Les geeks sont-ils anti “intellectuels”?

Le 25 juin 2011

Tom Roud revient sur un récent billet de Larry Sanger, un des fondateurs de Wikipedia, qui explique que les geeks sont de plus en plus contre la connaissance académique.

livre en feu

C’est la question posée par Larry Sanger [en] (via Pablo).

Le constat de Sanger est le suivant :

  • La planète geek/Internet promeut l’intelligence collective, plus ou moins implicitement au détriment de l’expertise. Sanger cite notamment l’exemple de Wikipedia qui prévoyait à son origine un processus de revue par les experts, qui a vite disparu [en, pdf] sous l’impulsion notamment de Jimmy Wales.
  • On est passé insidieusement d’une critique du livre comme “contenant” peu moderne (i.e. en papier, etc.) à une critique du livre comme contenu. Sanger cite notamment des commentaires de geeks affirmant que personne ne lit plus les classiques comme Guerre et Paix [en], considérés comme trop longs et pas intéressants (bref pas assez “modernes”). En parallèle émerge l’idée qu’Internet modifie nos capacités cognitives (tendances à zapper d’un contenu à l’autre sans se focaliser – Is Google making us stupid ? [en]). Le point central derrière cette idée étant que, désormais, toute connaissance est relativement accessible sur le web et donc qu’il est inutile de s’encombrer le cerveau avec des connaissances “inutiles” qui prennent un temps infini à consolider.
  • Autre point moins entendu peut-être : l’idée que les méthodes éducatives en général, et les études universitaires en particulier, sont dépassées et doivent être remplacées par des cours éveillant et cultivant la créativité. Un bon exemple est cette vidéo de Ken Robinson, spécialiste de l’éducation, que je découvre (et que Sanger critique, [en])

Aux États-Unis, cela se traduit aussi par des idées comme quoi l’éducation supérieure serait une “bulle” [en], au sens d’être un produit sur-valorisé par rapport à sa valeur réelle. Et certains geeks d’affirmer que les études sont, au fond, inutiles [en].

Sanger s’inquiète que cet état d’esprit gagne en importance et s’étende à toute la société, filant tout droit à l’idiocracy. Je pense qu’il est déjà trop tard pour s’inquiéter :

  • L’expertise de toute sorte n’a jamais été autant contestée. Et évidemment, Internet a accéléré cette tendance en rendant accessible les connaissances comme dit plus haut. Le problème est que, mal maîtrisées, ces connaissances soit amènent à des contre-sens scientifiques, soit mettent en avant des experts largement crackpotesques ayant une capacité de diffusion surmultipliée et qui gagnent du terrain (là où autrefois ils auraient végété dans leur coin). Qu’on songe par exemple aux “débats” sur le réchauffement climatique ou l’évolution.
  • Le modèle d’université comme dispensatrice de savoirs et compétences académiques garantissant un emploi est dépassé depuis belle lurette. Robinson dans la vidéo ci-dessus critique effectivement l’université du XIXème siècle, or l’université du XXIème siècle est tout autre : bien plus focalisée justement sur les débouchés de l’emploi, le génie, le développement de techniques directement utilisables par l’industrie. Le savoir en tant que tel est dévalorisé, il doit être rentable. Concrètement, en période de crise, cela se traduit par la fermeture pure et simple de département d’humanités [en].

Il y a des biais “geeks” évidents dans cette façon de penser. C’est vrai, on peut fonder sa start-up Internet et réussir sans études longues. C’est vrai, les “compétences” développées par ces geeks sont plutôt utiles à la société. Mais il n’est pas dit que toute cette philosophie geek soit applicable aux autres domaines du savoir. Qu’on songe par exemple à la “Do-It-Yourself Biology”, la biologie du garage, des biohackers : à mon sens, il est impossible de faire quelque chose de vraiment raisonnable, innovant et sécuritaire sans un minimum de savoir et de savoir-faire universitaire. Il n’y a pas non plus de “do-it-yourself physics” : même des expériences relativement simples à faire demandent, pour être pertinentes , une réflexion en amont, une “profondeur” de pensée et une connaissance de la physique certaine (songez aux gouttes qui rebondissent d’un billet précédent). Enfin, il y a clairement un problème matériel de coût : un étudiant peut s’acheter un ordinateur et directement apprendre à programmer, alors qu’il faut une petite fortune pour s’acheter les équipements de base dans n’importe quelle science expérimentale.

Au fond, je me demande si cette façon de penser ne marque pas surtout la prédominance de plus en plus importante du génie (au sens ingénierie) sur la science elle-même. La science se retrouve en fait victime d’un double complexe de Frankenstein : d’une part, la créature (la technique) est constamment assimilée au créateur (la science), tout comme on fait souvent la confusion entre le monstre et le nom “Frankenstein”. Le grand public confond ainsi allègrement science et technique, le terme même de “geek” recouvre ces deux réalités différentes de l’académique et du technophile. D’autre part, la technique comme fin en soi tend donc à se substituer à la science, comme la créature se retourne contre son créateur. Les geeks Internet sont à la pointe de ce mouvement en considérant en somme que toute connaissance est réductible à un problème technique, et c’est là l’origine profonde de cet anti-intellectualisme. Souvenons-nous également de cette révélatrice anecdote canadienne. Plus que l’idiocracy, c’est la technocratie qui triomphe.

Billet initialement publié sur Matières Vivantes

Image CC Flickr Paternité pcorreia

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  • PGP le 25 juin 2011 - 11:08 Signaler un abus - Permalink

    Je suis assez d’accord qu’un scientisme bête, revanchard, et assez méchant est présent. Mais je suis loin d’être sûr qu’il soit l’apanache des Geeks, ou même de notre époque. Là ou ça devient

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  • PGP le 25 juin 2011 - 11:27 Signaler un abus - Permalink

    … pardon ça a coupé.
    Là ou ça devient intéressant c’est quand ça se confond avec une réaction vive face aux experts. Si on entend par experts des scientifiques qui oublient la nécessité de douter le temps de faire la pub d’un produit ou pour venir appuyer une opinion politique voire même religieuse… je comprends que ça irrite. Mais cette irritation, je ne suis pas sûr que ça soit de l’anti-intellectualisme. Par contre dans un autre domaine je trouve plus inquiétant que tout les 6 mois des scientifiques publient qu’ils ont enfin prouvé la non-existence du libre-arbitre, c’est long à expliquer mais c’est la voie du déterminisme, le même qui voulait faire croire que l’on pouvait savoir avec la forme du crâne qui sera un criminel et aujourd’hui ça recommence…
    * PS: pardon pour la faute c’était apanage et non apanache et pardon pour celles que je n’ai pas vues.

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  • Anon1424 le 25 juin 2011 - 11:32 Signaler un abus - Permalink

    Geek = Internet ?
    Ce site perd pas mal de crédibilité à mes yeux avec ce raccourci grotesque.

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  • Maresma le 25 juin 2011 - 12:14 Signaler un abus - Permalink

    C’est comme la politique l’année prochaine on sera dans l’impasse.
    L’education est déjà dans l’impasse.

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  • xau le 25 juin 2011 - 13:03 Signaler un abus - Permalink

    Ce n’est pas parce que des “geeks” disent que lire “Guerre et Paix” est ennuyeux que cela est révélateur de la pensée geek.
    D’ailleurs, on a pas attendu internet pour dénigrer la lecture. Je reste atterré des réflexions que j’entendais dans mon lycée comme quoi la lecture serait pour les têtes-d’ampoules.
    De plus, je pensais que la définition de geek était bien plus vaste que simplement le web, et recouvrant un ensemble de domaine dont justement la littérature.

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  • Krevet le 25 juin 2011 - 14:16 Signaler un abus - Permalink

    Mouais, d’un autre côté d’énormes pans de la “culture geek” se fondent sur une énorme érudition qui ne s’acquiert qu’en compulsant une phénoménale quantité de données.
    Je pense que la question est plus celle de l’évolution des sociétés comme celle dans laquelle on vit (un peu de mal à la définir précisément en deux mots) où pas mal d’entre nous se sont sentis arnaqués par le couplet du “faites des études, vous aurez un boulot” et sont revenus de la toute puissance intellectuelle de l’université. Du coup, on accepte plus connement ce que disent les experts puisqu’on peut aller vérifier leurs dires.
    Si vous rajoutez à ça un peu d’esprit troll, ça peut mettre mal à l’aise des gens pas habitués à être contestés par le premier venu.

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  • Geek v2 le 25 juin 2011 - 14:29 Signaler un abus - Permalink

    En tant que geek je lis beaucoup d’ânerie sur le net a propos des geeks. Cela me désole de voir a quel point le cliché est réducteur.

    D’abord les geeks ‘de l’internet’ ne sont absolument pas représentatif de la culture geek.

    Les geek sont loin d’être les pires lecteurs de notre société, si je dois bien admettre qu’il est peu probable qu’il est lu ‘guerre et paix’, ils auront néanmoins lu l’ensemble des ouvrages de Asimov, Herbert, et autres livres de science-fiction et fantaisie. La culture c’est juste déplacé d’un style a un autre (je ne ferai pas de jugement de valeur afin de comparer la SF et le classique).

    De plus si par geek vous entendez ‘les personnes qui programment’ vous avez tord de pensez qu’il dénigre la science au profit de la technique. La plupart des cours des cours des écoles supérieurs n’abordent que des domaines de l’abstrait: mathématiques avancées, sciences cognitives, et autres domaine de la science qui n’ont pas d’application direct dans le monde.

    Il serai dommage de continuer de véhiculer l’image que les geeks sont la partie visible de la culture geek, c’est a dire les créateurs de site web, et de dire que le geek est inculte alors qu’il possède sans aucun doute plus de culture que la majorité de la population.

    (Je ne dis pas non plus que les geek sont tous parfait, je viens d’en croiser un qui pensait que le soleil tournait autour de la terre …)

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  • Roud le 25 juin 2011 - 14:31 Signaler un abus - Permalink

    @ Krevet :

    Mouais, d’un autre côté d’énormes pans de la “culture geek” se fondent sur une énorme érudition qui ne s’acquiert qu’en compulsant une phénoménale quantité de données.

    Justement, c’est exactement ça le problème, le biais geek : croire que l’érudition c’est de la compilation de données !
    Un exemple parmi d’autres : vous ne serez jamais physicien simplement en lisant des bouquins de physique. Il faut pratiquer, et il faut des guides dans cette pratique, des profs, quoi.
    Sur “l’arnaque” universitaire, il faut arrêter : tous les chiffres partout montrent que faire des études augmente considérablement la proba d’avoir un boulot. Seulement, c’est vrai aujourd’hui il y a plus de chômage, mais ce n’est pas le fait de l’université, c’est plus un problème de société (tournez-vous vers vos parents et grand-parents …).

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  • Julien le 25 juin 2011 - 15:04 Signaler un abus - Permalink

    Trés intéressant cet article et la vidéo m’a surpris car elle reflète pas mal de choses auxquelles j’adhère !

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  • Greg le 25 juin 2011 - 19:55 Signaler un abus - Permalink

    Je ne crois pas que l’expertise soit quelque chose de contesté.
    Vous travaillez avec d’autres sur un projet, vous avez un probleme à resoudre : vous rechercher un expert.

    Ce qui est constesté ce sont les institutions, les “autorités”, qui etaient garantes de l’expertise (l’université, l’académie francaise, etc.)

    Or il est des domaines d’expertise ou finalement la technologie, internet, a rendu visible, a connecté, a rendu plus efficaces, des experts qui ne faisaient pas partie de ces autorités. Bousculant la légitimité de l’autorité.

    Et puis il y a d’autre domaines, qui exigent des moyens, des organisation, qui font encore pour l’instant, que ces lieux d’autorité sont encore légitimes (c’est encore un peu dur de faire de la physique nucléaire dans son garage).

    Le danger de l’amalgame est de croire que si tout le monde est expert, alors automatiquement le membre de l’autorité ne l’est plus. Ça c’est idiot.

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  • an391 le 25 juin 2011 - 20:31 Signaler un abus - Permalink

    La meilleure description du geek est la “veulerie assumée”, voir même revendiquée.
    (note: je n’ai lu que le titre)
    Mais quelqu’un avait vu cela arriver, Mallarmé, par exemple dans le texte ci dessous (pas celui que j’aime le plus de sa part) :
    http://iiscn.wordpress.com/2011/05/15/mallarme-sur-le-beau-et-lutile/

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  • Eric K. le 26 juin 2011 - 10:13 Signaler un abus - Permalink

    Il n’y a jamais eu d’expert, juste des personnes qui se donnaient un titre et plus de pouvoir et de compétence : mais c’est du vent

    comme l’économiste qui décide de tuer des millions de personnes, et s’en lave tres bien les mains

    Il n’y a pas d’expertise intellectuelle, la perfection n’est pas pour l’homme, il n’y a que des avis imparfaits

    Et a wikipedia désormais il y a des connards de bureaucrates, wikipedia est devenu une bureaucratie de la bienséance : fait par des types qui ont meme pas bac+2 et qui savent tout mieux que les autres : dites donc, vous voyez dès que ‘lon un titre et du pouvoir aux hommes, ils sont vaniteux, et n’arrivent plus à écouter : s’ouvrir :

    C’était cela wikipedia au départ : l’ouverture : ” ajoute ce que tu veux ”

    http://blog.p2pfoundation.net/whats-the-nature-of-the-wikipedia-bureaucracy/2011/05/11

    A moins d’accepter l’infinie de tout, des possibilité, de la diversité des être

    L’intellectuel est si souvent un imbécile que nous devons le tenir pour tel

    Montrez moi avec tous ces surdiplomés en blabla intellectuel et politique etc , ces vaniteux : pourquoi il y a encore des problèmes sur terre ?

    ALORS ?

    Et trouvez moi une personne qui travaille

    Et expliquez moi : pourquoi un zombie qui appuis sur un bouton du grand système société est “le roi de la jungle de darwin” : pauvre petit zombie, il va se retrouver à la meme hauteur que les autres, sa supériorité comme sa méchanceté c’est du vent

    https://singularite.wordpress.com/

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  • Eric K. le 26 juin 2011 - 10:18 Signaler un abus - Permalink

    Le sophisme, la dialectique, la langue de bois, la branlette intellectuelle et philosophique, et spirituelle

    n’a jamais réglé les problèmes du monde

    et c’est du vent, du vide

    https://singularite.wordpress.com/2011/06/02/cyril-loriot-la-revolution-par-le-vide-et-linutile/

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  • David20cent le 26 juin 2011 - 10:48 Signaler un abus - Permalink

    C’est marrant comme c’est vite encaissé qu’à la base il y a un peuple d’esclaves.C’est sans doute la donnée qui peut faire capoter la blague… :)

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  • Zergy le 26 juin 2011 - 12:04 Signaler un abus - Permalink

    Cette opposition entre intelligence académique et intelligence collective me fait penser à un passage du livre “Le Divin Marché” de Dany-Robert Dufour.

    Cependant, il faudrait mieux voir quelle méthode est la plus adapté, je ne pense pas que l’une ou l’autre soit la réponse universelle, les deux peuvent sans doute se mêler.

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  • J.Revers le 26 juin 2011 - 15:21 Signaler un abus - Permalink

    Billet très intéressant, merci pour le partage.
    Ca fait longtemps que pense de cette manière.

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  • kurozato le 27 juin 2011 - 4:19 Signaler un abus - Permalink

    Quelle accumulation de glissements semantiques (geek = internet), generalisations (on passe de “des geeks” ou des “commentaires de geeks” a tous les geeks avec aisance), et autres a peu pres.

    Comme presqu’a chaque fois que l’on parle d’education et de pratiques culturelles, on semble faire ici reference (en creux) a une epoque ou le grand nombre poursuivait l’erudition et lisait les longs classiques. Cette epoque n’a jamais existe et je ne m’etonne pas que lorsqu’une plus grosse proportion d’une generation atteint un niveau d’etude universitaire (ou equivalent), elle ne se jette pas sur les classiques d’une culture respectable mais bourgeoise et donc pas forcement de leur univers (et largement etrangere aux cultures televisuelles, BD, etc).

    En quoi, l’Internet detruit-il l’expertise? Il erode peut-etre l’expertise solitaire mais l’expertise tout court …

    “Le développement de techniques directement utilisables par l’industrie” n’a pas ete l’oeuvre des geeks mais de la pression ideologique des entreprises qui desire externaliser au maximum ses couts de formation (et ses “valeurs”). Dire que “la technocratie triomphe”, c’est un peu de la foutaise. La technique faconne notre societe depuis belle lurette mais de la a dire ca.

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  • laurence le 27 juin 2011 - 15:03 Signaler un abus - Permalink

    Juste attention : un intellectuel peut avoir un parcours académique assez réduit voire inexistant. En tout cas, plutôt que par leur formation, c’est par leur oeuvre ou leur action personnelle que les plus grands intellectuels se distinguent et il n’est pas rare qu’elle se déploie à la marge ou à l’extérieur des cercles académiques. Les arts, le journalisme, le monde des affaires, de la politique et même les sciences et techniques comptent de grands intellectuels, de vrais penseurs, de vrais visionnaires dont la formation initiale n’est pas très brillante. Et pour les mieux intégrés au système académique, il très fréquent qu’ils aient à développer des stratégies de protection contre le milieu même qui les porte. Car l’académie est parfois très dure avec les novateurs.

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  • Ginko le 28 juin 2011 - 14:05 Signaler un abus - Permalink

    Si “geek” n’est rien de plus qu’un grand sac fourre-tout où mettre les gens quand ça nous arrange, c’est facile de rassembler un paquet des documents qui semble corroborer une thèse… quelle qu’elle soit.

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  • Manu le 16 juillet 2012 - 20:06 Signaler un abus - Permalink

    Je pense que l’auteur impose un (son) préjugé : les « geeks » seraient des simplets juste bon à cliquer. Mon expérience personnelle me dévoile plutôt des personnes cultivées, et pas seulement de culture informatique. Ce qui dérange le fondateur de Citizendium à mon avis, c’est plutôt la défiance des geeks envers l’expertise : ça vient effectivement du monde du développement. N’est reconnu que celui qui est capable de faire. Les médias traditionnels sont les tribunes de soi-disant experts (économiques par exemple) qui nous resservent régulièrement des mêmes poncifs.

    Il est donc de bon aloi qu’en retour, l’académisme soit un peu chahuté. L’exemple d’ailleurs du réchauffement climatique est justement marquant : lentement mais sûrement, un nombre grandissant de scientifiques commence à s’interroger sur conclusion du GIEC, et surtout sur ses capacités prédictives

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  • Artronique le 20 mars 2014 - 0:02 Signaler un abus - Permalink

    Voilà une vidéo qui m’a juste fait pleurer, de joie et d’espoir! Car hyperactivité viens avec hypersensibilité.

    Penser se diriger vers idiocratie en suivant cette mouvance est complètement absurde et idiote, pourquoi?
    Tout d’abord quand on a passé 4ans (ou plus) a se faire chier sur les bancs d’écoles et passer des examens. Il deviens impossible pour notre cerveau d’accepter que quiconque puis avoir les même connaissance, sans avoir passé par un système équivalent.
    Ce qui jette à la poubelle l’autodidaxie, la curiosité et le QI, QE, QM de ceux qui n’on pas fait le même parcours.

    Ensuite parce qu’aujourd’hui la réponse universitaire aux problèmes de travail est d’offrir une plus grande spécialisation, ou un cloisonnement encore plus grand (comme des oeillères de chevaux).

    Maintenant l’histoire du garage et des “biomachin-truc” n’a jamais été aussi fausse!
    Le garage est remplacé par le Fab-Lab et l’outillage spécialisé et l’innovation ouverte à remplacé le travail cloisonné d’un bureau d’étude dont la majorité ont les même connaissance, par le collaboratif de personnes venant d’horizon différent, et ayant des capacités variée… (
    Rappelons qu’aujourd’hui, il y a plus d’innovation par semaine dans les fab lab que dans toutes les industries mondiale utilisant les systèmes conventionnels du brevet.

    Pour le sécuritaire… c’est un mot qui n’a aucun sens, car c’est une maladie occidentale! Les personnes fond des sports extrêmes pour échapper l’ultra-sécurisation de leurs monde et le manque de risque. Sans parler que la sécurisation est devenu dans biens des cas la déresponsabilisation (ou infantilisation) de l’individu, par peur, non pas du risque réel mais de la peur, de poursuite judiciaires.
    Si le vrais sécuritaire existait, on devrais supprimer la voiture à essence parce qu’elle n’offre aucune garantie de vie pour les génération futur sur la planète a cause de sa pollution (c’est absurde mais c’est pour apporter une vision)

    Je fait partie des ces personnes qui sont inadaptée au système scolaire mais au QI très élevé et soufrant d’un cruel manque de concentration, comme beaucoup de personne qualifié d’ADHD en fait. Les différent psychiatre et psychologue que j’ai vu dans m’a vie m’ont mis dans la catégorie des Génies… ??? Ce que évidement je ne ressent pas, car je me sens vraiment stupide pour pleins de chose utiles de la vie quotidienne qui demande une structure mentales, ce qui dans un chaos cérébral n’a que très peux de place, à l’exemple de mon orthographe que j’ai cherché (et je cherche encore) tout au long de ma vie à améliorer.
    Et alors parce que je suis mauvais en orthographe (et grammaire) suis-je obligé d’utiliser un vocabulaire pauvre? Non.

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