Monsanto pousse ses OGM en France

Le 22 février 2012

Au prochain printemps, le groupe Monsanto pourra planter en France son maïs génétiquement modifié malgré les risques avérés qu'il présente pour l'environnement. C'est le résultat d'un contentieux entre l'État et l'industriel sur le terrain du droit européen. Le 20 février le ministère de l'Agriculture a engagé un ultime recours pour arrêter ces plantations d'OGM.

Le 28 novembre dernier, le Conseil d’État donnait raison au groupe Monsanto et affirmait que la France avait violé le droit européen en empêchant l’industriel d’utiliser ses OGM. La haute juridiction annulait ainsi la décision du ministère de l’Agriculture interdisant le maïs génétiquement modifié répondant au nom de code MON 810, du groupe Monsanto.

Mais sur un sujet aussi sensible, difficile de demeurer inactif pour le gouvernement, surtout en période électorale. Le 20 février, l’État français a donc adressé une note à la Commission européenne pour réclamer une mesure d’urgence [pdf] qui permettrait de faire cesser l’utilisation et la distribution du MON 810. Faute de quoi, celui-ci pourra être massivement utilisé en France au printemps prochain.

Risque pour la santé humaine

Ce bras de fer entre l’administration et Monsanto a débuté il y a trois ans. Le 7 février 2008, l’État assène un coup aux OGM en invoquant la “clause de sauvegarde”. Cet article de la directive 2001/18 [pdf] de la Commission européenne permet en effet à un État de l’Union de suspendre l’utilisation d’un OGM alors même qu’il est autorisé sur le territoire de l’Union.

Le Conseil d’État ratiboise Monsanto

Le Conseil d’État ratiboise Monsanto

Dans les semaines à venir, le Conseil d'État devrait remettre en cause le RoundUp Express, le pesticide vedette du groupe ...


Il faut qu’existent des “raisons précises de considérer qu’un OGM [...] présente un risque pour la santé humaine ou l’environnement” .

L’avis de la Haute autorité a été rendu [pdf] et permet alors à la France d’interdire la culture du maïs transgénique MON810. D’un point de vue économique, les principaux concernés sont peu ravis. Ils déposent devant le Conseil d’État les fameuses requêtes étudiées par les magistrats en novembre 2011. Lequel rappelle :

La société productrice de maïs génétiquement modifié Monsanto et d’autres requérants attaquaient deux arrêtés du ministre de l’agriculture et de la pêche : celui du 7 décembre 2007, suspendant la cession et l’utilisation des semences de maïs génétiquement modifié MON 810 et celui du 7 février 2008, modifié par l’arrêté du 13 février 2008, interdisant la mise en culture de ces variétés de semences.

La décision du Conseil d’État rendue fin novembre dernier chamboule les certitudes du gouvernement français sur le sujet : les magistrats se prononcent en faveur de la demande de Monsanto font annuler la suspension de l’utilisation du maïs MON 810 par le ministère de l’agriculture. En cause, la demande du ministère va contre la/les directive(s) européenne(s). Et surtout le ministère est déclaré non compétent pour se prononcer sur le sujet. Pas de preuve, pas d’interdiction du maïs transgénique :

Le ministre en charge de l’agriculture avait justifié sa décision de suspension de la cession et de l’utilisation du maïs MON 810 par l’attente de l’avis du comité de préfiguration de la haute autorité sur les organismes génétiquement modifiés. Il avait ensuite justifié sa décision d’interdiction de la mise en culture de ces variétés de semences par le contenu de cet avis. Cet avis relevait certains acquis scientifiques nouveaux relatifs aux OGM et dressait une liste de questions méritant, selon lui, d’être étudiées. Mais il se bornait à faire état « d’interrogations quant aux conséquences environnementales, sanitaires et économiques possibles de la culture et de la commercialisation de MON 810 ». En fondant exclusivement ses décisions sur l’attente de cet avis, puis sur ce document, le ministre n’a donc pas apporté la preuve, que lui imposait l’interprétation de la réglementation applicable donnée par la CJUE, de l’existence d’une situation susceptible de présenter un risque important mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l’environnement.

Un spécialiste du sujet estime que les ministères sont là surtout pour “favoriser les lobbies et les grosses boites. Pour poser le moratoire du MON 810 il aurait suffit de financer des études pour prouver que ça se diffuse partout y compris dans le miel.” Un représentant du ministère de l’Écologie, préférant parler de manière anonyme, nous explique :

La position du gouvernement a été globalement constante. Ce qu’on dit sur les OGM, c’est qu’il faut une autorisation au cas par cas. La technologie n’est ni bonne ni mauvaise mais l’analyse doit être menée sur la base d’un rapport coût/bénéfice pour chaque dossier. En l’occurrence sur le MON 810, il y a des risques environnementaux qui existent. L’apparition de résistances par exemple. La toxine n’élimine pas uniquement l’espèce visée mais a un impact sur la biodiversité. S’il y a des risques environnement, on peut pas mettre en culture le MON 810. La clause a été annulée par le Conseil d’Etat parce que les documents dataient de 2008. Mais aujourd’hui d’autres documents le montrent, dont celui de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments [pdf/en] datant du 8 décembre 2011.

Du côté du ministère de l’Agriculture, un porte-parole du ministre explique que “si la commission n’agit pas, le ministère prendra une mesure de sauvegarde avant les semis – mi-mars – et une interdiction nationale.”

Fixer un seuil

Mais la note du 20 février adressée à la Commission européenne n’est pas la seule demande de règlementation concernant les OGM circulant sur le territoire français. Pendant ce temps-là, dans les couloirs de Bruxelles traine un projet de décret abaissant le seuil minimal de présence fortuite d’organismes génétiquement modifiés. Non fixé jusqu’à ce jour au sein de l’Union européenne, la France anticipe et demande pour l’obtention d’une mention “sans OGM” sur les lots de semences de maïs que soit défini à 0,1% le seuil maximal des traces d’OGM.

Ce projet de décret ajoute en réalité une contrainte stipulée dans l’article 12 du décret du 18 mai 1981 (Décret n° 2002-495 du 8 avril 2002, article 6) :

Pour les semences et les plants génétiquement modifiés, une étiquette indique clairement que la variété a été génétiquement modifiée.

Dans le texte, l’article 2 précise que “les lots de semences contenant des semences génétiquement modifiées sont clairement étiquetés. Ils portent la mention : “contient des organismes génétiquement modifiés”". Le seuil est à fixer par type de semences. Et au-delà des frontières françaises, surtout pour les importations depuis l’étranger.

Le décret en substance est actuellement dans les mains des ministères – ou équivalent – des autres pays européens pour éventuellement être modifié. Statu quo valable jusqu’à 14 mai, date à partir de laquelle la France, par la signature de son premier ministre, pourra fixer ce seuil, encore inexistant pour les semences. Pour le représentant du ministère de l’écologie, “l’idée c’est d’avoir la possibilité de semences pures, donc en définissant le seuil le plus faible possible.” Mais en pratique, Arnaud Apoteker, conseiller de l’eurodéputée EELV Michèle Rivasi, explique :

Les autorités de contrôle, en France la DGCCRF, tolèrent des traces d’OGM jusqu’à un certain seuil. Mais il est clair que sous la pression des semenciers, la Commission espère pouvoir abandonner la doctrine de “tolérance zéro” pour la contamination des semences. Ce qui revient à légaliser la contamination génétique des champs.

Que les inquiets se rassurent, les produits alimentaires ont eu droit à leur propre décret qui entrera en vigueur au premier juillet, définissant la mention “sans OGM”. Au seuil maximum de 0,1% d’OGM pour avoir droit à l’étiquette au fort pouvoir marketing : “sans OGM”.


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  • Steptom le 22 février 2012 - 16:04 Signaler un abus - Permalink

    C’est comme pour les droits d’auteurs empêchant les agriculteurs de replanter les semences qu’ils ont récoltés… l’état a-t-il fait quelque chose là dessus ?

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    • corrector le 28 novembre 2012 - 13:45 Signaler un abus - Permalink

      Et pourquoi il faudrait faire quelque chose?

      Tu peux m’expliquer ce qui te dérange?

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  • myla_maa le 22 février 2012 - 17:58 Signaler un abus - Permalink

    A notre niveau, à l’échelle de la population, que peut-on faire contre ça ?

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  • bob le silencieux le 22 février 2012 - 23:40 Signaler un abus - Permalink

    «Un spécialiste du sujet estime que les ministères sont là surtout pour “favoriser les lobbies et les grosses boites…»

    Quel spécialiste ?

    Ça fait 16 ans que des OGM sont cultivés dans le monde. Donc 16 ans que la France rejette en bloc les biotechnologies végétales. Est-ce que ça emmerde Monsanto & ses concurrents? Pas vraiment. C’est tout bénéf pour eux. Les meilleurs chercheurs, voyant leur recherches (publiques !) entravées par l’hystérie collective, n’hésitent pas à se délocaliser là où leur art est bien vu. Par la force des choses la R&D de l’agro-industrie fait de même (BASF et le très français Limagrain). Résultat, dès que les OGM seront autorisés (à vu de nez dans moins de 10 ans), Monsanto aura le champ (littéralement) libre pour vendre ses produits en France. Les écolo anti-OGM (qui le seraient pas si il savaient comment a été conçu le triticale de leur pain bio), lui auront fabriqué un monopole de marché digne d’une république soviétique.

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    • Nayllko le 23 février 2012 - 3:09 Signaler un abus - Permalink

      C’est marrant, dans les argumentations pro-OGM, on ne fait jamais allusion aux questions qui fâchent : les contaminations, le phénomène de résistance, le brevetage du vivant…
      Comme si ces questions, qui sont pourtant à la base du rejet de la population et d’une partie de la communauté scientifique pour les OGM, n’existaient pas.

      Vous pouvez bien opposer des arguments de stratégie économique si ça vous chante, il n’en reste pas moins que ces produits posent des problèmes environnementaux avérés, menacent la biodiversité, et que leur innocuité pour la santé est toujours mise en doute [http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/genetique-1/d/un-mais-ogm-destine-a-lalimentation-humaine-suspecte-de-toxicite_10522/].

      Pour ma part, comme pour beaucoup de nos concitoyens, cela justifie amplement le rejet en bloc de cette culture à des fins de production alimentaire.

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      • bob le silencieux le 23 février 2012 - 4:34 Signaler un abus - Permalink

        Contamination ? Vous voulez dire que le maîs OGM va contaminer le maïs indigène français ? La seule culture qui peut poser problème à ce niveau est le colza.

        Résistance ? Parce que vous pensez que le phénomène de résistance n’existe que chez les OGM et pas pour le reste des êtres vivants? Au contraire les OGM ne cachent pas la nécessité de lutter contre son apparition. C’est pour ça que le maïs Bt nécessite des zones refuge de 20% en non OGM. Maintenant il y a même mieux: l’empilement de gênes qui cumule plusieurs événements génétiques et rend très difficile l’apparition de résistance chez les lépidoptères. La zone refuge dans ce cas n’est plus que de 5%, qui plus est mélangée dans le sac de semence pour être sûr qu’elle sera semée par l’agriculteur (qui souvent était tenté de ne pas le faire, ou se reposait sur celle du voisin).

        Brevetage du vivant ? Savez vous que le brevet du soya RR a expiré l’été dernier et celui du roundup il y a déjà plusieurs années. L’extension du droit d’auteur est bien pire…

        Biodiversité ? Vous voulez dire qu’il faut préserver les populations de pyrale & autres ravageurs ? Le drame des populations qui n’ont jamais connu la disette c’est qu’elles oublient s à quel point l’homme lutte contre la nature depuis 9 000 ans pour pouvoir bouffer.

        Innocuité pour la santé ? Il y a plus sérieux qu’un article de futura science qui cite Séralini (qui se fait régulièrement tirer les oreilles par ses pairs pour ses études pourries et orientées):

        Assessment of the health impact of GM plant diets in long-term and multigenerational animal feeding trials: A literature review (http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0278691511006399)

        Un des auteurs en parle de façon plus détaillée sur son blog: http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/article-pas-d-effet-a-long-terme-92356951.html

        Bref, la transgénèse (dont les OGM) est un formidable outil bien plus précis que les anciennes techniques de sélection variétales. L’ignorer c’est se tirer une balle dans le pied. Pendant que Bové (criminel selon les tribunaux) profite de son siège d’eurodéputé, le reste du monde se fout de la gueule des français qui pourtant avaient été les pionniers de la transgénèse végétale au milieu des années 80… C’est à pleurer.

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        • zede le 23 février 2012 - 14:13 Signaler un abus - Permalink

          Tu oublies un truc là. Ca fait au moins deux ans qu’il existe des résistances au bt et au roundup. Je te laisse chercher les sources, j’ai pas que ça a foutre, et tu dois déjà être au courant.
          Du coup ça change tout. On peut rien faire contre ça et c’est bête de le nier. Que ce soit pour les OGM, les antibio ou les vaccins, la pression de selection qu’ils induisent contribue a “créer” et répandre des genes de resistance. Même si ce que t’appelles zone refuge est une “solution”, ça ne fait que retarder l’échéance.
          Par contre je suis d’accord avec toi pour l’inocuité pour l’homme (dans le cas des ogm commercialisés pour la nutrition hein; parcequ’une spore de bacillus anthracis modifié c’est chanmé). Bref,le problème avec les écolos, c’est qu’ils critiquent souvent pour les mauvaises raisons.
          Pour la biodiversité, ça, ça dépend. Si c’est un OGM sans promoteur tissu spécifique (du genre 35s par ex haha), là, ça peut entrainer des décès massifs de nombreuses populations d’insectes par exemple.
          Mais j’ose espérer que les ogm sont fait par des gens consciencieux.

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          • bob le silencieux le 23 février 2012 - 18:39 Signaler un abus - Permalink

            La résistance au round up n’est pas exclusivement liée à la transgénèse (les résistances au DDT sont apparues en 7 ans d’utilisation), De plus elle n’arrive pas de façon homogène dans le monde et dépend des pratiques agronomiques (une rotation uniquement composée de plantes RR ne pourrait qu’accélérer l’apparition de résistance). Et oui c’est un problème en perspective car le round up est bon marché et peu nocif pour l’environnement (il se dégrade bien dans un sol biologiquement actif). Enfin c’est pas sûr du tout que les chercheurs trouvent un alternative aussi efficace et bon marché. En attendant certains font déjà des mélanges d’herbicides et se remettent à faire du désherbage mécanique (sarclage…).

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            • zede le 24 février 2012 - 15:10 Signaler un abus - Permalink

              Evidement que la resistance n’est pas due au fait que ce soit des plantes transformées! C’est pas pour rien que je donne l’exemple des antibio.
              Par contre au niveau de l’inocuité du roundup c’est clairement faux. Va bouffer du roundup et on verra si t’es capable d’en témoigner après. En plus, comme il est pas selectif, ça veut dire que si tu veux faire repousser une autre culture après, tu dois replanter des plantes roundup ready.

              Les rotations sont clairement une solution mais ça fonctionne mieux sans roundup.
              Si un an tu plantes du maïs, une année du blé etc, tu vas pas créer de population persistante de pyrales du mais par exemple. Et du coup, pas besoin d’ogm ou de tonnes (car c’est bien en tonnes que ça se compte) de pesticides.

              “Une entreprise chercher à faire du profit, tout comme vous quand vous allez travailler. ”
              Il y a une différence entre faire du profit en créant des semences modifiées pour “ameliorer” la productivité de l’agriculture, et faire du profit en créant des semences modifiées que l’on impose aux agriculteurs.
              Je dis imposer car monsanto détient la majorité des semences dans le monde, ce qui, forcément, restreint le choix des agriculteurs. L’autre problème c’est que monsanto refuse de reconnaître que les ogm peuvent être sources de pb (voir ceux cités avant).
              Je ne dis pas que les ogm c’est mal; ce serait débile. Si ça peut nous eviter de bouffer 15 engrais et pesticides différents à chaque bouchée de légume je suis pas contre. Mais c’est comme les performances sportives, les avancées scientifiques tendent à une limite. Et quand les insectes seront résistants à tous les insecticides on sera bien.
              Bref, c’est compliqué de comprendre et d’expliquer toute la problèmatique mais en tout cas si on décide d’autoriser les ogm, ils faut qu’ils soient produits par une entreprise honnête.

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              • bob le silencieux le 25 février 2012 - 0:38 Signaler un abus - Permalink

                Bon tout d’abord le Round-up est loin d’être ultra toxique. Il faut en boire plusieurs litres pour claquer. Mieux vaut miser sur un insecticide pour se suicider. Ensuite, revoyez votre agronomie: on plante ce qu’on veut après une culture RR. La culture RR permet de contrôler facilement les plantes adventices et ainsi laisser un champ propre pour les cultures non ogm suivantes (des céréales par exemple). Enfin le RR est très pratique pour déchaumer une prairie et éviter de passer 5 fois le sarcleur lourd (qui lui affecte fortement la structure du sol et laisse à terme une belle semelle de labour).

                Concernant les rotations, tout le monde en fait. La monoculture n’a plus le vent en poupe depuis longtemps. Regardez le lien sur l’agriculture de conservation que j’ai posté plus bas.N’oubliez pas que la résistance de la pyrale n’est pas encore d’actualité (surtout là où sa pression est faible). Ce serait plus le Bt qui serait le protecteur des champs bio voisins: http://www.sciencemag.org/content/330/6001/222 Enfin, renseignez-vous sur les dangers des mycotoxines et autres bactéries profitant des dégâts des insectes pour intoxiquer homme et bétail. Si l’on peut manger du pain de seigle sans risquer un délire LSD-style c’est bien parce que les agronomes ont su éliminer l’ergot (la dernière intoxication massive en France date des années 50).

                Monsanto n’impose pas ses semences. Les agriculteurs du monde entier ont semé 160 M d’ha de leur propre chef parce que leur efficacité s’en trouve améliorée. Le principal «danger» est de voir la liste de semences non OGM dispo à la vente diminuer. Pas de quoi m’empêcher de dormir.

                Vous parlez d’engrais, ils n’empoisonnent personne. L’azote vous en ingurgitez à chaque bouffée d’air. Concernant les résidus, les études de l’agence de sécurité des aliments sont assez claires: le risque d’empoisonnement est nul. Ce serait plutôt les aliments bio le problème. Bizarrement l’industrie du Bio ne communique jamais sur les produits retirés des rayons, car impropres à la consommation, ni des céréales refusées en meunerie, car dépassant leur seuil de mycotoxine. Les graines germées pleines d’ECHE ça a calmé mes ardeurs…et tué plus de 30 personnes.

                La science a toujours eu des «frontières». Le sol en est une malheureusement méconnue du grand public. Faire le lien est sa structure physique, la composition chimique de l’humus, sa phase gazeuse et ses micro-organismes est fondamental pour améliorer notre agriculture. Malheureusement c’est compliqué et bien moins glamour que la recherche sur le climat ou les neutrinos. De façon plus pragmatique, l’agriculture continue de dépasser ses limites. Elle bénéficie actuellement de la démocratisation de la géométrique et de l’informatique embarquée. Exemple: un détecteur 3D de mauvaise herbe qui permet de cibler la pulvérisation d’herbicide (http://www.springerlink.com/content/x5hq815417167l78/).

                Vous demandez que les OGM soient fabriqués par une entreprise «honnête», Définissez honnête. L”INRA aurait pu apporter son savoir, mais une bande de faucheurs hystériques détruisent toutes leurs études (même les serres) avec le soutien à peine voilé de la magistrature.

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                • jlan le 25 février 2012 - 22:27 Signaler un abus - Permalink

                  En lisant ce dernier commentaire, je me demande sérieusement quel est votre profession et où sont vos intérets. Mais un indice précieux me vient: comparer l’azote d’un engrais à celui de l’air, c’est très très… faible. Il ne suffit pas de citer science direct, ni même de lire son contenu pour connaître un sujet. Il faut encore utiliser son cerveau, et être capable de faire évoluer ses paradigmes (économiques et scinetifiques). Je vous conseille de ne plus en rajouter une couche, vous en avez fait assez.

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                  • bob le silencieux le 25 février 2012 - 23:55 Signaler un abus - Permalink

                    La comparaison était une boutade. Les engrais mal gérés peuvent abimer les cours d’eau mais certainement pas empoisonner le consommateur. Par ailleurs pas besoin d’avoir fait polytechnique pour comprendre l’intérêt économique et agronomique de l’agriculture de précision et l’importance de la protection les cultures contre les ravageurs. Enfin j’ai aucun intérêt, je donne mon avis ça s’arrête là. Vous doutez de mes arguments et bien renseignez vous sur l’impact des mycotoxines, des effets de l’ergot et la nécessité d’améliorer structure et fertilité des sols. Vous verrez qu’on est loin des fables de Coline Serreau…

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                  • jlan le 26 février 2012 - 13:02 Signaler un abus - Permalink

                    Votre opinion vous nous la donnez c’est certain. Il est très bien développé à grand coup de citation, de références littéraires et d’arguments dans des domaines variés. Vous n’avez pas tort sur tout, il y a même certains de vos arguments auquels je suis sensible. Je n’ai pas fait polytech, mais je suis loin d’être profane dans le domaine. Ce qui me dérange dans votre argumentation c’est son autotélisme. Et une chose est certaine, il est impossible de trancher comme vous le faite sur la nocivité ou l’innocuité d’un produit chimique/biotechnologique. Ces sont des problèmes multifactoriels dont la complexité est telle qu’elle ne peut avoir une réponse simple. Je note donc que vous signifiez votre opinion et non une opinion scientifique.

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                  • bob le silencieux le 26 février 2012 - 20:30 Signaler un abus - Permalink

                    Mon argumentation n’a pas vocation à s’autosuffire. Elle met en garde contre la propagande écolo française qui fait croire à la population que l’agronomie est la source de tous les mots, du cancer à la pollution de l’eau en passant par le réchauffement climatique. Propagande nullement mise en doute par les médias dont l’analyse devrait être nettement plus critique. Moi qui croyait lire ici du journalisme augmenté d’un pure player du web, je suis un peu déçu. N’oublions pas par exemple le Bt et les antibio sont autorisés dans le bio et les semences actuelles sont bien plus robustes et rustiques (merci l’amélioration génétique, la sélection par marqueurs et la mutagenèse) que les variétés «anciennes» de Kokopelli. Pire encore, on nous vend ça comme un dogme immuable capable de sauver le monde; sauf que les dogmes ne sont bons que pour tuer le progrès. Même F. Crick a regretté d’avoir appelé dogme sa théorie de la biologie moléculaire. Enfin les idéologues qui ont formulé ces dogmes du bio méritent d’être lus. Illich avec son «outil convivial» qui a certainement inspiré Pol Pot quand il a vidé les villes de force. Ou bien Steiner avec son anthroposophie et pire sa biodynamie complètement cosmiques. Bref, les défis agronomiques à venir sont énormes: nourrir correctement et durablement 9 milliards d’hommes. Nous n’y arriverons pas en laissant de côté la science au profit de formules magiques tout en un des années 30.

                    Oui je tranche sur les OGM car des centaines d’études montrent que les bénéfices sont nettement supérieurs aux risques (http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/article-pas-d-effet-a-long-terme-92356951.html). Je n’ai aucunement dit que les OGM ne devaient pas être évalués au cas par cas ni qu’ils devaient être utilisés sans réfléchir dans une rotation. Enfin vous avez complètement raison, les problèmes sont multifactoriels et ce n’est pas en diabolisant la transgénèse que l’on ira de l’avant. Le MON 810 est déjà has-been: l’Amérique est déjà passée au SmartStax de Monsanto tandis que la France tergiverse encore sur un OGM de 1ère génération. Dommage, le reste du monde lui continue d’avancer sans pour autant négliger l’agriculture de conservation.

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                  • jlan le 26 février 2012 - 21:18 Signaler un abus - Permalink

                    Vos arguments sont bons, même séduisants. La recherche sur les OGM doit continuer, ne fût-ce que pour ne pas continuer à accumuler le retard face à ceux qui le produisent et les introduisent dans le système.

                    Mais vous ne parviendrez pas à me faire croire que les OGM permettrons de nourrir la planète. Pour plusieurs raisons, d’abord à cause des brevets et des mécanismes économiques qui organisent la faim, la dépendance et dépossèdent les utilisateurs de leurs outils. Mais au delà de ça, les progrès techniques ont leurs limites. Je pense (ceci est un point de vue orienté, mais objectif) que les OGM ne tiendrons probalement jamais les promesses de leurs producteurs (vous devez le savoir, les défis épigénétiques des cellules eucaryotes sont autres que la production d’insuline humaine par génie bactérien). Par contre avec une quasi certitude, on peut affirmer que leur utilisation et leur propagation ne nous rendra que plus escalve encore de l’industrie qui les produit.

                    Vous avez raisons les écolos (comme les autres) nous (si on ne prend pas le temps de réfléchir) font fonctionner à la peur. Mais ce n’est pas par ce qu’il se trompent d’arguments que le problème n’existe pas.

                    Nous mangeons déjà des OGM, les problèmes sanitaires qu’ils engendrerons ne sont pas encore connus (et seront comme pour le reste difficile à isoler). Nous n’arrêtrons pas le progrès (même s’il n’aura sasn doute pas la même courtoisie avec nous).

                    La où vous voyez sans doute une promesse d’amélioration, je vois un promesse d’escalvage.

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                  • bob le silencieux le 28 février 2012 - 2:52 Signaler un abus - Permalink

                    Les OGM seuls n’y arriveront pas en effet. Le plus dommageable pour les pays pauvres est le manque d’infrastructure, la corruption et le manque de liberté économique. Cet épisode du Dessous des Cartes résume bien la situation: http://youtu.be/ANq28BBza_8
                    Les brevets n’ont donc aucun rôle là dedans, surtout qu’en France il existe des exceptions pour permettre l’usage de matériel breveté à des fins de recherche. Par ailleurs on peut comprendre l’intérêt d’une protection du retour sur investissement quand on sait ce que coûte un programme d’amélioration. N’oublions pas que les brevets expirent, par exemple celui du soya RR d’une durée de 20 ans (au Canada) a expiré l’été dernier. 20 ans ce n’est rien comparé aux 70 ans (et plus) du droit d’auteur. Quand à la main mise d’une industrie sur une population cela n’a rien à voir avec la transgénèse. Il faut en cas d’abus déclencher les mécanismes de protection existants (loi antitrust, etc).

                    Les promesses des OGM de 1ère génération ont été tenues. La preuve, on a rarement vu une technologie adoptée si rapidement à l’échelle mondiale (http://www.ogm.gouv.qc.ca/ogm_importance.html). Si les OGM n’avaient pas tenu leurs promesses et plombaient les comptes des entreprises agricoles, une telle adoption n’aurait pas eu lieu. Enfin, je tiens à rappeler que la transgénèse est juste une façon plus facile, rapide et précise d’obtenir ce qu’on faisait par rétrocroisement, c’est-à-dire transférer des gènes d’intérêts vers une variété cible.

                    Par ailleurs et comme mentionné ci-dessus, avec une telle superficie cultivée, les problèmes sanitaires seraient déjà apparus. Focaliser sur les risques supposés des OGM, c’est oublier que notre santé est déjà mise à mal nos habitudes: sédentarisation, suralimentation, clope, alcool… Mais bon, c’est plus facile d’interdire une technologie étrangère à la vente que d’augmenter le prix de la piquette bien de chez nous.

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              • corrector le 28 novembre 2012 - 13:45 Signaler un abus - Permalink

                “Par contre au niveau de l’inocuité du roundup c’est clairement faux. Va bouffer du roundup et on verra si t’es capable d’en témoigner après.”

                Tout faux!

                Séralini vient de démontrer qu’il était “bénéfique” de boire du Roundup dans la concentration recommandée pour l’épandage.

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          • Combat-Monsanto.org le 27 juin 2012 - 0:12 Signaler un abus - Permalink

            “Mais j’ose espérer que les ogm sont fait par des gens consciencieux.”

            C’est une blague j’espère ? Monsanto consciencieux ?
            Cette entreprise est consciencieuse pour cacher au monde tous les désastres qu’elle provoque, pas plus.
            A chaque fois qu’elle a mis les pieds quelque part, elle a fait des ravages. PCB, OGM répandus illégallement en Amérique du Sud, publicité mensongère, pression contre les agriculteurs, et la liste est encore longue !
            Elle devrait tout simplement être interdite sur le territoire tant sa crédibilité est entachée.

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          • corrector le 28 novembre 2012 - 13:42 Signaler un abus - Permalink

            “Que ce soit pour les OGM, les antibio ou les vaccins, la pression de selection qu’ils induisent contribue a “créer” et répandre des genes de resistance.”

            Intéressant.

            Tu as un exemple de résistance à un vaccin?

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            • Tanmoy le 5 mai 2014 - 15:11 Signaler un abus - Permalink

              > Nicocado : idem :) J’espe8re qu’il sera montrera dans de mleeliurs jours dans la saison 3 ( qui commence en septembre aux USA au fait ) :) > Keb & Phile9as : ha ben merci les gars , voile0 qui fait bien plaisir :) J’ ai d’autres posts , encore e0 l’e9bauche , en hommage e0 des se9ries/films sur Twin Peaks , Se7en et tout plein d’autres joyeusete9s du meame acabit :)Comme d’hab ‘ faudra maintenant trouver un peu de temps pour les re9aliser !Stay tuned :)

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        • Petit citoyen le 24 février 2012 - 9:30 Signaler un abus - Permalink

          Peut être que l’Homme se bat contre la nature pour bouffer ! Mais il en a aussi besoin. Et au début de l’agroculture intensive on pensait ne faire que le bien… Aujourd’hui on se rend compte de nos erreurs, notamment chez moi en Bretagne. Je n’en veux pas aux agriculteurs qui ont utilisés trop de pesticides, mais j’en voudrai à ceux qui accepteront les OGM juste “parce que c’est mieux”. Sciences sans conscience n’est que ruine de l’âme disait un philosophe, on en a le parfait exemple. Monsanto aurait pratiquer tout au long de son développement des stratégies légales, et non commerciales, scientifiques plutôt qu’economique, et pourrait nous proposer un OGM qui ne présente véritablement aucun risques sans doute possible, là j’accepte que le champ voisin soit OGM… il faut arrêter le négationnisme, on peut pas prouver leur méfait, mais on peut pas prouver qu’ils n’en font pas ? Alors dire non semble être une bonne idée pour le moment. Au pire Monsanto à cas faire comme en Amérique du Sud… Ces semences interdites y étaient apparut par “accident” !

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          • bob le silencieux le 24 février 2012 - 10:06 Signaler un abus - Permalink

            «Sciences sans conscience n’est que ruine de l’âme»

            En fait c’est Gargantua qui a écrit cette phrase à Pentagruel, son fils. Phrase mal comprise, car écrite au début du XVIe siècle. En vieux français science se référait au savoir et non pas à la science telle qu’on la défini aujourd’hui. Cette dernière naîtra plus tard, en partit grâce aux œuvres des humanistes comme Rabelais. Dans cette lettre (certainement la plus belle preuve d’amour d’un père à son fils) Gargantua dit à son fils d’apprendre tout ce qui est possible et d’avoir un savoir universel. Et surtout de faire mieux que lui qui avait subi l’enseignement répétitif et abrutissant des moines du moyen âge. Enfin il conclut en lui disant de savoir, mais aussi de croire en Dieu. Bref, rien à voir là non plus avec notre définition de la conscience de 2012.

            «Et au début de l’agroculture intensive on pensait ne faire que le bien…»

            Et elle en a fait. Norman Borlaug, le père de la révolution verte, a eu un prix Nobel de la Paix…un vrai basé sur des avancées scientifiques palpables pour des milliards de ventres affamés. Rien à voir avec les Prix-Nobel-kinder-surprise d’Obama ou d’Al Gore. Maintenant on fait mieux, les agriculteurs se tournent depuis les années 80 vers le semi-direct et autre pratique de conservation (http://www.agriculture-de-conservation.com/).

            «scientifiques plutôt qu’economique»

            Une entreprise chercher à faire du profit, tout comme vous quand vous allez travailler.

            «un OGM qui ne présente véritablement aucun risques sans doute possible»

            C’est scientifiquement impossible. Vous roulez bien en voiture, pourtant vous n’êtes pas sûr à 100% que les airbags se déclencheront en cas de collision. Ça fait 16 ans qu’on cultive des OGM, en 2011 il y avait presque 160 M d’hectares de semés. Les milliers d’études démontrent que la technologie est fiable et que les bénéfices apportés dépassent largement les risques supposés (http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/article-pas-d-effet-a-long-terme-92356951.html). Bref, les OGM sont un outil de plus pour l’agriculteur, libre à lui de s’en servir…ou pas.

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        • Greg le 18 mars 2012 - 19:28 Signaler un abus - Permalink

          Bob….??? Tu travail chez Monsanto ??? Comment peut on soutenir des hommes qui travaillent avec du poison ???

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          • bob le silencieux le 18 mars 2012 - 19:54 Signaler un abus - Permalink

            @Greg: Non je ne travaille pour aucune multinationale. Renseignez vous un peu sur l’évolution des techniques agricoles et de la qualité alimentaire avant de diaboliser une firme que vous ne connaissez qu’à travers le prisme déformé des documentaires écolos.

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    • moaden le 16 août 2012 - 14:18 Signaler un abus - Permalink

      Le plus intéressant serait, une fois les graves problèmes engendrés par les OGM clairement dévoilés (ce qui n’est pas dit car vos amis font tout pour falsifier la vérité) que soit fait procès à touts les empoisonneurs. La seule chose que j’espère c’est qu’un jour vous rendiez compte du mal que vous faites et que pèse sur vous le poids de la conscience si vous en avez une.

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  • zede le 23 février 2012 - 14:19 Signaler un abus - Permalink

    Une précision au passage : l’image de l’article pourrait faire croire que les variétés de mais présentées sont des OGM. Or pas forcément. Il existe naturellement des variétés de maïs qui ne sont pas jaunes.

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  • Tube le 1 mars 2012 - 11:10 Signaler un abus - Permalink

    J’aurais une petite question/remarque a faire sur le débat anti/pro OGM.
    Il me parait clair, apres lecture des remarques, que nous manipulons des produits, voire des concepts un peu dangereux au travers des OGMs, au meme titre que les produits chimiques industriels.
    Il me semble que dans l’industrie, il existe des labels de qualité et de surveillance, pour l’ensemble des activités dangereuses pouvant entrainer une pollution irréversible ou un danger sur la santé humaine.
    Sans mettre en doute le fait que cela n’existe pas dans l’agriculture, je suis aller poser la question a mon agriculteur préféré sur le suivi des plantations et de son impact sur la nature.
    Ma question serait donc naivement de demander comment il se fait que des produits étant le fruits de tant de controverse, aussi complexe que les OGMs ( vous citiez au dessus que leur efficacité n’est du qu’a un mélange précit et scientifiquement reconnu) , soit manipulé par des agriculteur qui n’y connaissent rien ? et qui comme pour les médicaments, sont capable de mettre triple dose le mercredi parce qu’il a oublié de les mettre le lundi …. ?

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    • bob le silencieux le 18 mars 2012 - 19:52 Signaler un abus - Permalink

      En fait les OGM ont connu beaucoup de succès car leur manipulation est plus aisée. En effet les traitements insecticides/herbicides sont très réduits. De plus les agriculteurs ont accès à des agronomes si ils ont besoin d’être conseillés dans l’utilisation d’OGM ou de pesticides.

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    • corrector le 28 novembre 2012 - 13:53 Signaler un abus - Permalink

      “nous manipulons des produits, voire des concepts un peu dangereux au travers des OGMs”

      Mais encore?

      Quels concepts?

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  • zede le 4 mars 2012 - 10:30 Signaler un abus - Permalink

    Pour répondre a bob :
    Non, je n’ai pas dit que les engrais étaient toxiques. Ce que j’ai dit était peut etre tendancieux; je veux dire que quand tu bouffes un truc plein d’engrais, t’encourage les pratiques qui conduisent a une eutrophisation des cours deau(desequilibre n/k), tu dois connaitre. Et, perso, j’ai pas trop envie que mes spots de surf deviennent “verts”.
    Ensuite, j’ai jamais parlé des mycotoxines. Si j’avais voulu en parler, j’aurais critiqué le stockage dans les silo, on l’on rajoute des tonnes de fongicides pour eviter les moisissures toxiques. Alors oui, le mercure n’est plus utilisé. Oui, mais ce qui le remplace n’est pas forcément mieux, et dans les pays pauvres, on fait avec ce qu’on a.

    Et quand tu dis qu’on plante ce qu’on veut après une culture RR c’est faux. Sur un sol régulièrement rincé par la pluie, que l’on a pas trop traité, oui. Mais sur un sol sec, l’effet du Roundup peut rester facilement 3 à 4 mois.

    “Le principal «danger» est de voir la liste de semences non OGM dispo à la vente diminuer. Pas de quoi m’empêcher de dormir. ”
    Justement, c’est de ça que je parle. Ca, c’est ce qu’on appelle la création d’un monopole, et quand une unique entreprise monopolise un marché, alors on dit que les agriculteurs n’ont plus le choix. Evidement, on y est pas encore, mais au EU monsanto domine largement ses concurents, comme pioneer, et on y arrivera.

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    • zede le 4 mars 2012 - 10:32 Signaler un abus - Permalink

      D’ailleurs “bob”, ya personne d’assez naif pour parler de loi antitrust a monsanto. Ca fait belle lurette que c’est dépassé.

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    • bob le silencieux le 18 mars 2012 - 20:12 Signaler un abus - Permalink

      « je veux dire que quand tu bouffes un truc plein d’engrais, t’encourage les pratiques qui conduisent a une eutrophisation des cours deau(desequilibre n/k)»

      Là encore, tout dépend des pratiques agricoles en place et de la réglementation. Aucun rapport avec la transgénèse. Les OGM sont 100 % compatibles avec une agriculture raisonnée et des techniques de travail réduit.

      «tu dois connaitre. Et, perso, j’ai pas trop envie que mes spots de surf deviennent “verts”.»

      Dans ce cas comme je le dis plus haut, une réglementation basée sur la science (y compris pour les villes) couplée à des plans de fertilisations respectant les normes permet d’améliorer grandement la qualité des eaux.

      «et dans les pays pauvres, on fait avec ce qu’on a.»

      Oui et on bouffe du maïs fusarié causant des spina-bifida. Génial.
      http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1367837/

      «Mais sur un sol sec, l’effet du Roundup peut rester facilement 3 à 4 mois.»

      Là encore aucun rapport direct avec les OGM. Il s’agit de pratiques culturales. N’importe quel producteur sait qu’en ne faisant que des rotations avec des cultures RR il y aura rapidement des problèmes: résistances, lessivage…

      «Evidement, on y est pas encore, mais au EU monsanto domine largement ses concurents, comme pioneer, et on y arrivera.»

      Raison de plus pour laisser la recherche publique française et européenne proposer des alternatives. Au lieu de ça, on laisse les deep-écolo s’infiltrer dans les comités et des les écoles d’ingés. Après faut pas s’étonner que la recherche appliquée régresse…

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      • jlan le 18 mars 2012 - 21:42 Signaler un abus - Permalink

        Décidément, bob vous êtes très bavard pour défendre les OGM-pas-si-nocif-que-ça contre les vilains écolo-rabougris-du-cerveau. Je m’empresse de souligner encore une fois que vos arguments sont loins d’être vide de sens. Par contre je me lève contre votre argumentaire qui lui, réellement, atteint un niveau de suffisance que l’on connait bien au boursicoteurs.

        Mon point est le suivant : derrière les arguments intéressant que vous développez assez bien, se trouve un phénomène complexe sur lequel nous n’avons pas encore beaucoup de recul critique (derrière cela l’éternel débat de la précaution vs progrès, ou le progrès à toujours une longueur d’avance car il ne perd pas son temps dans des discours vains, il agit).

        Je réafirme que les brevets, les pesticides, les engrais, la monoculture intensive et les monopoles agroalimentaires ont tout avoir dans ce problème car chacun en constitue une partie même si ça ne change pas ce que sont les OGM intrinsèquement. Si vous niez cette assertion, nous reparlerons de la spéciation de l’azote. (je vous signale au passage que vous vous permettez des largesses que vous ne tolerez pas aux autres)

        Ce qui me fâche réellement dans votre argumentaire (en plus de certaines sources internet qui frôlent la propagande, comme souvent sur internet, OWNI y compris) c’est que vous dénigrez systématiquement les contres arguments en les présantant comme ridicules (technique de communication relevante de … je vous laisse choisir) alors qu’ils sont souvent fondés même si pas posés comme vous aimez les entendre.

        Vous transformer des avis nuancés en idées tranchées qui s’opposent aux vôtres. Vous avez visiblement un ennemis à combattre ce sont les écolos (qui sont partout, ca frise la névrose). Vous êtes absolument partial et le fait d’être du côté le moins “en vogue” du débat ne fais pas de vous celui qui lui apporte le plus.

        En fait si vous étiez plus flexible, je pense que vous gagneriez en efficacité car sur le fond vous avez de bonnes idées, qui sont plus du côté du progrès que de la précaution, sur la forme par contre…

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        • bob le silencieux le 18 mars 2012 - 23:51 Signaler un abus - Permalink

          «Par contre je me lève contre votre argumentaire qui lui, réellement, atteint un niveau de suffisance que l’on connaît bien au boursicoteurs.»

          Je n’ai pas votre facilité d’écriture ni votre style. J’écris mal et je peux donner l’air d’être suffisant, mais ce n’est pas le cas. Je doute et je suis prêt à réviser mon jugement quand les preuves scientifiques seront là. Par ailleurs, je ne suis pas un boursicoteur, la preuve je traîne sur OWNI et non sur Forbes ou WSJ.

          «Mon point est le suivant : derrière les arguments intéressant que vous développez assez bien, se trouve un phénomène complexe sur lequel nous n’avons pas encore beaucoup de recul critique»

          Et que proposez-vous ? De continuer à utiliser le principe de précaution à la française?
          Dans ce cas, que dire des variétés obtenues par mutagenèse ?

          «Je réafirme que les brevets, les pesticides, les engrais, la monoculture intensive et les monopoles agroalimentaires ont tout avoir dans ce problème car chacun en constitue une partie même si ça ne change pas ce que sont les OGM intrinsèquement. Si vous niez cette assertion, nous reparlerons de la spéciation de l’azote.»

          L’agronomie n’a rien à voir avec les brevets ou les monopoles qui sont des problèmes politiques et d’organisation des marchés. Je pense qu’il est bien plus fondamental d’utiliser le progrès pour mettre en œuvre de bonnes pratiques agronomiques plutôt que d’espérer avec un poids sur le marché mondial.

          Parlez moi de la spéciation de l’azote ça m’intéresse.

          «vous dénigrez systématiquement les contres arguments en les présantant comme ridicules (technique de communication relevante de … je vous laisse choisir) alors qu’ils sont souvent fondés»

          Vous avez raison, je force le trait. Par contre je n’ai pas vu d’argument anti-OGM capable de me faire changer de camp.

          «Vous transformer des avis nuancés en idées tranchées qui s’opposent aux vôtres. Vous avez visiblement un ennemis à combattre ce sont les écolos (qui sont partout, ca frise la névrose).»

          Je le dis à nouveau, je n’écris pas aussi bien que vous, donc mon avis peut paraître définitif ce qui n’est pas le cas. Par contre, oui, je n’aime pas vraiment l’écologie politique française et sa façon de distiller la peur de l’agriculture et du progrès. Ce qui me gêne le plus ce sont les dogmes qui sous-tendent ce mouvement (naturel= bien / chimique = mort). En effet, leurs théories relèvent de la croyance et ne peuvent donc être fausses. C’est une version occidentale de Lysenko mais drapée de vert. Moi névrosé ? Peut-être, un psychologue dirait que nous sommes tous des névrosés, ainsi nous échappons à la psychose bien plus nocive pour l’esprit. De toute façon je ne vis pas en France et comme chez moi les OGM sont autorisés ma santé mentale est sauvée ;)

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      • Eric le 6 mai 2014 - 6:34 Signaler un abus - Permalink

        > Pascalum : berci bec et gourage e0 toi aussi ( et bibneemvet l’hiber ) :) > Le soldat inconnu : j’espe8re que vous ouvrirez un blog e0 votre tour pour nous faire profiter de vos expe9riences sur le front ! Mes respects mon capitaine .

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      • Risa le 26 février 2015 - 14:32 Signaler un abus - Permalink

        a la soiurs oOles colo que je fais sur ordi je les fait a la soiurs aussi mais bon c’est le9ge8rement de la grosse m**** a cote9 des tiennes :)de9je0 que les lines ne sont de9je0 pas terrible..(cf mon blog)Je me met a l’aquarelle depuis tres peu de temps mais apprenant seul, c’est dur !il me manque un “senseef” dessineu que je ne trouverais probablement jamais :(ma belle me8re est nounou, elle garde le petit d’un be9de9iste d’ici, renaud cerqueux (peut eatre le connaissez vous), mais il est scenariste lui, donc c’est pas pareil :p

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      • Cameron le 2 avril 2015 - 22:20 Signaler un abus - Permalink

        Bonjour, encore une fois, je suis fan du style =)Quelle teuhqince as tu utilise9 pour la colo?Tiens sinon, il me semble t’avoir apere7u pre8s de chez un ami chez qui je suis souvent le samedi, il habite rue Ke9rivin, pre8s de la rue st marc…Je n’ai pas ose9 dire bonjour n’e9tant pas sfbr de reconnaitre l’artiste… voile0 pour la tite histoire =)Bonne continuation et a un de ses jour peut eatre ;)

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  • [...] CMS esthétiquement agréable ne rend pas les articles plus pertinents pour autant. Par exemple cet article sur Monsanto orienté anti-OGM sans être augmenté d’aucune réflexion. Article qui ne cite [...]

  • the glades condo le 1 décembre 2016 - 22:49

    the glades condo…

    Monsanto pousse ses OGM en France » OWNI, News, Augmented…

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