Deux E.P.R Indian Tonic

Le 6 février 2012

Pour un contrat de 5,7 milliards d'euros, en Inde, sur une zone sismique, Areva lance la construction de deux réacteurs nucléaires de type EPR malgré le risque. Sur place, de récentes études géologiques confirment une probabilité élevée de tremblements de terre. Dès à présent, des parlementaires indiens voudraient qu'Areva s'engage financièrement en cas d'accident. Sur place, les populations protestent. Et le chantier continue.

Les pancartes anti-nucléaires sont confisquées par les autorités. Cinq villages doivent être évacués, mais les habitants résistent et se mobilisent. Village de Madban. ©Micha Patault/Picture Tank

En Inde, au Sud de Bombay, près de la ville de Jaïtapur, dans une zone fortement sismique, Areva met en chantier la construction de deux réacteurs EPR de troisième génération. Ils pourraient entrer en activité en 2014. Le site où ils vont être implantés est distant d’environ 110 kilomètres de l’épicentre du séisme de Koyna de 1967 – d’une intensité de 6,3 sur l’échelle de Richter.

L’éventualité qu’un tremblement de terre endommage un jour les futurs réacteurs EPR semble avoir été minimisée jusqu’à présent – malgré des manifestations de la population locale au mois d’avril 2011.

6 sur l’échelle de Richter

Depuis quelques semaines pourtant, des recherches ont démontré le caractère sérieux de ce risque. Il s’agit d’une étude géologique publiée le 25 novembre dernier dans la revue scientifique Current Science, une publication éditée en partenariat avec l’Académie des sciences de New Delhi. Dans leur compte-rendu scientifique – que nous vous proposons de télécharger ici - deux géologues, Roger Bilham et Vinod K. Gaur, l’un professeur à l’Université du Colorado et l’autre ancien directeur de l’Institut indien de géophysique, démontrent l’absence de pertinence du choix de l’emplacement des EPR. Selon eux :

La région a les mêmes propriétés sismiques que les zone de Koyna et Latur où des tremblements de terre équivalent à 6,5 se sont produits ces cinquante dernières années (…) Un séisme d’une magnitude d’au moins 6 sur l’échelle de Richter pourrait frapper la région de Jaitapur.

La lecture de leurs travaux permet même de conclure que la survenue d’une telle catastrophe dans la zone de Jaïtapur représente davantage une question de temps. Un constat que ne partage pas le partenaire local d’Areva, l’entreprise publique Nuclear power corporation of India limited (NPCIL), chargé de la fourniture d’électricité et à ce titre futur exploitant des réacteurs. Dans un communiqué, le groupe dément la sismicité de la zone en faisant référence à d’autres travaux.

En France, les responsables d’Areva ne se montrent pas directement concernés. Au service com’ du géant du nucléaire, Jérôme Rosso, nous explique :

C’est aux autorités indiennes de décider où elles souhaitent implanter les centrales. Le risque sismique pour Areva est pris en compte dans le cahier des charges et donc dans la conception même des réacteurs.

Irréprochable

Are-Vah en hindi dans le texte

Are-Vah en hindi dans le texte

Micha Patault est un photographe spécialiste de l'Inde et du nucléaire. Après quelques semaines passées à Jaïtapur, ...

La décision d’implanter ces réacteurs nucléaires dans cette région est naturellement antérieure à la catastrophe de Fukushima du Japon et à ses enseignements. En septembre 2008, alors que l’Inde cherche à accroître sa production énergétique pour soutenir sa folle croissance, le gouvernement français signe un accord de coopération sur le nucléaire civil. Objet de cette entente franco-indienne : exporter des EPR français et le combustible pour les alimenter. Dans ce cadre, Jaïtapur passe pour la pièce maîtresse du nouveau parc nucléaire indien.

Quelques mois plus tard, en février 2009, le protocole d’accord entre les deux pays est conclu. Il prévoit la construction de deux à six EPR de 1650 Mégawatt à Jaïtapur.

La visite de Nicolas Sarkozy en Inde en décembre 2010 voit les contrats se signer entre le premier ministre Manmohan Singh et le Président français. Les deux accords cadres des deux EPR à Jaïtapur sont confiés à Areva. Dans une interview accordée au Times of India, Nicolas Sarkozy déclare alors :

La France, vous le savez, a été le premier avocat de l’Inde dans le monde sur la question du nucléaire civil. Nous avons été les premiers à agir pour sortir l’Inde de l’isolement dans lequel elle se trouvait depuis 1998 et pour qu’elle soit autorisée à nouer des coopérations dans ce domaine. Nous l’avons fait parce que l’Inde s’est toujours comportée de manière irréprochable en matière de non-prolifération et parce que l’Inde a besoin de l’énergie nucléaire civile, qui est une énergie propre, pour son développement.

Le plateau de Jaïtapur vu depuis le haut du village de Sakrinate, le plus important port de pêche de la région. Il ne sera pas évacué mais risque d'être très touché économiquement par l'installation du complexe nucléaire prévu juste en face. ©Micha Patault/Picture Tank

L’Inde, avec son milliard d’habitants, sa démocratie parlementaire et sa croissance à plus de 7% même après la crise de 2008 apparaît comme l’un des pays les plus fréquentables pour vendre la technologie nucléaire française. Et apporter à Areva un contrat juteux qui oscille entre 5 et 7 milliards d’euros, selon les options commerciales mises en oeuvre. Chez Areva, Jérôme Rosso explique :

Les discussions sont encore en cours concernant le contrat commercial, un accord a été signé en décembre et une étude de faisabilité a été faite pour les deux réacteurs EPR. NPCIL avait clairement indiqué qu’ils attendaient les résultats de l’Agence de sûreté nucléaire [française, NDLR] sur la sûreté et cette dernière a communiqué en janvier les modifications à apporter et les exigences qu’elle impose à EDF et Areva. NPCIL a déclaré début janvier qu’ils souhaitaient signer d’ici décembre 2012. Mais comme nous sommes en cours de négociation, nous ne pouvons pas communiquer sur le montant du contrat final.

Les volets commerciaux du contrat sont pour l’heure contrariés par la règlementation indienne sur la responsabilité du fournisseur en cas d’incident et l’indemnisation des victimes. Une loi est en train d’être discutée au Parlement indien qui obligerait Areva à indemniser ceux qui les poursuivraient en justice.

Une reproduction d'un article du Maharashtra Times trône sur la place du village de Sakrinate. Le journaliste Pradeep Indulkar y explique les effets de la centrale nucléaire sur l

Chez Areva, nos interlocuteurs se montrent confiants, cependant :

C’est de l’ordre de la responsabilité civile nucléaire : dans le cas indien, évidemment, on appliquera la loi indienne. Là pour le moment, le texte est étudié et des modifications peuvent être encore faites au Parlement.

Mais Bernard Bigot, président du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), a justifié une de ses visites en Inde en décembre 2011 par l’importance de ce problème :

En Inde, se posait le problème de la loi sur la responsabilité civile nucléaire qui, à la suite de l’accident de Bhopal [mettant en cause l'industrie chimique, mais ayant fait jurisprudence] reportait des responsabilités sur le fournisseur, contrairement à la tradition de la filière nucléaire attribuant cette responsabilité à l’exploitant – ce qui est normal, puisqu’il est en première ligne. Je suis donc allé dans ce pays pour expliquer à nos partenaires indiens pourquoi leur choix n’était pas raisonnable. Je ne crois pas, en agissant ainsi, être sorti du cadre de mes fonctions.

Au-delà des aller-retours diplomatiques, des organisations militantes dénoncent l’absence de transparence du financement. Selon Greenpeace le premier contrat négocié par les deux entreprises de la filière nucléaire font monter à 5,4 milliards d’euros les deux réacteurs. Soit 2,7 milliards chacun. Financés à hauteur de 70% de dette et 30% de fonds propres du gouvernement indien.


Photographies par © Micha Patault /Picture Tank, tous droits réservés
Carte de l’Inde réalisée par Micha Patault.

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  • ronx le 6 février 2012 - 3:16 Signaler un abus - Permalink

    Bon ça a l’air d’être une bataille d’experts pour savoir le degré de dangerosité du lieu. Mais quand bien même les deux scientifiques auraient raison, qu’est-ce que ça change ? Le risque a été pris en compte dans le cahier des charges…

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    • Jeffbeback le 6 février 2012 - 10:54 Signaler un abus - Permalink

      Bien sûr.
      À Fukushima aussi d’ailleurs à l’époque de sa construction. les faits nous à montrer que l’on ne pouvait vraiment se fier à ce genre de prédictions et que le mieux (à défaut de ne pas en faire du tout) et de les mettre aux endroits où les risques de tout ordre sont les plus faible…

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      • ronx le 6 février 2012 - 12:15 Signaler un abus - Permalink

        On peut s’y fier à mon avis. La question est plus de savoir quel risque on est prêt à prendre ? Est-ce qu’on est prêt à prendre en compte juste les catastrophes qui ont une chance sur 1000 d’arriver ou bien on prend aussi en compte les catastrophes qui ont une chance sur 10000 d’arriver ? Y a toujours le risque qu’une météorite tombe sur une centrale nucléaire et ce risque on est pas mal à l’accepter (peut-être pas toi).

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        • desalex le 7 février 2012 - 15:15 Signaler un abus - Permalink

          oui mais si le pari statistique est perdu, le territoire est foutu pur des décennies, voire plus.
          La confiance aveugle dans “les experts”, le côté sacré du “cahier des charge”s… On voit bien que la science devient une déesse pour vous et aveugle votre raison.
          Tout ce qui est rationnel sans conscience aboutit souvent à la folie. On l”a appris à grande échelle avec les camps. Le cahier des charges était nickel. Les gaz très efficaces.

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          • Gymnopediste le 8 février 2012 - 1:19 Signaler un abus - Permalink

            Joli point Godwin…
            En attendant ça me fait toujours beaucoup rire quand, dans le cas de projets à plusieurs milliards d’euros et de très haute technologie, un type se pointe et trouve une “incohérence” ou un “défaut” dans le concept même du truc et se sent investi de la mission d’avertir le monde entier qu’une bande de fous, aveuglés par leur confiance en la déesse science s’apprête à commetre un irreparable péché contre dame nature. (cf la présence de sodium et d’eau dans Superphénix)
            Quand on sait la quantité d’études et de travaux préliminaire impliqués c’est assez surréaliste d’imaginer que personne ne s’est rendu compte que le site choisi était une zone hautement sismique. Si cette zone a été privilégiée par rapport à d’autres (surtout au vu de l’étendue de l’Inde) c’est probablement pour un tas de raisons comme la proximité d’infrastructures, le réseau de distribution et les besoins en énergie etc. Les caractéristiques sismiques du lieu sont donc prises en compte et la possibilité d’implantation dans cette région n’a du être retenue qu’une fois la sécurité des centrales vis à vis de ce type de risque avérée.
            Est-ce que le choix en devient moins contestable?
            C’est une autre question, il parait important, au vu de la catastrophe de Fukushima, d’apporter plus de transparence sur les raisons de ce choix et les garanties techniques d’Areva afin de permettre à d’autres d’évaluer si cet arbitrage est correct.
            Hurler au loup et chercher le moindre argument contre les projets nucléaires civis pour la simple raison qu’il s’agit de la filière nucléaire est improductif, il est important de dépassionner ce genre de débats afin d’évaluer l’ensemble des critères de manière objective.

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  • Jean le 6 février 2012 - 8:34 Signaler un abus - Permalink

    C’est étonnant tout de même, avec le contexte actuel où l’on sait le nucléaire sur la sellette, de voir Areva si confiant alors que techniquement, on peut émettre quelques réserves… (et je dirais même qu’on se le doit, au moins au titre d’une communication intelligente; reporter la responsabilité sur le gouvernement indien ne parait pas bien efficace en cas de coup de calcaire…)
    Encore plus étonnant, que contractuellement (et donc commercialement en cas de souci) on nage en eaux plus que troubles.

    C’est le 1er et le seul projet d’Areva en Inde? D’autres à suivre?

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  • René de Sévérac le 6 février 2012 - 11:03 Signaler un abus - Permalink

    Claire, votre article me fait froid dans le dos.
    D’abord, “pour soutenir sa folle croissance”, notre croissance est destructrice mais celle des autres, parce que plus tardive serait-elle insensée ? Nous sommes fou.

    Sérieusement, je n’imagine pas qu’on puisse construire des centrales (EPR ou pas) en zone sismique. Fukushima ne nous aurait-il pas instruit ?
    Je ne peux pas imaginer que les Indiens soient particulièrement stupides.
    Vous évoquez la responsabilité d’AREVA en cas d’accident.
    Que cela signifie-t-il ?
    Déjà la construction d’EPRs nous coûte déjà bien cher.
    Car, ne nous trompons pas, il y aura toujours un politique pour expliquer que les “fautes” de nos industriels seront à couvrir par la Nation (Solidarité oblige).
    Notez que l’EPR de Finlande aura bientôt coûté en pénalités de retard autant que le prix initial.
    C’est-à-dire que, si la centrale fonctionne un jour, elle n’aura pas coûté un sou aux Finnois.

    Bref, je m’égare.

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    • asLados54wba le 30 septembre 2016 - 15:14 Signaler un abus - Permalink

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  • Aurélien le 6 février 2012 - 16:16 Signaler un abus - Permalink

    Il faut croire qu’ils n’ont pas peur…

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  • SuperKbe le 6 février 2012 - 18:54 Signaler un abus - Permalink

    “Au-delà des aller-retours diplomatiques, des organisations militantes dénoncent l’absence de transparence du financement.”

    Parmi les accompagnants des diplomates, n’y aurait-il pas quelques porteurs de valises?

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  • Yémanja le 6 février 2012 - 21:47 Signaler un abus - Permalink

    Comme en France depuis 50 ans, tous les choix nucléaires ont été effectués au mépris des populations concernés…
    Je ne vois pas pourquoi on demanderait leur avis à des paysans indiens analphabètes ?
    La corruption étant en Inde la première condition du choix politique alors des Rafales ou des EPR c’est pareil …
    Amusant non ?

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  • Démocratie nouvelle le 6 février 2012 - 22:29 Signaler un abus - Permalink

    Bah ! Cent millions d’indiens en moins ça ne peut pas faire de tort, n’est ce pas ! L’important c’est que l’argent rentre chez les actionnaires d’Areva, déjà fortement affectés par Fukushima. Le reste n’est que supputation de journalistes en mal de copies.

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    • asLadogy5pl6 le 2 décembre 2016 - 18:17 Signaler un abus - Permalink

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    • asLadoettmnt le 2 décembre 2016 - 22:11 Signaler un abus - Permalink

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  • io le 7 février 2012 - 9:04 Signaler un abus - Permalink

    Petite précision à propos de la magnitude d’un séisme tiré de wikipédia: “[...]l’échelle de Richter, stricto sensu, est une échelle dépassée et uniquement adaptée aux tremblements de terre californiens. Les magnitudes habituellement citées de nos jours sont en fait des magnitudes de moment (notées Mw).” http://fr.wikipedia.org/wiki/Magnitude_d%27un_s%C3%A9isme

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  • Pisuke le 7 février 2012 - 16:05 Signaler un abus - Permalink

    les Incas ont construit des édifices qui sont toujours debout malgré de nombreux séismes depuis 4000 ans
    AREVA n’est pas capable de réaliser les mêmes prouesses ?????

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    • desalex le 7 février 2012 - 16:41 Signaler un abus - Permalink

      Comparer une centrale nucléaire qui, trop secouée, peut contaminer une terre entière pendant des siècles, et ce, même si elle reste debout avec un temple inca ! je ne pensais pas que quelqu’un oserait le faire.

      C’est pour rire. Vous ne pensez pas ce que vous dites.

      En tout cas, c’est rigolo. Mais paniquant. Je ne sais pas combien de Tchernobyl, de Fukushima, il faudra pour qu’on arrête ce nucléaire et convaincre des personnes telles que vous.

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  • Gymnopediste le 8 février 2012 - 1:34 Signaler un abus - Permalink

    Pour poursuivre sur l’article, les inquietudes d’Areva (et du CEA) au sujet de la responsabilité en cas d’accident sur les sites ne tiennent pas forcément du machiavelisme ou de l’hypocrisie.
    Il ne parait pas illogique que les problèmes liés à l’exploitation soit du ressort de..l’exploitant justement (il en va évidemment autrement en cas de vice caché ou de manquement au cahier des charges).
    Quand on voit comment certains exploitants entretiennent leurs centrales on peut s’inquiéter:
    http://archives.cnn.com/2002/BUSINESS/asia/09/02/japan.tepco/index.html
    (exemple pris au hasard bien sûr).
    Maintenant en cas de séisme plus important que prévu par les études les plus pessimistes et suffisamment important pour endommager gravement un réacteur la question de la responsabilité peut devenir épineuse, est-ce la faute des instances ayant choisi le lieu d’implantation? des experts ayant mal évalués le risque? du fabricant ayant construit sa centrale avec une marge de sécurité trop faible par rapport au risque indiqué par les études?
    Dans ce genre de cas c’est à la justice de trancher, mais on peut évidemment préférer prévenir ce genre d’incident plutôt que de délibérer dans des procès à rallonge n’apportant que peu de solutions à de graves contamination environnementales.
    Les souvenirs de la catastrophe de Bhopal sont encore vifs en Inde.

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  • asLadoumcl76 le 2 décembre 2016 - 22:56 Signaler un abus - Permalink

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