallisation d’un climat de mécontentement évident contre toute une manière de faire de la politique.

Les motifs réels

Les véritables raisons sont, et cela n’a échappé à personne, des sujets tels que la gestion de la crise économique, la corruption, le chômage (en particulier le taux de  plus de 40% de chômage pour les jeunes) et surtout, la désaffection envers une classe politique, identifiée comme l’un des problèmes majeur de la citoyenneté dans les enquêtes du CIS5. Egalement, le désenchantement que l’on peut ressentir face à cette manière de faire de la politique qui fait de l’électeur un être sans importance, juste bon à déposer un bulletin dans une urne et qui, par cet acte, donne à un parti politique toute la légitimité de faire ce que bon lui chante pendant quatre ans6. Un parti qui est devenu une grande entreprise inefficace et corrompue répondant aux intérêts des lobbies et pas à ceux des citoyens.

Place Sol à Madrid : Nous ne nous tairons pas ! La démocratie, maintenant !

Le témoignage est recueilli par d’autres associations

D’abord JuventudSinFuturo (Jeunesse sans futur) et ensuite DemocraciaRealYA (Une vraie démocratie maintenant !) ont été capables de s’organiser brillamment, avec civilité et pacifiquement pour transposer ce mouvement dans la rue. Ce fut l’épreuve du feu, le “moment de vérité” :  avant que les protestations ne prennent vie dans la rue, le réseau bouillonnait de dizaines de tweets par minute, de groupes Facebook et de posts de blogs, mais personne n’avait encore sauté le pas. Après les protestations, les gens se sont rendus compte qu’ils n’étaient pas les seuls à partager cet opinion, et que si l’organisation et l’action sont possibles, ils sont aussi une réalité concrète. C’est comme cela qu’est tombée la barrière que beaucoup se mettaient pour descendre dans la rue.

La décision de descendre dans la rue répond à un sentiment général

Et non pas à une revendication particulière comme une série de points d’un programme. Dans la rue, vous pouvez voir des personnes de tous les âges, opinions politiques, de toutes les conditions sociales. Des étudiants en chemises jaunes, des chômeurs, des punks, des retraités, des entrepreneurs, des enseignants … J’étais là, concrètement, et j’ai rencontré tous ces profils, un par un, et plus encore. Un qui salue une connaissance, et j’ai pu moi-même saluer plusieurs anciens élèves, des collègues, des gens que je connais qui ont créé des start-up, des cinéastes, des avocats, des journalistes … On trouve de tout. Littéralement tout.

Ne vous attendez pas à un accord sur les mesures à prendre, c’est impossible. Mais s’il y a une chose sur laquelle il existe bien un accord c’est la nécessité d’un CHANGEMENT. Et un retour en arrière n’est pas envisageable.

La démocratie, maintenant !

La simplification est mauvaise

Que les jeunes de gauche soient les plus susceptibles de descendre dans la rue ne veut rien dire, et prétendre inscrire ce soulèvement dans une idéologie ou un parti spécifique est tout simplement absurde. C’est normal et inévitable. Tenter de se placer devant les gens pour faire croire qu’ils vous suivent est encore plus pathétique : dans un mouvement aussi connecté, la personne qui tente de “diriger” en appliquant des techniques pastorales comme on le ferait pour un troupeau de bêtes se fait immédiatement régler son compte sur les réseaux sociaux.

En Égypte, il avait eu des moments où il semblait que les Frères musulmans monopolisaient la protestation, et d’autres qui montraient clairement la diversité et la pluralité au sein du mouvement. Ici il n’y a pas de leader, il y a des gens. Personne ne suit personne réellement, il ne s’agit même pas de savoir si c’est bien comme ça ou pas. Le désir de changement continue d’être présent, et c’est tout.

Attribuer ces manifestations à des mouvements organisés, à une stratégie concrète ou a des personnes spécifiques est une vieille interprétation, typique de ceux qui ne comprennent rien à ce qui se passe. Chercher à mieux organiser le mouvement, prétendre que des demandes concrètes sont en cours, demander un leadership plus clair et incarné ou chercher sous les pierres son origine alambiquée est absurde : cela ne peut pas être, et plus que tout, c’est impossible.

Et maintenant ? Maintenant nous voulons plus !

Une fois la mèche allumée, il est très difficile de l’éteindre. La manifestation du 15M (15 mai) à Madrid a rassemblé des dizaines de milliers de personnes ; un événement autorisé et organisé depuis des semaines. Cependant celui d’hier, le 17 mai à Sol, a été organisé en quelques heures, en utilisant uniquement Twitter et Facebook. La place de 10000 m2 fut presque entièrement remplie, jusqu’à la rendre impraticable.

L’exemple s’est également largement étendu à d’autres villes. Le contrôle de tous ces mouvements est tout bonnement impossible. Il faut absolument, et par tous les moyens, que tout se déroule de façon civilisée et pacifique, mais ne nous ne sommes pas sûrs d’éviter des mouvements incontrôlés d’une part ou des réactions excessives d’autre part.  L’ordre malheureux d’expulsion du camp de la place Sol dans la nuit de dimanche a déclenché le rassemblement de mardi après-midi, et ce phénomène pourrait se produire plus souvent.

L'avarice nique la liberté

Il est important de comprendre que nous avons passé une étape

Une étape vers un modèle que les partis politiques devront comprendre, de gré ou de force. Ils ne peuvent plus ignorer les citoyens et défendre d’autres intérêts. La politique ne peut pas continuer à être menée de cette manière là.

Nous ne sommes pas dans le cas de la Tunisie ou de l’Égypte : en Espagne il y a un gouvernement démocratiquement constitué et personne ne descend dans la rue pour le renverser, mais des changements importants sont nécessaires, des changements en profondeur et drastiques que les partis devront mettre en place maintenant.

Pour l’instant, les partis politiques sont en train de minimiser l’importance de cette question, et pensent : « ça va leur passer ». Mais nous ne sommes pas dans cette dynamique. Probablement l’ampleur du changement nécessaire est telle que nous devrons faire des modifications depuis le code électoral jusqu’à la Constitution elle-même. Mais si cela ne se fait pas, si des avancées dans ce sens ne se font pas sentir, le mouvement continuera, et a de fortes chances de s’étendre.

Si nous tenons jusqu’au dimanche 22 mai et que les élections nous ressortent le même scénario et toujours les mêmes messages, j’ai le sentiment que le mouvement va s’intensifier. Mais en qui concerne ces mouvements de société, personne n’en possède le contrôle ou le pouvoir de prédire ce qu’il en adviendra.
La seule certitude est que l’Espagne a déjà sa révolution.


Publié initialement sur le blog de Enrique Dans, sous le titre “Entiendo la #spanishrevolution”

Traduction : Ophelia Noor

Crédits photos :
via Flickr : Amayita [cc-by-nc-nd] ; Garcia Villaraco [cc-by-nc-sa] ; Brocco Lee [cc-by-sa]
via le wiki de #nolesvotes, logo sur fond noir nolesvotes


Retrouver notre dossier sur la démocratie réelle en Espagne :

La voix graphique de l’Espagne
Comprendre la révolution espagnole
Notre précédent dossier, du 21 mai 2011, sur la naissance du mouvement.

Tout les articles concernant l’Espagne sur Owni /-)

  1. la place Sol est au centre de Madrid, elle serait l’équivalent de notre place de la République ou de la Bastille []
  2. ndlr : l’auteur parle ici d’Esperanza Aguirre, présidente actuelle de la communauté de Madrid et membre du PP, parti de droite espagnol []
  3. ndlr : le PSOE, parti socialiste espagnol []
  4. ndlr : la Hadopi espagnole au goût de Loppsi []
  5. Centre des enquêtes sociologiques []
  6. durée du mandat en Espagne []

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  • RafCruasán. le 21 mai 2011 - 16:04 Signaler un abus - Permalink

    S’il vous reste encore envie de lire sur le sujet, passez chez notre blog Deux français racontent ce qu’ils ont vécu là dedans. Deux espagnols vous expliquent en français ce qui se passe là bas.

    http://elcruasanambulante.com/

    Salut les OWNI (on vous avait prévénu via Twitter)

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  • RafCruasán. le 21 mai 2011 - 16:05 Signaler un abus - Permalink

    PS. Enrique Dans est aussi un personnage controversé ainsi que le mouvement #nolesvotes.

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  • Oranix le 21 mai 2011 - 16:12 Signaler un abus - Permalink

    Mohamed Bouazizi, que l’on se souvienne de lui, s’est immolé à SidiBouzid, pas à Tunis…

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  • larroque le 21 mai 2011 - 19:20 Signaler un abus - Permalink

    vive ceux qui relèvent la tête comme les tunisiens , égyptiens libyens syriens et autres individus mis en esclavage par les tyrans soutenus par les banques .
    et vive ces espagnols qui montrent la voie de la vraie démocratie , celle des citoyens .
    il faut faire des constitutions basées sur les valeurs vraies prenez celle de la charte du Manden :• CHARTE DU MANDEN

    • « Toute vie est une vie »

    • « Le tort demande réparation »

    • « Pratique l’entraide »

    • « Veille sur la patrie »

    • « Ruine la servitude et la faim »

    • « Que cessent les tourments de la guerre »

    • « Chacun est libre de dire, de faire et de voir »

    Texte fait en 1222 dans L’EMPIRE MANDING
    seuls les valeurs fondamentales peuvent abattre le privilège du fric .

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  • Romain le 21 mai 2011 - 22:21 Signaler un abus - Permalink

    Des photos du rassemblement d’hier à Paris, Bastille:
    http://www.flickr.com/photos/48248551@N04/5741236238/in/set-72157626766730624/

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  • Jean-Benoit le 22 mai 2011 - 2:33 Signaler un abus - Permalink
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  • Blurp le 22 mai 2011 - 15:03 Signaler un abus - Permalink

    Vraiment un peuple de blaireau

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  • whynot le 22 mai 2011 - 17:55 Signaler un abus - Permalink
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  • 1Direct le 22 mai 2011 - 18:56 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour à tous.
    Je découvre votre OWNI, il n’est jamais trop tard.
    Merci pour cet instructif éclairage.
    Surtout lorsque l’on a attendu presque 5 jours pour que les “grands” médias parle de ce qui se passe en Espagne.
    Mais bon ce n’est pas la première que relève un tel décalage, voire des silences, lorsqu’il s’agit de manifestation dans les pays de l’U.E..
    Merci encore je vais continuer de lire vos articles (sans complaisance pour autant :-) )

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  • william le 23 mai 2011 - 1:08 Signaler un abus - Permalink

    Merci pour cet article excellent.

    La peur des média français n’évite pas le danger.
    L’omerta sur cette révolution pacifique n’empêchera pas celle ci d’avoir lieu, et encore moins la France de la voir. Au contraire, elle confortera l’opinion sur le fait que les média traditionnels sont pieds et poings liés, et qu’ils sont “aux ordres”.

    La peur n’évite pas le danger, elle y participe.

    En l’occurrence, cette peur de la “révolution” en France a empêché les média Français de réagir correctement, face à un “problème” chez un de nos voisins directs, qu’on ne pourra longtemps ignorer. Ce faisant, nous avons avancé d’une case vers le moment où le pays France va, lui aussi, dire à sa classe dirigeante : “vous n’êtes pas nos représentants, vous n’avez aucune légitimité, nous voulons la démocratie!”.

    En Espagne, 20% de chômage, 45% de jeunes sans emploi, il était inéluctable que cela change. Lorsqu’autant de gens (jeunes en plus!) ont le temps de réfléchir, ils comprennent la source de leurs problèmes et trouvent des solutions. Rien d’extraordinaire. Ce n’est qu’une conséquence logique d’un état global.

    Là où ils font forts en Espagne, c’est d’avoir mis le doigt sur une revendication universelle qui peut être reprise dans l’ensemble des démocraties occidentales : le pouvoir ne nous représente plus. Il ne peut donc nous diriger correctement. Un slogan très vrai, très large, très rassembleur. Pacifique, mais néanmoins lourd de sens et de conséquences. Les hommes politiques espagnols ont vraiment du souci à se faire.

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  • John Deuf le 23 mai 2011 - 7:28 Signaler un abus - Permalink

    Merci pour cet article qui m’éclaire sur une question largement oubliée des médias traditionnels.

    À la une de Lemonde.fr, pas un seul article sur le sujet. En revanche, tout est dit sur le festival de Cannes.

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  • lala le 24 mai 2011 - 2:14 Signaler un abus - Permalink

    Ce lundi 23 mai 2011, à LYON :

    après nous être rassemblés à partir de 19h, avoir discuté et partagé un grand repas, une trentaine de CRS épaulés par la BAC nous ont évacué avec force vers 23h15 (nous étions assis pour poursuivre nos échanges sereinement, lorsqu’ils nous ont encerclé et chassé en nous soulevant, tirant les cheveux, etc). Environ 150 personnes présentes. Pas d’arrestation.

    On reviendra demain à partir de 19h, et après demain et ainsi de suite, pour nous réunir, parler et vivre une véritable démocratie, celle-là même que l’Etat nous refuse.

    pour suivre l’actu lyonnaise :
    http://rebellyon.info/Tahrir-Puerta-del-Sol-Bellecour-La.html

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  • clement le 24 mai 2011 - 15:03 Signaler un abus - Permalink

    BRAVO pour ces informations qui ne franchissent pas trop les frontières en Europe. Continuez.
    Geraldo

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  • Sammy le 24 mai 2011 - 18:49 Signaler un abus - Permalink

    Certains passages du texte font étrangement penser à un autre pays… le nôtre, ce qui est à la fois encourageant et déprimant, car (jusqu’à ce jour en tout cas), je n’ai pas vu de mobilisation massive contre la Loppsi et la Hadopi… ni contre tout le reste.

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  • fred lomero le 25 mai 2011 - 23:28 Signaler un abus - Permalink

    bravo bien joué. Reveillons Montmartre! paris! et le monde
    Solidaire, égalitaire, et libertaire

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  • AkoZ le 26 mai 2011 - 9:40 Signaler un abus - Permalink

    Bravo !
    et même si surprenant que cela ne soit pas mieux relayé dans notre presse, dans nos TV … DSK et la gauche à poil servent de paravent. Mais plus très longtemps !
    oui, en parler, oui, la transition actuelle en est à son dernier degré, nous allons basculer très prochainement vers cette Evolution sociétale, vers ce changement attendu depuis une génération vraiment.
    Maintenant il nous est nécessaire de trouver des modèles de prise de décision pour passer à une action concrète, je veux dire pour faire de ces mouvements une réalité constructive, et pour cela, je suggère le modèle sociocratique car sa méthode de décision semble la plus proche des désirs de chacun-e. voyez ces videos qui résument le tout de ces “règles” tout à fait adaptables: http://www.sociocratie.net/Theorie/Presentation.php
    Ne croyez pas que je sois dans l’opportunisme, cela fait déjà quelques années que je recherche les meilleures moyens de parvenir à un consensus, surtout lors d’une assemblée de gens qui ne se connaissent pas ont envie d’autres choses (voir les débuts du MoDem), nous sommes des millions en france à vouloir construire notre monde, et que nous ayons tous-tes les moyens de nos expressions et de notre travail en commun, … vers le bien commun !

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  • Del Mar le 28 mai 2011 - 17:31 Signaler un abus - Permalink

    Je suis barcelonais.. et je confirme tout ce que dit cet article.

    Non à la corruption du FMI, de l’ONU, du gouvernement français et du gouvernement espagnol et autres pirates

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  • julien maheu le 29 mai 2011 - 8:04 Signaler un abus - Permalink

    En souvenir de la brigage internationale “La Marseillaise” venue combattre aux côtés de la République, j’exprime mon entière solidarité au peuple espagnol en lutte. Le peuple espagnol est un peuple fier qui exige plus de justice sociale, de liberté et de progrès. Sa victoire est inéluctable … il ouvre la voie aux autres peuples d’Europe …

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  • OCL le 13 juin 2011 - 10:04 Signaler un abus - Permalink

    [Madrid] Des anarchistes et le mouvement du 15-M

    Sur le mouvement du 15 Mai

    Écrit par des camarades de Madrid au cœur du mouvement d’occupation de la Puerta del Sol, ce texte tente une réflexion et une proposition pour rompre avec l’impasse dans laquelle nous avons été ancrés pendant longtemps, une réflexion pour tenter de clarifier de quelle manière en tant que révolutionnaires, nous pouvons apporter et participer à ce qui se passe autour de nous.

    http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1017

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  • Stéphanie le 17 juin 2011 - 15:54 Signaler un abus - Permalink

    Il existe un mode de gouvernance éprouvé depuis plus de 40 ans dans les organisations, qui a prouvé aussi son efficacité en politique.
    Depuis 10 ans, des parlements de villages en Inde, gèrent des affaires locales (projet ou budget d’un village, par exemple) et sont des forces de proposition pour les structures gouvernementales officielles.

    http://www.integralpersonality.com/IPBlog/archives/515-Les-parlements-de-voisinage.html

    le pouvoir ne nous représente plus. Il ne peut donc nous diriger correctement

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  • Eric K. le 17 juin 2011 - 16:10 Signaler un abus - Permalink

    Nobody expect death

    Nobody expect void

    Nobody expect the black hole

    live free or die hard

    quand la révolution est intégré au système , faites attention a ce que vous pronez et a qui

    https://singularite.wordpress.com/2011/06/02/cyril-loriot-la-revolution-par-le-vide-et-linutile/

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  • Francisco Gonzalez le 22 novembre 2011 - 14:57 Signaler un abus - Permalink

    Pour bien comprendre Enrique Dans il faut comprendre un mot bien castillan: cancamusa.

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