Le MOX revient à la réalité

Le 21 novembre 2011

Pour le PS, le MOX c'est un mot technique d'un paragraphe. Près de Bordeaux, c'est le plus dangereux des combustibles nucléaires qui devrait alimenter deux réacteurs de la centrale du Blayais. Une enquête publique est ouverte.

Pendant que le Parti socialiste et Europe Écologie-Les Verts s’écharpaient à propos d’un paragraphe de leur accord se référant au MOX, le groupe EDF, lui, intensifiait son lobbying pour alimenter avec ce fameux MOX (le plus radioactif des combustibles nucléaires) deux réacteurs de la centrale du Blayais, près de Bordeaux.

Une enquête publique [PDF], démarrée lundi 14 novembre, permet aux habitants et acteurs locaux de poser des questions à l’un des trois commissaires enquêteurs désignés – dont un ingénieur retraité d’EDF – pour effectuer des permanences d’information au public, comme nous avons pu le constater sur place.

Le MOX est une spécialité française : combustible de deuxième génération, composé d’un mélange de plutonium (7%) et d’uranium (93%) et fabriqué à Marcoule par Melox (une entreprise du groupe Areva), il est élaboré à partir des matières recyclées à l’usine de retraitement de La Hague. Des experts sollicités par Greenpeace soulignait dès 2001 l’extrême dangerosité de ce mélange, présent en nombre dans les réacteurs de Fukushima.

À la centrale du Blayais, pour permettre l’arrivée de ce MOX dans deux nouveaux réacteurs, EDF presse les autorités de modifier le décret autorisant l’installation nucléaire locale. En prenant acte, notamment, que les deux premiers réacteurs du Blayais fonctionnent déjà au MOX depuis 1994 et 1997.

Dossier imprécis

Cependant, un avis de l’Autorité environnementale du Ministère de l’écologie et du développement durable (AE), datant de juillet dernier, pointe un certain nombre de défaillances dans le dossier remis par EDF et disponible sur le site du groupe. Michel Badre, président de l’Autorité environnementale nous précise :

Nos avis sont obligatoirement sollicités par les maîtres d’ouvrage, dès qu’il y a étude d’impact et enquête publique. Ils n’ont pas de valeur contraignante, mais doivent être joints au dossier d’enquête publique, et publiés sur site internet (le nôtre, et celui de l’autorité qui instruit le dossier). Tout le monde peut donc y avoir accès, et les utiliser en cas de recours.

Saisie par la Direction générale de prévention des risques du ministère de l’Écologie et du Développement durable, l’Autorité environnementale a rédigé son avis délibéré le 20 juillet. 26 pages techniques et critiques. Au départ, le texte concernait l’évaluation environnementale du dossier de demande de modification du décret.

Mais très vite, la question seule de l’emploi du MOX s’est imposée sur les autres : la centrale prélevant et rejetant son eau dans l’estuaire de la Gironde, lui même site protégé – classé site Natura 2000 pour la préservation des espèces. L’étude d’impact sur l’introduction du MOX dans les réacteurs 3 et 4 de la centrale s’est transformée en une mise à jour de celle de la fin des années 70 :

Dans les faits elle se présente comme une actualisation, pour l’ensemble du site du Blayais, de l’étude d’impact de la fin des années 1970. Il faut par ailleurs garder en mémoire qu’une telle actualisation était considérée comme opportune par de nombreux partenaires concernés par les impacts du CNPE [Centre nucléaire de production d'électricité, NDLR]

Le rapport met surtout en évidence des manquements d’EDF dans les dossiers de présentation. Et pointe du doigt les enjeux sur la santé, l’environnement  et « la prévention des risques accidentels ».

Dans les faits, EDF souhaite introduire le MOX pour des motifs de rentabilité. Or l’avis de l’Autorité environnementale souligne l’absence de bilan de l’entreprise sur sa stratégie environnementale. Et son silence sur l’impact de ses activités :

La justification du choix de « moxer » les réacteurs 3 et 4 du Blayais en un peu plus de trois pages ne peut cependant pas être considérée comme satisfaisante. [...] Aucun développement n’est proposé sur cette nouvelle filière technologique et sur ses perspectives opérationnelles raisonnables à échéance de 2050. La conclusion semble dès lors hâtive : « En définitive, le traitement et le recyclage, avec les installations existantes, constituent aujourd’hui une filière industrielle totalement maîtrisée pour gérer les combustibles usés...».

Pour le rapport, le plutonium, retrouvé en grande quantité dans le combustible nucléaire irradié, est un des éléments “qui pose le plus de problèmes à la filière de retraitement, compte tenu de ses caractéristiques qui le rendent très dangereux (très forte radiotoxicité et durée de demi-vie de 24 000 ans pour le Plutonium 239)”. Le groupe prédit même un avenir qu’il n’est pas en mesure d’estimer concernant un second recyclage du plutonium contenu dans le MOX, dont les pastilles sont un million de fois plus radioactives que celles d’uranium1 . Le retraitement du plutonium est, pour EDF, une certitude :

Bien qu’il n’existe actuellement aucune perspective validée en France de recycler une seconde fois le plutonium (contenu dans les assemblages MOX usés), le maître d’ouvrage estime que « les combustibles MOX usés permettent ainsi de constituer une réserve de plutonium pour EDF » dans la perspective d’une nouvelle génération (dite IV) de réacteurs à horizon 2050.

“Du pire au super-pire”

Mais le comble, pour un dossier consultable par le public, concerne son manque de lisibilité. Il est jugé par l’Autorité environnementale comme étant « difficile à lire, tant par sa longueur et son organisation générale (renvoi de parties essentielles dans des annexes) que par sa rédaction ». Sur le site d’EDF, 1448 pages en format flash, non téléchargeables.

L’Autorité environnementale recommande de trouver un mode de présentation qui permette de mieux hiérarchiser les enjeux que l’étude d’impact doit prendre en charge, du double point de vue des impacts sur l’environnement et la santé humaine et de celui de l’information du public. [...] l’Autorité environnementale recommande au maître d’ouvrage de mettre à disposition, lors de l’enquête publique, des moyens informatiques permettant de retrouver rapidement les pages concernées par des mots clés qui pourraient être identifiés notamment avec la contribution de la Commission locale d’information du site nucléaire du Blayais.

Pour Stéphane Lhomme, président de l’Observatoire du nucléaire, ancien porte-parole du réseau Sortir du nucléaire et président de l’association Tchernoblaye :

C’est encore pire avec le MOX en cas de catastrophe. En plus de tous les produits qu’il y a dans les réacteurs, il y aura du plutonium. On en est à comparer le pire avec le super-pire. EDF, après Fukushima continue et veut ajouter du MOX comme s’il ne s’était rien passé. On sait à l’avance que le verdict final sera positif pour EDF même si tous les gens qui viennent à l’enquête publique ajoutent des annotations contre la modification du décret. Même si dix mille personnes le refusent.

Le Ministère de l’écologie aura le dernier mot.


Illustration Flickr PaternitéPartage selon les Conditions Initiales gadl

  1. selon l’avis de l’AE []

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  • Kat le 21 novembre 2011 - 10:34 Signaler un abus - Permalink

    Je retiendrais un gros parti pris. C’est dommage, l’ensemble des journalistes d’OWNI tendent vers davantage d’objectivité, mais dès qu’on touche au nucléaire on a le droit à “pire au super pire” (en citant tout de même Stéphane Lhomme, la personne qui est même détestée par son propre camp), “1 million de fois plus radioactive” (avec une source approximative), des superlatifs ayant trait au danger à tous les paragraphes, un lien vers un article encore plus subjectifs … tout ce que je déteste dans la presse traditionnelle. Comme quoi, même les pure players ne sont pas à l’abri des journalistes de seconde zone (L’auteur ayant étudié la sociologie et l’anthropologie et voulant nous faire une leçon de génie nucléaire … très amusant à relever pour le coup).

    BTW, et pour parler de l’hypothétique peut-être future ombre du soupçon d’avenir du recyclage des déchets dont on nous parle avec beaucoup de bonne foi (sic), on parle bien de génération IV (de type neutron rapide dit RNR) dont le prototype de démonstration, Super Phénix, a montré que la surgénération était possible, même à usage “commercial”.

    Voilà, ce n’était pourtant pas bien dur, juste un coup d’oeil sur wikipédia. Et vous seriez passée pour une journaliste faisant le strict minimum. Raté.

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  • Claire Berthelemy le 21 novembre 2011 - 11:08 Signaler un abus - Permalink

    Ce qui est surtout dommage, c’est le parti pris que vous m’attribuez. Parce que c’est une erreur.

    Stéphane Lhomme est peut être détesté même par son propre camp (source ?), il est un des acteurs sur le terrain.

    1 millions de fois plus radioactive est une citation tirée de l’avis délibéré de l’Autorité environnementale. Si cette source-là est approximative, vous pouvez leur envoyer un email pour le leur dire si vous le souhaitez… Ils vous répondront certainement.

    Je transmettrais à mes collègues l’objectivité dont ils font preuve. Compliment que je prend aussi pour moi. Pour un commentaire en provenance de l’École des Ponts et Chaussées, nous pouvons être flattés.

    Quant au journalisme de seconde zone, je ne me sens pas concernée. Idem pour la sociologie et l’anthropologie, il n’y a aucun rapport. Mais si vous vous amusez à le relever, pourquoi pas.

    Merci pour le conseil Wikipedia. C’est un excellent site ! Que je consulte régulièrement.

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  • groumpf le 21 novembre 2011 - 11:29 Signaler un abus - Permalink

    Le MOX est la seule “valeur ajoutée” du nucléaire français : le mythe du recyclage des déchets nucléaires. En fait une énorme arnaque.
    Normal qu’ils essayent de le fourguer partout, en dépit de son extrême dangerosité.

    Le commentaire de Kat est celui de quelqu’un qui pense que la technologie peut résoudre les problèmes qu’elle a elle-même créés. Ridicule. Il a juste omis de dire que SuperPhenix utilise du sodium liquide comme liquide caloporteur. Sodium liquide qui s’enflamme à l’air et explose à l’eau…
    Qu’il aille vivre à Tchernobyl ou Fukushima et il aura un aperçu des bienfaits de la technologie nucléaire.
    L’uranium qu’on extrait du sol et qu’on transforme en plutonium, c’est une pollution à vie pour des milliers de génération. Le nucléaire c’est la transformation de la Terre en énorme décharge.

    J’ai trouvé que l’article apporte des éléments dignes d’intérêts.

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  • Sylvain Lapoix le 21 novembre 2011 - 11:31 Signaler un abus - Permalink

    @Kat : ayant recruté la sociologue et anthropologue de formation auteure de cette article, je me permet d’intervenir sur votre commentaire. D’une part, les citations dont vous relevez les superlatifs sont sourcées et, à ce titre, mettre en avant leur poids n’est que faire justice à l’importance du sujet.

    Le “gros parti pris” est quant à lui une interprétation de votre part : cet article n’est pas un édito mais un reportage qui vise à éclairer un point méconnu d’un débat pourtant largement relayé… mais très peu dans la dimension industrielle qui est détaillée ci-dessus. Alors certes, beaucoup de confrères sont plus que précis sur les atermoiements autour de ces négociations, pics personnelles, petites phrases… Cette version là de l’analyse politique, nous avons décidé, chez OWNI, de nous en passer (cf. mon “édito” pour le coup, qui éclaire notre démarche “OWNIpolitics” http://bit.ly/pL9KDp). D’une, parce qu’elle abonde partout ailleurs et que ceux qui la cherche la trouveront sans effort. Et parce qu’ensuite, il y a beaucoup à dire sur la technique, l’économie et le lobbying que trop peu de confrères, dits de “première zone”, creusent (à l’exception notable des titres spécialisés, presse économique ou pure player, comme Mediapart).

    Je vous invite donc à lire les autres articles de ma collègue pour constater par vous-même qu’aucun parti pris ne trouve la place de se glisser entre deux infos vérifiées, des citations sourcées ou des documents affichés sur le site. http://owni.fr/author/claireberthelemy/

    Merci en tout cas de participer au débat et impatient de votre réponse.

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  • Kat le 21 novembre 2011 - 11:36 Signaler un abus - Permalink

    Je ne vois pas bien le rapport avec l’Ecole des Ponts. Mon “expertise” dans le domaine ne vient d’ailleurs pas de là…
    Pour la source sur les “1 million …”, il aurait été plus simple de faire un lien vers la citation. Or vous donnez juste en patûre le nom de “AE”. Je ne trouve juste ça pas très “propre” comme façon de sourcer. C’est là où je voulais en dire par “approximatif”.
    Pour Stéphane Lhomme, une simple requête google “Stéphane Lhomme sortir du nucléaire” nous donne comme premier lien (article de Libération) http://www.liberation.fr/terre/0101629163-stephane-lhomme-evince-de-sortir-du-nucleaire dont je cite “Stéphane Lhomme, vient d’en être purement et simplement évincé après huit ans comme vitupérant porte-étendard de la lutte anti-atome.

    Contacté par Libération cet après-midi, Stéphane Lhomme était en train de s’inscire sur le site de Pôle emploi. «Il y avait une volonté délibérée de se débarrasser de moi. Dans les 4 pages argumentées que le réseau m’a fait parvenir, il y a de tout, sur mon caractère, mes orientations politiques…»”

    Je pense que l’article parle de même. Je connais aussi quelques personnes ayant travaillé avec lui… ça aide.

    Concernant votre cursus, je relevais juste à quel point il était éloigné d’une quelconque formation dans le domaine. Vous n’avez d’ailleurs pas répondu sur les RNR dont vous parlez à mots couverts, en insinuant leur inefficacité. Je ne vous attribue que ce qui se ressent de votre article. Et j’en suis plutôt déçu. Je considère en effet que relayer uniquement les informations d’un seul point de vue (Sortir du Nucléaire, Green Peace, Observatoire du Nucléaire…) induit un certain parti-pris journalistique que je regrette (sur la question du MOX, et de génération IV notamment).

    Cordialement,
    PS: je voulais tout de même m’excuser pour mes propos déplacés “journalisme de seconde zone” etc… mais la recrudescence ces temps-ci des pseudo-experts a tendance à me taper sur le système. C’était le troisième article aujourd’hui, et c’était celui de trop sur lequel j’ai passé mes nerfs. Je tenais à m’en excuser.

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  • Kat le 21 novembre 2011 - 13:10 Signaler un abus - Permalink

    @groumpf Je n’ai jamais dit quoique ce soit quant au nucléaire et à sa viabilité (hormis pointer le vocabulaire utilisé, qui comme le rappelle très justement Sylvain Lapoix est en général sourcé et issu d’autres papiers).
    Par contre, j’ai conscience des problèmes à venir à court terme dus à toutes les énergies carbonées, au problème des épandages de produits plombés (par exemple), et de manière générale de l’environnement autre que le problème médiaticocentré du nucléaire.
    Et oui j’ai bon espoir, en bon petit soldat cartésien que je suis, que la science fera avancer les choses, et que nous pourrons résoudre demain les problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. J’ai même espoir qu’on arrivera à résoudre aujourd’hui les problèmes de demain ….

    @Sylvainlapoix Je me suis excusé (avant d’avoir vu votre commentaire) de mon ton. Quants aux querelles de clocher de “nos” politiques, je m’en contrefiche assez royalement. C’est en partie pour ça que je lis d’OWNI d’ailleurs. Par contre, je vais peut-être blesser à nouveau l’auteure, mais pour un reportage d’investigation, c’est effectivement un “bon début”, mais que je trouve encore un peu light. Comme je l’ai fais remarquer, nous avons le point de vu d’un seul “côté”. Le fameux côté du Lobby. Mais quid des “bienfaits” potentiels du MOX alors ? Pensez-vous réellement que les seuls lobbies n’existent que du côté de l’axe du mal EDF/Areva ? Et que les verts ne font ça que pour des questions d’idéologie …. effectivement, nous pouvons aller loin ainsi. Comme chaque chose, il est difficile de trouver la source véritable d’une décision, et seules les couches les plus superficielles nous sont en général accessibles.

    Tout ça pour dire que comme pour chaque chose, nous sommes généralement plus dur et intransigeant pour celles que l’on apprécie. Et je sais que je suis dur, mais je trouve l’article partiel, à défaut d’être partial (même si le sujet est traité, convenons-en).

    Cordialement.

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  • Kat le 21 novembre 2011 - 13:17 Signaler un abus - Permalink

    Petit oubli de réponse @groumpf
    Génération IV, ce n’est pas que le RNR-Na développé par le CEA. D’autres filières ont beaucoup de succès à l’étranger comme les réacteurs HT, ou THT, RSF, gaz, Pb etc… sans parler des ADS (accelerator driven system). Je vous invite à lire les papiers du Forum International Génération IV si vous voulez vous renseigner plus avant sur la chose.
    De manière générale, la surgénération est un moyen technique “élégant” de contourner voir résoudre le problème de certains déchets du nucléaire.

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  • Claire Berthelemy le 21 novembre 2011 - 14:06 Signaler un abus - Permalink

    @Kat : “Pour la source sur les “1 million …”, il aurait été plus simple de faire un lien vers la citation” : l’avis en question est un PDF. Un peu compliqué à linker.

    Pour les réacteurs à neutrons rapides (RNR), je n’insinue rien du tout. La seule chose qui relève du réseau Sortir du nucléaire est la citation de Stéphane Lhomme en bas de papier. Le reste est le contenu d’un avis de la fameuse autorité environnementale, dont le PDF est disponible en ligne (lien en haut du papier).

    Je ne suis pas blessée, ni là, ni pour votre premier commentaire. L’avis et l’ouverture de l’enquête ont été découverts justement en allant “investiguer” – pardon pour le néologisme.

    J’ai demandé à EDF de répondre à quelques questions. Dont j’attends toujours les réponses. Les lobbies existent des deux côtés et personne n’est dupe. ;-).
    Oui la difficulté de trouver la source véritable d’une décision est chose complexe mais pas insurmontable.

    Cordialement aussi.

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  • Saint Aroman le 21 novembre 2011 - 14:23 Signaler un abus - Permalink

    Si le MOX était regardé objectivement pour ce qu’il est, personne n’oserait même évoquer ce nom… pas même ceux que leur obligation de gagner leur vie aveugle :
    La question du MOX avait été traité – non pas dans “Wikipédia” mais dans la prestigieuse revue scientifique La Recherche n° 226 sous la plume de Monsieur Jean Paul Schapira : ce chercheur concluait son article en précisant que : « Le retraitement éviterait, selon ses promoteurs, de ne pas avoir à enfouir définitivement en couches géologiques profondes le plutonium avec l’ensemble des autres déchets issus des combustibles nucléaires usés. Or le recours au MOX ne permet pas d’atteindre cet objectif, puisque l’incinération du plutonium recyclé n’est que partielle (environ 30 %), que les conditions réelles de pénétration du MOX ne permettent pas de recycler en tout état de cause la totalité du plutonium extrait par retraitement et que finalement le combustible MOX irradié risque dans un tel contexte d’être enfoui définitivement en profondeur. Dépourvu de justifications écologiques et économiques, le recyclage du plutonium apparaît davantage comme un appendice du retraitement qui donnerait à ce mode de gestion des combustibles usés l’apparence d’une cohérence. »

    C’était il y a 20 ans, Monsieur Schapira n’a pas été entendu et, quelques milliards d’euros et milliards de milliards de becquerels dispersés dans l’environnement plus tard, Edf veut persister et signer à Blaye.
    Mais Edf a été trop loin en projetant de couper les crédits publicitaires à la Tribune qui venait de simplement démontrer comment Edf ne voyait plus l’Epr comme le fer de lance de son industrie atomique – cadre d’Edf à l’appui – : l’entreprise Edf a insulté une profession qui, depuis, mitraille sans cesse les 4 vérités de la filière nucléaire : Merci à elle !

    Pour en revenir au MOX, il reste tellement plus de produits radiotoxiques dans le MOX retiré des réacteur qu’au lieu de 5 ans de refroidissement en piscine comme pour l’UO2 déchargé il faudra un siècle pour refroidir ce MOX en piscine !
    Alors la France devra avoir une pensée spéciale pour les millions de japonais à l’ADN spécifiquement attaqué par les émanations du réacteur n° 3 de Fukushima – détruit le 11 mars 2011 – dont le cœur était chargé du terrible combustible MOX… français.(Même si les rejets liés aux fusions du “traditionnel” UO2 sont déjà catastrophiques).

    Marc Saint Aroman

    PS : à ceux qui ont tendance à écrire trop vite sous l’influence d’Areva, je conseille de relire les écrits de tous ceux qui se sont félicités en 1945 que des bombes atomiques aient été jetées sur Hiroshima et Nagasaki : cela devrait pouvoir leur redonner une perspective historique à des prises de positions qu’ils ont aujourd’hui qui pourraient ne pas être guidées par leurs seules consciences.

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  • Kat le 21 novembre 2011 - 14:29 Signaler un abus - Permalink

    @Claire Héhé, la lenteur des institutions à répondre… rendez-vous dans 2-3 semaines pour la suite de l’article. Cette inertie les desservira toujours, au royaume de la rapidité des flux d’informations, leur modèle archaïque des communiqués semble bien dépassé… mais difficile de faire autrement lorsque chaque erreur peut coûter cher (dans tous les sens du terme, qu’il soit financier, du point de vue de l’image etc…). Tout un modèle à repenser ^^

    Je ne vais pas pinailler sur le reste…

    En l’attente de la suite de vos articles (en toute sincérité), car même si je réagis au quart de tour (parfois), c’est agréable d’avoir une autre vision de la chose (toujours) que celle dont nous abreuve TF1 et consorts.

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  • Kat le 21 novembre 2011 - 14:52 Signaler un abus - Permalink

    @Mr Saint Aroman, du réseau Sortir du nucléaire:
    Mr Schapira parlait déjà de la surgénération, et des ADS. Je ne vois pas bien où vous voulez en venir.

    Si votre diatribe finale m’est destinée, je vous prie de bien vouloir croire que mes seules “attaches” à AREVA auront consisté en quelques petites piques lancées à leurs recruteurs il y a de ça quelques années.
    Et croyez moi, je suis bien le premier désolé des nombreux morts au fil de l’épée suite à la découverte du fer. Mais l’humanité est telle qu’elle est, et il faut s’en accomoder.

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  • Sylvain Lapoix le 21 novembre 2011 - 15:15 Signaler un abus - Permalink

    @Kat c’est toute la difficulté que nous avons : hors de question de ne parler qu’aux initiés de sujet pointus… mais obligation pour nous d’être compris du plus grand nombre ! Travaillant sur les gaz de schiste et l’eau, je peux vous dire que je connais bien le grand écart pas toujours évident.

    Au reste, cet article n’est qu’un dans une couverture bien plus large et continue par Claire du sujet et c’est aussi à la lumière des commentaires que nous orientons nos recherches pour répondre aux questions qui nous sont posées par les internautes. A fortiori quand nous avons la tête dans le guidon et nos infos, où l’on fini par se perdre en conjecture de spécialistes.

    Le lobbying est bien sûr des deux côtés. Après, la différence se joue précisément sur cet archaïsme que vous pointiez : l’opacité à tous les étages des secteurs stratégiques et d’utilité publique (énergie, armement, santé, etc.) joue clairement en leur défaveur. Il y a du côté des industriels un fond de sentiment d’impunité qui confine au mépris des citoyens. Je me souviens avoir relu plusieurs fois la dépêche Reuters qui rapportait les propos de Christophe de Margerie sur les gaz de schiste, lequel traitait la mobilisation citoyenne comme une bagarre de gamins agités : http://bit.ly/tiRUgv. J’avais du mal à y croire.

    Je ne pense pas que la vitesse de réaction soit elle-même une preuve d’archaïsme mais plutôt une méthode de découragement comme un autre. Faire marner un journaliste qui a des délais à tenir, c’est la meilleure façon d’être sûr qu’il acceptera une réponse sous n’importe quelle forme (y compris par mail, relue et approuvée par le service de com). Tout le monde n’a pas l’intransigeance salvatrice de nos confrères allemands qui refusent de publier les réponses trop langues de bois d’un patron de multinationale : http://bit.ly/nrc9wM

    Pour revenir au nucléaire, il faut également considérer que, bien installés, les industriels de la filière n’ont pas jugé utile jusqu’ici de considérer une sortie, même partielle, de la production et que, à ce titre, tout est bon pour sauver les meubles et les réacteurs. Ce n’est que le début du lobbying de la filière gaullienne et patriotique par excellence (pas de doute sur l’esprit des remarques de Chevènement sur les propositions de sortie), Fukushima, c’était hier.

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  • Kat le 21 novembre 2011 - 15:39 Signaler un abus - Permalink

    @SylvainLapoix Je suis totalement d’accord avec vous dans l’ensemble (sic). En effet, j’ai plutôt l’impression que cette lenteur (voir retenue, il faut le dire) de l’information les dessert.
    A mon sens, si un article est publié sans leur point de vue (mais uniquement le point de vue adverse), le lecteur penchera vraisemblablement pour le point de vue évoqué dans l’article (à défaut d’avoir l’antithèse, pour lui la thèse équivaudra à la synthèse).
    Mais je me fais peut-être des illusions là dessus. Je ne sais trop qu’en penser. Ce n’est effectivement qu’une analyse très premier degré.
    NB: J’avais loupé “l’interview” du patron de la BNP… très fort, et les pensées ubuesques de de Margerie sont toujours aussi intéressantes à relire … notre société ne marche décidement pas totalement rond.

    Désolé d’avoir autant divergé du sujet initial. Et encore ravi de pouvoir discuter avec les journalistes d’OWNI.

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  • an391 le 21 novembre 2011 - 16:16 Signaler un abus - Permalink

    @SylvainLapoix,

    C’est quoi les pensées ubuesque de de Margerie ?
    Pour info nous sommes actuellement au pic de production pétrolier mondial (pic 2006 pour le conventionel selon l’agence internationale de l’énergie, pic des US en 1970, de la mer du Nord en 2000, du Mexique en 2005, de l’indonésie, du Gabon, même de l’Algérie pour le pétrole, etc)
    Et ceci est d’ailleurs la raison fondamentale de la crise actuelle pudiquement qualifée de “financière”, et qui ne fait que commencer.
    Note : je ne travaille ni de près ni de loin ni dans le pétrole, ni dans le nucléaire

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  • an391 le 21 novembre 2011 - 16:32 Signaler un abus - Permalink

    « Essentiellement la richesse est énergie », écrivait Bataille (Georges), dans « la part maudite ou l’économie à la mesure de l’univers », à relire (ou lire), quelques extraits :
    http://iiscn.wordpress.com/2011/05/06/bataille-et-lenergie/

    Et quand on parle d’énergie, rester dans les concepts ou le “ceci est bien, ceci est mal” est ridicule, il faut aussi avoir quelques ordres de grandeurs en tête, meilleur source à ce sujet actuellement sans doute, le bouquin de David Mackay (prof à Cambridge) “sustainable energy – without the hot air”, pdf complet disponible sur :
    http://www.withouthotair.com/
    Egalement traductions sur le même site.
    Savez vous par exemple que la consommation d’un avion genre airbus, est à peu près équivalente à celle de chaque passager, tout seul dans une voiture, sur l’autoroute et sur la même distance ?
    (et que d’autre part en terme énergétique, très peu de progrès sont envisageables pour des raisons physiques).

    Non seulement nous sommes au pic de production de pétrole mondial, mais l’omerta là dessus est quasi complète dans les médias généralistes, à la limite on passe son temps à montrer la fumée (le CO2), en n’osant en aucune manière montrer le stock de combustible qui diminue à la vitesse grand V (et je ne suis en aucune manière “climato sceptique” bien au contraire).

    Alors que lors du premier choc (qui contrairement à la légende à beaucoup plus à voir avec le pic US qu’avec “l’embargo arab”) on ne parlait que de ça, et mesure effective prise pour limiter la conso.

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  • an391 le 21 novembre 2011 - 17:02 Signaler un abus - Permalink

    Notre époque est totalement cinglée, ou sous hypnose, et les “extases” “twitter facebook” ne sont sans doute pas étrangères à cette affaire, ou en tous cas n’y change pas grand chose, nous vivons depuis le début de la révolution industrielle sur une véritable explosion, celle de l’utilisation des hydrocarbures fossiles, cela ce termine, certes il reste pas mal de truc à cramer, de plus en plus dégueulasses, mais si il fallait 1 baril pour en “produire”(c’est à dire extraire) 100 au début du pétrole, aujourd’hui 1 barril en produit 2 ou 3 grand maximum avec les sables bitumineux.
    Que ce tournant historique ne soit pas mis plus en avant par EELV est ahurissant (demandez ce qu’il en pense à Yves Cochet par exemple).
    Pourtant la Norvège ayant passé son pic en 2000, Madame Joly devrait savoir de quoi il en retourne, ah certes pas forcément très porteur, car les seules mesures valides par rapport à cela pour éviter un effondrement complet, sont clairement d’augmenter fortement les taxes au volume sur les carburants fossiles (en mettant éventuellement une grande partie du revenu de ces taxes en redistribution directe et comptable part égale par habitant, comme proposé par James Hansen par exemple à Obama en (2) ci dessous :
    http://www.guardian.co.uk/world/2009/jan/01/letter-to-barack-obama
    (et ce qui ne veux par dire que la redistribution ne doit pas plus se faire ailleurs, impôt sur le revenu et capital en particulier)
    Mais encore une fois ne vous y trompez pas, la crise actuelle –EST– énergétique: tous les chocs pétroliers on menés à des récessions, aujourd’hui on a le “mother of all oil schock” et c’est “circulez il n’y a rien à voir”. Et les montagnes ne dettes ne sont que le reflet ou effet de bord de la croyance à la croissance à n’en plus finir, croyance qui devient caduque justement à cause de l’énergie (et du caractère fini des ressources naturelles en général).

    Alors après, choisir ce moment pour justement arrêter le nucléaire ou dire qu’il faut le faire, à voir …
    (et allez chercher le charbon de la Nievre à ciel ouvert comme les Allemands avec la lignite ? Regardez un peu ça n’est pas rien les mines de lignites à ciel ouvert en Allemagne), et pour les renouvelables, savoir ce que ça veut dire en quantitatif est ESSENTIEL, au moins parcourir le bouquin de MacKay.

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  • Jean Valjean le 21 novembre 2011 - 22:58 Signaler un abus - Permalink

    “Des experts sollicités par Greenpeace…” héhéhé, tout est dit !

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  • Arcane le 22 novembre 2011 - 12:16 Signaler un abus - Permalink

    Le nucléaire doit être interdit, et considéré comme un délit et un crime contre l’Humanité !

    Que tous ceux qui en font la promotion et l’installation et l’exploitation soient jugées pour leurs méfaits, ce sont des assassins !

    Assassins de notre environnement, Assassins de nos enfants et petits-enfants, snas parler de nous même !

    Les faits sont là ! Three Mile Island, Tchernobyl, Fukushima, pour ne citer que ces 3 là, et ce n’est pas fini avec (les mensonges) de Fukhushima, malheureusement…

    La prise de conscience doit se faire ! Tuer quelqu’un est passible de la prison, c’est un délit pénal ! Pourquoi ceux du Nucléaire auraient droit à l’impunité !

    Même le Président est complice et responsable, et à ce titre doit être jugé aussi !

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  • an391 le 22 novembre 2011 - 14:51 Signaler un abus - Permalink

    @Arcane

    Avez vous simplement jeté un œil là dessus :

    http://www.withouthotair.com/
    (pdf entier)
    Traductions :
    http://www.withouthotair.com/translations.html

    Ou même sur la littérature, la saison par exemple, “la morale est la
    faiblesse de la cervelle”, etc …

    Bien joli de traiter les autres d’assassins dans un grand élan du cœur, quand la crise actuelle EST énergétique, et EST celle du pic mondial de production de pétrole (et contraintes ressources naturelles en général).
    (on pourrait ajouter, surtout derrière un écran et machine fonctionnant en majorité au nucléaire, mais je ne le ferai pas, ah merde c’est déjà fait ..)

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  • Pierre Stone le 22 novembre 2011 - 18:17 Signaler un abus - Permalink

    Il est évidemment de bon ton d’être contre le nucléaire. Mais on peut observer que le gaz et le charbon ont tué beaucoup plus de gens que le nucléaire civil. Chaque année en Chine, il y a des centaines de morts dans les mines de charbon. On parle de catastrophe à venir en France, mais jusqu’ici elle ne s’est pas produite, et les risques de tremblements de terre ou de tsunamis sont sans comparaison avec le Japon. L’Allemagne proclame très fort sa décision d’abandonner le nucléaire, elle proclame beaucoup moins le fait que, dans le même temps, elle remet en fonction des centrales à charbon, et importe massivement du gaz russe (avec Gazprom, qui comporte Gerhard Schroeder à son conseil d’administration). Veut-on voir le prix de l’électricité s’envoler ? Aucune technologie actuelle n’est sans risque. Le transport aérien aussi tue des gens. Faut-il interdire les avions ?

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  • YR le 22 novembre 2011 - 19:47 Signaler un abus - Permalink

    Pas de parti pris ?

    Quand vous titrez : “le MOX revient à la réalité”, il n’y aurait pas une légère tentation de laisser penser que le choix du MOX serait une illusion, un rêve, en tous cas un choix loin de toute réalité ?

    Quand vous citez Greenpeace pour soutenir que le MOX est dangeureux, alors qu’il suffirait de faire un lien vers un site technique pour l’affirmer, il n’y a pas un choix d’éditorialiste ?

    Quand vous appelez Stéphane Lhomme, antinucléaire notoire, en conclusion, il n’y a pas un biais dans la présentation ?

    Allons…

    Votre article ne dit rien d’autre que ce que que dit l’Ae, à savoir : EDF a publié un document incompréhensible pour le profane et doit revoir sa copie sur la forme. Pas besoin de convoquer Sortir du Nucléaire et Greenpeace pour çà ! Si ?

    Cordialement,
    YR

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  • perestroika le 23 novembre 2011 - 20:08 Signaler un abus - Permalink

    en plus au Blayais, là où on a failli avoir un Fukushima avant l’heure, quand ils ont perdu les groupes diesel de secours à cause du raz-de-marée, associé à la perte de l’alimentation en courant à cause du vent qui a fait tomber les pylones. C’est passé à côté, et ils mettent du mox là-dedans.

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  • Daneel Olivaw le 24 novembre 2011 - 11:21 Signaler un abus - Permalink

    Voilà un excellent article… “OBJECTIF” ! ;o)
    (A propos, SL est peut-être “détesté” par son propre camp mais à cause d’un caractère très entier et impulsif… pas parce qu’il “raconterait n’importe quoi” en ce qui concerne le Nucléaire (!))

    Je ne manquerais pas de le mettre en lien avec mon propre dossier sur le sujet, sur le blog “2013 Continuum” :
    - DE LA NUCLÉOPHILIE… À LA NUCLÉOFOLIE !!!
    (http://2013-continuum.blogspot.com/2011/11/nucleofolie.html)

    MEILLEURES PENSÉES !

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  • samagoni le 31 décembre 2011 - 6:49 Signaler un abus - Permalink

    que n’ai je lu dans ces messages !!
    A propos de morts je pense que la voiture au niveau mondial doit être en tête. Savez vous que le radon au niveau mondial serait la deuxième cause de cancer du poumon.Est-ce bien utile de se jeter ces morts à la figure. Je ne retiendrais en fin de compte qu’un un seul message , celui d’arcane qui pour être réactif, peut-être épidermique , n’en est pas moins objectif. Oui tous ces gens seront un jour jugés par le “tribunal de l’histoire “, mais le plus sordide c’est qu’ils s’en foutent , ils seront morts.
    Un autre message m’a fait sourire ( jaune) celui de perestroïka, oui ils mettent du mox et dans le réacteur 1et2 il y en a déjà, mais ça vous devez le savoir, devrais-je rajouter que cette nuit de décembre 99 des personnels d’edf sont partis de leur poste voyant le merdier que c’était.

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