Le palmarès des villes sous surveillance

Le 15 décembre 2011

La vidéosurveillance serait un outil apolitique. Notre enquête sur les 60 plus grandes villes de France montre, au contraire, que les caméras sont surtout imposées par l'UMP. C'est l'un des enseignements de notre palmarès 2011 de la vidéosurveillance en France.

OWNI a étudié les systèmes de vidéosurveillance mis en place dans soixante municipalités françaises. Cette enquête a consisté à répertorier le nombre de caméras et leur densité au regard de la population, lorsque ces systèmes étaient ouvertement déployés et administrés par la municipalité (et non par des gérants de parkings privés par exemple) aux fins de surveiller la population (et non pas le trafic automobile). Notre classement des villes les plus vidéosurveillées s’établit ainsi :

1- Nice
2- Avignon
3- Orléans et Strasbourg
4- Asnières-sur-Seine

(voir plus bas le palmarès complet et la cartographie de la vidéosurveillance en France)

Les chiffres que nous avons recueillis dégagent par ailleurs de fortes tendances politiques. Sur les soixante plus grosses villes de France, presque un tiers, dix-sept exactement, n’ont pas recours à la vidéosurveillance, et ce sont toutes des villes de gauche.

Vidéo maniaque

Le clivage politique droite gauche se révèle très opératoire pour déterminer l’existence de dispositifs de vidéosurveillance dans les municipalités. En moyenne nationale, dans les villes gérées par l’UMP, on compte une caméra pour 1831 habitants, contre une caméra pour 4732 habitants dans les villes socialistes. Si l’on compare les moyennes droite gauche tous partis confondus, l’écart est encore plus marqué : 1858 contre 4961.

Il y a par exemple le cas de Lille : la maire Martine Aubry a préfacé l’ouvrage Sécurité, le fiasco de Sarkozy, les propositions du PS, qui passe à la trappe la vidéosurveillance parmi les mesures que les PS mettra en œuvre en cas de retour au pouvoir.

Toutefois, en terme de densité de caméras, il n’est pas rare d’avoir des villes socialistes davantage équipées que des villes de droite : Lyon a une caméra pour 1 996 habitants contre une caméra pour 4 212 à Bordeaux. Il faut dire qu’Alain Juppé n’est pas « vidéo-maniaque », pour reprendre les termes de Jean-Louis David, le maire adjoint chargé de la politique de proximité. Inversement, Gérard Collomb, maire PS depuis 2001 voulait faire de Lyon :

un laboratoire d’une politique alliant répression et prévention, lutte contre la délinquance, aide aux victimes et soutien des policiers.

Expérimentation qu’il poursuit puisque la ville teste la “vidéosurveillance intelligence” (sic). On mettra de côté Marseille. Actuellement “parent pauvre” de l’UMP avec 23 caméras, elle doit déployer 1 000 caméras d’ici 2013. Un bond spectaculaire qui la rapproche du champion, Nice, une caméra pour 553 habitants. Avec un total de 624 caméras, elle dispose aussi du réseau le plus important de France. Sur les dix villes les plus équipées, huit sont de droite, trois sont socialistes (Asnières-sur-Seine, Colombes et Strasbourg)1. Tandis que Paris n’a que 293 caméras.

De même, si des villes communistes se sont équipées, comme Echirolles, aucune de celles qui figuraient dans notre échantillon n’en possède : Saint-Denis, Saint-Paul (La Réunion), Nanterre et Vitry-sur-Seine. Il n’est pas question non plus de projet. Idem pour la seule municipalité verte de la liste, Montreuil, de façon logique. Contrairement aux socialistes et aux communistes, la question semble en effet faire consensus à Europe écologie les Verts (EELV).

nombre d'habitants par caméras dans les 60 plus grandes villes de France et leur étiquette politique.

Méthodologie

Nous avons calculé pour chaque commune le ratio nombre d’habitants/nombre de caméras. Le chiffre de la population correspond aux données 2008 de l’Insee, les dernières en date. Toutes les données sont disponibles dans ce fichier. Chaque chiffre est sourcé : presse, souvent locale, service de presse, de voirie, police, etc.

Par caméra, nous entendons les équipements mis en place par la municipalité sur la voie publique à des fins de lutte contre la délinquance. En effet, l’objectif est de voir dans quelle mesure une ville va revendiquer l’outil dans ce but, car c’est la finalité première pour laquelle il est mis en avant par le gouvernement.

Il a été difficile de trancher dans certains cas. Ainsi nous avons considéré que Nantes n’a pas de caméras, car la municipalité affiche un discours hostile, même si les images des 200 cameras destinées à la régulation de trafic par les PC de Nantes Métropole et du réseau de transport en commun ont été transférées à la police depuis fin 2010 “pour une utilisation pouvant être utile en matière d’enquête judiciaire ou opérationnelle”. De même à La Rochelle, où des caméras vont être installées sur le vieux port, zone entre le domaine public et le domaine privé. De plus, le maître de port a piloté le projet et la mairie n’a pas participé financièrement. De même, nous n’avons pas pris en compte les caméras dans les lieux fermés comme les parkings souterrains. A contrario, Nice utilise maintenant ses caméras pour faire de la “vidéoverbalisation” (sic).

Autre point problématique sur le papier, l’attribution de la couleur politique. Deux cas de figures principaux se présentent  :

- une municipalité X installe des caméras. Des élections ont lieu, la municipalité X est reconduite. La couleur politique est donc X. Exemple : Toulouse (PS), Marseille (UMP).

- une municipalité X installe des caméras. Des élections ont lieu, le groupe Y l’emporte. Elle ne remet pas en cause l’utilisation des caméras. La couleur politique est donc Y. C’est par exemple le cas d’Asnières. Les caméras ont été mises en place par l’UMP Manuel Aeschlimann, qui a été remplacées par le PS Sébastien Pietrasanta, d’abord opposé au système et qui voulait les réduire. Finalement, il s’y est tellement mis que l’installation de nouvelles caméras fait la une du journal municipal.

Autre enseignement : une fois que les caméras sont là, elles ne sont pas désinstallées, ce qui a simplifié le travail. Au pire elles sont mal-aimées, comme à Caen ou Reims, où la tendance est pour l’heure à la stagnation. On pourrait même parler de désinstallation temporaire par manque de soin à Aulnay : sur 23 caméras, 17 ne sont pas en état de marche car le contrat de maintenance n’a pas été renouvelé par la nouvelle majorité socialiste, ce qui lui avait valu une polémique et une pétition en 2010. La désinstallation ne semble cependant pas à l’ordre du jour : “Doit-on les déplacer ? Doit-on en rajouter ? Sont-elles efficaces ?” s’interrogeait en octobre le magazine municipal.

À ce jour, aucune ville en France d’envergure n’a pris la décision de supprimer ses caméras. Pour l’heure, les initiatives sont rares, comme à Lallaing dans le Nord (6 500 habitants), où le maire PC a débranché les cinq caméras, une expérience “pas intéressante” :

On ne reconnaissait personne parce qu’elles avaient été installées en hauteur et puis de toute façon il ne se passe pas grand-chose autour de la mairie. En plus, ça prenait de la place dans mon bureau. On a poussé les jeunes à créer leur association. Ils font aujourd’hui du futsal et de la danse hip hop. Elle a permis de calmer les choses autour de la mairie.

Le récent rapport de la Cour des comptes, qui tacle très sévèrement la vidéosurveillance, incitera peut-être des villes à faire marche arrière.

MAJ le 18 décembre, suite au commentaire de Simon Recht, étudiant en journalisme à Grenoble qui enquête sur la vidéosurveillance à Grenoble : “Il y a bien 49 caméras, mais seulement 18 servent à lutter contre la délinquance, dans trois zones d’expérimentations, depuis 2010, et 5 autres à l’Hotel de Villes. Les autres sont utilisées pour surveiller le trafic routier.” Grenoble ne compte donc actuellement qu’une caméra pour 8245 habitants, ce qui la place en 37ème position, au fond du classement.

Dossier réalisé avec l’aide de Benoit Le Corre.

Crédit photo CC Flickr Paternité I See Modern Britain

Datavisualisation et image de une Marion Boucharlat

  1. deux villes sont à égalité sur la troisième marche []

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  • Armand le 15 décembre 2011 - 9:37 Signaler un abus - Permalink

    Je me demande s’il n’y a pas un biais dans l’étude, qui semble (si j’ai bien compris) ne considérer que le ratio des caméras par habitant. Ne faudrait-il pas considérer également la surface de la commune ? Marseille est une commune immense, bien plus grande que Paris… Du coup, les résultats ne seraient pas les mêmes.

    Autre biais possible : s’agit-il d’installations par des municipalités ou par des intercommunalités ? Dans le cas de Strasbourg, que je connais un peu, il me semble (au risque de me tromper, une fois encore) que le nombre de caméras est celui de la communauté urbaine et non pas de la ville de Strasbourg stricto sensu : évidemment, ce n’est pas exactement la même chose, ni en terme d’habitants, ni en terme de surface, ni en terme de couleur politique !

    Ces quelques remarques mises à part, bravo pour ce travail, passionnant et effrayant en même temps.

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    • Sabine Blanc le 15 décembre 2011 - 9:55 Signaler un abus - Permalink

      Bonjour,
      concernant Strasbourg, nous sommes bien allés chercher le chiffre des caméras sur la commune, et non celui de la CUS (qui tourne autour de 350).
      Sur le biais de la surface, effectivement, on aurait pu aussi modifier le classement en prenant en compte ce paramètre. Merci de la suggestion !

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  • amonhumbleavis le 15 décembre 2011 - 9:45 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,

    Pour Paris la décision d’équiper en caméra est-elle revenue à la mairie (gauche) ou à la préfecture de police (droite)?

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  • Valery le 15 décembre 2011 - 10:31 Signaler un abus - Permalink

    Rééééctification : http://www.leprogres.fr/loire/2011/12/11/avec-1-camera-pour-406-habitants-feurs-est-la-ville-la-plus-surveillee-de-france

    Il s’agit de Feurs, une petite ville (de droite) de 8000 habitants qui est la plus surveillée de France avec 1 caméra pour 406 habitants.
    Je n’en suis pas fière, mais ce serai tellement géniale qu’elle apparaisse dans votre Palmarès!

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    • Sabine Blanc le 15 décembre 2011 - 10:42 Signaler un abus - Permalink

      et non, il y a pire :) Baudinard-sur-Verdon (83), 12 caméras pour 155 habitants : ce record n’est pas près de tomber !
      Avec un accès à la base de données de toutes les villes sous-vidéosurveillance, j’aurais eu un classement plus fin, mais faute de cela, j’ai dû partir sur une base raisonnable, c’est déjà très long de récolter 60 misérables chiffres :(

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  • Stéphane Mourey le 15 décembre 2011 - 11:40 Signaler un abus - Permalink

    Il serait sans doute plus que pertinent de mettre en relation les nombres de caméras par ville avec les chiffres de la délinquance, histoire de montrer leur (absance d’)impact sur la sécurité.
    On pourra lire également le mauvais bilan des caméras à Londres, en avance sur le sujet : http://www.rue89.com/2008/05/30/grande-bretagne-cameras-partout-resultats-nulle-part

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  • jeannot le 15 décembre 2011 - 17:31 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,
    je n’ai pas pris le temps de lire l’article, ce qui est un tord.
    Je me suis arrêté à la carte, et je suis désolé, mais à Lille il y a des caméras à un certains nombres de grands carrefours de circulation automobile.
    Ces caméras ne sont pas sur des voies communales uniquement, mais sur des voies intercommunales ou de niveau supérieur (départementales…).
    Il est donc probable que ces systèmes de video-surveillance (de la circulation) soient posés par Lille-Métropole-Communauté-Urbaines à des fins à définir.
    Tout cela pour dire que le niveau communal, n’est pas le seul à regarder.
    Je vais lire l’article demain, c’est promis.
    Mais il y a peut être une lacune à combler.
    Cordialement,

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    • Admin le 15 décembre 2011 - 17:51 Signaler un abus - Permalink

      effectivement, la lecture de l’article vous aurait permis de connaître la méthodologie : nous n’avons pas pris en compte les caméras surveillant le trafic mais celles destinées à la lutte contre la délinquance.

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  • Jam le 15 décembre 2011 - 18:49 Signaler un abus - Permalink

    Il y a au moins 23 caméras dans la bonne ville d’Agen préfecture du lot et garonne (47)

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  • Matthieu le 15 décembre 2011 - 22:27 Signaler un abus - Permalink

    Comme STÉPHANE MOUREY, je pense que le plus important n’est pas de discuter du nombre de caméras, mais de le lier à celui de la délinquance. Vivant à Londres et ayant vécu à Pékin, des villes ultra surveillées, je me promène la nuit beaucoup plus sereinement que dans certaines villes de France. En contrôlant son usage, la vidéo surveillance est un outil dissuasif performant.

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    • aannaa le 21 juin 2012 - 20:42 Signaler un abus - Permalink

      bonjour,
      ce n’est pas parce qu’il y a plus de caméra qu’il y a moins d’actes délictueux, mais vous, quand vous vous promenez, vous avez moins peur, et peut-être que cela contribue au sentiment qu’il y a moins de délinquance… On peut vivre dans une ville dangereuse sans qu’il ne nous arrive rien, et vivre dans un bled tranquille et il nous arrive quelque chose. Mais le “sentiment de sécurité” ce n’est pas forcément la réalité. Par exemple, moi qui suis trouillarde, si j’en crois mes chocottes, je dis qu’il y a de l’insécurité dans mon quartier, mais il ne m’est absolument jamais rien arrivé, donc les faits démentent (pourrait-on dire) mon sentiment d’insécurité. Alors, qui croire, de moi ou moi ?

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  • Miguel le 16 décembre 2011 - 0:15 Signaler un abus - Permalink

    Ce que de jeunes rappeurs orléanais pensent des caméras… http://www.dailymotion.com/video/xjhik4_fred-dorlinz-martis-orlinzwood-feat-ruff-et-heady_music

    “C’est Endemol”

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  • Sofar le 16 décembre 2011 - 9:12 Signaler un abus - Permalink

    Et on pourrait même craindre bientôt une surveillance par drones : https://yannickrumpala.wordpress.com/2011/12/01/le-futur-est-vite-arrive-et-ses-machines-aussi/

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  • Juliana le 16 décembre 2011 - 9:35 Signaler un abus - Permalink

    pour continuer dans la catégorie “records par ville” : Bièvres ( à coté de Versailles ) 80 caméras pour 4600 habitants , cela fait environ une caméra pour 57 habitants… et en plus le RAID est basé sur cette ville ( unité d’intervention du ministère de l’intérieur ), ainsi qu’une compagnie de CRS… Bièvrois dormez tranquilles – mais c’est raté , dommage : le nombre de cambriolages explose et progresse !

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  • Nico le 16 décembre 2011 - 9:41 Signaler un abus - Permalink

    Concernant le cas Strasbourgeois je signale que le (CREP)collectif de réappropriation de l’espace Public fais un travail de fond pour répertorier toutes les caméras.

    Carte des caméras sur la CUS :
    http://crep.strasbourg.free.fr/IMG/pdf/carte-cameras-201005-A1.pdf

    Site du CREP :
    http://crep.strasbourg.free.fr/spip.php?article186

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  • RECHT Simon le 17 décembre 2011 - 12:34 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour, je réalise une enquête sur la vidéosurveillance à Grenoble pour le master journalisme de science po gre, et j’ai remarqué que les chiffres concernant grenoble sont faux. Il y a bien 49 caméras, mais seulement 18 servent à lutter contre la délinquance, dans trois zones d’expérimentations, depuis 2010, et 5 autres à l’Hotel de Villes. Les autres sont utilisées pour surveiller le trafic routier. (Votre source, l’article de 20 minutes est assez mauvais…!)
    Sinon le papier est très bien ! Reste que je ne sais pas si la comparaison caméras-nombre d’habitants pour chaque ville est la meilleure, par quartier cela aurait plus de pertinence. Mais vous avez déjà fait un tel boulot que bon..!

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    • polo le 5 mai 2013 - 17:35 Signaler un abus - Permalink

      Ce qui est important c’est le nombre de caméra installé, car avec qqes manips techniques ont peu acceder à toutes les caméras, donc en theorie il faudrait aussi ajouter les caméras de la TAG dans les chiffres (et non pas retrancher des caméras). Rien ne prouve que dans un avenir proche ces caméras traffics ne seront pas réaffecté, ou que ce n’est pas déjà la cas mais que le public n’est pas autorisé à le savoir.

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  • opl le 17 décembre 2011 - 15:41 Signaler un abus - Permalink

    Concernant Strasbourg (j’y habite) et suite à la réponse de Sabine Blanc à Armand, le nombre de 1039 caméras/habitant est en réalité beaucoup plus élevé, enfin très inégalement réparti, si l’on tient compte de la géographie de la commune : il y a l’hyper-centre piéton, le centre-ville ou l’Orangerie d’une part ; des quartiers périphériques comme la Robertsau, Neudorf, Koenigshoffen, la Montagne Verte, Hautepierre, Cronenbourg, le port du Rhin d’autre part.

    Je fais l’hypothèse que le centre-ville et le quartier européen (*) et peut-être les axes de circulation sont blindés de vidéosurveillance (en novlangue: vidéoprotection) mais qu’un quartier comme Koenigshoffen doit être relativement épargné …

    D’autres grandes villes françaises n’ont pas ces quartiers périphériques dans le ban de leur commune, ce sont des communes séparées.
    La ville de Schiltigheim (nord) est à égale distance du centre-ville que les quartiers de la Robertsau ou de Neudorf au sud et plus proche que le quartier d’Hautepierre et pourtant ils ne sont pas comptabilisés de la même manière.
    Ces quartiers font baisser la moyenne pourtant déjà très élevée.

    (*) Strasbourg est l’autre ville française à être une capitale :), celle où siège le Conseil de l’Europe, la Cour européenne des Droits de l’Homme, la DEQM et avec Bruxelles est le siège du Parlement Européen.

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    • Sabine Blanc le 17 décembre 2011 - 15:45 Signaler un abus - Permalink

      @ opl : J’aimerais bien faire des analyses plus fines, sur la typologie des quartiers par exemple, mais il est déjà extrêmement difficile de récolter 60 misérables chiffres. Promis, dès que l’on nous donnera accès aux données complètes, on s’y recolle. Opendata, qu’ils disaient :(

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  • Juliana le 17 décembre 2011 - 15:52 Signaler un abus - Permalink

    souvent les Maires qui mettent plein de caméras , ils mettent aussi plein de bac à fleurs ; quel rapport ? réfléchissons ; il doit y en avoir un …..

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    • Légiste le 19 octobre 2012 - 12:06 Signaler un abus - Permalink

      Oui, il y a un rapport, la mentalité des français ! l’esprit de clôture, la confusion entre organiser et emmerder. Vous n’avez pas remarqué le nombre de barrières, de piquets en tous genres et maintenant de dos d’âne sur les routes qui sont de plus en plus souvent des marches tout juste franchissable à 10Km/h qui prolifèrent sous divers prétextes dans les villes et les villages ? Les fleurs servent a masquer l’impuissance à penser autrement la société dans laquelle nous vivons…
      Prions, De profundis …

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  • parpa le 18 décembre 2011 - 18:58 Signaler un abus - Permalink

    Il y a une erreur, la ville de Pau est équipée de caméras depuis plusieurs années … à ce sujet une carte a été faite en 2009 et un blog ( http://cameras-a-pau.blogspot.com/) .. et ils semble que d’autres caméras ont été installées cette année dans le quartier de l’Ousse des bois.

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  • Ym le 18 décembre 2011 - 19:04 Signaler un abus - Permalink

    et alors une caméra qui regarde défiler des xions de citoyens chaque jour rentre dans la comptabilité comme celles qui n’en observent que quelques uns ? attention ! on touche à la mauvaise foi d’autant que le suivi peut se particulariser alors meme que le plan séquence est en zone bagnole ou zone piéton ;pour les suivis grilles dans les zr les patrouilles n’ont pas toujours des gadgets homologués par owni ; redoutable ; tiens ! le jeannot , et bien il refuse tout suppo ( pas de satan mais le suppositoire !) tant les maniaques du rfid le terrorisent !

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  • Makhno 2.0 le 19 décembre 2011 - 1:41 Signaler un abus - Permalink

    C’est sensé indiquer au lecteur pour qui il faut voter en 2012 cette “étude” ? Sérieux, qu’on critique la vidéosurveillance je suis à 200% d’accord. Mais ça veut dire quoi “la vidéosurveillance c’est un truc de droite”?

    Tout le monde sais que les partis de droite jouent en ce moment sur la corde sécuritaire donc c’est logique. Seulement votre accroche est stupide puisque vous admettez vous même dans l’article que les élus PS sont soit-disant contre mais laissent les caméras de leur prédécesseurs voir en rajoutent derrière. Ils sont surtout bien content de pas avoir à le faire eux-même.

    De plus vous constatez (sans les comptabiliser) que les caméras qui servent pour la circulations sont parfois aussi utilisée pour la surveillance (au cas où). J’aimerais connaître le nombre de villes gôches où ça se pratique.

    Pour finir quelle est votre limite pour considérer qu’une commune est une ville ? Parce que ça m’étonnerait que 100% des villes UMP de France soit sous vidéosurveillance. Ça semble dur de justifier une telle mise en place vu la taille ou la population de certaines communes (genre St Jean-de-Luz dont MAM est maire).

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  • Makhno 2.0 le 19 décembre 2011 - 1:44 Signaler un abus - Permalink

    Et qu’on aille pas croire que je suis fan de l’UMP !
    C’est simplement cette approche du problème qui est un peu ridicule je trouve.

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  • C.L.A.P33 le 19 décembre 2011 - 4:36 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,

    Pour celles et ceux intéressé-e-s par le nombre, l’emplacement et le coût des caméras à Bordeaux, un lien utile :
    http://clap33.over-blog.com/categorie-11148343.html

    Merci à Owni pour tous ses précieux articles !

    Solidairement,

    Le collectif Contre Les Abus Policiers – Bordeaux

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  • Eric le 19 décembre 2011 - 12:20 Signaler un abus - Permalink

    Infos intéressantes, même si l’article ne semble prendre en compte que les caméras installées et déclarées par les collectivités locales sur l’espace publique. Par exemple, Lille, qui n’a officiellement pas de caméras, surveille en réalité les transports publics (métros, trams, bus) avec 2500 caméras. On notera aussi quelques caméras apparues dans l’espace public sans déclaration (parc JB Lebas, et place de la République notamment). Enfin, la présentation sous forme de clivage gauche/droite est trompeuse, et laisse à croire que PS, PCF et Verts sont les champions de la liberté individuelles. Les villes “de gauche” sont en train de rattraper leur retard sécuritaire. A Lille encore, le conseil municipal du 17 février dernier a voté à l’unanimité – socialistes, communistes, et verts – le lancement d’un appel d’offre pour un marché de vidéo-surveillance. De la même manière, les 293 caméras de Paris ne sont que les premières du fameux plan “1000 caméras” qui a déjà était étendu à 1000 caméras supplémentaires. Bref, si le découpage gauche/droite semble recouvrir une réalité au niveau des chiffres, celle-ci n’est que le reflet d’une époque révolue où la gauche s’opposait en partie à la vidéosurveillance. L’écart entre les villes “de gauche” et “de droite” reflète surtout l’inertie des prises de décisions et de l’installation des caméras, et tend à diminuer.

    Plus d’infos sur Lille:
    http://hors-sol.herbesfolles.org/2011/06/01/le-video-flicage-dans-la-region/

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  • Jeff le 24 décembre 2011 - 16:15 Signaler un abus - Permalink

    Un classement politique qui ne veut pas dire grand chose quant à la date effective de l’équipement : je prends par exemple Strasbourg que je connais un peu, la mairie bascule à gauche en 2008 mais c’est surtout pendant le septennat de droite de 2001 à 2008 que se fait l’équipement en vidéosurveillance… Cela confirme votre bilan mais c’est loin d’être clair surtout dans votre classement un peu hâtif…

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  • RedRebRick le 4 mars 2012 - 18:04 Signaler un abus - Permalink

    Il ya environ 1 an, j’ai arraché l’objectif de la caméra de vidéosurveillance du DAB du Crédit Agricole de mon village, bien entendu j’étais le premier à figurer sur la photo prise par celle-ci avant que je ne la prive de son objectif. Résultat: 400 euros de dédommagement, cher pour in objectif lambda dont le prix ne doit pas dépasser 50 euros; depuis il se sont dotés d’un magnifique objectif 360°. Je ne regrette pas mon geste dont je ne me souviens plus puisque je suis classé par la COTOREP à plus de 80% d’invalidité en psychiatrie…

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  • Jack75 le 7 juillet 2012 - 20:55 Signaler un abus - Permalink

    désinstaller les caméras couteraient plus cher que de les laisser c’est pour cela que Caen ou Reims pour reprendre l’exemple stagnent.
    Ça a déjà couté suffisamment d’argent public à leur installation, alors si il faut encore payer pour les supprimer pour qu’une municipalité suivant les réinstalle, merci, mais ça sera payé 3 fois …

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  • Christophe Grébert le 19 octobre 2012 - 17:46 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,
    Ce classement n’est pas exact. A Puteaux, le taux est d’1 caméra pour 100 habitants ! Record !
    http://www.grebert.net/videosurveillance

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    • Sabine Blanc le 19 octobre 2012 - 21:56 Signaler un abus - Permalink

      Bonjour, le palmarès, comme précisé dans l’article, se basait sur les 60 plus grosses villes de France. Et de toute façon, Puteaux ne détient pas le record : Beaudinard-sur-Verdon possède 12 caméras pour 150 habitants. Ceci dit, une pour 100, c’est pas mal :)

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  • Marc Levy le 10 novembre 2013 - 10:10 Signaler un abus - Permalink

    Ne s’agit il pas plutôt de vidéoprotection , terme à employer sur la voie publique, la vidéosurveillance étant utilisée dans des lieux privés?

    Merci pour ce reportage.

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