Est-ce que la technologie désurbanise la ville ?

Le 21 juillet 2011

Retour sur un des thèmes abordés dans le cadre de la conférence Lift France. La sociologue et économiste américaine Saskia Sassen a, entre autres, exposé son point de vue.

Pour la sociologue et économiste américaine Saskia Sassen (Wikipédia), qui introduisait la 3e édition de la conférence Lift France qui se tenait la semaine dernière à Marseille, la ville est devenue un espace stratégique pour tout type d’applications technologiques, mais dans quelles mesures ces capacités technologiques déployées dans l’espace urbain urbanisent-elles véritablement la ville ? “A l’heure où tout le monde se demande comment utiliser la ville, diffuser ses services dans l’espace urbain, la question de savoir si les technologies urbanisent ou pas la ville me semble d’importance.”

La ville doit pouvoir être hackée

La technologie donne des capacités technologiques qui vont au-delà de la technologie elle-même. Quand la haute finance utilise les technologies, elle ne le fait pas de la même manière que la société civile. Ses points de départ, ses objectifs sont différents, même si elle utilise les mêmes outils techniques que d’autres utilisateurs : la technologie fonctionne donc dans une écologie plus vaste qui ne la réduit pas.

La ville est un espace complexe, anarchique, rappelle la spécialiste du sujet. Mais l’usage de la technologie dans l’infrastructure permet le fonctionnement de l’infrastructure, pas nécessairement de la ville. “La question est donc de regarder comment nous urbanisons la technologie, comment nous adaptons ou essayons d’adapter la technologie à la ville ?”

Saskia Sassen sur la scène de Lift France 2011.

“Il faut d’abord voir que la ville n’est pas une somme de matérialités, mais qu’on y trouve aussi des personnes, des cultures, des sous-cultures. C’est d’ailleurs ce qui permet le plus souvent à la ville de s’adapter, de réagir et de continuer à exister comme l’ont fait Rome, Marseille ou Istanbul. Chacune réagit différemment.”

Il nous faut comprendre autrement “l’urbanitude”. Qu’est-ce qu’une plateforme pétrolière qu’on urbanise ? Qu’est-ce qu’une ville avec des espaces urbains morts ? Une ville est-elle seulement des gratte-ciels qu’on ajoute à l’espace urbain ? “Nos villes sont bizarres, elles sont des mélanges vivants. Elles vivent et continuent à vivre, car elles continuent de répondre aux actions que nous avons sur elles”, explique Saskia Sassen.

Peut-on entrer dans l’espace urbain avec une autre écologie d’éléments ? Peut-on faire de l’urbanisme open source ? Comment peut-on penser la ville en la hackant ? La ville peut-elle être un hacker ? Que se passe-t-il quand les villes ressentent les choses ? Quand elles deviennent trop intelligentes, trop sensibles ? Quand le banc peut éjecter la personne qui veut dormir dessus, quand la poubelle vous recrache le détritus que vous venez d’y mettre parce que vous ne l’avez pas mis dans la bonne poubelle, comme le proposaient les artistes JooYoun Paek et David Jimison [en], à l’exposition Toward the Sentient City [en] (Vers la ville sensible) qui avait lieu en 2009 à New York ? Comment la ville peut-elle répondre ?

Dans les années 80, le parc de Riverside à New York était réputé dangereux, raconte Saskia Sassen. Tant et si bien que les gens qui s’y promenaient ont commencé à venir avec des chiens. En promenant leurs chiens, peu à peu, ils se sont réapproprié ce territoire et le retour des chiens a participé au départ des délinquants. Le parc est aujourd’hui un magnifique endroit avec une population plutôt favorisée vivant autour. “Nos pratiques sont des espèces de logiciels qu’on peut connecter à d’autres pratiques et logiciels.”

“Quand on parle de villes intelligentes (Smart Cities), le problème est que bien souvent on évoque des systèmes techniques qui désurbanisent la ville”, explique la sociologue en évoquant plutôt le quartier d’affaire de Sondgo à proximité de Séoul ou la ville de Masdar à Abu Dhabi, comme elle l’expliquait il y a quelques mois dans un passionnant article pour McKinsey Digital [en].

Les technologies embarquées s’adaptent aux pratiques de chacun dans un bâtiment, mais cela désurbanise l’espace plus large de la ville. Et ce d’autant que, bien souvent, ces systèmes intelligents sont fermés pour être maitrisés alors qu’on les incorpore dans le système ouvert, incomplet, non terminé qu’est la ville. Ce sont des systèmes fabriqués avec la logique de l’ingénieur et l’ingénieur n’est qu’un des utilisateurs de la ville. Comment la logique d’autres utilisateurs interagit-elle avec cette logique ? Quelle place reste-t-il pour la contourner, la hacker ?

Les villes intelligentes mettent en œuvre dans un système fermé la logique de l’ingénieur, avec des possibilités et potentiels limités. Elles ne rendent pas visibles les technos qui les constituent. “Or, pour être interactives, pour s’intégrer dans des écologies multiples, elles devraient plutôt être visibles, accessibles à qui les regarde ou les utilise”. La ville intelligente repose sur une trop forte obsolescence technologique qui risque de la rendre rapidement incapable de s’adapter, de réagir… Et de transformer les systèmes techniques en systèmes critiques.

Pour Saskia Sassen, nous devons travailler “à urbaniser les technologies plutôt que d’utiliser des technologies qui désurbanisent la ville”. Les technologies déployées dans la ville doivent être adaptables… La ville doit pouvoir être hackée ! Sinon, nous risquons de tuer leurs capacités d’adaptation qui ont fait leur force à travers les siècles.

Les dérives des villes intelligentes

L’écrivain et designer Américain Adam Greenfield (Wikipédia [en] – sur InternetActu), auteur de Everyware et depuis 2010 à la tête de l’agence Urbanscale [en] s’est penché sur la question des responsabilités civiles dans la ville en réseau.

Lorsqu’on utilise ces termes de “villes en réseau” on imagine en général quelque chose d’assez futuriste, explique le designer. Dans les brochures IBM ou Cisco, on en parle comme d’une idée qui n’est pas encore complètement réalisée. Pourtant, la ville en réseau est déjà là (d’ailleurs, explique Greenfield, l’usage de l’expression est largement influencé par un sociologue marxiste français, Henri Lefebvre – Wikipédia -, mort avant l’avènement de l’internet) : elle est un lieu sujet à des changements rapides et importants, où les négociations sont constantes. C’est la ville dans laquelle la population est impliquée, notamment via ces ordinateurs très sophistiqués que nous avons de plus en plus dans nos poches…

Adam Greenfield sur la scène de Lift au théâtre du Pharo à Marseille.

Dans la ville d’aujourd’hui, nous sommes entourés d’objets et d’espaces qui ont leurs propres identités informationnelles. Les espaces urbains se caractérisent de plus en plus souvent par des objets capables d’agir, comme le Tower Bridge de Londres développé par Tom Armitage [en], capable d’avertir les gens via Twitter [en] quand il se soulève par exemple… Mais du coup, nous sommes en train de voir apparaître de nouveaux modes de surveillance, non plus seulement par des caméras et microphones, mais aussi de manière plus subtile. Aujourd’hui des dizaines de millions de personnes sont confrontées à ces technologies et nous devons apprendre à évaluer les risques.
Pour permettre de mieux comprendre les problèmes qui peuvent apparaître, Adam Greenfield a dressé une taxonomie des effets, du plus inoffensif au plus dangereux.

Le premier exemple est un capteur créé en Finlande [en]. Ce pays est plongé dans la nuit pendant une majeure partie de l’année, et les voitures présentent donc un grand danger pour les piétons, surtout les enfants ou les personnes âgées. Ce capteur placé sur la chaussée détecte les piétons et avertit le véhicule. C’est un système qui sauve des vies et rencontre l’assentiment de la population. Pourtant, il capte des données publiques à l’insu des citadins, même si celles-ci ne sont pas archivées.

publicité Corée NikonPlus gênant est ce panneau publicitaire coréen [en]. Il représente des photographes, et un tapis rouge est placé devant l’affiche. Lorsqu’un passant marche sur le tapis rouge, les “photographes” prennent une photo et illuminent le badaud d’une série de flashs. L’idée est de donner aux gens l’impression d’être des stars. Mais les personnes ne sont pas enchantées par le flash : elles sont plutôt surprises. Le dispositif n’est pas dangereux ni inquiétant, mais il est caractérisé par un certain manque de respect, un côté nuisible. On monte donc d’un degré dans la taxonomie des effets pernicieux.

Beaucoup plus problématique est cette machine japonaise [en] qui va tenter d’analyser votre visage pour déterminer votre âge et votre sexe et vous propose des boissons censées correspondre à vos goûts. “Une telle application, explique Adam Greenfield, a tendance à effectuer des discriminations, à placer des gens dans des cases, dans des catégories. Cela va dans le sens inverse de ce qu’on attend d’une ville, qui est d’augmenter la diversité.”

Plus élevé encore dans la taxonomie des effets dangereux, ce panneau d’affichage créé selon Greenfield par une société française, qui va repérer votre âge, votre sexe et votre groupe ethnique et essayer de vous attirer en affichant une image en fonction de votre profil. Une telle technologie, a dit Greenfield, est si nuisible qu’il souhaite demander au maire de New York de la réguler de manière urgente, afin de limiter son explosion sur les supports d’affichages, comme l’évoquait le New York Times il y a déjà quelques années [en].

Tous les exemples précédents, du moins dangereux au plus inquiétant, sont au moins faciles à analyser. Mais comment évaluer les problèmes posés non plus par un objet ou système, mais par l’interaction entre plusieurs dispositifs au sein de l’espace public ?

Par exemple, à Wellington, en Nouvelle-Zélande, on a installé un dispositif de vidéosurveillance pour contrôler les accidents de voiture. Consultée, la population a approuvé cette technologie globalement positive. Puis, bien plus tard, lors de la mise à jour du logiciel, les concepteurs ont introduit un système de reconnaissance faciale, qui a pu être utilisé par la police pour reconnaître les délinquants. Et bien sûr, la population n’a pas eu à se prononcer pour une simple mise à jour du logiciel.

Comment prévenir les dérives ? Pour Greenfield, l’ouverture globale des données de l’espace public est une nécessité démocratique. Ces flux d’informations doivent être disponibles pour tous, et non réservés à ceux qui peuvent payer. Malgré les risques possibles de l’ouverture, les bénéfices, selon lui, dépassent largement les inconvénients.

Rééquilibrer le rapport de force entre concepteurs et utilisateurs

“Les architectes et les urbanistes regardent assez peu les usages. Les villes qu’ils façonnent sont souvent désincarnées”, suggère l’un d’entre eux, Alain Renk, à la tête de l’agence Renk & Partner/UFO (pour urban fabric organisation). A Paris par exemple, tout le monde connaît le blocage physique et politique que représente le périphérique, alors que pour beaucoup de Parisiens, il n’est pas vraiment une frontière de vie. Le temps long de la construction des villes est-il une réalité, ou seulement une façon de faire patienter ceux qui vivent dans la ville ? Pourrait-on construire des villes autrement, avec des matériaux plus transformables que le béton, comme on commence à en trouver dans des immeubles mexicains ? Peut-on construire des outils pour permettre aux gens de construire des villes ? Pour qu’ils partagent les évaluations et les décisions ?

C’est un peu toutes ces questions qu’égraine Alain Renk. En prônant une certaine radicalité pour réagir à la standardisation des environnements urbains portés par les grands groupes de construction qui accueillent les grands groupes de consommation. La ville devenue planétaire, “peut-elle encore être un endroit où les gens peuvent développer des projets de vie qui ne soient pas formatés, “robotisés” ?”, s’interroge l’urbaniste.

Alain Renk.

Pour lui, il est regrettable qu’on continue à faire de l’architecture et de l’urbanisme comme avant l’internet, alors que le monde a inventé depuis une autre situation, qui a à la fois une part physique et une part numérique. “Les habitants des villes se retrouvent destinataires de villes qu’on construit pour eux.” Le rapport de force entre constructeurs de villes et utilisateurs se tend toujours un peu plus. Architectes et urbanistes deviennent distants et arrogants, et semblent bâtir des murs uniquement pour tenir les utilisateurs à distance. Or, les habitants connectés en savent plus sur la ville que ceux qui conçoivent les territoires, estime Alain Renk.

C’est cette réflexion qui l’a amené à développer un prototype pour la dernière édition de Futur en Seine, baptisé Villes sans limite (vidéo). Ce dispositif de réalité augmentée permet de modifier l’aspect d’un quartier. Implémentée sur trois sites parisiens, l’application permet de récolter des données sur la façon dont les utilisateurs ont modifié l’urbanisme. Chaque utilisateur peut d’ailleurs observer les options qui se dégagent de ces manipulations, “la radicalité doit utiliser les armes du monde dans lequel on vit”.

making of : Unlimited Cities / Villes sans limite from Unlimited Cities on Vimeo.

Mais l’endroit où l’on est aura-t-il encore de l’importance à l’avenir, ou, au contraire, avec l’internet, seront-ils tous interchangeables ?, questionne Laurent Haug, animateur de cette session. La ville doit offrir des espaces pour travailler, pour rencontrer des gens, pour circuler… Elle doit répondre à l’uniformité, estime Alain Renk, elle doit offrir des alternatives aux endroits où il y a tout… et à ceux où il n’y a rien.

Billet initialement publié sur InternetActu

Photos Pierre Metivier (Saskia Sassen et Adam Greenfield) et Swannyyy (Alain Renk).

Image CC Flickr PaternitéPas d'utilisation commercialePartage selon les Conditions Initiales tarentula_in

Une Elsa Secco pour OWNI

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  • Blabla le 21 juillet 2011 - 11:49 Signaler un abus - Permalink

    Cet article me pose de graves problèmes. Les mots y sont foutrement mal utilisés.

    D’abord il faudrait peut être se mettre à lire la définition “d’urbaniser” avant de parler de désurbanisation. Mais passons.

    “hacker la ville”. La moi je comprends “détourner l’usage de la ville”. Détourner la règle de la ville ? Dans ce cas en marchant sur des pelouses interdites d’accès / en graphant / en pissant contre un mur je hacke la ville donc? J’en fais un usage détourné et… Ho mon dieu je la hacke!

    Bref les spécialiste d’internet se sont approprié le mot du hacking et nous le tartine à toutes les sauces pour capter du flux twiter. Youpi youpi!

    Bref oui les usagers “hackent” la ville, puisque les urbanistes n’ont rien compris à la vie. Il ne faut pas non plus croire qu’il existe une dichotomie urbaniste / usager. Il n’y a pas deux monolithes qui se font face. L’usager “fait” la ville autant que l’urbaniste. Par plusieurs moyens : sa consommation, ses choix résidentiels etc. Le phénomène de gentrification, la spécialisation fonctionnelle et social d’un quartier comme le marais illustre parfaitement ce propos.

    La ville faite par les usager ça donne un truc particulièrement violent : les gens riches font la ville => nous avons besoin d’une décision publique pour réguler la ville.

    D’ailleurs si vous connaissiez un peu mieux le design institutionnel (oui moi aussi je peux accoler des mots trop cool) vous seriez au courant : ce sont les communes qui ont la compétence de l’urbanisme et en général les maires (pour se faire réélire) font tout pour ne pas (trop) bousculer les habitants et leurs cadres de vie.

    Sinon cet article est juste incompréhensible : visiblement écrit par quelqu’un qui ne connait pas la ville ou le fait urbain et qui a voulu superposer hacking / ville.

    PS : sinon détourner l’usage de la ville c’est cool hein…

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  • Moody le 21 juillet 2011 - 13:57 Signaler un abus - Permalink

    Merci BLABLA, j’aurais pas dit mieux.
    L’auteur se prend les pieds dans son verbiage “hipster” toutes les 2 lignes, ca fait mal a la tête…
    C’est dommage, parce qu’il y a des choses intéressantes dans le discours de Mrs Sassen. Ca aurait intéressant de distiller le fond sans les gargarismes de language ; on nous sert exactement l’inverse.

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  • Hubert Guillaud le 22 juillet 2011 - 11:59 Signaler un abus - Permalink

    @Blabla : pour ma part, j’ai surtout essayé ici de retranscrire les propos des intervenants (je ne les considère pas vraiment comme les miens) qui ne sont autres qu’une sociologue, un designer et un architecte tous trois spécialistes du sujet. Mais vous avez le droit de ne pas apprécier.

    Comme vous avez l’air d’avoir mieux compris la ville que tout le monde – vous devez être urbaniste ;-) – vous expliquez que l’usager fait autant la ville que les urbanistes. Or, bien souvent, l’usager ne peut faire la ville que dans la double contrainte : le cadre de l’urbaniste et celui de l’édile.

    Vous nous dites que la ville des usagers est violente. Je vous réponds que la ville faite par les urbanistes et les architectes est rarement douce : je vous renverrais aux grandes cités que nous avons construites ou aux zones commerciales si bucoliques qui bordent nos villes. Ah, oui, mais pour vous c’est peut-être la faute de l’usager s’il devient violent dans un tel cadre ?

    Reste que sur le fonds, je suis d’accord avec vous pour dénoncer la limite du slogan d’appliquer l’open source et le hacking à la ville. La ville réelle ne se hacke pas beaucoup et quand vous le faites, bien souvent, vous risquez plutôt une amende qu’autre chose. La ville réelle n’est pas très open source non plus : tout y est très très cadré : que ce soit par les experts (architectes et urbanistes qui dessinent des chemins piétonniers que les gens n’empruntent pas par exemple), les édiles (qui fixent les règles) et les usagers (qui se surveillent les uns les autres).

    Mais bon, je pense qu’il faut bien comprendre les propos de Saskia Sassen et Adam Greenfied, qui dénoncent les “Smart Cities” du type New Sondgo, c’est-à-dire le risque de surutilisation de la technologie dans nos villes. Ils dénoncent surtout le danger de couches technologiques sécuritaires et sécurisantes, automatisantes et automatiques, organisantes et organisationnelles qui risquent surtout d’être un pas de plus dans l’uniformisation, la planification, l’optimisation de l’espace urbain (au détriment de la liberté de l’usager, comme l’évoque d’ailleurs Richard Sennett…).

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  • Chku le 22 juillet 2011 - 12:36 Signaler un abus - Permalink

    Trop d’accord avec Blabla, ce compte rendu est un foutoir de buzzword et on a mal à la tête à le lire.

    Sur le fond, les travaux évoqués sont eux-même des niaiseries sans noms qui en disent plus sur l’Homme que sur la ville.

    “une sociologue, un designer et un architecte tous trois spécialistes du sujet” qui donnent leur avis sur la ville, ça nous montre à quel point l’Homme se prend pour un Dieu en puissance qui est capable par sa volonté individuelle de modifier la trajectoire d’une organisme aussi complexe et autonome que la ville.

    C’est dérisoire de croire que des prophéties individuelles peuvent changer les choses, se poser en spécialiste de la ville en général c’est déjà se mentir à soi-même, c’est se croire doté de moyens supérieurs à ceux qui nous sont conférés par la nature, ne chercher pas, vous ne trouverez pas de solution magique pour faire fonctionner les villes !

    En somme, toute la vanité humaine condensée en un article,vraiment, nous sommes pourris par le mythe des grands hommes et la course effrénée à l’immortalité ; merci OWNI !

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  • Bakounine le 22 juillet 2011 - 13:56 Signaler un abus - Permalink

    Oh la vieille histoire…

    Pour Blabla, les usagers font la ville certes, mais qui a fabriqué les usagers ?
    Eux-mêmes, c’à d nous-mêmes en tant qu’usagers et habitants de la ville, sommes le produit de stratégies conscientes, déployées aux XVIIIè et XIXè par un cortège d’experts qui ne s’appelaient pas encore urbanistes (philanthropes, ingénieurs, médecins, hygiénistes…), principalement dans le but de conformer les modes de vie populaires à l’ordre productif naissant.

    La séparation du lieu de travail et du domicile (si l’on pense au destin des canuts par ex.), l’interdiction de loger des célibataires (réglementation classique des cités ouvrières), l’assignement de lieux appropriés à chaque membre de la famille (à chacun son lit, à chacun sa chambre), la mise en place d’équipements collectifs pour mieux fixer la main d’oeuvre (crèches, écoles, hôpitaux), puis au début du XXè l’entreprise de destruction de la rue, l’éloignement des travailleurs des foyers de sédition et d’organisation politique (cabarets, estaminets), le grand déménagement des classes populaires vers les banlieues, la promotion de la maison individuelle dans les années 1970… Tout ça c’est très concret… Et notre usager d’aujourd’hui, qu’il le veuille ou non, est le produit de ces projets urbanistiques, de la même façon que l’homo economicus fut créé sur le papier avant de s’incarner en chacun de nous…
    Aux XVIIIè siècle s’est opéré un transfert des notions biologiques de fonctions, de milieu, de circulation, etc. (notre vocabulaire en est encore imprégné : on parle de congestion, d’artères, de croissance des villes…) qui a permis pour la première fois de regarder la ville comme un objet scientifique et d’entreprendre un aménagement rationnel de celle-ci. Pour tous les ratés qui allaient suivre il ne faut pas non plus sous-estimer l’influence de ces transformations.

    Pour Chku, c’est peut-être dérisoire de vouloir changer le fonctionnement de la ville à coup de slogans, mais c’est pas pour ça que la ville est un organisme qui nous échappe, c’est plutôt une machine très perfectionnée qui est le fruit d’un travail historique et collectif, elle a été très justement pensée par ces “spécialistes” que tu conchies (pourquoi l’Etat financerait les sciences humaines si elles ne servaient à rien ?), et se présente à nous aujourd’hui avec des effets de décalages temporels qui la rendent si peu compréhensible (la permanence des formes urbaines fait qu’une ville n’est jamais contemporaine à elle-même)…

    Pour le reste, la technologie n’a jamais fait la ville, elle l’accompagne et naît des besoins qu’elle révèle. Pourquoi ? Parce que les temporalités urbaines surplombent le cycle court des innovations technologiques (l’étalement urbain aux Etats-Unis a précédé l’introduction de l’automobile par ex.)

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  • Blabla le 22 juillet 2011 - 15:03 Signaler un abus - Permalink

    Merci de votre réponse Mr. Guillaud. Nous sommes finalement assez d’accord.

    En effet vous l’avez bien compris je suis urbaniste, ou plutôt étudiant dans le domaine : rassurez vous je trouve ma profession un peu vaine pour ce qui est de la prise en compte de l’intérêt commun. En ce sens certains propos de fond ne me dérangent pas du tout au contraire. (D’ailleurs en je trouve la première question posée par Bakounine très intéressante).

    Ce qui m’agace c’est la forme. Les mots.
    Ce que vous rapportez est un poil illisible : le flou sémantique du “hacking urbain” est pesant.

    Mon commentaire n’implique qu’une seule mise en garde : si la réalité augmentée et l’internet enrichissent incroyablement l’expérience du citadin (le GPS par exemple) ça n’implique pas qu’il découvre d’un seul coup le “hacking urbain” que nous pratiquons tout les jours en traversant en dehors des clous. Il ne faut pas être si prompt à sauter sur ce concept en accolant le mot “hacking”. Mais ça je crois que vous le pensez aussi.

    Je ne suis pas sûr de moi : définissons l’”hacking urbain” => notamment une question cruciale mais toujours éludée : quelle est exactement l’intervention de la techno (réalité augmenté, internet, hacking) dans l’”hacking urbain”.

    Finalement en écrivant ce second commentaire je comprends seulement maintenant que la problématique est passionnante : nous détournons la ville, comment la détournons nous avec les NTIC, comment les NTIC peuvent changer la morphologie de la ville. Seulement avec votre article on s’écrase juste sur la barrière de vos mots accolés avec une certaine maladresse (à mon sens en tout cas).

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  • Blabla le 22 juillet 2011 - 15:28 Signaler un abus - Permalink

    Pour rebondir sur une de vos remarque : en ce qui concerne les contraintes de l’urbaniste.

    A mes yeux l’urbaniste travaille (attention il ne “fait” pas la ville) dans une multitude de contraintes plus complexes

    => D’ABORD : le terrain d’action (sur lesquelles il existe des réalités sociales que l’urbaniste prends en compte, enfin j’espère).
    => cadre institutionnel
    => édile (qui fait lui des choix contraints par ses électeurs [ les visions de la ville de la gauche et de la droite sont strictement les mêmes il n'existe pas de pression des partis sauf peut être pour les écolos ])
    => et effectivement le cadre de l’urbanisme : à savoir surtout ne plus jamais construire quelque chose qui ne saurait être défait (phrase qui ne veut rien dire mais je veux juste évoquer le traumatisme des grands ensembles).

    Ensuite pour moi l’urbaniste “fait la ville” avec/contre le politique, le législateur et l’usager.

    Ceux qui transforment la ville en continu ce sont les usagers, les trois autres acteurs sont sur des échelles temporelles différentes.

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  • jean miche le 22 juillet 2011 - 19:52 Signaler un abus - Permalink

    Ce que je trouve dommage, c’est que le sujet de la ville intéresse de plus en plus…nombreux articles etc. et toujours on va interroger architectes, sociologues … mais jamais d’urbaniste !
    C’est un métier, avec une formation spécifique, très différente de celle de l’architecte.

    Je dis ça parce que (je me permet de faire de la sociologie de comptoir, on en fait tous à un moment ou à un autre) quand je lis “les urbanistes ” dans un article, j’ai l’impression qu’on s’imagine le mec hipster i-phone en poche qui a fait ses études d’archi à Paris. Mais “les urbanistes ” ça recouvre une variété de métiers très grande … et notamment celui d’urbaniste… qui revêt lui me^me des casquettes très variées … etc.

    En tant qu’urbaniste je me sens très éloignée de l’image du hipster fendu de design pour riches.et également de celle du fonctionnaire plan plan de mairie.

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  • tRoU dU cULz hiDEoUt le 23 juillet 2011 - 11:27 Signaler un abus - Permalink

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  • Alain Renk le 23 juillet 2011 - 19:06 Signaler un abus - Permalink

    Merci blabla et les autres.

    Je prends un peu en retard cette conversation. Un de nos projets s’intitule 7 Milliards d’Urbanistes. Le principe 7MU est un peu difficile à faire admettre pourtant c’est une des plus magnifiques opportunités qui s’offre pour que l’évolution des villes échappe à la volonté humaine toujours recommencée du contrôle.

    Il ne me semble pas que Saskia Sassen et Adam Greenfield proposent des solutions figées, ni ne se présentent comme des gourous. C’est plus intéressant, car ils alertent sur des tendances lourdes qui augmentent le risque de réduire le degré de liberté des habitants à orienter les évolutions de leurs environnements. La question est de parvenir à contrer ces tendances lourdes. A un certain moment, il y a des effets de seuils, de bascules et d’accélérations portés par des grands systèmes techniques et une société qui accepte des évolutions progressives, presque invisibles.

    Je ne fais pas de catastrophisme, car je suis assez optimiste. D’une part parce que les choses ne tournent jamais comme prévu et que les fournisseurs smartcities ultra cablées et non transparentes vont avoir du mal à résister à l’inventivité de ceux qui vont mettre à mal leurs business plans. J’adore l’histoire des compteurs électriques intelligents qui coutent très chers à changer pour communiquer leurs données et dont on peut capter les données sans les ouvrir avec une caméra connectée qui filme le compteur. Si je suis optimiste, c’est surtout parce qu’il me semble que le fait majeur des décennies à venir est l’intelligence collaborative, dans tous les domaines, et j’espère que la ville ne sera pas le moindre.

    OK, pour l’instant, les outils capables de favoriser l’expression des idées puis leurs structurations et organisations de façon transparente ne sont pas légion. C’est logique, mais il va y avoir une montée en puissance de ces outils collaboratifs. De toute façon, l’ambivalence des technologies persistera, avec autant de raison de s’en méfier que de les désirer, il faudrait donc un peu affuter nos outils pour détourner nos environnements vers des évolutions désirables. Les langages sont évidemment un problème, l’architecte ne parle pas déjà pas comme l’urbaniste, etc… mais c’est ça qui est bien non ? Il y a des mondes derrière les mots. Comme dans les villes il y a du factice, mais définir le réel aujourd’hui…

    A quoi servent les spécialistes? A mon avis à éclairer des questions, à les rendre intelligibles pour construire une compréhension partageable qu’on peut relier à des fondamentaux pour organiser des débats et des discussions. Par exemple la diversité est nécessaire dans tous les systèmes complexes parce qu’elle permet la robustesse, c’est-à-dire l’adaptation à des conditions changeantes. Est que les villes sont complexes ? Est-ce que le monde contemporain est stable ?

    Personnellement je ne me considère pas comme un spécialiste, j’ai un peu du mal avec la posture du c’est grave docteur? On dit que les études d’architectures forment des autodidactes, après c’est une question de responsabilité. Encore une fois, les habitants connectés en savent plus sur la ville que ceux qui conçoivent les territoires. (C’est une des 70 thèses du Manifeste 7MU). Si ces habitants s’organisent un peu, cela va être intéressant.

    Merci à Hubert Guillaud et Rémi Sussan d’avoir lancé le sujet.

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  • Asselin le 24 juillet 2011 - 5:53 Signaler un abus - Permalink

    C’est interessant de voir à quel point le sujet éveil la discussion, sur Owni, où les commentaires ont un “taux de polémie” généralement bas.

    Je ne suis pas architecte, mais je suis amené à m’intéresser à cette double question de la trame technologique et de la ville dans le cadre de mon travail de plasticien et de jeune prof en conception web. J’habite dans une ville -Ivry s/Seine- qui s’est visiblement construite par “strates”. Ville fonctionnelle depuis longtemps (une des premières villes françaises industrialisées), elle a servie de laboratoire successifs à des expériences urbanistiques, tel les premières “Habitation Bon Marché” (ancêtre du HLM). C’est donc aujourd’hui comme une sorte de vitrine de solutions fonctionnelles “temporairement définitives”. J’ai commencé à photographier ma ville il y a quelques mois, à l’aide d’une chambre (dispositif de capture photographique assez rigoriste), en m’intéressant aux motifs qui fondent cette ville, dans les deux sens du terme, c’est à dire à son langage.

    Si je parle de cela, c’est qu’il me semble dans la discussion qui a lieu ici qu’il y a un décalage: “faire” la ville, ce que fait le concepteur, ça n’est pas seulement une opération de mise bout à bout de solution, “d’entassement raisonnable”. C’est aussi répondre à une pression. Si les anciennes villes industrielles se sont brusquement mises à changer au derniers quart du 20eme siècle, ce n’est parceque tous les architectes/urbanistes ont eu en même temps l’idée d’un nouveau paradigme urbain. L’usage a changé, la demande, la pression des flux de population, qui d’un seul coup pouvaient changer de ville, la cristallisation des conséquences sociétales de la construction à marche forcée d’après guerre, la “tectonique” économique, etc… Ce ne sont pas uniquement les choix de formes, ou les “opinions”, mais les faits, les phénomène erratiques principalement, les points de failures, qui façonnent pour nous l’espace urbain.

    Lorsque Saskia Sassen parle d’ “hacker” la ville (je ne dit rien volontairement sur son propos), elle n’emploi pas un concept prétencieux et jeuniste de son cru. Elle fait référence à toute une pensée de l’évolution par accroc, de l’introduction de l’imprévisible, de l’incertain, du chaotique (et s’il y a bien un ensemble chaotique, c’est l’ecosystème urbain, raison pour laquelle son contrôle est un enjeu si vaste…) dans notre grande nomenclature phénoménologique. Elle secoue un arbre dont les racines sont dans le désordre Spinoza, Liebniz, JS Russel (involontairement, par la découverte du soliton), Prigogine, Mandelbrot, Michel Foucault, Deleuze évidemment (et sa déterritorialisation), Hakim Bey, les artistes eToy, Pierre Huygue, Eric Duyckaertz ou Société Réaliste, et des tas d’autres. Qui n’emploient pas tous le terme “hacking” d’ailleurs. Il y a des des architectes aussi. “Hacking” ne renvoie pas immédiatement à un acte hors-la-loi, mais d’abord à la constitution de contre/sous-cultures. Le hacking consiste en la possibilité d’ensembles de pratiques et d’échanges autonomes (hostiles ou non) et non-prémédités, entre des individus inclus dans la société matérialiste et fonctionnaliste (post)moderne. Il prend son sens à une époque où l’objectivation, l’optimisation, la préméditation, ont acquis un niveau de pouvoir tellement insensé que que plus d’un quart des grues en fonction construisent une ville-composant dans un desert (Dubai). Le hacking, c’est le possible dans un monde qui dit “plus de possible hors de moi”, la flibuste au temps de la “fermeture des cartes”, pour reprendre un terme qu’emploi Hakim Bey dans TAZ.

    Il existe un terme pour décrire la ville que ne souhaite pas Mme Sassen: computable. Et pour lutter contre une ville rendue computable, notamment gràce à la technologie, elle préconise de favoriser les usages imprévus ou non conventionnels de la ville, disons de “cracker” le programme ville, de faire sauter la complétude dans laquelle l’inscrit la pensée de l’ingénieur.

    Un de mes anciens profs a écrit dans l’un de ces livres son scepticisme au sujet des historiens de l’art qui raffolent, dans leur désire de maîtrise scientifique, des archives d’artistes, sollicité lui-même par un fond documentaire. Il pose alors la question de la place du secret dans un monde se fantasmant lui-même comme transparent. C’est le même sujet qui est ici à l’oeuvre: doit on donner corps à la super-vision objective, omni-informée et behavioriste de la ville, ou peut on accepter qu’une ville “ai ses secrets”? Autrement dit, pour être concret, le rôle de l’architecte, de l’urbaniste se résume t’il à répondre à toutes les occurences d’un cahier des charges, ou doit il être capable d’articuler des espaces et des volumes par nature “mobiles”, liquides à l’usage, appropriables? Ne doit il pas simplement accepter qu’il n’est pas souhaitable que tout l’ouvrage reflète la perspective étroite et unique du siège sur lequel il est assis, du fait qu’il ne sait pas tout?

    Là où peut être la question n’est pas complètement bien posé, c’est qu’il n’apparaît pas vraiment que cette “appropriation” de la ville, en réalité, existe quoi qu’il advienne. C’est le niveau de tension entre l’urbanisant et l’urbanisé qui varie, mais l’appropriation, elle, se fait. Tout comme un écosystème ne meurt pas de la pollution, mais est transformé par elle, la société s’adapte à ses conditions matérielles d’existence, mais en garde les empreintes, et réagit. La question que doit se poser l’architecte, ou le décisionnaire, est finalement de savoir s’il veut canaliser, superviser le comportement de l’usager (renforcer l’ordre, la prévision, en appauvrissant les situations) ou au contraire lui offrir des ouvroirs de vies possibles dans une relation d’interaction avec l’espace et le construit. Ce sont deux conceptions politiques de l’espace urbain, et de la société. On ne les résous pas par l’émerveillement de la réalité augmentée. Il faut, à un moment ou à un autre, que se télescopent bruyamment les paradigmes de la ville-contrôle (Dubai), qui n’offre aucune réserve entropique à ses habitants, et de la ville-cosmos où des échangent imprévues peuvent avoir lieu sans que la cité soit en péril (une ville qui prend corps).

    Je termine par une évocation. Enfant (j’ai 31 ans), j’ai vu la ville marocaine de Temara, près de Rabat, à l’état de champs. Si vous vous baladez aujourd’hui dans cette ville, vous verrez la vie, l’appropriation, la classe moyenne récente, l’usure avancée des murs de bétons gorgés de sable de mer, l’occupation par la foule des individus, des micros-quartiers formés par la vie à l’échelle des patés de maisons ou des commerces, etc… D’une façon ou d’une autre la vie a prie. Si vous vous promenez dans cette ville qui a 20 ans, vous penserez qu’elle a toujours existée.

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  • [...] la question de savoir si les technologies urbanisent ou pas la ville me semble d’importance.” lire l’article de Hubert Guillaud Partagez cet article : Publié dans Actualité économique, [...]

  • [...] encore que la gentrification croissante de son quartier ou les gloses de bigots musulmans et de la ville numérique, c’est que l’on puisse élever et louer un chat électronique, un certain Tamagotchi, qui lui [...]

  • Les chats de Galata le 12 août 2011 - 21:45

    [...] encore que la gentrification croissante de son quartier ou les gloses de bigots musulmans et de la ville numérique, c’est que l’on puisse élever et louer un chat électronique, un certain Tamagotchi, [...]

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