2012 tout en tabous

Le 15 juillet 2011

Les enjeux sont cruciaux mais certains sujets sont condamnés par les médias et les politiques à rester au ban des débats de la prochaine élection présidentielle. Liste non exhaustive des débats évités.

La présidentielle est LE moment démocratique de la vie politique française. Pendant quelques mois, on devrait aborder sans détour les sujets les plus novateurs, porteurs d’espérance, originaux, étant entendu que pas mal d’indicateurs sont au rouge, y compris ceux pour lesquels les gouvernements successifs se sont battus bec et ongle depuis des décennies (chômage, croissance, insécurité).

Puisque tout ce qu’on a essayé jusqu’ici ne marche manifestement pas, il serait judicieux, de la part des politiques comme des médias, de s’intéresser à toutes les théories, politiques et économiques, alternatives. Je vais vous confier une chose : cela ne se produira pas. Pour la plupart des gens qui ont voix au chapitre dans notre pays : there is no alternative.

Puisque les JT vont réchauffer les vieilles soupes dans les casseroles des hommes politiques, il ne reste plus que le web pour trouver du neuf, aussi je vous fais la liste de tout ce dont vous n’entendrez pas parler dans les médias, et qui vaut pourtant la peine de s’y intéresser.

La décroissance

Ça fait juste cinq ans que j’en parle ici et le mouvement existait déjà auparavant, c’est donc loin d’être une nouveauté, mais on n’en parle toujours pas plus que ça dans les médias dominants. Sauf bien sûr pour décrédibiliser le concept en présentant des allumés du retour à la terre, chantant des cantiques autour d’un feu de camp, ou fouillant dans les poubelles pour se nourrir des surplus de la société de consommation.

Pourtant, une chose est sûre : la croissance infinie dans un monde fini est impossible. C’est juste un principe physique aussi indiscutable que la pesanteur, la relativité ou la poussée d’Archimède. J’ai du mal à comprendre pourquoi 98% de la classe politique continue à s’accrocher à la croissance comme une moule à son rocher, et pourquoi 95% des Français y croient encore.

L’indicateur PIB est obsolète. S’il a pu représenter une certaine forme de progrès humain à une époque, ce n’est aujourd’hui clairement plus le cas. L’abandonner pour d’autres indicateurs plus pertinents est urgentissime. Je ne connais pas un seul journaliste qui interroge les politiques à ce sujet. Pour en savoir plus, lisez ou écoutez Serge Latouche, Paul Ariès, Hervé Kempf. Des centaines de vidéos circulent sur le web, les bouquins sont disponibles en librairie. À vous de jouer.

La création monétaire

Un des thèmes les plus scandaleux du siècle, mais qui reste un mystère aussi bien gardé que le Da Vinci Code : qui crée la monnaie ? On a tous vaguement l’intuition que c’est l’Etat qui frappe la monnaie, et crée l’essentiel du pognon qui circule. On se trompe tous dans les grandes largeurs. 7% de la monnaie est fiduciaire et effectivement émise par la banque centrale.

Le reste, 93% est émise par des banques privées, au moment de l’accord de prêt. Si vous n’êtes pas familier avec cette théorie, vous devez la nier en bloc. C’est pourtant une réalité officielle : l’essentiel de l’argent qui circule est de l’argent-dette, créé de toutes pièces (si je puis dire), au moment où les banques privées accordent des prêts. Si, comme moi, vous ne comprenez rien à la finance et à la compta, ça vous indiffère sans doute. Nous avons tort. C’est sans doute un des points clés des dysfonctionnements de nos sociétés, à commencer par cette course effrénée à la croissance (voir plus haut).

Si l’État ne contrôle pas la création de sa propre monnaie, alors, il n’y a pas d’État. Et les institutions démocratiques qui entretiennent l’illusion que nous ne sommes pas en dictature, sont des marionnettes aux mains des puissances privées.

Une petite vidéo pédagogique (avec des bruitages agaçants, désolé) pour vous introduire sur le sujet :


D’autres documents à visionner : L’argent-dette (en faisant abstraction du côté complotiste), The American Dream, La conférence d’Etienne Chouard sur la création monétaire

Le revenu de vie / revenu universel / revenu citoyen

Solution directe au problème posé ci-dessus : et si on faisait le pari de distribuer la monnaie autrement, équitablement entre tous. Les avantages d’un revenu inconditionnel, que chacun de nous toucherait tout au long de sa vie, qui remplacerait toute autre forme d’allocation et qui viendrait en complément du revenu généré par son emploi, sont nombreux et séduisants.

Mais, catalogué comme “droit à la paresse”, avec tout ce que ça peut avoir de péjoratif dans le monde du “travailler plus pour gagner plus”, on n’est pas prêt d’en parler sérieusement à la télé. Tourné en ridicule par tous les financiers et les patrons qui n’ont évidemment aucun intérêt à ce que leur pression savamment entretenue sur l’emploi disparaisse, le débat sur le revenu de vie sera remis aux calendes grecques.

Pourtant deux candidats à la présidentielle en parlent d’ores et déjà, et ils sont inattendus : Christine Boutin et Dominique de Villepin l’ont mentionné à plusieurs reprises, prouvant s’il en était besoin l’obsolescence du clivage gauche/droite dans le contexte actuel.

Il est probable que ces deux candidats travestissent l’idée de base pour la vider de toute sa substance. Mais le fait qu’aucun journaliste n’ait eu l’idée d’interroger ces personnes plus profondément sur le sujet en dit long sur le sort qui lui sera réservé pendant la campagne.

Pour en savoir plus sur le sujet, suivez @stanjourdan et @galuel sur twitter. Et lisez la Théorie Relative de la Monnaie de ce dernier.

Le tirage au sort

Puisque le pouvoir est aux mains d’une oligarchie, on peut se poser la question du fonctionnement démocratique dans ce qu’il a de plus essentiel aujourd’hui : l’élection. À la base, l’élection est un mode de sélection des candidats qui n’a rien de démocratique. Seuls les meilleurs (les critères restants à définir) sont sélectionnés. Les assemblées élues n’ont donc rien de représentatives, ni de démocratiques.

On s’imagine souvent que le tirage au sort apporterait autant de problèmes que de solutions, mais c’est parce que nous restons dans une vision très simpliste de ce mode de sélection. Comme le dit fort justement Etienne Chouard : “on n’est pas obligé de le faire bêtement”. Et de préciser tous les mécanismes qui permettent d’éviter qu’un crétin, un méchant, un dangereux, soit au pouvoir parce qu’il a été tiré au sort.

On peut d’ailleurs noter que le système du tirage au sort fonctionne pour les jurés. Il n’y a aucune raison que cela ne soit pas aussi efficace pour les institutions.

Pour aller plus loin sur ce sujet qui, c’est absolument certain, ne sera abordé sur aucune radio et aucune télé, c’est encore Etienne Chouard qu’il faudra consulter.

La collusion entre les médias, les politiciens et les industriels

Si l’on ne voit pas tout ça à la télé c’est parce que journalistes, industriels et politiques partagent les mêmes intérêts. Par conséquent, il n’est même pas question de censure, mais plutôt d’auto-censure. Un journaliste, aujourd’hui, n’a aucune espèce d’intérêt à aller enquêter dans les coulisses du pouvoir, à poser des questions qui fâchent ou à déranger les industriels qui le payent indirectement.

Le travail de Pierre Carles depuis des années est extrêmement éclairant à ce sujet. En réalisant des documentaires sur la télé, il s’est attiré rapidement les foudres de toutes les chaines qui refusent, du coup, de diffuser ses documentaires pourtant extrêmement intéressants. (À voir absolument dans cet ordre les trois documentaires : Pas vu pas pris, Enfin pris et Fin de concession.)

Dans le même thème, saviez-vous que les industriels, politiques et gens de médias les plus influents se retrouvent chaque dernier mercredi du mois pour un dîner ? Appelé le Diner du Siècle, on imagine qu’il s’y échange des propos assez loin de la réalité du terrain et du quotidien des français.

Martine Aubry, qui fait partie du club, s’en est expliquée sur BFM TV (vous noterez que ce n’est pas le journaliste, mais un internaute qui a posé la question : d’ailleurs, les journalistes comme les politiciens, y compris Mélenchon, ignorent ou feignent d’ignorer l’existence de ces diners).

Bien sûr, le Siècle n’est pas le seul club à réunir le gratin parisien. Alain Minc a récemment donné une petite réception pour la même engeance ou presque, sous les objectifs des caméras de Médiapart. Vous noterez que même des journalistes de Marianne étaient invités. Ce qui me conforte dans l’idée que j’avais développée dans un article précédent.

La déroute du nucléaire

Autre sujet à éviter absolument pour les journalistes : les suites de la catastrophe nucléaire de Fukushima. Pensez donc : quel que soit le vainqueur de 2012, il sera pro-nucléaire. Inutile donc de porter ce débat à la connaissance des Français, il est déjà plié. Les choses empirent doucement au Japon et plus personne n’en parle. Fessenheim, la plus vieille centrale française, située sur une faille tectonique a été reconduite pour dix ans. Tout va pour le mieux.

En revanche, vous entendrez parler de :

L’immigration, sous toutes ses formes, fléau de notre société. Les étrangers sont violents, nuls à l’école, pas intégrés, chômeurs. Ils sentent pas bons et violent nos femmes aussi. Mais ça, ce sera pour plus tard dans la campagne.
On parlera du chômage aussi, à outrance, pour bien rappeler à tous qu’il faut aimer son emploi et l’exercer jusqu’à la mort du mieux qu’on peut.

La crise ne sera abordée que sous son angle le plus dramatique, afin de rappeler que les temps sont durs pour tout le monde et qu’il faut se serrer la ceinture. Pas une fois, la responsabilité des banquiers et des politiciens ne sera mise en cause.

Les grèves, les manifestations de la jeunesse, les indignés seront toujours tournés en ridicule. On mettra un micro sous le nez du premier imbécile qui ne sait pas de quoi il parle pour en faire le porte parole d’une génération de décérébrés qui n’ont décidément rien compris.

La grossesse de Carla continuera la série glamour des mariages princiers qui ont fait l’objet de centaines d’heures de direct inutiles. Les constructeurs automobiles, les vendeurs d’énergie, les fabricants de téléphones portables seront invités régulièrement sur les plateaux pour présenter leurs nouveautés qui vont changer le monde, en plus de nous abreuver de leurs pubs débilisantes.
Toutes les dérives de la société, les suicides, les violences, les actes désespérés seront mises sur le dos d’internet puisque c’est le dernier endroit où l’on peut lire des informations dissonantes. Si l’on peut, on bâillonnera ce média, sinon, on en soulignera le danger pour la société.

Sauf…

Sauf, bien sûr, si l’on se réveille et que, chacun à notre niveau, on fait en sorte que se diffuse l’information et que se tiennent les débats, sans les médias. Mais dans ce cas, il faut se grouiller. Le temps presse !


Billet initialement publié sur On Refait le Blog sous le titre “Chroniques présidentielles – les sujets tabous”

Illustrations FlickR CC PaternitéPas d'utilisation commercialePas de modification par Twaize PaternitéPas d'utilisation commercialePas de modification par Community Friend PaternitéPas d'utilisation commercialePas de modification par philippe leroyer

Laisser un commentaire

  • math le 15 juillet 2011 - 17:18 Signaler un abus - Permalink

    Super article, ça fait du bien de lire un article écrit par une personne lucide , et qui n’est soumis a aucune forme de censure .

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Alexandre le 15 juillet 2011 - 17:34 Signaler un abus - Permalink

    Les partisans du “progressisme”, du “scientisme” (e.g. Etienne Klein) regrettent justement que l’on ne parle pas assez de ces sujets et que les “décroissants”, “lanceurs d’alerte” ou “contestataires des technosciences” soient les seuls à se faire entendre. Ils savent que toute la classe politique est de leur côté mais qu’elle ne s’exprime peu ou pas sur ces sujets. Les seuls à exprimer une pensée construite sur le sujet sont les antis. On peut les retrouver dans les médias chez Taddei ou bien devant les caméras de XVIIeme chambre à l’occasion. L’opinion publique leur est sympathique. Si sur la décroissance l’opinion française est encore de l’autre bord, ils ont trouvé un accueil favorable sur bien d’autres sujets (OGM, nanoparticules, nucléaire). Sur ces sujets, les partisans considèrent le progrès (PIB, progrès scientifique et technique) comme un acquis, de l’ordre de l’impensé puisqu’il est le but, l’unique paradigme, et ferment leur gueule. Que ces sujets soient tabous ou discrets sert finalement ces lanceurs d’alerte.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Pierre Lhoste le 15 juillet 2011 - 18:56 Signaler un abus - Permalink

    Que rajouter ? C’est l’un des billets les plus complets qu’il m’ait été donné de lire sur le sujet. Les grands reporters peuvent en prendre de la graine.

    Respect.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Annie le 15 juillet 2011 - 19:14 Signaler un abus - Permalink

    Et comment on se fait entendre ? le net n’est pas ouvert, c’est l’entre-soi, se faire entendre (je dis des choses similaires sur mon blog) demande un boulot de tous les instants pour faire sa pub, et les gens se foutent de l’économie, même à la gauche de la gauche, il parle surtout de l’idéologie du voisin qui ne serait pas dans la “bonne” ligne

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Thomas le 15 juillet 2011 - 19:30 Signaler un abus - Permalink

    Excellent article ! Tellement de choses intéressantes qu’il faut passer des heures devant les vidéos en lien, ou les liens vers d’autres articles. C’est avec des trucs du genre qu’on se dit qu’on n’est vraiment pas assez bien informés.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Marielle le 15 juillet 2011 - 22:39 Signaler un abus - Permalink

    Et poser la question de l’appartenance des journalistes dominants à la Cour de l’oligarchie financière, c’est possible? Que de dire de ça: http://vanessa-schlouma.blogspot.com/2011/07/journalistes-ou-animateurs-de-cocktails.html

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • bug-in le 16 juillet 2011 - 0:22 Signaler un abus - Permalink

    ET il ne faut pas hésité aussi a franchir le pas qui consiste après toutes ces réflexions a ne plus vouloir rester dans le paradigme et l’idéologie économique pour essayer d’en sortir !
    http://sortirdeleconomie.ouvaton.org/
    De même une fois que chacun aura réfléchi a la politique, peut-être sera t’il temps d’arrêter de penser et de s’organiser vis a vis d’élections et de venir faire grossir les rangs de l’autogestion et de la réappropriation de nos vies, au lieu de déléguer.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Luinil le 16 juillet 2011 - 1:09 Signaler un abus - Permalink

    Je suis d’accord sur pas mal de chose mais pas le premier point. Vous dites pas de croissance infinie dans un monde finit, je suis d’accord. Mais je me demande bien ou vous avez vu que le Monde est fini? La Terre l’est en effet, mais le monde humain ne se limite pas a la Terre.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • asselin le 16 juillet 2011 - 4:21 Signaler un abus - Permalink

    A propos de la monnaie. Petit exemple simpliste:

    Soit un monde idéal ou chacun reçoit le même montant M en début de mois. Soit trois bénéficiaires, Paul qui dépense tout son revenu en produits consommables; Jacques qui économise tous les mois la moitié de son revenu; Robert qui chaque mois emploie la moitié de son revenu plus tout ce qu’il a précédemment gagné à acheter un produit dont tout le monde a besoin et le revendant 1,2 fois son prix (marge 20%= faible)

    Au bout d’un an, si la mécanique tourne régulièrement, et à un instant t en début de mois, Jacques est 6 fois plus riche que Paul et Robert presque 30 fois plus que Paul.

    Tant que l’on ne comprends pas que la monnaie n’a pas d’âme, mais qu’elle représente une valeur symbolique, on pourra imaginer tous les paradis que l’on veut: ils finiront tous très vite par être l’enfer…

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Reign le 16 juillet 2011 - 6:17 Signaler un abus - Permalink

    Cet article aborde une bien belle problématique, l’orientation des débats politique via le prisme médiatique, mais elle en est tellement orienté que sa lecture en donne mal à la tête.

    Décroissance, revenu citoyen… Ah ah, les médias présentent ça comme un droit à la paresse ? Bouh les vilains. Et une bande d’allumés ? Han les méchant journalistes. Sérieusement, c’est deux non question. Le revenu citoyen existe de fait, pour la seul bonne raison que des gens se trouvent en France, ils touchent automatiquement de l’argent de l’état sous forme d’aide et d’allocs divers et varié. Pourquoi cette question revient systématiquement sur le tapie ? La décroissance ? L’imbécilité de l’indicateur PIB ? Tant que la France sera impliqué dans une système, et tant qu’il n’y aura aucune réforme globale, ce n’est pas possible de faire autre chose que se conformer aux standard internationaux, c’est tout. La question, là encore ne se pose pas.

    Cet article est orienté oui, car nul part il n’est question de démocratie direct, sujet qui, étrangement, à toujours fait peur à la gauche de la classe politique (parce qu’un peuple est naturellement réac et que le “progressisme” comme s’affublent si joliment les tenants de ceci vont bien souvent contre la majorité, jouant de trucs électoraux pour imposer leurs idées). Il n’est pas non plus question de réforme fiscale, d’impôt unique comme cela peut exister dans plusieurs anciennes républiques soviétiques, ou un seul impôt existe pour les particuliers, sans la pléthore de dérogations existant par chez nous qui permet de slalomer entre les diverses taxes. Et ça rejoint le revenu citoyen. Un revenu citoyen ou plusieurs aides et allocations diverses et varié ? Cela revient strictement au même, la bureaucratie nécéssaire en moins.Il n’est pas non plus question ici de déréglementation, quand tout les professionnelle du droit sont eux-même perdu dans la myriade de textes produit chaque année, nous menant petit à petit vers un monde à la Dilbert.

    Alors non. Ce n’est pas la peine de présenter les “tabous” quand se ne sont, au final que des sujets idéalistes sur lesquelles aucun futurs dirigeant réaliste et pragmatique refusera de tabler. C’est comprehensible. Tout ça, c’est bien beau dans un petit monde de militants oisifs, d’étudiants radicaux ou dans un milieux aisé et cultivé voulant voler à la rescousse du monde et du lumpen proletariat, mais c’est à des lieux des besoins de gens qui taffent huit heures par jours en essayant de vivre sans probleme et de se constituer un petit capital ou un petit patrimoine pour leur vieux jours.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • MCPN le 16 juillet 2011 - 9:47 Signaler un abus - Permalink
    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Enclume le 16 juillet 2011 - 10:14 Signaler un abus - Permalink

    La forme de cet article est ridicule.
    Ce n’est pas parce que des idées sont marginales, portées uniquement par des courants aux extrêmes du paysage politique, qu’il s’agit de sujets de débats tabou.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • asselin le 16 juillet 2011 - 11:56 Signaler un abus - Permalink

    @enclume Tout à fait d’accord. Le paradoxe je crois, c’est que beaucoup d’électeurs ont ces idées là en tête (il y a des tas de points parfaitement chauds dans l’article). Mais ils perçoivent aussi l’écart entre une projection et un slogan, et devant le vide finissent par prendre d’autres critères au moment de voter.

    J’ai parfois le sentiment que l’idéologie de “gauche de gauche” est une ornière dans laquelle se coince toute bonne intention ou idée bienveillante pour la transformer en revendication inoffensive. Je suis parfois très mal à l’aise quand je parle avec certains proches de l’extrême gauche (mais le phénomène ne s’arrete pas à ce courant…), de voir la conversation inexorablement dominée par des schémas moraux et argumentaires (que je connais d’autant mieux que j’ai largement hanté ce petit monde). Des schémas strictes mais dont la logique s’accommode assez bien, in fine, du petit bourgeois classe moyenne classique, du consommateur “malin” de la télé Green washée ou simplement du citoyen désaisi de son pouvoir et acceptant de marcher à genou pour éviter de se mettre en péril -socialement, culturellement, corporellement, intellectuelllement, sentimentalement, humainement, économiquement,… Hors vous pouvez brandir les panneaux que vous voulez, et formater 100% des mots qui sortent de votre bouche; tant que vous n’êtes pas prêt à vous mettre en péril, non pas potenciellement mais quotidiennement, en infléchissant votre propre vie et vos certitudes; vous êtes bon gré
    mal gré des auxiliaires plus ou moins actifs de la conservation.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • ChristopheN le 16 juillet 2011 - 13:30 Signaler un abus - Permalink

    Concernant la création de la monnaie et le revenu garanti vous avez oublié de citer le livre “mais où va l’argent?” de Marie Louise DUBOIN fille de Jacques qui fonda, il a pus de 75 ans, le mensuel “La grande relève” auquel on peut s’abonner ou que l’on peut consulter en partie là: http://economiedistributive.free.fr

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • lathenardiere le 16 juillet 2011 - 17:15 Signaler un abus - Permalink

    Ouais… c’est pas drôle.
    On entendra aussi parler de : Faut-il un défilé militaire le 14 juillet ?

    Sans blague??? On s’en fout quoi.
    Le truc de dingue de nos jours, c’est qu’on peut mettre un oeuf devant un boeuf, et l’oeuf cache le boeuf !!!

    Il y quand même des trucs bien plus grave dont il faut discuter : la fracture sociale, le chômage des jeunes, les anciens, Hadopi, Acta, les OGM, le nucléaire.
    Mais ces sujets sont trop dangereux pour les politiciens!

    De toute façon, on ne votera pas pour le candidat auquel on croit, on votera pour le candidat le moins pire !

    Nous voila revenu pré-1789, lorsque la tête de la nation ignorait le peuple. La révolution n’est pas loin.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Stéphane le 16 juillet 2011 - 17:27 Signaler un abus - Permalink

    Merci pour cet article.

    Deux stratégies pour faire parler de Décroissance en 2012
    - au sein des partis porteurs des “radicalités anti-productivistes et écologistes” ? (faire recherche sur moteur de recherche)
    - ou bien se prendre en main, localement, par collectifs citoyens : http://www.decroissance2012.fr/

    ça urge !

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • fabien le 16 juillet 2011 - 17:47 Signaler un abus - Permalink

    Soit cet article est une blague soit je suis à coté de la plaque…

    La décroissance: telle qu’elle a été définie par le club de Rome, c’est une abération. La décroissance comme but à atteindre via des mécanismes schumpéteriens (ce qui suppose des régulations adaptées) ca se défend. Bref le propos est flou et imprécis.

    La création monétaire: processus enseigné en première année d’économie depuis des années: rien de nouveau dans ce monde.
    Si vous n’êtes pas convaincu que la création monétaire est une bonne chose, imaginez un monde sans crédit (comment achetez vous une maison? une voiture qui vous permettra d’aller travailler? comment les personnes modestes pourront-elles se payer des études?).

    Le revenu de vie / revenu universel / revenu citoyen:
    Là je me marre. Si j’ai un revenu à vie, je vais m’enterrez dans le sud de la france et me la coule douce.

    L’élection: je suis archi-pour un système de vote à l’islandaise. On classe les candidats dans un ordre de préférence, puis lors du decomptage des voix les gens ayant voté pour le candidat arrivé dernier voient leur choix 2 pris en compte… et ainsi de suite jusqu’à la fin. (si votre candidat fétiche est éliminé directement qu’importe, votre choix numero 2 est pris en compte)
    Sinon on peut imaginer un système de quota de points à distribuer aux candidats. La personne récoltant le plus de point serait la plus représentative et serait donc investie.
    le tirage au sort est une idiotie.
    Bien des gens ne sont pas capable de gérer intuitivement des situation complexes (en fait la plupart d’entre nous, c’est à ca que sert l’education).

    La collusion entre les médias, les politiciens et les industriels: j’ai plaisir à parler de sujets pointus avec des gens qui s’interessent aux même choses que moi. Oh surprise, ces gens evoluent dans les même sphères que moi. Cette “collusion” n’est que le fruit d’une attirance de certaines personnes pour d’autres pensant commes elles ou réfléchissant de la même manière. Elle est naturelle.

    La déroute du nucléaire: tiens je suis d’accord.

    Pour ajouter de l’huile sur le feu…
    Je pense que la mondialisation est une bonne chose, et qu’elle va se faire à nos dépend (étant jeune je serai le premier touché). Elle permet un rééquilibrage des richesses dans le monde et je la soutiens donc à 100%.

    Oui les espagnols peuvent être indignés et la situation grèque est un scandale. Mais sans mouvement citoyen coordoné ET de grande ampleur, jamais leur revendications (que je fais miennes)ne passeront.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Stanislas Jourdan le 16 juillet 2011 - 19:17 Signaler un abus - Permalink

    @fabien

    sur la création monétaire :

    La question n’est pas de savoir s’il est une bonne chose ou non de créer de la monnaie, mais plutôt de savoir : à qui cela profite ?

    La création monétaire par les banques privées a été utile pendant l’ère de croissance de la seconde partie du XXème siècle. Mais aujourd’hui ? Les banques créent des bulles à répétition , sur l’immobilier, l’or, les produits alimentaires.

    Il faut dissocier la notion de crédit et de création monétaire : ne pas créer de monnaie ne devrait pas empêcher les gens de se prêter de l’argent entre eux. D’autant que 90% de la monnaie est aujourd’hui virtuelle, donc ça pourrait être très simple de se prêter de l’argent sans passer par une banque.

    bref, je divague mais aujourd’hui il faut bien comprendre un truc simple : quand il faut sauver des banques (irlandaises par exemple) on est capable de créer plus de 130 milliards d’euros. Quand il s’agit de financer un pays en déroute (la Grèce par exemple) : 0 euros. Vous ne voyez pas comme un petit problème, vous ?

    Sur le revenu de vie:

    vous dites : “Si j’ai un revenu à vie, je vais m’enterrez dans le sud de la france et me la coule douce.”

    Personne ne vous en empêche, et certainement pas les défenseurs du revenu universel. Il y a de toute façon trop de chômage pour que tout le monde travail, donc si vous voulez laisser votre place, très bien ! Après je ne suis pas vraiment sur que se la couler douce toute votre vie vous rendra heureux, mais bon, je préfère des fainéants qui restent chez eux plutôt que des fainéants frustrés d’aller travailler (et qui sont pénibles pour leurs collègues).

    Bon maintenant pour être un peu plus sérieux, donner disons 650 euros par mois à chaque personne, je ne suis pas certain que ça permette aux gens de vivre dans le luxe. Au mieux, ça permet de vivre dans la dignité (mais vaut mieux éviter Paris, quand même…). Donc bon, de là à désinciter totalement au travail, j’ai comme un doute.

    Au contraire, je dirais que l’avantage du revenu de vie, c’est qu’il est totalement cumulable avec toute autre source de revenu (contrairement au RSA, par exemple). Donc au moins, il n’y a pas d’incitation à travailler au black.

    Tirage au sort : renseignez-vous avant de juger –> http://postjorion.wordpress.com/2011/05/13/175-etienne-chouard-tirage-au-sort-1/

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Stéphane le 16 juillet 2011 - 20:27 Signaler un abus - Permalink

    Mieux que le revenu universel, la Dotation Inconditionnelle d’Autonomie. Elle est cohérente avec la critique de la création monétaire, les objections d’encouragement à l’oisiveté, la nécessité de sortir du consumérisme/productivisme/capitalisme.
    Bientôt de nouvelles versions plus élaborées :
    http://www.partipourladecroissance.net/?p=4144
    http://www.partipourladecroissance.net/?p=6263

    Et aussi :
    http://www.partipourladecroissance.net/?p=6322
    On en parle à la fin de l’article : http://www.partipourladecroissance.net/?p=6359

    Et enfin :
    «Un revenu pour tous» de Baptiste Mylondo
    http://www.rfi.fr/emission/20100711-revenu-tous-baptiste-mylondo

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Jérémy Fentaume le 16 juillet 2011 - 22:13 Signaler un abus - Permalink

    Discutons des différents sujets que vous soulevez. Voilà une série d’avis un peu expéditifs, mais qui expliquent que certains de ces sujets ne soient pas soulevés par les médias :
    1) La décroissance : la croissance découle de tendances de fond de l’humanité (égoïsme, prédation, volonté de puissance) ; contrer la croissance par un projet de société est mortifère, comme toute tentative de créer un homme nouveau à partir d’idéaux politiques (c’est une généralité un peu rapide, mais cela semble avoir été démontré par les expériences passées) ; les seules phases de décroissances adviennent pour un groupe d’organismes quand le milieu le dégraisse violemment (guerre, catastrophe).
    2) La création monétaire : les banquiers sont des experts, quoi qu’on en dise, pour la plupart ; de fait, ils sont sous une pression conformiste qui les pousse à avaliser le système ; mais si vous voulez avoir un impact ce type de sujet, faites 8 ans d’études (HEC + ENS + Curie + thèse), optez pour une carrière au FMI et à la Banque mondiale, et faites valoir votre point de vue : on ne dit pas aux profs ou aux flics comment faire leur travail, de même pour les traders et les économistes.
    3) Le revenu de vie : j’adore cet épisode de south park où des hippies envahissent la ville ; à un moment les gosses parlent avec les hippies, qui imaginent une société meilleure, une utopie, où l’on échangerait des services ; les gosses leur répondent : ce serait une ville avec des commerces ; le problème des penseurs d’utopie, c’est qu’ils n’appellent pas un chat un chat ; la monnaie, c’est 2700 ans de recherche économique pour équilibrer les échanges et stimuler l’activité : on a trouvé une solution, on paie les gens, pour qu’ils travaillent ; suffisamment pour qu’ils vivent, mais pas trop, pour qu’ils ne jettent pas l’argent par les fenêtres et fassent ainsi augmenter les prix (inflation) ; et franchement, le droit à la paresse n’est pas une fiction : les civilisations qui ont stipendié leur peuple ont mal tourné. C’est comme quand on doit donner de l’argent de poche à ses enfants : même si l’on est riche, il ne faut pas les gâter.
    4) Le tirage au sort : alors, ça, oui, on en parle pas et c’est dommage. Le problème, c’est que si l’on tire au sort, il ne faut aucune sélection. Sinon un jeu politique très pervers s’établit comme dans la sélection des jurys aux US.
    5) La collusion des médias, des politiques et des financiers, on ne cesse d’en parler (limite, les excès de Sarkozy ont ouvert les langues). Le problème, c’est plutôt que les gens n’en ont pas suffisamment à foutre pour arrêter de voter Sarko ou PS. “Les Français sont des veaux” et il faut apprendre à vivre avec.
    6 ) La déroute du nucléaire, on en parle, mais désolé, des brûlures quand on travaille sur les lieux (quelques centaines de personne max) et quelques milliers de cancers, même si le mode d’inoculation est particulier, presque magique, et difficilement prévisible, j’en ai RIEN A FOUTRE, parce qu’il y a 1 MILLIARD DE GENS QUI SOUFFRE DE SOUS-NUTRITION dans le monde. Le budget de l’armement dans le monde dépasse largement celui de l’éducation et de la santé. Et le système financier mondial est au bord de l’effondrement. Alors, le démantèlement brutal mais à terme inévitable d’une filière énergétique qui fonctionne, avec ses problèmes propres, c’est le cadet de nos soucis.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • fabien le 16 juillet 2011 - 23:09 Signaler un abus - Permalink

    @STANISLAS JOURDAN

    le credit implique la création monétaire, je persiste et signe: celui qui prete a une reconnaissance de dette valant de l’argent, et l’autre a l’argent emprunté. Explication simpliste mais claire j’espère. C’est d’ailleurs la monétisation de cette reconnaissance de dette (haché en petit morceaux recombinés à d’autres dans des produits financiers “complexes”) qui a été à l’origine de la crise des subprimes. Le prêt consenti “oralement” a aussi une valeur (juridiquement donc monétairement).

    Je devine qu’à travers les bulles, vous ciblez la speculation, laquelle n’a rien à voir avec la création monétaire. Vous même vous pouvez spéculer avec votre argent “réel”. Vous pourriez proposer de l’interdire ce qui me parait très compliqué puisqu’une énorme partie des emplois américains sont liés à l’industrie financière.

    “quand il faut sauver des banques on est capable de créer plus de 130 milliards d’euros. Quand il s’agit de financer un pays en déroute : 0 euros.” = c’est triste à dire mais si on est pas directement menacé on ne donne pas. Dans le premier cas, l’effondrement des banques aurait signifié l’effondrement du système bancaire qui est bien utile a une économie mondialisée. Pour le sauvetage d’une économie, l’effondrement parait justifiable: tu payes ou t’es mort. Et dans le cas présent personne ne veut risquer sa peau pour aller sauver le soldat grec.

    Là ou ce n’est pas normal c’est que le secteur financier refuse d’affronter la possibilité de défaut de paiement.

    Vivement une agence de notation indépendante et européene (vous savez quoi? les agences du monde entier dégradent la note américaine, mais pas les 3 grosses agences americaines)

    Je vais lire le papier sur le tirage au sort. Il est vrai que je n’ai même pas pris au sérieux cette proposition tant elle me parait ridicule (contrairement aux autres propostions).

    @Jérémy Fentaume:
    superbe commentaire.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • an391 le 17 juillet 2011 - 9:44 Signaler un abus - Permalink

    Bon résumé des points clés, Bataille (Georges) sans doute l’un des auteurs les plus actuels aujourd’hui, à lire ou relire ! Quelques extraits ci-dessous :
    http://iiscn.wordpress.com/category/4-energie-pic-petrolier-etc/

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • jarod le 17 juillet 2011 - 10:17 Signaler un abus - Permalink

    En niant ou minimisant le problème migratoire, en le réduisant à la caricature qu’en font les politiques et les médias, vous discréditez la totalité de votre article.

    Dans un monde fini, une augmentation de la population est un crime, et c’est de plus en plus visible au quotidien.

    L’immigration participe au consumérisme hystérique: toujours plus de consommateurs, toujours moins bien payés.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Stanislas Jourdan le 17 juillet 2011 - 12:10 Signaler un abus - Permalink

    @fabien :

    Je ne suis pas d’accord sur le fait que la reconnaissance de dette équivaut à de la monnaie. Enfin plus précisément, ça ne devrait pas être le cas, car la valeur de l’actif sous-jacent peut parfaitement évoluer, et ne pas correspondre à la valeur monétaire de la reconnaissance de dette (exemple subprimes).

    Donc autrement dit, lorsqu’une banque prête 10.000 et enregistre les 10.000 dans son passif, elle a tort, car elle anticipe un versement futur qui est incertain. Elle commet donc à mon sens une erreur d’appréciation en niant sa propre prise de risque (ce qui est la nature même d’un prêt).

    Je n’ai rien contre la spéculation en tant que tel, mais ce système monétaire là crée des déséquilibres périodiques qui sont néfastes. Par exemple, la spéculation sur l’immobilier et la crise qui s’en suivi en 2008 est en partie liée à la politique de la FED et sa politique de taux bas qui a permis aux banques de faire jouer leur effet levier.

    Vous justifiez le sauvetage du secteur bancaire par le risque de chaos. je ne nie pas ce problème, seulement si nous avions des politiciens un peu prévenants, des mesures auraient été prises pour gérer de telles circonstances. Aucune entreprise, et surtout privée n’a de raisons valables de ne pas pouvoir être mise en faillite. Surtout dans une économie pseudo-libérale ! C’est une distorsion d’égalité, de concurrence, et de démocratie ! Concepts sur lesquels on ne transige pas.

    Donc non, il n’y a aucune raison de sauver des banques sous prétextes qu’elles sont too big to fail. Il y a des solutions toutes bêtes qui permettent de faire payer au privé avant de faire payer un état, ou de mettre en faillite une banque et de transférer les dépôts des gens dans un autre banque. C’est une question de volonté politique. (Mais bon, c’est plus facile de faire l’autruche)

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • fabien le 17 juillet 2011 - 12:54 Signaler un abus - Permalink

    @Stanislas Jourdan
    “Donc autrement dit, lorsqu’une banque prête 10.000 et enregistre les 10.000 dans son passif, elle a tort, car elle anticipe un versement futur qui est incertain. Elle commet donc à mon sens une erreur d’appréciation en niant sa propre prise de risque (ce qui est la nature même d’un prêt)” = C’est ce qui justifie partiellement (avec le taux d’actualisation monétaire, le coût d’opportunité et je sais plus quoi d’autre) l’existance de taux d’intèrêts.

    Par contre, les dettes sont négociées à un cours variable sur des marchés, des cours grandement liés à la fiabilité percue (c’est important de différencier perception et réalité, cf. subprimes) de l’emprunteur. Celle ci est estimée par des agences de notation. Donc lorsqu’une banque prête 10.000 elle n’enregistera pas forcément les 10.000 dans son passif.

    Très bon article à lire pour bien comprendre la situation: http://www.slate.fr/story/41139/faq-banques

    Je suis pour l’interdiction de la spéculation sur les matières premières.

    Je suis plus ou moins d’accord sur les points que vous soulignez par la suite.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • parkel le 17 juillet 2011 - 14:10 Signaler un abus - Permalink

    @fabien

    “le credit implique la création monétaire, je persiste et signe: celui qui prete a une reconnaissance de dette valant de l’argent, et l’autre a l’argent emprunté.”

    Quand vous prêtez votre argent, celui-ci n’est plus en votre possession.
    De la même manière que prêter votre voiture, n’implique pas création de voiture.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • fabien le 17 juillet 2011 - 14:46 Signaler un abus - Permalink

    @Parkel
    Bien sûr que qd vous prêtez votre voiture vous n’en créez pas une (remplacez voiture par billets pièce etc). Ca n’a jamais été mon propos.

    Nous parlons d’argent ou plus exactement de monnaie.
    La monnaie n’est pas physique! C’est un moyen de mesure de la valeur (cf dictionaire), tout comme le degré est un moyen de mesure de la température. Ces moyens de mesures ont été associés à des représentations physiques: respectivement les pièces et billets (appelés monnaie par extension) et les millimetres de mercure (mmHG).

    Imaginez que M.Untel (un de vos amis) a une dette de 100€ envers moi. Il fait beau et je pars en vacance et ne serait plus la pour récupérer l’argent dû. Refuseriez-vous que je vous donne la dette de M.Untel contre 5€? J’imagine que non. Vous reconnaissez donc implicitement qu’une dette a une valeur, ici d’au moins 5€.

    la dette que vous m’achetez (5€) + l’argent prêté (100€) = 105€ Il y a donc eu création monétaire!

    Donc crédit => dette => création monétaire.

    Refuser d’admettre ceci est de la mauvaise foi pure… :)

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • parkel le 17 juillet 2011 - 15:10 Signaler un abus - Permalink

    @fabien

    “Nous parlons d’argent ou plus exactement de monnaie.
    La monnaie n’est pas physique! C’est un moyen de mesure de la valeur (cf dictionaire), tout comme le degré est un moyen de mesure de la température. Ces moyens de mesures ont été associés à des représentations physiques: respectivement les pièces et billets (appelés monnaie par extension) et les millimetres de mercure (mmHG).”

    La monnaie n’a de sens que parce qu’elle est en quantité finie… C’est un instrument de mesure (comptabilité commune) particulier.
    _________________________

    “Imaginez que M.Untel (un de vos amis) a une dette de 100€ envers moi. Il fait beau et je pars en vacance et ne serait plus la pour récupérer l’argent dû. Refuseriez-vous que je vous donne la dette de M.Untel contre 5€? J’imagine que non. Vous reconnaissez donc implicitement qu’une dette a une valeur, ici d’au moins 5€.”

    J’accepte immédiatement. Opération rentable a partir du moment où la probabilité de remboursement est supérieure à 5%. Si je ne fait pas d’erreur de logique (fort probable vu mon état).
    __________________________

    “la dette que vous m’achetez (5€) + l’argent prêté (100€) = 105€ Il y a donc eu création monétaire!

    Donc crédit => dette => création monétaire.

    Refuser d’admettre ceci est de la mauvaise foi pure… :)”

    Qui a créé les cinq euros ? Il fallait bien que je les ai préalablement à vous acheter la reconnaissance de dette.

    ****************************

    @Jérémy Fentaume

    “2) La création monétaire : les banquiers sont des experts, quoi qu’on en dise, pour la plupart ; de fait, ils sont sous une pression conformiste qui les pousse à avaliser le système ; mais si vous voulez avoir un impact ce type de sujet, faites 8 ans d’études (HEC + ENS + Curie + thèse), optez pour une carrière au FMI et à la Banque mondiale, et faites valoir votre point de vue : on ne dit pas aux profs ou aux flics comment faire leur travail, de même pour les traders et les économistes.”

    D’après les droits de l’homme, il n’y a que des hommes libres. La compétence vient en travaillant. Vous devriez vous y mettre. Ne laissez pas cela aux “experts” qui ont fait 8 ans d’étude. Vous vous rendriez compte que la monnaie actuelle est une immense arnaque.

    Ils n’ont qu’à fabriquer de la monnaie pour vous payer, vous qui devez travailler pour en gagner. Les experts que vous louez, ne le sont manifestement pas suffisamment pour nous expliquer cela.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • parkel le 17 juillet 2011 - 15:21 Signaler un abus - Permalink

    @fabien

    “la dette que vous m’achetez (5€) + l’argent prêté (100€) = 105€ Il y a donc eu création monétaire!

    Donc crédit => dette => création monétaire.

    Refuser d’admettre ceci est de la mauvaise foi pure… :)”

    Mettons que la probabilité de remboursement est de 100%.
    Vous perdez 95€, je gagne 95€. Nulle création de monnaie.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • wilnock le 17 juillet 2011 - 17:40 Signaler un abus - Permalink

    Pas une ligne pour parler de la depenalisation des drogues douces? Je sais que le debat n’est pas completement tabou, mais il est avant-tout stigmatise tournee en ridicule, ce qui l’empeche de veritablement se developper…

    Sinon, l’inventaire reste correct.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • R_grandmorin le 18 juillet 2011 - 9:02 Signaler un abus - Permalink

    J’ajouterais aussi : la consommation raisonnée de la viande (je ne parle pas de vegetarianisme!)
    L’etat actuel sera vite insoutenable insoutenable:
    - 50% des cereales produits part pour l’ailimentation des animaux d’elevage;
    - l’elevage et le plus gros emeteur de C02 devant tous les transports cumulés;
    - est surtout sur le plan ethique :douleurs, claustratioen, etc.. des animaux d’elevage.

    Tout ca pour bouffer un Mac do en 5 min ou des ravioli!!

    La viande ne peut pas etre un produit de consommation de masse.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Crazysky le 18 juillet 2011 - 13:15 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,

    Pour ma part je sorts d’un BTS Informatique de Gestion avec une partie du programme en Eco et Gestion d’entreprise.

    J’ai eu un prof qui parlait un peu librement de l’économie en nous disant que en gros beaucoup de solution existe pour résoudre les problèmes économiques actuels, mais que aucune n’est prise en compte car elle chamboulerait totalement le système.

    Cependant, j’ai beau avoir eu de bon cours, je n’arrive pas à comprendre comment le principe d’un salaire universel (qui s’apparente à l’idée du communisme) ne peut pas provoquer la même chute que ce dernier. L’idée est belle mais comment arriver à la mettre en place alors que les gens comme moi issue d’un milieu scolaire où on nous apprend que le seul moyen de vivre sa vie c’est de travailler et que on obtient un salaire plus ou moins élevé en fonction de son niveau d’étude (vous remarquerez que je ne dis pas en fonction de son travail effectif), n’arrivons même pas à comprendre ce principe.

    Cependant, il y a un point qui n’est pas nécessairement mis en avant, mais que mon prof d’éco nous rabâché : Tous les problèmes économiques et social du dernier siècle ne sont due qu’à un problème : Une mauvais répartition des richesses.

    —-
    Pour le nucléaire, il ne s’agit que de Lobby. Et comme d’habitude, si il n’y a pas une force au moins égale, le nucléaire sera toujours présent. C’est con, mais au moins il y a un logique relativement simple derrière.

    —–
    L’élection aléatoire :
    Elle est bien bonne, je crois que j’ai vue une chose du genre dans une des nouvelles d’Asimov. le principe est qu’un mega-ordinateur qui à accès à toutes les données du pays choisis un électeur parmi toute la population car il représente à lui tout seul l’état d’esprit du pays. Et ensuite c’est cette personne qui va choisir le candidat qui va représenté le peuple.

    J’avoue que l’idée d’Asimov fait un peu peur. Mais que celle d’un tirage au sorts pour le représentant du peuple est relativement bonne. Pourquoi un individu comme un autre ne serait pas une meilleur représentation du peuple qu’un homme qui fait de la politique depuis des années et qui est corrompus par cette dernière.

    Cependant, un tel système laisse penser qu’il y aura des personnes qui accompagnerons l’élu et il est logique de penser qu’elle seront en poste fixe … ce qui au final laisse penser que c’est elle qui dirigerons le pays au final.

    Qu’importe l’idée qu’on peut avoir, il y aura toujours une prise d’intérêt initial qui aura une influence sur l’élu.

    Mais j’aime beaucoup l’idée, on aura moins l’impression d’être pris pour des cons tous les 5 ans x)

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Blocage Anti-Nucleaire de TOUS LES CENTRALES NUCLEAIRE EN FRANCE AVEC LES VICTIMS DE EDF/AREVA/BNP Paribas: ENFANTS CANCER BLOCAGE DES CENTRALES NUCLEAIRE TOUS LE SEMAINES !!!

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Cancer

    Compensations monetaire pour tous les victimes cancer de EDF/AREVA/BNP Paribas.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Narscimonel le 18 juillet 2011 - 15:32 Signaler un abus - Permalink

    Un vrai tissu de conneries idéalistes, d’extrême gauche, frôlant parfois même l’absurde.

    Le pire étant quand même le tirage au sort, je me suis bien marré en lisant l’argumentation et une comparaison sans aucun fondement avec les jurés (qui ne font ni la loi, ni ne rendent la justice).

    Je n’argumenterais pas 3 heures sur ces sujets. Il serait temps de se rendre compte de l’illusion totale de ces utopies, de l’accepter et de pallier au plus pressé en fonctionnant avec le système plutôt que de le rejeter bêtement en émettant des propositions irréalisables.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Jean-Michel Masson le 18 juillet 2011 - 19:15 Signaler un abus - Permalink

    Bravo pour cet éclairage! J’essaie aussi, à ma façon de jeter des bouteilles à la mer…
    JMM

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Annie le 18 juillet 2011 - 19:28 Signaler un abus - Permalink

    je lis (très peu) quelques égarés qui croient tout ce qui est dit sur les médias et répètent ces trucs insensés sur le libéralisme en confondant avec liberté.
    La liberté demande une égalité de moyens
    sinon c’est le pouvoir des gros d’écraser les petits, pourquoi ils se généraient sans contre partie ?

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • ®om le 19 juillet 2011 - 13:52 Signaler un abus - Permalink

    Très bon article ciblant des sujets de société centraux.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Antoine le 19 juillet 2011 - 16:08 Signaler un abus - Permalink

    Deux petits mots sur cet article : SANS DECONNER !

    Un beau tissu d’inexactitudes, parsemé de clichés et matiné de théorie du complot : cet article est assez représentatif du journalisme de comptoir, genre très en vogue sur les internets.

    Morceau choisi :
    “On peut d’ailleurs noter que le système du tirage au sort fonctionne pour les jurés. Il n’y a aucune raison que cela ne soit pas aussi efficace pour les institutions.”
    En rhétorique on appelle ça un sophisme, mais en vrai c’est juste la plus grosse énormité de cet article, et y’a de la concurrence !
    Si on transpose ça à un autre sujet ça donnerait :
    “Le Paic Citron fonctionne pour laver la vaisselle. Il n’y a aucune raison que cela ne soit pas aussi efficace pour me laver les dents!”

    Et présenter la création monétaire comme un processus secret et mystérieux alors que c’est le chapitre 1 de tout bouquin d’économie, faut pas pousser.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Annie le 19 juillet 2011 - 16:12 Signaler un abus - Permalink

    @ Antoine et d’autres
    vous répétez ce que l’immense majorité des médias disent. Vous n’avez aucune idée personnelle

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • fabien le 19 juillet 2011 - 17:48 Signaler un abus - Permalink

    @Annie (qui a répondu à Antoine et à d’autres dont je fais partie)

    Si avoir des idées personelles signifie l’opposition systématique à ce que “l’immense majorité des médias disent”, alors je pense que nous serons d’accord pour dire que nous avons abandonné toute idée personnelle et préféré avoir un esprit critique.

    Ne nous caricaturez pas. Nous avons pris la peine de lire l’article. Si nous nous suffisions aux “médias traditionnels”, nous ne l’aurions même pas fait.

    Pour ma part, sachez que n’écoutant pas la radio et n’ayant pas de télé, je ne peux répéter ce que “l’immense majorité des médias disent.” Et oui, des personnes peuvent faire des analyses eux-même et aboutir aux mêmes conclusions.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • jbar le 21 juillet 2011 - 7:45 Signaler un abus - Permalink

    “Et présenter la création monétaire comme un processus secret et mystérieux alors que c’est le chapitre 1 de tout bouquin d’économie, faut pas pousser.”

    De quel bouquin d’économie ? Des manuels scolaires ?

    J’ai pas fait de cursus d’économie mais si c’est le chapitre 1 de tous les manuels d’économie, je me dois de réaliser une chose : quand j’entendais que les jeunes allaient dans dans les filières d’économie parce qu’ils sont trop cons pour les filières scientifiques, c’était vrai !

    Non parce que donner le pouvoir aux banques de créer 10 fois plus d’argent qu’elles ont (M1) et en touchant des intérêts, ça doit mettre la puce à l’oreille…

    Mais je comprends désormais la réponse que m’a donnée un jour un type qui était tout de même allé jusqu’à se poser la question du paradoxe des intérêts manquant (tout le monde ne peut pas rembourser).
    Devinez ce qu’il avait répondu : le paradoxe des intérêts manquant est résolu par la vitesse des échanges… comme si une vitesse, en unité de valeur par seconde, pouvait compenser une quantité d’unité de valeur… pour reprendre ce qu’un scientifique s’écrierait devant une telle explication : c’est pas homogène !

    Ou alors peut-être avait il en partie raison, car si MV=PY, et si il voulait parler de l’accroissement de la vitesse, c’est à dire de l’accélération des échanges, c’est à dire de la dérivé seconde exprimé en valeur.sec^-2, oui cela résout temporairement le problème … mais ce n’est que repousser le problème, et le jour ou la vitesse de échanges n’augmentent plus assez vite, le boomerang revient d’autant plus vite que l’accélération a été suffisante longtemps, et le banquier peut passer à la caisse pour prendre ce qui a vraiment de la valeur : pas l’argent qu’il peut créer presque comme il veut, mais les biens ou la liberté de chacun.

    Si cela est au chapitre 1 de vos bouquins d’économie et si vous l’avez compris, alors soit vous êtes malhonnêtes ET payés par une banque, soit vous vous révoltez.

    Sinon: “dormez et travaillez, bon peuple, laissez-moi fabriquer l’argent pour lequel vous vous battez…”

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • jbar le 21 juillet 2011 - 10:26 Signaler un abus - Permalink

    Note: les plus gros emprunteurs auprès des banques, sont les états, ou plutôt leurs politiciens, qui donnent leur peuple en garantie.
    c.f.: actualités de la Grèce, Italie, Irlande, Espagne … (et tôt ou tard le reste de l’Europe, rassurez-vous…)

    Donc même si vous n’avez aucune dette personnel, vous devez vous sentir concerné…

    Note2: Le “quantitative easing” est une solution possible, mais pas la meilleure, d’autant plus si elle est appliqué comme aux États-Unis, c’est à dire que seules les banques privées ont droit au nouvel argent frais (M1) libre de dette : ça ne peut qu’empirer le problème…

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Annie le 21 juillet 2011 - 10:33 Signaler un abus - Permalink

    une des bonnes solutions pour la dette de la France serait de la proposer “à la vente” aux Français qui ont plein de fric en épargne (une des meilleurs d’Europe) ce qui n’est pas du tout le cas pour pleins d’autres pays (tels les EU, Espagne)
    de part cette épargne excellente la dette de la France est solvable, sans compter son immense richesse que tout le monde à l’air d’oublier dans l’affaire. La France n’a jamais été aussi riche.
    à la sortie de la guerre en 45 c’était loin d’être le cas, tout était détruit (usines, voies ferrées) et nous avons mis notre redistribution en place en état de grande pauvreté.
    c’est un comble de la réduire dans un état d’immense richesse.
    Tout ça est la propagande du marché, des gouvernements, des médias (pas tous) et vous en êtes obscurcis dans vos jugements.
    Le libéralisme est une machine de guerre faite pour tout détruire et au final entre eux, puis eux mêmes et nous avant.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • jbar le 21 juillet 2011 - 11:17 Signaler un abus - Permalink

    @annie: bon OK: l’actuel dette de la France est paraît-il actuellement solvable.

    Mais si on ne rembourse pas le capital dès maintenant ?

    D’autre part cela signifie aussi reprendre maintenant toute l’épargne de tous les français …

    Hé toi, petit épargnant, ça ne te posera aucun problème, n’est-ce pas ?
    Tu comprends que c’est pour ton bien : il faut bien sauver le système sinon il va s’effondrer : l’anarchie, le chaos, la famine, les sauterelles géantes … c’est bien cela que tu veux ?

    :-p

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Antoine le 21 juillet 2011 - 14:05 Signaler un abus - Permalink

    @annie
    Le libéralisme c’est la primauté de la responsabilité individuelle sur le pouvoir souverain.
    C’est ce qui permet à certains de prêter de l’argent qu’il n’ont pas en couvrant le risque par un taux d’intérêt, et à d’autres d’écrire des anneries dans un article.
    La “machine de guerre faite pour tout détruire” dont vous parlez, c’est la concentration du pouvoir financier, qui est réelle. Et comme toute concentration de pouvoir elle rend aveugle et est nuisible au bien commun.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Annie le 21 juillet 2011 - 14:48 Signaler un abus - Permalink

    @JBAR apprendre à lire ça vous dirait ? ou chercher dans le dictionnaire le sens des mots
    -vendre
    -donner
    -prendre

    et tant que vous y êtes les expressions “bons du trésor”, “bons de caisse”

    @Antoine
    le libéralisme est la liberté pour les gros de manger les petits sans aucun risque.
    les entreprises qui ont des capitaux veulent gagner le plus possible (ça c’est humain) pour cela il faut qu’ils aient le moins possible de concurrents. Pour ce faire ils vendent à perte au début, les moins gros crèvent, et là c’est la liberté totale pour ceux qui ont conquis le marché dans son entier de mettre les prix qu’ils veulent (liberté) et de payer leurs salariés le moins possible, qu’il y ait le moins possible de droit sociaux, etc.
    Actuellement pour certaines industries les Chinois deviennent trop chers, ils investissent au Bangladesh par ex. où les ouvriers sont moins chers.
    quand je dis cher c’est autour de 150 euros par mois. Les transports de 10 000 km aller/retour ne leur coutant que très peu dans leur frais. Quant à la planète et sa pollution peu leur chaut (chaloir)

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • jbar le 21 juillet 2011 - 15:03 Signaler un abus - Permalink

    @antoine laisse-moi rire… quels risques ?

    Toi, t’en connais beaucoup des personnes dans ton entourage des gens qui ont vu leurs dettes effacées (moi non, pourtant parait-il qu’il y a des risques à couvrir … comme il paraît qu’il y en a, et qu’au final c’est le créditeur qui décide de poursuivre ou non, j’en déduis que les braves clients du banquiers doivent payer pour lui-même et ses copains qui ne rembourseront pas les prêts qui ont fait disparaître à travers des société fictives ou/et dans des paradis fiscaux … ! ?

    (en plus des taux d’intérêt déjà touché..)

    J’aime bien l’ironie de ton avatar quand on connaît le futur que dénonce Riad Satouf (où Alain Madelin serait président) tiens… Monde de merde !

    Je ne vois pas du tout le rapport entre les principes du libéralisme (auxquels j’adhère, même si je ne supporte pas certains hypocrites qui le représente) et le fait que certains ont le droit de prêter de l’argent qu’ils n’ont pas, et d’autre non…

    Annie a peut-être mal désigné la “machine de guerre faite pour tout détruire”, mais il n’empêche que cette machine existe, tant qu’à la désigner, je dirais plutôt que c’est la paresse intellectuelle et l’égoïsme. Egoïsme qui pousse certains fous à s’enivrer de pouvoir, ou à se faire payer plus qu’ils ne valent à la société ; paresse intellectuelle de tous ce qui les laissent faire et se laissent faire…

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • jbar le 21 juillet 2011 - 15:11 Signaler un abus - Permalink

    @annie: au temps pour moi, je n’avais pas compris pas que vous vouliez que les français achètent leur propre dette.

    D’ailleurs qui possède la dette française ?

    On sait que les assurances-vie sont souvent utilisé pour acheter de la dette, mais lesquelles chacune des différentes assurance-vie ?

    Il n’empêche que cela ne résoudra pas le paradoxe global des intérêts manquants, ni l’injustice de ceux qui ont le pouvoir de prêter de l’argent qu’ils n’ont pas…

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Annie le 21 juillet 2011 - 15:15 Signaler un abus - Permalink

    @Jbar
    tous les matins l’état français voit les taux auxquels elle pourra acheter l’argent dont elle a besoin pour fonctionner sur les marchés financiers.
    pour les assurances vie c’est surtout l’euro qui y est investi, ces temps-ci elles perdent une partie de leur valeur (mais très peu, c’est selon chaque contrat) investie sur l’euro

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • jbar le 22 juillet 2011 - 15:13 Signaler un abus - Permalink

    Annie, tu n’as pas répondu exactement à ma question, mais bon c’est peut-être normal… Pouvons-nous avoir l’historique des prêts que fait l’État sur notre dos ? Cela nous concerne tous et devrait être publique.

    Ensuite une autre question essentielle (arrêtons de nous regarder le nombril :) Est-ce que l’Europe, elle, est solvable ?

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Merome le 23 juillet 2011 - 22:29 Signaler un abus - Permalink

    Merci pour tous vos commentaires, même les plus désobligeants auxquels je répondrai de façon groupée de la manière suivante : Cet article n’a pas été écrit dans le but d’être publié sur Owni, c’est un banal article de blog, orienté, assez mal argumenté, mais bardé de liens pour se faire une idée sur des sujets peu abordés dans les médias mainstream.
    Critiquer ses raccourcis, ses imperfections et ses sophismes, est donc inutile et stérile.
    Suivez les liens et parlez du fond.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • brachat le 4 août 2011 - 11:52 Signaler un abus - Permalink

    dans le monde on aprésenté lesite OWNI.J’y vais par curiosité .Bonne présentation,Thémes attractifs.Je choisis avec gourmandise l’article “ce dont on ne parlera pas dans la campagne électorale”(dans un pays immobile depuis 30 ans il doit y avoir de quoi)Malheur de malheur c’est tous les poncifs illusoires (oxymore ok) de la gauche la décroissance autrement dit la récéssion organisée chére à M.Cochet .Les 900 euros pour tout le monde pantalonnade de M.Villepin L’abandon du nucléaire pour compléter la “décroissance”Il y à effectivement quelques hurluberlus qui sévissent et des groupements aux idées rigolotes.Il est intèréssant de les voir réunis( ‘verts,NPA,mélanchonistes,boutinistes)
    mais ma plus grande stupéfaction vient de l’idée que je croyais entérrée la fameuse “décroissance” quand on voit que par exemple l’Italie ne subira le sort de la grèce que si elle est capable d’aligner un minimum de croissance lui permettant” de tenir ses créanciers” à distance,on mesure l’utopie meurtrière de raisonnemnts hors des réalités

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • ®om le 4 août 2011 - 11:59 Signaler un abus - Permalink

    @BRACHAT

    Dans un société basée sur la croissance, ne pas avoir de croissance est une catastrophe.
    Dans une société basée sur l’emploi, ne pas avoir d’emploi est une catastrophe.

    Ce qui défendent ces idées ne veulent pas une croissance négative (ce qui n’est d’ailleurs pas la décroissance) dans une société basée sur la croissance, mais refusent une société basée sur la croissance.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Annie le 4 août 2011 - 12:10 Signaler un abus - Permalink

    @brachat encore un qui croit toute la propagande des médias (non libres) et des gouvernements totalement (par choix) inféodés aux marchés.
    rappelez-vous de 2 petites choses :
    1- la crise de 29 et ses conséquences
    2- la redistribution faite au moment de l’immense pauvreté de la France (nous sommes immensément riche actuellement)
    (sur mon blog je traite didactiquement de tous ces sujets)

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Merome le 4 août 2011 - 17:50 Signaler un abus - Permalink

    @BRACHAT : Je rappelle que la merde dans laquelle nous sommes est le fruit d’une société basée sur la croissance. Bousculer ce dogme me semble sain. Evidemment, ça demande un peu d’effort d’abstraction puisque ça n’a jamais été tenté. En serez-vous capable ?

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • brachat le 6 août 2011 - 9:57 Signaler un abus - Permalink

    Bon sang mais c’est bien sur! la fameuse “décroissance”" a déja éxisté on l’a eue sous les yeux .C’était l’union soviétique de Brejnev,la Bulgarie de Jivkov,la Roumanie de Ceaucescu,la Hongrie de Janos Kadar,la tchéquie de Svoboda,la RDA du regrétté Erich Honnecker et certes l’Albanie d’Enver Oxxa.Georges Marchais avait donc raison de nous vanter le bilan positif des pays de l’Est.Quoi de plus” écologue” que des logements à 9 degrés l’hiver qu’une Lada au prix d’une BM,qu’un réfrigérateur que l’on attend dix ans,que des marchés libres hors de prix ce qui limite la consommation.
    Mais avec heureusement les magasins spéciaux pourl’élite des apparatchiks et les “bérioska” luxuriantes pour les touristes” et la nomenklatura.M.Cochet n’aurait pas à s’en faire.
    Il est regrettable que tout cela ait malencontreusement disparu on aurait pu aller voir sur place

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Merome le 6 août 2011 - 10:01 Signaler un abus - Permalink

    BRACHAT est un troll de compétition, ou je ne m’y connais pas.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • brachat le 6 août 2011 - 18:52 Signaler un abus - Permalink

    j’ignorais ce qu’était un “troll” m’étant renseigné et étant supposé appartenir à cette regréttable catégorie par un participant n’ayant pas apprécié mon humour et maniant néammoins l’apostrophe désobligeante je cesse définitivement toute participation au site owni

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • matricule_589736488521 le 16 août 2011 - 16:14 Signaler un abus - Permalink

    Tout est malheureusement vrai.
    A propos d’internet, je vous cite “Si l’on peut, on bâillonnera ce média, sinon, on en soulignera le danger pour la société”.

    Avec les lois HADOPI et LOPSI notamment, le contrôle d’internet a déjà commencé. Internet est l’un des seuls espace de liberté d’information et d’échange libre qu’il nous reste. Voilà pourquoi il représente un danger pour l’oligarchie et les imposteurs qui en font partie, voilà pourquoi aussi tout sera fait pour faire passer le diaboliser.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • matricule_589736488521 le 16 août 2011 - 16:18 Signaler un abus - Permalink

    Quant à la révolution, elle ne se fera pas avec des mots. Que ceux qui la souhaitent vraiment agissent vraiment et ne se contentent pas de le dire. Il faudra du coeur et plus encore.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
6 pings

Derniers articles publiés