Dans cyberguerre, il y a guerre

Le 29 novembre 2012

Le terme est sorti de la littérature spécialisée pour irriguer tous les médias, tous les discours. La cyberguerre est là, ou ne devrait plus tarder - nous dit-on. Le terme a-t-il un sens ? Nous avons interrogé des politologues et des juristes, pas d'accord sur la question, pour saisir les raisons de ce champ de bataille lexical.

Prononcez le mot cyberguerre. Attendez un peu. Un débat enflammé ne devrait pas tarder. La dernière couverture de L’Express (à l’iconographie soignée) n’a pas manqué de souffler sur les cybertisons, jamais vraiment éteints.

Révélant le modus operandi de l’attaque qui a touché l’Élysée en mai dernier, l’hebdomadaire surtitrait sa première page “CYBERGUERRE” en lettres capitales. L’Express affirme aussi que l’attaque a été menée par les États-Unis. Depuis les réactions ont fusé. Sur les faits décrits et sur le fond : est-ce là “le futur des conflits” comme l’affirme Christophe Barbier, le directeur du journal ?

Thomas Rid, chercheur au King’s College de Londres, a décortiqué tous les exemples de la prétendue cyberguerre. Aucun ne passe à l’examen des faits selon lui. D’autres adressent une critique structurelle au concept. Puisqu’elle est cyber, elle ne peut être guerre. Pour l’instant ou pour toujours.

Les observateurs sont pour le moins clivés, et la rédaction d’Owni n’échappe pas à la règle. Pour y voir plus clair, nous avons voulu laisser le “cyber” de côté pour se concentrer sur l’objet du litige : la “guerre”.

Cybermorts

Dans son édito vidéo, Christophe Barbier reconnaît le caractère spécifique de la cyberguerre : “une guerre qui fait peu ou pas de dégâts humains”. Un oxymore selon plusieurs politologues que nous avons interrogés.

Jean-Vincent Holeindre, maître de conférence en sciences politiques à Paris II, travaille sur la pensée militaire. Il rappelle que chez Clausewitz, la guerre est d’abord “un duel des volontés”. C’est la définition minimaliste. Deux piliers viennent l’enrichir : l’usage de la violence et le motif politique.

Régis Lanno, doctorant en sociologie à l’université de Strasbourg, précise :

Même s’il est difficile de définir de façon essentialiste la guerre, en raison des changements de moyens et d’outils dans l’histoire, des invariants demeurent. La guerre correspond à l’administration de la mort à l’extérieur d’un groupe (famille, communauté, clan et plus tard la Nation).

Point de guerre sans mort violente : deux volontés contradictoires s’opposent en mobilisant la violence armée. Mais l’administration de la mort doit répondre à une volonté politique. La criminalité, même violente, n’est pas la guerre. “La guerre consister à utiliser la violence ou la menace de la violence pour contraindre l’ennemi à se plier à sa volonté. Pour reprendre la définition de Clausewitz, la guerre est un acte de violence politique pour faire triompher sa volonté” ajoute Régis Lanno.

La définition restrictive utilisée en sciences sociales se distingue de l’emploi familier, de l’imaginaire collectif. Jean-Vincent Holeindre rappelle que “la perception de la guerre selon le sens commun est façonnée par la mémoire des guerres du XXe siècle, surtout les deux guerres mondiales.” Des guerres entre des États, entre des puissances industrielles, utilisant des armes sophistiquées. D’autres formes de guerre existent, nuance Jean-Vincent Holeindre. Les guerres asymétriques par exemple, qui opposent un groupe (des insurgés) à un pouvoir central.

Cyberconflit

“La guerre est le paroxysme du conflit” précise le chercheur. Le conflit comprend des gradations : de la dispute familiale à la grève de salariés. C’est plutôt quelque part dans ce panel que devrait figurer la cyberguerre, le cyberconflit donc.

Pour Régis Lanno, les victimes physiques sont cruciales pour employer le terme guerre : “En l’absence de mort dans le camp ennemi, la cyberguerre relève du conflit. L’objectif est plus de neutraliser l’ennemi que de l’anéantir physiquement.”

Du sabotage. Jean-Vincent Holeindre insiste :

Le sabotage est une stratégie militaire, un élément particulier d’un ensemble plus large qui relève du renseignement. Tout en se protégeant des attaques de l’adversaire, la partie au combat essaie de saboter l’arsenal ennemi pour le désorganiser et faciliter l’usage de la force.

Les exemples sont légions de cybersabotage et d’utilisations tactiques de cyberattaques : contre la Géorgie en 2008, la Russie a ciblé des sites internet officiels avant de mener sa campagne au sol. Stuxnet, le logiciel malveillant fabriqué par les États-Unis et Israël dans le cadre du programme “Olympic Games”, a permis de retarder le programme nucléaire iranien. Mais l’acte de sabotage ne suffit pas à lui seul pour qualifier l’acte de “cyberguerre”. Sauf si la cible de l’attaque s’estime victime d’une agression.

Cyber Lex, Sed Lex

On quitte alors l’univers théorique de la pensée politique pour entrer dans le domaine du droit. Yves Sandoz est professeur retraité de droit international humanitaire à Genève et Fribourg. Il rappelle “[qu']une définition a contrario de la guerre est posée dans la charte des Nations Unies adoptée en 1947″. La charte proscrit le recours à la violence pour régler des différends : fini les guerres d’agression (en principe), fini les déclarations de guerre en bonne et due forme.

À côté de l’évolution normative, Yves Sandoz note un changement de la nature des guerres aujourd’hui :

Les conflits internes de très haute intensité augmentent, comme au Mexique par exemple. Il s’agit d’un conflit criminel très violent. L’utilisation du terme “guerre” a aussi été dévoyée dans des expressions comme la “guerre contre la terreur” ou “la guerre contre la pauvreté”.

Juridiquement, une cyberattaque peut être considérée comme un acte d’hostilité, donc enclencher les mécanismes de légitime défense encadrés par la charte des Nations unies. “Mais il faut respecter le principe de proportionnalité” modère Yves Sandoz.

En somme, le piratage d’un site officiel peut difficilement entraîner un bombardement aérien en riposte… Les États-Unis l’ont annoncé l’année dernière : ils se réservent le droit de considérer une cyberattaque comme un acte de guerre, et d’y répondre par des moyens conventionnels.

Cyberrégulation

La cyberguerre froide

La cyberguerre froide

Les États-Unis gardent aujourd'hui la main sur certaines fonctions essentielles du Net. Au grand dam de quelques nations, ...

L’idée d’un traité sur la cyberguerre progresse. La Russie plaide depuis 1998 en faveur d’un traité international interdisant l’utilisation du cyberespace à des fins militaires. Mais obéissant à une logique de rapport de force. Moscou ne pense pas pouvoir rivaliser avec les autres États dans le cyberespace, dès lors mieux vaut que le cyberespace soit pacifié…

Champ de bataille, le cyberespace ne peut échapper aux garanties prévues par le droit. Caractériser une cyberattaque entraîne l’application du droit international humanitaire, plaide le Comité international de la Croix Rouge. La question n’est alors plus de savoir si la cyberguerre est possible, mais d’admettre qu’elle l’est pour éviter une zone grise non-codifiée, dans laquelle les belligérants pourraient nier l’existence de toutes règles et inventer un cyber-far-west.

Responsable des recherches sur les question cyber au CICR, Cordula Droege considère les cyberattaques comme “des moyens et des méthodes de guerre qui reposent sur les technologies de l’information et sont utilisées dans un contexte de conflit armé au sens du droit humanitaire”.

Cordula Droege émet des réserves sur la possibilité d’attribuer une cyberattaque et sur la nature des objectifs visés, qui ne doivent pas être civils conformément au droit international humanitaire. Ces nuances posées, elle écrit :

Si les moyens et les méthodes de la cyberguerre produisent les mêmes effets dans le monde réel que les armes conventionnelles (destruction, perturbation, dégâts/dommages, blessé, morts), ils doivent être gouvernés par les mêmes règles que les armes conventionnelles.


Photo par Leg0fenris [ccbyncnd]

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  • kripo le 29 novembre 2012 - 15:26 Signaler un abus - Permalink

    Wouh, on va en profondeur dans cet article ! J’en sais tellement plus qu’avant !

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  • Moctezuma le 29 novembre 2012 - 18:14 Signaler un abus - Permalink

    Je suis en profond désaccord avec cet article.
    Le terme cyberguerre semble poser problème : cyber signifie ce qui n’est pas humain et la guerre vous avez assez développé. Une cyberguerre ne regroupe pas qu’internet, mais le terme peut-être utilisés dés qu’il y a une guerre sans présence humaine directe, ainsi les drones sont des ” cyberarmes ” pouvant mener à des cyberguerres dès lors que deux nations utilisent uniquement ce genre d’armes.
    L’utilisation d’internet actuellement est, à mes yeux, celle d’une arme expérimentale. Les cyberguerres d’après vous uniquement des conflits. Mais cela risque de changer, actuellement les pays dans des conflits ne sont pas ceux ayant les cyberarmes les plus développées. Exception faite des États-Unis et certains de leurs alliés qui affrontent des milices ( Taliban, Al-Shabbaab … ) dans ce cas particulier, de telles armes ne sont pas utiles, l’ennemi étant trop archaïque pour être affecté profondément par des cyberattaques.
    Pour l’instant l’utilisation modérer d’internet est due à des limitations techniques. Internet n’a été qu’un moyen de sabotage, car il est plus simple de s’en servir en tant que telle, mener une guerre via internet doit certainement s’avérer complexes.Néanmoins je pense que cela ne va pas tarder à ne plus être vrai. Vous citez l’exemple de la guerre russo-georgienne, elle illustre à mes yeux l’avenir des cyberguerres. Internet y est utilisé comme une arme identique aux autres. Les États-Unis ont attaqué l’Iran via Internet. Il arrivera certainement un jour où un état avouera avoir la capacité de causer des dommages réels via internet. Ce qui était une arme de propagande va devenir une arme complète, peut-être la plus complète qui a été. Pensez-y, tout ou presque est relié à internet. En cas de guerre une nation pour transmettre de fausses nouvelles, déstabiliser la politique, l’économie, et même détériorer ou réutiliser ce qui est relié aux réseaux : usines, centrales, ordinateurs, drones, armes … La liste et longue et s’allonge de plus en plus. Internet va devenir une arme complète et destructrice. La cyberguerre n’existe peut-être pas encore et c’est tant mieux, mais ce terme va surement devenir d’actualité.
    Désoler pour la taille du pavé et merci d’avoir eu le courage de me lire.

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    • corrector le 1 décembre 2012 - 8:19 Signaler un abus - Permalink

      En quoi l’Iran a été attaqué via Internet?

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      • enack le 3 décembre 2012 - 14:26 Signaler un abus - Permalink

        Destruction de matériel nucléaire ultra sécurisé dans un centre d’enrichissement a l’aide de Flame… Si pour vous ça n’est pas une attaque… C’est en tout cas au moins une escarmouche !

        Mais effectivement, comme pas un GI américain n’as mis les pieds sur le territoire iranien, pour les plus part des gens il n’y as pas eu attaque.

        C’est en jouant sur cette limite qu’Obama a pris une avance phénoménale dans les différents conflits de ces dernières années.
        Tant qu’aucun marine ne meurt, il ne s’est rien passé.
        Même si ce rien est un tir de drone sur le territoire pakistanais.
        Territoire qui lui non plus n’as jamais été attaqué.

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        • corrector le 3 décembre 2012 - 14:29 Signaler un abus - Permalink

          Fort bien.

          Donc :
          En quoi l’Iran a été attaqué via Internet?

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          • enack le 3 décembre 2012 - 14:47 Signaler un abus - Permalink

            Relisez la première phrase (celle a propos de la destruction de materiel au centre de la diplomatie Iran/US depuis plusieurs années).
            Et si avec ça vous ne voyez pas le lien allez lire Clausewitz et son “la guerre est le prolongement de l’action politique”.

            Si avec cela vous n’avez toujours pas saisi je ne rentrerais pas dans votre jeux puisque de toute façons tout les autres lecteurs eux, auront parfaitement compris, et que mon temps (comme celui de Kiwi) est trop précieux pour tenter d’influencer un homme borné.

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            • corrector le 3 décembre 2012 - 15:37 Signaler un abus - Permalink

              Donc :
              En quoi l’Iran a été attaqué via Internet?

              “je ne rentrerais pas dans votre jeux puisque de toute façons tout les autres lecteurs eux, auront parfaitement compris”

              Tous les lecteurs, moi y compris, auront bien compris que l’absence de réponse de votre part équivaut à une rétractation de votre part.

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              • enack le 3 décembre 2012 - 18:57 Signaler un abus - Permalink

                ^^ Vous me faites bien rire a jouer sur les mots.
                Un virus propagé au départ sur le net a finis sa route dans une clé usb qui est allé se connecter au réseau des installations ciblées.
                Alors quand vous vous demandez en quoi l’Iran a été attaqué via le net, soit vous ne considérez pas cela comme une attaque, soit on est pas d’accord sur la définition de l’internet.
                Ce virus s’est tout de même propagé jusque dans des entreprises énergétiques américaine, preuve qu’il a été diffusé en masse VIA le net.

                “Tous les lecteurs, moi y compris, auront bien compris que l’absence de réponse de votre part équivaut à une rétractation de votre part.”
                Votre petit chantage démontre bien votre manque d’arguments, j’estime donc que j’en ai finis avec ce “débat”, prenez cela comme une preuve de ma faiblesse d’esprit si cela vous chante car “heureux sont les simples d’esprits”.

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    • BaN le 3 décembre 2012 - 14:39 Signaler un abus - Permalink

      Faudrait relire la définition de “Cyber” selon T. Leary (in Techniques du Chaos). Cyber ne signifie aucunement “ce qui n’est pas humain”, bien au contraire

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  • kiwi le 30 novembre 2012 - 10:59 Signaler un abus - Permalink

    Quid de la guerre des idées qui provoque la mort de la pensée chez ceux qui n’ont pas les armures adaptée à une défense protectrice ?
    Il est légitime de répondre à cette question par un simple : “chacun sa guerre !”

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  • nicolas le 30 novembre 2012 - 12:40 Signaler un abus - Permalink

    Avec la prise en main des services informatiques via ce type d’attaque distante, imaginez que quelqu’un dérègle le système de refroidissement d’une centrale nucléaire ou la gestion des feux de signalisation, et là vous aurez des morts comme dans une vraie guerre ! Le numérique gère nos vies, déréglez ces systèmes et les problèmes arriveront logiquement.

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    • kiwi le 30 novembre 2012 - 19:07 Signaler un abus - Permalink

      Nicolas,
      rassures toi, les systèmes informatiques des centrales nucléaire ne sont en aucuns cas relié au réseau internet.
      L’attaque qui s’est passé dans la centrale iranienne à causé par un virus introduit via une clé usb dans la centrale, et non via le réseau internet.
      En conclusion, il est suicidaire de relier un réseau informatique d’une centrale nucléaire au réseau internet, et le informaticiens le savent très bien.

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      • corrector le 1 décembre 2012 - 8:13 Signaler un abus - Permalink

        “En conclusion, il est suicidaire de relier un réseau informatique d’une centrale nucléaire au réseau internet, et le informaticiens le savent très bien”

        NON, excuse-moi mais là tu passes à coté de l’enjeu mis au grand jour par cette affaire :

        En conclusion : une centrale nucléaire ne doit en aucun cas être contrôlée (directement ou indirectement) par des PC Windows (ni des PC linux, ni des PC BSD, ni des Mac BSD).

        Il faut s’interroger sur la nature de Siemens : fabriquant de systèmes de contrôle-commande d’installations critiques?
        ou bien
        Siemens : fabriquant de jouets?

        Il faut se demander pourquoi Areva s’est marié à Siemens pour fabriquer l’EPR.

        Il faut aussi s’interroger sur les critères de validation de conception des installations nucléaires.

        Ce débat ne doit pas être laissé aux enragés de chez “sortir du nucléaires” ou autre association de guignols.

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        • kiwi le 1 décembre 2012 - 15:19 Signaler un abus - Permalink

          Mon cher,
          je comprend que vous ayez un fort besoin de défendre vos actions chez siemens.

          Sachez simplement qu’il n’y aura jamais aucunes sécurités informatique fiables à 100% (peu importe le système informatique d’ailleurs). Il est de la nature informatique d’être vulnérable et bien plus encore en étant branché sur un réseau (peu importe le type de réseau également).
          Même si il n’est pas branché sur un réseau, l’exemple de la clé usb dans la centrale iranienne montre que l’on peu très bien physiquement atteindre un système informatique contrôlant un outil nucléaire (qui est par nature excessivement dangereux).
          Vous m’excuserez de ne pas développer plus que cela mon propos car il me faudrait vous écrire un roman couplé à des références informatique (historique, technique, etc…) dans le but d’essayer de vous le faire comprendre en profondeur.

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          • corrector le 1 décembre 2012 - 15:22 Signaler un abus - Permalink

            “je comprend que vous ayez un fort besoin de défendre vos actions chez siemens.”

            Je comprends que vous avez besoin de retirer la merde que vous avez dans les yeux.

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            • kiwi le 1 décembre 2012 - 15:42 Signaler un abus - Permalink

              Ôh grand dieu de la claire voyance,
              ayez la bonté admirable de bien vouloir me guider car comme vous me le conseillez, il me faut “retirer la merde que” j’ai “dans les yeux”.
              Voyez ma totale incapacité à le faire,
              voyez comment je m’en remet à vous,
              voyez mon immense espoir grâce à vous,
              de sortir de mon aveuglement.

              Monsieur, si vous souhaitez jouter avec l’arme de la hautaineté, sachez que je suis prêt.

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              • corrector le 1 décembre 2012 - 15:54 Signaler un abus - Permalink

                Par principe, je méprise toute personne qui m’accuse d’être un défenseur d’une boite quelconque, que ce soit Free ou Siemens.

                À part ça :
                1) s’informer sur ce qui s’est passé “dans la centrale iranienne”
                2) lire et comprendre ce que j’ai écrit sur l’informatique.

                Quand on connait le contexte, c’est clair.

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                • kiwi le 1 décembre 2012 - 16:23 Signaler un abus - Permalink

                  Nous y voilà.
                  Vous méprisez et donc ici se situe votre problème.

                  Afin de vous le montrer, je vais par conséquent jouer votre propre jeux en vous conseillant également (histoire que ma personne puisse faire office de miroir à votre égard) :
                  Je vous conseille donc de vous conseillez vous même en premier lieu avant de venir conseiller autrui que vous méprisez. Cette voie devrait vous permettre de vous remettre en question afin d’adopter un comportement cordiale vis à vis d’autrui, et également vous montrer que les conseils que vous promulguez à autrui sont en réalité les votre.
                  Commencez ici par comprendre vraiment et non de manière illusoire la situation.

                  La joute aura donc été rapide.

                  Passez une bonne fin d’après midi.

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                  • corrector le 3 décembre 2012 - 11:20 Signaler un abus - Permalink

                    En résumé : vous n’avez pas la moindre idée de ce qui s’est passé en Iran. Vous brassez donc de l’air depuis plusieurs messages.

                    Vos attaques personnelles sont d’autant plus malvenues qu’elles expriment le plus de vue de l’ignorant.

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            • Pierre Alonso le 3 décembre 2012 - 9:54 Signaler un abus - Permalink

              Bonjour Corrector,

              Vous pouvez débattre autant que vous voulez (et profitez largement de ce droit), mais tâchez de rester courtois.

              Edit : Pour la raison citée ci-dessus, votre commentaire évoquant des “bouffons prétentieux” a été supprimé.

              Merci,
              Cordialement

              PA

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              • corrector le 3 décembre 2012 - 11:19 Signaler un abus - Permalink

                Que pensez-vous de :

                “je comprend que vous ayez un fort besoin de défendre vos actions chez siemens.”

                Très courtois, n’est-ce pas?

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          • corrector le 1 décembre 2012 - 16:00 Signaler un abus - Permalink

            “Même si il n’est pas branché sur un réseau, l’exemple de la clé usb ”

            Parce que vous considérez que USB n’est pas un réseau?

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          • corrector le 1 décembre 2012 - 16:36 Signaler un abus - Permalink

            “Sachez simplement qu’il n’y aura jamais aucunes sécurités informatique fiables à 100% (peu importe le système informatique d’ailleurs). Il est de la nature informatique d’être vulnérable et bien plus encore en étant branché sur un réseau (peu importe le type de réseau également).”

            Bon, en pratique, vous proposez quoi?

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            • kiwi le 1 décembre 2012 - 16:55 Signaler un abus - Permalink

              Je propose que les êtres intelligents fassent des propositions.
              Vous laissez sous-entendre que vous êtes intelligent au travers vos respectables commentaires, alors par conséquent, je souhaiterai lire de votre plume des propositions.

              Pardonnez mon être taquin.

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              • corrector le 1 décembre 2012 - 16:57 Signaler un abus - Permalink

                Donc à part m’attaquer pour un prétendu soutien à Siemens, et pinailler sur ma soi-disant erreur terminologique, vous n’avez rien à dire.

                Cela ne m’étonne pas.

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                • kiwi le 1 décembre 2012 - 17:04 Signaler un abus - Permalink

                  Si vous prenez le temps de relire mon post initiale, vous comprendrez que ce que j’avais à dire a été dit.
                  Sur ce, ce n’est pas que je m’ennuie, mais des devoirs plus constructifs m’appellent.

                  Mes hommages vénérable être instruis, calme, et communicatif.

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                  • corrector le 3 décembre 2012 - 11:22 Signaler un abus - Permalink

                    Si vous vouliez juste dire que les systèmes informatiques complexes sont fragiles et vulnérables, alors nous sommes parfaitement en accord.

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      • Toto le 3 décembre 2012 - 16:43 Signaler un abus - Permalink

        Le fait que le réseau de la centrale soit cloisonné ne règle en rien le fait qu’une cyber-attaque soit possible (il le réduit juste), comme le montre l’exemple de Stuxnet dont vous parliez.
        Après, et si un jour il y a une merde, l’explosion de la centrale aura elle un effet sur le monde extérieur à la centrale.

        Quant aux messages ci-après déclarant qu’un système aussi complexe ne doit pas être régulé par des ordinateurs, j’aimerais bien savoir comment faire autrement pour superviser les événements se produisant et réaliser des opérations qui doivent, à mon avis, parfois se jouer à un poil de cul ou pas loin :)

        Donc je pense qu’on est dans une impasse et pas près d’en sortir.

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        • corrector le 3 décembre 2012 - 17:39 Signaler un abus - Permalink

          De nombreux système où la vie est en jeu utilisent l’informatique (au sens large : système logique programmable).

          Bien sûr le contrôle des systèmes critiques se fait sur des calculateurs dédiés, et pas les système multitâches servant aussi à taper des rapports et à échanger des courriels (même internes).

          Les “ordinateurs” contrôlant des fonctions vitales vont des appareils médicaux (notamment en radiothérapie, où en cas de surdosage de radiations on ne s’en aperçoit que trop tard) aux calculateurs de vol d’un avion (et sur un Airbus, le pilote ne peut pas passer outre les sécurités, sauf quand elles sont désactivées bien sûr). Les aiguilles de chemin de fer sont un autre exemple de contrôle numérique d’un système critique.

          Pour la sécurité les avions ont 3 calculateurs indépendants; en cas de divergence des calcul celui des 3 qui s’écarte des 2 autres peut être ignoré.

          Se passer de l’assistance des automates est bien sûr impossible dans bien des cas, et pas souhaitable en général, car avant la généralisation des automatismes les erreurs humaines faisaient beaucoup de victimes (même s’il reste des erreurs humaines dans l’installation, le paramétrage, l’utilisation des machines).

          On pourrait aussi parler des ordinateurs de vote qui ont parfois un antivirus – mais c’est un autre sujet.

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          • kiwi le 3 décembre 2012 - 20:08 Signaler un abus - Permalink

            moi aussi je rêve d’un monde régit par des automates dédiés, qui soient inviolables et qui pourront même se réparer/régénérer tout seul afin que je ne soit plus contraint par la vie de fournir le moindre effort physique et mental, puisque ces derniers (automates) auront étés préalablement programmés et construit dans un but idéal (arriver a fournir zéro efforts).

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            • toto le 5 décembre 2012 - 11:10 Signaler un abus - Permalink

              Les tâches complexes réalisées sont souvent possibles parce que ces tâches sont réalisées par des machines (comprendre, des bonnes usines à gaz).
              Je veux bien qu’on fasse tous fonctionner nos cerveaux, mais c’est pas dit qu’on arrive au même résultat. Si on se fait chier à faire toutes les étapes d’un dev avant de mettre en prod, c’est souvent qu’il y a un besoin et que la machine sera, dans le cas précis plus endurante/précise/omnisciente/capable de detecter une marge d’erreur plus minimes qu’un humain.

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              • kiwi le 5 décembre 2012 - 12:23 Signaler un abus - Permalink

                Il est complètement logique dans notre contexte, qu’une machine correctement développée soit « plus endurante/précise/omnisciente/capable de detecter une marge d’erreur plus minimes qu’un humain ».

                Cependant, comme vous le soulignez, une machine est développée pour répondre à un besoin. Et suivant ce besoin (qui doit à mon sens remis être en question), avec le développement (ou non) de machines/automates, nous façonnons notre monde.

                Je vais me permettre de formuler une idée via des questions :

                Ai je réellement besoin de construire une machine qui me permette d’aller au centre du soleil ?
                Bien sur, on ne pourra que trouver une application d’aller au centre du soleil mais en ai je réellement besoin pour simplement exister sur la planète terre ?

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    • corrector le 1 décembre 2012 - 8:18 Signaler un abus - Permalink

      “imaginez que quelqu’un dérègle le système de refroidissement d’une centrale nucléaire”

      Par “quelqu’un”, tu veux dire une particule venue de l’espace ou du soleil?

      On ne peut pas laisser un machin aussi complexe et fragile qu’un ordinateur de type PC contrôler une infrastructure critique qui n’est pas “failsafe”, point final.

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      • arnaud montebourg le 2 décembre 2012 - 14:24 Signaler un abus - Permalink

        HUM, c’est quoi l’idée de demander a un expert en politolochose ou un droitologiste (qui a déjà pas compris le sens de “faire des études”) ?

        La Cyberguerre, c’est la guerre a l’aide d’armes virtuelles.

        Aujourd’hui on est plutôt dans l’ère du cyberespionnage, avec des agences gouvernementales ou commerciale qui font une course a l’information.
        La base de donnée se vend plus cher que le baril de pétrole, suivant son contenu.

        Dans l’escalade, il pourrais y avoir une course au cyberarmement, c’est a dire commencer a amasser le plus grand nombre de moyen technique pour prendre le contrôle, ou paralyser un système.

        Mais encore la, c’est chacun pour sa pomme et tout en agissant en se cachant pour pas avoir de problème.

        La troisième marche de l’escalier, c’est la cyberfrozwar, en réalité la même chose que les deux précédentes, mais évidement en plus exagéré, et surtout avec l’apparition de “camp”.
        Si plusieurs cyberforce mettent leurs intérêt en commun, alors on aura plusieurs grands “axe” et “alliances”. Bref, c’est enclenché pour la dernière marche.

        Cyber ou pas, la guerre c’est la guerre, la cyberguerre, ça veut dire des bâtiments attaqué, des données militaires volés, des industries et des services paralysés.
        La cyberguerre ? pas de mort ? GROSLAWL
        Sans reparler du cas des centrales nucléaires : ( oui oui, c’est stupide un réseaux d’une centrale pas fermé, mais ça suffirais même pas a arrêté quoi que ce soit ~~ )

        Imaginez vous dans la rue, en pleine cyberguerre, les avions ne volent plus, les transports en communs ne roulent plus, il n’y a plus d’électricité, a part dans les hôpitaux, heureusement. Vous y emmenez d’ailleurs vos parents, qui ont été blessé gravement dans leur usines, ou un pirate a soudainement stopper les machines, entraînant la projection du produit dans les airs, de jolies étincelles et quelques incendies aux quatre coin du complexe.
        A l’hôpital, vous êtes rassurés de voir de la lumière.
        Lorsque vous attendez dans le couloir, espérant que tout va bien se passer, vous ne vous rendez compte de rien, d’ailleurs, le personnel non plus, pourtant ça fait plus d’une heure que vos parents sont morts, puisqu’une attaque effectué depuis l’extérieur a proximité a permis a un pirate d’éteindre a distance toutes les machines de maintiens des fonctions vitales.

        Le lendemain, a la télé, vous voyez un étymologistes vous raconter que le terme de cyberguerre est impropre ou pas clair. Alors vous lui mettez un Cybercoupdepieddansles********, tout en vous disant qu’il n’y a pas de Cyberpaix, c’est soit la cyberguerre, soit la cyberconcurrence actuelle, c’est dur la vie.

        Tient, je crois que je vais ajouter ce texte a ma trollographie.
        http://calinbiography.blogspot.fr/
        @CalinSecurity

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        • corrector le 3 décembre 2012 - 11:15 Signaler un abus - Permalink

          Encore un effort, tu n’as pas mis “cyber” dans toutes les phrases.

          Ton cybermessage est cyberbien, mais il pourrait être cybermieux.

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      • xas le 2 décembre 2012 - 21:38 Signaler un abus - Permalink

        Et la décontamination de l’eau des piscines de Fukushima, il faut s’en occuper sous mac, pc ou linux ?
        http://fukushima-diary.com/2012/11/tepco-has-no-solid-plan-for-increasing-contaminated-water/

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        • kiwi le 2 décembre 2012 - 23:37 Signaler un abus - Permalink

          [mode humour="on"]

          :D
          ni pc, ni mac, ni linux mais par la grâce de siemens !

          En même temps, corrector semble être le mieux placé ici pour expliquer comment siemens pourra décontaminer les eaux des piscines de Fukushima. J’attends impatiemment sa démonstration.

          [mode humour="off"]

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          • corrector le 3 décembre 2012 - 9:44 Signaler un abus - Permalink

            J’ignore s’il a un système de contrôle Siemens dans le système de décontamination que propose Areva.

            Demande donc à Areva comment ça marche.

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  • anonylol le 30 novembre 2012 - 13:47 Signaler un abus - Permalink

    Vision démodée de la guerre. Relire La Guerre Hors limites.

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  • Clément le 1 décembre 2012 - 11:32 Signaler un abus - Permalink

    Attaques DDoS, attaques virale type Stuxnet, coupure générale d’internet à l’échelle nationale : toutes ces actions ne sont pas de la “cyberguerre”, mais (éventuellement) des actes de guerre (tout court!) dans le cyberespace/cybermonde; selon moi c’est uniquement le terrain d’opération qui a changé! Inutile d’utiliser un néologisme vaseux (dont les médias sont friands d’ailleurs).

    @MOCTEZUMA : “ainsi les drones sont des ” cyberarmes ” pouvant mener à des cyberguerres dès lors que deux nations utilisent uniquement ce genre d’armes.” : pourriez-vous m’expliquez la différence entre un missile Tomahawk et un drone? Tous sont des engins guidés par des humains grâce à de la télématique et ayant le même pouvoir de destruction, pourtant on a jamais parlé de “cyberguerre” pendant la guerre du Golfe.
    J’insiste, Internet est juste un nouveau terrain d’action à prendre en compte au sein d’une guerre conventionnelle, rien d’autre.

    Ce qui me paraît intéressant, c’est de savoir dans quelle mesure est-ce qu’on peut considérer une “cyberattaque” comme étant un acte de guerre. Comme indiqué dans l’article, les USA se sont avancés à ce sujet : “Les États-Unis l’ont annoncé l’année dernière : ils se réservent le droit de considérer une “cyberattaque” comme un acte de guerre, et d’y répondre par des moyens conventionnels.”. Mais, à ma connaissance, ils se sont bien gardé de définir ce qui serait suffisamment hostile pour provoquer une riposte physique.

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