Richard Stallman, précieux radoteur

Le pape du logiciel libre a donné une conférence ce jeudi à Paris sur le thème ”Logiciels libres et droits de l’Homme”. Son discours prend une dimension supplémentaire dans un contexte de surveillance croissante des citoyens.

Richard Stallman à La Mutinerie Coworking à Paris, le 28 juin 2012 - (cc) Ophelia Noor

La Mutinerie, ses flamboyantes tentures rouges et son coffre de pirate en guise de table : l’espace parisien de co-working était tout désigné pour accueillir la conférence de Richard Stallman, hacker mythique qui a initié le mouvement du logiciel libre, sur le thème ”Logiciels libres et droits de l’Homme”. Une initiative des ONG la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et Reporters sans frontières (RSF), de leurs amis du cluster de hackers Telecomix, de Silicon Maniacs, avec le soutien de l’agence de communication LIMITE.

Drones d’intérêt général

Drones d’intérêt général

Des drones fabriqués en Bretagne pour équiper les opposants syriens, les aider à communiquer entre eux et témoigner des ...

En mode automatique, Richard Matthew Stallman, rms pour les intimes, a délivré son laïus habituel, devant un public acquis. Le même depuis presque trente ans, lorsqu’il claqua la porte du laboratoire d’intelligence artificielle du MIT en 1983 pour développer GNU1, un OS dont le code est ouvert, en réaction à la logique propriétaire de plus en plus prégnante, gros sous oblige. Un retour à la nature originelle des logiciels puisque, on l’oublie souvent, les programmes ont d’abord été libres par défaut. Dans la foulée, la Free Software Foundation (FSF) est créée pour soutenir le projet.

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Plus qu’un paramètre technique, l’ouverture du code est pour Richard Stallman une véritable philosophie. Il la résume en trois petits mots qui nous sont familiers, rappelé en ouverture, dans un français impeccable :

Liberté, égalité, fraternité.

Un triptyque d’où découlent quatre obligations, “quatre nouveaux droits de l’homme”, dans une société où l’informatique joue un rôle central : liberté d’utiliser le logiciel, de l’étudier, de le modifier et de le redistribuer. Mais aussi une quadruple obligation que doit respecter un programme pour pouvoir prétendre à une des licences labellisées “libre”.

Conférence de Richard Stallman sur les logiciels libres et les droits de l

Stallman est bien sûr agaçant par son côté sectaire, son intransigeance, qui consiste à démonter méthodiquement les outils que la plupart des gens utilisent au quotidien, en ignorant (faisant semblant de ?) que l’utilisateur lambda se contrefiche de savoir que Microsoft a mis des portes dérobées (backdoors) pour modifier Windows, ce “malware universel”,  ou qu’il ne peut pas tripatouiller le code, tant que ses besoins sont satisfaits. Lassant encore quand il file, as usual, la petite claque à Linux, l’OS libre à succès développé par Linus Torvalds et la grosse baffe à l’open source, avatar marketé parfois moins pointilleux sur les licences, qui a commis le crime de mettre en avant l’efficience des outils libres plutôt que l’éthique.

Richard Stallman joue d’ailleurs de cette étiquette en tonnant à moult reprises “parlez plus fort, je n’entends pas” (il est sourd comme un pot), ou en endossant le costume de Saint iGNUcius :

Saint iGNUcius, de l’Eglise d’Emacs2
Je bénis ton ordinateur
Nous adorons le seul vrai éditeur d’Emacs
Tu dois prononcer la confession de foi :
Il n’y a aucun autre système que Gnu et Linux est un de ses noyaux

Richard Stallman, transformation en Saint iGNUcius avec la robe et l

Si l’homme occidental moderne fait furieusement penser au Discours de la servitude volontaire, de la Boétie, c’est somme toute son problème. En revanche, quand la liberté de communiquer, voire des vies, sont en danger, l’argument du “contrôle du logiciel sur l’utilisateur” pèse d’un poids nouveau. Et malheureusement, la surveillance du réseau s’accroit, comme l’a rappelé Antoine Bernard, le directeur général de la FIDH :

En Colombie, le président Uribe s’est livré à de l’espionnage sous couvert d’une procédure anti-terroriste. Des défenseurs des droits de l’homme, des magistrats, des policiers, ont été poursuivis jusqu’en Europe, leurs communications ont été interceptées.

Lui-même s’est fait tacler par rms pour utiliser Skype. Le bien pratique logiciel est troué comme une passoire et il a servi à espionner les opposants syriens grâce à un mouchard. Et ce n’est qu’un exemple.

Dès lors, il était logique de “connecter le monde du libre et des droits de l’homme”. La FIDH a “intégré l’enjeu depuis 2000″, les logiciels libres ont été installés, “non sans peine” car il est difficile de tourner le dos au “confort fallacieux de certains logiciels”, pour reprendre les termes de Nicolas Diaz, le webmaster de la FIDH. RSF, qui défend également des blogueurs et netcitoyens, souhaite aussi “engager plus la communauté du libre”.

“Bull éclatez”

Impossible de ne pas évoquer le cas d’Amesys, cette filiale de l’entreprise française Bull qui a vendu des systèmes de surveillance à des dictatures. La dualité de la technologie a bon dos, quand il s’agit de faire du chiffre d’affaires. La FIDH et la LDH ont déjà eu la satisfaction de voir que leur plainte déposée cet automne visant la société pour complicité d’actes de torture en Libye a permis l’ouverture d’une information judiciaire.

Gnu contre le taureau, Richard Stallman était symboliquement entré dans l’arène au printemps lors d’un séjour en Tunisie, le temps d’un happening, prouvant que le vieil oncle radoteur est aussi un gardien sacrément vigilant :


Photographies par Ophelia Noor pour Owni

Owni a publié en ebook sur Amsesys, Au pays de Candy, enquête sur les marchands d’armes de surveillance numérique

Nos confrères des Inrockuptibles ont demandé à Richard Stallman de conseiller François Hollande. Dommage que les équipes du cabinet de la nouvelle ministre de la Culture Aurélie Filippetti soient déjà constituées, avec un certain tropisme hadopiesque.

  1. pour Gnu is Not Unix. Créé en 1970, l’OS révolutionnaire Unix s’est développé dans les années 70 avec succès : son code était distribué librement et il a donc attiré de nombreuses contributions, avant de redevenir propriétaire en 1983. Lire le détail des débuts de GNU dans Richard Stallman et la révolution du logiciel libre – Une biographie autorisée []
  2. Cet éditeur de texte a été développé par Stallman depuis les années 70, et lui a valu une grande renommée dans le milieu des hackers. Il est si puissant qu’il peut quasiment remplacer toutes les autres applications. []

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  • Momo-B le 29 juin 2012 - 16:12 Signaler un abus - Permalink

    “Lassant encore quand il file, as usual, la petite claque à Linux, l’OS libre à succès développé par Linus Torvalds”

    Euh… Vous dites vous-même dans la suite de l’article, en citant Richard, que Linux n’est pas un OS :

    “Il n’y a aucun autre système que Gnu et Linux est un de ses noyaux”

    Effectivement, Linux est un noyau, un kernel. Pas un OS… Le nom de l’OS est GNU, pas Linux, comme on le voit si souvent sur Internet.

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  • k3roPi le 29 juin 2012 - 17:52 Signaler un abus - Permalink

    Le développement accéléré de la “vie numérique” soulève beaucoup de questions sur le droit à une vie privée, le contrôle à distance des populations.
    Toute communication est susceptible d’être interceptée, indexée, analysée et stockée. La puissance de calcul grandissante offre des possibilités tentantes aux gouvernements, aux “agences” de surveillance. Vous avez peut être remarqué, la censure systématique de comptes Twitter qui dénigraient Sarkozy pendant la campagne. Ou alors la coupure totale d’internet en Egypte. C’est le revers de la médaille de la puissance informatique; on peut réduire au silence facilement et efficacement. Certains connaissent peut être le message d’accueil des administrateurs sous Unix/Linux: “With great power comes great responsability”. Justement, la puissance potentielle de contrôle informatique ne cesse de croître…
    Il y a peut être deux futurs. L’un où la puissance des machines est au service de l’homme et accroît sa liberté, l’autre où cette même puissance est utilisée pour contrôler efficacement les “citoyens” des “sociétés évoluées”.
    Le Word Wide Web, n’est-il pas le filet planétaire?

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  • hans le 29 juin 2012 - 18:37 Signaler un abus - Permalink

    Stallman discredite le logiciel libre avec sa théorie que le logiciel propriétaire serait contraire au droit humain. Un peu de sérieux.

    Ce type est un boulet pour la communauté que est assis sur plein de projets morts (tous les projets GNU à l’exception de gcc).
    La GPLv3 est un échec (cela a conduit a la multiplication des licences).

    Arretons les frais et cessons de croire que GNU est la moindre importance pour le logiciel libre.

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    • Momo-B le 29 juin 2012 - 18:48 Signaler un abus - Permalink

      En attendant, votre commentaire serait peut-être plus crédible si vous répondiez à ses arguments par vos propre arguments plutôt qu’en le traitant bêtement de “boulet”.

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      • hans le 29 juin 2012 - 19:12 Signaler un abus - Permalink

        Il ne faut pas confondre les droits de l’homme avec sa vision personnel de la société.

        Example:
        Perso je trouve que gagner des milions par année est scandaleux mais ce n’est pas contraire au droits de l’homme.

        Sinon on admet que les droits de l’hommes sont négociable (le raisonement est boiteux je vous l’accorde).

        J’ajoutais que on accorde une trop grande importance a GNU.
        Car à part gcc il y a des équivalents meilleurs à tout (BSD find, tmux, …).

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        • Momo-B le 29 juin 2012 - 22:53 Signaler un abus - Permalink

          Pour ma part, je trouve la comparaison avec les gros revenus quelque peu fallacieuse ; si gagner beaucoup d’argent ne me semble pas non plus impacter nécessairement les droits de l’Homme, en revanche, les logiciels privateurs, eux, peuvent impacter ces mêmes droits.

          En effet, les logiciels ont pris, ces dernières années, une importance toute particulière dans nos vies. D’abord sur nos bureaux, avec nos ordinateurs personnels, aujourd’hui dans nos poches, demain, très certainement, partout autour de nous avec « l’Internet des objets », avant, peut-être, d’arriver jusque dans nos propres corps, avec les biotechnologies.

          Ces technologies nous permettent de communiquer, de nous informer, de nous exprimer… De plus, elles permettent aussi, à ceux qui le voudraient, de nous surveiller, mais aussi, de nous priver des droits précédemment cité. Dans ces conditions, le logiciel libre se présente comme un moyen de protéger ces libertés, en s’assurant que les logiciels ne violent pas les droits de l’Homme et, si cela venait à être le cas, de modifier ces mêmes logiciels.

          Dans cette situation, je ne vois absolument pas pourquoi on ne pourrait pas juger les logiciels privateurs comme étant contraire aux droits de l’Homme, dans la mesure où ils mettent ceux-ci dans une situation périlleuse, une situation où les utilisateurs de logiciels ne peuvent savoir ce qu’il se passe sous le capot.

          A titre d’exemple nous pourrions citer, entre autre, Internet Explorer, dont Microsoft avait vendu les certificats de sécurité au régime de Ben Ali, permettant ainsi à celui-ci d’espionner sa population avec une plus grande aisance ; et cela sans que personne ne le remarque, du fait de la fermeture du code.

          Ensuite, pour ce qui est de GNU, à qui nous accorderions trop d’importance selon vous, il me semble que le côté technique ne fait pas tout. GNU fut tout de même le premier projet à porter le mouvement du logiciel libre, avec l’écriture de la première licence libre, la GPL. C’est grâce à ces deux projets que le mouvement du logiciel libre pu prendre son envole. Au final, le « trop d’importance » que vous reprochez à GNU ne suffit même pas à ce dernier pour se faire appeler par son nom, tout le monde l’appelant finalement « Linux » au lieu de « GNU » ou « GNU/Linux ».

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          • hans le 30 juin 2012 - 15:36 Signaler un abus - Permalink

            Comme vous dites les logiciels propriétaire peuvent violer les droits humains (mais plus par leurs utilisations que par le fait qu’ils sont pas libre).
            Rien n’empêche debian de mettre une merde dans le code pour un dictateur.
            L’opacité des non-libres favorisent les dérives mais je trouve qu’on ne peut pas faire le raccourci : logiciels libres droits humains.

            Pour GNU, je ne nie pas son importance historique (enfin BSD s’est fait sans GNU) mais le fait qu’ils arrivent à monopoliser le débat actuel.

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            • Momo-B le 1 juillet 2012 - 22:33 Signaler un abus - Permalink

              En effet, un logiciel libre peut servir contre les droits de l’Homme. Néanmoins, sur un logiciel libre, je peux le voir.
              Ce n’est pas le cas avec un logiciel privatif. C’est en cela que le modèle privatif est néfaste : il ne nous permet pas d’assurer la protection de nos droits.

              A ce titre, il me semble que l’on peut alors considérer le modèle des logiciels privatifs comme étant néfaste pour les droits de l’Homme.

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  • HumHum le 30 juin 2012 - 10:56 Signaler un abus - Permalink

    Je n’aime pas des masses la fin du discours que tient Stallman dans ses “conseils” à Hollande, avec ses “sondages sur échanges”, son système de taxation/redistribution centralisé.

    Nous sommes là à mille lieues du mécénat global (et de la nouvelle mouture de la contribution créative) dont une des qualités ESSENTIELLES est de considérer que l’internaute devait pouvoir soutenir au moins pour bonne partie de “sa taxe” DIRECTEMENT les créateurs de son choix.

    Alors.

    Soit Stallman a intelligemment intégré le fait qu’il s’adressait à un demeuré du numérique et un lâche et banal politicien de carrière, et dans ce cas là son discours est tactique.

    Soit Stallman a mal “évolué”, et dans ce cas là il n’est plus à mes yeux un précieux radoteur.

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  • groumpf le 30 juin 2012 - 11:55 Signaler un abus - Permalink

    Remarque sur la forme des articles : mais pourquoi utilisez-vous une couleur grise pour la police de caractères ? Cela nuit à la lisibilité en diminuant le contraste. Je n’arrive pas à comprendre cette mode.
    Allez donc consulter ce site : http://contrastrebellion.com/

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    • Réalité le 30 juin 2012 - 23:17 Signaler un abus - Permalink

      Moi si j’avais à me plaindre d’une couleur, ça serait plutôt du fond blanc très fatiguant pour les yeux… Mais heureusement il y a Stylish.

      (Rien à dire de spécial sur l’article qui ne contient rien de neuf pour qui s’intéresse au libre.)

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    • Deny le 5 mai 2014 - 11:27 Signaler un abus - Permalink

      Actually, Plunky, that wasn’t much of a rant at all. You should see the fur fly when we argue about portey. Apparently, you haven’t read much of this blog in the past or you’d have better context of me, my background, and my beliefs.As for Republican capitalists, I’ve been surrounded by them for a long time and never *actually* noticed any of them with Stallman’s charming irreverence. My beef with Stallman is that he lets his political and ethical beliefs infect his software riff in ways that are either misguided or irrelevant. He has a long history of hyperbole as when he called a software demo-period time lock a crime against humanity . Quoting Wikipedia, he explains that he has always lived cheaply… like a student, basically. And I like that, because it means that money is not telling me what to do. That’s not someone I want making business decisions for me.My particular gripe was recent articles (supported by Stallman and the GNU mafia) that apps linked to LGPL libraries should be considered derivative, and/or that all libraries should be stripped of LGPL status. I stated the reasons why I think this is crazy, but I’ll give you another example. I have hardware clients who have spent a LOT of money developing hardware that requires driver support. Because of GPL, the drivers must be written in such a way that they are very simple gateways for conventional driver entry points. Then a daemon actually does the interface work with the hardware. Having to ship source code for the daemon (which is an app) would jeopardize millions of dollars in research and a number of patents on the hardware. That’s one small example of why all software shouldn’t be required to ship with sources. If you think that this is a trivial issue, read about the millions Oracle is spending to make sure that their $8.5 billion acquisition of BEA doesn’t get them in GPL trouble.I fully understand you can *currently* write apps for Linux, and I hope we can continue to do so without them becoming derivatives of Linux. BTW, my team and I have ported Linux over a dozen times to ARM, X86, MIPS, PPC and SPARC architectures. We write drivers and middleware for Linux. I’m aware of the GPL issues with Linux.As for open source projects in wide use: yes, PHP, Perl, Apache, MySQL. Of those, MySQL is the most commercial, but they’re still not a large company in any sense. Perl, PHP and other languages/front ends are almost entirely supported and enhanced by researchers who get a paycheck from somebody (like institutes and universities).And BASIC and FORTRAN? You apparently don’t know that there are over 2 million VB programmers out there, and tens of thousand of VB apps. FORTRAN? It’s still the most common language in the hard sciences (over half of all major FFT packages are in FORTRAN). Personally, I program in C a lot because I have to, but over the past 40 years I’ve programmed in LISP, Snobol, PL/I, Java, COBOL, and a dozen others (not counting assembler). We created a Commercial BASIC compiler in 1982 because major hardware vendors asked us to, to help ease the transition of minicomputer applications to UNIX (which I’ve also ported a number of times, including to a VAX). It’s not my fault it’s still selling after 25 years.Regarding my errant programmer: he was a sharp person, but he never got anything done for me. When you start making your living owning a software company, come back and tell me how often you let your employees screw around on your time (I would have been thrilled if he did his Linux work on his own).And Google (actually, Jeannine brought it up, not me): I think Google is a really amazing company. I own stock in them. They are one of the few companies I would actually consider quitting consulting for and having a day job.I wish you luck with your C# book. I like C#, which seems about as natural as Java, and WAY better than C++ which supports OO like putting lipstick on a pig.

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  • HumHum le 1 juillet 2012 - 9:28 Signaler un abus - Permalink

    Je trouve la mise en page et les zones plus ou moins contrastées assez esthétiques et ne nuisant pas à la lecture.

    Concernant l’autre point, et ce que j’ai dis auparavant, je persiste. Car je ne vois pas comment si comme le dit le précieux Stallman à hollande la LG est mise en place telle qu’il la décrit, la Liberté et L’Egalité me semblent en danger.
    Mesure des flux d’échanges veillés sans doute par un organisme “libre” et “désintéressé”, redistribution sans doute par un organisme “libre” et “désintéressé”, et connaissance par les citoyens (la connaissance étant un des prérequis de la Liberté) des clés de répartition et de nature de l’audit des flux.
    Quant à la Fraternité, elle me semble bien plus présente philosophiquement dans un modèle tel que celui esquissé par lui et Muguet, continué par Aigrain, qui avancera encore, que dans cette LG organisationnellement jacobine, et intrinsèquement opaque et séparant l’amateur de l’artiste.qu’il aime.

    C’est mon avis.
    Bien entendu, il faut placer en toile de fond de ces considérations sur les valeurs de la France des choses politiques de grande envergure en cours et indirectement liées aux questions numériques.

    Pour finir, dites donc, hier, quelle première grande escarmouche sur cette histoire de télévision et de taxe qui seraient d’utilité publique.

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