Les fab labs en route vers le Grand Soir

Le 4 décembre 2012

Le Parti communiste français met le nez dans les fab labs. Avec comme une vieille envie de se remuer un peu le logiciel. Et convoque Sabine Blanc pour déminer le terrain de la valeur d'usage du DIY et de ces nouveaux moyens de production. Gonzostory entre quatre murs ambiance Paco Rabanne. Celui de la déco 70's, pas de la fin du monde.

Conférence de Sabine Blanc sur les Fab Labs au siège du PCF à Paris, le 2 décembre 2012. - cc Ophelia Noor/Loguy (logo via le site officiel des fablab du MIT)

Si le PC vous auditionne aujourd’hui sur les fab labs, c’est d’abord parce que Yann Le Pollotec1 n’a pas arrêté de nous faire chier. (rires)

Plus sérieusement, le parti s’interroge sur les rapports entre écologie et production. Pierre Laurent, notre secrétaire national, a prononcé un discours important à ce sujet à Lille récemment. On est communiste, donc on est pour le partage. On est communiste, donc on est pour la révolution, et nous avons saisi le caractère révolutionnaire de ces outils présents dans les fab labs.

Hier, j’ai passé trois bonnes heures devant une poignée de membres du Parti communiste français, dont quelques cadres, pour leur expliquer en quoi consistait les fab labs, ces espaces collaboratifs de prototypage rapide nés au MIT qui font fantasmer aussi bien à droite qu’à gauche en raison de leurs supposées vertus à répondre aux défis posés par les crises actuelles. Cette audition était organisée par le LEM, ce Lieu d’Étude sur le Mouvement des idées et des connaissances, think tank (sic) du PC, au siège parisien place Colonel-Fabien, hiératique et surréaliste bulle temporelle tout droit sorti d’un James Bond période Sean Connery.

“Enfin !”, avais-je soupiré quand Yann Le Pollotec m’avait contactée à ce sujet voilà deux mois, suite à un article que j’avais écrit dans Le Monde diplomatique. Que le PCF s’empare avec passion de ces lieux où les citoyens se réapproprient les outils de production et donc les savoir-faire, fab labs mais aussi hackerspaces et makerspaces, me semblait une évidence. Et une opportunité pour donner un coup de fouet à un appareil qui ne brille pas par son image avant-gardiste. Le papier du Monde diplo commençait d’ailleurs par un appel du pied en forme de clin d’œil :

Se réapproprier les moyens de production : Karl Marx en rêvait, un chercheur du Massachusetts Institute of Technology (MIT) l’a fait.

Troisième révolution industrielle

Fête le vous-même !

Fête le vous-même !

Sur le modèle des Maker Faire, ces grands rassemblements dédiés au do it yourself, version moderne du bricolage de nos ...

Avec Yann, le courant est passé très vite. Je précise parce que, comme pas mal de gens, la seule chose qui m’étonne au PC, c’est sa survivance persistante. Alors qu’une élection interne foireuse vient de mettre en l’air la formation qui dirigeait naguère le pays. Ma dernière expérience avait été malheureuse : Owni souhaitait organiser à la Fête de l’Humanité le premier Open Bidouille Camp, un grand rassemblement populaire dédié au bricolage, et en particulier ses avatars modernes boostés au numérique. Nous avions essuyé un refus non motivé.

Informaticien de profession, collaborateur de Jacky Hénin à la commission du Parlement européen sur l’industrie, et permanent du PC, Yann est un peu désolé de la mésaventure, lui qui dépense une partie de son énergie sur ces thématiques. Pour préparer l’audition, il me fait un petit historique. Le message essentiel : pédagogie.

J’ai fait une première intervention là-dessus il y a un an en comité central, la réaction a été : c’est quoi ce truc ?

En guise de métaphore sur le ton à adopter, il m’évoque l’exemple de Galilée plaidant en italien plutôt qu’en latin pour toucher un maximum de gens. Faire le même travail d’explication qu’au moment de l’arrivée de l’Internet grand public.

Conférence sur les fab labs au PCF, un réseau wifi nommé Niemayer et Hello Kitty au PCF. (cc) Ophelia Noor

Lui-même débroussaille le terrain pour ses camarades, comme en témoigne l’épais dossier qu’il me tend. Il a entre autres glissé un paragraphe dans le texte qui servira de base à la discussion au prochain congrès du PC en février et qui est envoyé à tous les adhérents, soit environ 130 000 personnes :

Sous la crise du capitalisme émergent déjà les prémisses d’une troisième révolution industrielle avec l’impression 3D, les machines auto-réplicatives libres, l’open source hardware, les mouvements hackers et maker. Ainsi se créent et se développent des lieux de conception et de proximité en réseau, ouverts et gratuits, où l’on partage savoir et savoir-faire, où l’on crée plutôt qu’on ne consomme, où l’on expérimente et apprend collectivement, où le producteur n’est plus dépossédé de sa création, tels les fab labs qui sont les moteurs de ce mouvement.

Toutes ces avancées portent en elles des possibilités de mise en commun, de partage et de coopération inédite.

En bullshit langage théorique, il est temps au PC de “dépasser la vieille opposition entre les économistes portés sur la révolution informationnelle et ceux qui soutiennent la révolution scientifique et technique, s’enthousiasme Yann, c’est le cœur de la troisième révolution industrielle”.

Les Fab Labs, ou le néo-artisanat

Les Fab Labs, ou le néo-artisanat

Fabriquer soi-même ce dont on a besoin, réparer, au lieu de consommer des objets que l'on jette au moindre ...

Au MIT, ça se traduit par le “Center for bits and atoms“, structure créée en 2001 par Neil Gershenfeld pour accompagner le développement des fab labs, “une initiative interdisciplinaire explorant l’interface entre les sciences de l’informatique et les sciences physiques”.

Tâche d’autant plus ardue que le concept de troisième révolution industrielle ne fait pas consensus, y compris au sein du PC : “C’est très centré sur l’énergie, détaille Yann. Il y a aussi la question du capital en suspend. On ne peut pas vivre d’amour et d’eau fraîche, il faut une réponse au salariat.”

Gros blanc

Malgré toutes ces bonnes précautions, il y a eu hier comme qui dirait un choc des cultures, des logiques, des démarches. Parler à des militants dans une logique de parti, je sais pô faire, contrairement à la Fing par exemple. Faire la politique se limite dans mon esprit à écrire des articles sur des sujets qui me semblent porter en germe les fondements de la société de demain, en assumant un coté militant. Passer un peu à la pratique aussi, en organisant des Open Bidouille Camp.

Pour le reste, j’ai une fâcheuse tendance à botter en touche en permanence, de préférence en mode pirouettes faciles. Bref du trolling. Chacun son tour : j’avais moi-même essayé de convaincre Okhin, de Telecomix, qu’il avait une conscience politique, il m’avait répondu dans un éclat de rire : “on est une inconscience politique !”

Conférence sur les Fab Labs au siège du PCF à Paris, le 2 décembre 2012. Avec Sabine Blanc et Yves Dimicoli - cc Ophelia Noor

Après une présentation, le temps d’échange a donc parfois donné lieu à des dialogues de sourds, à l’image de la première longue question posée par Yves Dimicoli, économiste, membre de la commission économie-social-finance du PCF et impeccable moustache à la Frères Jacques. Il parle de “valeur d’usage”, de “maîtrise du processus”, pour finir par :

Comment fait-on pour court-circuiter le marché ?

Le CAC40 entre dans les “fab labs”

Le CAC40 entre dans les “fab labs”

Des grands groupes industriels s'intéressent aux "fab labs", ces mini-usines collaboratives, citoyennes, ouvertes à tous et ...

Et là, gros blanc, vieux souvenirs d’oraux foireux où j’ai mouliné dans ma tête les termes de mon interlocuteur pour constater avec désarroi que mes réponses en forme de Y ne rentrent pas dans sa question en forme de X. Et c’est d’autant moins le cas que :

1/ Je n’ai rien contre le marché et le capitalisme en général.

2/ Comme l’indique clairement leur charte, il n’est pas question avec les fab labs de s’en passer. Certes, Neil Gershenfeld veut “créer plutôt que consommer”, mais ça n’en fait pas pour autant un fils spirituel de Karl Marx.

3/ Il faudrait des heures pour élaborer une réponse complète.

Aussi judicieuses soient-elles, il y a beaucoup d’interventions dont je ne sais si ce sont des observations, des questions, des observations qui amènent réponses. Par exemple Claude Ginin, la soixantaine, petite veste de tweed :

Cela pose la question de la formation, il faut bien apprendre comment marchent les machines pour savoir ce qu’on peut en tirer. [...] Vous avez dit que les fab labs actuellement ne sont pas complètement coupés du marché. Mais du coup, qu’est-ce qui domine ?

Et de relever au passage que le marché n’a pas toujours existé. Il y a aussi cette remarque de Santiago Serrano, adjoint délégué au développement économique et commercial, à l’emploi et aux nouvelles technologies au Blanc-Mesnil, que ne démentiront pas les levées de fonds de Co-voiturage.fr ou MakerBot par exemple :

Il y a le danger du développement d’un marché de la valeur d’usage.

Sabine Blanc sous le feu des questions d'Yves Dimicoli, économiste et membre de la commission économie-social-finance du PCF (cc) Ophelia Noor

Yves Dimicoli relance :

Nous sommes à la recherche d’une nouvelle systémique. Comment on aide à développer ce potentiel ?

Je leur répète que c’est à eux de s’emparer de ces lieux pour leur faire suivre la pente qui leur parait la plus juste. Un peu lassée :

Il y a une valeur importante chez les hackers, ça s’appelle la do-ocracy, le pouvoir à ceux qui font. Organisez des visites, expérimentez, soutenez ceux qui, comme Yann, portent des projets

Parmi les soutiens de Yann, il y a Elvire. Elle souhaite mobiliser les jeunes autour du futur fab lab via la robotique. Le motto de la troisième révolution industrielle l’accroche. Avant l’audition, elle m’a expliqué avant avec franchise :

Ne pas être en retard pour une fois.

Conférence sur les fab labs au siège du PCF à Paris le 2 décembre 2012 (cc) Ophelia Noor

Devant ses camarades, elle précise sa démarche :

Je vois les fab labs comme une plate-forme de réflexion pour réinterroger une population en lui mettant une expérience à disposition : comment se l’approprient-ils ? Créent-ils du lien social ? La détournent-ils ? C’est une mise en abyme. Comment une population peut percevoir une mairie dirigée par un maire communiste ? Ils ne font plus la différence depuis le temps.

Mais au fait que font l’UMP, le PS, les Verts ?

Et si je trolle parfois, si nous ne parlons pas la même langue toujours, c’est avec plaisir que la conversation se poursuivra autour d’une bière. Le sujet les a passionnés visiblement, les enjeux ont été compris, bref le message est passé. Je ne sais pas si l’UMP, le PS ou les écolos ont organisé de semblables débats. Et Michel Laurent, qui s’occupe du LEM, pointe avec justesse les limites de ma démarche du “juste fais-le” et des petits pas : à un moment donné, il faut passer à la vitesse supérieure.

Vous me faites penser à la chanson de Coluche : “je ne promets pas le grand soir, juste à manger et à boire.” C’est bien mais aujourd’hui, ils servent 8 fois plus de repas. Nous, on veut le grand soir.

Et force est de reconnaitre que sur ce terrain, ça se passe plutôt en Chine ou en Russie qu’en France, avec des fonds conséquents investis par l’État. En attendant que mille fab labs fleurissent dans les villes PC, je leur suggère d’en faire un mobile à la prochaine Fête de l’Huma. Au sein d’un Open Bidouille Camp ? Yann se marre :

Il y aura une recommandation du conseil national, même si ça suffit pas forcément !


Photos par Ophelia Noor /-) Toutes les photos sont visibles ici.

  1. Adjoint au Blanc-Mesnil qui se bat pour y installer un fab lab, ndlr []

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  • Sofar le 4 décembre 2012 - 17:54 Signaler un abus - Permalink

    Il faut en effet tirer parti de tout un champ de réflexion philosophique et sociologique qui montre qu’il y a du politique dans la technique. Et là on peut dérouler un peu mieux le potentiel politique de ces espaces alternatifs d’innovation technologique (un exemple d’analyse dans ce sens : http://yannickrumpala.wordpress.com/2012/09/28/conclusion-conditions-de-liberation-des-potentialites-technologiques-et-devenir-politique-de-limpression-3d/ ).

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  • poneY le 4 décembre 2012 - 20:45 Signaler un abus - Permalink

    Je suis depuis toujours autoconstructeur, impliqué dans ses mouvements, et j’ai de plus en plus l’envie de taper sur les fablabs et des articles de la sorte. Ca ne saurait tarder… mais briévement un constat:

    - Les fablabs au service de la révolution industrielle et du transhumanisme ? Merci de ne pas engager tout le mouvement dans vos masturbations politiques Mme Sabine. On parle de réparer des vélos, faire du jardin, sa vidange, la cuisine, d’accéder à l’autosuffisance ou la démerde; et d’aller vers l’art et l’inutile pour ceux qui aiment geeker la matière.

    - Mais pas d’organiser la décentralisation citoyenne de Samsung et compagnie.
    L’idée me provoque une dystopie, celle d’un monde où l’on fabrique nous même nos télés, pour encore mieux s’asservir, s’auto-implémenter..
    Une idée j’en conviens fabuleuse pour toute l’ex-mouvance web2.0 ayant loupé le coche du libre, et aujourd’hui dans un opportunismes d’idées effarant.

    - L’intérêt du concept “fablab”, c’est le passage d’une transmission verticale unidirectionnelles des savoirs-faires (type structure familiale) à une transmission horizontale multidirectionnelle (apprentissage + rétroapprentissage). C’était l’idée introduite avec la school2.0 vers 2006 ( notamment par le département américain à l’éducation), que vous avez sortie du seul carcan scolaire.

    - L’usage du mot “Innovation” qui traîne dans tout les sujets touchants aux fablabs, est également répugnant. Vous voulez créer quoi ? Pour aller où ? Vous avez interrogé le concept une seule fois ?

    - Un fablab est un lieu de bricolage et non d’ingénierie. Aller voir la différence en l’ingénierie et le bricolage chez Lévi-Strauss, la pensée sauvage.
    C’est la base. Après il y a Illich, Ellul, Stiegler, mon papi..

    - L’équation posée par le PCF est simple à résoudre:
    La valeur d’usage d’un objet bricolé est de 1 : on façonne l’outils suivant la tâche à accomplir. La valeur d’usage d’un objet ingénieré est de 0 : on agit en fonction de l’outils. C’est précisément sur ces technologies 0 qu’existe la bulle technologique et la technophilie. Et c’est précisement sur ces objets 1 que le fablab est pertinent.

    - La communauté fablab/diy ne produit quasiment rien, elle fait réver la foule ramollie, quels doux cabinets de curiosités ! Seul vélorution’, les Castors, les ressourceries ou AdabioAutoconstruction peuvent parler avec autant d’arrogance en la matière.. (ce qu’elles n’ont pas le temps de faire..).

    Bref un conseil, faîtes gaffe au background politique et surtout philosophique que vous utilisez. L’anthropologie de la technique et l’épistemologie sont assez bien fournies pour éviter de finir au PCF !

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    • CHEVAL le 7 décembre 2012 - 2:55 Signaler un abus - Permalink

      N’ayant de toute évidence pas compris le concept des fablabs, il est normal que vous le réduisez a un lieu de bricolage -digne du garage de mon grand-père- dont le seul intérêt serait la ”transmission horizontale du savoir-faire”…

      Vous oubliez une donne importante. Le concept de fablabs n’a de sens que si l’on prend dès le départ en compte 2 éléments fondamentaux : l’impression 3D et internet. Mais avez-vous pris la peine de vous intéresser à l’impression 3D et à ses enjeux, avant de critiquer avec une telle virulence ?

      Tenez un peu de lecture, ne vous fera pas de mal:
      http://www.publicknowledge.org/it-will-be-awesome-if-they-dont-screw-it-up

      PS : exposer avec suffisance ses connaissances et quelques auteurs célèbres furent-ils à propos, n’a jamais fait office d’argument d’autorité.

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      • jnm le 7 décembre 2012 - 9:47 Signaler un abus - Permalink

        L’impression 3D à la portée de tous dans l’esprit du DIY ? c’est un leurre pour les médias et pour les politiques, un gadget pour les bobos. Voici pourquoi “l’impression 3D à la portée de tous” n’existe pas:
        -la matière première ( les fils thermofusibles) est chère, très chère pour l’instant.
        -un objet issu d’imprimante 3D n’est pas véritablement solide comme un plastique formé sous pression
        -la résolution/qualité d’impression des imprimantes 3D sous licence libre ne permet pas de concevoir des pièces brutes d’impression, sauf pour de la simple sculpture= il faut un vrai réusinage derrière, avec respect des alignements etc.
        -Les imprimantes pro à haute résolution coûtent des fortunes en achat et en entretien, parfois en logiciels propriétaires, même pour des impresssions de petite taille.
        -apprendre la mécanique industrielle (la façon de réussir un objet du premier coup dans ses composantes mécaniques) ne s’improvise pas, OU BIEN nécessite de multiples essais et ratés => un fablab ne peut pas donner accès à une machine lente sur un temps long.
        -apprendre un logiciel de 3D jusqu’à un niveau suffisant pour l’impression 3D n’est pas donné à tout le monde, même si il y a eu beaucoup de progrès dans ce domaine
        -imprimer en 3D est long (préparatifs et entretien compris), et ce temps est une contrainte dans un fablab qui est un espace public censé accueillir ” plusieurs personnes”
        -l’accompagnement d’un novice sur une machine de ce type (et logiciels associés) est un coût qui est à extraire du concept d’autonomie du DIY.
        Par contre, je reconnais que la culture de la conception- fabrication-amélioration des imprimantes 3D (notamment autour des RepRap) est extrêmement utile car on y apprend des concepts très importants pour le DIY, à la fois en mécanique, en électronique, en robotique, en informatique. Un atelier Reprap est une mine d’information pour un novice en prototypage.
        En conclusion, dans un fablab, je dirai qu’une imprimante 3D n’est pas une priorité, face à d’autres outils comme une découpe laser, un tour ou une fraiseuse…

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        • yt75 le 7 décembre 2012 - 11:00 Signaler un abus - Permalink

          Exactement, le DIY c’est très bien et ne date pas d’hier, mais tout cet espèce de pseudo intellectualisme autour est un symptôme de plus de l’atroce niaiserie actuelle nourrie aux viol des termes virtuel ou immatériel.

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        • Cheval le 7 décembre 2012 - 12:38 Signaler un abus - Permalink

          J’imagine Gutembert se marrer devant les futurologues en herbe de son époque qui aurait pu prétendre que tout un chacun pourrait un jour imprimer des polices de caractères en pressant sur un simple bouton. Et ceci avec une précision et une netteté qu’il ne pouvait lui, de son vivant, égaler sans le recours de tout atelier et de ses employés.

          Les technologies évoluent vite, trop vite peut-être. Lorsqu’elles apparaissent, elles semblent révolutionnaires, et nombreux sont ceux qui n’auraient pas misé une pièce sur elles. Le fait est que l’on s’y habitue très rapidement sans même s’en rendre compte que la veille on n’y croyait pas une seconde.

          L’avenir nous dira comment les choses évolueront concernant les fablabs. Mais l’histoire des technologies (tel que l’impression, la téléphonie, la photographie, le cinématographe, internet etc…) montrent que c’est toujours les mêmes types de rengaines auxquelles nous avons droits.
          Entre ceux qui essaient de sortir du status quo et observent les choses avec émerveillement et enthousiasme, et ceux qui n’y voient qu’un phénomène de mode forcément passager, je vous laisse deviner quels sont ceux qui de tout temps on fait avancer l’histoire.

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          • yt75 le 7 décembre 2012 - 12:47 Signaler un abus - Permalink

            lol, et réduire les technologies à celles liées à la diffusion de l’information c’est quoi ?

            Les hauts fourneaux, le moteur à explosion, les bagnoles, les baraque, les immeubles, les engrais, les pesticides, les médicaments, les cordages, les bateaux, les avions, les réacteurs nucléaires, les plateformes de forage, les trains, les camions, les oléoducs, les gazoducs, les cargos, les hélices, les meubles, les radiateurs, les chaudières, les pelleteuses, les laminoirs ça n’est pas de la technologie ?

            Le viol du terme virtuel depuis les nineties a vraiment fait des ravages …

            Et pendant ce temps :
            http://iiscn.wordpress.com/2011/05/06/bataille-et-lenergie/

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            • Cheval le 7 décembre 2012 - 12:59 Signaler un abus - Permalink

              Désolé si je n’ai pas fait un listing exhaustif et ai cherché à rester dans le sujet au lieu de parler de pétrole.

              L’abus de troll fait vraiment fait des ravages…
              Sur ce, je vous laisse vous défouler, vous en avez bien besoin.

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            • Consuelo le 5 mai 2014 - 16:37 Signaler un abus - Permalink

              I came, I read this article, I coeqdernu.

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      • poneY le 7 décembre 2012 - 13:37 Signaler un abus - Permalink

        Oui mais deux questions !
        C’est quoi l’enjeu de l’impression 3D : Le comfort ? On les prendra ou les ressources pour s’équiper ?

        C’est du gadget pour fabriquer du gadget, faut grandir, et vite !

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  • Bumblebee le 5 décembre 2012 - 0:27 Signaler un abus - Permalink

    Ce que j’aurais envie de repondre à la citation de coluche moi c’est le dicton «Donne un poisson à un homme, il aura à manger pour un jour; apprends-lui à pêcher, il aura à manger pour tous les jours de sa vie». Les resto donnent des poissons, les fablab aprennent aux gens à fabriquer et reparer eux meme leurs cannes à peche, et à partager leurs connaissances et experiences avec les autres.

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    • Jérome le 5 décembre 2012 - 9:09 Signaler un abus - Permalink

      Oui certes, mais seulement le jour où les fablab sortiront d’un entre soi et d’une futilité toute geek, de cet émerveillement technophile. En fait bien le jour où l’empowerment ne concernera plus seulement l’élite des classes moyennes (“l’élite de la classe ouvrière” comme dit H.Desroche à propos des structures l’économie sociale au XIXe), mais toute la base sous inspirée, maintenue dans sa minorité.

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    • gregor le 5 décembre 2012 - 16:05 Signaler un abus - Permalink

      Mon père aussi m’apprend à réparer des cannes à pêche, il n’a pas fait le MIT, il travaille à l’ancienne.

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  • yt75 le 5 décembre 2012 - 9:50 Signaler un abus - Permalink

    Que de vulgarité inculte …

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  • gregor le 5 décembre 2012 - 15:58 Signaler un abus - Permalink

    Il fallait leur parler de fab goulags, là, ils auraient tout de suite percuté !

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  • jnm le 5 décembre 2012 - 17:39 Signaler un abus - Permalink

    Il faudrait arréter de nous tartiner avec le soi-disant “premier” événement lié à la culture de la bidouille et du DIY ( do it yourself) à Saint Ouen en 2012: celà fait des années que des collectifs en France et dans le monde font des rassemblements et des événements où l’on voit toute sorte de bidouilleurs. Il y a même eu des festivals en France dont celà était la thématique, comme Mal au Pixel, Estive Numérique etc, ainsi que dans toutes les hackerfest en France depuis 2006, sans oublier les centaines de rencontres sur le sujet dans les années 70…sans oublier les formations permanentes à la culture DIY ( matériels libres, logiciels libres, ressources libres) y compris dans des villes dont le maire est communiste. Et n’oublions pas non plus que tous les squatts artistiques de France, les friches industrielles artistiques, sont des lieux où la culture du DIY est permanente depuis des décennies. Arrêtons de se focaliser sur la terminologie et l’idéologie du MIT, qui est au final vouée à faire émerger à bas coût de l’innovation prête-à-piller par les gros business. Promouvons nos propres modèles, qui tournent plus du côté des laboratoires ouverts, des hackerspaces, que du côté des pisse-papiers de la FING.

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  • Araknee le 6 décembre 2012 - 15:14 Signaler un abus - Permalink

    Il ya une question que je ne vois jamais abordée quand on parle du modèle économique des fab labs : qu’en est-il de la matière ?

    Qu’elles soit autoréplicantes, certes. Mais le monopole ne tourne pas autour de la construction des voitures ou de celle des imprimantes : plutôt autour de celle du pétrole et de l’encre.

    Qu’est-ce qui empeche les fab labs de suivre le parcourt des imprimantes traditionnelles ? C’est à dire, pas trop chère, qui travaille sur une matière très chère.

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    • yt75 le 6 décembre 2012 - 15:27 Signaler un abus - Permalink

      Autoréplicantes ! Mais les machines c’est aussi de la matière (avec des propriétés et raretés extrêmement diverses), sinon d’accord sur le pétrole et l’encre, et on pourrait dire que Mallarmé avait déjà vu ça (entre autres) :
      http://iiscn.wordpress.com/2011/05/15/mallarme-sur-le-beau-et-lutile/

      Et d’autre part ces histoires de fab labs, ça serait à considérer en parallèle de l’extrême concentration ayant lieu sur beaucoup de produits, comme les microprocesseurs par exemple. C’est un peu comme les 36000 distribs linux pour une version du noyau (et avec l’imaginaire quelque peu hypocrite qui va avec)

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    • jnm le 6 décembre 2012 - 16:00 Signaler un abus - Permalink

      c’est vrai, la matière première , métal, bois, plastique, polymères, résines est chère, de plus en plus chère. Les Fablabs sont des lieux où l’on recycle énormément. La matière brute est un des éléments du modèle économique d’un fablab: on l’achète sur place si elle est dispo, on l’amène si elle n’est pas dispo, on peut troquer de la matière, éventuellement contre des services. Enfin, les fablabs ou les laboratoires ouverts à dominante biologie s’intéressent énormément aux biopolymères, aux bactéries, aux algues, aux fibres naturelles, et comptent bien les exploiter dans les prochaines années.

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  • pluvinage le 6 décembre 2012 - 15:34 Signaler un abus - Permalink

    Pourtant, en 1926 , le gouvernement avait déjà bien compris le principe !
    ARTISANAT RURAL : LES ATELIERS AMBULANTS

    http://www.ina.fr/economie-et-societe/education-et-enseignement/video/VDD09005606/artisanat-rural-les-ateliers-ambulants.fr.html

    “les ateliers ambulants se déplacent de village en village pendant l’hiver. Chaque atelier comprend deux instructeurs, un menuisier-charron, un forgeron spécialiste agricole. Les camions transportant le matériel se rendent à Venosc, petit village de la vallée du Vénéon dans l’Isère. D’abord réticents, les villageois sont rapidement intéressés. Des séances sont réservées aux élèves du primaire de plus de 12 ans. Les habitants du village réparent les outils agricoles, fabriquent petits meubles en bois ou traîneaux, s’initient à la bourrellerie. Après le départ des camions-ateliers, l’artisan du village continue l’instruction.Il commence à moderniser son outillage et a acheté une forge. La fabrication des jouets découpés a été introduite dans les villages de montagne. Ces activités participent au maintien des populations dans leur village d’origin”

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    • jnm le 6 décembre 2012 - 16:06 Signaler un abus - Permalink

      génial ! on en rêve à nouveau ! c’est l’avenir. Dans la perspective des crises diverses à venir (économie, énergie, social, alimentaire etc), les zones rurales anciennement désertifiées seront les endroits où se dérouleront les innovations technologiques, sociales, économiques et environementales, car tout y est possible auprès de la nature, à la différence des villes qui sont des réservoirs de douleur.

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  • dagautier le 7 décembre 2012 - 0:16 Signaler un abus - Permalink

    Merci pour cet article, ainsi que la mission “d’évangélisme” ^^ au PCF.
    Merci également @PONEY pour son commentaire qui m’a permis d’équilibrer mon post
    http://dagautier.tumblr.com/post/37291247943/les-fab-labs-parlons-en

    Merci @GeoffreyDorne pour son illustration qui tombait àpic :o)
    et à @Ophelia dont j’adore les photos.

    Au plaisir de vous lire encore longtemps !!

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  • poneY le 7 décembre 2012 - 13:18 Signaler un abus - Permalink

    Lire @JNM pour la réalité des fablabs, quand à moi je lance bien trop d’idées non justifiées et véhémentes..

    Le PCF a raison d’interroger les nouveaux concepts et mouvements, il y a un réel exercice du politique derrière (qui peut confirmer ?). Le PCF est soumis à la mécanique des classes comme tous, à l’éclatement des langages et de l’information, mais pas ne semble pas affolé; il questionne, écoute, pense. Le débat est un outils plus fin que le sondage de masse et la côte de popularité. Mme Blanc nous ouvre cette univers et je trouve que cet article sincèrement intéressant.

    Je pense que le bricolage est ontologiquement égalitaire :Il faut parler aux pauvres, aux riches, à tous, pour apprendre la vie, et bricoler. Un concept de bricolage de classe comme le fablab, avec ses lieux, son temps, ses hommes, ses mythes et langages propres, n’est pas à même de créer un véritable contrat social. Le PMU d’en face sera toujours plus actif, ils ont des camions plateaux, des conseils, des tarifs sympas, des caisses à outils bien rodées. La prétention révolutionnaire du fablab se fait aujourd’hui – ou ce sera bientôt – rattraper par la réalité sociale du mouvement, qui est trop marketé pour être spontané, et ne représente ni plus ni moins qu’une communauté. Ce nouveauté genre de communautés dématérialisées (effet bulle web ?), sans Nom, réunies autour d’un concept creux fédérateur – au mieux concept à définir. L’antinomie du squat. Le concept du fablab ne peut pas intégrer de dimension révolutionnaire dans ce cadre trop exigu, surtout qu’il propose et scande l’innovation, aujourd’hui de plus en plus insupportable, et ne met pas du tout la technologie en question, ne pose aucune question d’ordre technologique – sinon purement technique. Il pourrait guider, autonomiser les gens, leur montrer que le papier est plus simple que le téléphone, et c’est sa magie primitive, c’est ce qu’il faut cultiver : le social. Appelons cela coopératives d’autoproduction, ou d’économie domestique, et envoyons le Bureau Central des Fablabs réviser ses pré-requis. Organisons des séances de désinscription Facebook (et Owni ?), des stages d’extinction de téléphone, interrogeons la marche à pied, l’agriculture, le Rien, mais surtout la cuisine et la couture ! On devrait sincèrement dire au pcf que le fablab n’est pas la solution, qu’il n’est pas une forme finalisée d’autoproduction collective mais plutôt un moyen de faire subsister le bricolage où le savoir-faire se perd, chez un certain public attiré, autour d’une formule “évenementiel” + “cabinet de curiosité” + “éthique dans tout les sens”. Le pire c’est Wikispeed, mais eux ils affirment clairement faire du conseil sur “la créativité en entreprise” pour empocher le pactole. Aux US le fablab management se développe à la vitesse des prouesses technologiques; ça se vend bien car c’est nouveau, ça fait de la matière pour meubler les business school (et l’ENSI..). Faut trier en fait, le DIY est plein de rampants.

    Car penser la technologie n’a rien à voir avec la technicité, l’accomplissement de compétences techniques mécaniques ou de programmation. Il faut interroger les sociétés, l’économie, l’art, la science et la liste ne sera jamais exhaustive. Je cite Feyerabend lecture de ce soir, qui invoque la pluralité des méthodes comme condition pour une exploration scientifique sincère : “Les exemples de Copernic, de la théorie atomique, du Vaudou, ou de la médecine chinoise, prouvent que me la théorie la plus avancée, et apparemment la plus sûre, n’est pas à l’abri d’une transformation ou d’un rejet total par des conceptions que la vanité de l’ignorance a déjà jetées aux poubelles de l’histoire. C’est ainsi que le savoir d’aujourd’hui peut devenir le conte de fées de demain, et que le mythe le plus risible peut éventuellement devenir un élément très solide de la science.”

    Secondement quand aux innovations des fablabs, aucun doute sur leur technicité, bravo là-dessus. Je doute seulement que le choix de développer des technologies modernes (bio/nano/info) soit en accord avec les perspectives et ambitions révolutionnaires des fablabs. Le Libre est dans la même problématique : il n’offre pas de nouveau rapport à la technologie pour l’utilisateur – sur les plans évolutifs et sociaux. Il propose comme nouveautés une méthode managériale sympa, un nouveau cadre déontologique du programmeur, une innovation et une économie linéaires face aux cycles boursiers calqués sur des phases de fusions-acquisitions et de transferts de portefeuilles technologiques.

    Je doute de ces technologies alternatives, je doute de cette “informatique des gentils”, des “robots du peuple”, des “biotechs responsables et libres”. Moi-même je fais de l’ingénierie écologique – c’est donc que j’interroge aussi et d’abord mes méthodes et recherches. A savoir que si 60 millions de français achètent Arduino, 60 millions de chinois leur fabriquerons un Arduino. Le révolutionnaire et le confort ne se concilient pas, aucune technologie moderne n’est moderée ou sans ambivalence, sinon par l’usage sage qui en est fait. Et qu’est-ce qu’un sage usage ? Il faut bosser sur nos relations à la technologie, et apprendre à la solliciter avant de chercher sa maîtrise; désapprendre nos usages habituels avant de réinventer des techniques. Jsuis partant

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    • Jérome le 12 décembre 2012 - 9:50 Signaler un abus - Permalink

      Ah. Vu les réactions, Poney, c’est compliqué la systémique…

      En même temps les enfants font leur éveille avec des outils de compréhension du monde dérisoires. Il y a les verbeux “être et avoir” alors qu’on pourrait chercher des impératifs à pouvoir et vouloir. Il y a la mécanique simple des nombres, quand faut attendre la fac pour faire des maths. Il y a nos ancêtres les gaulois, alors qu’il y a les Huns et les autres…

      Heureusement, mal armés, ces petits profiteront, l’âge adulte confirmé, d’une techno-surface toujours plus approfondie, à laquelle ils adhéreront sans trop de difficultés. C’est que leur minorité facilite l’émerveillement devant les textures automates.

      Et moi petit qui pensais que le PCF c’était “Allez les gars! Collectivement, il ne nous reste plus que quelques générations avant de sortir de la caverne!”. Ça s’appelait l’espoir, c’était moteur

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  • miluz le 7 décembre 2012 - 13:52 Signaler un abus - Permalink

    Le grand soir, rien que ça? Vous voudriez attirer des regards anarchistes je suppose.

    Pour qui refuse de faire de la politique, les bricoleurs du web du dimanche sont assez.. impliqués, je trouve en ce moment. Alors comme ça, on se la joue révolutionnaires? En allant voir des communistes!!!!! Yep, beau geste. Mais comme on vous dit, il n’y a pas de différence avec les autres. Avez-vous lu Marx avant d’en parler? Vous n’avez rien contre le capitalisme, c’est pour ça.

    Donc je résume : Fab Lab, les ateliers High-tek des jeunes mâles occidentaux, cocoon des futurs ingénieurs et donneurs d’ordres des machines-outils de la 3ème révolution industrielle (entre parenthèses, qui va comme les autres s’écraser dans quelques temps contre l’implacable destruction de valeur que subit l’organisation mondiale du travail salarié).

    Rien à voir, aux suivants!

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  • Plop le 8 décembre 2012 - 10:56 Signaler un abus - Permalink

    C’est quoi un Fablab à part un loisir cher de type bricolage pour gens qui on a la fois des moyens et fait des études ?

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  • Bertrand le 10 décembre 2012 - 10:25 Signaler un abus - Permalink

    “Il faudrait des heures pour élaborer une réponse complète.”

    Sabine Blanc, pour vous épargner de la peine, vous auriez pu leur lire le texte que j’ai écrit suite à vos articles:

    http://sniadecki.wordpress.com/2012/11/16/louart-fab-labs/

    “Ne pas être en retard pour une fois.”

    Les staliniens sont toujours en retard d’une révolution. De nos jours, l’avant-garde fait la critique du progrès (voir NDdL ou NoTav).

    A la prochaine!

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  • Georges le 10 décembre 2012 - 12:05 Signaler un abus - Permalink

    “Nous, on veut le grand soir.”

    Des obscurantistes scientistes!

    Le PCF, pour le nucléaire et la bidouille?

    DIY, pour le PCF, c’est “Gère toi-même tes déchets nucléaires, ta dose de radioactivité et ton cancer”?

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  • lecroutonnard.zz.mu le 27 avril 2013 - 15:07 Signaler un abus - Permalink

    Surtout ne m’en voulez pas de ce commentaire qui pourrait, par mauvaise interprétation, paraitre réactionnaire, mais j’ai beaucoup de mal avec le style littéraire que je lis sur ce site.

    Les infos y sont interessantes, mais diantre, que d’anglicismes et autre bras d’honneur , voire même d’offenses aux règles grammaticales de base des cours élémentaires, et aux règles de la sémantique et de la poésie qui sont les caractéristiques de notre langue…
    Nonobstant que le sujet est passionnant, par pitié, ne laissez pas croire que l’avenir de la littérature française et de notre langue passe inéluctablement par un jargon technicisé anglo-saxon, qui fait ressembler nos proses à des traductions automatiques de Google.

    Nous ne sommes pas obligés, et celà leur ferait bien trop plaisir…(Aux Saxons…)

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  • rateidealia le 4 septembre 2013 - 7:37 Signaler un abus - Permalink

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