Nous, les autistes du web

Le 16 novembre 2012

Les professionnels du cinéma, dans leur majorité, n'aiment pas beaucoup Internet, au mieux utile aux opérations marketing - et aiment encore moins l'internaute, mi-consommateur mi-pirate solitaire. Surtout pas une source éclairée de recommandations.

Les présents à la table ronde Parlement européen : Jean-Marie Cavada (Nouveau Centre), membre de la commission parlementaire culture et éducation ; Marie-Christine Vergiat (Front de Gauche), également membre de cette commission ; Louise Ferry, assistante de Malika Benaba-Attou (Europe-Écologie les Verts) ; Laurent Cotillon, directeur d’édition du Film français ; Juliette Prissard-Eltejaye, Déléguée générale du Syndicat des producteurs indépendants), ; Georges Bermann, producteur (de Michel Gondry notamment) ; Eric Vicente, programmateur chez Sophie Dulac) et Yvon Thiec (Co-fondateur du Prix Lux et délégué général d’Eurocinema).

Pour les professionnels du cinéma, Internet incarne de plus en plus le mal absolu, comme nous avons pu le constater le 8 novembre dernier, lors d’une réunion tenue dans l’enceinte du cinéma parisien L’Arlequin, avec une poignée de spécialistes du septième art rassemblée pour discuter financement et diffusion (c’est-à-dire chronologie des médias).

Cette table ronde organisée par le Parlement européen avait lieu dans le cadre du festival Lux Film day. Dans un contexte un peu particulier : la Commission européenne a récemment décidé de mobiliser 2 millions d’euros pour tester la sortie simultanée de 20 longs métrages d’art et essai, projetés pour la première fois en VOD, télévision, Internet et évidemment en salles. Une expérience pas très orthodoxe pour la profession.

Le débat, fort de passion et d’Amour de l’art, n’a pas été animé seulement au nom de l’importance que revêt le cinéma pour les différents protagonistes présents, ni pour la trentaine de personnes qui avaient pris place dans la salle rénovée de L’Arlequin.

Il a surtout montré qu’Internet était – aux yeux de certains – un danger pour la culture. Le mythe de la gratuité y est trop souvent présenté comme l’argument faisant basculer l’internaute, jamais prêt à payer, du côté des acteurs du piratage de la création.

Globalement, plus de la moitié des échanges a tourné autour de la relation entre Internet et le cinéma. Juliette Prissard-Eltejaye, déléguée générale du Syndicat des producteurs indépendants (SPI), a été l’une des premières à affirmer cette problématique :

J’ai une remarque sur un programme soutenu sur la sortie simultanée en salle et en VOD. Ça a fait couler beaucoup d’encre. [...] L’endroit qui doit être privilégié de façon exclusive et pour un temps suffisant doit être prioritairement dans la salle et nous déplorons que face à la difficulté qu’ont certains pays d’équiper les salles en numérique, la solution proposée soit la sortie simultanée. Que l’accent soit mis sur l’entretien des salles me parait cohérent. Mais dire aujourd’hui pour ceux qui n’ont pas accès au cinéma alors on va vous proposer la VOD… nous pensons que c’est un précédent qui sera dommageable pour le secteur et nous sommes assez inquiets.

Confondre

La salle applaudit, un peu, puis beaucoup. La voix tremblante de la responsable du SPI a fait résonner chez les présents quelque chose qu’ils comprennent et appréhendent sûrement à longueur de temps.

En attendant, Jean-Marie Cavada, pour qui l’Union européenne a pour finalité non pas “une monnaie stable, ni une libre circulation mais le bien vivre ensemble” n’a pu qu’acquiescer. Et la défense de la salle avant toute chose a dépassé le stade de la lubie – somme toute logique, le cinéma est l’art de la salle et de l’écran blanc, des fauteuils en velours rouge et de l’émotion d’un public – : ”Je suis pour discuter des modalités d’extension ou de rétrécissement à la marge mais je trouve qu’un cinéma et un film c’est d’abord être au contact du public en salle. Je ne suis pas d’accord pour confondre toutes les étapes de l’après-salles et notamment de la VOD parce que je pense que c’est une façon stupide d’étouffer une économie naissante dans ces différentes étapes.”

Un à un les arguments se tiennent, frôlent “l’Internet #saymal” et pour des raisons de priorité, on l’aura compris, les films sont faits pour être vus en salle. Pour le combat de la diversité, il faut être force de proposition, “y compris chez des gens qui n’iraient pas voir un Béla Tarr1 et un Béla Tarr ne mérite pas de sortir en VOD : c’est un film précieux qui a le droit d’être exclusivement en salle”, assène la déléguée générale du SPI.

Il y aurait donc des films que les cinéphiles ne pourraient voir que dans les salles, même si on aurait pu penser que le voir sur plusieurs supports soit aussi enrichissant. Pourtant non, assène Cavada :

Ce n’est pas le même film dans une salle que sur un écran. C’est comme si un livre avait des caractères différents. C’est un art le cinéma, il est fait pour les salles. L’émotion est soulevée par des gens autour de vous et vous emmène. Ce que vous n’auriez pas vécu sur votre écran. C’est pas la même chose !

Jupe

Pas la même chose peut-être. Mais en quoi serait-ce incompatible ? En mémoire, “La journée de la jupe” avec Isabelle Adjani et Denis Podalydès. De Jean-Paul Lilienfeld, diffusé le 20 mars 2009 sur Arte et sorti dans 50 salles, 5 jours plus tard. Produit par Arte France, Fontana Film et Mascaret Films, il obtient 2,2 millions de téléspectateurs, pour un peu moins de 10% de part de marché en télé le soir de sa diffusion.

Touche pas au grisbi du CNC

Touche pas au grisbi du CNC

Refoulée par Bruxelles l'an dernier, la taxe qui ponctionnerait Internet en tant que diffuseur de télévision est en cours ...

L’expérience est mal accueillie par les exploitants. La première semaine, il compte pourtant 40 000 entrées au cinéma, malgré une diffusion télé en amont. Pourquoi ces réticences et inquiétudes de la part des créateurs et diffuseurs ? Pourquoi le bouche-à-oreille pour la recommandation d’un film fonctionnerait en salle avec des journalistes mais pas en avant-première en télévision ou sur Internet ?

Parce que pour Jean-Marie Cavada et Juliette Prissard-Eltejaye, le film a besoin de la salle pour faire sa réputation, “autant que les millions que vous pouvez mettre en presse radio et télé pour le marketing” précise le député européen.

Donc les avant-premières gratuites en salle pour les journalistes, c’est bon pour la réputation d’un film. En revanche, la table familiale et les discussions qui peuvent émerger sur les réseaux sociaux après la diffusion d’un film en avant-première sur YouTube (en partenariat avec réalisateurs et autres), c’est mal.

Multiplier les recommandations, oui, mais seulement avec des professionnels. Surtout pas avec les internautes lambda. Pourtant plutôt efficaces dans le bouche-à-oreille concernant Intouchables – l’exemple cité par Jean-Marie Cavada – non ?

Mais pour certains, Internet dévalue les films où seraient diffusées les avant-premières et c’est le consommateur-pirate-internaute qui serait à l’origine de cette dévaluation. Jusqu’au moment où une voix s’est élevée dans le public :

On est au stade de l’humanitaire là, de penser pouvoir réduire des avant-premières de film à une diffusion sur Internet. Des réalisateurs, des producteurs qui doivent se rémunérer, c’est un travail considérable ! Pourquoi on serait dévalués ? En termes de politique culturelle, on tient vraiment à ce que le cinéma reste un espace de forum. La pratique culturelle n’est pas la même, entre un consommateur autiste devant son écran Internet et l’idée du spectacle d’une salle de cinéma.

Jungle

“Un consommateur autiste devant son écran Internet”. Dans le public on trépigne. Exprimant sa détresse face à la chronologie des médias qui semble faire si peur à l’ensemble de la chaîne du cinéma, une femme se lance et malmène à la fois les informations sur la déprogrammation dans 12 salles sur 15 du film brésilien “Les paradis artificiels” suite à une diffusion en avant-première sur Dailymotion et mélange VOD, jungle d’Internet et piratage :

Par rapport à ce qu’il se passe en France, c’est très simple. Vous allez passer directement un film en VOD, vous avez la moitié des salles qui déprogramment le lendemain, ça se fait régulièrement, là ce qui vient de se faire, sur un film, 15 salles derrière sur les 17 ont déprogrammé, on a eu le même problème avec un film passé sur Arte2, les salles ne programment pas ces films-là donc de fait vous excluez les films de toute possibilité de bouche à oreille, mais aussi de succès d’estime ou de critique. [...] Les publics existent, [...] des gens nous disent, “je n’ai plus le temps d’aller voir des films”, déjà le temps de savoir qu’il existe parce qu’on en parle pas. Des films n’ont pas toujours les moyens de faire de la promotion. En même temps, les films qui ont du mal à exister en salle, comment on va les faire vivre et exister dans la jungle de la VOD et dans la jungle d’internet ? [...] Je vous avoue, si parfois on était piraté, on sauterait de joie, tant mieux ça veux dire que les gens savent qu’il existe et ils vont aller le chercher sur Internet mais c’est une super nouvelle.

Internet ? La jungle ? Pire, des internautes. Owni a tenté d’évoquer l’alternative d’une avant-première diffusée en streaming, rebondissant sur la question de la déprogrammation du réalisateur brésilien.

Je voudrais rebondir un peu sur l’alternative qui pourrait avoir lieu, à savoir une avant-première en streaming sur Dailymotion, quelle est le risque pour la culture cinématographique de le permettre pour un certain nombre de personnes ? N’est-ce pas un autre bouche-à-oreille, avec effet boule de neige ?

Juliette Prissard-Eltejaye (plutôt en colère) : Je voulais vous répondre en vous disant pourquoi ce serait une diffusion intégrale du film ? Pourquoi ce serait pas du marketing à travers des bandes annonces, à travers du buzz sur Internet puisque la question est de savoir comment renouveler le marketing et la prescription sur Internet telles qu’elles existaient aujourd’hui en papier ? Aujourd’hui les modes de consommation évoluent, donc il faut avoir son article dans Internet (sic). Pourquoi on ne parle pas de promo ? Pourquoi on dit il faut le donner gratuit (sic) à 6 000 personnes ? Et pourquoi pas plus demain ? Alors même qu’elle pourrait faire l’objet de 6 000 tickets ? Pourquoi ce serait intégral et gratuit ? Quelle est cette idée que ça doit être absolument nécessaire de le donner gratuitement en entier à tout le monde à un moment donné ? C’est-à-dire que nous on comprend pas d’une certaine façon la dimension industrielle et entrepreunariale : j’ai fait un film, j’en suis fière et j’aimerais qu’il y ait des gens qui payent leurs tickets pour le voir parce que c’est de ça dont je vis. Et pourquoi on devrait sur une logique de la gratuité faire ce buzz sur Internet ?

J’ai parlé d’avant-première, pas de diffusion gratuite, ce qui est assez différent.

Juliette Prissard-Eltejaye : L’avant première, elle est faite pour les professionnels qui après prescrivent à leur tour. Moi aujourd’hui quand un producteur fait une avant-première, il invite la presse qui ensuite va faire de la prescription. Ou alors elles sont payantes. Mais l’avant-première, elle est faite pour multiplier les prescriptions.

* * *

Décupler les prescriptions, oui, mais encore une fois seulement avec des professionnels. Pas avec “un consommateur autiste devant son écran internet”. Belle réduction de la consommation culturelle à l’heure du numérique.

Même avec l’intervention de Louise Ferry – qui, comme d’autres, ne comprend pas l’image de l’autiste encouragé à la paresse – le mot est lâché, violent, dans une salle où se mélangent certainement des producteurs d’images et d’histoires mais visiblement pas d’internautes cinéphiles. Internet ne peut servir qu’au buzz marketing, point. La question du web dans sa globalité divise toujours autant les producteurs de contenus. Pour différentes raisons.

Les acteurs du web, le mal incarné

Peut-être à commencer par la crainte que Google, Apple et Amazon ne viennent contrôler un système de diffusion et de distribution de la culture que les réalisateurs, les producteurs et les distributeurs dits classiques ne maîtrisent pas. C’est Marie-Christine Vergiat qui le chuchotera : les questions en suspens sont celles du financement et de la rémunération des acteurs de la chaîne du film.

Derrière toute la chaîne de distribution, il y a effectivement beaucoup de professionnels à financer. Il y a des gens qui ont besoin de vivre de leur art. Donc diffuser gratuitement sur Internet comme ça, avec accès à la culture pour tous, est une réponse qui ne me satisfait pas. Je suis toujours frustrée dans ces débats on s’envoie tous des trucs à la tête. On n’est pas au pays des Bisounours et derrière Internet, il y a des géants et notamment à Bruxelles où c’est toujours les même qu’on voit.

Les choses sont dites. Le problème n’est pas forcément l’internaute mais c’est aussi celui qui ne finance pas ce dont il se servirait. À savoir les géants des télécoms qui, pour Yvon Thiec, sont dans une logique d’alimentation des réseaux qu’ils ont construits et pour qui derrière cette tentative de dérégulation de la chronologie des médias se trouve un cheval de Troie, “parce qu’il n’y a pas que des gens innocents et généreux”. Et le cheval de Troie sonne enfin comme l’hypothèse la plus crédible de cette peur du Net.

La “négation de la démocratie” du sénateur Marini

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Le président de la commission des finances, le sénateur UMP Philippe Marini, présentait hier soir son rapport pour une ...

Un peu comme une thérapie de groupe pendant laquelle le fond sortirait après un flot libérateur de paroles, la table ronde prend une tournure qu’on ne soupçonnait plus.

La sortie simultanée d’un film en salles, en VOD, en télévision et sur Internet ne serait que la façon permettant aux majors du web, Google, Apple et Amazon, de prendre le pouvoir sur la culture et d’enterrer l’exception culturelle française. Il faut “faire face aux multinationales américaines qui sont en train de tout bouffer sur le territoire de l’Union européenne” lâche Marie-Christine Vergniat. #Saydit.

Nuances

Malgré tout, dans ce conservatisme à la limite parfois de l’anti-internaute – qui finance lui aussi le cinéma en y allant au même titre que le non-internaute – la position d’Éric Vicente, programmateur chez Sophie Dulac est bien plus nuancée et avouons-le montre timidement les avancées qui peuvent être faites au sein même de la corporation du cinéma. Sur la distribution :

C’est compliqué pour un exploitant de dire quels sont les films en trop, est-ce qu’il y a des films en trop mais on peut se poser la question avec certains films distribués dont les scores sont très compliqués. Il est important que la diversité continue mais il faut se poser la question de comment faire pour qu’un film soit vu : les salles d’art et essai font cette promotion et cette diversité mais parfois il y a une absence de public. Comment faire pour que vous ne passiez pas x années devant un film qui ne sera pas vu ? Est-ce qu’un distributeur peut passer trois mois de sa vie pour 1 000 spectateurs même si c’est important ? Je n’ai pas de religion en la matière, ce sont juste des interrogations.

Sur le terrain des concessions il est rejoint par Louise Ferry, qui se demande si on ne peut pas créer une exception pour les acteurs les plus modestes du marché du cinéma :

Je me demande en quoi c’est un problème de sortir les films d’art et essai de la chronologie des médias dans la mesure où ce sont des films qui restent très peu de temps et où il y a très peu de copies. C’est très peu diffusé, ils sont boudés par le grand public. Surtout dans la mesure où cette offre légale en ligne n’est pas importante en plus.

Ce n’est pas tant l’envie de culture qui manquerait aux spectateurs, mais de moins en moins de curiosité d’une partie du public. Un film d’auteur dans une seule salle à Paris à deux séances par jour, est-ce suffisant pour permettre à un grand nombre d’aller voir ce film ? Est-ce un film mauvais ou simplement un film qui manque sérieusement de moyens, de plateaux télés et de promotion dans le métro. En tête, Camille redouble, le dernier film de Noémie Lvovski, dont le matraquage télévisuel et radiophonique a dû nécessiter un budget publicitaire considérable.

Donner une chance aux petits en bouleversant la chronologie des médias. Utiliser Internet comme support de promotion et de recommandation. Faire confiance aux internautes. L’autisme est une “attitude mentale caractérisée par le repliement sur soi-même, un mode de pensée détaché de la réalité”. Choisir ses mots, avec autant de précaution qu’on choisit ses images.


Photo par William Brawley (cc-by) remixée par Owni

  1. Béla Tarr : réalisateur, scénariste et producteur de cinéma hongrois qui a reçu l’Ours d’argent au festival de Berlin 2011 pour Le Cheval de Turin. []
  2. La journée de le jupe, ndlr []

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  • FennNaten le 16 novembre 2012 - 13:11 Signaler un abus - Permalink

    Personnellement, il y a de “petits” films que je serait bien allé voir dernièrement… Diffusés dans très peu de salles, et uniquement en journée… Sauf qu’en journée, je bosse pour gagner les sous qui me permettront éventuellement d’acheter une place de cinéma…
    Qu’on me permette d’acheter ces films via le net de façon intelligente, et j’y mettrai de l’argent. Certes, ce ne sera pas l’expérience du ciné, mais ce sera mieux que rien.
    Après, il y a aussi des œuvres que je n’irai pas voir, même si j’étais payé pour. Il faudrait peut-être que certaines personnes se regardent dans une glace et se demandent si leur absence de rentrée d’argent n’est pas simplement causée par le fait que leurs productions n’intéressent personne. Rien à voir avec le net ou le piratage au final. Ni avec la diffusion ou le marketing…

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    • TORA le 16 novembre 2012 - 19:58 Signaler un abus - Permalink

      Mais c’est de l’art !

      Tsss, tu ne peux pas comprendre…

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    • farry le 18 novembre 2012 - 1:04 Signaler un abus - Permalink

      Elles ne vous intéressent pas , vous, donc elles n’intéressent personne? Un peu douteux comme argument…Cela revient à dire qu’il n’y a que les gros films, qui”intéressent” beaucoup de monde , qui soient dignes d’exister.
      Je voudrais, pour ma part, que les films – tous les films- et leurs exploitants, sortent des salles! prennent l’air! et qu’ils aillent “rencontrer le public” là où il est : sur internet mais aussi dans les bibliothèques, les écoles, les entreprises, dans les bars, dans la rue, pourvu qu’ils sortent!
      A vouloir les confiner dans des écrins de velours rouge on les étouffent. Quand ils auront pris l’air, ils auront été aperçus, entrevus par beaucoup de monde et pourront s’épanouir au chaud, en salle, dans de bonnes conditions.
      Quant à la gratuité, que les gros payent pour les petits, les riches pour les pauvres et pour le bien commun!

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      • FennNaten le 18 novembre 2012 - 2:30 Signaler un abus - Permalink

        Non, je ne dis pas que ce qui ne m’intéresse pas moi n’intéressera personne. Nous n’avons pas tous les mêmes goûts, ni la même sensibilité, et c’est heureux. Ma phrase était peut-être mal tournée, je m’en excuse.
        Je signale d’ailleurs avant cela dans mon commentaire que certains films n’ont, et c’est regrettable, sans doute pas la diffusion qu’ils méritent.
        Et je vous rejoins totalement sur la nécessité de sortir les films des salles.
        Mais ne nous leurrons pas pour autant, je pense tout de même que sur la quantité, certaines œuvres peuvent ne jamais rencontrer de public qui les apprécient, ou du moins pas un public suffisant pour compenser les frais liés à la création.
        Auquel cas je trouve assez malvenu d’imputer la chose aux gens “qui ne comprennent pas correctement la portée artistique” et d’aller réclamer des compensations financières (a fortiori bien sûr quand on refuse d’élargir à d’autres médias).
        Le gros souci avec le cinéma, c’est qu’on demande aux gens de payer “a priori”, sans savoir si ce qu’ils vont visionner va leur plaire ou non, et il n’y a pas de “satisfait ou remboursé” derrière. Il est donc évident dans ces conditions que le public est moins enclin à aller faire des tests.
        Personnellement, si je vais voir quelque chose qui ne me plaît pas, j’ai quelque part l’impression de m’être fait voler. Ça peut paraître égoïste, je le conçois, mais je préfère largement dépenser mon budget divertissement dans des productions qui parviennent à me divertir, et soutenir les artistes qui me plaisent afin qu’ils puissent continuer.
        Si nous vivions dans un monde idéal, avec un fond de financement illimité pour toutes les productions artistiques, le souci ne se poserait pas. Ce n’est malheureusement pas le cas.

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  • Crazz le 16 novembre 2012 - 14:53 Signaler un abus - Permalink

    Je suis internaute et quand je lis votre article, ce que j’aime c’est que enfin on arriver à comprendre un peu leurs réactions. Elles ont un fond qui est logique.

    Mais à ces gens, toutes ces personnes qui sont si riche ( la centaine de million de taxe sur la copie privé + les centaines de millions de taxe sur les opérateurs), n’y aurait-il pas moyen qu’ils créer une plateforme nationale pour la culture française ?

    Vous savez, une belle plateforme où nous internaute pourrions regarder, écouter toutes les oeuvres française. Allez, je suis sympas, dans un premier temps : film d’art et d’essai et oeuvre musicale en français (petit groupe, artiste indépendants, …).
    Pourquoi ? Donner de la visibilité sur un site internet unique. La possibilité d’y acheter les oeuvres (si possible physique, à défaut numérique).

    C’est tout, pour un début c’est pas mal. De toute façon, on aurait aucun moyen de trouver ça dans le commerce.

    Ensuite on fait un retour utilisateur sur l’ergonomie, adapter la plateforme aux besoins du consommateur (ah oui car c’est le consommateur qui dit ce dont il a envie, pas l’inverse, on est toujours en France, pas aux US). Une fois que la plateforme est bien équilibré, on passer à la phase suivante avec un accès à des oeuvres plus “grand publique”. Et ainsi dessuite jusqu’à arriver à une plateforme unique d’écoute/visionnage de toutes les oeuvres française sur internet + une plateforme d’achat (physique & numérique).

    Après, je suis pas au jus de tous les accords avec la FNAC, Canal + & co qui génère pas mal d’argent pour la culture FR. Mais nous pouvons arriver à un point où la culture française serait protéger car elle sera gérer en France par des sociétés française ou association française.

    Je précise que le “franco-français” n’est point une volonté de ma part, cependant vue la débilité profonde de la culture au niveau européen, avant qu’on arrive à une société de gestion de droit communautaire, je serais déjà entre 4 planches.

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  • orfeo34 le 16 novembre 2012 - 16:01 Signaler un abus - Permalink

    Dans l’absolu, une oeuvre ne devrait jamais être diffusé sur le web avant d’avoir été financé (production et bénéfices).

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  • Yori - Internetophile-cinephile le 16 novembre 2012 - 16:41 Signaler un abus - Permalink

    tres bon article, merci.

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  • chdorb le 16 novembre 2012 - 17:49 Signaler un abus - Permalink

    Ce qui me chiffonne le plus avec tous ces acteurs de l’industrie du cinéma, c’est qu’ils se réjouissent uniquement de la vente de tickets. Et même si personne n’est allé voir leur film, ils préfèrent que personne ne le voit plutôt que des autistes-internautes-pirates-pédonazis-terroristes puissent le voir gratuitement.
    Ce qui devrait compter avant tout – et je parle pour tous les arts – c’est selon moi qu’il y ait un public.

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  • placebo le 16 novembre 2012 - 19:53 Signaler un abus - Permalink

    Je comprends quand même leurs craintes.
    Article intéressant qui m’a fait réfléchir à une foule de questions sur la production, la VOD, le rapport piratage/culture et le rôle des critiques. Je ne vais pas développer ici, c’est pas super original et ça serait long, mais je tenais à le dire.
    En lisant l’article, j’ai eu la vision, sur les sites de torrent, du message de l’uploader : “si vous aimez, allez l’acheter”. Je me demande combien le font, combien viennent découvrir, combien ne font que consommer. +1 pour la dame, c’est pas le monde des bisounours, dans tous les sens du terme.

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  • KaTeznik le 16 novembre 2012 - 22:50 Signaler un abus - Permalink

    J’aime beaucoup la fin… choisir ses mots…

    Ils me font penser aux ouvriers éplucheurs de patates en lutte contre la machine à éplucher les patates. Dès lors qu’il existe un outil permettant la distribution gratuite d’un objet, tout système économique construit sur la rareté de la distribution est voué à la disparition. Ce qui pose le pb de la rémunération de l’auteur. Le marketing, c’est faire connaître. Interdire une diffusion, c’est contraire au marketing.

    Un des éléments du succès de la culture ciné US (hollywood) c’est la distribution **gratuite** des films aux GI et aux populations des zones où l’armée US est entrée durant la seconde guerre mondiale.

    Et que penser du concept d’œuvre globale ciné/musique/internet/IRL ?

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  • NLR le 18 novembre 2012 - 11:59 Signaler un abus - Permalink

    Le problème, récurrent, ne concerne pas et de loin, que l’”industrie du cinéma”. La musique, l’edition de livres aussi. En somme, toute creation dont l’aspect immateriel peut aisement se distribuer (gratuitement a fortiori) À voir le nombre de manuscrits en pdf distribués gratuitement sur le web, ou de compo musicales, juste pour que l’auteur se fasse connaître… (eh oui mon bon monsieur, c’est mieux que rien…) Le problème est qu’il n’y a pas une économie réaliste, de l’argent pour payer tout le monde : il y a trop de productions, trop d’artistes, ou de gens qui se disent artistes, créateurs, etc. Ce qui laisse beaucoup de gens sur le carreau, dont personne ou si peu à vu le travail. Hélas, la diffusion n’est pas proportionnelle à la qualité des œuvres. De consternantes fumisteries sont assènées au consommateur (grosse campagne promo, réseau d’influence, etc), alors que des diamants restent enfouis dans l’ombre. C’est sûr, ça énerve…

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  • Fefe le 18 novembre 2012 - 13:24 Signaler un abus - Permalink

    En jour, il faudrait peut être remettre le prix de la place de ciné en question….non?

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  • rike le 18 novembre 2012 - 16:53 Signaler un abus - Permalink

    Merci pour cet article très intéressant.

    Le cinéma dans une salle, c’est un art plus pur (un «high art») ? Un spectacle sans lequel le film ne saura vivre ? C’est que ce n’est pas un bon film.
    L’extrait du film de Bela Tarr le montre bien : un bon film t’emmène dans un univers, tout comme un bon livre. Certes, cela peut mieux fonctionner sur un grand écran. Mais j’ose également croire qu’un bon film se regarde aussi bon seul.
    L’univers d’un livre est-il altéré par son support ?

    Pour revenir à Bela Tarr : jamais je n’irai regarder «Satantango», qui dure 8 heures, dans un cinéma. Je le verrai bien à ciel ouvert, et avec la possibilité de mettre le film sur pause si bon me semble.

    Je vis en province, après avoir vécue dans deux capitales européennes les dernières 30 années de ma vie. Je constate que la diffusion cinématographique en province est plus que triste. Aucun intérêt d’aller au cinéma pour y voir les derniers «blockbusters» français qui passent avec 6 mois de retard.
    Qu’est-ce que je suis heureuse de pouvoir regarder des films en VOD (payant), en DVD (que j’achète) et des films téléchargés (introuvables pour certains) !
    Ce qui m’emmène au cinéma ici, c’est le ciné-club local, seul à faire une sélection intéressante.

    Pour moi, c’est justement la télévision en tant que «push media» (à sens unilatéral de diffusion) qui a produit ces fameux «autistes». Il y a aujourd’hui très peu de chaînes – non payantes – qui montrent des films ; la soirée télévisée française est pleine de talk shows visant d’abord à faire du marketing autour de la culture au lieu de faire participer les gens à cette culture.

    Pour finir, j’aimerais noter qu’il est légitime de vouloir vivre de son art.
    Mais ce qui m’interroge c’est cela : Dany Boon gagne 7,5 millions d’Euros par an, Poelvoorde 2,4 millions, Kad Merad 1,8 d’après Le Figaro.
    Le cinéma français bénéficie d’aides publiques énormes, par rapport à ses voisins européens (voir http://www.senat.fr/rap/r02-276/r02-27617.html)
    Peut-être vaut-il mieux investir les budgets publicitaires pour mieux payer tous les intermittents qui font réellement vivre cette culture ?

    Ensuite reréfléchir à une meilleure distributions des aides publiques auxquelles nous contribuons toutes et tous déjà indirectement ? Faire des films plus intelligents, au lieu de «La vérité si je mens 17» ?

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  • Sylvain le 18 novembre 2012 - 17:43 Signaler un abus - Permalink

    Quel spectacle affligeant nous offrent les autistes du cinéma français.
    Bercés d’élitisme (pas le bon, celui qui préfère exclure l’autre, plutôt que de tendre la main pour l’aider à s’élever), nourris (chichement) aux subventions publiques, ils parlent de préparer un marathon sans s’apercevoir qu’ils le font allongé sur leur lit de mort.

    Ils aiment aller voir des films en salle, assis sur des fauteuils de velours rouge ? Grand bien leur fasse ! Qu’ils m’expliquent en quoi poser une demi-journée de congés, faire 1h de transports en commun, payer X€, pour enfin m’asseoir dans une salle vide est _nécessaire_ au visionnage de leur film. Est ce qu’il faut en chier pour _mériter_ de voir un de vos si précieux films ? Si c’est ça, qu’ils crèvent.
    Un film n’est pas un concert, ni une pièce de théâtre, le réalisateur n’a aucun contrôle sur la qualité de la salle dans laquelle se fera la projection, ni la qualité du public présent (qui peut gâcher même le meilleur des films). L’écran de mon salon vaut bien l’écran d’une salle, et le public y est de qualité, qui ces élitistes pensent-ils être pour affirmer le contraire ?

    Et pendant ce temps-là…
    * les outils de la production cinématographique se démocratisent : DSLR, montage “tout numérique”, etc.
    * les outils de la diffusion cinématographique se démocratisent : plateformes grand public (ex. Vimeo), mais aussi outils P2P permettant une diffusion mondiale pour un coût dérisoire
    * les outils du financement cinématographique se démocratisent : plateformes de crowfunding, où les montants financés permettraient de couvrir largement 100% du cout d’un long métrage “standard”
    * les outils de promotion se démocratisent : plus besoin de payer des pubs, des équipes de marketeux, ou de faire la lèche aux critiques du milieu, alors qu’une bonne bande-annonce Youtube et une présence active sur le web peuvent avoir un impact similaire
    * le public est sur Internet : une majorité de Français n’a pas encore accès à des liaisons de qualité, mais si on compte les _francophones_ qui ont accès à des liaisons de qualité, le public potentiel est significatif

    Il reste une constante, le talent est toujours aussi mal réparti qu’avant, mais de plus en plus de gens de talent vont avoir les moyens de matérialiser leurs idées, et de trouver leur public, grâce à Internet.
    Ce qui se passe aux États-Unis est particulièrement intéressant. Une nouvelle génération émerge, s’empare de ces outils, et les “anciens” du milieu semblent voir ça d’un bon œil.
    Chez nous ça parle velours rouge et taxe Google, autant dire tablette d’argile et gabelle tellement la consanguinité intellectuelle semble avoir laissé ces gens dans le passé.

    Bref, si les professionnels du cinéma français ont un restant d’instinct de survie, voici mes recommandations pour eux :

    1) c’est les films qui sauveront les salles, pas l’inverse. Si vos films sont disponibles numériquement, vous aurez de la demande, et une partie de la demande sera pour voir le film en salle. Plus de public en général -> plus de public qui va dans les salles.

    2) soutenez la neutralité du net. Si les FAI n’ont pas une obligation de neutralité, ceux qui sont à la fois diffuseurs et producteurs de contenu (ex. Orange, SFR) ont une forte incitation à favoriser les contenus qui leurs rapporteront le plus : le divertissement “grand public”, pas les films “de niche”. Et ne pensez pas que vous aurez accès à leur public captif sans avoir à leur donner une grosse part du gâteau.

    3) Le crowdfunding c’est bien, et ça marche. Sortez la tête du sable, et lancez vos propres plateformes _maintenant_, plutôt que d’attendre 10 ans et ensuite de chialer contre l’hégémonie de Kickstarter comme aujourd’hui ceux qui chialent contre l’hégémonie de Google.

    4) Tant que vous y êtes, donnez aussi les moyens à ceux qui voient vos films sans payer de vous payer _ensuite_ (ex. mettez l’URL d’un site de don dans le générique). Dans le monde numérique, il n’y a aucun moyen de garantir que tout le monde paie *avant* de voir le film, il faut clairement plus de flexibilité sur vos modes de financement. Bien sûr, vous pouvez décider de rester 100% analogique, et aller tout droit vers l’extinction …

    En résumé, les fondamentaux ne changent pas :
    * les artistes doivent permettre aux spectateurs d’accéder à leurs œuvres
    * les spectateurs doivent assurer le financement des artistes
    Tout le reste ne représente que des détails pratiques dictés par l’évolution des techniques de diffusion.

    À rester crispé sur la préservation d’une technique vieillissante de diffusion (la salle, la bobine, la diffusion à heure fixe), le cinéma français met en péril ce qui devrait être sa priorité devant tout autre : la diffusion des œuvres.

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    • rike le 18 novembre 2012 - 18:33 Signaler un abus - Permalink

      Tout à fait d’accord avec ces recommandations :)

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    • Nicolas le 19 novembre 2012 - 15:40 Signaler un abus - Permalink

      On peut même dire que la chronologie des médias est contre productive, car pour chaque sorti il faut refaire une campagne de pub. Si tout sortait en même temps ou presque, une seul campagne suffit.

      Je rate souvent des films dans le 06 (il doit y a avoir autant de salles dans le 06, qu’à Montparnasse à Paris), j’ai fait plusieurs fois demi-tour en semaine, car une séance était pleine 30 minutes avant le début du film ! Les salles sont pleines !

      Et sortir quand on est jeune parent, est très compliqué, la VOD simplifierait beaucoup de chose.

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  • benk2000 le 19 novembre 2012 - 14:26 Signaler un abus - Permalink

    “Ce n’est pas le même film dans une salle que sur un écran. C’est comme si un livre avait des caractères différents. C’est un art le cinéma, il est fait pour les salles. L’émotion est soulevée par des gens autour de vous et vous emmène. Ce que vous n’auriez pas vécu sur votre écran. C’est pas la même chose !”

    ah c’est sur, tu m’étonnes !!
    Pour ma part le cinoche je n’y vais plus depuis bien longtemps, aucune envie de me retrouver avec un tas d’abruti gueulard au téléphone et aucune envie de faire la queue entouré des mêmes abrutis précédemment cités pour être accueilli par un vigile aimable comme une porte de prison …
    Sans parler du fait que je fume, que j’aime aller pisser quand j’en ai envie car j’ai une petite vessie ;) , boire un coup pas cher et manger si ça me chante sans pourrir le voisin de siège … Autiste que je suis va !
    C’est bien simple les deux dernières fois où j’ai mis les pieds au cinoche, ça c’est terminé à coup de mandale … donc le cinoche, non merci !!!
    Dans ces conditions, je n’ai alors pas du tout envie de donner le moindre centime à ces “esthètes” qui pensent que la seule et unique manière de prendre du plaisir en regardant un film, c’est la leur …

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    • Florian le 20 novembre 2012 - 17:05 Signaler un abus - Permalink

      Complètement d’accord.

      J’adore crier quand je suis pas content, dégueuler sur mon voisin lorsque le plan est mal cadré et frapper ma voisine lorsqu’elle mange un pop corn !! Il m’est même arrivé de tenter d’étrangler le projectionniste car il avait une minute de retard. J’ai donc du mal avec les salles de cinéma.

      Il faut peut être apprendre à vivre en communauté…c’est juste une supposition.

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      • benk2000 le 20 novembre 2012 - 17:23 Signaler un abus - Permalink

        Et juste imaginer que tout le monde ne pense pas comme toi et à le droit d’avoir un avis et de l’exprimer, ça te parle ?
        Parce que bon la communauté au cinéma c’est bien gentil, mais à part emmerder les autres je vois pas trop le lien avec les abrutis au téléphone … et avec ma petite vessie ( à prendre au premier degré) … A moins que dans ta communauté il faille demander la permission pour aller pisser ?
        Enfin je dois être autiste, ça doit être ça … En même temps c’est toujours assez drôle quand on exprime un avis et qu’un psychologue de comptoir vient poser son diagnostic … Merci Dr Freud mais c’est juste que j’ai 50 berges, que j’ai eu la chance de connaitre les cinoches avant l’invention du téléphone portable et des multiplex infâmes au fond d’une zone commerciale … Et oui, j’ai aussi le droit de penser que le cinéma c’était mieux avant …

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  • Deneb le 21 novembre 2012 - 7:45 Signaler un abus - Permalink

    Lier la culture à l’argent, au commerce, entraine une surproduction de médiocrité. Aujourd’hui tout le monde désire devenir artiste, créateur… Et les places sont chères. Internet ne fait qu’assainir un peu tout ça. Celui qui utilise la culture à des buts lucratifs doit s’effacer au profit de celui qui crée par générosité ou par passion. Pareil dans le public, ceux qui “consomment” doivent céder leur place à ceux qui savourent. Nous avons, à force du martellement, accepté des oxymores comme “industrie culturelle” ou “propriété intellectuelle” sans se poser la moindre question quant à leur absurdité. Dans ce contexte, internet permettant la libre diffusion du savoir et de la culture, est une purge salutaire dans cette profusion de la médiocrité, où trouver quelque chose de réellement enrichissant, du point de vue spirituel, est bien plus dur que de trouver une aiguille dans une botte de foin. Il faut arrêter de leur faire croire qu’ils sont nécessaires à la société, à tous ces faiseurs de navets.

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  • manuelle YERLY le 21 novembre 2012 - 12:04 Signaler un abus - Permalink

    bon, alors comme vous êtes un peu agité politiquement, je vousprsprescrit les films de Dubosc, “intouchables” et un bon gros “asterix”, ok ? je n’ai
    Je n’ai pas vu “camille redouble” mais pour ce que j’en ai lu ou entendu, cela semblait assez convenu : la nana essaye de comprendre pourquoi son mariage a foiré !!!!! euh, pince-moi, nous sommes bien au XXe siècle là
    bon, je vous prescris un peu de Capra pour que vous arrêtiez de déprimer. tout en conservant un bon niveau d’adhérence au projet social.
    dans le même temps, ce qui m’interroge (comme se disait au XXe sicèe) est que les commentaires à cet article que j’ai lu (et j’ai pas tout lu et je dis cela non par peur de me faire lyncher mais par déontologie intellectuelle) m’ont paru complétement débile… Donc je leur prescris l’intégrale de la période dite politique et vidéo de Godard ou un séminaire de yoga à L.A. ?

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    • Deneb le 21 novembre 2012 - 13:30 Signaler un abus - Permalink

      Godard me fait systématiquement déprimer, j’ai une réaction épidermique à ses films, j’ai beau essayer, même Pierrot le fou ou A bout de souffle me donnent une envie irrésistible de fuir, en tout cas, ça ne me laisse pas indifférent. Pourtant j’adore ses idées, je l’aime bien quand il parle, mais je fais une allergie à ses films. Es-ce grave, docteur?

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  • monartiste le 21 novembre 2012 - 15:15 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,

    Pour moi, tout d’abord les vrais enjeux sont quelles places allons nous laisser au cinéma d’auteur.

    Le prochain défi de l’exploitation sera de redéfinir un peu les rôles, et de ne pas envisager le turnover comme l’unique solution et bien évidemment ne pas prendre uniquement comme paramètre la logique commerciale et laisser la possibilité aux films de vivre entre la surexposition d’un film et la non diffusion il y a un pas qu’il ne faut pas franchir.
    Ainsi devant l’apparente bonne santé du cinéma, se cache une pauvreté croissante au sens comme au figuré de la création (utilisation de recettes éculés, épuisement du modèle hollywoodien, blockbuster américain de plus en plus formaté, disparition de petites maisons de production indépendantes).

    Ensuite je ne comprends pas malgré leur inquiétude, l’on est peur de diffuser la création..n’est-ce pas pour cela que l’on a créé un ministère de la culture…Son premier rôle n’est-il pas la démocratisation de l’art

    l’on ne peut nier les aspects positifs du numérique et les perspectives encore immenses qu’offre internet.

    L’accès à la connaissance n’a jamais été aussi facile, sources d’informations multiples, la connaissance universelle est à un clic et le plus souvent gratuitement. L’on ne peut décidément pas regretter d’avoir tous les outils pour favoriser la démocratisation de la culture.

    Les salles seraient-elles vouées à disparaître ? Je ne pense pas si l’on continue à y voir un lieu d’expérience..
    Il faut continuer à créer de la valeur ajoutée …

    Une chose est sûre, à force de vouloir se protéger, l’industrie cinéma risque de s’enfermer dans son tombeau, chose que l’industrie de la musique commence à peine à le réaliser.

    Nicolas
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  • kudon le 23 novembre 2012 - 21:17 Signaler un abus - Permalink

    Cette photo “remixée” est particulièrement laide.

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  • Ylian Estevez le 1 décembre 2012 - 12:41 Signaler un abus - Permalink

    Rien à dire sur l’article sauf … le titre. Je suis exaspéré par cette dérive rhétorique qui consiste à donner l’adjectif “Autiste” à tous ceux qui sont volontairement aveugles. Je tiens à rappeler sur ce site très sérieux qu’il s’agit là d’un propos insultant pour les autistes, car il instaure peu à peu dans le langage et dans les plus faibles esprits l’idée selon laquelle les autistes voient délibérément la vie de façon différente. Il s’agit d’un handicap, ils aimeraient faire autrement, ils n’ont donc pas besoin, en supplément de leur vie difficile, d’être assimilés aux personnes de mauvaise foi ou à l’analyse partiale.

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