Après 2050 l’espèce humaine s’éteindra

Le 18 janvier 2012

Constat guère réjouissant, mais espoir tout de même, mardi au Tribunal pour les générations futures. Procureur, accusés s’affrontaient lors d’une conférence spectacle en forme de procès. Au cœur du débat : la surpopulation. Sommes nous trop nombreux pour les ressources de la planète. Mais surtout allons nous demeurer aussi nombreux. Pas si sûr, selon des démographes.

Hier, l’INSEE communiquait ses derniers relevés de la population française, mettant en évidence une croissance de dix millions d’âmes en trente ans. Projetés sur une très longue période, ces résultats s’avèrent dérisoires. C’est l’un des constats qui s’imposaient hier soir à la Gaité Lyrique, à Paris, lors du troisième “Tribunal pour les générations futures” consacré à la démographie mondiale et à la place de l’homme sur Terre vers 2050. Un procès-spectacle organisé par nos amis du magazine Usbek & Rica.

Comme dans tout bon procès, la parole est à l’expert, place à l’objectivité. Gilles Pison, démographe à l’INED, est appelé à la barre. Chiffres sous le coude, il illustre une “situation exceptionnelle” :

Pour parler du futur, nous devons remonter le passé, 2000 ans en arrière. Nous étions alors 250 millions d’habitants. La population n’a pratiquement pas augmenté, jusqu’en 1800. Entre 1927 et 2012, brusquement, les chiffres ont grimpé en flèche.

À titre d’exemple, entre 1800 et 2000, la population Européenne a été multipliée par quatre. Comme le rappelle l’expert, “quatre bébés naissent par seconde. Comme deux personnes meurent aussi par seconde, cela fait deux personnes en plus chaque seconde.” Et d’expliquer pourquoi ce changement si soudain, à partir du XIXe siècle :

Autrefois, les familles faisaient six enfants en moyenne, mais la moitié mourrait en bas âge, la population n’augmentait donc pas. Avec le progrès technique, la découverte des vaccins, la mortalité des enfants a baissé et un excédent des naissances sur les décès est apparu (…) Les gens se sont rendu compte que les enfants avaient un coût, alors ils ont limité les naissances à deux enfants par couple.

Un nouvel équilibre est alors apparu, en Europe, en Amérique et en Asie. Seule l’Afrique connaît une transition démographique “un peu plus tardive”, mais d’après Gilles Pison, “elle finira elle aussi par rejoindre l’équilibre.”

L’expert nommé par le “Tribunal pour les générations futures” passe maintenant la population humaine dans le simulateur de l’INED et expose les différents scénarios imaginés par les Nations Unies. D’abord, celui de l’extinction, causée par le modèle des familles de très petite taille :

Si les pays en voie de développement copient les pays où la transition démographique est achevée et font moins de deux enfants par femme, de façon durable, la population mondiale, après avoir atteint un maximum de 9 milliards d’habitants, diminuera inexorablement jusqu’à l’extinction à terme.

Passé le scénario “irréaliste” d’un niveau de fécondité constant, où la population atteindrait 134.000 milliards en 2300, Gilles Pison en arrive au scénario “moyen”, celui du retour à l’équilibre, avec une fécondité stabilisée à deux enfants par femme, assez pour assurer le remplacement des générations :

En 2050, la population mondiale atteindrait les neuf milliards et se stabiliserait à ce chiffre. Mais ce scénario ne fait qu’indiquer le chemin si l’on veut que l’espèce ne disparaisse pas. La fécondité baisse partout sur la planète sans qu’il y ait besoin d’imposer le contrôle des naissances. Ce n’est pas la question du nombre des hommes que l’on doit se poser, mais plutôt celle de la façon dont ils vivent. Sommes-nous trop nombreux, ou consommons nous trop ? Ce sera mon dernier mot.

Quittant la barre, l’expert est vite remplacé par le premier accusé. La parole est à Didier Barthès, de l’association écologiste Démographie Responsable. Face à “l’explosion démographique”, l’accusé fait le pari que “la question écologique sera au coeur des préoccupations futures, ou alors le monde deviendra invivable, sans forêt, sans animaux… En fait, nous n’avons pas le choix !” A Démographie Responsable, on milite pour un contrôle des naissances. Didier Barthès s’insurge contre la croisade faite contre les “malthusiens” :

On nous traite de tous les noms, fascistes, eugénistes, antihumains, même. Jamais nous n’avons prôné une quelconque sélection, et on ne propose pas de tuer les gens ! Nous vivons une époque exceptionnelle, nous n’avons jamais été aussi nombreux et ça ne durera pas. “Croissez et multipliez”, c’est une belle phrase, mais qui a été écrite il y a 2000 ans, dans un monde où il n’y avait que 200 millions d’habitants.

Comment éviter le cataclysme ? Pour l’accusé, “on peut changer notre consommation d’énergie, recycler, ça ne changera rien au fait que nous grignotons la planète en consommant de l’espace !” Une consommation qui se traduit par une élimination du reste du vivant :

En 110 ans, nous avons éliminé 97 % des tigres. Voulons-nous d’un monde en bitume, sans vie ? L’humanisme, c’est avant tout ne pas détruire le reste du vivant, tout en assurant la durabilité des sociétés.

En guise de conclusion, Didier Barthès propose de limiter les naissances à deux enfants par femme dans les pays occidentaux. “Si nous redescendons vers une évolution plus douce, si nous allons vers une modestie démographique, nous éviterons l’extinction qui nous guette.”

Sur ces paroles qui résonnent lourdement dans le tribunal, Théophile de Giraud, écrivain et inventeur de la Fête des Non-Parents, fait une entrée fracassante. L’accusé, auteur d’un manifeste antinataliste, s’avance, pose sur le pupitre un biberon rempli de bière. Il sort un pistolet factice, et commence lentement à se déshabiller : “Il faut regarder les choses en face, la vérité est nue !”

Au-delà du show, l’accusé n’oublie pas son discours. Et se met à citer Marguerite Yourcenar, qui répondait à Matthieu Galey, dans Les Yeux ouverts :

L’explosion démographique transforme l’homme en habitant d’une termitière et prépare toutes les guerres futures, la destruction de la planète causée par la pollution de l’air et de l’eau.

Théophile de Giraud est accusé par le procureur Thierry Keller de “haïr l’humain”. Non, répond l’accusé, dans sa nudité originelle : “On ne questionne pas le désir d’enfant, avons-nous le droit de mettre un enfant au monde, et si oui, sous quelles conditions ?” L’écrivain s’attaque au concept de décroissance.

La décroissance économique est impossible, les pays en voie de développement veulent nous rejoindre et ces gens ont le droit de connaître notre confort. Mais la décroissance démographique, c’est possible ! Vive le dénatalisme ! Laissons les femmes choisir, elles préfèrent la qualité à la quantité.

Le plaidoirie de l’accusé a de quoi surprendre : “La planète est plus que trop “surpollupeuplée” ! Cela n’a rien à voir avec le progrès ou le mode de vie, on a l’exemple de civilisations sans technologie qui se sont effondrées, comme l’Île de Paques. Le problème, c’est la quantité de population sur un territoire donné. Nous agonisons sous le poids du nombre !” En brandissant son arme factice, l’accusé conclut :

La natalité est un crime contre l’humanité, vos enfants connaîtront les guerres pour l’accès aux dernières ressources disponibles… Si vous aimez vos enfants, ne les mettez pas au monde !

C’est au tour du procureur de parler. Thierry Keller est rédacteur en chef du magazine Ubsbek & Rica. Dans son dernier numéro, le journaliste reprend la théorie de Christian Godin, philosophe, qui affirme que l’humanité s’éteindra d’elle-même. Cela se passera autour de l’année 2400.

Il n’y aura pas besoin de faire la guerre, nous disparaîtrons par manque de motivation. Cette fameuse explosion démographique, c’est en réalité un mouvement vers la décélération démographique, puis l’extinction. Sommes-nous trop nombreux ? En fait, nous aurions dû poser la question autrement : serons-nous assez nombreux demain ?

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Si en seulement 50 ans, nous sommes passés de trois à six milliards d’individus, les taux de fécondité s’effondrent. En Russie, 142 millions d’âmes, la population descendra à 110 000 en 2100, selon la simulation de l’ONU. Au Maroc, elle passera de 31 millions aujourd’hui à 39 millions en 2050, mais chutera jusqu’à 33 000 habitants en 2200. Scénario digne du roman Les Fils de l’homme, de P.D. James.

Pourquoi cette baisse de fécondité ? Parce que, par peur du lendemain, par hédonisme, nous n’avons plus envie. L’enfant encombre, on pense à aujourd’hui avant demain. Nous ne pouvons pas disparaitre ainsi, avant d’avoir résolu certaines énigmes, d’où nous venons, où nous allons. L’aventure humaine ne doit pas se terminer !

Défenseur de la natalité, Thierry Keller s’adresse alors au jury, quatre personnes tirées au sort parmi le public : “Nous avons encore des choses à faire sur Terre. Jury, vous incarnez les générations futures, je vous demande ce soir de voter non à la question “sommes-nous trop nombreux ?””

Réponse unanime du jury : le non l’emporte. Les accusés, les antinatalistes, sont donc jugés coupables. En apparence, du moins. Se détachant du groupe de jurés, Mathilde, 23 ans, explique son vote :

On devait choisir si oui ou non nous étions trop nombreux sur Terre… Ma réponse, c’était ni oui ni non, je trouve ce choix, entre vivre dans un monde pourri ou s’éteindre doucement, trop manichéen. Les deux solutions sont trop extrêmes.

La jeune graphiste se range “volontiers du côté de l’expert, qui est resté objectif. J’attends de voir, il doit bien exister un juste milieu.” Comme pour lui faire écho, Gilles Pison, en sortant du tribunal, lance :

Le modèle humain n’est pas celui des mouches qui vivent dans un bocal. La population évolue de l’intérieur, c’est avant tout une question de choix. A long terme, notre survie dépendra plus de nos comportements, de notre consommation des ressources, que de notre contrôle des naissances.

Illustration : Nils Glöt pour Usbek & Rica
Photos : Ophelia Noor pour Owni /-)

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  • zoupic le 18 janvier 2012 - 13:50 Signaler un abus - Permalink

    Ca avait l’air chouette dis-donc. Ca me fait inévitablement penser à cette formidable vidéo “In the year 2525 by Zager & Evans
    http://www.youtube.com/watch?v=1FgSmdfRUus

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    • placebo le 18 janvier 2012 - 14:30 Signaler un abus - Permalink

      Très chouette chanson, même si elle glace un peu. Et puis, l’histoire des robots et des pilules, faudra pas attendre trois mille ans je pense :p
      Ce procès avait l’air marrant, oui :)

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  • Gros-codile le 18 janvier 2012 - 14:50 Signaler un abus - Permalink

    Retournons à l’âge de pierre! Eux, ils savaient vivre: travail 4 à 5 heures par jour, nourriture équilibrée, vie au grand air, bonne santé…
    Certains travaux anthropologiques récents font l’hypothèse d’une espérance de vie de 60 ans chez les chasseurs-cueilleurs, et dépeigne une existence quasi-paradisiaque.

    En fait il semble que la sédentarisation n’était pas au départ un progrès, mais plutôt une régression obligatoire due à la croissance démographique (plus assez de gibier pour tout le monde). La condition agricole a dégradé la santé (apparition des caries, des épidémies) et l’espérance de vie, et détériorée le travail (12 heures par jour ou plus pour les paysans).

    Tout ça pour dire que la croissance démographique est d’abord un fléau (transition écologique ou pas, l’ecosystème sera de toute façon très dégradé), ce n’est qu’ensuite qu’apparaissent les progrès induits (on vit tout de même mieux aujourd’hui qu’à l’âge de pierre)

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  • Martin le 18 janvier 2012 - 16:42 Signaler un abus - Permalink

    C’est un peu étrange de raisonner comme si l’espèce humaine ne disposait que de la Terre comme espace de développement, comme origine de nos ressources. L’univers est infini, les ressources illimitées à l’échelle de l’Homme. Il n’y a aucune limitation matérielle à ce que la population humaine atteigne à terme des milliards de milliards.
    Drôle d’école de pensée, qui se crée des contraintes imaginaires, puis mobilise son intelligence à essayer de gérer la pénurie, au lieu de chercher à élargir le champ des possibles.

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    • dreadcast le 18 janvier 2012 - 16:56 Signaler un abus - Permalink

      >>> L’univers est infini, les ressources illimitées à l’échelle de l’Homme

      Comme la Terre il y de cela quelques siècles à peine :D

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      • eomer le 28 janvier 2012 - 3:35 Signaler un abus - Permalink

        mais finalement, ce n’est pas uin probleme de resources, mais bien de l’utilisation qui est faite de ces resources, comment l’humanité est repartie et gere les resources de la planete.
        mais est-ce vraiment l’humanite qui est coupable ou la petite fraction de ceux qui ont le pouvoir et dilapident ces resources dans le seul but d’accumuler toujours plus de profits, le plus rapidement possible?

        est-ce l’humanite qui decide de ne pas utiliser d’hydrogene pour alimenter nos moteurs ou bien le gouvernement qui a interdit par decret, specifiquement, l’utilisation de ce carburant non polluant et 100% renouvelable.??
        je dirais plutot que l’humanite est victime d’une petite partie d’elle meme, qu’il faudra priver, par un moyen ou un autre de leur capacite de nuisance. peut etre en devenant plus riches et plus sages qu’eux.? idées à creuser, puisqu’on ne prete de pouvoir qu’aux riches.
        et pour changer les choses, dans le bon sens, rien de mieux que d’avoir le pouvoir de faire les choses necessaires.

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    • Denis le 18 janvier 2012 - 22:16 Signaler un abus - Permalink

      « Il n’y a aucune limitation matérielle à ce que la population humaine atteigne à terme des milliards de milliards.» !!!
      1 milliard d’occidentaux (plus les classes dirigeantes à la tête des autres états) auront réussi à épuiser (en un siècle) les ressources fossiles que la planète avait mis des centaines de milliers d’années à “économiser”. Au milieu ou à la fin de ce siècle, toutes ces énergies se seront volatilisées en pourrissant au passage le climat terrestre.
      Concernant les autres espèces vivantes, nous laissons derrière nous un gigantesque cimetière, comme l’a rappelé Mr Barthès.
      Certes, la population peut encore augmenter, il “suffit” de procréer, mais alors dans quelques siècles, nous disparaîtront faute de ressources.
      Toute espèce “intelligente” finit-elle par s’autodétruire ?

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      • Surt-Fafnir le 21 janvier 2012 - 18:47 Signaler un abus - Permalink

        Toute espèce intelligente finit par trouver le juste équilibre entre sa population, sa qualité de vie et son environnement. La vraie question c’est : l’homme est-il une espèce intelligente ?

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  • Denis le 18 janvier 2012 - 22:40 Signaler un abus - Permalink

    Il y aurait beaucoup de choses à dire sur l’intervention de Thierry Keller.
    - Tout d’abord, sa référence à la densité “astronomique” de Monaco (>15.000 hab/km²) : il faut comprendre que pour que cette population entassée puisse vivre (survivre?) il faut que de vastes étendues cultivées de par le monde lui fournissent de quoi manger. De même, énormément d’énergie doit être extraite du sous-sol de nombreux autres pays pour faire face à leur gabegie. Cette densité est donc totalement artificielle et ne saurait en aucun cas être généralisable.
    - sur les exemples de décroissance de population cités (Japon, Allemagne, Russie), pour les 2 premiers pays rappelons que leur densité est respectivement triple et double de la nôtre : cette baisse doit donc être accueillie avec enthousiasme, car elle va permettre aux habitants de ces pays de respirer un peu (en sortant au passage du nucléaire…).
    Mais plus fondamentalement, il s’agit de l’arbre qui cache la forêt. En effet les baisses prévues (par l’ONU) d’ici la fin du siècle pour ces 3 pays sont respectivement de 35 millions, 12 millions et 32 millions. Or dans le même temps, la population africaine va passer de 1 à 3 milliards d’habitants et l’on peut donc affirmer que notre aimable procureur a monté en épingle un phénomène totalement marginal à l’échelle de la planète…

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  • Agier le 18 janvier 2012 - 22:50 Signaler un abus - Permalink

    Cette question de la démographie ? Que vaut-elle devant la quête d’éternité qui agite les éprouvettes des biologistes, devant l’envie de cloner l’humain dans les labos de la génétique ? Je ne suis pas spécialiste mais le monde de demain n’est pas dans les questions d’aujourd’hui, mais dans les réponses du futur qui vient à grands pas. Une société de “vingtenaires” semble se profiler, et le sort des enfants ou des séniors aurait alors une valeur attribuée idoine à cette société.

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  • Gilles le 18 janvier 2012 - 23:00 Signaler un abus - Permalink

    Le visage de Mathilde, sa beauté, le dessin de ses lèvres, sont une réponse à ces extrapolations emphatiques. Ce qu’elle dit aussi. Mathilde vit. Mathilde n’a pas envie de disparaître. Moi non plus. Le numéro clownesque de Théophile de Giraud (comme son choix de pseudonyme) est aussi une manifestation vitale. Pas de souci donc, l’humanité est bien vivante, d’ailleurs la forme même de cet article, sa gaieté lyrique en témoignent. Et viva l’españa !

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  • Félix le 19 janvier 2012 - 8:45 Signaler un abus - Permalink

    Il y a plsuieurs représentations de la pièce ou c’était la seule ?

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  • corinne maier le 19 janvier 2012 - 10:13 Signaler un abus - Permalink

    “La planète est-elle surpeuplée ?” est une question fondamentale. Curieusement, les 4 intervenants invités à s’exprimer à ce débat étaient des hommes… Par ailleurs, seul Théophile de Giraud a posé correctement la problématique, qui est avant tout d’ordre éthique : vivre à 6, 7 ou 10 milliards, OK, mais pour quoi faire ? Cela vaut-il la peine de se multiplier dans un monde de plus en plus saccagé, de plus en plus triste, de plus en plus con ?

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  • Berenice le 19 janvier 2012 - 11:51 Signaler un abus - Permalink

    Bof, un petit effort, suivons le bel exemple de la Chine et de l’Inde, exterminons les femmes à la naissance, ou, mieux, avant même la naissance. Et la natalité diminuera d’elle-même…
    En tout cas bravo, vous avez été récompensé par Olympe :
    http://blog.plafonddeverre.fr/

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    • dreadcast le 19 janvier 2012 - 12:37 Signaler un abus - Permalink

      Hmmm… On frise le Point Godwin, là…

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      • Berenice le 19 janvier 2012 - 23:19 Signaler un abus - Permalink

        Ah bon et pourquoi?
        On a un débat entier sur la natalité, et pas une femme? De toute façon quelque soit le sujet, relié directement ou non aux femmes, elles représentent la moitié de l’humanité. Leur suppression, effacement du débat médiatique m’a fait, par association d’idée, penser à l’extermination à grande échelle des femmes dans les pays suscités. Puisqu’il s’agissait d’un débat sur la natalité, vous conviendrez que cela n’a rien d’aberrant. C’est même pile dans le sujet. Il ne me semble pas avoir traiter quiconque de nazi? Hum?
        Je faisais remarquer le remarquable, mais ô combien banal andocentrisme du débat.
        Bonne continuation

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        • dreadcast le 20 janvier 2012 - 18:23 Signaler un abus - Permalink

          En voyant votre nom, j’ai constaté que vous étiez une femme. Il y a donc au moins une femme dans le débat :)

          Et pourquoi Point Godwin ? Atteindre le Point Godwin ne signifie pas que l’un traite l’autre de nazi, mais que les arguments de l’un sont totalement disproportionnés par rapport au sujet. C’est valable avec tous les extrémistes : religieux, politiques ou féministes dans votre cas.

          S’il vous plait, modérez vos propos afin de ne pas discréditer les féministes…

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          • Berenice le 22 janvier 2012 - 13:40 Signaler un abus - Permalink

            Mais monsieur, mes propos sont tout à fait modérés, je fais dans le sarcasme, et le mauvais esprit mais je parle de quelque chose qui existe réellement. Dans le monde (surtout sur le continent asiatique) il y a aujourd’hui 100 millions de femmes en moins que d’hommes ! Je ne sais pas si vous vous rendez compte. Ce que je dis n’a rien de farfelu, C’est facile à vérifier hein je vous mets un lien, vous pourrez constater que je ne raconte pas n’importe quoi.
            http://unstats.un.org/unsd/demographic/products/indwm/tab1a.htm
            C’est le résultat d’une extermination volontaire. Il n’y a rien de nazi ou de godwin ou d’outré à dire la vérité. Par contre votre réaction, “tais-toi femme tu fais mal au féminisme lorsque tu ouvres la bouche et tu frôles le point godwin. Laissez donc le féminisme en paix, je ne parle pas au nom du féminisme, je parle en mon nom et ce que je dit est tout à fait pertinent. Vous pouvez garder vos “conseils”, ils sont mauvais. Bonne continuation xD

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            • Denis le 22 janvier 2012 - 19:59 Signaler un abus - Permalink

              @BERENICE, si l’on doit évidemment les condamner, on ne peut comparer les avortements sélectifs, voire les infanticides perpétrés au sein de familles paysannes, à l’élimination programmée d’une partie de la population européenne.
              En ce sens, je crains que le point Godwin décerné par DREADCAST ne soit mérité…

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              • Berenice le 23 janvier 2012 - 21:29 Signaler un abus - Permalink

                Ecoutez, je n’ai pas fait de comparaison, à vrai dire, je n’avais même pas fait de lien. Mais vous l’avez fait vous-même, cela devrait vous renseigner sur ce que votre inconscient en pense. Je ne suis pas pour les comptabilités de l’horreur sur le thème on a quelques millions d’avance sur vous, je trouve assez lamentable les classifications, du pire au plus acceptable. Il ne me semble pas que le sort des femmes soit acceptable. Il me semble que la suppression des fœtus féminins, le fait qu’on laisse mourir les bébés filles lorsqu’on a pas pu les avorté etc, est extrêmement grave. Et dans la mesure ou ça ne touche que les femmes, parce qu’elles sont des femmes, il me parait logique de parler d’une extermination volontaire à grande échelle. Comment appelleriez-vous cela? Un malencontreux hasard? Et je trouve qu’il y a de l’indécence à évoquer le massacre nazi lorsque je parle des femmes.Je trouve très déplaisante votre manière d’amener le génocide des juifs sur le tapis en m’accusant ensuite de l’avoir fait, moi. Pour me faire taire parce que mes propos vous déplaisent. En tout cas, il est clair que les femmes ont le droit de s’exprimer, mais qu’immédiatement, il y a un ou deux hommes qui se précipitent pour les faire taire. Il y a différentes manières d’interdire aux gens de s’exprimer et votre manœuvre est assez perverse dans la forme comme dans le fond.

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            • dreadcast le 22 janvier 2012 - 23:33 Signaler un abus - Permalink
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  • rachid le 19 janvier 2012 - 17:34 Signaler un abus - Permalink

    La prévision est un art très difficile ,et surtout lorsqu’il s’agit de l’avenir.
    Grace à la science,nous pourons augmenter notre production comme nous l’avions fait ces dernièes décinies .
    Concernant l’Afrique, on n’a pas encore exploiter toutes ses terres .Elle se beigne jusqu ‘à maintenant dans ses problèmes socio-politiques.
    malheureusement , il y a des pays qui ont dépensé beaucoup d’argent dans des guerres inutiles
    au lieu de le dépenser dans des projets en afrique ou ailleurs pour au moins limiterl’ emigration
    ou dans des projets scientifiquues.

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    • Denis le 19 janvier 2012 - 18:47 Signaler un abus - Permalink

      En effet Rachid, la prévision est plus aisée lorsqu’elle s’interroge sur le passé :)

      Ce qui a permis l’augmentation de la production n’est pas tant la science que l’utilisation des énergies fossiles qui entrent dans la fabrication des intrants chimiques et qui servent à faire tourner les machines agricoles : problème, ces ressources seront épuisées d’ici la fin du siècle.

      Concernant l’Afrique, il est vrai qu’elle baigne dans des “problèmes socio-politiques”, mais ceux-ci sont déjà en partie dus à la question de la surpopulation (voir le génocide du Rwanda, ou même la révolte égyptienne) et le fait que ce continent devrait voir sa population TRIPLER d’ici la fin du siècle ne fera malheureusement qu’aggraver la situation.
      Cordialement

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  • julian le 19 janvier 2012 - 22:14 Signaler un abus - Permalink

    Un lien vers une vidéo existe ?

    Merci

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  • dreadcast le 22 janvier 2012 - 23:31 Signaler un abus - Permalink

    Bon, bref… On s’éloigne !
    Le sujet n’est pas la femme, pas plus que son rôle dans la société, mais bel et bien le problème de surpopulation auquel nous sommes confrontés.
    Pas besoin d’être scientifique ou visionnaire* pour le comprendre, il faut ralentir la cadence !

    * Moi-même, enfant, je me demandais ce qu’il se passerait si toutes les familles comptaient 6 ou 7 enfants comme celles de mon père et de ma mère.

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    • Didier le 23 janvier 2012 - 19:23 Signaler un abus - Permalink

      Tout à fait d’accord avec vous Dreadcast, revenons à la question de la surpopulation. Si tous les couples ont ne serait-ce que 4 enfants, deux se transformant en quatre, la population est multipliée par deux à chaque génération (trente ans). Ce n’est pas tenable. Au delà de tous les débats idéologiques, il faut avoir en tête cette incontournable réalité matérielle.

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  • Jean-Christophe Lurenbaum le 27 janvier 2012 - 23:01 Signaler un abus - Permalink

    Dans ces débats, une question reste inexplorée : “Naître est-il dans l’intérêt de l’enfant ?”..

    http://www.jcl.algosphere.org.

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    • eomer le 28 janvier 2012 - 3:44 Signaler un abus - Permalink

      t’as pas plus debile comme question.?? utilisez donc toute cette energie à resoudre de vrais problemes, concrets, physiques…. au lieu de vous inventer des problemes qui ne flattent que votre ego..
      “hiou, je suis capable de sortir des putains de questionnements, je suis un mega penseur, houlala…”

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