La crise grecque au-delà de la mythologie

Le 26 juin 2011

La crise de la dette grecque exacerbe les ressentiments entre les nations européennes. Pourtant, le combat des Grecs contre les intérêts économiques privés nous concerne tous.

Je n’ai jamais été à la fois aussi désespéré d’avoir à expliquer cela, et aussi plein d’espoir que les gens comprennent ce simple fait : les mouvements de protestation en Grèce vous concernent tous, directement.

Ce qui est en train de se passer à Athènes en ce moment, c’est la résistance contre une invasion à peu près aussi brutale que celle de la Pologne en 1939. Les envahisseurs portent certes des costards au lieu des uniformes, et sont équipés d’ordinateurs portables plutôt que de fusils, mais ne nous trompons pas : l’attaque contre notre souveraineté est tout aussi violente et profonde. Les intérêts de fortunes privées sont en train de dicter la politique à adopter par notre nation souveraine, qui est expressément et directement contre l’intérêt national. L’ignorer, c’est ignorer le danger. Peut-être préférez-vous vous imaginer que tout ceci va s’arrêter là ? Peut-être encore vous dites-vous que l’huissier n’entrera pas ensuite au Portugal, en Irlande, en Espagne, pas plus qu’en Angleterre ? Tout ceci a déjà commencé, et c’est pourquoi on ne peut pas se permettre d’ignorer ce qui est en train de se produire.

Ce sont eux qui nous imposent toutes ces privatisations. Josef Schlarmann, un membre senior du parti de Angela Merkel nous a récemment fait une suggestion ô combien utile [en] : nous devrions vendre nos îles à des investisseurs privés afin de payer les intérêts de notre dette, intérêts qui nous ont été imposés pour stabiliser les institutions financières et l’échec d’une expérience monétaire. Et bien sur, ce n’est qu’une coïncidence si des études récentes montrent qu’il y auraient d’immenses réserves de gaz sous la mer d’Égée.

La Chine s’est impliquée là-dedans [en] car elle détient d’énormes réserves de change, dont plus d’un tiers en euros. Des sites historiques tels que l’Acropole pourraient être privatisés. Si nous ne répondons pas aux demandes des politiciens étrangers, le risque est qu’ils nous l’imposent. Ils transformeront le Parthénon et l’ancienne Agora en Disneyland, et ils sous-paieront des gens à se déguiser en Platon ou en Socrate pour jouer les fantaisies des riches.

Les Grecs sont tombés dans le piège du capitalisme

Comprenez bien que je ne cherche pas à exempter mes compatriotes de tout reproche. Nous avons commis beaucoup d’erreurs. Quand je suis revenu en Grèce en 2006, j’ai passé les premiers mois à observer un pays complétement différent de celui que j’avais laissé derrière moi en 1991. Chaque panneau, chaque arrêt de bus, chaque page de magazine vantait les mérites des crédits à taux bas. C’était une distribution d’argent gratuit !

Vous avez un prêt que vous ne pouvez pas honorer ? Venez chez nous, contractez un emprunt encore plus gros, et nous vous offrirons un strip-tease en cadeau de bienvenue ! Bien sûr, les noms des entreprises qui achetaient ces publicités ne vous sont pas inconnus : HSBC, Citibank, Crédit Agricole, Eurobank etc.

Non sans regrets, je dois admettre que nous avons mordu à l’hameçon. Le psychisme grec a toujours eu un talon d’Achille : une crise d’identité imminente. Nous chevauchons trois continents, et notre culture a toujours été un melting pot à l’image de notre géographie. Et plutôt que d’embrasser cette richesse, nous avons décidé d’être définitivement européens, capitalistes, modernes, et occidentaux. Et bon sang, nous avons été très bons à ce petit jeu ! Nous étions en phase de devenir les plus Européens, les plus capitalistes, les plus modernes, et les plus occidentaux. Nous étions des ados avec la carte platinum de nos parents.

Je ne voyais pas la moindre paire de lunettes de soleil qui ne soit pas blasonnée de la marque Diesel ou Prada, ou de paires de tongs qui ne portent le logo de Versace ou D&G. Les voitures autour de moi étaient des Mercedes et des BMW. Si quelqu’un avait le malheur de prendre des vacances pour une destination plus proche que la Thaïlande, il préférait rester discret à ce sujet. Il y avait un incroyable manque de bon sens, et rien pour nous avertir que ce printemps de richesse risquait de ne pas être éternel. Nous sommes une nation endormie qui marche, somnambule, vers les profondeurs de notre nouvelle piscine carrelée à l’italienne, sans nous soucier de savoir si nos orteils toucheront ou non le fond.

Néanmoins, cette irresponsabilité n’est qu’une petite partie du problème. Le véritable problème n’est autre que l’émergence d’une nouvelle classe d’intérêt économiques étrangers, gouvernée par la ploutocratie, une Église dominée par l’avidité, et une dynastie de politiciens. Et pendant que nous étions en train d’emprunter et de dépenser (ce que l’on appelle la “croissance”), ils étaient en train d’échafauder un système de corruption grossier, pire que n’importe quelle république bananière. La corruption était si répandue et éhontée que tout le monde haussait les épaules, acceptant le système, ou acceptant d’en faire partie.

Je sais qu’il est impossible de résumer en un seul article toute l’histoire, la géographie et la mentalité qui ont mis à genoux notre merveilleux petit bout de continent, et ont transformé l’une des plus vieilles civilisations du monde en risée de l’Europe, source d’inspiration de blagues faciles. Je sais qu’il est impossible de transmettre le désespoir et le sentiment d’impuissance croissant qui sous-tend les conversations que j’ai eues avec mes amis et ma famille au cours des derniers mois. Mais il est vital que j’essaye, parce que la déshumanisation et la diabolisation de mon peuple est en plein essor.

J’ai lu, stupéfait, un article d’une publication bien connue qui expliquait que la mafia savait comment traiter les gens qui ne paient pas leurs dettes, expliquant “qu’une batte de baseball pourrait être la solution pour résoudre l’éternel désordre grec”. L’article tentait de se justifier en introduisant une série de généralisations et de préjugés aussi inexacts que venimeux, à tel point que si l’on avait remplacé le terme “grec” par “noir” ou “juif”, l’auteur aurait été interpellé par la police et accusé d’incitation à la haine. (Je mets systématiquement les liens vers les sites que je cite, mais pour le coup, je n’ai pas l’intention de créer du trafic pour cette harpie)

Laissez-moi donc démystifier un peu la mythologie développée par certains médias.

Mythe n°1 : les Grecs sont paresseux

Cela résume en grande partie ce qui est souvent dit ou écrit par rapport à la crise. Selon cette thèse, l’éthique méditerranéenne du travail serait laxiste et expliquerait notre chute. Et pourtant les données de l’OCDE [en] montrent qu’en 2008, les Grecs ont travaillé en moyenne 2120 heures par an, soit 690 heures de plus que les Allemands, 467 heures de plus que les Britanniques et 365 heures de plus que la moyenne européenne. Seuls les Coréens travaillent plus longtemps que nous. De plus, les congés payés en Grèce sont en moyenne de 23 jours, soit moins que la plupart des pays de l’Union Européenne y compris le Royaume-Uni (28 jours) et l’Allemagne (30 jours).

Mythe n°2 : les Grecs partent trop tôt à la retraite

Le chiffre de 53 ans avancé comme âge moyen de la retraite en Grèce est tellement galvaudé qu’il en est devenu un fait. Ce chiffre provient en réalité d’un rapide commentaire [en] sur le site du New York Times. Il a depuis été répété par Fox News et dans d’autres publications.

La vérité, c’est que les fonctionnaires grecs ont la possibilité de prendre leur retraite après 17,5 années de service, mais avec une pension de moitié. Le chiffre de 53 ans n’est qu’une grossière moyenne entre le nombre de personnes qui choisissent effectivement cette option (la plupart du temps pour changer de carrière) et ceux qui continuent dans le service public jusqu’à obtenir le droit à une pension complète. En regardant les données d’Eurostats [en], on se rend compte que l’âge moyen de départ à la retraite était de 61,7 ans en 2005, soit plus que l’Allemagne, la France ou l’Italie, et plus également que la moyenne des 27 pays de l’Union Européenne. D’ailleurs, la Grèce ayant été forcée de rehausser l’âge minimum légal de départ à la retraite, ce chiffre est susceptible d’augmenter encore à l’avenir.

Mythe n°3 : la Grèce est une économie faible, qui n’aurait pas dû intégrer l’Union Européenne

Une des affirmations fréquemment adressées à la Grèce est que son adhésion à l’Union Européenne lui a été accordée grâce au sentiment que la Grèce est le “berceau de la démocratie”. Ce qui pourrait difficilement être plus éloigné de la réalité. En 1981, la Grèce est devenue le premier pays membre de la CEE après les six pays fondateurs. Membre de l’UE depuis 30 ans, la Grèce est classée par la banque mondiale [en] comme un “pays à haut revenus”. En 2005, la Grèce était classée 22ème pays mondial en termes de développement humain et de qualité de vie [pdf, en] – soit mieux que la France, l’Allemagne, et le Royaume-Uni. Pas plus tard qu’en 2009, la Grèce avait le 24ème plus haut ratio de PIB par habitant, selon la Banque Mondiale [en]. De plus, selon une étude de l’Université de Pennsylvanie [en], la productivité de la Grèce en terme de PIB réel par personne et par heure de travail serait plus haute que la France, l’Allemagne ou que les États-Unis, et même 20% plus élevée que celle du Royaume-Uni.

Mythe n°4 : le premier plan de sauvetage était censé aider le peuple grec, mais a échoué

Non, ce plan n’était pas destiné à aider la Grèce, mais plutôt à garantir la stabilité la zone euro, et surtout à gagner du temps. Il a été instauré afin d’éviter un autre choc financier du type Lehman Brother, à un moment où les institutions financières étaient trop faibles pour y résister. Selon l’économiste Stéphanie Flanders de la BBC [en] :

En d’autres termes, la Grèce semble être moins capable de payer qu’il y a un an, alors que le système, dans son ensemble, semble en meilleure forme pour résister à une défaillance. Acheter du temps a fonctionné pour l’Eurozone. Mais cela n’a pas fonctionné aussi bien pour la Grèce.

Si le plan de sauvetage avait vraiment été mis en place pour aider la Grèce, alors la France et l’Allemagne n’auraient pas insisté pour conserver de futurs contrats d’armements de plusieurs milliards d’euros. Comme Daniel Cohn-Bendit, le parlementaire européen et leader du groupe des Verts au Parlement l’explique [en] :

Durant les trois derniers mois, nous avons forcé la Grèce à reconduire plusieurs milliards de dollars de contrats d’armements. Des frégates françaises que les Grecs vont devoir acheter 2,5 milliards d’euros. Des hélicoptères, des avions, des sous-marins allemands.

Mythe n°5 : le second plan est conçu pour aider la Grèce et va certainement réussir.

J’ai regardé la déclaration commune de Merkel et Sarkozy l’autre jour. Il était parsemé d’expressions telles que “les marchés sont inquiets”, “les investisseurs doivent être rassurés” et enrobé d’expressions techniques monétaristes. Ils ressemblaient à une équipe d’ingénieurs effectuant des ajustements mineurs à une sonde automatique sur le point d’être envoyée dans l’espace. Leur propos était dénué de tout autre sens que ce dont nous sommes en train de discuter : de l’extension de la misère à venir, de la pauvreté, de la douleur et même de la mort de la souveraineté d’un partenaire européen.

En fait, la plupart des commentateurs s‘accordent à dire [en] que ce second package a le même objectif que le premier : acheter du temps pour les banques, à grands frais pour le peuple grec. Il n’y a aucune chance que la Grèce puisse rembourser sa dette. Le défaut de paiement est inévitable [en].

Mythe n°6 : les grecs veulent le plan de sauvetage, mais pas l’austérité

C’est le mythe le plus tenace : les Grecs protestent car ils ne veulent pas du tout de plan de sauvetage. C’est une pure contre-vérité. Ils ont déjà accepté des restrictions budgétaires qui seraient aujourd’hui inacceptables au Royaume-Uni (imaginez la politique de Cameron… et multipliez la par 10).

Or, les résultats ne sont pas au rendez-vous depuis six mois. Les salaires de bases ont été réduits à 550 euros par mois. Ma mère, qui a bientôt 70 ans, a travaillé toute sa vie pour le département d’archéologie du ministère de la Culture, elle a payé ses impôts, la sécurité sociale et ses cotisations de retraite pendant 45 ans, et aujourd’hui sa pension a été diminuée à moins de 400 euros. Et comme le reste de l’Europe, elle doit faire face à la poussée inflationniste des prix des produits alimentaires et énergétiques.

Un bon ami de mon grand-père, Panagiotis K., s’est battu pendant la guerre il y a 70 ans, du même côté que les démocraties occidentales. Une fois revenu, il a travaillé pendant 50 ans dans un chantier naval, a payé ses impôts, a accumulé ses droits de retraite. A l’âge de 87 ans, il a dû retourner dans son village natal afin de pouvoir travailler son “pervoli” – un petit jardin arable – en plantant des légumes et en gardant 4 poules. Afin que lui et sa femme de 83 ans puissent, peut-être, avoir de quoi se nourrir…

Un médecin expliquait hier à Al-Jazeera que des infirmières sont tellement désespérées qu’elles demandent des pourboires (pots de vins ?) aux patients en échange de leurs soins, dans des hôpitaux pourtant gratuits. Ceux qui ne peuvent pas payer repartent vivre avec leur maladie, ou en meurent. Le serment d’Hippocrate est rompu par désespoir, à l’endroit même où il a été conçu.

Combat universel

Le combat des Grecs n’est pas un combat contre les coupures budgétaires : il n’y a plus rien à couper, le couteau du FMI a déjà saigné le pays à blanc, jusqu’aux os perclus d’arthrite. Les Grecs comprennent juste qu’un second plan de sauvetage n’est rien d’autre qu’un coup de pied dans une canette vide qui traine dans un caniveau. Ils comprennent aussi que le budget primaire de la Grèce n’est en fait dans le rouge que de 5 milliards d’euros. Les 48 milliards d’euros restants correspondent au service de la dette, incluant entre autres les intérêts du premier plan de sauvetage (qui correspondent à un tiers du plan). L’Union Européenne, la BCE, le FMI veulent maintenant ajouter une nouvelle dette au dessus sur la pile déjà existante, tout simplement pour honorer le paiement des intérêts de l’année suivante.

Les Grecs ont compris le jeu. Et ils disent : « Trop c’est trop, gardez votre argent ».

Mon pays a toujours attiré des occupants belliqueux. Sa position géographique stratégique combinée à une beauté naturelle et historique attise les convoitises. Mais nous sommes tenaces. Nous avons émergé après 400 ans d’occupation ottomane, 25 générations sous lesquelles notre identité a été interdite, sous peine de mort. Mais notre langue, nos traditions, notre religion et notre musique sont restés intacts.

Ma sœur est allée manifester sur la place Syntagma, elle me raconte que ce qui se passe est beau, rempli d’espoir, et glorieusement démocratique. Une foule totalement non-partisane de centaines de milliers de personnes a occupé la place devant le Parlement. Ils se partagent le peu de nourriture et de boissons qu’ils ont. Un micro est à disposition, et n’importe qui peut y parler pour quelques minutes – et même proposer un vote à main levée. La citoyenneté, en somme.

Et voici ce qu’ils disent :

Nous ne souffrirons pas plus longtemps pour que les riches puissent devenir plus riches encore. Nous n’autorisons aucun politicien – ils ont si spectaculairement échoué - à emprunter plus d’argent en notre nom. Nous ne leur faisons pas confiance à eux ni à ceux qui nous prêtent cet argent. Nous voulons de nouveaux représentants responsables à la barre, pas ceux qui sont viciés par les fiascos du passé. Ceux-là sont à court d’idées.

Où que vous soyez dans le monde, leurs propos s’appliquent.

La monnaie est une marchandise inventée pour aider les gens, en facilitant les transactions entre eux. Ce n’est pas une richesse en elle-même. La richesse, ce sont les ressources naturelles, l’eau, la nourriture, le territoire, l’éducation, les talents, l’esprit, l’ingénierie, l’art. À ce titre, le peuple grec n’est pas plus pauvre qu’il ne l’était il y a deux ans. De même que le peuple espagnol, irlandais ou britannique ne sont pas plus pauvres.

Et pourtant, nous souffrons tous à des niveaux différents, juste pour que certaines sommes (qui représentent de l’argent qui n’a jamais vraiment existé) soient transférées d’une colonne à une autre d’un bilan comptable.

C’est pourquoi l’enjeu en Grèce vous concerne aussi : parce qu’il s’agit d’un combat pour notre droit à l’auto-détermination, de demander de nouveaux processus politiques ; notre droit à la souveraineté contre les intérêts d’entreprises privées qui nous traitent comme du bétail pour leur propre bénéfice. C’est un combat contre un système qui fait en sorte que ceux qui font le mal ne soient jamais punis, alors que les plus pauvres, les plus décents, ceux qui travaillent le plus, sont ceux qui supportent le fardeau.

Les Grecs disent non à tout cela. Et vous, que dites-vous ?


Article initialement publié sur le blog de Alex Andreou

Photos flickr PaternitéPas d'utilisation commercialePartage selon les Conditions Initiales Poulopoulos Ioannis Paternité Klearchos Kapoutsis PaternitéPas d'utilisation commercialePartage selon les Conditions Initiales Walter Vos PaternitéPas d'utilisation commerciale _ankor Paternité PIAZZA del POPOLO

Traduction : Stanislas Jourdan

Retrouvez notre dossier sur la crise grecque :

La BCE fait obstruction à la démocratie

#g(r)eekrevolutionDebtocracy, le documentaire qui secoue la Grèce

La BCE, donjon vacillant de l’Europe

Debtocracy, le documentaire qui secoue la Grèce

Image de Une : Marion Boucharlat

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  • melanqw le 26 juin 2011 - 12:14 Signaler un abus - Permalink

    L’heurr vient qui verra Zeus, le maître de l’Olympe là-bas en Grèce, tout à fait réveillé, Athéna Nikè sa fille, ici par trop hargneuse, à son côté.

    Il laissera alors son feu divin, éclairs, aller à la Tour — dont la taille n’a plus rien d’humain— qui mugit, s’étrangle dans la fureur de son agonie et qui appelle de ses vœux la sentence qui mettra fin à sa souffrance, qui la mettra tout à fait à bas.

    Elle, blessée de toutes parts, son intérieur déchiré, par les méchants, par les sournois, par les faquins, qui ont fait leur lit dans ses entrailles, et qui font leur pain de l’aboutissement de leurs mœurs et de leurs pensées déréglées, et qui font pleurer Socrate bien qu’il soit mort [...]

    Leurs manières qui les avaient tant élevé (du sol), feront donc leur ruine, et seules les ruines resteront comme preuve de cette tour qui était jadis bien plaisante à regarder; quand la cime en était encor visible de la terre.

    Les beuglements de ce monstre si doux autrefois, (sous la bienveillance d’Hermès) ne pourront plus être ignorés quand bien même ce soit par les aveugles, les sourds, les faibles de cœur comme d’Esprit, les débiles de nature.

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  • Vlad le 26 juin 2011 - 12:34 Signaler un abus - Permalink

    Je vous remercie pour ce superbe article. Merci de contribuer à rétablir l’honneur grec, je ne suis pas grec mais c’est tout comme, vous avez raison nous sommes tous concernés.

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  • Emma le 26 juin 2011 - 12:38 Signaler un abus - Permalink

    Ne payez pas !
    rendez les coups, avec les intérêts !
    Une fois encore, montrez nous la voie ! S’il vous plait !!!

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  • prince75 le 26 juin 2011 - 14:38 Signaler un abus - Permalink

    Pour complèter le propos, certaines sources bien informées via Moodys révèlent qu´il y a un “gentleman agreement” entre les différentes agences de notation pour ne pas dégrader la note de la France jusqu´à juillet 2012. Par contre après, cela va être le feu d´artifice. On vous aura prévenu.

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  • Blackness le 26 juin 2011 - 14:46 Signaler un abus - Permalink

    bon courage au peuple grec qui sait ce qu’est une démocratie pour l’avoir inventé.

    “Le pouvoir au peuple” ça faisait tellement longtemps que ça avait été oublié par nos pseudo politiques (qui ressemble à des républiques bananieres voir à des dictatures cachées) que peut être grâce à vous une nouvelle fois le monde s’éclairera et que l’humanité progressera.

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  • Isabella le 26 juin 2011 - 15:11 Signaler un abus - Permalink

    Je connais bien la Grèce depuis 1993, je partage tout ce qui est dit dans cet excellent article et je soutiens de tout mon cœur mes amis grecs dans leur combat qui est celui de nous tous.

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  • Florestan JC le 26 juin 2011 - 15:24 Signaler un abus - Permalink

    Votre article me fait rire. Il est de bonne volonté et cherche la vérité sous les quolibets. Mis il part en fumée dès lors que l’on sait et qu’on l’admet, que les Grecs ont complètement trafiqué leurs stats. Même les chiffres tirés de l’Eurostat sont faux, et je le cois d’autant plus, que consultant l’Eurostat depuis plus de 10 ans, je me suis rendu compte que la France faisait de même, à un degré moindre sans doute !
    La réalité c’est que les grecs ont largement vécus au-delà de leurs moyens. N’importe quel démocrate ne vit pas avec 8000€ quand il n’en gagne que 4000, c’est ce qu’ils font depuis 12 ans.

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  • Asse42 le 26 juin 2011 - 15:37 Signaler un abus - Permalink

    Excellent billet! Que disent les français? Ils disent unité du peuple contre les banques:
    http://petitionduweb.com/Petition_appel_a_l_unite_du_peuple_francais_contre_les_banques-9391.html

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  • JP le 26 juin 2011 - 18:40 Signaler un abus - Permalink

    Oui il faut se battre pour continuer à vivre à crédit éternellement.

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  • Elli le 26 juin 2011 - 23:34 Signaler un abus - Permalink

    Florestan JC, vous me faites rire aussi : ce n’est pas “Les grecs” qui ont trafiqué leurs chiffres, c’est bien leurs dirigeants derrière leur dos. Pourquoi le peuple grec devrait-il payer pour les magouilles de ses politiciens ? Ce sont les mêmes qui ont profité de la corruption pour se remplir les poches en ne déclarant que la moitié, profitant d’un système pourri jusqu’à la moelle.

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  • Tairusu le 27 juin 2011 - 0:35 Signaler un abus - Permalink

    Les grecs ont une dette, il faut la rembourser et un point c’est tout.
    Si tu prête de l’argent à un ami et qu’il ne te le rembourse pas, tu lui en voudra ! Et tu cherchera à récupéré ton argent par tous les moyens. Non ?
    C’est exactement la même chose ici. Vous avez emprunter de l’argent à d’autres pour vous achetez des biens, maintenant il faut rembourser.
    Lorsque ce se sera à la France de rembourser, on vas être mal nous aussi. J’espère juste que ça apprendra aux gens à dépensé moins et à être plus raisonnable.

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  • max le 27 juin 2011 - 10:04 Signaler un abus - Permalink

    La prochaine fois qu’un pays de la zone euro traite les grecs de gros feignants, un truc rigolo serait que tous les grecs y transfèrent leurs économies.

    techniquement, les euros grecs sont des créances de la banque centrale grecque, créances qui seraient alors transferees à la banque centrale du pays concerné.

    d’une pierre deux coups: ca résorbe une partie de la dette grecque et ca apprendra la vie aux fâcheux :-)

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  • Blackness le 27 juin 2011 - 10:08 Signaler un abus - Permalink

    Je suis à la fois consterné et mort de rire en lisant que les grecs doivent rembourser.

    Soit les personnes qui ont répondus ça ne savent pas ce que c’est que d’avoir des crédits, soit ils gagnent beaucoup, vraiment beaucoup d’argent tous les mois… ce qui devrait plus durer longtemps si ils continuent dans ce postulat.

    En effet, oui les grecs mais les autres aussi dont les USA, l’angleterre, la france… ont empruntés de l’argent et non ils ne pourront jamais rembourser. Quoi comment … le pourquoi est simple, la mondialisation à fait que tout ce qui étaient délocalisable l’a été.

    Il restait les services publics, quelques PME, le bâtiment, les services à la personne…

    - Les services publics ne sont pas rentable en public dont autant les donner à des entreprises privées morceaux par morceaux : l’externalisation. Au passage, c’est bien le contribuable qui paye la note car même en économisant sur les structures on arrive pas au 40% en sus (20 de marge mini et 20 de TVA) ajouté par le secteur privé. De plus, si le premier contrat à un prix raisonnable, les avenants et le second sont prohibitifs toutefois la compétence interne étant définitivement perdue c’est trop tard pour faire demi-tour. Pour finir, une fois externalisé rien n’empêche de délocaliser c’est ce qui arrive en ce moment en France.

    - Les PME pourquoi certaine ? tout simplement car dès qu’une PME à un bon créneau du à une R&D bien menée, elle est systématiquement acheté par des grands groupes pour les brevets et ensuite la production est envoyée au moins cher.

    - Le bâtiment… en crise car sans crédit pas de construction pour les particuliers, sans état pas d’infrastructure, aujourd’hui le bâtiment continu à licencier et se vend à de -10% à -30% par rapport à son cout réel, tant qu’il y a pas de clash ça tient…

    - Les services à la personne, c’est bien c’est beau mais ça ne fonctionne que si ceux que l’on aide peuvent payer donc comme c’est souvent des personnes âgées ou handicapés, c’est l’état qui paye au travers des pensions donc si les pensions baissent plus de services…

    Nous en sommes donc ou ? Nous en sommes au bout d’un capitalisme qui montre sa limite non pas dans la concurrence entre entreprises, non pas la concurrence entre les gens mais à la concurrence entre paramètre de production non commun : fiscalité, droits sociaux, salaire minimum… Si ces paramètres ne sont pas identique partout et que les frais de transports ne compensent pas la différence alors pourquoi produire ici ce que là bas on peut produire 2x moins cher juste en changeant de pays ?

    Sauf que cela à deux effets pervers :
    - on produit là bas pour ici et non pas pour là bas, donc pas de création de marché intérieur dans ces pays donc ils importent rien et exportent tout, ca draine les finances pour quelques grands patrons du pays en question et ça appauvrit tous les autres donc tôt ou tard, il n’y aura plus d’achat.

    - Le chômage dans les pays qui consomment qui affaiblissement à la fois les finances publiques en alourdissant les charges mais aussi en réduisant les entrées et à la fois réduisent la consommation.

    On est donc dans un cercle vicieux ou le crédit permet plus que de faire acheter à ceux qui ne peuvent pas au risque évidant d’une rupture net de la consommation qui amènerait immédiatement :
    - au niveau des états, un arrêt immédiat de versement des traitements, indemnités, assurance maladie, caisse retraite… et donc un arrêt immédiat de toutes les rares productions restées en local (aujourd’hui quasiment 60% des salaires sont liés au fonctionnement de l’état).
    - au niveau des particuliers : un retour au source (tous paysans) pour pouvoir manger après bien entendu une phase de chaos généralisé et la survie bien sur du plus adapté (Darwin).

    Y a t-il une solution, bien sur laisser couler le système actuel qui ne répond pas à l’être humain car quoi que l’on dise l’être humain n’est pas une machine. On parle de rentabilité… un robot est rentable, un humain est créatif.
    Ensuite repartir sur des bases saines ou personne n’aura plus de richesse entre ses mains que ce certain pays ont par ans pour faire vivre leur peuple, de cette nouvelle énergie pourra aussi surgir des projets non rentables pour des compagnies privées ou des états en manque d’argents mais vitaux pour l’expansion de l’être humain comme les voyages spatiaux, l’exploration des fosses sous marine…

    bonne journée

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  • Stanislas Jourdan le 27 juin 2011 - 10:10 Signaler un abus - Permalink

    @Tairusu : quel raisonnement de courte vue ! Lorsque rembourser la dette met en péril la survie d’un peuple, ne pensez-vous pas qu’il existe une limite à ce que vous dites ?

    Si vous prêtez à un ami, vous prenez un risque. Si votre ami, à force de vous rembourser, ne peux plus se nourrir, il risque encore moins de vous rembourser dans le futur. Et il est donc dans l’intérêt des deux parties que de négocier un accord à l’amiable.

    Et enfin, acheter de la dette a toujours été un risque. Votre raisonnement consiste à ignorer ce risque. Or c’est justement cette prise de risque qui justifie le paiement d’un intérêt (prime de risque). Si personne ne faisait jamais défaut sur ses dettes, l’intérêt ne se justifierait pas. Et les grecs n’en seraient peut être pas là, lol.

    Donc oui une dette se rembourse. Mais si cette dette n’est plus honorable, il est aussi normal et salutaire de faire défaut. D’autant plus quand cette dette n’a pas été en totalité conforme à la volonté des citoyens, comme dans le cas des grecs.

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  • steph le 27 juin 2011 - 13:30 Signaler un abus - Permalink

    > [...] et ont transformé l’une des plus vieilles civilisations du monde en risée de l’Europe, source d’inspiration de blagues faciles

    Ne confondez pas les éditoriaux des principaux media et le peuple européen : courage !

    ceci étant dit :
    @Florestan JC
    >Mis il part en fumée dès lors que l’on sait et qu’on l’admet, que les Grecs ont complètement trafiqué leurs stats

    Dans un schéma économique qui soutien les “bons” élèves (au sens des agences de notations) en leur permettant d’emprunter à bas coûts, un tel comportement est pour le coup très rationnel (pas moral, mais bon, en terme de moralité, on a vu ce que les banques pouvaient faire, notamment parier sur l’insolvabilité d’un pays (grâce à une position privilégiée) tout en lui fournissant des conseils) ! On en est là parce qu’avec l’europe que nous avons construite, on a fait jouer les Etats à un concours de beauté pour investisseurs prédateurs… si cela vous fait rire, soit…

    @Tairusu
    >Les grecs ont une dette, il faut la rembourser et un point c’est tout.

    connaissez-vous l’usure ? l’asymétrie contractuelle ? il fut un temps où il était amoral de faire de l’argent avec de l’argent…

    >Si tu prête de l’argent à un ami et qu’il ne te le rembourse pas, tu lui en voudra !

    Si je prête à un ami, ce sera à taux zéro et en tenant compte des mes capacités… ça se compte sur les doigts d’une main les amis… vous les escroquez vous vos amis ? bel esprit !

    Si, maintenant que c’est dit, on doit prêter à un ami parce qu’un enfoiré lui met le couteau sous la gorge, cela change tout… et je doute de choisir de profiter de la position de faiblesse de mon ami, et vous ?

    @Blackness
    ++

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  • Emma le 27 juin 2011 - 13:49 Signaler un abus - Permalink

    @Blackness :
    Trés instructif, votre commentaire sur l’usure. J’ai été recherché la definition sur wikipédia, et je suis tombé sur cette phrase :
    “L’Église continue à interdire la pratique de l’usure, toujours en s’appuyant sur les Saintes-Écritures, mais en prenant aussi appui sur la critique de la chrématistique par Aristote,(Encore un Grec !) c’est-à-dire la critique du prêt à intérêt comme un moyen injuste, déshonorant et contre-nature de s’attribuer le bien d’Autrui.”

    “S’attribuer le bien d’autrui !”

    Ils avaient tout pigé, les anciens !

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  • Florestan JC le 27 juin 2011 - 14:20 Signaler un abus - Permalink

    Je note que c’est toujours de le faute des autres et qu’au royaume du “on rase gratis “il y a toujours des naïfs qui se présentent.
    Les Grecs n’en sont plus au régime des colonels, ils sont une démocratie et en tant que tel ils ont le devoir de loyauté vis à vis de leurs partenaires créanciers.
    Le trafic des stats n’est pas défendable. Je signale qu’il a été pratiqué en ex URSS, en Chine et même chez nous. Un exemple : demandez combien il y a eu d’immigrés en France depuis 1970 (2 générations)2M, 4M, 6M, 10M, 14M ? Vous avez entendu ces réponses dans toutes les bouches politiques !alors qu’un seul chiffre est vrai ( rappelez vous l’INSEE a changé plusieurs fois de version )
    La faute aux politiques ? d’accord ! en démocratie on a les politiques que l’on mérite !

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  • ernestrenan le 27 juin 2011 - 18:31 Signaler un abus - Permalink

    Article écrit par un grec et ça sent. L’objectivité et la neutralité que j’ai retrouvées dans les autres articles d’owni ont disparu. La première partie de l’article est tout bonnement honteuse : le méchant monstre capitaliste à abuser les grecs innocent en leur faisant miroiter des biens de consommation en quantité illimitée avant de les assommer avec la facture. Écrire ça sur le blog d’un jeune militant communiste de 14 ans passe encore mais là…
    Je passe sur les mythes 1-3 : ah ils sont forts ces grecs ; ils travaillent plus, plus longtemps et avec une meilleure productivité que les autres pays européens.
    Le reste de l’article s’intéresse à l’aspect humain et politique de la crise, nous fait bien comprendre que oui la grece est en crise. Je pense que l’auteur aurait du s’attarder sur ce point là uniquement.

    C’est bien de faire du journalisme engagé mais il faut aussi qu’il soit honnête !

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  • Labandibar Marie le 28 juin 2011 - 16:56 Signaler un abus - Permalink

    de tout coeur avec le peuple grec et merci pour ce texte magnifique qui nous permet de comprendre ce qui se passe réellement, alors que nous en serions incapables si nous nous contentions de regarder la télévision.
    Bon courage à tout le peuple grec.

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  • teguia le 28 juin 2011 - 17:07 Signaler un abus - Permalink

    magnique article!! analyse claire et trés interressante.
    vive la grece et les occupants de la place syndagma!!
    SOLIDARITE!!avec les inventeurs de la démocratie…
    Rabia Teguia

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  • Jean-Claude Dessailliers le 28 juin 2011 - 18:59 Signaler un abus - Permalink

    Il s’agit en effet d’une lutte à finir entre la concentration excessive de l’argent contre le bien commun.
    Le péril est mondial et nous le voyons bien, les pays comme la Chine qui engorgent des sommes faramineuses semblent les dominants de la Terre. Mais dans l’histoire de l’Humanité, le peuple a toujours vaincu. Honte aux exploiteurs et à nos dirigeants qui sont complices de ce système.

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  • Ankalogon le 28 juin 2011 - 22:54 Signaler un abus - Permalink

    C’est étrange, en Ile de France je me sens grec, entouré de grecs qui peut être ne le savent pas :-)
    Ce petit monde qui prête, et ceux qui empruntent ne leurs coupez pas la tête, mettez les au travail dans les champs pour gagner de quoi survivre… HEIN ? Personne ? Le parasitisme vous arrange…
    Wouhai ! C’est comme pour le nuage radioactif, c’est pour les autres l’arnaque.

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  • Edukator le 29 juin 2011 - 4:02 Signaler un abus - Permalink

    En réponse à Florestan JC le 26 juin 2011
    “Votre article me fait rire. Il est de bonne volonté et cherche la vérité sous les quolibets.” C’est déjà bien de le reconnaître. Oui bravo à cet article qui tente de casser les idées (fausses) dont les médias de masses nous abreuvent à longueurs de temps.

    “Mis il part en fumée dès lors que l’on sait et qu’on l’admet, que les Grecs ont complètement trafiqué leurs stats.” Là en revanche je ne suis pas d’accord. L’argumentaire développé (avec brio et clarté) dans cet article est bien plus large et profond que cette question, certes non négligeable, mais qui ne suffit pas à mettre à la poubelle tous les autres arguments mis en lumière ici. Ce raccourci est simpliste et ferme le débat. C’est le grand débat économique dit du “pêché originel”, sous prétexte qu’un pays a fait des erreurs tout le poids de sa peine est pour lui et on évite ainsi de reconnaître la culpabilité des autres: de ces créanciers qui s’enrichissent sur son dos, des agences de notations qui ont baissé sa note de façon brutale juste après que le Pasok (le parti socialiste grec) ai remporté les élections, des sois-disans pays partenaires (France, Allemagne…) qui fond leur excédent courant dans la balance des paiements sur le déficit grec (en lui vendant du matériel militaire notamment)…

    “Même les chiffres tirés de l’Eurostat sont faux, et je le cois d’autant plus, que consultant l’Eurostat depuis plus de 10 ans, je me suis rendu compte que la France faisait de même, à un degré moindre sans doute !
    La réalité c’est que les grecs ont largement vécus au-delà de leurs moyens. N’importe quel démocrate ne vit pas avec 8000€ quand il n’en gagne que 4000, c’est ce qu’ils font depuis 12 ans.” Les chiffres ont étés maquillés mais pas par le peuple. Par les dirigeants. Alors pourquoi serait-ce au peuple de payer ? Certes c’est une démocratie et blabla mais en réalité, et en France comme dans la plupart des démocraties représentatives (l’Inde mis à part) nous en faisons l’amer constat, la démocratie représentative est un système à bout de souffle qui ne tient pas du tout sa promesse initiale: le pouvoir au peuple. En réalité les citoyens ne servent qu’à confier leurs voix, et donner une légitimité démocratique à une élite qui se retrouve au pouvoir pour une durée déterminée. Mais pendant cette durée, ils sont intouchables et peuvent agir en toute impunité (ou presque) et le peuple n’a plus sont mot à dire. Il peut certes manifester de temps en temps et récolter des coups de matraques et des tirs de lacrymogènes mais ils n’a plus de véritable pouvoir. Les référendums sont une pratique presque disparu, pourtant garant de la véritable démocratie.

    Enfin pour finir cette longue réponse, je voudrais conclure par cet argument: complicité du système et de tous. Je m’interesse à cette question grecque depuis le commencement et j’ai écouté un bons nombres d’émission de radio (notamment sur France Inter et Culture) et lu des articles consacrés à ce sujet. La Comission Européenne, le FMI, les Agences de notation… tous savaient parfaitement que les chiffres avancés par le gouvernement grec étaient faux; et cela ils le reconnaissent publiquement aujourd’hui. Ont-ils réagi ? Non. Ils se sont contenter de la pointer du doigt pendant la crise pour amplifier l’attaque de marchés financiers (que les Etats et ces institutions financières venaient tout juste de sauver) car ils en profitent. En effet non seulement ils se financent avec les intérêts exorbitants exigés mais en plus les autres pays européens tels la France et l’Allemagne voient le coup du financement de leur propre dette souveraine diminuer sur les marchés car ils deviennent des “valeurs refuges” très prisées.

    Voilà. Si vous avez eux le courage de me lire jusqu’au bout bravo, vous avez eux raisons.

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  • Edukator le 29 juin 2011 - 4:04 Signaler un abus - Permalink

    “avez EU raison”. Pardon pour la faute.

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  • Mardikoula le 29 juin 2011 - 8:52 Signaler un abus - Permalink

    Tout est magnifiquement bien dit. Je vous remercie d’avoir rétabli l’honneur de notre peuple. Espérons que nos représentants prennent consience vite du danger.

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  • greta Alegre le 29 juin 2011 - 14:28 Signaler un abus - Permalink

    Merci pour ce merveilleux article. Je le transmets à un maximum de gens. Avec toute mon affection.

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  • Oups ! le 29 juin 2011 - 14:29 Signaler un abus - Permalink

    Un article sympathique, qui se veut honnête, mais qui oublie de beaucoup les réalités de ce pays et qui tâche (mais ça peut sembler normal, chacun défend son pays comme il peut)de lui trouver des circonstances atténuantes, même au prix d’informations incomplètes ou “d’oublis”. Concernant le mythe N° 1: ce n’est pas le nombre d’heures travaillées qui est important, mais la qualité du travail, la faculté à l’organiser, et son rendement. Trois points d’un niveau très faible en Grèce. Et c’est également pour cela qu’ils leur faut beaucoup plus d’heures pour fournir un travail bien moins bon. Sur 3 fonctionnaires, un seul travaille réellement. Les autres font leurs heures et attendent que ça passe. S’ils ne se sauvent pas par la fenêtre comme l’a vu une personne que je connais très bien (mairie de Paros)! Un autre point qui vient se rajouter aux trois autres est le manque presque total de formation. Il est trop souvent impossible d’obtenir une réponse fiable à une simple question, sauf en s’adressant à plusieurs personnes et en ayant surtout un vrai coup de chance. Et ces exemples sont journaliers. Les délais d’attente pour un acte officiel (les signatures, les tampons…) sont à multiplier par 5 ou 6 par rapport à la France. Et si vous êtes mal-chanceux, ou quelques fois refusez le “cadeau” demandé par le préposé, vous ne l’aurez jamais votre papier, et devrez alors entrer dans l’univers de la débrouille, le sport national… Une simple chose: vous désirez faire immatriculer une voiture. Plutôt que de vous donner une photocopie des papiers nécessaires à cette immatriculation, on vous fera revenir 3 ou 4 fois, car votre dossier ne sera jamais complet… Mais il semble que la cervelle des fonctionnaires ne soit pas complète, elle non-plus ! Personne pourtant ne prendra l’initiative toute simple de faire cette photocopie stipulant les papiers à fournir. Et à chaque fois, évidement vous devrez prendre 2 ou 3 heures de sur votre travail pour faire ces demandes. Alors, quel rendement ?

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  • greta Alegre le 29 juin 2011 - 14:40 Signaler un abus - Permalink

    en réponse à Ernestrenan : quand on s’institue donneur de leçons et qu’on critique quelqu’un, on tente d’abord de ne pas faire de fautes d’orthographe.

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  • JOLY le 29 juin 2011 - 15:23 Signaler un abus - Permalink

    Je dis non aussi… Il faut lire un bouquin d’ATTAC:
    http://www.france.attac.org/livres/le-pi-ge-de-la-dette-publique

    La dette repose sur un un mensonge : elle ne vient pas d’une orgie de dépenses publiques, mais de l’érosion organisée des recettes fiscales. Les niches et les cadeaux consentis aux ménages les plus riches et aux grandes entreprises se sont multipliés à l’infini. En empruntant sur les marchés financiers pour financer ces déficits, les États se sont encore enfoncés davantage, puisqu’ils ont dû payer des taux d’intérêts souvent excessifs. Cette dette est donc largement illégitime.
    La crise financière de 2008, la récession et le sauvetage des banques ont alourdi le boulet. Affolés par l’envolée des dettes publiques les marchés financiers se sont alors mis à spéculer contre les États qui les ont sauvés. Dans toute l’Europe, des plans d’austérité drastiques déferlent pour « rassurer les marchés ». Mais en voulant nous faire payer la crise financière, les gouvernements nous enfoncent dans la récession et sacrifient les investissements vitaux pour la reconversion écologique de l’économie. D’autres solutions sont possibles à condition de s’attaquer à la mainmise des marchés financiers. Il faudra replacer la création monétaire sous contrôle démocratique et promouvoir un autre partage des richesses, sans hésiter à dénoncer une partie de la dette. La manière dont sera traitée la dette publique dans les années qui viennent, loin d’être une question technique, déterminera en grande partie l’avenir de nos sociétés.

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  • bernier le 29 juin 2011 - 16:29 Signaler un abus - Permalink

    bonjour,
    bravo au peuple grec, vous nous montrez la voie a nous Français qui sous peu vont connaitre a leur tour les mêmes mesures malgré l’enfumage des francais par N. Sarkozy (voir la dette de la France).
    vive le peuple grec, résistance et détermination!
    le pouvoir au peuple et non aux politiciens a la solde des banques et du capital.

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  • Michel le 29 juin 2011 - 16:38 Signaler un abus - Permalink

    Les Grecs ont inventé la démocratie, les Islandais le Parlement. Hélas (hellas?), le Parlement grec n’a pas écouté la voix de son dêmos.

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  • tsyro le 29 juin 2011 - 18:30 Signaler un abus - Permalink

    N’oublions jamais que nous sommes les vaches à lait de ce monde capitaliste. Il ne tient qu’à nous de tout renverser !!
    alors tous dans la rue…

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  • steven le 29 juin 2011 - 19:26 Signaler un abus - Permalink

    Analyse intéressante. Beaucoup des lecteurs auront probablement vu le film “debtocracy”, qui montre en partie comment certains Etats ont réussi à montrer l’illégitimité de leur dette pour en refuser le paiement…L’Irak d’après Saddam (sous l’impulsion des EU) et l’Ecuateur de Correa…des exemples interessant, et peut être un modèle à suivre !

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  • raton-laveur le 29 juin 2011 - 22:08 Signaler un abus - Permalink

    “De plus, selon une étude de l’Université de Pennsylvanie [en], la productivité de la Grèce en terme de PIB réel par personne et par heure de travail serait plus haute que la France, l’Allemagne ou que les États-Unis, et même 20% plus élevée que celle du Royaume-Uni.” : la productivité de la Grèce supérieure à celle de l’Allemagne : comment pouvez-vous croire à de telles stupidités ? Si vous lisez quelque part qu’une souris pèse 20 tonnes, est-ce qu’il n’y a pas quelque chose en vous qui se réveille ?

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  • raton-laveur le 29 juin 2011 - 22:16 Signaler un abus - Permalink

    ” le couteau du FMI a déjà saigné le pays à blanc” : mais c’est une honte ce que vous dîtes : le FMI vous a prêté de l’argent à des conditions inférieures au marché! A des taux très bas !! (avec l’argent des contribuables européens entre autres). Le FMI (et l’Europe) essaie de vous sauver, et éviter que votre faillite entraîne le monde dans une catastrophe par effet domino. Il s’agit d’argent prêté, pas d’argent donné ! Et le FMI veut s’assurer qu’il y a une chance que vous puissiez rembourser, et que vous arrêtiez de dépenser beaucoup plus que ce que vous produisez!

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  • raton-laveur le 29 juin 2011 - 22:19 Signaler un abus - Permalink

    J’ajoute : c’est la Grèce qui fait baisser l’euro, vous nous mettez tous dans la merde! Et en ce moment vos riches achètent des appartements à Londres…

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  • raton-laveur le 29 juin 2011 - 22:29 Signaler un abus - Permalink

    Ce sont les politiciens, les financiers, les classes supérieures en Grèce qui ne paient pas d’impôt, tous ont menti au peuple, qui n’accepte plus de se serrer la ceinture… Mais tout cet argent emprunté a servi au développement de l’économie grecque (et aussi à remplir certaines fouilles). Et que pensez-vous des centaines de milliards d’euros DONNÉS par les subventions européennes ? Vous critiquez maintenant l’Europe qui est en train de vous sauver en allongeant 110 milliards à des taux quasi nuls?? Et encore 110 milliards maintenant !! Ca va se terminer quand et comment ce cirque ? Un peu de décence !

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  • raton-laveur le 29 juin 2011 - 22:36 Signaler un abus - Permalink

    “C’est pourquoi l’enjeu en Grèce vous concerne aussi : parce qu’il s’agit d’un combat pour notre droit à l’auto-détermination” : la Grèce s’est mise elle-même en faillite. La Grèce a menti sur ses statistiques (avec l’aide de Goldmann Sachs). La Grèce va essayer de vendre ses bijoux de famille, mais à qui? Qui veut investir en Grèce aujourd’hui ? Nous sommes à deux heures moins le quart avant le naufrage. Même la plus belle des civilisations doit gérer son porte-monnaie, sinon elle perdra sa liberté.

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  • Stanislas Jourdan le 29 juin 2011 - 23:03 Signaler un abus - Permalink

    @raton-laveur : oui les chiffres avancés sont à prendre avec des pincettes. Ils permettent néanmoins du nuancer certains clichés fréquemment ressassés ici et là, et permettent d’avoir une plus juste version de la réalité.

    Ensuite, sur le rôle du FMI, les expériences montrent bien que les interventions du FMI sont très rarement de grands exploits. Des statistiques ont montré qu’en moyenne, l’espérance de vie chute de 5 ans dans les pays “sauvés” par le FMI.

    Alors bien sur, quand un pays est devant un mur de la dette, le FMI arrive tel un sauveur, et permet à un pays de continuer à tourner, mais ça veut pas dire que le problème initial est résolu. Et surtout que toutes les autres options sont envisagées.

    Enfin, vous semblez ignorer les contraintes que l’euro infligent à la Grèce, en terme de compétitivité, de contrôle de sa monnaie, et de sa souveraineté à décider par exemple de restructurer ou faire défaut unilatéralement sa dette.

    Donc non, tout n’est pas la faute des grecs.

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  • Youdith le 29 juin 2011 - 23:20 Signaler un abus - Permalink

    Intéressant. Par contre ça serait sympa, et sûrement plus réglo de mettre les crédits photo des photographes qui se prennent des lacrymo dans les yeux (leur outil de travail !) pour couvrir les manifestations des Grecs.

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  • raton-laveur le 29 juin 2011 - 23:22 Signaler un abus - Permalink

    @Stanislas Jourdan : effectivement, il y a les contraintes de l’euro (bizarre construction monétaire), mais les Grecs ont fait des pieds et des mains pour entrer dans le club (pas toujours très honnêtement)… et en ont largement profité jusqu’à maintenant. Personnellement j’ai peur qu’à cause de l’euro les Grecs ne s’en sortent jamais : les productivités grecques et allemandes vont continuer longtemps à diverger, et la situation deviendra de plus en plus intenable, la dévaluation étant impossible. Les salaires continueront donc à baisser pour compenser, et ce n’est pas sûr qu’on atteigne un équilibre…
    Difficile de parler de tout ça en si peu de mots… En tout cas il y a aussi une chose dont j’ai oublié de parler : mon amour pour la Grèce.

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  • Stanislas Jourdan le 29 juin 2011 - 23:47 Signaler un abus - Permalink

    @raton-laveur : bon je vois que l’on se rejoint sur ce point. Néanmoins sur le “les Grecs ont fait des pieds et des mains pour entrer dans le club” je vous trouve vraiment dur.

    On n’a pas vraiment demandé aux grecs s’ils étaient d’accord. C’était la lubbie du gouvernement à l’époque que de rentrer dans l’euro. Et si le peuple n’a pas réagi à cette époque, on ne peut lui reprocher de ne pas avoir anticipé ce qui allait se passer.

    De plus, pour comprendre la Grèce, je crois que l’on ne peut pas passer à coté du fait que ce pays comme le notre est en pleine crise démocratique. Il faut donc arrêter de penser que la légitimité des décisions des gouvernements est acquise. Et surtout pas 10 ans après.

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  • raton-laveur le 30 juin 2011 - 7:29 Signaler un abus - Permalink

    @Stanislas Jourdan : “On n’a pas vraiment demandé aux grecs s’ils étaient d’accord.” Là encore j’ai été trop vite, c’est effectivement le fait de technocrates et de financiers, le peuple grec n’a pas été consulté sur l’euro. Dès le début de l’euro, de nombreux économistes avaient prédit que ça ne tenait pas la route, entre autres raisons parce qu’il n’y a pas d’union politique. Ce qui est acceptable aux USA, (certains états où la créativité économique a baissé sont devenus moribonds) est-il acceptable en Europe, concernant des pays entiers ? Je ne le pense pas!
    En tout cas les dirigeants grecs ont précipité leur pays dans la faillite, la catastrophe a déjà eu lieu, et la Grèce a perdu une bonne part de sa liberté.

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  • kikou le 30 juin 2011 - 10:03 Signaler un abus - Permalink

    J’ai tout simplement était surpris par l’excellente démonstration de ce quidam. La Grèce à mes yeux était devenu un pays non productif remplit de personnes qui échappent à toutes responsabilités sous l’excuse d’un capitalisme qui les a développé. ET voilà, que bien évidemment je me félicite d’apprendre qu’il n’en est rien, et je retrouve les fondements qui ont érigé ce pays comme berceau de la civilisation. Cette crise aura au moins une bonne chose, elle aura permise à vos citoyens d’arpenter les marches de la véritable citoyenneté non bafouée par les dérivantes du pouvoir mondial et des francs-maçons qui nous contrôlent.

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  • rosay le 30 juin 2011 - 10:04 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour à tous ,

    Rapidement , si vous connaissez la théorie des dominos
    tous ces nazis en costumes , cravates et portables , ne manqueront pas de s’attaquer à d’autres pays , la Grece n’est que leur première victime en Europe , .

    En France les zozozialistes ne nous ont pas oubliés attendu qui’ils ont voté le traitre traité de Lisbonnes .

    Tous avec “le Front de Gauche ” pour lutter contre tous ces fumistes.

    Rosay à +

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  • Belos le 30 juin 2011 - 10:10 Signaler un abus - Permalink

    Superbe article !
    Les tricheries comptables pour entrer dans la zone euro sont elles un mythe N° 7 ?

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  • SKA-P le 30 juin 2011 - 10:22 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour et merci pour cette article !

    C’est en effet le retour de batton du capitalisme…vivre à crédit on ne peut pas faire sans et pas n’importe comment et à n’importe qui…quand je vois dans un pays qui est voisin de la Grèce mais qui n’est pas encore dans la zone euro, des familles prendre des micros-crédits à +-150€ pour acheter une paire de Nike AIR MAX 180 ou un mobile à la mode…n’étant pas habitué à utiliser les CB,à la caissière le code PIN…en – de 5 ans il y a dans le coin que je fréquente autant de banque voire plus que de boulangerie…cherché l’erreur…

    Qui ne vis pas aujourd’hui + ou – au dessus de ses moyens ? soyons honnête tout le monde ou presque…c’est le systeme capitaliste qui est comme cela…on est à découvert, ou paie en 3x,10x etc…biensur personne ne nous force directement à consommer…mais y’a la TV, les sponsors, la Mode, Internet etc…etc…

    Le systeme capitaliste profite bien de la faiblesse de l’humain…

    Soutient sans mesure au peuple Grecque et trés bientôt au peuple français…

    SKA-P

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  • raton-laveur le 30 juin 2011 - 10:27 Signaler un abus - Permalink

    @Belos : Oui, superbe article, qui nous a tous fait rêver! Mythes et légendes grecques, les dieux et les héros, Zeus, Hercule, l’Olympe, “Passant, va dire à Sparte…” etc etc. Malheureusement nous allons être obligés de nous réveiller, le Père Noël n’existe pas.

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  • Nicolas le 30 juin 2011 - 10:36 Signaler un abus - Permalink

    Bel article bien torché, mais c’est quand même grave le fisaco dans le monde.
    Si on commençait par avoir une pensée pour le prisonnier politique chinois qui fabrique les lunettes Prada à 10 euros? et une autre pour le sénégalais qui traverse la mer pour se vendre en europe?
    On peut tout péter, on est profond dans un système ou le bonheur c’est la consommation d’objets produits par des plus pauvres que nous.
    c’est pas les politiques qu’il faut changer, c’est l’espoir de gagner à l’euromillion qu’il faut abolir.
    vive Cioran à bas l’humain.

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  • ccrvolatile le 30 juin 2011 - 10:43 Signaler un abus - Permalink

    Merci pour cet article qui explique parfaitement la situation et je ne cesse de convaincre mon entourage que nous devons en france soutenir le non remboursement de la dette par les grecs, en disant ca je suis conscient que mon honnête capital risquera de disparaitre.

    Ces neo liberaux sont des nazis, de droite ou de gauche nous devons prendre aujourd’hui nos responsabilités partout en europe et chasser le dollar et les sociétes trans-nationales jusqu’à leur eradication.
    Soutenir le CROC pour sortir ces salopards de washington et de la banque mondiale.

    DSK devait voir Merkel le lendemain de sa sequestration pour viol afin de participer à l’elaboration d’une nouvelle monnaie de reference sur l’initiative des pays chine bresil inde russie (CROC) representant aujourd’hui 50% du PIB mondiale. Voila pourquoi DSK est en prison.

    Athenes, ta revolte a un temps d’avance sur l’europe de l’ouest, encore endormie.

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  • antidote le 30 juin 2011 - 10:51 Signaler un abus - Permalink

    C’est à peine croyable,il semblerait que les européens soient coupables de ce qu’il se passe en Grèce!Mais chaque peuple est concerné par son avenir et à ce jour les Grecs ne se sentent en aucune manière responsables voir coupable de leur situation laxiste propice à tout dévouement mafieux.Le capitalisme n’a jamais été une sinécure pour personne,c’est un système qui permet à chacun d’entre nous d’investir pour une vie plus agréable et bien meilleur que le communisme (comparez vous aux Coréens du nord ou aux Cubains) à condition de ne pas aller au delà de ses possibilités financière à rembourser ce que l’on doit.C’est une question d’honneur…

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  • lulu le 30 juin 2011 - 13:21 Signaler un abus - Permalink

    Vive le peuple grec.

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  • Hélène le 30 juin 2011 - 14:05 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour !

    Je dois avouer que ce qui se passe en Grèce m’échappe quelque peu…

    Seulement, à propos de cet article, certaines choses me paraissent un peu exagérées… Je n’ai absolument aucune notion d’économie et je ne comprends pas toute la politique. Cependant, vous dites que la Grèce est tombée dans le piège du capitalisme. Mais le gouvernement au pouvoir n’est-il pas un gouvernement de gauche ? Je n’ai pas bien compris …

    Au sujet de la paresse des grecs, là par contre, je suis entièrement d’accord avec cet article. Je travaille au port du Pirée depuis presque 3 semaines maintenant, et je peux vous assurer que les grecs ne comptent pas les heures de boulot !

    Maintenant, au sujet de l’économie grecque. J’ai entendu dire par plusieurs personne que leur gros problème résidait dans le fait qu’il n’y avait pas de moyens de production en Grèce, et que c’est un pays qui vivait essentiellement du secteur tertiaire (tourisme, service, etc…). De plus, une partie de l’économie est dite “souterraine”. Certain amasse de l’argent sans pour cela payer de taxe, moi je ne trouve pas ça normal.

    Au sujet de la politique maintenant. D’après ce que je lis, vous dites que tout est de la faute du gouvernement, que les grecs n’y sont pour rien etc… Là encore je ne suis pas d’accord. La Grèce est une démocratie non ? Qui a élu le gouvernement ? C’est le peuple non ? Peut être a t il été berné par de belles paroles, mais il n’empêche que le peuple a également une responsabilité dans ce qu’il lui arrive.

    Enfin, en ce qui concerne la dette grecque. Je peux comprendre le fait que le peuple ait l’impression de rembourser une dette “fictive”, (je ne sais pas si je suis très claire…) mais cette dette existe RÉELLEMENT. La Grèce a emprunté de l’argent à droite à gauche, il est normal qu’elle doive rembourser. De plus, ce non-remboursement met en péril non seulement l’UE mais également le monde, tant il y a eu d’investissements dans ce pays. J’ai peur de devoir revivre une crise économique comme celle que nous venons de traverser… Et c’est pour éviter cette dernière que l’UE est si dure avec la Grèce.

    Pour terminer, je dirai qu’il est facile de critiquer le plan d’austérité sans y apporter une alternative qui fonctionne et qui puisse redonner aux investisseurs une certaine confiance dans le marché grec.Peut-être que la solution réside dans un plus grand contrôle des taxes. Trop de personnes passent à travers le fisc et ce sont les gens honnêtes qui trinquent. Donc que proposez-vous ?

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    • Stanislas Jourdan le 30 juin 2011 - 14:42 Signaler un abus - Permalink

      @Hélène :

      En vrac :
      - être “de gauche” ne signifie pas être anti-capitaliste. En général, c’est même plutôt le contraire…
      - chaque pays a ses spécificités. La Grèce n’a peut être pas la bonne géographie pour être un pays industriel, peut-on lui reprocher ? Pour le reste, oui la Grèce est un pays où la corruption, le travail au noir et autre économie souterraine règne, et c’est regrettable. Maintenant ce n’est certainement pas en faisant de l’austerité que cela va changer… A moins bien sur de rétablir un forme de contrôle très fort, qui n’est pas sans contradiction avec la notion de Démocratie.
      - Qui est responsable ? La faute est bien sûre partagée, le gouvernement a pris de mauvaises décisions que les grecs n’accepteraient certaineemnt pas aujourd’hui (l’entrée dans l’euro par exemple), mais le peuple s’est aussi pendant longtemps laissé bercé dans l’illusion que tout allait bien, comme le témoigne l’article. Les torts sont partagés, mais en même temps le peuple grec a déjà beaucoup payé depuis quelques années. Il faut aussi que d’autres payent à leur tour.
      - concernant la dette, il serait trop compliqué de vous répondre en un seul paragraphe ici. je peux néanmoins vivement vous conseiller de visionner le documentaire “debtocracy” qui explique bien pourquoi la Grèce ne DOIT PAS rembourser toute cette dette.

      Je ne peux finir sans vous dire qu’il ne faut pas se faire d’illusion : la “crise que nous venons de traverser” est loin d’être terminée : nous sommes en plein dedans avec la crise grecque. Et je ne vois aucune raison que les choses s’améliorent à court terme. La Grèce est dans l’impasse de même que toute l’Europe, et les Etats Unis aussi. Les théories économiques ne fonctionnent plus car elles sont basées sur la nécessité d’une croissance économique fondée sur l’endettement. Les politiques sont incapables d’imaginer autre chose.

      Que proposer ? Je ne peux pas m’exprimer au nom de Alex Andreou, mais une chose est sûre : on ne s’en sortira pas tant que certains dogmes de l’économie n’auront pas été abattus.

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  • Hélène le 30 juin 2011 - 15:08 Signaler un abus - Permalink

    Merci Stanislas de m’avoir éclairé sur ces points.

    Par contre, vous êtes vraiment pessimiste… C’est effrayant car je pensais que l’on avait affronté le plus dur de la crise financière qui s’est abattue sur le monde… et que nous avions appris de nos erreurs.

    Il est vrai que la dette fait peur, même en France surtout lorsque l’on connaît le montant… Mais je ne pensais pas que c’était à ce point là. Personnellement, je n’emprunterai jamais de l’argent que je ne pourrais pas rembourser, je pensais sincèrement qu’il en était de même pour la plupart des gens, en particulier, pour ceux qui nous gouvernent.

    Mais vous avez raison, la crise grecque remet en cause pas mal de chose. Mais tout est tellement compliqué que je pense que nous ne pouvons pas tout régler en disant non à toute forme de capitalisme et de monnaie (cf. la fin de l’article).

    Je vous promet de visionner ce documentaire. Apparemment, il passionne pas mal de gens en Grèce !

    Merci encore

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  • PERIER le 30 juin 2011 - 15:20 Signaler un abus - Permalink

    A vous lire, je comprends que la pétition que j’ai lancé en votre soutien n’ait pas rencontré son public. Elle était très en dessous de là où il faut taper les signataires : à leur portefeuille aujourd’hui et demain.

    http://www.petitionduweb.com/Petition_un_plan_dausterite_a_rejeter-9592.html

    Je cherche, je cherche, je cherche en vain depuis 3 ans à contribuer à une mobilisation qui pousse les autorités à véritablement réguler le système, le réformer en profondeur.

    Bien sûr qu’il ne s’agit pas d’exonérer les grecs et leurs petits travers, ni ceux des français, ni ceux des irlandais, des portugais, des américains, etc. Il s’agit tout simplement de réformer un système qui n’est pas juste et qui pousse à l’extrême les égoïsmes nationaux ou régionaux sans se soucier aucunement des dégâts collatéraux et des retours de bâtons.

    Bravo pour l’article.

    thomas

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  • SKA-P le 30 juin 2011 - 15:22 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,

    SI VOUS VOULEZ ETRE ECLAIRé SUR CES FAMEUSES CRISES “BIDONS” prenez le temps de ragarder s’il vous plait le documentaire canadiens:

    Les Archives Oubliées – Le jeu de l’argent” !!! sur le net…

    C’est peut être pas toute la vérité mais cela fait froid dans le dos…

    Vous savez ce qui est vraiment triste dans tous cela, c’est que l’on sait mais “ON” laise faire… car cela arrange certains…et ON est un GROS CON!

    SKA-P

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  • Ziri OUCHEN le 30 juin 2011 - 15:44 Signaler un abus - Permalink

    Cette situation a un air de déjà vu. Il faut replonger dans dans l’Histoire des plans d’ajustement structurel dans les pays en développement:un désastre à tout point de vue. Je suis curieux de voir comment une démocratie reconnue va gérer la mise en oeuvre. Dans le cas sus indiquée, l’une des conséquences( et peut être des conditions de mise en oeuvre) a été la mise en place d’un système policier très répressif.

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  • antidemago le 30 juin 2011 - 17:32 Signaler un abus - Permalink

    Dès le début de l’article, vous procédez à une comparaison totalement inappropriée avec l’invasion de la Pologne en 1939. D’une part personne n’a “envahi” la Grèce, ce pays souverain a de son plein gré choisi d’entrer dans la CEE d’abord, dans l’Euro ensuite, et a contracté des emprunts sans que personne ne l’y oblige. D’autre part il faut être totalement nul en histoire ou carrément révisionniste pour oser comparer quoi que ce soit avec les exactions qui ont eu lieu en Pologne à partir de 1939. Laissez les victimes de ces crimes odieux (parmi lesquels, d’ailleurs, il y eut … de nombreux grecs, en particulier ) en paix !

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  • Edukator le 30 juin 2011 - 19:09 Signaler un abus - Permalink

    En réponse à Hélène le 30 juin 2011 – 3:08

    _ “Merci Stanislas de m’avoir éclairé sur ces points.
    Par contre, vous êtes vraiment pessimiste… C’est effrayant car je pensais que l’on avait affronté le plus dur de la crise financière qui s’est abattue sur le monde… et que nous avions appris de nos erreurs.”
    -En effet c’est effrayant car précisément ‘nous’ n’avons absolument rien appris de nos erreurs. Le discours des dirigeants du monde entier après la crise affirmant qu’ils allaient ‘moraliser le capitalisme et réguler la finance’ s’est révélé être des paroles en l’air. Rien n’a été fait concrétement, à part un peu aux Etats-Unis, mais en Europe il n’y a eu ni nationnalisation des banques ayant spéculé sur des actifs toxiques (c’est à dire toutes), ni instalation d’un droit de regard de l’Etat au sein des CA de ces banques, ni lois visant à réguler de façon efficace la finance ou les systèmes bancaires…
    Autrement dit, un Mars et ça reppart.
    Les Etats ont sauvés les banques et les marchés et injectant massivement des liquidités et par là même en creusant leur déficit et en augmentant leur dette; cependant rien n’a été fait pour les causes et les origines de la crise soient éradiquées. C’est comme si vous rachetiez un nouvelle voiture de sport à un conducteur sans permis ayant causé des accidents mortels en lui disant ‘cette fois évite de griller les stops, steuplaît’.

    _”Il est vrai que la dette fait peur, même en France surtout lorsque l’on connaît le montant… Mais je ne pensais pas que c’était à ce point là. Personnellement, je n’emprunterai jamais de l’argent que je ne pourrais pas rembourser, je pensais sincèrement qu’il en était de même pour la plupart des gens, en particulier, pour ceux qui nous gouvernent.”
    -Comme l’a dit Stanislas “la dette c’est compliqué” mais en bref on peut signaler que comparer la dette d’un Etat à la dette d’un citoyen (lambda) est un non-sens total. En effet les Etats n’ont pas du tout le même horizon temporel que les individus. Un Etat peut donc s’endetter indéfiniement sans que cela pose de problème, du moins tant que sa dette reste soutenable et que lui-même reste solvable. Après une multiplicité de cas de figure existe: solvable mais pas soutenable; soutenable mais pas solvable… pour plus de renseignements (si cela vous interesse) il va falloir lire des livres et des manuels d’économie et de macroéco politique.

    “Mais vous avez raison, la crise grecque remet en cause pas mal de chose. Mais tout est tellement compliqué que je pense que nous ne pouvons pas tout régler en disant non à toute forme de capitalisme et de monnaie (cf. la fin de l’article).”
    Ce n’est pas seulement la crise grecque qui remet en cause pas mal de choses mais surtout la crise mondiale dont nous avons pris conscience avec la chute Lehman Brothers. Oui l’économie c’est compliqué mais en réalité la plupart des économistes et des experts (surtout ceux de Wall Street) font tout leur possible afin de rendre le monde économique encore plus inintelligible afin que les citoyens renoncent à prendre leur destin en mains et, se déclarant incompétents, confient les commandes à un élite soucieuse uniquement de son propre profit.
    Certes la technique de la tabula rasa n’est peut-être pas la meilleure solution. Toutefois il est aujourd’hui plus que jamais évident que si l’on ne réforme pas efficacement le capitalisme et la finance mondiale de façon profonde et volontaire… nous allons droit dans le mur et avec un bolide sans par-chocs ni airbag.

    _@ Stanislas Jourdan le 30 juin 2011 – 2:42- être “de gauche” ne signifie pas être anti-capitaliste. En général, c’est même plutôt le contraire…”
    -Ah bon ? Je suis surpris. Pourrais-tu dévelloper un peu plus ta pensée s’il te plaît ? Merci d’avance.

    Bravo à ceux qui ont eu la pérsévérance et le courage de lire ce message en entier.

    “Battaillez”

    Edukator

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  • Stanislas Jourdan le 30 juin 2011 - 19:25 Signaler un abus - Permalink

    @Edukator : merci de me compléter :)

    “de gauche” ne signifie pas être anti-capitaliste”

    –> la majorité de la gauche ne combat pas le “capitalisme”, elle se bat pour un peu plus de “socialisme”. Si la gauche était vraiment anti-capitaliste :

    * elle combattrait le concept de propriété privée, de propriété intellectuelle, elle remettrait en cause les droits à l’héritage.

    * elle lutterait pour imposer un nouveau rapport de force dans la société plutôt que de se soumettre au système actuel, en revendiquant par exemple un revenu minimum garanti ou encore la participation obligatoire des salariés à 30% (minimum) du capital des entreprises et aux AG.

    * elle dénoncerait tout haut l’arnaque monétaire plutôt que de saluer leurs camarade français(e) à la tête du FMI.

    Bref, si la majorité de la gauche était anticapitaliste, nous n’en serions pas là aujourd’hui…

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  • Stanislas Jourdan le 30 juin 2011 - 19:30 Signaler un abus - Permalink

    @ antidemago : ça s’appelle une métaphore…

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  • Florestan JC le 30 juin 2011 - 19:46 Signaler un abus - Permalink

    Oui bravo les Grecs, vive les Grecs. C’est incroyable cette propension à donner la prime à Guignol, aux voleurs sur les gendarmes. Soyons sérieux ! c’est quand même scandaleux que la Grèce importe de l’huile d’olive et qu’on insulte les banquiers qui n’en sont pas responsables. Que les Grecs s’empapaoutent, on s’en fiche! mais chaque jour qui passe nous voit plus proche du gouffre. Ils vont nous précipiter dans une crise de l’Euro dont nous ne pourrons pas nous relever. çà fait peur

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  • S.C. le 30 juin 2011 - 21:31 Signaler un abus - Permalink

    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous.

    Je sais qu’en écrivant ça je vais passer pour le réactionnaire kapitaliste.

    Je ne le suis pas, j’aborrhe même un certain capitalisme.

    Je sais aussi que je risque de cristalliser tout l’opposition contre moi, mais bon, je pense que se taire parce qu’on n’a peur des réactions n’est pas une bonne solution.

    Je crois qu’il ne faut pas faire l’erreur de faire d’amalgames, surtout dans ce genre d’affaires sensibles.

    Il y a plus qu’une nuance entre les multinationales délocalisent à tout va, en ne souciant pas du tout de ceux qui restent sur le tapis, les grands spéculateurs et ce qui s’est passé en Grèce.

    Quand vous avez sollicité (ou quand je l’espère vous en solliciterai un) un emprunt pour votre appartement ou votre maison, vous présenterez votre situation financière à un organisme de prêt : capital de départ (épargne personnelle), rentrées, …

    Vous ne tricherez pas sur vos rentrées. De même si on vous propose d’emprunter plus, vous y réfléchirez à deux fois. Ce n’est pas parce qu’on peut emprunter à un bon taux qu’il faut le faire.

    Or, je suis désolé de le dire, mais ce sont exactement les deux erreurs que les gouvernements grecs (de gauche comme de droite d’ailleurs) ont commises.

    Maintenant que le mal est fait, il faut le réparer et c’est bien l’enjeu actuel.

    Oui mais qui a prêté à la Grèce ? Dites-vous que si vous avez un livret écureuil, vous avez prêté à la Grèce , car ce sont nos banques qui ont prêtée.

    Bien sûr, elles ne tomberont pas en faillite car nos états couvriront les pertes mais qui va payer ces pertes, si ce n’est nous par un accroissement d’impôt ou par une baisse de niveau dans les services publiques !

    La situation de l’Espagne et du Portugal est pour moi différente. Je ne dis pas qu’il n’y a pas eu d’erreurs de gestion mais elles ne découlent pas d’une faute délibérée. Ici pour revenir sur mon exemple du prêt personnel, on peut considérer que les espagnols et les portugais comptaient sur le prix des loyers pour financer leurs achats mais qu’hélas les loyers font défaut et qu’il est donc difficile de rembourser les prêts (trop importants) contractés.

    Et je pense que le pire est que les seconds seront victimes des premiers …

    Evidemment, dit comme cela, j’ai l’impression d’être le maitre d’école qui distribue les bons et les mauvais points. Soyons de bon ton et voyons mon pays. Nous avons fait les mêmes erreurs dans les années ‘70 et je peux vous assurez que dans les années ‘90 on les a payées, ces erreurs et qu’on les paient encore aujourd’hui.

    Je terminerai par un dernier point concernant l’article. Je n’ai absolument aucune estime particulière pour les technocrates qui sont aujourd’hui au chevet de la Grèce mais les comparez avec des Nazis est pour moi une preuve d’absence totale de discernement et de sens critique. Je cite :

    “aussi brutale que celle de la Pologne en 1939. Les envahisseurs portent certes des costards au lieu des uniformes, et sont équipés d’ordinateurs portables plutôt que de fusils, mais ne nous trompons pas”

    L’auteur poursuit en ajoutant : “l’attaque contre notre souveraineté “. Je veux bien, mais alors il fallait agir en personnes responsables et ils ne l’ont pas fait.

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  • raton-laveur le 30 juin 2011 - 21:44 Signaler un abus - Permalink

    A propos, comme les chiffres de cet article concernant la productivité des Grecs sont grossièrement faux, il faudrait que les bonnes âmes qui s’extasient sur cet article vérifient TOUS les chiffres présentés : âge de la retraite etc etc… je suspecte cet article d’être une pure grecquerie. Du style “Mais oui, nous avons atteint tous les critères de Maastricht, et bien au-delà : nous faisons beaucoup mieux que les Allemands”…
    Mais les gogos adorent qu’on leur raconte des belles histoires. Belles, et si elles sont fausses, on s’en fout, quelle importance.
    Et si cet article était un canular ?

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  • claude le 30 juin 2011 - 23:24 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,

    encore un tas de bêtises. Les dirigeants grecs ont détourné l’argent emprunté sur de l’investissement non productif ni durable et l’hommme de la rue fraude la secu sociale grecque à chaque passage chez le medecin qui surfacture et se partage la différence du trop versé par cette même secu. Tout le mondeen Grece le sait et personne ne fait rien.

    Et vous vous etonnez de vous retrouver dans la M…! Un peu de respect pour ceux qui vous aident.Vous parlez comme de vulgaires journalistes français de retour d’Afganistan qui ne sont pas loin d’affirmer qu’ils ont été enlevés par le gouvernement français.

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  • aderson le 30 juin 2011 - 23:31 Signaler un abus - Permalink

    Bsr, le blabla sur la Grèce ! = Primo, les Grecs ont caché la réalité sur l’état de leur économie pour entrer dans l’Europe.
    secundo = L’ Etat Grec est très lié aux religieux Orthodoxes qui détiennent des pans entiers de l’économie comme les hôtels de luxe…et qui ne sont pas imposables. Un citoyen qui fait construire une petite chapelle dans le fond de son jardin devient lui aussi non imposable… et ce ne sont que des exemples.
    La presse Française qui n’est pas très objective n’a pas parlé de ce que les Grecs ont externalisé dans les banques Suisses au cours des dernières 344 milliards de Francs CH soit 120% de leur PIB, ce qui rapporté à l’économie Française correspondrait à 2000 milliards d’euros. (source presse cantonale Suisse et Ministère des finances Grec). A ceci il faut ajouter des dépenses importantes en % pib pour les achats d’armement et les JO qui ont coûté plus que prévu etc…
    Dans ces conditions la Grèce ne pouvait que couler économiquement et le plus inquiétant est que tout le système (Europe, BCE, banques, assurances, investisseurs…) n’aient rien vu venir !

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  • Acquarius le 1 juillet 2011 - 0:18 Signaler un abus - Permalink

    Mon cher ami, si vous me permettez de vous interpeller ainsi, vous dites très clairement ce qui devrait être une évidence aux intelligences les moins au fait d’un tant soit peu de rudiments d’économie politique : on assiste à un pur et simple racket. L’économie de la Grèce, comme celle du Portugal, sont nettement plus saines que celles de la France, du Royaume-Uni, sans parler des Etats-Unis, au regard même des critères que les désormais trop fameuses “agences de notations” utilisent pour enfoncer ces pays vulnérables en attendant, pillage fait, de s’attaquer à d’autres, actuellement mieux protégés. Et oui aussi, c’est aux classes les moins favorisées qu’on demande de payer, quitte parfois à mourir de faim, pendant que les banquiers alors même que ces catégories de la population ont déjà souffert pour renflouer ces mêmes institutions financières, qui aujourd’hui leur reprochent leur générosité. Toute indécence est enfoncée, et celle ou celui qui ne le voit pas ne saurait être qu’un idiot. Devant l’incurie complice des dirigeants politiques, il n’y a qu’une réponse : la révolte, et, s’il le faut, la révolution. S’il faut crever, alors crevons debout… mais ne crevons pas seuls : d’autres méritent de mourir avant nous.

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  • Stanislas Jourdan le 1 juillet 2011 - 0:39 Signaler un abus - Permalink

    @raton-laveur : je vous en prie, vérifiez ! la charge de la preuve repose sur l’accusation non ?

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  • raton-laveur le 1 juillet 2011 - 7:52 Signaler un abus - Permalink

    @Stanislas Jourdan : oui il faudrait vérifier et je n’ai pas le temps ! D’ailleurs vous (le traducteur) pourriez peut-être le faire ?

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  • lakasma le 1 juillet 2011 - 7:54 Signaler un abus - Permalink

    A rappeler que pour les critères d’adhésion dans la zone euro, la Grèce a du stabiliser la drachme grâce à la spéculation boursière au milieu des années 90 pendant le mandat de Kostas Simitis.
    Je me rappelle de la frénésie des grecs voyant là l’opportunité de faire fructifier leur bas de laine et leurs économies sous le matelas à la manière d’un jeu de tapis au casino.
    L’effet escompté ne s’est pas fait attendre, l’économie a été dopée par l’épargne du peuple, la bourse est montée en flèche, la drachme a stoppée sa dévaluation, les taux d’intérêts ont ralenti leur ascension, la Grèce a pu rejoindre la zone euro.
    Tout a changé le jour où la bourse a chuté spectaculairement, beaucoup se sont retrouvés très vite en banqueroute et à devoir emprunter mais la machine était déjà en marche et les dégâts causés irréparables.
    Les dirigeants grecs connaissant si bien leurs semblables et leur gout pour le jeu s’y sont machiavéliquement bien pris, au détriment de tout un peuple, qui paye l’addition une fois de plus.
    Et pourtant Mr Simitis représentait le PASOK, parti de gauche et éternel rival de ND (nea demokratia).

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  • Stanislas Jourdan le 1 juillet 2011 - 9:13 Signaler un abus - Permalink

    @raton-laveur : vous n’avez pas saisi l’ironie de mon commentaire précédent ;-)

    Que les chiffres soient totalement exacts ou non m’intéresse assez peu. L’intérêt de cet article est de donner un autre son de cloche de la crise grecque, de dénoncer un certain nombre d’idées reçues, et surtout, de nous interroger sur ce comment nous réagirions à leur place.

    Je suis d’ailleurs surpris de voir des commentaires donner des leçons aux grecs sans réaliser que la France est dans la même situation, à un degré juste un peu moindre.

    On va rire (ou pas) lorsque les agences de notation commenceront vraiment à étudier notre cas…

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  • raton-laveur le 1 juillet 2011 - 9:28 Signaler un abus - Permalink

    @Stanislas Jourdan : Mais nous réagissons à peu près de la même manière, en niant la réalité. Nos politiciens rechignent à nous dire la vérité, sachant que nous ne l’acceptons pas ! Au lieu de nous faire de l’austérité, ils empruntent à tout va aux banquiers du monde entier (ce qui permettra d’accuser le capitalisme). Tout le monde ici en profite à des degrés divers, les pauvres et les riches. La croisière s’amuse, de toute façon ces politiciens ne seront plus en place au moment du naufrage.
    Il faut sûrement réformer en profondeur le système financier international, mais ça c’est une autre histoire, notre dette est là devant nous, on va pas pouvoir cacher le cadavre dans le placard bien longtemps…
    Quant aux délocalisations, eh bien on est tout simplement en train de se faire becqueter par les Chinois… (oui, les délocalisations sont au centre du problème : elles rendent impossible le remboursement de la dette!)
    PS Pour les chiffres je ne suis pas d’accord : toute la démonstration des “mythes grecs” repose sur ces chiffres…

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  • raton-laveur le 1 juillet 2011 - 11:53 Signaler un abus - Permalink

    (commentaire corrigé)
    C’est drôle je viens de recevoir ce matin dans mon courrier une pub d’Universalis pour un nouvel ouvrage :”Inventaire de la Grèce”. Et tout y passe : “La Grèce, terre de mythologies et d’épopées”, “Mère de la démocratie et de l’olympisme, foyer philosophique et littéraire”, on croirait qu’ils ont tout pompé dans cet article!!
    Mais leur titre, “Inventaire” je trouve que ça fait un peu mesquin, un peu comptable, épicier… tiens, peut-être qu’il faudrait au peuple Grec la fille “d’un petit épicier de quartier qui va s’élever par le travail et par l’épargne” (Wikipedia) : Margaret Thatcher.

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  • Varlakhin le 1 juillet 2011 - 14:57 Signaler un abus - Permalink

    @Florestan JC le 26 juin 2011

    Il faut se renseigner mon ami. Ce n’est pas la Grèce qui a trafiqué ses stats. C’est Goldman & Sachs. Une banque.

    D’ailleurs toutes ces agences de notation sont mises en place par les banques. Donc il est facile de dire qu’un bilan est bon, mauvais ou d’oublier de le citer pour le laisser se dégrader. Mais se dégrader sur quels critères ? Et bien sur les critères qui ont été mis en place par la Finance. Mais alors, si la même Finance détermine les critères et donne les notes, où est la crédibilité ?

    Tous les organismes de notations financiers soi-disant “tierce-partie” sont TOUS créés et alimentés par la Finance.

    Et quand on entend dire (moi ça finit par me faire vomir) qu’il faut “rassurer les marchés”, on entend plus rien
    depuis des années pour dire qu’il faut rassurer les Européens. Si ! Sarkozy l’a dit quand il a pris la Présidence de l’Europe pour 6 mois il y a 3 ou 4 ans. C’était juste après les “Non” français et irlandais. Et il avait dit que si les Européens ne veulent pas de l’Europe, c’est parce qu’elle ne les rassure pas. Il a ensuite dit qu’il allait mettre son mandat au service des Européens pour les rassurer. Ce qui ne voulait rien dire.
    Et plus loin dans le discours, il a dit que pour rassurer les gens, le Social devait rester national (sous-entendu pour tous les pays d’Europe). Donc l’Europe doit rassurer les Européens, les Européens doivent dire “Oui” (à l’Europe du fric) sans se poser de questions et par contre, il n’est pas question de faire une Europe Sociale. Voila qui n’était déjà pas rassurant et “plantait le décor” pour la suite.

    Bah oui… Car bien entendu, pour faire une Europe sociale, il faut faire des prélèvements quelque part. Et l’Europe fait beaucoup de fric uniquement pour des intérêts privés. Donc il ne fallait bien entendu pas ponctionner ces braves chefs d’entreprises ou de groupes qui, s’ils se lèvent tôt, n’en ont pas moins des salaires horaires à faire pâlir tout travailleur européen “normal.”

    La finance a pris le pas en tout et ça continue.
    Rendez-vous autonomes. Autonomes en énergie. Autonomes en nourriture. Autonomes en déplacement éventuels afin de les réduire au maximum. Autonomes en habitat et surtout, autonomes en pensée. Ne dépendez plus du système car sous peu, tous les prix vont exploser et ce sera un crash façon 1929. Vous irez acheter la baguette avec une brouette de fric.
    Il faut recréer les circuits courts entre les agriculteurs et les consommateurs. Il faut que les agriculteurs voient déjà ce qui se profilent dans les mois qui viennent et plantent en conséquences. Il faut qu’ils sortent volontairement des filières centralisées qui de toutes façons, achètent leurs produits en-dessous de leur valeur et retournent au local. De toutes façons, le prix du transport va exploser avec la chute de l’Euro prévue et désirée par les Etats-Unis au travers du FMI. Les Etats-Unis veulent créer un Super-Etat dont ils seraient les maitres. Et ils sont en passe d’y arriver. Mais quand je dis “les Etats-Unis”, je devrais plutôt dire une frange de fous mégalomanes et hégémoniques de cette population qui se voudraient maîtres du Monde.

    La dernière réunion des Bilderberg a dit en substance qu’il fallait accélérer la chute du monde en augmentant les prix de tout. La Grèce s’est cassé la gueule “officiellement” dans le mois qui a suivi. L’autre point que cette réunion des Bilderberg a évoqué, c’est “comment maitriser l’Internet ?”

    Vous n’avez pas remarqué ? Sarkozy est à fond sur ce créneau. D’autres aussi en Europe d’ailleurs. L’italie n’est pas en retard grâce à Berlusconi et bien d’autres.
    Sarkozy est l’un des pires suppôts de tout ce Plan qui vise à tuer l’Europe en essayant de tuer la volonté des gens.

    Vous pensez qu’on ne vous aura pas ? Mais on verra ce que vous ferez quand vous crèverez la dalle. C’est pas là mais on s’approche. Même moi, pourtant à voir venir ça depuis quelques années, je ne suis même pas certain d’être assez fort pour passer au travers avec femme et enfants. Et pourtant je suis motivé.

    Mais ce qui est encore plus certain, c’est que si nous restons chacun dans notre coin, ils auront gagnés. Nous devons nous parler et être ensemble.

    Tout ce que nos ancêtres ont gagné contre l’oppression patronale, les congés payés par exemple, ça s’est fait en masse. Il y avait certes des leaders. Mais ils étaient suivis.

    Tout le monde cri au fou avec la théorie du complot. Mais personne ne voit ce qui se passe tellement c’est énorme. Il n’y a pourtant qu’à relier les pièces entre elles.

    Ces fumiers sont entrain de se casser les dents sur les Egyptiens, les Arabes, les Grecs, mais ils s’accrochent et veulent passer ce plan de sauvetage de force. C’est ce qui DOIT être fait pour que l’Europe s’écroule. Tout comme les retraites en France DEVAIENT être remodelées selon le Système des pourris, des Gargantua du Fric et champion de la tonte sur le dos de l’Humanité. Bientôt, ce sera le tour des Français. Et ça va très vite.
    Arrêtez de vous cacher les yeux en vous disant que demain ira mieux. Car demain, ce sera pire. Et le point de non retour approche. Il va falloir que nous passions au travers de l’orage en nous serrant les coudes. Mais même de cette façon, tout le monde ne s’en sortira pas.

    Il faudra se battre contre des gens qui vivent cachés et et resteront dans l’ombre en poussant obligeamment les marionnettes politiques devant le peuple pour que celui-ci se défoule sur eux. Il sera inutile de taper dessus. Ils ne sont que des pantins tout juste un peu plus au courant que d’autres même si complètement corrompus. D’ailleurs, je suis certain qu’il y aura des politiques qui disparaitront avec le fric qu’ils auront mis de côté.

    Ne cédez pas à la panique. Organisez-vous. Nouez le dialogue. Cryptez vos échanges sur le Net lorsque c’est important. Utilisez des clefs privées/publiques. Faites de la désinformation, tout comme eux. Soyez imprévisibles.
    Frappez puis disparaissez. Hackers, attaquez les banques. Détournez l’argent. Infiltrez et corrompez le système boursier. Attaquez les paradis fiscaux et faites fuir les capitaux dans le monde. Il faudra de l’argent pour affronter ces gens. De l’argent et du renseignement.
    Il faudra trouver ces patrons de grandes fortunes pour les en dé-saisir et les trainer dans la boue. Combien de personnes sont décédées par pauvreté à cause d’eux ? Combien de personnes souffrent en dessous du seuil de pauvreté et depuis combien d’années à cause de ces cafards ? Combien d’argent peut-on faire sortir de leurs poches ? Des centaines de milliards d’euros.

    Nous sommes déjà dans une guerre. Pour l’instant, il reste un mince espoir de renverser les choses de façon politique, mais pas sans manifestations ni sans heurts.
    Ca se fera au moins “à la grecque.”
    Mais plus nous attendrons, plus ce sera difficile et plus il faudra se battre pour défendre nos intérêts.

    Et dites vous que Eux peuvent tenir un siège. Ils ont tout le fric qu’il faut pour ça et pour alimenter des services secrets, des milices et des mafias visant à vous faire disparaitre en intoxiquant votre nourriture ou votre eau, à vous faire crever de faim et j’en passe.

    Ils ont déjà de l’entrainement car ces gens travaillent DEJA pour eux. Il n’y a qu’à voir l’exemple des laboratoires pharmaceutiques depuis le rapport Carayon.
    Cherchez l’histoire du docteur Marie-Hélène Groussac dans sa quête pour prouver la dangerosité du vaccin contre l’hépatite B sur le site “Alter-monde sans frontières.”
    Vous verrez jusqu’où vont se loger l’infamie et le mensonge à but lucratif.
    Sur ce même site, lisez le dossier sur la vaccination (plusieurs jours de lecture). N’oubliez pas celui sur la grippe A. Et bien d’autres.

    Le mensonge est partout. Mais les gens vivent tellement dedans qu’ils ne le réalisent plus. Et quand on leur montre l’évidence, ils baissent les épaules et se résignent ou prennent l’autre pour un fou.

    Ce qu’on voit n’est que la partie émergée de l’iceberg. Le plus gros du mensonge, le plus gros du Plan est caché. Tous ces soulèvements que nous feront probablement sont déjà prévus dans le Plan. Nous sommes une donnée. Mais elle garde une incertitude qui n’est autre que la motivation que nous mettrons à faire échouer cette tentative de faire main basse sur l’avenir de l’Humanité.
    Mais soyez aussi assuré que si ces gens perdent contre nous, ils reviendront à la charge sous les formes les plus anodines ou les plus perverses. Ils ne vous auront pas vaincu, ils essaieront de pervertir vos enfants.

    Pour mettre un peuple à genoux, il faut briser ses forces vives. Il faut briser sa jeunesse. Pour lutter, éduquez vos enfants. Et éteignez-moi cette putain de télé pour faire ça correctement !!!

    Apprenez à vous soigner par vous-mêmes ou par les plantes. Car ils intoxiqueront les médicaments pour vous rendre dociles et finalement dépendants, aliénés afin de vous mettre hors circuit pour que vous ne constituiez plus un danger pour eux. Ils ont déjà fait le maximum pour que les savoirs ancestraux soient oubliés en les faisant passer pour désuets ou illégaux.
    Ils ont attenté à la biodiversité de la Nature en la brevetant ce qui les intéressait (film : “Solutions locales pour un désordre global” de Coline Serreau)

    Monsanto (qui fait partie de ces agitateurs mondiaux -> film : Le Monde selon Monsanto) continuent de faire le forcing pour vendre du Cruiser qui tue les abeilles.

    Car si on tue les abeilles, plus de fécondation des plantes. Si plus de fécondation des plantes, plus rien qui pousse dans les jardins, et surtout pas les légumes dont vous aurez si cruellement besoin (à moins que vous ne les fécondiez vous mêmes ce qui est un travail de dingue mais qui pourrait s’avérer obligatoire. Du coup, obligation d’acheter de la semence chez Monsanto. Du soja “Round Up ready” par exemple. Comme ça, ils vous balancent tellement de Round Up que tout ce qui vit dans la terre est tué. Aucune chance que ça repousse pendant plusieurs années. Ou alors des “monstres végétaux.”
    Aucune chance que vous puissiez revenir à une culture plus saine de vos sols facilement. Ils seront littéralement contaminés par les polluants chimiques.

    60% du soja mondial est du soja OGM Monsanto. A part ça, ces gens là ne sont pas dangereux…

    Pour info, Einstein a dit que si l’abeille disparaissait complètement de la surface de la Terre, la vie des hommes serait en très grave danger.

    Réapprenez la Nature et soyez certains qu’elle vous le rendra.

    Mais il faudra lutter. Lutter. Et encore lutter. Pour elle. Pour vous. Pour votre famille. Pour votre autonomie.

    Et personne n’y arrivera tout seul. Nous devrons nous serrez les coudes.

    Citoyen du Monde, lève-toi. Regagne ta fierté d’Humain. Parle avec tes frères de labeur de tous bords et aide-les au même titre qu’ils t’aideront. Redeviens l’être social que tu as laissé s’endormir. Redeviens le maitre de ton destin et défie-toi de la Facilité que voudraient “te donner” les magnats du fric et du Pouvoir afin de t’asservir.

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  • raton-laveur le 1 juillet 2011 - 15:26 Signaler un abus - Permalink

    @Varlakhin “Il faut se renseigner mon ami. Ce n’est pas la Grèce qui a trafiqué ses stats. C’est Goldman & Sachs. Une banque.”
    Vous même !! C’est bien la Grèce qui a demandé à Goldmann Sachs de trafiquer ses statistiques !

    “La dernière réunion des Bilderberg a dit en substance qu’il fallait accélérer la chute du monde en augmentant les prix de tout. La Grèce s’est cassé la gueule “officiellement” dans le mois qui a suivi. L’autre point que cette réunion des Bilderberg a évoqué, c’est “comment maitriser l’Internet ?”
    Là je suis d’accord, ils se réunissent en ce moment même de toute urgence pour résilier votre abonnement internet. Au fou!!!

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  • Karinka Rine le 1 juillet 2011 - 18:14 Signaler un abus - Permalink

    Intéressant article qui, malgré ses exagérations, ses inexactitudes et son lyrisme national (qui frôle parfois la mauvaise foi à la grecque ;)), a le mérite de mettre en avant des points complètement occultés par le reste des médias…

    Plus je lis d’articles (et commentaires) sur la situation, plus je suis frappée par le manque d’une vision synthétique sur la situation : d’un côté on a le discours officiel “les grecs ont fauté, ils ont dilapidé l’argent public, ils doivent payer… et nous avec”, de l’autre “oh les pauvres grecs, rien n’est de leur faute, tout est à cause du système de la dette et de l’incompréhensible finance internationale” (j’exagère, il y a heureusement un peu plus de nuances).

    Bien que j’ai tendance à pencher pour le second, cela ne suffit pas à expliquer ce qui se passe là-bas et pourquoi. Le problème c’est qu’il est difficile pour un Français d’imaginer ce qu’est l’État grec. La France est (plus pour longtemps peut-être, mais a bel et bien été) un état fort, avec de réels moyens, un réel pouvoir et un certain contrôle citoyen (même largement insuffisant) et une influence internationale qui plus est. Un état dominant, en gros. La casse a commencé, certes, mais la base est plus solide et cela prendra plus de temps.

    La Grèce, au contraire, est un état jeune (1830, même pas 2 siècles, et encore il ne s’agissait que d’une toute petite partie du territoire actuel) qui a toujours été sous tutelle et au cœur des intérêts géopolitiques en Méditerranée (anglo-américains, notamment). Des rois allemands, pour commencer, puis la 1ère guerre mondiale et la “grande catastrophe” de 1922 (1ers déplacements massifs de population) entre la Grèce et la Turquie, puis l’occupation italo-allemande de la 2e guerre mondiale, suivie d’une guerre civile entre communistes et libéraux pro-américains, bouclée par une dictature militaire soutenue par la CIA. Et en 1974, libération… c’est la Communauté puis l’Union européenne qui prend le relais. Dans tout ça, je ne vois pas à quel moment et quel temps ils auraient eu pour construire un véritable état souverain et démocratique.

    En conséquence, la classe politique grecque n’est qu’une oligarchie de privilégiés (des grandes familles qui ont étudié à l’étranger et mis leurs capitaux en Suisse), la démocratie une guerre de clans qui se dispute le pouvoir pour pouvoir s’en mettre plein les poches en servant “aveuglément” les intérêts occidentaux, à défaut de réellement gouverner (c’est bizarre, les 2 derniers premiers ministres sont tous des “fils de”, droite ou “gauche”, c’est pareil). Et comme ils sont quand même en démocratie, il fallait s’assurer un minimum du soutien populaire, donc le meilleur moyen : arroser un maximum de gens via le népotisme et la corruption, pour qu’il y ait le moins de mécontents possible. Avec l’Europe, l’économie libérale et le crédit, voici l’émergence des nouveaux riches, l’argent facile, les planques… et l’anéantissement de la conscience civique.
    Je ne m’étends pas sur le rôle de l’Eglise (nationale), très riche et très puissante (et bien sûr exempte d’impôts, jusque cette année du moins) et qui exploite le sentiment national religieux d’un peuple pour s’enrichir elle aussi sur la situation.
    Et pendant ce temps là, les Occidentaux ferment les yeux sur les incartades, parce que ça les arrange, ou ne les dérange pas, mais qu’ils n’aillent pas dire qu’ils ne savaient pas. (Or dans les histoires de dette le prêteur est autant responsable que l’emprunteur, si je ne m’abuse, qui irait prêter de l’argent à quelqu’un dont on sait qu’il le dépensera dans le jeu, la drogue ou autre et qu’il ne le reverra jamais – si ce n’est par stupidité, ou alors par pure charité.)

    Enfin, voilà, toute cette remise en contexte pour montrer que l’état grec a plutôt un modèle d’état post-colonial que celui d’une république occidentale. Et que cela en fait donc le bouc émissaire idéal pour la crise financière actuelle.
    Et que dans l’histoire, il ne s’agit plus du problème d’un état contre/avec les autres, mais de la protection et de l’engraissement de la classe financière et privilégiée aux dépens du peuple (ah, zut, je crois que ça s’appelle la lutte des classes ;)). Au niveau de l’état grec (ce ne sont pas les Grecs riches, l’oligarchie et l’Eglise qui souffriront de la crise) ou au niveau européen (et mondial).
    Et que finalement, quelle aubaine, cette crise pour le patronat néolibéral : le travail d’autodestruction de l’état et la dérégulation des marchés et du labeur est accompli en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, alors qu’en France par exemple, on avance, mais c’est une autre paire de manches, les acquis sociaux se défendent encore…

    Voilà, donc oui, il y aurait un réel problème à régler dans l’organisation de l’état grec – si tant est qu’il existe encore – et la notion de chose publique. Cela pourrait peut-être être la seule opportunité positive de cette crise, finalement, cette prise de conscience de tout ce gâchis économique, politique et humain… et l’évolution des mentalités vers une remobilisation politique. Je crains malheureusement qu’on ne leur en laisse ni le temps ni le loisir…

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  • Karinka Rine le 1 juillet 2011 - 18:15 Signaler un abus - Permalink

    (Pardon, c’est un peu long… !!!)

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  • raton-laveur le 4 juillet 2011 - 7:41 Signaler un abus - Permalink

    Un article à lire, pour ceux qui rêvent encore :
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/07/03/pour-juncker-la-grece-devra-se-resoudre-a-perdre-une-grande-partie-de-sa-souverainete_1544220_3234.html#ens_id=1508090

    Où il est dit entre autres :
    “De 1999 à 2010, les salaires ont augmenté de 106,6 % alors même que l’économie ne se développait pas au même rythme. La politique des revenus était totalement hors de contrôle et ne reposait en rien sur [les gains de] productivité”.

    Quand on vous parle de grecquerie… ils ont joué, ils ont perdu et je n’ai pas l’intention de leur donner mes économies. Mais qui songe à le faire ici ?

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  • BOURLAS le 6 juillet 2011 - 10:18 Signaler un abus - Permalink

    Je suis un grèc vivant en france depuis des décénies, champion de Grèce de SKI neige & eau depuis 1962. Quand mon pays soufre je soufre aussi. Mais il m’est toujours important de comparer les deux pays.La France suite à une guère civile a pris son destin en main en 1789. Est devenue depuis une dictature fiscale et syndicale. La grèce a fait une révolution pour se libéré de l’ampire OTOMAN qui nous massacrais pandant quatres ciècles! Par la suite nous n’avons pas voulus vivre avec un état fort mais un état faible, c’est bien cette faiblèsse que nous payons aujourd’hui comme ont dit ici “PSOROKOSTENA”. A mon avis une dès solutions pour que le pays remarche sur ses pieds c’est : que tous les armateurs qui ont leurs bateaux sous pavillon Maltais ou autre paradis fiscale les maitent tous sous pavillon grèc et embochent des marins grèc au lieu d’asiatiques qui payent 150 € par mois. Une autre solution mais certainement la plus dificile est que : les hommes politiques arretent de vidés les caisses de l’état pour des intérés personnels. Car le poisson pourie par la tête… Il y a des milions d’emplois fictifs dans l’administration que chaque député nom pour ce faire réelire… Quand à son entré en Europe cela c’est fait avec des faut billands ainsi que pour l’euro…Maintenent nous payons le note….

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  • @sarahachard le 6 juillet 2011 - 20:48 Signaler un abus - Permalink

    Pour les anglophones une petite histoire sur l’ascension de l’argent (“the ascent of money) … http://video.pbs.org/video/1170821435/ … Merci pour ces infos !

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  • Pad le 10 juillet 2011 - 10:58 Signaler un abus - Permalink

    Pourquoi les Grecs ne feraient pas comme les irlandais:

    Les banques prêtent de l’argent avec un taux d’intérêt leur garantissant des bénéfices et de combler les pertes s’ils se trompent dans leur placement.

    Ils placent et prêtent de l’argent, calculent au mieux le placement pour s’assurer de gagner, et s’ils on fait un mauvais placement, ils perdent de l’argent.

    Jusqu’ici, c’est normal.

    Si l’on pouvait exiger d’être payé, même quand on a raté son placement ou prêt… Alors toutes les banques prêteraient de l’argent aux gens et pays dans le besoin, sans même calculer les risques, elles prêteraient à tout le monde sans rien calculer.

    Ces banques ont perdu leur argent, point, et n’ont rien à exiger désormais.

    C’est le raisonnement das irlandais , non?
    Vous avez fait un mauvais placement (dixit le peuple face aux banques), nous avons fait faillite, vous avez perdu votre argent (mauvais placement)… Au revoir et l’on ne vous doit rien!

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  • Stanislas Jourdan le 10 juillet 2011 - 11:16 Signaler un abus - Permalink

    @Pad : euh… c’est bien sur le raisonnement qui devrait prévaloir, surtout dans une économie pseudo libérale.

    Par contre sur le cas irlandais vous vous trompez totalement. Les banques irlandaises n’ont pas fait faillite : elles ont été recapitalisées parfois nationalisées par le gouvernement, les contribuables et renflouées par la BCE et la banque centrale nationale d’Irlande. Le gouvernement a aussi créé une agence (la NAMA) pour racheter les actifs pourris des banques et ainsi assainir le bilan des banques en mode cadeau.

    Je pense que vous avez du entendu parler de la banque ANglo qui est effectivement en train d’être fermée, mais il faut savoir que la décision de la laisser mourir a été prise très tard, par le nouveau gouvernement élu en février 2011. Avant cela, la banque a été recapitalisée à plusieurs reprises.

    Au total, le renflouement des banques a couté au moins 100 milliards d’euros. Et si on ajoute les prêts de faveurs de la BCE et de la BCI, les sommes engagées pour maintenir le secteur bancaire à flot est d’environ 250 milliards d’euros (le PIB du pays est de 160 milliards €).

    La vérité est que personne ne veut laisser les banques faire faillite car personne ne sait gérer un risque systémique. Les décideurs ne savent tout simplement pas comment procéder !

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  • Rat Jimenez le 17 juillet 2011 - 15:52 Signaler un abus - Permalink

    Merci pour cet article aux intentions louables. Malheureusement, il ne suffit pas de citer des chiffres pour être convaincant, il faut que ceux-ci soient corrects. Si les Grecs travaillent plus d’heures que les Allemands, et si leur productivité par heure est plus grande que les Allemands, comme vous le suggérez, la Grèce serait un des pays à la pointe de l’économie mondiale, or c’est mal connaître la Grèce que de l’affirmer. Par ailleurs, les études sur la qualité de la vie n’ont que partiellement à voir avec l’économie, d’autres facteurs entrent en ligne de compte.

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  • Fabrice Jucquois le 17 juillet 2011 - 22:47 Signaler un abus - Permalink

    Je songe un peu à un adolescent qui aurait dépensé plus de dix fois ce qu’ il avait en poche…je songe aux jeux olympiques et des cérémonies d’ ouverture et de fermeture en feux d’ artifice…je songe aussi que ce beau pays est au bord de la catastrophe mais que ses habitants ne devraient jamais taper dans la mains qui vous donne…si la CEE n’ aide pas financièrement la Grèce, l’ Irlande et le Portugal, comment ces pays vont-t-ils s’ en sortir??! Quelle est la garantie que peut offrir ce pays (qui a été très mal géré depuis quelques années) aujourd’ hui??! On pourrait répondre à ce long article par un autre article: pourquoi les millions d’ autres européens doivent-ils payer un pourcentage de leurs taxes pour sauver un pays qui s’ est enfoncé dans la crise? S’ il ne s’ agissait “que” d’ une crise née d’ octobre 2011, on pourrait bien admettre et sauver “aveuglément” le pays en proie à une soudaine crise financière perverse…mais il ne s’ agit pas que de cela, loin de là!…et que de temps perdu déjà: alors que le tourisme pourrait donner une somme conséquente aujourd’ hui, hier et demain, à la Grèce et à ses habitants, à ma connaissance, aucune formule d’ action n’ a été entrepris pour redonner confiance aux touristes de venir (malgré tous les problèmes, pex de troubles de rues, etc…) dans ce beau pays! Alors…avant que l’ Acropole ne soit changé en Dysneyland (?qui insulte-t-on de prétendre à un si mauvais goût et aussi peu de respect pour la culture??! Insulte-t-on là les personnes qui seraient susceptibles d’ allonger…combien de milliards déjà??!), il aurait été judicieux de promouvoir ce secteur source d’ argent: le tourisme. Serait-il plus facile de se poser en victime plutôt que d’ analyser ses fautes anciennes et présentes, et d’ agir sereinement en conséquence?!

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  • nikos le 17 juillet 2011 - 23:56 Signaler un abus - Permalink

    le scénario est écrit, répété, peaufiné et se déroule implacablement, joué avec brio par les meilleurs guignols jamais vu. Pendant ce temps, les producteurs se frottent les mains. ce qui serait génial, c’est que les acteurs refusent de jouer et que le public quitte la salle…

    bonne chance pour la suite, et jetez votre télévision !

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  • Belos le 18 juillet 2011 - 0:51 Signaler un abus - Permalink

    1/ Ce ne sont pas “les grecs” qui sont responsables de cet état de surendettement mais leurs dirigeants et leurs préteurs.
    2/ Je ne peux pas croire que le maquillage de la comptabilité publique grecque n’a été découvert que lors de l’explosion de la dette.
    3/ Les propositions 1 et 2 conduisent à : Ce sont tous les dirigeants de l’économie mondiale, FMI, banquiers en tête, qui sont responsables des crises des dettes souveraines.
    4/ Nous sommes dirigés par des incapables, exceptés les banquiers qui se font aider (sans contrepartie en France) par les états, c’est à dire les contribuables.
    5/ Nous sommes tous des crétins qui élisent des incapables.
    6/ Sombre avenir

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  • Fabrice Jucquois le 18 juillet 2011 - 8:27 Signaler un abus - Permalink

    Je me pose de plus en plus la question si la dernière crise financière était simplement “finacière”…n’ est-ce pas plutôt une crise de la démocratie? En effet, il existe des élections, les politiciens sont élus en toute légitimité, puis…les problèmes mal résolus surgissent! Ce sont les grecs qui ont voté pour ces mauvais gérants de leur pays, en toute démocratie…la responsabilité des grecs est bel et bien là. Comme aujourd’ hui, dans mon pays, la Belgique, sans gouvernement depuis plus d’ un an, chaque citoyen est responsable qu’ un parti extrémiste tire les ficelles de la bêtise. Nous votons en toute démocratie pour ces incapables?! La situation de se placer en “victime” serait bien plus confortable s’ il s’ agissait d’ une dictature, ce qui n’ est pas le cas! Les français ont élu N.Sarkozy, et, bien pire, les italiens ont élu S.Berlusconi…en toute démocratie.

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  • Fabrice Jucquois le 18 juillet 2011 - 19:23 Signaler un abus - Permalink

    “L’ espèce humaine perd un temps considérable à se vanter des choses qu’ elle réussit, alors que ces infimes touffes d’ herbes sont entourées d’ immense champs d’ incapacité qui sont beaucoup plus intéressant”…comment une nation considère-t-elle et “digère-t-elle ” ses défaites?” in C.Portier-Kaltenbach, “Grands zhéros de l’ histoire”…

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  • Stanislas Jourdan le 19 juillet 2011 - 11:08 Signaler un abus - Permalink

    @fabrice :

    si la CEE n’ aide pas financièrement la Grèce, l’ Irlande et le Portugal, comment ces pays vont-t-ils s’ en sortir??! »

    Facile : ces pays sortiraient de l’euro, dévalueraient leur monnaie, feraient défaut sur leur dette, et imprimeraient de la monnaie pour gérer le reste.

    (je sais, c’est simpliste. Mais il faut arrêter de dire qu’il n’y a pas d’alternatives. Je peux vous sortir plein d’autres scénarios si vous voulez)

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  • Costa le 19 juillet 2011 - 20:00 Signaler un abus - Permalink

    N etant pas economiste, j ignore quel sera l impact des reformes et plans de sauvetages successifs.
    Par contre, je suis sur d une chose:tous les chiffres fournis par les grecs [volume horaire, depart en retraite, ...] sont faux.
    Par exemple: Regardez de plus pres la surface agricole recensee afin d obtenir des subventions. Resulats : La surface de la Grece a double et donc tout le monde trafique les chiffres [et pas seulement les hautes instances]
    Comment obtenir un volume horaire quotidien ou hebdomadaire important quand les horaires theoriques des administrations [ dimos, ika, impot,...] sont 9h00-14h00 avec un temps reel de presence qui ne depasse pas les 50% [ employes souvent absent pour faire leurs propres demarches ou courses].
    On ne peut helas juger de l etat de la grece que lorsque l on la vit au quotidien. Ici en grece tout est a remettre a plat avec en premier lieu lutte contre la corruption A TOUS LES NIVEAUX.

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  • Mister le 9 octobre 2011 - 5:24 Signaler un abus - Permalink

    Vous auriez pu parler des 300 milliards d’Euro d’aides européennes que la Grèce a reçus, elle est le pays qui a profité le plus des fonds structurels européens et une grande partie de ces aides ont été détournée par les Grecs et dort dans des paradis fiscaux.

    La Grèce peut payer ses dettes en forçant a rapatrier cet argent dont elle a profité mais elle préfère que les autres pays européens payent à sa place.

    Par ailleurs, vous auriez pu parler aussi des maquillages des comptes publics, des mensonges sur l’état de la dette, des centaines de chars que les Grecs viennent d’acheter aux Américains etc etc les Grecs ont de l’argent qu’ils aient l’honneur de payer leurs dettes.

    Les Grecs ont pris l’habitude de bien vivre avec les aides européennes, une fois ces aides finies, il y avait d’autres pays neauvaux adherants à aider, ils ont emprunter pour continuer à vivre tranquilles, maintenant qu’ils s’agit de rembourser il n y a plus personne. Faut arrêter de prendre pour des poires avec vos histoires de vieux de 80 ans qui vivent avec 4 poules. Vous avez jouer vous avez perdu il faut maintenant payer.

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  • Mister le 9 octobre 2011 - 5:29 Signaler un abus - Permalink

    Sans parler de la corruption, des impôts que personne ne paye, la liste n’étant pas exhaustive, votre article aurait été plis objectif en parlant de ces questions.

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