Peur sur le Web

Le 29 novembre 2012

Propagande, pensée unique, méfiance et peur de l'autre : on n'est jamais responsable du malheur qui nous arrive. Alors les malheurs du monde, autant tous les mettre sur le dos d'Internet. L'avantage, c'est qu'on ne peut pas l'entendre pleurer dans la nuit.

Axiome : si une société va mal, ce ne peut être la faute de ses dirigeants. C’est donc la faute d’un autre : “ces péchés ne sont pas les nôtres, entassons-les sur le dos de ce bouc et chassons-le, pour qu’avec lui ils disparaissent”. Magie !

La stratégie du bouc émissaire ne date pas d’hier et Moïse lui-même n’en fut pas l’initiateur : combien de jeunes vierges, sacrifiées pour apaiser la colère du volcan (qu’on croyait trop vieux), furent désignées à la vindicte du peuple par un chef de clan, pour se dédouaner de son manque de prévoyance ? Et combien de chats noirs écorchés, combien de jeunes femmes de Salem brulées, de prophètes crucifiés au nom du “c’est pas moi c’est l’autre” ? La facilité du procédé vient sans doute du fait qu’il est profondément inscrit dans nos gènes.

Nous avons évolué, bien sûr : nous avons, depuis, appris à industrialiser la technique.

Le juif, le tzigane… plus près de nous le rom ou le musulman : ce que nous ne comprenons pas nous fait toujours un peu peur. Et la peur est le moteur idéal de la haine, surtout lorsqu’elle est instillée par ceux qui savent, qui nous conseillent et qui nous dirigent. Et lorsque les choses vont mal et que la seule explication est trop complexe pour être facilement acceptée, quoi de mieux que les vieilles recettes ?

Et, donc, citoyens, tremblez, ayez peur.

Ayez peur de l’autre, de l’étranger, du compliqué et de la nouveauté. Ayez peur des rencontres, de la différence, de l’espoir et du risque. Ayez-en peur, et quand vous serez assez terrifiés, haïssez-les. Ca vaudra toujours mieux que si vous vous mettiez à haïr ceux qui sont vraiment responsables de vos malheurs : vous risqueriez alors de les renverser. Et ça, hein, ce serait vraiment terrifiant.

Le responsable, donc, ce n’est pas vous (ni vos élus) : c’est l’autre. C’est toujours l’autre.

La crise ? C’est de la faute des Grecs. Ou des immigrés. Ou d’autre chose : je ne sais pas, mais en tous cas ce n’est pas de la faute de la gestion du pays, de la dérégulation de la finance et du contrôle accru des peuples, du soutien aveugle à des industries dépassées au dépens de celles du futur. Ça ne se peut pas : ce serait remettre en question tous nos choix politiques des 50 dernières années.

Impossible.

Et, de plus en plus souvent, bien sûr, c’est de la faute à Internet.

Il faut dire qu’il l’a bien cherché.

Hormis quelques geeks anarchistes, barbus et mal habillés (qui sont-ils ? Quels sont leurs réseaux ?), qui comprend vraiment ce machin ? On l’utilise, oui : c’est pratique, et rapide, et plein de chatons mignons. Mais comment ça marche au juste ? Comment ça se fait qu’on ait payé pendant des années des factures de téléphone démesurées pour appeler nos voisins de palier ou réserver des billets de train et que, tout d’un coup, tout ça devient presque gratuit, à peine le prix de trois paquets de clopes par mois pour un usage illimité ? C’est pas naturel.

Ça cache forcément quelque chose.

Et puis, à part nous, c’est plein de gens qui l’utilisent ! On ne les connait pas ! On les côtoie, mais on ne sait pas qui c’est. Des anonymes ! Des pirates ! Des terroristes ! Des voleurs de pains au chocolat, même si ça se trouve ! Ça fait peur. Et en plus tous ces gens disent des choses avec lesquelles, des fois, on n’est pas d’accord : ça prouve qu’ils sont autres. Différents. Pas nous, donc dangereux. Forcément responsables.

On nous a dit “c’est l’avenir”. On nous a dit “c’est la liberté”. Mais c’est aussi la liberté des autres ! Et ça, vraiment, c’est insupportable.

Et puis, l’avenir de quoi, au juste ? De la presse ? Elle dépérit. De l’économie ? On licencie chez Peugeot. Du lien social ? Mais on nous dit à longueur de télé que ce n’est que du lien virtuel dépourvu de toute réalité.

En plus si on regarde bien, eh ben la crise elle a commencé en même temps que le Web : c’est bien la preuve que c’est de sa faute, mon bon monsieur (patron, remettez-moi un jaune bien de chez nous).

Le “non” au traité européen qui devait tous nous sauver ? C’est la faute à Internet. La crise du disque dont l’industrie a refusé toute évolution ? C’est de la faute à Internet. La crise de la presse du Figaro ? C’est de la faute à Google. La crise économique ? C’est de la faute à Amazoggapple qui défiscalise (alors que, c’est bien connu, jamais une entreprise bien française comme Total n’aurait fait un truc pareil). Internet est d’origine américaine, donc il n’existe que pour nous dominer et nous détruire. Dont acte.

Allons plus loin : après tout personne n’est responsable d’Internet.

Et, donc, il ne peut pas se défendre. On peut tout lui mettre sur le dos.

Le terrorisme ? C’est de la faute à Internet.

La pédophilie ? C’est de la faute à Internet.

La violence ? C’est de la faute à Internet (et aux jeux vidéo).

La disparition des artistes ? C’est de la faute aux pirates de l’Internet.

La crise de la presse ? N’allez pas croire que les unes racoleuses de l’Express en soient la cause, ou que nos journalistes ne sachent plus quel marronnier sortir du feu, non : c’est de la faute à Internet bien sûr.

Le règne de la rumeur ? C’est Internet qui a inventé la rumeur, c’est bien connu.

La fin de la vie privée ? N’allez pas penser au traçage de vos déplacements via votre carte Navigo, au nombre écrasant de caméras de vidéosurveillance, aux puces RFID dans vos achats, au passeport biométrique et à tous ces petits détails. Non : la fin de la vie privée, c’est de la faute à Internet et puis c’est tout.

La faim dans le monde ? C’est de la faute au 4e opérateur de téléphonie mobile (ah non pardon je pique le texte de notre ministre du redressement productif à nous qu’on a).

J’en oublie, nécessairement. Depuis quelque temps, tout et n’importe quoi est de la faute à Internet. Il est la cause de tout, il est responsable de tout, il est à l’origine de tout. Même le refus d’utiliser les millions de doses de vaccins contre la grippe H1N1 de Roselyne était de la faute à Internet (si si).

Et puis même moi j’en ajoute encore, quand j’attribue à Internet une (petite) part de responsabilité dans la genèse du printemps arabe, alors hein !

C’est entendu tous les malheurs de ce monde sont dûs à Internet.

Et s’il en fallait encore une preuve : devinez qui vient dans nos écoles pour sensibiliser les jeunes aux “dangers d’Internet” ? La police, bien sûr !

Et pas pour rassurer la (future) population, non : elle vient avec trois clips hyper anxiogènes (ici, et ), un discours de peur, d’usage excessif, et des conseils de filtrage et de limitation.

Il ne faudrait quand même pas que nos digital natifs prennent confiance en leur capacité à appréhender un monde que leurs ainés ne comprennent pas : on risquerait sinon qu’eux aussi, à l’instar des jeunes arabes, en usent plus tard pour renverser des gouvernements éclairés. Houla.

Ne croyez pas qu’on enverra aussi des entrepreneurs du Web, ou des activistes des libertés numériques, pour contrebalancer le message et leur donner envie d’entreprendre, d’oser la liberté ou de risquer la rencontre : ce serait trop difficile pour nos jeunes cervelles. Un bon discours de peur ne se satisfait pas de trop de complexité. Restons simples.

Rencontrer d’autres opinions ? Trop dangereux. Laissons faire Finkielkraut et Wolton : s’ils passent à la télé c’est qu’ils sont plus intelligents que nous, et s’ils nous disent qu’Internet c’est le mal, qui sommes-nous pour les contredire ? Une opinion unique pour un pays, c’est bien suffisant.

Découvrir d’autres cultures ? Vous n’y pensez pas !

Imaginons qu’on s’aperçoive qu’elles ne sont pas si différentes, ni incompréhensibles, sur qui pourrions-nous projeter nos peurs alors ?

Internet ça change la vie

Internet ça change la vie

"Révolution numérique". C'est l'expression consacrée des verbiages politiciens, mais concrètement ça veut dire quoi ? ...

Créer de nouveaux modes d’expression, de nouveaux usages, une économie moins pyramidale, l’affichage insouciant de nos vies quotidiennes ? Et puis quoi encore ? Si leurs parents se sont satisfaits de l’ancien monde, nos enfants ne méritent pas d’inventer le leur.

Et puis la peur pourrait disparaître, les vraies responsabilités apparaître, et là, là, je ne sais pas, je ne sais plus. Il vaut mieux, restons prudents, souscrire à l’assurance d’AXA “contre les dangers d’Internet“. Ça au moins, c’est du solide.

Vous pensez que tout ce qui précède est une caricature ? Mais pourtant, non, vraiment pas. Je n’ai rien inventé, et le nombre inhabituel — pour moi — de liens dans ce billet est là pour le prouver.

J’ai toujours vécu Internet comme un désir. Désir de liberté, désir d’autogestion, d’amitié et de culture partagées. Désir de rencontrer l’autre, de confronter mes opinions, d’apprendre et de découvrir. Je n’ai jamais, ou si peu depuis presque 20 années d’usage du réseau, croisé de haine ou de danger. Je ne nie pas qu’ils existent, mais j’affirme qu’ils sont si minoritaires que j’ai — depuis longtemps — remis en question l’idée reçue (à l’école bien sûr) que l’homme est un loup pour l’homme.

Je me suis trompé. Que je suis naïf.


Illustration par Alvaro Tapia Hidalgo (CC-by-nc-nd)

Laisser un commentaire

  • Cyp Luraghi le 29 novembre 2012 - 13:29 Signaler un abus - Permalink

    “Je n’ai jamais, ou si peu depuis presque 20 années d’usage du réseau, croisé de haine ou de danger.”

    HA ! HA ! HA ! HA !

    Hé : faut descendre du nuage, un peu. OK, c’est minoritaire… mais alors non seulement ça existe mais c’est un putain de fléau. Y a un paquet de fous dangereux qui errent sur le réseau et empoisonnent la vie d’un tas de braves gens. Mais tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil…

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Corinne Dangas le 29 novembre 2012 - 13:51 Signaler un abus - Permalink

    Vous n’avez pas croisé, moi si. D’où j’en ai conclu que verser dans l’angélisme n’est pas non plus une solution, et risque, surtout, de n’être pas un discours suffisamment crédible.
    De faits, l’homme est, parfois, un loup pour l’homme. Ceci a tjrs été, est et sera tjrs vrai de tous temps et en tous lieux, avec ou sans Internet. CQFD. Je suis donc au final parfaitement d’accord avec vous.
    Ce qu’il faut est recentrer l’enjeu sur ce dont il faut vraiment se soucier, et qui relève des interactions (H to H) et des structures sociales, certainement pas d’Internet.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
    • Didier M. le 12 août 2014 - 1:36 Signaler un abus - Permalink

      Bah je sais pas mais personnellement, tant qu’à choisir si cela devait arriver, je préférais croiser un psychopathe sur internet que dans une ruelle sombre à trois heures du matin, pas vous?..

      • Vous aimez
      • Vous n'aimez pas
      • 0
      Lui répondre
      • anonyme le 12 août 2014 - 2:03 Signaler un abus - Permalink

        L’un n’empêche pas l’autre. Le web est un formidable amplificateur de toutes les démences. C’est un fait. Y a pas pire arme.

        • Vous aimez
        • Vous n'aimez pas
        • 0
        Lui répondre
        • Didier M. le 12 août 2014 - 15:35 Signaler un abus - Permalink

          Une arme pour qui en fait? Parce-qu’il faut être réaliste, le web est une arme seulement pour ceux qui veulent imposer leur supériorité ou détenir/obtenir/conserver certains privilèges. En clair des pouvoirs ou pseudo-pouvoirs.

          L’Internet ne peut pas vraiment se retourner contre monsieur ou madame tout le monde à certaines conditions dont la première est qu’ils puissent garder le parfait contrôle d’eux-mêmes sur la toile exactement comme dans leurs vies.

          La grande particularité du web est qu’il casse certains principes sociaux ancestraux. Dans la vie il existe des entre-gens, des milieux à critères selon le niveau scolaire ou social voir d’âge qui ne sont jamais appelés à réellement se rencontrer ou discuter ensemble. L’internet fait découvrir un panel de pensées différentes, d’intelligences là où personne ne serait allé les chercher. Et cela fait très peur à ceux qui s’étaient octroyés la position d’élites de la nation, du monde?..

          Alors bien-sûr qu’il y a différentes formes de délinquance ou des criminels sur la toile mais ils ont quand-même mille fois plus de chances d’y être découverts et mis hors d’état de nuire qu’en électrons libres croisant le tout un chacun à longueur d’années.

          Les clips de prévention qui sont liés dans cet article sont de la connerie pure. Ils sont le parfait reflet d’une pensée à l’agonie selon laquelle il vaut mieux briller par ignorance que par intelligence de la connaissance. Le pouvoir par la peur et le maintien dans la médiocrité des masses est un pur produit dogmatique hérité de siècles et de siècles de judéo-christianisme. Qu’un pouvoir autre qu’une religion en fasse encore usage aujourd’hui en dit long sur la décrépitude de nos institutions.

          Parce-que contrairement à ce qu’imaginent ces crétinacés inférieurs, on n’est jamais seul sur la toile. Bien moins seuls que dans la vie et il y aura toujours quelqu’un apte à tirer la sonnette d’alarme, plus apte que de la tirer pour son camarade d’école ou son voisin de pallier…

          Les nouvelles générations ont tout à gagner sur le web à tous les niveaux. C’est leur futur et vouloir absolument leur faire croire qu’ils vont finir présentés comme monstres de foire par leurs camarades maquignons ou entre les pattes d’un malade mental alors que ce ne sont que des cas isolés me semble plus dans l’intention malsaine de faire obéir à des ordres purement idéologiques émanant de pouvoirs intéressés.

          L’internet change tout de la façon de consommer à celle de s’instruire comme de penser. Il ébrèche toute les conceptions par le biais du savoir et ceux qui aujourd’hui mettent tout sur le dos de cette huitième merveille du monde ne le font que pour leur intérêt personnel ou clanique.

          Si je reprends la liste non exhaustive de Laurent Chemla sur les méfaits que l’on impute à l’internet pour mieux justifier encore et encore des lois répressives et interdictions, rien n’est le fait même des réseaux mondiaux mais bien de positions supérieures qui n’acceptent pas la remise en question de leurs qualités et de leurs unicités autoproclamées.

          Alors que l’on mette en avant la myriade d’avantages d’être connecté au réseau et que l’on arrête de n’en voir que la poignée d’inconvénients dont la plupart ne le sont que par incompétence ou non-volonté de se renouveler.

          Consommer sur internet est une économie réelle d’au-moins 50% sur les dépenses annuelles du particulier sans compter la richesse de contenu virtuel totalement gratuite et légale fournie par les internautes eux-mêmes. L’internet est l’éveil aux nouvelles technologies et l’accès à des milliards de ressources dans tous les domaines possibles et imaginables, de quoi faire des têtes bien pleines mais en plus bien faites, sous-entendre non vérolées par des principes éculés. Aujourd’hui refuser internet pour sa soi-disant sécurité ou celle de ses proches est un naufrage corps et âme garanti.

          Bref, me semblerait plus judicieux d’apprendre au monde à se servir de la toile plutôt que de la diaboliser car cela équivaut à tirer vers le bas des masses pour mieux les rendre dépendantes…

          • Vous aimez
          • Vous n'aimez pas
          • 0
          Lui répondre
          • anonyme le 12 août 2014 - 15:49 Signaler un abus - Permalink

            “Parce-que contrairement à ce qu’imaginent ces crétinacés inférieurs”

            Le crétinacé inférieur que je suis n’a rien à répondre à votre tartine calibrée à la calibreuse. Plip.

            • Vous aimez
            • Vous n'aimez pas
            • 0
            Lui répondre
            • Didier M. le 12 août 2014 - 16:15 Signaler un abus - Permalink

              Ah, et donc?…

              Première leçon d’internet pour toi cher Plip, apprendre à ne pas être susceptible avant de se lancer dans des discussions sur la toile.

              Parce-que retenir un jeu de deux mots dont je suis honteusement fier sur un commentaire qui en compte presque sept cent cinquante d’une banalité déconcertante, pas besoin de te dire que je suis drôlement flatté! :P

              • Vous aimez
              • Vous n'aimez pas
              • 0
              Lui répondre
  • Jean-no le 29 novembre 2012 - 13:58 Signaler un abus - Permalink

    C’est bien de préciser “et les jeux vidéo”, qu’on entend pas mal (un article ahurissant du Point, dernièrement…). Au milieu des années 1950, la cause du fait que “les jeunes ne sont plus ce qu’ils étaient”, c’était la lecture, et notamment la lecture des bandes dessinées. En 1930, les enfants assassins ne pouvaient avoir eu qu’une influence : le personnage de Tarzan, évidemment !

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Saint Epondyle le 29 novembre 2012 - 14:08 Signaler un abus - Permalink

    Superbe !
    Merci de votre engagement.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • shokin le 29 novembre 2012 - 14:45 Signaler un abus - Permalink

    Il s’agit de créer du hasard. Et le web en est une nouvelle occasion. Les logiciels libres et les formats ouverts – ainsi que les licences Creative Commons et ArtLibre – sont là pour ça, par le biais de l’interopérabilité.

    Malheureusement, c’est aussi l’occasion de tuer le hasard pour créer du déterminisme, du destin. On le voit notamment avec les DRM et toutes autres mesures/lois taxatrices et/ou privatrices.

    Et certaines personnes n’aiment pas le libre partage car c’est partager à l’autre donc prendre le risque que l’autre utilise différemment des nôtres ce que nous avons partagé. L’autre fait partie de mon hasard. Il fait partie de mes sources de liberté. Le monde propriétaire ne semble pas aimer le libre partage, l’absence de réciprocité.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Stefano R. Torres le 29 novembre 2012 - 19:17 Signaler un abus - Permalink

    Très belle illustration! Merci à l’auteur de cet article d’oser ce genre d’article justement. Après on peut dire ce qu’on veut, il y aura toujours quelqu’un pour vous contredire, pour argumenter, mais je trouve que c’est une position et un engagement qui manque dans les médias…

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • chris le 29 novembre 2012 - 23:52 Signaler un abus - Permalink

    “Je me suis trompé. Que je suis naïf.”

    meuh non toi t’es un voleur, on le sait ;-)

    et JP Garnier lui non plus n’est pas un naif
    http://blog.agone.org/post/2009/12/22/La-societe-du-risque-une-peur-qui-rassure-1

    Le gouvernement par la peur est une recette aussi vieille que la domination
    Depuis l’Antiquité jusqu’aux dictatures bureaucratiques et policières qui continuent de sévir ici et là sur la planète, en passant par les régimes totalitaires de funeste mémoire, les gouvernants n’ont jamais renoncé à inspirer la crainte pour obtenir l’obéissance des gouvernés….

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Gauthier Jean-Louis le 30 novembre 2012 - 9:38 Signaler un abus - Permalink

    Bravo pour cet article d’une grande clairvoyance.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Kyoku57 le 30 novembre 2012 - 13:15 Signaler un abus - Permalink

    Très bel article. Merci Laurent.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • Uzsini le 30 novembre 2012 - 16:40 Signaler un abus - Permalink

    Énorme article ! Merci.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • limonadeverte le 2 décembre 2012 - 19:07 Signaler un abus - Permalink

    En tout cas, les possibilités qu’implique internet inquiétent sacrément les ” élites auto-proclamés”, le monde qu’ils ont osés façonner a leur unique convenance et selon leurs intéréts, leurs échappent …. !
    Horreur malheur pour eux …. mais Ouf et Enfin pour nous ( nous le plus grand nombre évidemment !!!

    http://www.dailymotion.com/video/xn430b_jay-rockefeller-regrette-l-invention-d-internet_news

    Le colosse aux pieds d’argile, ne sera pas détruit par main d’homme ……………. LOL

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • tiaff le 3 décembre 2012 - 22:42 Signaler un abus - Permalink

    Très bon travail… merci.
    ça peut aider un grand nombre de désorienés.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
  • lef le 5 décembre 2012 - 23:30 Signaler un abus - Permalink

    Ce n’est pas “sont dûs” mais “sont dus”.

    • Vous aimez
    • Vous n'aimez pas
    • 0
    Lui répondre
3 pings

  • [...] Chemla L., 29 novembre 2012, “Peur sur le web“, OWNI [site], http://owni.fr/, consulté le 3 décembre 2012 Compagnon A., 24 novembre [...]

  • [...] suite ICI : http://owni.fr/2012/11/29/peur-sur-le-web/ 42.705254 3.007152 Évaluez ceci [...]

  • Peur sur le Web » OWNI « Press Squeeze le 22 décembre 2012 - 12:51

    [...] Peur sur le Web Le “non” au traité européen qui devait tous nous sauver ? C’est la faute à Internet. La crise du disque dont l’industrie a refusé toute évolution ? C’est de la faute à Internet. La crise de la presse du Figaro ? C’est de la faute à Google. La crise économique ? C’est de la faute à Amazoggapple qui défiscalise (alors que, c’est bien connu, jamais une entreprise bien française comme Total n’aurait fait un truc pareil). Internet est d’origine américaine, donc il n’existe que pour nous dominer et nous détruire. Dont acte. Allons plus loin : après tout personne n’est responsable d’Internet. [...]

Derniers articles publiés