Vend fichier MP3 très peu servi

ReDiGi, site spécialisé dans la vente de fichiers MP3 d'occasion (si si), sera fixé sur son sort dans quelques semaines. Sommé de fermer ses portes par les majors du disque, le site propose de revendre vos fichiers iTunes déjà écoutés. Une plainte est instruite à New York depuis un an. L'affaire sera jugée en octobre.

Commençons par un récit.

Je suis un particulier. J’achète le merveilleux titre “I gotta feeling” des Black Eyed Peas sur l’iTunes Store pour $1,29. Trois écoutes plus tard, soit une bonne année, besoin d’octets oblige, je décide de ranger la galaxie de dossiers qui me fait office de discothèque. C’est là que je retombe sur ledit titre.

J’y jette une oreille et, 7 secondes plus tard, alors que je m’apprête à le glisser dans ma corbeille virtuelle, une url m’arrête : redigi.com. Le premier site de revente de MP3 usagés, ouvert en novembre 2011.

Ni une, ni deux, je m’inscris, j’envoie sur la plateforme le fichier, dont les données associées prouvent bien que j’en suis le propriétaire légal. Au même moment, le fichier disparait de mon disque dur et je le (re)mets donc en (re)vente pour $0,69.

Quelques instants plus tard, un heureux fouineur de vieux bacs à MP3 pourra ainsi en faire l’acquisition, avec les autorisations qui vont bien. Économisant du même coup, 60 cents par rapport au même produit sur la plateforme musicale d’Apple. Puis le titre disparaitra naturellement de la plateforme, jusqu’à ce qu’un autre utilisateur le remette en vente.

Écouter seulement tu pourras

La réalité est ici aussi subversive qu’une bonne fiction d’anticipation. Je viens en effet de revendre sur le marché de l’occasion, l’original d’un bien dont je suis le légitime propriétaire, comme nous le faisons depuis longtemps avec livres écornés, vinyls usés et 504 tunées. Pas de quoi s’affoler en théorie vu que l’on applique un vieux principe à de nouveaux usages, mais la possible existence d’un marché d’occasion des fichiers MP3 fait friser les neurones.

Car la notion d’occasion pour des biens immatériels, qui par définition ne s’usent pas, a quelque chose d’ubuesque. Si le site ReDigi, vu de l’extérieur, semble tout ce qu’il y a de plus sérieux, en prenant un peu de recul il s’avère être un merveilleux troll sur le sujet de la propriété à l’ère du numérique. Indirectement, il pose une question follement simple : qu’achète-t-on réellement lorsque l’on valide un achat sur l’iTunes Store ou autres magasin en ligne (Amazon, Fnac…) ?

Le commun des mortels connectés répondrait sans doute en première instance : “un morceau de musique” et donc la propriété du fichier, suite de 0 et de 1, qui permet de restituer la mélodie via un logiciel d’écoute. En tant que propriétaire légal de ce fichier, je devrais logiquement pouvoir en faire ce qu’il me plait (plait-plait), comme le revendre d’occasion, si le cœur (et la lassitude d’écoute) m’en dit.

Mais la réponse d’Apple varie quelque peu :

You shall be authorized to use iTunes Products only for personal, noncommercial use.

Cette phrase glissée dans les conditions d’utilisation d’iTunes, interdit théoriquement cette pratique. Sauf que le droit américain permet à tout particulier de revendre un bien culturel dont il est propriétaire, tout comme la théorie de l’épuisement des droits le permet en Europe. Dont acte. Première démonstration de l’absurdité d’un système par les faits : lorsque vous achetez un mp3 sur l’iTunes Store, vous n’en n’êtes pas le propriétaire, vous n’achetez en réalité que le droit d’écouter ce morceau (et encore sur les plateformes autorisées).

Major, toi seule tu copieras

Face à ReDigi, les chevaliers blancs du droit d’auteur que sont les géants de l’industrie musicale sont rapidement montés au créneau. Capitol Records, filiale d’EMI, a déposé une plainte reçue par le tribunal de New York début janvier 2012. Argument massue : celui qui revend en seconde main un bien numérique, revend non pas l’original mais une copie, puisqu’il a bien fallu que le fichier soit copié depuis le disque dur du particulier sur les serveurs de ReDigi. Ce même procédé de copies que les vilains pirates numériques utilisent sur les réseaux de peer-to-peer. Démonstration de haut vol puisque ces mêmes vendeurs “officiels” ne font que revendre eux-même des copies. Quadrature d’un cercle musical.

Infraction au droit d’auteur et incitation à l’infraction au droit d’auteur entre autres, ReDiGi est donc soupçonné par Capitol Records de répandre partout sur la toile des titres dont les droits leur appartiennent. Mais, parlant de droits, il ne s’agit pas tant de droit d’auteur que de droit de copie. Car la charge judiciaire présuppose que le business model de ReDiGi soit basé sur la copie – le site récupère 5 à 15 pourcent de commission sur chaque titre – ce qui fait un brin frissonner les majors nageant au beau milieu de la crise du disque. Ces mêmes majors, les plaignants, possèdent eux les droits exclusifs entre autres choses de “reproduire l’oeuvre protégée” et “de distribuer des copies ou enregistrements d’oeuvres protégées au public”.

Au front de la révolution du droit d’auteur !

Au front de la révolution du droit d’auteur !

Poser les fondements d'une réforme du droit d'auteur et du financement de la création : tel est l'objet d'un nouveau ...

Seconde démonstration par les faits : la réaction des géants de l’industrie musicale démontre que leur business model est fortement basé sur l’exclusivité du droit de copie. Eux seuls peuvent copier et telle est leur manne depuis des décennies. Un business sacrément profitable quand on l’applique aux biens numériques.

Le 6 février, Richard Sullivan, le juge en charge de l’affaire rejetait la demande de Capitol Records de faire fermer le site de vente d’occasion. La procédure est en cours et l’affaire devrait être jugée début octobre.

Dans la plainte d’une vingtaine de pages, Capitol Records estime qu’ils ont investi et continuent d’investir de l’argent et du temps pour découvrir et développer des artistes. Parallèlement à ça, le monstre ReDiGi propage les titres qui peuvent être téléchargés illégalement, grande bataille de l’industrie musicale depuis l’avènement du numérique.

Le comble pour Capitol Records : le titre supprimé de l’ordinateur du vendeur est nécessairement une copie puisque le morceau est copié vers le cloud de ReDiGi. Et la duplication ne s’arrête pas là puisqu’une fois acheté, le titre fait le même chemin mais dans l’autre sens vers l’ordinateur de l’acheteur d’occasion. La license change alors de propriétaire.

ReDiGi se défend en faisant la promotion de son moteur de vérification qui analyse chaque fichier passant dans leur cloud pour y être vendu et s’assure que le morceau a été téléchargé légalement, c’est à dire acheté sur iTunes ou Amazon. Le seul problème légal finalement.

Ce qui t’appartient, tu ne revendras point

Mais le bât blesse aussi ailleurs pour EMI qui décidément voit d’un mauvais oeil la présence de ce site de vente d’occasion sur la toile. La maison de disque en appelle à Apple et Amazon et à leurs conditions de vente, acceptées par tout lambda qui possède un compte et qui y achète ses morceaux. Les accords signés entre les majors et les deux plateformes de téléchargement légal sont drastiques et contraignent les acheteurs à ne jamais ô grand jamais revendre les morceaux achetés légalement.

Non seulement les titres n’appartiennent pas à celui qui les achète mais en plus le droit de les vendre est exclu deux fois : par les droits d’auteurs et par les conditions générales de vente des plateformes de téléchargement légal.

Parmi les nombreuses requêtes déposées – en faveur de ReDiGi – figure celle de Google, représentant du cloud dans cet affaire. Rejetée, sa demande portait sur le fait que jamais décision ne doit être prise à la légère :

Une décision hâtive basée sur des faits incomplets pourrait créer des incertitudes non voulues pour l’industrie du cloud computing, [...] La vitalité constante de l’industrie du cloud computing, qui représentait 41 milliards de dollars sur le marché global en 2010, repose principalement sur quelques principes légaux spécifiques que la proposition d’injonction préliminaire implique de fait.((Texte original de la citation : A premature decision based on incomplete facts could create unintended uncertainties for the cloud computing industry, [...] The continued vitality of the cloud computing industry — which constituted an estimated $41 billion dollar global market in 2010 — depends in large part on a few key legal principles that the preliminary injunction motion implicates.))

Le juge Sullivan ne veut pas être épaulé par des experts. Il souhaite trancher seul, point. Et a rejeté récemment une autre demande, de Public Knowledge, une organisation à but non lucratif dont la mission est de défendre les citoyens dans tout ce qui concerne les thématiques de la propriété intellectuelle et pour l’Internet ouvert.

Trancher sur ce cas est pour notre chroniqueur Lionel Maurel une avancée qui pourrait être faite dans le domaine du droit d’auteur et de la propriété des biens immatériels :

L’épuisement des droits dans le droit européen ou la first sale doctrine dans le droit américain ne concernent que les biens physiques, après la première vente. Le tout permettant d’avoir un marché d’occasion. Sauf que l’absence de transposition dans l’environnement numérique n’est pas encore faite. Ce qui fait peur aux majors, c’est la perte de contrôle sur les modèles d’échanges alors qu’ils contrôlent leurs propres plateformes. Il y a un vrai blocage autour du numérique.

Perdre le contrôle de leurs plateforme pour les maisons de disques et les revendeurs accrédités (Apple et Amazon) signifie aussi qu’ils perdraient, à cause du droit, les possibilités de fixer eux-mêmes leurs propres règles. Les majors sont aujourd’hui les seuls copieurs légaux grâce à leurs propres règles et les revendeurs se sont protégés derrière leurs conditions d’utilisation. Jusqu’à une éventuelle modification du cadre juridique ou une intervention des pouvoirs publics.

Copie de la plainte

Plainte Redigi EMI


Illustrations par Cédric Audinot pour Owni ~~~~~=:)

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  • Pierre le 30 août 2012 - 18:29 Signaler un abus - Permalink

    Ou va le monde si la justice laisse faire les entreprises privée et leur droits à édicter des règles absurdes pour encore plus s’engraisser ?

    Je ne voit pas pourquoi on ne pourrais pas transposer la revente d’occasion au bien numérique à partir du moment ou l’ont peut s’assurer que le premier acheteur ne jouis plus du bien après sa revente.

    Pierre

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    • Nayllko le 31 août 2012 - 1:31 Signaler un abus - Permalink

      C’est assez typique du Droit américain, il me semble : contrairement à chez nous, une clause contractuelle, même illégale ou abusive, est sensée être respectée.

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    • rototo le 2 septembre 2012 - 12:34 Signaler un abus - Permalink

      ben c’est tres exactement le probleme : comment compte tu t’assurer que le vendeur ne jouit plus du bien en question alors qu’il va evidemment s’empresser de faire une copie (0.5 sec pour un mp3/aac, et encore…) avant de le revendre ? ^^

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  • ZaraA le 30 août 2012 - 18:48 Signaler un abus - Permalink

    Où Owni prone un retour de la rivalité des biens dans le numérique…

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    • Nayllko le 31 août 2012 - 1:28 Signaler un abus - Permalink

      Extrapolation hasardeuse : relever les incohérences d’un système ne signifie pas qu’on en prône un autre.

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      • MrPabsy le 4 septembre 2012 - 14:27 Signaler un abus - Permalink

        Dans un système binaire, critiquer négativement un système revient à mettre l’autre en avant. En l’occurrence ici, il s’agit soit de défendre les majors pour qu’ils puissent continuer leur monopole, soit défendre les petites entreprises pour faire jouer le principe de concurrence.

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  • dreadcast le 30 août 2012 - 22:51 Signaler un abus - Permalink

    Le jour où l’on atteindra le fond, un bon coup de pied, et là, on repart… Sérieusement, peut-on encore se permettre de respecter le “droit d’auteur” dans ces conditions ?
    Je mets le “droit d’auteur” entre guillemets, mais c’est plutôt le droit d’exploitation par les majors qui me dérange…

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    • Edwin le 5 mai 2014 - 23:12 Signaler un abus - Permalink

      Ente3o vou contribuir tambe9m. Aed vai.FICHA PREENCHIDA (PARA COPY-PASTE) AUTO AVALIAc7c3O Categoria – Titular do seu narizDepartamento Curricular – Ledngua Portuguesa e Literaturas1. Como avlaia o cumprimento do servie7o lectivo e dos seus objectivos individuais estabelecidos neste e2mbito? Avalio com um EXCELENTE. Ce1 vou vindo todos os dias, como fae7o he1 quatro de9cadas com a pasta recheada de manuais, livros, dicione1rios, prontue1rios, grame1ticas, fichas, cadernos, le1pis e canetas, uma pen de 4 GB, CDs e caneta felpuda para o quadro branco que he1 nos contentores. Trago a lancheira, uns mae7os de tabaco, PROZAC e, e0s vezes, o PC porte1til. E trago uns f3culos para ver perto (para longe ne3o uso, apesar das cataratas, sou vaidosa ), trago sempre a cabee7a entre as orelhas, me3os, brae7os, pernas e tudo o mais que me faz falta neste domednio. Excelente.2. Como avlaia o seu trabalho no e2mbito da preparae7e3o e organizae7e3o das actividades lectivas? Identifique sumariamente os recursos e instrumentos utilizados e os respectivos objectivos. Avalio com um excelente. Utilizo todos os recursos supracitados com grande mestria, inclusive as TIC, PPS, PPT, PDFs, Scribd, Word, Excel, Moodle, blogues, data-show, Dvds, Cds de todos os tamanhos e Bics de todas as cores. Sf3 me falta usar mais o quadro interactivo e comprar um Migalhf5es para guardar o lanche que trago de casa, pois ainda ne3o sou de ferro e na minha idade preciso alimentar-me de forma mais saude1vel do que engolir cafe9s em todos os intervalos. 3. Como avlaia a concretizae7e3o das actividades lectivas e o cumprimento dos objectivos de aprendizagem dos seus alunos? Identifique as principais dificuldades e as estrate9gias que usou para as superar. As actividades lectivas concretizam-se de modo excelente. Entramos e saedmos vivos e contentes, apesar da falta de espae7o, das obras, da poeira, das salas de aula em contentores, da falta de ar circulante, do amianto em cima das cabee7as. E segue o baile. Dos objectivos de aprendizagem dos meus alunos, pois eles que falem! A respeito das dificuldades, e0s vezes doem-me as “cruzes” pois je1 me custa carregar com a tralha toda je1 referida, mas os alunos, por enquanto, ve3o ajudando. Excelente.4. Como avlaia a relae7e3o pedagf3gica que estabeleceu com os seus alunos e o conhecimento que tem de cada um deles? Excelente. Apesar de me terem trocado as voltas, de me terem tirado turmas e alunos de continuidade e de me terem dado sessenta e dois novos (f4ps sere1 que foi uma homenagem e0 minha idade?), para le1 dos que je1 tinha, conhecemo-nos excelentemente. E, quanto e0 nossa relae7e3o, os meus alunos riem-se, muito mais do que choram, e0 minha beira. E estou certa de que aprendem comigo – ainda he1 dias, no intervalo, a fumar fora de portas os meus cigarros, uma aluna de doze anos correu para o meu lado e puxou ela tambe9m de um cigarro para me acompanhar no gesto. Ate9 esta aprendizagem definida pela ASAE e9 integralmente cumprida.

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  • albator300 le 31 août 2012 - 0:55 Signaler un abus - Permalink

    C’est pas demain la veille que j’achète quoi que ce soit sur Itunes…

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  • ludo le 31 août 2012 - 9:26 Signaler un abus - Permalink

    Autant Appel que les majors en arrivent à un niveaux de bêtises affligeant!

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  • Nicolas le 31 août 2012 - 10:01 Signaler un abus - Permalink

    Article très intéressant, dont je note une erreur dans la note de bas de page, où “billion” en anglais a été traduit en “million” au lieu de “milliard” en français.
    Dans la même note, vous m’enlevez un “l” au mot “principalelment” et j’arrête de chipoter :)

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  • DomC le 31 août 2012 - 10:07 Signaler un abus - Permalink

    Acheter un truc à Apple…quelle drôle d’idée . Quand vous en aurez marre d’utiliser leurs saloperies le monde ira mieux.

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  • Chrystalias le 31 août 2012 - 10:09 Signaler un abus - Permalink

    Une précision utile : en dépit de tout ce que pourraient prétendre Amazon ou Apple, ces derniers ne sont en aucun cas propriétaire du fichier téléchargé. Au mieux pourrait-on considérer qu’ils sont propriétaire du format numérique du fichier, lorsque que ce format est spécifique (comme cela l’est pour iTunes).
    En effet, les droits de propriété sur le fichier proprement dit, soit sur la chanson, appartiennent à l’artiste et à sa maison de disque. Point barre.
    Que ce soit aux USA ou en Europe, tout acquéreur d’un bien culturel peut le revendre, sous réserve évidemment de respecter le droit moral de l’auteur (et de tout acte de contrefaçon of course). Petit rappel de ce qui se fait en matière de logiciel: http://jmieurope.typepad.com/jmi/2012/07/l%C3%A9puisement-des-droits-sapplique-%C3%A9galement-aux-licences-de-logiciels-.html
    Dans la mesure où ces plateformes ne sont pas propriétaires du contenu du fichier mais, éventuellement, uniquement de leur structure, elles n’ont donc aucun droit pour en interdire la revente en occasion.

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    • Natsume le 7 mai 2014 - 6:06 Signaler un abus - Permalink

      Por aquilo que sei, a bolsa de rermntaceuto ate9 pode diminuir esses amiguismos, pois ire1 funcionar com base numa aplicae7e3o informe1tica, centralizada pela DGRHE. No entanto, e volto a referir, ainda ne3o consegui ter acesso ao dito cujo diploma.Era bom que eles publicassem esse diploma rapidamente, para comee7armos a estudar as implicae7f5es. Mas enfim… Logo se vere1.Abrae7o.

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  • thierry le 31 août 2012 - 11:54 Signaler un abus - Permalink

    Il me semble que recemment, la Cour de Justice Europeenne a declare illegal le fait d’interdire la revente d’un bien immateriel : Redigi devrait s’installer en Europe ! “Lorsque le titulaire du droit d’auteur met à la disposition de son client une copie – qu’elle soit matérielle ou immatérielle – et conclut en même temps, contre paiement d’un prix, un contrat de licence accordant au client le droit d’utiliser cette copie pour une durée illimitée, ce titulaire vend cette copie au client et épuise ainsi son droit exclusif de distribution. En effet, une telle transaction implique le transfert du droit de propriété de cette copie. Dès lors, même si le contrat de licence interdit une cession ultérieure, le titulaire du droit ne peut plus s’opposer à la revente de cette copie”

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    • Chrystalias le 31 août 2012 - 12:00 Signaler un abus - Permalink

      Oui, mais concernant les logiciels uniquement (lien : http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX:62011CJ0128:FR:HTML).

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      • Shetan le 3 septembre 2012 - 11:22 Signaler un abus - Permalink

        Applicable seulement aux logiciels ?

        Pas si évident que ça, quand on lit la façon dont la CJUE a rédigé son arrêt. Le juge semble bien penser que le marché d’occasion doit pouvoir s’appliquer aussi bien à des biens matériels qu’immatériels. Le juge n’a pas semblé limiter sa réflexion aux seuls logiciels…

        A lire par exemple ici : http://www.immateria.fr/fr/blog/view/162/les-licences-dyoccasion-dyun-logiciel-sont-licites-meme-sans-accord-du-titulaire-des-droits-cjue-3-juillet-2012/?of=2

        Après, on peut regretter de parler de “propriété intellectuelle”, comme le fait Richard Stallman pour dénoncer cette escroquerie sémantique, c’est vrai. Mais ça n’est qu’un déplacement de la question : que l’on considère que l’internaute n’est pas propriétaire du fichier (i) parce qu’Apple en est restée propriétaire, (ii) parce que la maison de disque en est restée propriétaire, ou (iii) parce qu’il n’existe pas de propriété intellectuelle, la question est la même : qui est titulaire de la licence ?

        La licence, c’est-à-dire le droit de consulter l’oeuvre, est forcément sous le nom de quelqu’un. Il en est “titulaire”, la licence est un droit qui fait partie de son patrimoine, et qu’il peut donc céder à un tiers ou transmettre à ses héritiers.

        Bruce Willis devrait d’ailleurs intenter un procès à Apple pour en avoir le coeur net (http://www.numerama.com/magazine/23584-bruce-willis-va-attaquer-apple-pour-savoir-qui-detient-ses-fichiers-itunes.html).

        Si la licence fait bien partie du patrimoine de l’individu, il doit pouvoir la transmettre à un tiers. Là, via ReDigi, l’internaute transmet à un tiers le droit d’écouter un fichier, qui du coup disparaît de son disque dur.

        L’argumentation des maisons de disque ne tient pas : ReDigi ne fait pas de distribution en ligne, il dématérialise simplement le marché de l’occasion. C’est à chaque fois un seul individu qui est titulaire de la licence, la maison de disque ne “perd” pas une seule vente (puisque c’est son obsession).

        Et dire que le fichier sera copié avant la vente d’occasion est complètement con : c’est exactement le même risque que pour la revente d’occasion de CD physiques, qu’est-ce qui m’empêche d’en faire une copie avant de les vendre ? Rien. L’industrie essaie simplement de supprimer une liberté (liberté de disposer de son patrimoine) et un marché (le marché d’occasion) parce qu’avec la dématérialisation et les DRM, elle en a la capacité technique. Est-ce pour autant qu’on doit l’accepter, d’un point de vue juridique, ethique et philosophique ? A mon avis non.

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        • grrrz le 27 octobre 2012 - 20:15 Signaler un abus - Permalink

          L’idée même de revendre un fichier numérique est absurde (à moins de passer par un système de drm, et on a bien compris où ça nous menait), puisqu’il n’y a aucun moyen technique de vérifier que le fichier source n’as pas été copié. en théorie je peux revendre à l’infini le même fichier. copier gratuitement le fichier par contre a plus de sens (oui mais legaliser les échanges non marchands ça ils veulent pas). Et sinon les plateformes de vente en ligne ne rapportent presque rien aux artistes.
          http://www.nikopik.com/2012/10/lhistoire-edifiante-dun-artiste-se-faisant-pirater-sa-propre-musique-par-les-plateformes-de-vente.html
          La solution c’est donc évidemment la distribution directe, et la diffusion et la promotion indépendante. On touche peut être moins de monde mais on garde l’integralité de l’argent versé. Et les artistes pourront faire leur promotion directement là où on s’échange leur production gratuitement.

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  • ThP le 31 août 2012 - 11:55 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour

    Petite reflexion, vous ecrivez:

    “Illustrations par Cédric Audinot pour Owni ~~~~~=:) ”

    Pensez vous que Owni (que les illustrations aient été achetées ou non) puisse revendre (d’occasion, voire spéculer) ces illustrations (en les retirant du present billet bien sur) ?

    Quel serait le point de vue de l’auteur ?

    Thierry

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    • Ophelia Noor le 31 août 2012 - 17:02 Signaler un abus - Permalink

      Bonjour Thierry,

      Le site Owni.fr est sous licence Creative Commons By-Nc-Sa. Nos contenus peuvent donc être partagés à l’identique et remixés. Nous avons fait ce choix pour que nos contenus circulent librement sur le web dans le cadre d’une utilisation non commerciale (le Nc de By-Nc-Sa). C’est aussi pour cela que nous fonctionnons sans publicité ni abonnement.

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    • Cédric le 31 août 2012 - 18:16 Signaler un abus - Permalink

      Bonjour Thierry,

      Je suis flatté de l’intention.
      Juste pour preciser que les illustrations sont souvent faites en interne, afin de coller un maximum au sujet de l’article, et peuvent ainsi être difficilement réutilisable dans un autre contexte, à moins de les remixer (ce qui est possible) et ne pourraient en aucun cas être retirées de l’article pour lequel elle ont été créées.

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  • styxx le 31 août 2012 - 14:33 Signaler un abus - Permalink

    Je suis le seul à trouver foireux le concept de ReDigi ? Quand on achète un MP3 “neuf” c’est que l’on a un minimum envie de soutenir l’artiste. Quand on achète un disque d’occasion, c’est pour payer moins cher ou parce qu’il est difficile à trouver. Mais payer pour un MP3 d’occasion, sans que rien revienne à l’artiste et en n’enrichissant qu’un intermédiaire alors qu’on pourrait l’avoir gratuitement… Je ne vois vraiment pas qui ça pourrait intéresser.

    C’est drôle que les majors se déchaînent à ce point sur un projet qui ne va vraisemblablement pas se hisser au sommet !

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    • gult le 31 août 2012 - 17:44 Signaler un abus - Permalink

      quand on veut soutenir un artiste, on achète ses mp3 ou ses cd/lp sur son site ou celui de son label, surtout pas chez des revendeurs qui ne font réduire au minimum la part de rémunération de cet artiste.
      les majors et les revendeurs associés nous ont déjà vendus les droits des vinyls, puis ceux des cds et maintenant elles veulent faire la même chose avec les mp3 en réduisant à chaque fois les possibilités d’utiliser ces fameux droits. Internet permet une relation quasi-directe entre l’artiste et l’auditeur, il faut s’en servir !

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  • Nicolas le 31 août 2012 - 15:06 Signaler un abus - Permalink

    C’est les DRM qui transforment des mp3 en quasi objet, qu’ils ne se plaignent pas ! Ils l’ont voulu !

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  • Benjy le 1 septembre 2012 - 15:41 Signaler un abus - Permalink

    Excellent article.
    Dommage que vous ayez fait une faute de conjugaison dans le titre : “[Je] vendS fichier mp3 très peu servi”.

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  • Marc Devarga le 1 septembre 2012 - 18:13 Signaler un abus - Permalink

    C’est insensé …
    Mais la seule oreille qu’Itunes (et Apple) écoutera sera celle du portefeuille.
    Il faut boycotter iTunes et continuer à acheter du CD physique, d’autant plus que certains sites comme “wowhd” (http://www.wowhd.fr/) vendent, par correspondance, du bon cd pratiquement au prix du téléchargement Itunes !
    Bon, ok, il faut parfois 3 semaines pour l’avoir dans sa boite mais si’l ne nous plait pas on peut encore le revendre …

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  • fedes le 1 septembre 2012 - 18:40 Signaler un abus - Permalink

    quand on y pense ce qui dois vraiment leur faire peur c’est que la vente d’occasion ouvre sur le principe des donnerie ou de la vente a prix symbolique.
    soit la libre circulation des données numérique….

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  • Oli le 2 septembre 2012 - 13:53 Signaler un abus - Permalink

    ReDiGi est illégal parce qu’on upload et vend des “copies” ? Elle est bien bonne!
    Dois-je comprendre qu’on a pas le droit d’écouter la musique puisqu’il faut la copier en RAM pour ça, et donc écouter une copie (illégale, du coup) et non l’original sur notre disque dur ?

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  • One le 2 septembre 2012 - 23:54 Signaler un abus - Permalink

    Au moins la cour de justIce de UE semble autoriser la revente de licence de logiciel . http://korben.info/revendre-du-contenu-dematerialise-legal-mais-toujours-pas-facile-a-faire.html

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  • Jeremy L le 3 septembre 2012 - 12:55 Signaler un abus - Permalink

    http://www.journaldugeek.com/2012/09/03/bruce-willis-prepare-action-justice-contre-apple/
    Petit pied de nez à Apple/itunes par Bruce Willis à propos de son héritage musical et de ses enfants.

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  • Domi le 3 septembre 2012 - 16:42 Signaler un abus - Permalink

    C’est pourtant pas compliqué : sur iTunes, t’achètes une licence. C’est tout. Va pas te plaindre de ton mauvais achat, personne t’a obligé et t’es au courant.

    Si tu ne veux pas te faire gruger, achètes le CD, t’auras une musique non compressée, donc de meilleure qualité, un vrai produit en dur, avec une jaquette, un livret, une boîte, etc, et tu l’auras encore lorsque ton DD sera tombé en panne.

    Il y a d’autres produits dont la qualité est si mauvaise qu’on ne peut les vendre d’occasion. Personne n’en parle.

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    • Zeus le 7 septembre 2012 - 11:16 Signaler un abus - Permalink

      et depuis quand je peux pas transmettre à un tiers la licence que j’ai achetée ?

      quand tu achètes le CD, tu crois que tu achètes quoi d’autre sur l’oeuvre qu’une licence ?

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  • jul le 26 septembre 2012 - 0:57 Signaler un abus - Permalink

    go back to vinyle :)

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  • A2pc le 24 avril 2013 - 13:50 Signaler un abus - Permalink

    Un bien que l’ont à acheter doit pouvoir etre revendue, sinon se n’ai pas de la vente mais de la location, qui dans se cas voudras donner son argent pour acheter des biens virtuel.

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  • palais longchamp programme le 12 août 2014 - 20:00 Signaler un abus - Permalink

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