On achève bien les dinosaures

Le 25 octobre 2012

Copinage, incompréhension, contre-sens. Nos représentants politiques sont les seuls à croire encore que le Web est virtuel. Et si on donnait un grand coup de ventilateur non virtuel à tout ça ? C'est la chronique de Laurent Chemla.

Longtemps, j’ai mis sur le compte de l’incompréhension – donc de la peur – l’étrange tendance qu’ont les professionnels de la politique à intervenir en permanence pour tenter de “réguler”, “légiférer”, “contrôler” les nouvelles technologies de l’information.

De mon point de vue de simple programmeur informatique, vouloir à toutes forces modifier un logiciel parfaitement fonctionnel est incompréhensible: si la règle “If it ain’t broke, don’t fix it”1 était à l’origine politique, elle a été largement reprise depuis par la communauté des informaticiens flemmards dont je me réclame. C’est donc tout naturellement que je pensais naïvement qu’une telle volonté de vouloir “corriger” le comportement d’un écosystème tout à fait viable ne pouvait venir que d’une totale incompréhension de son fonctionnement.

Comme toujours, j’avais tort.

L’excellent Stéphane Bortzmeyer l’a rappelé cette année lors du non moins excellent “Pas sage en Seine” : qu’ils le comprennent ou non, on s’en fout. Ils ne savent que rarement comment ça marche, et pourquoi, mais ils savent que l’effet produit sur la société n’est pas en adéquation avec leur projet politique, et donc ils agissent de manière à limiter ou à faire disparaître cet
effet. Un point c’est tout.

De leur point de vue, le “logiciel” Internet est un virus qui modifie l’état d’une société dont ils pensent être responsables, et – de gauche comme de droite – ils se prennent pour l’antivirus qui va éradiquer le méchant.

Le réseau permet au simple citoyen – pour la première fois dans l’Histoire – d’exercer son droit à la liberté d’expression “sans considérations de frontières” ? On multipliera alors les déclarations à l’emporte-pièce : il est important de convaincre madame Michu qu’Internet, c’est le mal, pour que la censure puisse s’installer un jour avec sa bénédiction. La preuve, c’est que des pédophiles l’ont utilisé pour regarder des photos, si si, alors on vote LOPPSI2 qui permettra de filtrer tout ce qu’on veut. Na.

Internet permet à d’autres qu’au seul personnel politique d’avoir en temps réel les sondages “sortie des urnes” des élections ? Surtout ne changeons rien à la loi et rappelons ce que risquent nos médias nationaux si jamais ils osent publier ce qu’on trouvera si facilement au-delà de nos frontières. Si ça ne suffit pas, on envahira la Suisse et la Belgique. Na.

L’abondance des sources d’information rend à peu près caduque la mission de “garantir la liberté de communication audiovisuelle en France” du CSA ? Qu’à celà ne tienne : on étudiera sa fusion avec l’ARCEP, au mépris du principe de neutralité des opérateurs consacrée par le 5e alinéa de l’article L31-1 du Code des Postes et Communications. Qui contrôlerait ce qu’on peut dire en public dans ce pays, sinon ?

Twitter et les réseaux sociaux ont facilité les révolutions du printemps arabe ? Fabuleux ! Vite, demandons-lui de mettre en place des méthodes de censure géolocalisée pour que nous puissions interdire la diffusion de ce que nos lois interdisent (et tant pis si demain ces outils permettront à des dictatures de garder la main-mise sur leur population). Na.

Bref. Là comme ailleurs, je pourrais continuer longtemps à dénoncer les idioties passées et à venir. Et surtout à rappeler encore et toujours le clientélisme qui semble inscrit dans les gènes de nos représentants :

“Allô François2 ? C’est Laurent. Dis, y a une petite boite américaine, là, Gogole, qui fait rien qu’à m’embêter à vouloir me piquer ma publicité à moi que j’ai et qui me donne envie de dire du bien de ton boulot ! Faut faire quelque chose.”
“Ok, je vais créer une taxe sur les liens !”
“Allô Aurélie ? C’est Pascal. Dis, y a des tarés libertaires qui croient qu’ils peuvent échanger ma Culture à moi que j’ai – sans payer la gabelle qui rend heureuses les célébrités qui te soutiennent. Faut faire quelque chose.”
“D’accord, je vais élargir la taxe sur les fournisseurs d’accès pour financer ton business !”

ALLO UI C INTERNET ET VOUS N’Y POUVEZ RIEN C LA MONDIALISATION.

Et oui, messieurs mesdames : la disparition des frontières c’est bon (mangez-en) pour les riches et les puissants, mais seulement si le libre-échange ne concerne qu’eux. Quand le simple citoyen s’y met aussi, alors là, rien ne va plus. Imaginez qu’en plus ils expatrient leurs données, qu’ils utilisent des VPN pour se délocaliser là où la législation permet l’activité prohibée ici-bas, voire même, horreur, malheur, qu’ils ne soient pas commerçants mais simplement partageurs !

Ces choses là ne se font pas, monsieur. Ces choses là sont réservées à nos élites, pas au bas peuple. Quand trop de monde “optimise” sa fiscalité en achetant ses DVD là où la taxe sur la copie privée est moins délirante, quand trop de monde préfère choisir le prix le moins cher pour ses achats, “sans considérations de frontière” et sans passer par les baronnies féodales de la nation, voire même – comme dans le ridicule exemple de Coursera – quand chacun peut choisir où et quoi étudier, alors là monsieur, alors là où va-t-on ?

Internet a tendance à faire disparaître les intermédiaires, dans tous les domaines. Dans l’entreprise, le mail a remplacé la chaîne hiérarchique et chacun peut s’adresser à n’importe qui. Dans le commerce, le grossiste chinois a sa propre boutique en ligne accessible à tous. Dans la Culture, l’artiste peut diffuser directement ses oeuvres à son public. Certains l’ont bien compris et ont construit un modèle économique pour en tenir compte (Google n’est finalement qu’un énorme filtre éditorial qui permet au simple citoyen de faire le tri dans une information et une culture d’abondance). D’autres le refusent, arc-boutés sur des modèles qui les privilégiaient. Rien de plus normal.

Ce qui l’est moins (normal), c’est quand ce refus d’accorder aux autres les privilèges dont on était l’unique dépositaire atteint les combles du ridicule dans lesquels baigne le législateur depuis quelques années.

Nos grands groupes industriels du numérique sont dépassés par encore plus gros et peinent à exister face aux Apple et Amazon ? Finançons un “Cloud souverain” à partir du grand emprunt ! Et tant pis si ça concurrence quelques jeunes pousses locales, mieux adaptées au nouveau monde : ce qui compte c’est d’agréer nos vieux amis.

Nos ayants droit ne gagnent plus autant qu’avant, noyés qu’ils sont dans l’évolution des formats et de la distribution des oeuvres ? Qu’à celà ne tienne : créons une “taxe copie privée” (la plus élevée d’Europe) pour les dédommager de leur propre turpitude. Et tant pis si nos petits distributeurs locaux font faillite face à la concurrence des vendeurs de support étrangers, et tant pis si cette taxe est déclarée illégale par Bruxelles. On s’arrangera : ce qui compte c’est de protéger les représentants bien nourris de nos artistes connus (et n’oublions pas que 25% de cette taxe arrose les différents festivals de nos amis élus locaux, ça compte les amis – au fait, ça s’appelle comment quand de l’argent privé permet d’acheter des passe-droit auprès de structure publiques ?).

Lex Google pour les nuls

Lex Google pour les nuls

Si les éditeurs de presse français n'ont pas encore déclaré officiellement la guerre à Google, le manège y ressemble. ...

Nos patrons de Presse sont incapables de trouver un modèle économique cohérent sur le Web ? Eh bien taxons le Web pour les aider ! Si Google indexe leurs sites il doit les payer. S’il ne les indexe pas alors c’est qu’il les censure. Dans tous les cas il doit payer. Pourquoi ? Parce que Google rend service à la Presse mais qu’il en retire de l’argent : c’est scandaleux. Personne ne gagne d’argent dans la Presse dans ce pays, un point c’est tout. Et tant pis si la Presse française finit par ne plus être indexée et si elle disparaît du paysage numérique. Ce qui compte c’est de montrer à nos amis éditorialistes influents qu’on les aime.

La liste est si longue des incohérences, taxes, législations spécifiques, au cas par cas, en fonction des besoins, des amitiés, de la puissance de tel ou tel lobby que je pourrais continuer comme ça sur des pages et des pages. Et chaque nouvelle législature recommence, encore et encore, à chercher un angle pour rétablir des frontières à jamais disparues. Mais uniquement sur Internet, les frontières, hein ? Pas sur nos routes, là ce serait nuisible au commerce mondialisé qui a rendu tant de services à nos grands groupes délocalisateurs fiscalement optimisés.

Comme si Internet n’était pas le vrai monde, comme si le vrai monde n’était pas Internet. Nos représentants politiques sont les seuls à croire encore que le Web est virtuel, que la loi commune ne s’y applique pas, qu’il y faut une législation spéciale, des frontières archaiques et une surveillance particulière.

N’importe quoi.

La loi doit être la même pour tous. Les taxes doivent être cohérentes pour être acceptables. Imposer une TVA plus élevée sur la Presse en ligne que sur la Presse papier, par exemple, ne repose sur aucune justification. Punir davantage un pédophile parce qu’il mate des gamins sur Internet plutôt que dans un square est surréaliste (et pourtant c’est le cas: CP227-23). Bannir l’antisémitisme de Twitter mais le laisser s’étaler dans la rue est affligeant. Et en ce qui concerne nos finances, ce n’est pas mieux : OVH prouve que le cloud souverain n’est pas forcément un cloud financé par l’Etat quand il refuse le dictat d’Apple d’obéir aux lois américaines. Inutile donc de favoriser la concurrence dans ce marché déjà ultra-concurrentiel : c’est simplement contre-productif à l’époque du redressement productif.

La période est à la recherche de compétitivité dans un marché mondialisé, mais dès qu’Internet est impliqué on fait tout à l’envers. On finance des baudruches en ignorant nos réussites, on protège des modèles économiques dépassés au prix des libertés publiques, on cherche à dresser des lignes Maginot numériques tout en nous expliquant que dans le “vrai monde” on ne peut pratiquement rien faire pour Gandrange, PSA, Florange et Sanofi, et on se tire des balles fiscales dans le pied de la croissance des nouvelles technologies.

On fait n’importe quoi. On joue à contre-temps. Le libéralisme a sans doute permis une croissance sans précédent dans le commerce des biens physiques, mais la crise économique montre qu’il y a atteint ses limites. Et plutôt que d’en revenir, là où ce serait nécessaire, on voudrait le bannir là où il démontre son utilité ? Ces choix politiques sont dépassés, dépourvus de toute cohérence, sans vision d’avenir, sans autre projet que celui de favoriser ses amis. Tout le démontre.

Pitié, pitié, achevez ces dinosaures délirants. Depuis la chute de la comète Internet, ils souffrent trop.


Photo par Matt Carman [CC-byncsnd] modifié par Ophelia Noor avec son aimable autorisation.

  1. Si ça n’est pas cassé, ne le répare pas []
  2. Les prénoms n’ont pas été changés []

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  • Sebastien le 25 octobre 2012 - 18:25 Signaler un abus - Permalink

    Merci, si je savais écrire correctement je n’aurai pas mieux décrit le fond de ma pensée :D

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  • Le Juge le 25 octobre 2012 - 18:47 Signaler un abus - Permalink

    Tres tres bel article – il résume beaucoup m pensée notamment l’afaire dela taxe Google qui me révolte – Alors je ne suis pas contre la “taxation” de l’internet au sens large a la limite (une taxe sur le téléchargement de type redevance me parait une meileure soluce au piratage qu’Hadopi (mais ca n’engage que moi) – a partir du moment ou cela est fait intelligemment. Stephane Bortzmeyer a raison dans un sens – nos élus n’ont pas vraiment besoin de comprendre pour légiférer – mais faire appel a quelques consultants pour le faire correctement serait une bonne chose

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    • Amicalement le 26 octobre 2012 - 8:26 Signaler un abus - Permalink

      “mais faire appel a quelques consultants pour le faire correctement serait une bonne chose”

      Absolument pas d’accord avec cette manière de procéder, qui dénote au passage soit une grave incompréhension d’Internet, soit un sens des seuls intérêts personnels trop bien sentis.

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      • Veig le 26 octobre 2012 - 10:01 Signaler un abus - Permalink

        Je crois que Le Juge voulait dire “nos élus n’ont pas vraiment besoin de comprendre pour légiférer, mais faire appel a quelques consultants pour le faire correctement serait une bonne chose”. Ce n’est pas un crime de se faire conseiller quand on ne connaît pas un domaine.

        La vraie question que cela pose, en revanche, est celle de l’indépendance des conseillers et des conflits d’intérêts laents.

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        • Amicalement le 26 octobre 2012 - 10:30 Signaler un abus - Permalink

          Ah?
          J’ai bien peur que vous estimiez l’ampleur du “désastre” lié à l’inconséquence et la suffisance, voire plus, mais n’enfonçons pas le clou trop profond.

          Et quand je parle de désastre, il est loin, très loin, de se limiter aux questions numériques!

          La médication sous forme de consulting “classique” serait un non sens, un de plus me direz vous si vous avez lu et compris le texte de Laurent Chemla, et tant d’autres choses qui se disent et s’écrivent ailleurs et partout.

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  • Alex le 25 octobre 2012 - 19:06 Signaler un abus - Permalink

    Bonsoir
    J’aime beaucoup l’analogie avec les dinosaures et la comète internet. On peut dire aussi que ce sont les anciens réseaux nationaux qui se cassent les dents contre le nouveau réseau mondial; ils perdent le contrôle mais ils ont toujours le pouvoir d’où un retard certain dans le déploiement de la fibre optique ? Est ce que la comète va faire naître une nouvelle espèce; un nouvel animal politique ?

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    • Amicalement le 26 octobre 2012 - 8:38 Signaler un abus - Permalink

      Je crois que la question ne réside pas tant dans l’opposition au niveau des échelles territoriales (nations? en voie d’étouffement au niveau européen en tout cas remarque au passage VS monde) que dans le choc entre 2 cultures (politique, économie, relations sociales et formes de hiérarchies, éducation, etc), une finissante, et une émergente.

      La finissante est prête à toutes les turpitudes législatives et à toutes les violences psychologiques et physiques vis à vis des citoyens et des internautes pour maintenir ses privilèges, et cela suffit à la disqualifier car elle est ainsi démocratiquement illégitime et moralement néfaste pour le corps social.

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  • Loys le 25 octobre 2012 - 22:17 Signaler un abus - Permalink

    Un conseil : enquêtez un peu plus sur Coursera avant de porter ce modèle d’e-learning au pinacle. Par bien des aspects, l’enseignement au rabais et la recherche du profit, ce sont des dinosaures.

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    • Laurent Chemla le 26 octobre 2012 - 7:01 Signaler un abus - Permalink

      Oh, mais je ne doute pas des défauts de Coursera, pas d’avantage que je ne défends ici les imbéciles du hastag antisémite sur Twitter !

      Mon point, c’est qu’il est ridicule, grotesque, et dangereux aussi de vouloir tenter de légiférer localement sur un media mondial en créant des frontières numériques sur Internet. Certains pays l’ont fait, mais bizarrement pas les plus démocratiques.

      Et dans ce cadre, Coursera est l’exemple parfait du ridicule: le public du Minnesota n’avait pas le droit d’utiliser ces cours gratuits parce que les institutions qui les fournissaient n’avaient pas payé une taxe locale !

      Le plus triste, si on veut, c’est que le Minnesota a décidé, le 19 octobre, de cesser d’appliquer une loi dépassée et a “autorisé” ses résidents à faire ce que de toutes façons il ne pouvait empêcher.

      Je m’en réjouirais, si seulement j’avais ne serait-ce qu’un seul et unique exemple d’un tel bon sens ici en France, mais je n’en ai pas, donc je m’en attriste.

      Voilà.

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      • Loys le 26 octobre 2012 - 7:27 Signaler un abus - Permalink

        Merci. Je comprends mieux votre référence à Coursera. Légiférer nationalement est souvent ridicule, effectivement.

        Mais est-il souhaitable que Google ou Apple fassent des bénéfices en France et échappent à toute taxation (avec iTunes par exemple) ?

        Notez aussi que certains pays réussissent très bien à créer des frontières numériques sur Internet, et sans avoir besoin de légiférer !

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        • Laurent Chemla le 26 octobre 2012 - 10:33 Signaler un abus - Permalink

          Oui, enfin, de 2008 à 2012 – et malgré des milliards de bénéfice, Total n’a pas payé du tout d’impôt en France, et ce n’est qu’un tout petit exemple. J’attends encore de voir nos ministres se saisir de ce fait pour créer une taxe sur le démarrage des bagnoles: ça aurait à peu près autant de sens.

          Toutes les entreprises multinationales, qu’elles viennent ou non d’Internet, pratiquent “l’optimisation” fiscale. Au nom de quoi celles qui viennent d’Internet devraient subir des impôts spécifiques ? J’attends là aussi qu’on me l’explique.

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          • Loys le 26 octobre 2012 - 11:29 Signaler un abus - Permalink

            Je ne peux que vous donner raison. ;-)

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          • corrector le 27 octobre 2012 - 21:38 Signaler un abus - Permalink

            “malgré des milliards de bénéfice, Total n’a pas payé du tout d’impôt en France, ”

            Des milliards de bénéfice où ça?

            Combien de bénéfice en France?

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        • Oomu le 26 octobre 2012 - 15:45 Signaler un abus - Permalink

          Apple pour iTunes paie à Bruxelles et c’est légal étendre Europe. Où est le soucis ?

          Apple fait payer la TVA et la reverse aux états.

          L’activité sur le sol français (Apple store etc) paie ses impôts.

          Google paie les taxes sur ce dont il facture aux français.

          Etc.

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      • jcfrog le 26 octobre 2012 - 12:21 Signaler un abus - Permalink

        Bravo et merci pour cet article qui fait du bien :)
        Pour info le lien vers Slate sur Coursera est vérolé.
        Et effectivement il y a un update en date du 19 octobre sur le recul des dinosaures:
        http://www.slate.com/blogs/future_tense/2012/10/19/minnesota_coursera_ban_state_won_t_crack_down_on_free_online_courses_after.html

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    • corrector le 27 octobre 2012 - 21:31 Signaler un abus - Permalink

      La recherche du profit c’est le propre des dino?

      Alors qu’est-ce qui est moderne?

      Être fonctionnaire? Gaspiller la richesse créée par d’autres?

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  • Dude76 le 26 octobre 2012 - 1:30 Signaler un abus - Permalink

    Vous êtes un baume sur les plaies de mon cœur meurtri d’informaticien dont la logique par trop binaire, le sens de déduction sommairement algorithmique, et l’intelligence se sentent quotidiennement insultés par … nos élites et tous ses amis sous ou en demande de perfusion (pour ne surtout pas se remettre en question).
    Merci, vraiment.

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  • shokin le 26 octobre 2012 - 6:03 Signaler un abus - Permalink

    Excellent article !

    “Nul n’est censé ignorer la loi”, mais on ne nous montre pas ses modifications, orientées vers le profit individuel.

    “Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits”, mais on nous lance des taxes et des DRM, on ne peut voir une vidéo depuis n’importe quel pays.

    Si ça se trouve, ils cherchent à tout taxer pour essayer – vainement – de combler la dette.

    Creative Commons, logiciels libres, formats ouverts, systèmes d’exploitation ouverts, polices libres, libre partage, activités bénévoles et non monétisées (donc hors du marché), ça leur dit quelque chose ?

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  • Sylvain Wallez le 26 octobre 2012 - 10:34 Signaler un abus - Permalink

    Le lien sur Coursera est cassé (un au milieu de l’URL)

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  • Ben le 26 octobre 2012 - 12:51 Signaler un abus - Permalink

    Je n’ai pas lu l’article mais il avait l’air cool.

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  • Terheck le 26 octobre 2012 - 18:30 Signaler un abus - Permalink

    Merci pour cette chronique savoureuse.
    Un bon coup de gueule de temps en temps, ça fait du bien.

    Simplement, BRAVO.

    Au fait, depuis l’extinction des dinosaures, la vie a continué de se développer sur terre, non ?

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  • tbr le 26 octobre 2012 - 22:44 Signaler un abus - Permalink

    Bonsoir,

    C’est vrai qu’on peut soupçonner nos dirigeants (et autres pontes) d’ignorance à propos d’Internet mais je n’y ai jamais vraiment cru. Je crois plus qu’ils prêchent cette fausse ignorance du sujet — non pas qu’ils soient au fait de toutes les nouvelles technologies (dont le Net) mais ils ont certains experts les aident… quoique, en connaissant la qualité de ce mot chez eux, j’ai des doutes vu que tout le monde peut se targuer de l’être — pour “être avec le peuple”, celui qui accepte d’être manipulé (merci la Real TV !), d’être pris pour un con… et qui les choisira à la prochaine (d)échéance électorale. Une sorte de “faire l’âne pour avoir du son” (ou de l’avoine, du blé, de l’oseille… du fric quoi)

    En tout cas, je suis tout à fait d’accord avec vos propos notamment quand vous dites en substance que le Net est notre moyen pour communiquer “en retour”, sous-entendu : nous pouvons répondre aux dirigeants, aux pontes (des médias, de la musique, etc.) sans préoccupation de la hiérarchie. Et ça, ça les emm**de profondément : ils agitent le pantin de la démocratie tous les 5 ans et s’en foutent (de nous, et plein les poches). Nous avons Internet pour les contrer, d’où leurs penchants très forts pour nous empêcher de l’utiliser librement.

    Somme toute, Internet EST notre liberté, celle de toute le monde (même des censeurs), protégeons-le/la.

    PS ; salut à Dude76 au passage ;)

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    • corrector le 27 octobre 2012 - 21:47 Signaler un abus - Permalink

      “non pas qu’ils soient au fait de toutes les nouvelles technologies (dont le Net) mais ils ont certains experts les aident”

      Oui oui, comme sur la grippe “porcine”, ils n’y connaissent rien mais sont très bien entourés… par des bouffons qui leur racontent n’importe quoi.

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  • corrector le 26 octobre 2012 - 23:12 Signaler un abus - Permalink

    Le lien “– comme dans le ridicule exemple de Coursera –” n’est pas correct.

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  • Chane le 27 octobre 2012 - 14:12 Signaler un abus - Permalink

    Bel article.

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  • Chane le 27 octobre 2012 - 14:21 Signaler un abus - Permalink

    Top

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  • HappyNymous le 27 octobre 2012 - 15:01 Signaler un abus - Permalink

    Mais c’est pas des dinosaures ! c’est des zombies ! beaucoup plus dangereux que les dinos.

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    • corrector le 27 octobre 2012 - 21:01 Signaler un abus - Permalink

      Des zombies?

      Non, des vampires!

      1) Ils sucent le sang des acteurs efficaces de l’économie.
      2) Ils transmettent leur délire à d’autres personnes.

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  • Jean le 27 octobre 2012 - 18:01 Signaler un abus - Permalink

    RT “@IsabelleOtto: Mon dieu il y a vraiment de pauvres Français perdus qui croient qu’Eric Schmidt va défendre leurs intérêts lundi #mouahahahah”

    https://twitter.com/isabelleotto/status/262218875301679106

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    • Amicalement le 27 octobre 2012 - 18:11 Signaler un abus - Permalink

      Jean, votre façon de concevoir les choses est d’une légèreté confondante.

      Google défendra ses intérêts. La presse pseudo française traitre aux français défendra les siens, aidée par les autres traitres aux français que sont les minables professionnalisés payés bien cher à baver sur les tapis de la République et sucer au sang tels des sangsues la Démocratie.

      La question est de savoir si les intérêts de Google sur cette affaire sont convergents ou divergents d’avec les intérêts des français, les 65 millions moins les quelques dizaines de milliers de déchets.

      Pour ma part, sur cette affaire je le répète sur cette affaire, la messe est dite.

      Je souhaiterai que Google déréférence illico toute la “presse française”?, et donc s’engage dans la lignée des Jefferson et Lincoln.

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  • Amicalement le 27 octobre 2012 - 21:42 Signaler un abus - Permalink

    @corrector
    “Comment:
    La recherche du profit c’est le propre des dino?
    Alors qu’est-ce qui est moderne?
    Être fonctionnaire? Gaspiller la richesse créée par d’autres?”

    Merci entre autre… de ne pas confondre Moderne et Contemporain, c’est essentiel.

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    • corrector le 27 octobre 2012 - 22:08 Signaler un abus - Permalink

      Super!

      Avec ça on est bien avancé!

      Qu’est-ce qui est moderne? Qu’est-ce qui est contemporain?

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  • Jean le 27 octobre 2012 - 23:36 Signaler un abus - Permalink

    J’ai proposé à mon plombier de lui faire de la pub, gratuitement. Il a refusé et m’a fait payer plein pot. Décidément ce parasite qui suce le sang de sa clientèle ne connait rien à l’internet et aux nouvelles technologies. À voir de tels dinosaures à l’ouvrage on réalise que la France est vraiment mal barrée.

    :-o

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    • corrector le 27 octobre 2012 - 23:58 Signaler un abus - Permalink

      “Il a refusé et m’a fait payer plein pot. ”

      Et alors , comme ça c’est fini? Tu as payé? Si oui, c’est que tu es un mauvais négociateur ou que tu ne connais rien aux nouvelles technologies.

      Quel est l’intérêt de cette histoire ridicule? Quel rapport avec le sujet qui nous intéresse?

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    • Laurent Chemla le 28 octobre 2012 - 3:41 Signaler un abus - Permalink

      Mais aucun journal n’est contraint d’accepter la “publicité” de Google, si c’est de ça que vous parlez. Une simple ligne dans un fichier (robot.txt); et ils ne seront plus indexés par ce méchant robot qui pompe leurs revenus publicitaires.

      Qu’attendent-ils pour le faire ? Oh, wait: sans la “pub” fournie par le méchant robot, ils auraient moins de lecteurs et leurs revenus publicitaires chuteraient ! En toute logique, alors, ils devraient penser à reverser au méchant robot une partie de l’argent qu’il leur fait gagner. Ca se complique, votre parallèle, non ?

      Et puis j’y pense ! Google fait des liens vers plein d’autres contenus que la presse et en retire de l’argent. Mais alors il devrait payer aussi les blogs, et Twitter, et Wikipedia et tous les autres, non ? Pourquoi seulement la Presse ? Au nom de quoi ?

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  • Nome le 28 octobre 2012 - 16:29 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,

    vous devriez corriger le lien sur Coursera ( un en trop ) :

    http://www.slate.com/blogs/future_tense/2012/10/18/minnesota_bans_coursera_state_takes_bold_stand_against_free_education.html

    Merci, bonne continuation

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    • Alain le 8 novembre 2012 - 9:04 Signaler un abus - Permalink

      Pour ma part, le seul commentaire qui me parait intéressant est celui de notre exellllent SEGUELLA … “Internet est la plus belle merde du 20 ème siècle” Je cite de mauvaise mémoire.
      Je considère que cela prouve la connaissance que ces messieurs ont du réseau. Ils se sont bien rendu compte que leur influence risquait d’en prendre un méchant coup ; et bien sur ils ne sont pas contents. Conclusion, plutôt que de contrôler Internet, ce qu’ils sentent difficile, il est plus simple de le fermer au peuple. Qui parlait de dinosaures ???

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      • corrector le 8 novembre 2012 - 11:42 Signaler un abus - Permalink

        <>
        Source : http://www.pcinpact.com/news/53659-jacques-selan-net-saloperie-hommes.htm

        Concernant l’affaire elle-même :
        <>
        Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/12/16/julien-dray-ne-devrait-pas-etre-renvoye-devant-le-tribunal-correctionnel_1281660_3224.html

        En fait de “rumeur” et de pauvre victime, il y a bien une histoire pas glorieuse, une gestion pas transparente, des comportements pas bien réguliers… et une montre à 7000 € pour un socialo.

        Ce qui ridiculise encore plus les propos du vieux croûton.

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      • corrector le 8 novembre 2012 - 12:00 Signaler un abus - Permalink

        Source : http://www.pcinpact.com/news/53659-jacques-selan-net-saloperie-hommes.htm

        Concernant l’affaire elle-même :

        Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/12/16/julien-dray-ne-devrait-pas-etre-renvoye-devant-le-tribunal-correctionnel_1281660_3224.html

        En fait de “rumeur” et de pauvre victime, il y a bien une histoire pas glorieuse, une gestion pas transparente, des comportements pas bien réguliers… et une montre à 7000 € pour un socialo.

        Ce qui ridiculise encore plus les propos du vieux croûton.

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      • corrector le 8 novembre 2012 - 12:01 Signaler un abus - Permalink

        Il [Julien Dray] est victime de ce cancer qui s’appelle l’Intox. Qui est dû à quoi ? Qui est dû au Net. Le Net est la plus grande saloperie qu’aient jamais inventée les hommes ! C’est Dieu vivant ! Car le net permet à tous les hommes de communiquer avec les autres hommes. En quelques secondes, le Net peut détruire une réputation.

        Source : http://www.pcinpact.com/news/53659-jacques-selan-net-saloperie-hommes.htm

        Concernant l’affaire elle-même :

        L’enquête préliminaire avait été confiée le 10 décembre 2008 à la brigade financière, à la suite d’un signalement de l’organisme anti-blanchiment Tracfin, alerté par des flux suspects sur les comptes de M. Dray et de ses deux collaborateurs, Nathalie Fortis et Thomas Persuy. Quatorze flux financiers avaient ainsi été relevés, de 2006 à 2008, entre les associations SOS-Racisme, Les Parrains de SOS-Racisme, la FIDL et Julien Dray.

        Mme Fortis et M. Persuy avaient servi d’”écran”, selon le parquet. “La répétition du processus, la concomitance de l’encaissement des chèques, les justifications peu convaincantes apportées, le retard des paiements par rapport au moment de la réalisation des prestations censées effectuées, pouvaient laisser présumer l’existence d’un système occulte destiné à permettre à Julien Dray de surmonter ses difficultés financières grâce à l’aide des associations et non de celle de ses proches”, écrit le parquet de Paris.

        Mais l’enquête ne semble pas avoir mis “en évidence un train de vie personnel dispendieux de la part de Julien Dray”, relève M. Marin, qui ajoute : “Aucun élément objectif de l’enquête, ni aucune déclaration, ne permet d’apporter la preuve, avec suffisamment de certitude, qu’il connaissait l’origine véritable des fonds (…), encore moins qu’il soit intervenu dans la mise en place du système.”

        M. Dray a a en outre indiqué, au cours de l’enquête, que les sommes prêtées avaient été remboursées. Conclusion du parquet : “Le délit de blanchiment du délit d’abus de confiance n’apparaît donc pas suffisamment établi à l’encontre de Julien Dray pour permettre le renvoi de celui-ci devant le tribunal correctionnel.”

        Il était par ailleurs reproché à M. Dray l’achat d’une montre, d’une valeur de 7 000 euros, avec un chèque de l’Association de la 10e circonscription, dans l’Essonne. “Le délit d’abus de confiance paraît caractérisé à l’encontre de Julien Dray”, affirme le parquet. Mais le fait que le député finance lui-même l’association “atténue sensiblement la gravité de l’infraction”, estime le procureur.

        Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/12/16/julien-dray-ne-devrait-pas-etre-renvoye-devant-le-tribunal-correctionnel_1281660_3224.html

        En fait de “rumeur” et de pauvre victime, il y a bien une histoire pas glorieuse, une gestion pas transparente, des comportements pas bien réguliers… et une montre à 7000 € pour un socialo.

        Ce qui ridiculise encore plus les propos du vieux croûton.

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        • Alain le 8 novembre 2012 - 14:29 Signaler un abus - Permalink

          Bin merde alors, si on ne peut même plus magouiller tranquillement dans son coin sans que le bas peuple soit informé … ce qui revient au début de l’histoire, les politiques, et leurs plus proches amis, sont connaisseurs du réseau et en ont peur. Si tu ne peux contrôler ; alors détruit !! Devise à méditer.

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  • Thierry le 15 novembre 2012 - 23:03 Signaler un abus - Permalink

    Depuis quelques temps les dictatures économiques, les lobby, et autres arrangements entre états et groupements financier “privés”, sont de plus en plus sous les feux de la rampe.
    Les crises économiques à répétions que traversent certains pays d’europe et les USA n’y sont probablement pas étranger. Grâce au support internet, le commun des mortel accède désormais à des informations que les lobby et les états voudraient bien garder pour eux.
    Nous traversons une période ou les secrets ont de plus en plus de mal à rester secret. L’information va si vite qu’elle franchit les barrières avant que les pouvoirs publiques aient le temps de réagir.
    Désormais, le peuple sait par qui il est exploité. Il sait ou vont les ressources à qui elles profitent, et a le pouvoir de changer sa façon de consommer pour punir ceux qui l’exploite trop. Le monde est en pleine révolution, la structure d’échange et de communication traverse une phase de changement irréversible. Le monde tel que nous le connaissions il y a quelques années est en train de disparaitre.

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  • mad men dvd le 1 juillet 2013 - 3:58 Signaler un abus - Permalink

    Its excellent as your other blog posts : D, thanks for putting up. “Too much sensibility creates unhappiness too much insensibility leads to crime.” by Charles Maurice de Talleyrand.

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