Pourquoi je n’utiliserai plus Facebook

Le 29 avril 2010

De par son côté centralisateur, Facebook ressemble au Minitel. Tout ce qui y est publié peut être censuré par l’autorité centrale, qui agit le plus souvent arbitrairement. Quitter le site: la seule solution?

J’ai écrit ce billet après avoir pris connaissance des changements annoncés lors du F8 et largement relayés par la presse. Il s’agit donc d’une réaction personnelle. Le compromis que j’ai essayé de tenir en utilisant Facebook pour profiter de ses avantages en dépit de son architecture centralisée et hypermnésique a rompu, j’en explique ici les raisons: le nouveau système OpenGraph que j’estime invasif, l’assouplissement des conditions pour les applications, et mon exaspération face aux pratiques irresponsables des utilisateurs que je ne voulais plus cautionner en participant à ce réseau.

Je maintiens ce que j’ai écrit sur le faux-problème de la vie privée sur Facebook et j’espère prochainement partager mon analyse sur les conséquences en matière de liberté d’expression (sur Internet).


Jusqu’à présent, Facebook était un « réseau social » qui permettait à ses utilisateurs de se relier entre eux en « devenant amis » pour ainsi partager et publier des informations, des liens et des contenus. Certes, si on publiait sa vie privée sur facebook, on pouvait se mordre les doigts et commencer à se poser des questions : « ma vie privée est-elle menacée par facebook ? », « faut-il instaurer un droit à l’oubli pour protéger les jeunes de leur utilisation de facebook ? »

J’ai déjà décris ce que j’en pensais. Souvent les questions qu’on se posait vis-à-vis de facebook étaient mal fondées, et reposaient surtout sur un manque de connaissance des technologies sous-jacentes, à savoir principalement le Web, et d’une incompréhension des pratiques sociales, à savoir la notion de « vie privée » ou de privacy en anglais, et sa perception.

Jusque-là, d’après mon observation de l’intérieur de ce « réseau », j’ai trouvé qu’il n’y avait pas grand mal à y être inscrit, car c’est un  média important qui m’a permis de partager quotidiennement des liens, ainsi que les articles de ce blog, à plus de cent personnes à chaque fois.

En revanche, ne pas être inscrit à facebook représentait des désagréments nombreux: ne pas être tenu au courant des évènements (à Sciences Po, facebook est très utilisé pour l’organisation des conférences, etc.), l’impossibilité de communiquer avec les autres (car le chat de facebook est très utilisé et ne permet de se connecter qu’entre utilisateurs du réseau), ne pas accéder à cette base de données somme toute bien pratique (retrouver un numéro de téléphone, une adresse email, ou bien une connaissance). D’autre part avec l’augmentation du nombre d’utilisateurs et l’effet réseau, avec en plus la pression sociale, il me semblait idiot de renoncer à tout ça juste parce que facebook était un réseau centralisé (on appelle ça le Minitel 2.0 si vous ne savez pas).

En somme, le calcul avantages moins les inconvénients était supérieur à zéro, surtout si, comme moi, on est soucieux de garder le contrôle de sa vie privée et que donc on n’a ni souscrit, ni publié tout et n’importe quoi.

Mais voilà, cette semaine, facebook a annoncé ses plans et les changements qu’ils venaient de mettre en place. Et là, la balance a totalement basculé. Il est hors de question que je continue à utiliser ce « service » et encore moins d’encourager les autres à le faire.

Le nouveau facebook

D’abord, puisque vous n’êtes peut être pas au courant, voici un petit résumé des derniers changements sur facebook.

Facebook devient la pieuvre hyper-tentaculaire du Web: avec son nouveau système d’authentification et sa nouvelle fonction de recommandation, vous serez connectés à facebook à chaque fois que vous allez sur un site lié. Vous êtes peut-être familiers avec la notion de cookies, ces fichiers qui permettent de vous identifier et d’y associer des informations, vous comprenez à quel point Facebook est sur le point de mettre en place un système de « cookies » bien plus performant et bien plus invasif.

Les sites que vous visitez en sauront beaucoup plus sur vous (même si vous n’avez pas accordé à ces sites l’accès à vos informations, il suffit de les avoir données à Facebook) car vous serez automatiquement identifié via votre identité Facebook, qui devient ainsi le point de contrôle de toute votre identité virtuelle. Parallèlement, vos actions sur ces sites sont envoyées à Facebook pour alimenter les données vous concernant et donc améliorer votre profilage. De même, le peu de contrôle que vous aviez sur les applications Facebook vient d’être encore diminué.

Facebook utilise vos données personnelles comme monnaie d’échange : car tout ça a un prix. Les systèmes centralisés coûtent chers (c’est pour ça que le minitel s’est fait supplanté par l’internet, ou bien que l’encyclopædia Britannica est plus chère que Wikipédia). Facebook vient de créer sa monnaie virtuelle, il s’agit en fait d’une toute petite partie de l’énorme monnaie d’échange que constitue votre profilage, vos données. Vous savez à quel point il s’agit d’une source que les publicitaires sont prêts à s’arracher.

Tout cela résulte de la volonté de Facebook de s’étendre, fait partie de la stratégie qu’ils se sont fixés pour tirer profit de l’immense manne qu’ils ont à leur portée : leur 400 millions d’utilisateurs !

Au lieu de créer un système basé sur la créativité de leurs utilisateurs et les bénéfices d’un réseau de publication, au lieu de générer de la valeur par de la création, Facebook a choisi de faire captation, de faire propriétarisation de l’utilisateur, pour l’exporter en échange d’argent. Le choix vient d’être fait. La rupture est là. Cette stratégie ne changera pas si nous n’agissons pas.

Quelles sont les conséquences ?

Centralisation, contrôle → censure

Le Web est un hyper-media sur Internet. Le schéma d’Internet doit s’appliquer aussi au Web. Rien techniquement ne justifie que l’on centralise d’une telle manière le Web et qu’on le réduise à Facebook. Le faire, c’est donner un immense pouvoir à une seule instance de contrôle, sur laquelle vous n’avez en tant qu’utilisateur aucun droit. Vous ne votez pas. Ceux qui votent, ce sont les actionnaires, et si l’on en croit cette enquête du Guardian ce ne sont pas de simples boursicouteux. Il y a là une arrière-pensée techno-politique.

Or, que veut-dire contrôle, dans un système d’hyper-media comme le Web ? Ça veut dire que la possibilité de censure s’exerce non seulement à l’intérieur du réseau, mais aussi à l’extérieur, puisque c’est Facebook qui, telle une pieuvre hyper-tentaculaire, tire toutes les ficelles. Je parle de censure, vous pensez que le mot est fort ? Il ne l’est pas. La page Facebook de WikiLeaks, un site internet qui combat la censure et défend la liberté de la presse a eu sa page supprimée :

WikiLeaks facebook page deleted together with 30,000 fans… boiler plate response includes “..promotes illegal acts…”
WikiLeaks, sur Twitter

Il y a un mois, un groupe promouvant la séparation de l’Église et de l’État au Maroc a été supprimé, tout comme fut supprimé le compte du créateur du groupe. Cela est inévitable. Toute système aussi centralisé et contrôlé que Facebook aboutira inévitablement à de la censure.

Et puis, à force de tout envoyer chez Facebook, vous augmentez leur traffic. Facebook aura donc plus de serveurs et plus d’importance sur le réseau Internet. Si aujourd’hui Google se lance dans l’accès à Internet avec son réseau de fibre optique, demain ce sera Facebook.

Préparer un monde sans vie privée

En publiant sur Facebook, chacun perd le contrôle de ce qu’il publie. Quelles que soient les options que vous cochez aujourd’hui (avec l’illusion de protéger votre vie privée), chaque fois que vous publiez, vous remettez aux mains de Facebook vos données. En effet, vous ne savez pas, dans un an, ou même dans trois mois, comment Facebook va décider de changer ses paramètres. De toute façon, ils en ont le pouvoir, car ils ont vos données. Les fichiers sont stockés sur les serveurs de Facebook (où la loi française ne s’applique pas, faut-il le rappeler), les logs sont chez facebook. Vos conversations de chat ? Enregistrées chez Facebook. Toutes vos photos ? À quelques clics près visibles par n’importe qui en charge à Facebook.

Or, comme le dirigeant M. Zuckerberg l’a répété plusieurs fois, il veut que par défaut, tout soit public. Et quand on observe les comportements sur le site, on s’aperçoit que la plupart des gens publient beaucoup, beaucoup trop. Des photos très personnelles, voire même des photos d’autres personnes (sans forcément demander leur autorisation). Et ce n’est pas juste ma génération d’insouciants étudiants qui ne pensent pas aux conséquences… Je vois aussi des adultes publier fréquemment des photos de leurs bambins.

Dans quel monde vivront-ils ? Eux qui, à peine nés, ont leur photo envoyée aux États-Unis pour être publiée et partagée (potentiellement) dans le monde entier. Ou avec 150 « amis » et les 150×150 amis d’amis, etc. C’est la même chose. Avec tous ces appareils portables : des photos et des vidéos tout le temps, avec en prime la géolocalisation. Tout ça, public par défaut. Il n’y aura plus l’action de « publier », cet acte profondément social, ce geste de communiquer au-delà de son cercle de connaissance et de créer des liens. Publier pour une audience, dans l’espace et dans le temps. Non, il n’y aura plus cet acte autonome, réfléchi, conscient. Tout sera public par défaut et chez Facebook, continuellement. Ce sera la norme absolue, le réflexe innée, l’action qu’on ne remet pas en question sans accomplir un effort intellectuel important qui consiste à dépasser les normes de son temps et de sa société.

Et la pression sociale sera telle que l’autonomie des individus sera quasiment nulle. Quelle liberté aura-t-on ? Dans un monde où on ne peut rien cacher, ne pas avoir de secret, ne pas avoir de sphère privée ? Où le passage dans la sphère publique est continuel, forcé par des entreprises (Facebook et ses partenaires) et par les autres individus qui alimentent le système central.

Qu’est-ce que je vais faire ?

À partir de maintenant, je supprime tout le contenu que je peux supprimer sur Facebook. Je vais laisser une page de profil expliquant mon choix et indiquant les liens à suivre pour me contacter. Je ne retournerai plus sur le site de Facebook et je n’utiliserai jamais leur système de connexion central. Je n’utiliserai plus non plus leur chat centralisé qui n’autorise pas les communications à l’extérieur (un peu comme si un téléphone abonné chez Orange ne pouvez pas téléphoner à un abonné SFR – ça ne vous choque pas, un monopole sur les communications ?).

Pour ceux qui veulent continuer à discuter avec moi, je vous conseille d’utiliser un système de messagerie instantanée (chat) libre et ouvert : Jabber. Pour ceux qui veulent consulter les liens que j’envoie, vous pouvez me suivre sur Twitter ou indenti.ca ou encore sur Google Buzz.

Enfin vous pourrez continuer à lire mon blog, à commenter. Et bien sûr, il reste les bon vieux courriers électroniques. Mes informations de contact sont sur mon site personnel.

Qu’est-ce que j’aimerais que vous fassiez ?

Dans un premier temps, j’aimerais que vous retiriez les photos de moi qui sont sur Facebook (pas seulement retirer le tag, mais la photo, ou alors floutez mon visage, non, je suis sérieux). Ne m’invitez pas dans vos groupes, ni dans vos évènements. Ne m’envoyez pas vos documents verrouillés Microsoft Docs.

Mais surtout, prenez conscience de l’importance de l’enjeu. Allez voir quelles sont les alternatives. En ce moment, de nombreuses initiatives se forment, des développeurs de logiciels libres créent des solutions de réseaux sociaux qui garantissent votre vie privée, votre sécurité.

Ouvrez un blog, montez un site personnel où vous publierez toutes ces choses que vous publiez sur Facebook. Partageons-les. Mais restons autonomes, gardons le contrôle et communiquons librement. Il n’y a pas besoin de s’y connaître en informatique, ni d’être sur GNU/Linux et d’être un pro. Je félicite Sylvain qui a franchi le pas, alors que ce n’est pas un geek comme on dit.

La puissance de Facebook repose sur le fait que vous l’utilisez. Abandonnez-le, détruisons-le, et, un nouveau système émergera, meilleur. N’oublions pas qu’il y a quatre ans, ce site n’était encore qu’un petit réseau d’universitaires américains.


Quelques liens pour en savoir plus sur les changements de facebook :

Quelques extraits des nouveautés des conditions d’utilisation :

Pre-Approved Third-Party Websites and Applications. In order to provide you with useful social experiences off of Facebook, we occasionally need to provide General Information about you to pre-approved third party websites and applications that use Platform at the time you visit them (if you are still logged in to Facebook). Similarly, when one of your friends visits a pre-approved website or application, it will receive General Information about you so you and your friend can be connected on that website as well (if you also have an account with that website). In these cases we require these websites and applications to go through an approval process, and to enter into separate agreements designed to protect your privacy. For example, these agreements include provisions relating to the access and deletion of your General Information, along with your ability to opt-out of the experience being offered. You can also remove any pre-approved website or application you have visited here [add link], or block all pre-approved websites and applications from getting your General Information when you visit them here [add link]. In addition, if you log out of Facebook before visiting a pre-approved application or website, it will not be able to access your information. You can see a complete list of pre-approved websites on our About Platform page.

Connecting with an Application or Website. When you connect with an application or website it will have access to General Information about you. The term General Information includes your and your friends’ names, profile pictures, gender, user IDs, connections, and any content shared using the Everyone privacy setting. We may also make information about the location of your computer or access device and your age available to applications and websites in order to help them implement appropriate security measures and control the distribution of age-appropriate content. If the application or website wants to access any other data, it will have to ask for your permission.

PS: j’assume la contradiction de laisser les liens facebook pour partager les notes que je publie.

> Article initialement publié sur le blog d’Hugo. Retrouvez en commentaires une discussion enrichissante et argumentée.

> Illustration du Une retravaillée par Loguy, illustration article CC par escapedtowisconsin sur Flickr

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  • Bertrand le 29 avril 2010 - 17:46 Signaler un abus - Permalink

    Je suis d’accord sur cet aspect centralisation qui peut poser problème pour certains contenus qui peuvent être considérés comme dangereux ou subversif du jour au lendemain on en sait par quelle plainte.

    Il plus intéressant de ne s’en servir que comme relais. Autrement dit, tout ce que je publie sur Facebook et auquel j’apporte de l’importance devrait être hébergé chez moi sur mon blog, mon lifestream…

    En cela on peut rêver que le prochain réseau social soit le web lui même. Chaque internaute a son espace et les outils ne font que relier des contenus. Ma page de profil est mon blog, j’y pose mon statut et mes contenus. Les groupes sont des blogs, forums, wikis thématiques et des outils qu’on ne connait pas et l’ensemble communique par des API qui font que je suis capable sur une page de savoir ce que font mes amis, mes contacts.

    Mais pour l’instant on centralise…

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  • Guillaume le 29 avril 2010 - 18:22 Signaler un abus - Permalink

    J’ai eu exactement le même réflexe que toi et j’ai passé plusieurs heures à supprimer toutes mes données personnelles et près de 3 ans de messages sur FB. Je n’avais pas pensé à l’idée d’y laisser un message « permanent » à l’attention des mes amis, très bonne idée que je vais de ce pas te piquer ;-)

    Je pense que Facebook a bel et bien franchi le rubicon et que sa masse d’utilisateurs ne s’en rendra compte que bien trop tard, en tous les cas pas aujourd’hui.

    Le « tout est public » très à la mode en ce moment ne tiendra pas bien longtemps, Internet peut aussi être synonyme de vie privée si les grands services du Web veulent bien nous en donner les moyens.

    Dommage de ne pas avoir proposé d’autres sources de financement que l’exploitation implicite et pratiquement sans recours de nos données personnelles (l’opt-out se fait service par service !!!).

    OWNI: C’est bien pour ça que l’on va développer une app permettant de supprimer rapidement ce qu’on veut sur Facebook, MySpace & co! Lire ici: http://owni.fr/2010/04/29/redonner-le-controle-aux-utilisateurs/

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  • Mister Me le 29 avril 2010 - 20:47 Signaler un abus - Permalink

    Mais dis donc, monsieur crache dans la soupe ! En publiant sur Owni t’espère bien quelques lecteurs non ? Et d’où viennent-ils à ton avis ? De Facebook ! Alors juste pour le comique de situation, jem’en vais de ce pas publier la chose sur Facebook, na !

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  • Dugomo le 29 avril 2010 - 22:48 Signaler un abus - Permalink

    Ça y est, j’ai tout supprimé de mon compte Facebook, et j’ai même changé de nom.

    J’envisage de monter un groupe Facebook “Pour détruire Facebook”….

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  • Julie le 29 avril 2010 - 23:22 Signaler un abus - Permalink

    Enfin quelqu’un qui ouvre les yeux ! Bien résumé.

    Ça fait plus d’un an que je ne suis plus sur Facebook.

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  • greg le 29 avril 2010 - 23:52 Signaler un abus - Permalink

    Au détail près que ça ne sert à rien d’effacer ce que vous avez déjà publié. Cela ne fait que l’effacer de votre “mur” mais nullement des BDD Facebook, ni d’un certains nombres de copies (autres murs dans certains cas, mails, etc).
    Quand à Twitter ou Buzz, c’est choisir la peste après le choléra…

    OWNI: Effectivement, Facebook renonce à ses droits sur les contenus que vous publiez chez lui lorsque tous vos amis ont supprimé le contenu partagé.

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  • leblase le 30 avril 2010 - 11:40 Signaler un abus - Permalink

    Excellent article.
    Malheureusement la logique des réseaux sociaux plus ou moins propriétaires-quels qu’ils soient- me semblait claire dès le début.
    il y a peu de chances que vos millions d’amis effacent vos photos, vos coordonnées, votre identité mais votre démonstration, si bien écrite, devrait être divulguée au maximum, tant elle est bien argumentée.

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  • hsz le 30 avril 2010 - 12:23 Signaler un abus - Permalink

    Excellent article, il y en a de plus en plus contre facebook en ce moment et j’ai l’impression que c’est ce qu’il faut !

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  • Tonio le 30 avril 2010 - 23:47 Signaler un abus - Permalink

    Jabber n’aura bientôt plus grand chose de libre…
    Il a été racheté en 2008 par Cisco qui dans le genre “je vois passer tout le trafic Internet mondial” se pose là !

    Article très intéressant. OpenID sera-t-il une alternative pour la gestion de l’identité ?

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  • Hugo le 1 mai 2010 - 11:04 Signaler un abus - Permalink

    @Tonio: non, non, non. Jabber utilise le protocole XMPP qui est un standard ouvert et il existe de nombreux logiciels libres pour avoir un serveur Jabber.

    Donc personne ne peut racheter “jabber” car tout le monde peut avoir “jabber”. Tu parles certainement du rachat par Cisco d’une compagnie qui fait des services Jabber. Ce n’est un problème que pour ceux qui ont souscrit à ce service.

    Jabber fonctionne comme le mail, mais pour la messagerie instantanée.

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  • Faivre le 4 mai 2010 - 15:39 Signaler un abus - Permalink

    Comme il est drôle de voir que l’on peut déclarer son amour pour cet article via facebook alors que le propos de l’article est l’abandon de ce réseau social. Comme je ne suis pas calé en informatique il va falloir m’expliquer ce que ça fait là, l’auteur de l’article ne pouvait il pas ne pas mettre de lien facebook?
    En ce qui concerne le problème de la censure liée à la centralisation je ne partage pas totalement ton avis. D’une part si il existe bel et bien des exemples de censure de la part de facebook ce site est également très permissif voir trop ( s’en référer à tous les groupes racistes, xénophobes, nazis etc etc qui existe…)
    Donc centralisation n’est pas forcément synonyme de censure…
    La centralisation n’est pas un mal en soi car elle permet à n’importe quel individu d’accéder à un très large contenu sans avoir à passer des heures à chercher un par un les éléments du contenu recherché.
    Le problème n’est donc pas celui de facebook mais d’internet en général du contrôle exercé par les sociétés privées, du non contrôle de l’Etat comme autorité régulatrice, de la liberté d’expression et de ses limites.
    Quand au fait que l’on veuille abolir la frontière entre vie privée et vie publique d’une part cela n’est pas nouveau puisque cela est tout simplement lié à la société médiatique, à la société de l’information qui n’est pas apparue avec facebook. Même notre cher Jean jacques Rousseau souhaitait abolir cette frontière.
    Enfin si facebook y participe avec zèle il appartient aussi aux gens de se responsabiliser; il faut qu’il comprenne que publier quelque chose sur facebook c’est souvent comme diffuser un tract dans la rue, qui plus est il ne sont pas obligés de tout poster sur leur wall et peuvent utiliser le bon vieux mail ( même facebook le propose).
    Enfin bon tout ça pour dire que je suis en partie d’accord avec l’auteur de l’article mais que tout de même cette attaque est un peu caricaturale

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  • Jimjom le 4 mai 2010 - 18:10 Signaler un abus - Permalink

    @ faivre

    En quoi cette attaque de Facebook est-elle caricaturale ?

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  • Faivre le 4 mai 2010 - 19:55 Signaler un abus - Permalink

    Parce qu’elle fait se contente de reproduire ce qui est dit tous les jours sur facebook sans interroger réellement le problème d’internet, de la publication de données personnelles sur internet ( blog, commentaires d’articles etc etc ).
    Volontairement elle grossit certains traits de facebook
    voir ma critique de la censure
    voir ma critique du rôle joué par le fondateur de facebook sans prise en compte de la responsabilité de chacun.
    J’ajouterais que la critique de l’auteur de l’article est caricaturale en ce sens qu’elle fait partie de ce flot de critiques qui a pu apparaître lorsque facebook à officialisé sa nouvelle posture. Mais soyons honnêtes facebook a tout simplement officialisé ce qu’il faisait secrètement depuis longtemps…
    Mais l’on peut très bien ne pas être d’accord avec cette expression auquel cas je la retire mais garde tout ce que j’ai pu dire.

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  • Faivre le 4 mai 2010 - 20:02 Signaler un abus - Permalink

    Mais j’avoue qu’à la lecture de l’article “La fin de la vie privée sur facebook” du même auteur je retire l’adjectif caricatural de mon propos.

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  • leblase le 4 mai 2010 - 20:08 Signaler un abus - Permalink

    @Faivre
    …”il faut qu’il comprenne que publier quelque chose sur facebook c’est souvent comme diffuser un tract dans la rue”..
    Sauf qu’un tract dans la rue, c’est à peu près totalement anonyme et éphémère- à condition bien sûr que le distributeur de tracts ne fasse pas l’objet d’une descente de la police politique locale.
    Si l’on garde la métaphore du tract, alors sur Facebook, -et il me semble que c’est un des arguments principaux de l’article- le simple fait d’avoir dit à un moment et sur n’importe quel lieu de la planète, qu’on aimait ou pas ce tract, était porté à la connaissance de qui le veut, à perpétuité.
    Pour autant, bien sûr, que l’internet ait quelque chose à voir avec la perpétuité.

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  • Faivre le 4 mai 2010 - 22:36 Signaler un abus - Permalink

    la plupart du temps les noms et prénoms des personnes, ou nom du syndicat, de l’entreprise etc apparaissent sur un tract. Si l’on envisage le tract anonyme je serais tenté de répondre que (même si cela n’est pas conforme à la charte d’utilisation de facebook) l’on peut très bien s’inscrire sur la base de données ne recoupant en rien notre identité réelle. Quand aux problèmes de la conservation je peux également garder un tract de manière perpétuelle.Enfin à partir du moment où la chose est publique, tract ou commentaire posté sur facebook, tout le monde, à tout moment, peut se l’approprier également
    J’utilisais simplement cette métaphore pour signifier que dans l’esprit des gens il y à une grande différence entre dire ou distribuer quelque chose dans la rue et faire la même chose sur internet or il n’y en à aucune si ce n’est celles liées aux nouvelles technologies mais ceci n’est pas lié à facebook.

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  • Hugo le 4 mai 2010 - 22:47 Signaler un abus - Permalink

    @Faivre

    Tu manques totalement deux choses :
    - l’informatique copie tes données et laisse des traces (les logs) et forme des bases de données gigantesques qui sont bien plus d’informations sur une personne
    - facebook -pas juste les”nouvelles technologies”- fait tout ça de manière totalement centrale et le contrôle est totalement aux mains de facebook.

    Maintenant, la nouveauté avec les fonctionnalités de OpenGraph c’est que ce contrôle et cette collecte d’information se fait même en dehors de facebook et avec des possibilités de contrôles encore amoindri pour l’utilisateur.

    Je t’invite à lire le prochain billet que j’écrirai sur le sujet (sauf que là je manque cruellement de temps pour l’écrire).

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  • Didier Durand le 6 mai 2010 - 20:21 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,

    Je viens de faire une démo très concrète que chacun peut reproduire avec son propre browser des énormes questions de sphère privée posées par le bouton Like

    Voir http://media-tech.blogspot.com/2010/05/bouton-like-jaime-et-plugins-sociaux.html

    cordialement
    didier

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  • Didier Durand le 6 mai 2010 - 20:22 Signaler un abus - Permalink

    PS: les contraintes pour les éditeurs qui acceptent ce deal deséquilibré sont fortes.
    Voir http://media-tech.blogspot.com/2010/05/boutons-jaime-et-plugins-sociaux-le.html
    cordialement
    didier

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  • G le 7 mai 2010 - 10:40 Signaler un abus - Permalink
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  • C’est marrant, tu laisses le quand meme le plugin facebook sur ton site.

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  • Loic le 7 mai 2010 - 15:35 Signaler un abus - Permalink

    Franchement déjà une personne qui possède un twitter public ça a bon dos la vie privée je trouve.

    Après de toute manière pas besoin d’être d’être hors de France pour voir les manques d’atteinte à la vie privé, tu peux déjà enlever la batterie de ton téléphone portable tu es tracé …

    Tu peux également jeter ta carte bancaire.

    Je ne veux pas me placer en défenseur de Facebook je m’en fou mais en gros tu nous as résumé dans un article le but d’un site de réseau social. Perso je l’utilise pour partager des photos avec mes proches je n’installe aucune application et j’évite de cliquer sur les liens, de raconter ma vie sauf quand ça a un but collectif, une promotion ou de la pub.

    Je pense qu’il faut considérer plutôt l’utilisation de Facebook avec intelligence, bloquer ce qui doit l’être, bien choisir sa liste d’amis et ne pas avoir 150000 d’amis avec qui bien sur on ne communiquera pas.

    Tu dénonces avec raison un phénomène de société, malheureusement Google, Microsoft et tous les logiciels que tu utilises font la même chose, depuis 20 ans les bases de données clients se négocient entre les boites de pub.

    La solution une cabane sur ile déserte ou accepter la vie qui va avec la technologie.

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  • Lanza le 7 mai 2010 - 18:12 Signaler un abus - Permalink

    Ben voilà, le web social décentralisé est en marche.
    J’ai pu qu’à attendre.

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  • Sanji le 8 mai 2010 - 17:40 Signaler un abus - Permalink

    Je n’ai jamais apprécié FB, et petit à petit j’ai freiné mon usage, retiré des données, etc.
    J’en arrive aujourd’hui aux mêmes conclusions que toi. J’ai résumé ça dans un billet http://sanji.seyres.net/to-be-or-not-to-be-on-facebook
    En résumé je garde quand même un compte pour garder mon nom, et pour pouvoir en parler à mes enfants, être plus un guide qu’un critique trop négatif.

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  • MrBlue le 8 mai 2010 - 22:35 Signaler un abus - Permalink

    Je n’ai jamais ouvert de compte Fesse Bouc et je suis bien heureux sans…

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  • Francois le 11 mai 2010 - 20:31 Signaler un abus - Permalink

    On peut utiliser le propulseur facebook sous l’article pour le partager ? -_-

    Plus sérieusement, on en revient toujours à la même chose. Partageons juste ce que l’on accepte de partager. Le problème n’est pas ce que fait facebook de nos infos mais pourquoi les avoir publié ?
    Ne jamais diffuser ce que l’on ne souhaite pas voir circuler.
    L’utilisateur est comme très souvent la source du problème.
    (exception faite des photos ajoutées par les “amis”)

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  • supprimer son compte facebook le 22 mai 2010 - 12:44 Signaler un abus - Permalink

    Première chose me semble t-il : apprendre à supprimer un compte facebook. Car si la chose est possible, elle est aussi difficile. Voici donc un la manière de procéder. N’hésitez pas à passer ce lien à tous ceux qui le souhaitent.

    https://ssl.facebook.com/help/contact.php?show_form=delete_account

    Après vous être connecté, effacés toutes vos données, vos amis et utilisez ce lien. Il faut attendre 14 jours pour la suppression effective. Ne vous reconnectez jamais car le compte sera réactivé par défaut.

    Comment ne pas être tracé par facebook sur toute la toile.

    Dès que vous surfez sur un site qui intègre un embed du type “j’aime” de facebook, votre navigation est suivie par la tentacule.

    Pour éviter cela, utilisez firefox et un addon appelé addblockplus

    entrez cette ligne de code dans les filtres du plug :

    ||facebook.com/*$third-party

    Et fini le traçage. Par défaut, toute requête venant de FB sera rejetée.

    Pour google analitycs voici le script :

    ||google-analytics.com/ga.js$third-party

    Je revis depuis que j’ai découvert cette solution et pratiquement plus de spams et pourriels.

    Tcho

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  • kako le 27 octobre 2010 - 11:24 Signaler un abus - Permalink

    Hello

    Bon article. Mais il serait aussi efficace d’ouvrir des milliers de compte et d’y diffuser de fausses infos, contacts, créer des comptes avec des adresses mails jetables, liens brisés, casser toutes les chaînes. Noyer le monstre, le gaver…
    Il existe des reflexes pour ne jamais être tracé par les golgoths.

    1-utiliser firefox et et ses addons
    a-Adblock plus. Pour ne jamais être tracé par facebook entrer ces filtres :

    ||facebook.com/*$third-party
    ||fbcdn.net/*$domain=~facebook.com

    b-google

    Entrez ce filtre :

    ||google-analytics.com/ga.js$third-party

    Better privacy : addon de navigation anticookies, anti lso (cookies flash). Très efficace.

    Facebook recueillent vos données dès que vous naviguez sur un site proposant des applis facebook du type”j’aime” et autres pour des motifs commerciaux mais cette manne a en effet un impact social, sachant l’orientation politique des gros actionnaires.
    C’est donc aux utilisateurs du web d’utiliser des services efficaces pour contrecarrer ces atteintes au droit privé.
    Inventons d’autres systèmes non centralisés et ils l’auront bientôt dans l’os.

    Tcho

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  • zivax le 27 octobre 2010 - 11:39 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour

    Personnellement, j’ai supprimé mes comptes facebook et myspace.

    J’utilise les solutions proposés par Kako et un navigateur incroyablement efficace, qui génère un proxy imparable, facile à configurer et aucun de ce ces pieuvres ne recueille mes infos.
    Il s’apelle “ixquick”. Il génère des urls cryptées type ssl.
    Créez aussi une url pour votre page d’accueil dans vos paramètres personnels, entrez la comme url de page d’accueil de votre navigateur et le tour est joué.
    Tapez “Ixquick” dans google et votre navigation sera alors complètement anonyme.
    Vous pouvez aussi l’ajouter comme moteur de recherche (addon firefox).
    Il possède également un moteur de recherche avancé.
    Depuis cette découverte, je n’ai plus aucun mail pourri, spams, pishing, virus. Ouf!
    Seul bémol : la navigation est un peu plus lente mais avec les nouveaux débits ça reste très correcte.

    A vous de continuer

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  • web-creativite le 17 mai 2011 - 16:23 Signaler un abus - Permalink

    Il est vrai que des fois il vaut mieux ne pas continuer facebook quand on le maitrise pas complétement.

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  • Antoine le 19 juillet 2012 - 11:18 Signaler un abus - Permalink

    Avec 2 ans de retard. J’ajouterai en plus de cette réflexion que depuis que facebook, c’est presque comme si je me sentais débarrassé de passer des coup de téléphone pour prendre des nouvelles voire même d’aller voir les gens…

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  • michel asselin le 26 septembre 2012 - 4:08 Signaler un abus - Permalink

    je partage plus sur facebook je vait sur internet plus interessent pour moi

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