Un manifeste Internet (traduction: fr)

Le 9 septembre 2009

Comment le journalisme fonctionne aujourd’hui. Dix-sept affirmations rédigées sous forme de manifeste par des journalistes et des blogueurs allemands qui s'interrogent sur les rapports entre Internet et leur métier.

Comment le journalisme fonctionne aujourd’hui. Dix-sept affirmations.

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1. Internet est différent.

Il produit des sphères publiques différentes, des termes d’échange commerciaux différents, et des compétences culturelles différentes. Les médias doivent adapter leurs méthodes de travail à la réalité technologique d’aujourd’hui plutôt que de l’ignorer ou de la remettre en cause. Il est de leur devoir de développer les meilleures formes de journalisme à partir de la technologie disponible. Ceci inclut de nouvelles méthodes et de nouvelles productions journalistiques.

2. Internet est un empire médiatique de poche

La toile bouleverse l’ordre des médias existants en transcendant leurs anciennes frontières et leurs oligopoles. La publication et la dissémination de contenus médiatiques ne sont désormais plus liés à des investissements lourds. La conscience de soi du journalisme est -heureusement- en train d’être guérie de sa fonction de gardien du temple. Tout ce qui reste, c’est la qualité journalistique par laquelle le journalisme se distingue d’une simple publication.

3. Internet est notre société. Notre société est Internet

Pour la plupart des personnes du monde occidental, les plateformes, médias et réseaux sociaux comme Wikipedia ou Youtube font partie du quotidien. Elles sont aussi évidentes que le téléphone ou la télévision. Si les entreprises de médias veulent continuer à exister, elles doivent comprendre la réalité des utilisateurs d’aujourd’hui et adopter leurs modes de communication. Ceci inclut des fonctions de base de la communication comme écouter et répondre, ce que l’on appelle communément dialogue.

4. La liberté d’Internet est inviolable

L’architecture ouverte d’Internet constitue la loi de base d’une société de la technologie de l’information et de la communication qui communique de manière digitale, et par conséquent du journalisme. Elle ne peut être modifiée au nom de la protection d’intérêts économiques ou politiques spéciaux qui se cachent souvent derrière un prétendu intérêt public. Quelle que soit la manière dont c’est effectué, bloquer l’accès à Internet met en péril la libre circulation de l’information et porte atteinte à notre droit fondamental à un niveau d’information auto-déterminé.

5. Internet est la victoire de l’information

Jusqu’à présent, en raison d’une technologie insuffisante, les institutions comme les médias, les centres de recherche, les organismes publics et d’autres organisations collectaient et classaient les informations du monde. Aujourd’hui, chaque citoyen peut organiser ses propres filtres pendant que les moteurs de recherche fouillent dans des monceaux d’information d’un volume jamais connu jusqu’alors. Les individus peuvent s’informer mieux que jamais auparavant.

6. Internet change améliore le journalisme

A travers Internet, le journalisme peut remplir sont rôle socio-éducatif d’une nouvelle manière. Cela inclut la présentation de l’information comme un processus continu en mouvement permanent, la fin de l’inaltérabilité des médias imprimés est une victoire. Ceux qui veulent survivre dans ce nouveau monde d’information ont besoin d’un nouvel idéalisme, de nouvelles idées journalistiques et d’un sens du plaisir dans l’exploitation de ce nouveau potentiel.

7. Le réseau a besoin de réseautage

Les liens sont des connections. Nous nous connaissons mutuellement à travers les liens. Ceux qui ne les utilisent pas s’excluent eux-même du dialogue social. Ceci vaut également pour les sites Internet des médias traditionnels.

8. Les liens rapportent, les citations décorent

Les moteurs de recherche et les agrégateurs facilitent le journalisme de qualité : ils accroissent l’accès à des contenus remarquables et font partie intégrante de la nouvelle sphère publique en réseau. Les références à travers les liens et citations -en particulier ceux faits sans le consentement ou même la rémunération de leur auteur- rendent possible en premier lieu la culture du dialogue social interconnecté et doivent être absolument protégées.

9. Internet est le nouveau lieu du dialogue politique

La démocratie repose sur la participation et la liberté de l’information. Le transfert de la discussion politique des médias traditionnels vers Internet et l’extension de cette discussion impliquant la participation active du public sont une des nouvelles tâches des journalistes.

10. La nouvelle liberté de la presse s’appelle liberté d’opinion

L’article 5 de la Constitution allemande n’inclut pas de droits de protection pour les professions ou les modèles économiques techniquement traditionnels. Internet efface les barrières technologiques entre l’amateur et le professionnel. C’est pourquoi le privilège de la liberté de la presse doit valoir pour toute personne qui peut contribuer à l’accomplissement des devoirs journalistiques. En terme de qualité, il ne devrait être fait aucune différence entre le journalisme payé et non payé, mais plutôt entre le bon et le mauvais journalisme.

11. Plus c’est plus – il n’y a jamais trop d’information

Jadis, les institution comme l’Eglise préféraient le pouvoir plutôt que l’information des masses, elles mirent en garde contre l’irruption de flots d’informations non vérifiées quand la machine à imprimer fut inventée. Face à elles étaient les pamphlétaires, les encyclopédistes et les journalistes qui avaient prouvé que davantage d’information menait à davantage de liberté – à la fois pour l’individu et pour la société. Jusqu’à aujourd’hui, cette thèse est irréfutable.

12. La tradition n’est pas un modèle économique

On peut gagner de l’argent sur internet avec du contenu journalistique comme le montrent de nombreux exemples. La farouche compétition sur Internet doit amener les modèles économiques à s’adapter à la structure du réseau. Personne ne devrait essayer de fuir cette nécessaire adaptation en instaurant des règlements internes érigés pour s’y soustraire. Le journalisme a besoin d’une compétition ouverte pour trouver les meilleurs solutions de refinancement sur le net, ces solutions seront multiples. De plus, il faut du courage pour s’investir dans la mise en œuvre de ces tâches.

13. Les droits d’auteur deviennent un devoir civique sur Internet

Le droit d’auteur est un pilier de l’organisation de l’information sur Internet. Les droits de l’auteur de décider du type et du périmètre de la diffusion de ses contenus sont également valides sur le réseau. En même temps, on ne peut abuser du droit d’auteur pour en faire un rempart visant à protéger des mécanismes d’approvisionnement obsolètes et mettre fin à de nouveaux modèles de distribution ou modèles de licence. La propriété génère des obligations.

14. Internet a plusieurs monnaies

Les services journalistiques en ligne financés par la publicité proposent du contenu en échange de l’attention que leur attribue le lecteur. Le temps disponible d’un lecteur, d’un spectateur ou d’un auditeur a une valeur. Cette corrélation a toujours été un des principes de base du financement du journalisme. D’autres formes de refinancement journalistiquement justifiables doivent être inventées et essayées.

15. Ce qui est sur le réseau reste sur le réseau

Internet élève le journalisme à un nouveau stade qualitatif. En ligne, les textes, les sons et les images ne sont plus éphémères. Ils demeurent recouvrables à volonté et deviennent ainsi une archive de l’histoire contemporaine. Le journaliste doit prendre en compte le développement de l’information, son interprétation ainsi que les erreurs, c’est à dire assumer les erreurs et les corriger en toute transparence.

16. La qualité reste la qualité primordiale

Internet discrédite les produits homogènes de masse. N’acquiert un véritable public que ce qui est remarquable, crédible et différent. Les exigences des utilisateurs ont augmenté. Le journalisme doit les satisfaire et poursuivre fidèlement les principes qu’ils s’est régulièrement formulé.

17. Tout pour tout

Le web est une infrastructure d’échange social supérieur aux mass media du 20ème siècle : en cas de doute, la ”génération Wikipedia” est capable d’appréhender la crédibilité d’une source, de remonter une information à sa source, d’effectuer des recherches, de la vérifier et de l’améliorer -qu’il s’agisse d’un individu ou d’un groupe. Les journalistes qui repoussent cela avec dédain et ne montrent aucun respect pour ces compétences ne sont pas pris au sérieux par ces utilisateurs d’Internet. A raison. Internet permet de communiquer directement avec des personnes -qu’autrefois on appelait des lecteurs, des auditeurs et des spectateurs- et d’exploiter tirer parti de leur savoir. On n’a pas besoin de journalistes qui savent déjà tout, mais de ceux qui communiquent, qui doutent et qui remettent en question.

Internet, 07.09.2009

* Markus Beckedahl
* Mercedes Bunz
* Julius Endert
* Johnny Haeusler
* Thomas Knüwer
* Sascha Lobo
* Robin Meyer-Lucht
* Wolfgang Michal
* Stefan Niggemeier
* Kathrin Passig
* Janko Röttgers
* Peter Schink
* Mario Sixtus
* Peter Stawowy
* Fiete Stegers

Traduit depuis l’allemand par [Enikao]. Un grand merci à Ilomai pour ses corrections et améliorations.

La version originale : http://www.internet-manifest.de.

Pour aller plus loin : quelques explications de Janko Röttgers à lire chez Giga Om.

Edit : grâce aux bonnes volontés, ce texte a été traduit en anglais, en espagnol, en russe, en thaï, en portugais, en italien, en  roumain, en grec, en tchèque et en japonais.

Mario Sixtus nous a adressé ce message : “Sentez-vous libre d’éditer, de discuter et de compléter ce texte avec vos lecteur. C’est fait pour ça“.

Mise à jour : Cette traduction a été reprise par le site de Courrier International / et une version en arabe est dorénavant également disponible, suite à ce billet (Danke nochmal, Enikao)

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  • Capucine Cousin le 9 septembre 2009 - 10:00 Signaler un abus - Permalink

    Merci pour la traduction en français :)

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  • Paulo Querido le 9 septembre 2009 - 13:00 Signaler un abus - Permalink

    Le Manifeste Internet aussi en portugais: http://manifesto-internet.org/

    Manifesto Internet também em português: http://manifesto-internet.org/

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  • raph le 11 septembre 2009 - 11:30 Signaler un abus - Permalink

    “Les médias doivent adapter leurs méthodes de travail à la réalité technologique d’aujourd’hui plutôt que de l’ignorer ou de la remettre en cause.” Ils le font depuis longtemps…

    “On n’a pas besoin de journalistes qui savent déjà tout, mais de ceux qui communiquent, qui doutent et qui remettent en question.” Et alors ? Rien de nouveau, le journaliste n’a jamais été supposé tout savoir, mais savoir où trouver des informations pertinentes.
    “Internet permet de communiquer directement avec des personnes -qu’autrefois on appelait des lecteurs, des auditeurs et des spectateurs- et d’exploiter tirer parti de leur savoir.” Qu’on appelle des experts, en journalisme, depuis l’invention du journalisme.

    “Internet discrédite les produits homogènes de masse. N’acquiert un véritable public que ce qui est remarquable, crédible et différent” Les blagues par pps, les hoax qui circulent depuis dix ans, les photos de chaton, c’est remarquable et différent… Les innombrables sites qui rediffusent les mêmes infos pour faire du buzz, c’est crédible. Soit.

    “D’autres formes de refinancement journalistiquement justifiables doivent être inventées et essayées.” L’argent vient bien de quelque part. Soit d’un généreux mécène, soit de la pub. Qui a tout intérêt à ce que beaucoup de pages soient lues. Comme tous les autres médias.

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  • [Enikao] le 11 septembre 2009 - 11:56 Signaler un abus - Permalink

    @Raph Il s’agit d’un manifeste, aussi il est normal que les éléments soient posés, même s’ils ne revêtent pas forcément un caractère de nouveauté. Il prend également une forme critique, assez sèche, mais c’est également le but d’un manifeste : prendre position.
    Ce manifeste parle de journalisme sur Internet, pas de chatons ni de blagues. Il concerne des médias professionnels ou non, payants ou non, tenu par des journalistes professionnels ou par des gens qui veulent faire de l’information ou provoquer des réflexions avec des règles identiques au journalisme (c’est le cas d’owni). Je crois que le fond de la pensée des auteurs était qu’Internet peut permettre à des voix intéressantes et différentes, non formatées, de se faire entendre. Sur la qualité, c’est à chacun de choisir son prisme : on peut y voir le pire ou ne retenir que le meilleur.
    Sur le financement du journalisme, d’autres modèles se cherchent : l’abonnement (les annonces des Echos et du Figaro vont dans ce sens, Mediapart est déjà sur ce modèle), le micro-paiement, ou encore la souscription (une idée de reportage est proposée, si la somme nécessaire est réunie il se fait : voir à ce sujet http://spot.us). Si la réponse était évidente et unique, les médias ne seraient pas en difficulté.

    Pour rappel : je n’ai effectué que la traduction de ce texte, parce qu’il me paraissait intéressant d’en discuter. Merci d’engager la conversation /-)

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  • ouvrir les yeux le 12 septembre 2009 - 13:52 Signaler un abus - Permalink

    Un texte au-dessous de toute critique ! Il y a autant de dictature dans ce manifeste à l’envers que dans la stratégie des gros groupes économico-médiatiques contre la liberté d’expression et la diffusion de la culture. Normal puisqu’il n’y a pas en réalité de « différence » : « Internet est différent »… Mais de quoi ? Bon sang ! De la même manière, les « manifesteurs » proclament : « On peut gagner de l’argent » ; « Le journalisme a besoin d’une compétition ouverte »… où contrairement à ce qu’essaient d’affirmer les auteurs du manifeste, ce seront forcément les plus gros qui boufferont les plus petits… comme d’habitude. Une aubaine aussi pour les patrons de presse : « Aucune différence entre le journalisme payé et non payé ». Le travail gratuit, ça vous dit ? Et c’est sans parler de la confusion générale qui imprègne ce texte sans queue ni tête, notamment une véritable apologie de l’ignorance : « La fin de l’inaltérabilité des médias imprimés est une victoire » !!! « On n’a pas besoin de journalistes qui savent tout ».
    Et les « manifesteurs » d’affirmer encore : « Personne ne devrait essayer de fuir cette nécessaire adaptation… » Ah ! A ce compte-là, messieurs les « manifesteurs », moi, je proteste. Non seulement je veux fuir un pareil dictat mais je veux aussi combattre cette idéologie du profit qui immisce sa toile même là (surtout là) où on fait semblant de la contester. Je suis certain que d’autres partageront peu ou prou mon point de vue.

    Comme je suppose que les « manifesteurs » se garderont bien de faire appel aux traducteurs cette fois pour ce point du vue « remarquable » (non ?), je propose une traduction en anglais qui vaut ce qu’elle vaut. C’est mieux que rien. A ce propos, Les « manifesteurs » n’ont pas cru utile de rassembler les commentaires en langues différentes. Quelle belle ouverture !

    Donc à chacun : fuyez un tel manifeste… il combat en réalité pour la survivance de la même société pourrie dans laquelle rien ne peut être gratuit, ni démocratique. Internet pourrait être un outil merveilleux comme bien d’autres outils. Mais touché par la main perverse du capital, le résultat est au mieux dévoyé – au pire monstrueux. Nous devons renvoyer dos-à-dos « l’Internet-hypermarché » et « l’Internet-Big brother ». Les marchands s’occupent de l’un, les idéologues de l’autre. Division du travail oblige. « Brother » ! Un vrai frère, je vous dis.

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  • [Enikao] le 12 septembre 2009 - 20:40 Signaler un abus - Permalink

    @ouvrir les yeux : Je rappelle que ce texte est une traduction aussi fidèle que possible, pas ma production personnelle. J’ai pris cette peine parce que ça me semble intéressant, ce qui ne signifie pas que je soutient tout jusque dans ses détails. Il s’agit d’une initiative personnelle, pas d’un travail demandé par les signataires du manifeste ni d’une commande.

    De ce que je comprends :
    - Internet est différent : il permet d’embarquer de l’image, du son, de disposer d’espace à peu près illimité, de faire de l’animation dynamique (cartographies), de faire des liens. Internet permet de revenir sur un papier, de faire un “edit”, de suivre en temps réel et d’informer en temps réel, de faire appel au public ou à des témoins, de laisser la place au commentaire, de faire des interviews / chats en temps réel. A mettre en regard avec les pratiques habituelles, ça change beaucoup de choses.
    - journalisme payé et non payé : je ne sais pas s’il s’agit du travail gratuit, auquel cas Owni est la collecte de travaux effectués gratuitement. La traduction m’a pris deux heures, plus une heure de relecture / correction / amélioration (je ne suis pas très bon en allemand). Je l’ai fait volontairement, et contre zéro. Pour Owni, à qui ça rapporte… zéro. Je crois que la question sous-jacente est celle du statut et éventuellement de la protection. Un blogueur / journaliste amateur qui effectue un travail journalistique (reportage, interview, enquête…) sans le monnayer peut-il bénéficier de protections similaires à celles d’un journaliste “classique” reconnu (protection des sources par exemple) ? Le débat est ouvert.
    - La fin de l’inaltérabilité des médias imprimés est une victoire : il s’agit de comprendre qu’un article sur le web n’est pas figé, contrairement à un article papier qui l’est une fois imprimé. J’ai essayé de traduire ça correctement mais c’est difficile de rester fidèle au texte et à l’esprit.
    - On n’a pas besoin de journalistes qui savent tout : un nuance passe mal à l’écrit dans la traduction, mais il ne s’agit en aucun cas d’apologie de l’ignorance. Il faut comprendre “de prétentieux qui croient tout savoir”. La démarche est donc de privilégier ceux qui savent se remettre en cause et douter.
    - Personne ne devrait essayer de fuir cette nécessaire adaptation : on peut se boucher les yeux et se dire qu’Internet n’existe pas. Pourtant il existe, les médias classiques doivent donc le prendre en compte et évoluer. L’immobilisme risque des laisser l’érosion des audiences se poursuivre. Le reste est à discuter.
    - Pour le reste, oui, le discours est clairement a recherche d’un système qui se finance. Car je suppose que les journalistes web allemands qui ont écrit cela cherche des emplois qui les payent correctement et leur permettent d’effecteur leur travail dans des conditions matérielles décentes. Je ne vois pas en quoi il est indécent de dire que leur travail doit trouver, d’une manière ou d’une autre, une rémunération.

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  • juliuskilla le 13 septembre 2009 - 0:16 Signaler un abus - Permalink

    Merci ! merci de nous donner l’espoir ! l’espoir que cette societé va bien dans le bon sens !!

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  • Trystan de la Fere le 13 septembre 2009 - 12:11 Signaler un abus - Permalink

    Its a really great initiativ …I join ur analysis and hope its not a short enterprise….Lets go in the best way u have choosen…TDLF

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  • paris13e le 14 septembre 2009 - 5:38 Signaler un abus - Permalink

    Bon jours a tous !

    Je suis Coreen qui a traduit cette manifestation en Coreen.

    C’est pour cela que je vous informe l’adresse d’internet

    où vous allez trouver la version corenne.

    http://kk1234ang.egloos.com/2437531

    Bonne journee!

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  • goya le 14 septembre 2009 - 22:14 Signaler un abus - Permalink

    Je suis en partie d’accord avec la teneur du Manifeste, surtout si on tient en compte la raison pour laquelle il a été rédigé. Cependant, le seul point que j’aurais à apporter est qu’il ne faut pas se faire d’illusion sur le caractère “égalitaire” d’internet. Google et d’autres moteurs de recherche se font payer pour afficher certains résultats de recherche avant d’autres (voilà pourquoi wikipedia arrive toujours dans les premiers…), les sites ayant le meilleur financement auront nécessairement un contenu en apparence de meilleur qualité (l’image du site, etc.) et pourront aussi s’offrir de la pub. En fait, il ne faut pas oublier que derrière la toile, il y a des administrateurs qui sont aussi en mesure de marginaliser une certaine frange de l’information. Bref, Internet permet des avancés fantastiques du point de vue de l’accès à l’information variée, mais il ne faut pas s’emballer je crois sur le caractère démocratique d’Internet. Sans adopter une position anticapitaliste, je crois important de rappeler que l’argent et le pouvoir politique et social qui vont de pair permettent nécessairement un certain contrôle de l’information en la faveur des détenteurs de ce pouvoir. Voilà pourquoi le développement d’Internet doit être observé et étudié avec circonspection.

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  • ouvrir les yeux le 17 septembre 2009 - 22:55 Signaler un abus - Permalink

    COPIE ici de ma réponse en direct à [Enikao] du 12 septembre 2009 à 8:40 qui avait réagi à mon commentaire du 12/9 à 1h52

    Je ne mets pas en cause le traducteur ni la traduction. Justement, parce qu’elle est fidèle, je peux me placer au niveau d’une critique de ce “manifeste” à rebours.

    ENIKAO dit : “Internet est différent : il permet d’embarquer de l’image, du son, de disposer d’espace à peu près illimité (…) ça change beaucoup de choses.

    MA REPONSE : Qu’ai-je dit d’autre ? Obligé de me citer moi-même : “Internet pourrait être un outil merveilleux comme bien d’autres outils etc.”

    JE POURSUIS AINSI :
    Je n’ai rien contre vous, ni contre le travail bénévole. Je connais la question et donne à mon tour. Ce n’est pas de cela qu’il s’agit. Le “manifeste” participe à sa manière à un certain flot idéologique qui déverse illusions, équivoques, arrières pensées discrètement voilées par un certain “n’y-touchez-pas” etc. à longueur d’heures, de jours, d’années… aussi bien dans la presse écrite que sur Internet (qui n’échappe donc pas à la règle – rien de “différent”), dans les livres comme à la télé… Il aurait été fastidieux de passer au crible la totalité. Aussi, j’ai fait des choix.
    Tout un bourrage de crâne et des politiques gouvernementales tendent à disqualifier le travail qualifié, les diplômes etc. dans le but bien sûr de faire pression sur les salaires. La vie associative elle-même et donc le bénévolat représente depuis pas mal d’années déjà une poule aux oeufs d’or pour les intérêts privés et sont par conséquent récupérés en vue de banaliser le travail gratuit qui apporte bien sûr la plus-value tant recherchée par ces mêmes intérêts. Cette banalisation va loin : ainsi MG Buffet (PCF) alors ministre de la jeunesse n’a rien eu à redire au niveau de la commission européenne sur le programme du travail gratuit pour la jeunesse. Faire d’une pierre pas mal de coups. Alors quand on lit : “Qualitativ zu unterscheiden ist nicht zwischen bezahltem und unbezahltem, sondern zwischen gutem und schlechtem Journalismus.” (La qualité ne vient pas de la distinction entre travail rémunéré et non rémunéré, mais entre le bon et le mauvais journalisme / Qualitatively speaking, no differentiation should be made between paid and unpaid journalism, but rather, between good and poor journalism). Comment ne pas voir là aussi la trace du lobbying. Je ne dis pas lobbying direct, volontaire, actif, ni conscient. Mais même involontaire et inconscient, il est nécessaire de dénoncer cela ici comme d’autres points ailleurs. Toutefois le “manifeste” comporte des contradictions dans l’autre sens bien sûr sinon on n’en discuterait même pas. Ainsi le manifeste – autant qu’il est possible de comprendre qq chose dans ce salmigondis – dénonce la frontière entre porfessionels et non-professionnels au nom de “Internet, c’est différent” mais revendique quand même un statut. A quoi bon dénoncer la partition entre proset pas pros alors ? Et un statut, lequel concrètement sinon un statut professionnel ? Ensuite : la qualité ne vient pas si on est payé ou pas… mais on veut être payés quand même. Revendications de salaire et de statut tout à fait légitimes d’ailleurs. Mais à quoi rime de répandre en même temps l’idéologie patronale qui elle n’a de cesse d’affirmer que la question salariale est secondaire, que le statut, c’est ringard et inefficace etc. Imprecision du “manifeste Internet” ? Peut-être mais tout de même ! Dans un texte bref, politique, public, un “manifeste” tous les mots sont pesés. Je suis certain qu’il leur a fallu des heures de débat, discussions à tous ces journalistes pour pondre ce “manifeste”… C’est donc qu’il y a plus que glissements de plume mais dérives de la pensée, failles de la conscience, manque de réflexion… Oui, on peut être journaliste – même professionnel – et être “rouillé” du cerveau. Nulle inquiétude, ça se soigne à condition que le patient soit partie prenante.

    Qu’est-ce que ça veut dire “qu’un article sur le web n’est pas figé” ? J’espère bien que le texte du “manifeste internet” ne va pas changer. Malheureusement en même temps. Car mon commentaire serait alors sans objet… Il y aurait même là à faire ainsi tromperie, falsification, manoeuvres. Imaginer qu’on s’avise à modifier mon commentaire à sa guise ! Le stalinisme n’a pas fait moins. Et si l’on veut dire simplement qu’aucun avoir n’est figé sinon il est mort. Alors il fallait le dire aussi simplement. Le problème, c’est que ça ne met pas en vedette Internet… Et ça c’est le but du “manifeste”. Dialoguer, on connaît le courrier des lecteurs, le droit de réponse etc. Internet n’a pas tout inventé. Et personnellement je serais prudent à ne pas mythifier voire mystifier au sujet d’Internet qui, ne l’oublions pas, part d’une initiative du Pentagone. Et puis soyons modestes, n’oublions pas que les révolutions coperniciennes ne sont pas le lot de chaque jour. Et il ne s’agit pas de faire table rase du passé. Ce serait trop simple.

    ENIKAO dit : On n’a pas besoin de journalistes qui savent tout : un nuance passe mal à l’écrit dans la traduction, mais il ne s’agit en aucun cas d’apologie de l’ignorance. Il faut comprendre “de prétentieux qui croient tout savoir”. La démarche est donc de privilégier ceux qui savent se remettre en cause et douter.

    MA REPONSE : Ce que je dis au-dessus y répond à sa manière. Pas de formation de journaliste ? Un boulot déqualifié autrement dit ? Après, c’est un lieu commun de dire qu’il y a des cons partout.

    ENIKAO dit : Personne ne devrait essayer de fuir cette nécessaire adaptation : on peut se boucher les yeux et se dire qu’Internet n’existe pas. Pourtant il existe, les médias classiques doivent donc le prendre en compte et évoluer. L’immobilisme risque des laisser l’érosion des audiences se poursuivre. Le reste est à discuter.

    MA REPONSE : Mais les médias classiques, les maisons d’édition, les Lagardère, Editis and Co ne font que ça que prendre en compte Internet. Ils ne pensent qu’à ça. Mais moi je pensais trouver dans le “manifeste Internet” les voies et les moyens à l’échelle mondiale pour empêcher ces grands groupes de monopoliser, de confisquer Internet en vue de leurs intérêts, un grand boom pour défendre (contre Hadopi par ex.) le droit d’expression des individus qui effectivement ont idéalement plus de possibilité pour le faire par Internet que par la concentration des journaux, médias etc.

    ENIKAO dit : Pour le reste, oui, le discours est clairement a recherche d’un système qui se finance. Car je suppose que les journalistes web allemands qui ont écrit cela cherche des emplois qui les payent correctement et leur permettent d’effecteur leur travail dans des conditions matérielles décentes. Je ne vois pas en quoi il est indécent de dire que leur travail doit trouver, d’une manière ou d’une autre, une rémunération.

    MA REPONSE : Tout travail mérite salaire, c’est bien ce que je dis. Mais pas le manifeste. En tout pas clairement car contradictoire sur le fond. Se faire du blé grâce à Internet, c’est ainsi que raisonnent les grands groupes aussi. Est-ce cela la défense d’Internet? Pouvoir faire son beurre ? On ne doit pas avoir le même combat à mon avis.

    Cordialement.

    ET JE CITAIS : “Nous les chefs d’entreprise nous sommes tous des chercheurs d’or. Nous ne cessons jamais de nous adapter, de nous recréer, et pas une seconde nous ne doutons qu’encore ujourd’hui, au beau milieu de la tempête, certains d’entre nous ne soient en train de conquérir des territoires nouveaux dont on parlera encore dans 80 ans : dans le green business ou sur le net, dans l’énergie ou dans la santé ou dans un eldorado de l’innovation que nous ne repérons pas encore comme tel !”
    L. Parisot (son discours “Vivement l’avenir – ready for the future” AG du MEDEF)

    Preuve que les patrons ne font que ça de “prendre en compte Internet”… A leur manière bien sûr. A la manière des patrons.

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  • meleze le 9 octobre 2009 - 23:02 Signaler un abus - Permalink

    bbonjour
    Votre manifeste est assez interessant parce que il donne a internet sa juste place dans la vie quotidienne, mais il est tres induffisant face a MURDOCH. Il s’agit d’un des plus grands patrons de presse du monde qui possede aussi des journaux des television et des radios. Donc il ne progresse pas seulement sur internet dont vous vous faites le terrain de bataille principal. Ensuite Murdoch a décidé de rendre l’acces a ses journaux payants et il se pourrait bien qu’il reussise. Un journal comme Sune qui rassemble tous les scandales du moment serait payant dans une affaire comme celle de Frederic Mitterand. Vous n’avez pas de solution pour empecher interent de tourner vers le people et le bling-bling. Donc enfin Murdoch a declaré la guerre a internet et vous ne semblez pas vous rendre compte que vous allez subir une attaque qui va vous desorganiser.

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  • Russia escort girls le 22 février 2011 - 17:10 Signaler un abus - Permalink

    I’m fascinated, I must say. In fact pretty much never should i run into any blog site that is equally useful also friends and guests, as well as let me tell you, you may have smacked the actual projectile to the go. All your notion is without a doubt terrific; the thing is something which the perfect persons are discussing intelligently in relation to. I will be delighted i always found this particular within my try to look for a product about it.

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  • psp-consola le 3 juin 2011 - 22:16 Signaler un abus - Permalink

    Bravo pour cette traduction en francais.

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  • Darras le 19 février 2012 - 12:01 Signaler un abus - Permalink

    En français, le sous-titre de la dernière et 17è consigne devrait être traduit par :
    “Tout pour tous” et non pas
    “tout pour tout.”

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