Le “Do it yourself” se boboïse

Le 22 mars 2012

Ce mardi avait lieu le Carrefour des possibles, un événement où des porteurs de projet numérique présentent leur idée. Cette année, le DIY (Do It Yourself, fais-le toi-même) était à l'honneur. L'impression d'ensemble ? Un entre-soi élitiste et lisse. Est-ce le DIY que nous voulons ?

Le dentier à roulettes, par Jérémie Legroux ©

Mardi soir avait lieu à Paris le Carrefour des possibles Île-de-France, une initiative de la FING (Fondation Internet Nouvelle Génération). Le concept : des porteurs de projet numérique innovants (bien sûr) présentent leur projet à un public susceptible de les accompagner. Cette année, le DIY (Do It Yourself, fais-le toi-même) était le fil conducteur. Très vite, l’événement m’a fait penser à une nouvelle de J. G. Ballard, le célèbre auteur de science-fiction britannique, L’Ultime cité1. Le point de départ, des communautés post-industrielles, Graal d’une technologie enfin au service de l’homme :

Ces groupes de colons – médecins, chimistes, agronomes, ingénieurs -, réduits en nombre mais déterminés, étaient partis s’installer dans les zones rurales reculées, décidés à créer la première société agraire scientifiquement évoluée. En une génération, ils avaient réussi, comme d’innombrables communautés du même type établies autour des grandes cités, à construire leur paradis pastoral, mariage forcé d’Arcadie et d’une technologie perfectionnée.

Ceux qui connaissent un peu Ballard se doutent que l’écrivain n’adhère pas vraiment à cet idéal. Ces colons high tech sont décrits comme des gens profondément lisses, pour ne pas dire ennuyeux :

“Avait-il vraiment passé toute sa vie avec ces gens tranquilles, civilisés et anémiques ?” se demande le héros.

Car l’ultime cité, ce n’est pas une de ces communautés, mais une ancienne mégapole littéralement remise en service à grands coups d’engins motorisés, de consommation effréné et… de délinquance.

Quel point commun avec notre Carrefour des possibles ? Et bien un même sentiment général de personnes certes motivées par des intentions louables mais lisses et au fond élitiste (je ne m’exclus pas du lot !). Les présentations s’enchainaient, propres, drôles, faites par des (jeunes) gens bien habillés. Le Carrefour des possibles mais des possibles pour qui ? Ce cocon était à l’image du 104 qui l’accueillait, ce centre culturel cultivé artificiellement au milieu d’un quartier populaire par la volonté de la Mairie de Paris. La greffe n’a pas pris, comme on dit.

La soucoupe, par Jérémie Legroux ©

Le long de la rue d’Aubervilliers qui mène à l’établissement, il y avait des gens moins propres sur eux, moins bobos, ça sentait bon le poulet grillé et les conversations de bistro, à la faveur du printemps naissant. Je repensais à ces images de rue pendant les présentations. Qu’est-ce qu’ils en ont à faire les habitants du XIXème arrondissement du DIY, du DIWO (Do It With Others), du lien social à tout va, de pollinisation, d’écoconcept, d’up-cycling, de cuisine mobile pour la street food, d’oldies caravanes réemployées, de metadesign, de pensée hybride, d’urbanisme collaboratif, etc (tous ces termes sont strictement extraits des présentations).

La prochaine révolution ? Faites-la vous même !

La prochaine révolution ? Faites-la vous même !

Les hackers ne s'intéressent pas qu'aux logiciels, mais font aussi dans le "Do It Yourself". Et quand ils s'en prennent aux ...

En sortant, j’avais envie de faire un générateur de bullshit numérique bien-pensant. Voilà deux ans, mon collègue Jean-Marc Manach a écrit un article intitulé La prochaine révolution ? Faites-là vous-même !

Pour l’instant, cette révolution se fait dans un entre-soi. Et le temps qu’elle gagne vraiment l’ensemble des couches de la population, j’ai le sentiment qu’il faudra attendre très longtemps. Une révolution qui met des années, ce n’est plus une révolution.

Certes cette impression d’entre-soi ne doit pas faire oublier l’intérêt général des projets. Chacun plus ou moins imprégné d’une patte entrepreneuriale, design, art, bidouille pure…

Ainsi la machine du voisin est un réseau social pour mettre en relation des gens qui possèdent une machine à laver et ceux qui sont abonnés à la laverie ou à la machine de maman. Simple et futé comme tout.

Fair trade electronics est une start-up qui propose de fabriquer des composants électroniques respectueux de l’environnement, à commencer par la LED (vidéo ci-dessous). Wiitha entend “donner une nouvelle vie aux objets en passant du déchet au design” (notre fameux “upcycling). Ça peut donner des objets vraiment chouettes, comme un fauteuil club en bouchons de liège.

La Paillasse, dont nous vous avions déjà parlé, est un bio-hacklab, c’est-à-dire un lieu où tout un chacun peut manipuler le vivant. Cela permet par exemple de savoir si vos aliments contiennent des OGM. Bref un contre-pouvoir potentiel à une tripotée de lobby. On a pu aussi voir le fab lab de l’université de Cergy-Pontoise, Fac Lab, dont OWNI vous a déjà largement parlé. Ouvert au public, il offrira bientôt des cursus intégrant la fabrication numérique dans leurs programmes.

Sculpteo, entreprise pionnière de l’impression de fichiers 3D, lance une application iPad pour imprimer en céramique. C’est pro, c’est propre.

Unlimitedcity.org a développé une application qui permet à tout citoyen de proposer sa vision de l’urbanisme d’un lieu (vidéo ci-dessous). Rio de Janeiro s’est emparé du concept pour l’aider dans sa reconstruction de sa plus grande favela. Les architectes de YA + K jouent les trublions des villes à travers ce qu’on pourrait appeler de l’activisme urbain. Le collectif He He a expliqué son Metronome, un véhicule de type chariot marchant à l’énergie solaire pour les voies ferrées franciliennes abandonnées.

Le projet le plus séduisant vient d’“un bidouilleur, un vrai” (sic le présentateur). Enfin, projets au pluriel. En guise de présentation, Jérémie Legroux, c’est son nom, a montré certaines de ces réalisations, un échantillon de son incroyable cabinet de curiosités qui sert entre autres pour des spectacles. Accessoiriste à l’Opéra comique, il s’est inscrit au Carrefour des possibles poussé par des amis :

Je n’y aurais pas songé autrement ! C’est vrai que je me suis senti un peu décalé, dans la mesure où je n’avais pas vraiment de projet à présenter, mon intérêt était surtout de rencontrer des gens dans le milieu des bricoleurs”geek”, et ça a été l’occasion pour moi de regarder un peu en arrière sur mon travail.

Ce que Jérémie Legroux ne sait pas, c’est qu’il est bien un bricoleur geek, un hacker au sens premier du terme : un passionné de la bidouille. Ces objets n’ont pas de prétention à être utiles. Sauf à considérer que concrétiser sa fantaisie débridée, servie par une capacité assez incroyable à hacker les rebuts d’objet, est un but fondamental, salvateur, autant que monter une start-up-numérique-qui-fait-du-lien-social.

  1. J. G. Ballard, Nouvelles complètes, vol. 3, éditions Tristram, 2010. []

Laisser un commentaire

  • ah ouais le 22 mars 2012 - 15:50 Signaler un abus - Permalink

    intéressant le début de réflexion, mais il manque la suite de l’article non?
    pas de conclusion, pas d’ouverture?
    ça se finit en nœud de boudin après la présentation des projets?
    Le DIY se boboïse, pourquoi? comment aller vers d’autres populations?
    C’est pas sérieux de mettre des articles inachevés comme ça.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
    • Sabine Blanc le 22 mars 2012 - 21:00 Signaler un abus - Permalink

      Bonjour, cet article n’a pas d’autre prétention que d’être une courte réflexion à chaud, il est d’ailleurs étiqueté “edito”. Mais effectivement il faudra trouver des réponses aux questions qu’il soulève, comme vous le soulignez : “Le DIY se boboïse, pourquoi? comment aller vers d’autres populations ?”

      • Vous aimez
      • Vous n'aimez pas
      • 0
      Lui répondre
  • Clément le 22 mars 2012 - 16:15 Signaler un abus - Permalink

    Dans le même ton je vous propose de découvrir le projet que je construis actuellement : un site ou chacun peut proposer des bonnes actions en faveur de l’écologie et du développement durable!

    http://www.puuzzle.com

    Tout le monde peut mettre ses idées et profiter de celles des autres avec un but commun : influencer notre environnement de manière bénéfique :)

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Dominique Gauvrit le 22 mars 2012 - 16:31 Signaler un abus - Permalink

    On voit que vous avez le goût des néologismes mais il aurait pu être sympa de dire ce que signifie “DIY” (faites le vous même) pour les non initiés au jsabir du boboland et du bricolage hygh tech … à moins que vous l’ayez fait exprès, justement ! ;)

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
    • Sabine Blanc le 22 mars 2012 - 16:39 Signaler un abus - Permalink

      Greluche que je suis, j’ai oublié de mettre la traduction en français, c’est effectivement ce qu’on fait d’habitude pour ne pas perdre les gens, merci d’avoir signalé :)

      • Vous aimez
      • Vous n'aimez pas
      • 0
      Lui répondre
  • Moktarama le 22 mars 2012 - 17:02 Signaler un abus - Permalink

    De quoi vous remonter un peu le moral : le DIY se propage, lentement et de manière différente de ce qu’il s’en dit au 104 visiblement, mais quand même.

    Ainsi, par chez moi, lors de la rénovation ANRU d’une ZEP, comme la ville a constaté (suite à la suggestion de certains habitants) que pas mal de petits travaux d’entretien et d’amélioration de leurs logements n’étaient pas faits par les locataires faute d’outils et de conseils, elle a décidé d’ouvrir un atelier bricolage, avec mise à disposition d’outils (et prêts pour chez soi) et de locaux pour bricoler. Pour animer ça et échanger des conseils, un animateur municipal et les habitants bricoleurs ou artisans qui se portent volontaires (ceux qui ont suggéré l’idée notamment).

    Ce n’est pas high-tech pour un sou, la mairie n’a pas appelé ça par le vocabulaire de rigueur au 104, et pourtant c’est bien de l’usage collaboratif d’outils et de connaissances entre habitants dans une structure ouverte. Et accessoirement, si ça permet que les logements restent en bon état, tout le monde y gagne.

    Le DIY a effectivement beaucoup de mérites et rencontre du succès en France, mais certainement pas (pour le moment du moins) selon les modalités dont on parle dans les cercles du high-tech.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Louis Rousselet le 22 mars 2012 - 20:35 Signaler un abus - Permalink

    Il ne faut pas forcément voir ce phénomène d’un mauvais œil. Après tout, le DIY a vocation à se propager à toute la population, y compris les riches et les bobos, alors pourquoi les exclure ? Le fait qu’ils s’emparent du phénomène est plutôt un bon signe, en faveur du développement du DIY. D’autant que chacun peut s’en emparer à sa manière, nul n’est obligé de le pratiquer de façon aussi “lisse”.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Julien le 22 mars 2012 - 21:49 Signaler un abus - Permalink

    En cette journée mondiale de l’eau, je vous propose de regarder une vidéo un peu moins lisse de the Sotry of Stuff : http://ow.ly/9P3fR

    Elle est réalisée par des bobos qui ont pensé la mobilisation en ligne il y a quelques années. Ils nous invitent à agir à travers de nombreuses autres vidéos. C’est le DIY appliqué au quotidien, j’adore !

    En vous souhaitant une bonne soirée à l’eau du robinet. Elle vous permettra de réduire vos déchets et de préserver des ressources naturelles !
    Bien à vous,
    Julien

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Julien le 22 mars 2012 - 22:06 Signaler un abus - Permalink

    Au passage, vous trouverez ici http://ow.ly/9P7aY un édito au sujet d’une video TED d’Hans Rosling qui donne quelques données à voir sur l’impact des machines à laver sur notre consommation énergétique.

    Cet édito est gratifié d’un publi-commentaire de “la machine à laver du voisin” qui, au passage, semble être une belle initiative. Je serais curieux d’en savoir plus sur l’utilisation de leur site.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Sebastien le 23 mars 2012 - 8:39 Signaler un abus - Permalink

    Enfin!… un article critique sur ce sujet à la mode. Vivement qu’on aborde le thème de la médiocrité technique dans ces mouvements – il y aurait aussi des choses à raconter.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Math le 23 mars 2012 - 9:36 Signaler un abus - Permalink

    Je trouve qu’il y a une vraie confusion dans cet article entre la forme de l’événement, qui, en effet, était assez formelle (en mode conférence dans un grand amphi + préparations bien travaillées+cocktail chic) et les projets eux-mêmes qui sont faits par des vrais gens, qui bidouillent vraiment et font avancer le mouvement.

    Si le DIY devient cool et peut rassembler plus de 450 personnes pour une conf un mardi soir, c’est vraiment une bonne chose : plus d’espaces dédiés, plus de projets, plus d’envies et de création.

    On peut toujours rajouter de la sciure dans les coins et s’habiller en salopette, ça fera pas plus avancer les choses.

    Donc, en gros, on s’en fout si c’est “bobo” ou je ne sais quoi, tant qu’au moins y’a des gens qui se bougent et créent des trucs cools. Putain de français des fois.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
    • Sebastien le 23 mars 2012 - 11:13 Signaler un abus - Permalink

      Le problème c’est justement que ben heu… non, ça n’avance pas. Quand ça devient uniquement des cocktails où on parle de révolutionner le monde avec par exemple des “imprimantes 3D” médiocres qui sont parfaitement incapables d’imprimer un objet sérieux (vélo, microprocesseur, …), c’est de la masturbation intellectuelle risible. D’autant plus que ces personnes n’essayent même pas, et se trouvent très bien où elles sont.

      • Vous aimez
      • Vous n'aimez pas
      • 0
      Lui répondre
  • Yann Gallic le 23 mars 2012 - 12:35 Signaler un abus - Permalink

    Hi
    J’ai beaucoup aimé cette réflexion aussi provocatrice soit-elle. Je suis en effet charpentier “en province” et il m’est arrivé de réagir face au DIY (fabrique ta maison toi même) qui me semble être la nouvelle voie du capitalisme. Mon métier disparait à vitesse grand V (l’industrie fait des charpentes, des maisons plus performantes et moins coûteuses que les miennes) comme le concept même de METIER au profit de celui de COMPETENCES. Bientôt nous n’aurons plus besoin de charpentiers mais de leveurs de charpentes. Là où l’homme de métier (ou la femme, j’entends!) acquiert son savoir faire avec le temps, l’homme moderne est capable de s’adapter aux contraintes des entreprises en acquérant en permanence de nouvelles compétences pour pouvoir conserver son EMPLOI et continuer à vivre au quotidien.
    Je pense que le problème est que TRAVAILLER n’est pas considéré comme valorisant quand “avoir un métier” c’est pouvoir s’épanouir (Richard Sennett, sociologue)… Bref (comme dit l’autre), j’ai l’intime conviction que l’individualisme et la pensée libérale qui se cache derrière le DIY, dénie l’Homme au profit du PROFIT immédiat quand il faudrait peut-être songer à ces gens éjectés par ce mode de pensée comme des has been… un peu de com sur ma réflexion: http://www.lesconferenciersgesticulants.com/#!les-gesticulations/vstc1=yann-gallic

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
    • Youkish le 23 mars 2012 - 17:39 Signaler un abus - Permalink

      Pas totalement faux sur la notion de METIER, mais je ne suis pas sûr qu’en théorie, le plus important dans le DIY soit la notion de compétence.
      Car le DIY pourrait avant tout avoir ceci de génial qu’il casse les spécialisations, les attendus et REND POSSIBLE.
      De plus l’idée de se réapproprier certains processus est plus qu’engageante. D’ailleurs Bernard Stiegler qui bénéficie également d’une mode autour de ses concepts (précaution oratoire), parle de “déprolétarisation”, c’est à dire d’empowerement au sens d’Amartya Sen. En mettant littéralement la main à la patte, nous retrouvons du savoir-faire, et réenchantons le travail qui devient non plus EMPLOI (vente de sa force de travail pour bouffer) mais ACTIVITE (au sens de Gorz ou de Illich, émancipatrice). Ça fait beaucoup de notions et d’auteurs associés en deux lignes, mais ce sont les raccourcis intellectuels voulu par l’exercice du feedback.

      Le DIY permet alors pour certains de retrouver du sens, de l’envie, de la motivation.

      En parlant du désenchantement des société techniques, Max Weber disait dans le Savant et le Politique (1919) “qu’hormis les hommes de science, personne n’a de connaissance véritable des objets qu’il utilise. Il nous suffit de pouvoir compter sur eux ; le sauvage au contraire connaît incomparablement mieux ses outils”.
      Pour reprendre Christophe André de l’association Entropie à Grenoble (qui développe des objets en design libre), le DIY ou l’autoconstruction permet de “lever l’abstraction qui pèse sur les objets”. C’est à dire qu’on prend conscience de toutes les dimensions contenues dans l’objet technique, que ce soit les utilisations qu’il nous force ou encore le travail accumulé (les chaines de valeurs) au sein de l’objet et de ses composants. cf article sur http://strabic.fr/Vers-un-design-libre.html

      Le DIY est donc pédagogique et réflexif.

      Mais il peut être également très populaire et déjà “démocratisé”. C’est le cas de l’autoconstruction de matériel agricole en maraîchage biologique, démarche portée par l’association ADABio, des producteurs bio de l’Est de Rhône-Alpes. Partis du savoir “vernaculaire” et de l’expérimentation bricoleuse des paysans, l’association a fait le pari de diffuser les outils autoconstruits au travers de stages d’une semaine dans lesquels les agriculteurs reçoivent du métal qu’il percent, découpent, soudent et assemblent pour repartir chacun avec leur outil de travail du sol.
      Et ces outils sont sous licence libre, mais sont bien issus directement de la créativité des territoires.
      Site Internet: http://www.adabio-autoconstruction.org

      Non le DIY, ou DIWO ou autoconstruction ou autoproduction, n’est pas condamné à être porté seulement par une culture urbaine et connectée.
      Reportez vous également au travail d’associations de promotion de “l’autoproduction accompagnée” comme le PADES, Les PACT ARIM ou IGLOO. Ce type de démarche à été cité plus haut par Moktarama.
      Un livre: L’autoproduction accompagnée. Un levier de changement, Par Daniel Cérézuelle et Guy Roustang, Ed. Erès, 2010.

      Après je partage le ressenti de Sabine Blanc. Mais de toute façon le DIY radical et non contradictoire parait difficilement compatible avec une culture de ville Centre, voir hors sol, comme Paris.
      reste que le DIY est une méthode de transformation sociale, qui investie par des individus conscientisés, peut se révéler complètement décapante!

      • Vous aimez
      • Vous n'aimez pas
      • 0
      Lui répondre
      • Raynaud le 25 mars 2012 - 23:23 Signaler un abus - Permalink

        Pour prolonger la réaction de Youkhish sur Adabio, voir aussi ce que fait l’association Savoir-Faire et Découverte en matière de propositions à l’autoproduction accompagnée afin que chacun, urbain ou rural, puisse se réapproprier des gestes techniques et essentiels pour relocaliser les activités : http://www.lesavoirfaire.fr

        • Vous aimez
        • Vous n'aimez pas
        • 0
        Lui répondre
    • Bête spatio-temporelle le 23 janvier 2014 - 7:16 Signaler un abus - Permalink

      Je suis très touché par ce commentaire… :,-( Je travaille sans cesse gratuitement à la diffusion du savoir, et mon frère me dit que ça ne sert à rien… il justifie toutes les erreurs de ma mère en disant “Elle, elle travaille !”… alors qu’elle fait juste de la paperasse. Je ne veux pas que le capitalisme s’empare du do it yourself. Je ne veux pas que le capitalisme s’empare du recyclage. Je veux juste que ce fichu système, avec l’exploitation et la guerre qu’il porte en lui, disparaisse.

      • Vous aimez
      • Vous n'aimez pas
      • 0
      Lui répondre
  • shamal le 26 mars 2012 - 19:40 Signaler un abus - Permalink

    Votre article est plutôt fin et a vraiment le mérite de ne pas tomber dans l’optimisme et la fascination baba qui accompagnent souvent tout ce qui concerne le “faire soi-même”, les fablabs et autre…

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • beouchka le 28 mars 2012 - 1:23 Signaler un abus - Permalink

    Au milieu de ma promenade sur Knowtex, il y avait celle sur Bastamag.. J’etais deja heureuse de lire votre juste critique d’un DIY présenté a Ce Carrefour des Possibles au 104 un peu trop lisse/elitiste/geekenetrenous, etc..tout en soulignant l’interet de chacun de ces projets.
    Amusée donc quand dans ma balade sur Bastamag, je tombe sur cet article concernant le DIY, avec une asso de mécanos qui apprennent aux gens les bases plus ou moins avancées de la mécanique.. Une initiative moins voyante, sexy et encore moins numérique, mais peut etre plus proches des questions qu’on a pu se poser ce mardi au 104 sur ” a part a nous, a qui ca parle, et a qui ca sert vraiment”, ou du moins” est ce que ca sert a ceux qu’il faut? “.. Et ou le DIY n’apparait pas comme un grande invention du monde des geeks, mais ou on fait le lien avec l’éducation populaire, notamment..
    http://www.bastamag.net/article2210.html

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
    • Yann Gallic le 28 mars 2012 - 9:08 Signaler un abus - Permalink

      Si le concept de DIY va dans ce sens (un garagiste accompagne des gens dans la réparation de leur voiture), alors, en effet, on avancera. Car il évince toute la prétention de bobos de “savoir faire à la place de”. Combien de fois m’a-t-on dit que faire sa maison c’était simple, qu’il suffisait de couper des bouts de bois à la côte et hop! Dénier un métier est à mon sens un des pires des outrages fais à un homme ou une femme de métier, une personne qui a construit son savoir faire avec le temps (Et permettez-moi de placer l’Homme au centre ma réflexion). L’industrie nous le fais croire en spoliant sans scrupule ces savoirs-faire en les transformant en démarche qualité et compétences et en supprimant l’erreur (humaine mais c’est c’est un pléonasme) devenue impardonnable. Ainsi la K3 sort des PRODUITS impeccables. Aussi, accompagner quelqu’un dans son ouvrage, comme réparer sa voiture ou construire sa maison, n’est pas dénier le métier mais au contraire le valoriser et là cela s’inscrit dans une réelle démarche d’éducation populaire. A quand la création “d’AMAP” de métiers dans la lignée de ce garage? Je construits des maisons mais ne tolérerai pas qu’on puisse dénier mon savoir-faire en préconisant au travers du concept de DIY la simplicité de construire une maison.en fabricant par exemple une machine qui les fabrique; par contre je reste prêt à inventer avec d’autres un nouveau mode de partage de mon savoir-faire…

      • Vous aimez
      • Vous n'aimez pas
      • 0
      Lui répondre
4 pings

  • culture web | Pearltrees le 22 mars 2012 - 17:57

    [...] En sortant, j’avais envie de faire un générateur de bullshit numérique bien-pensant. Voilà deux ans, mon collègue Jean-Marc Manach a écrit un article intitulé La prochaine révolution ? Faites-là vous-même ! Le DIY se boboïse » OWNI, News, Augmented [...]

  • [...] Lu sur le Web: LE DIY URBAIN EST-IL UN ‘ENTRE-SOI ELITISTE’? Une journaliste d’OWNI est saisie d’un gros cas de conscience lors d’une rencontre du Carrefour des possibles, au 104: mais qu’est-ce que ça veut dire, tout ça? Pourquoi ces gens sont-ils tous si jeunes, si bien habillés, si pleins de bonnes intentions et de petites idées design? Et pourquoi, malgré tout ça, le sentiment que, derrière l’enthousiasme de l’innovation “durable” et “sociale,” il y a un monde qui n’en entendra jamais parler, sur lequel ces idées n’auront vraisemblablement que peu de prise? (Un monde où “ça sent le poulet grillé,” rue d’Aubervilliers.) Bonne question, mérite réflexion et commentaires. (via OWNI.fr) [...]

  • J'y bricole | Pearltrees le 24 mars 2012 - 23:48

    [...] Le “Do it yourself” se boboïse » OWNI, News, Augmented En sortant, j’avais envie de faire un générateur de bullshit numérique bien-pensant. Voilà deux ans, mon collègue Jean-Marc Manach a écrit un article intitulé La prochaine révolution ? Faites-là vous-même ! [...]

  • [...] libre  Les licences libres aux portes de la révolution  Naissance d’un mythe de la bidouille  Le “Do it yourself” se boboïse  Les fab labs, incubateurs de futur  La prochaine révolution ? Faites-la vous même ! [...]

Derniers articles publiés