Sandy, histoire vraie images fausses

Le 1 novembre 2012

L'ouragan Sandy a déclenché une tempête d'images plus ou moins crédibles de l'évènement. Jean-Noël Lafargue déchiffre le phénomène, et explique que la vérité n'est pas forcément essentielle au processus de restitution émotionnelle de l'instant.

L’ouragan Sandy, rapidement rebaptisé Frankenstorm, a atteint New York avant-hier, y causant aussitôt une dizaine de morts. Le quotidien Libération a alors publié un article titré Sandy touche terre et fait ses premières victimes, ce qui semble un peu léger, puisqu’avant d’atteindre la côte Est des États-Unis, le cyclone a tout de même fait au moins soixante-quinze morts dans les Caraïbes, dont cinquante sur la seule île d’Haïti1.

Frankenstorm menaçant New York / une tempête dans le Nebraska, photographiée par Mike Hollingshead.

Le cliché ci-dessus à gauche, qui représente l’ouragan en train de menacer New York a été partagé plus d’un demi-million de fois sur Facebook. Beaucoup, y compris parmi ceux qui ont diffusé cette image, ont eu des doutes sur sa véracité, notamment puisqu’il anticipait sur les évènements. Vérification faite, il s’agissait bien d’un montage entre une vue classique de la statue de la liberté et une tempête de 2004 dans le Nebraska.

Cela m’a rappelé un cas sur lequel je suis tombé en préparant mon livre. Une agence d’images sérieuse proposait à la vente une photographie impressionnante censément prise à Haïti il y a deux ans, où l’on voyait des palmiers noyés par une vague géante [ci-dessous]. Jolie image, mais qui me posait un problème car il n’y a pas eu de tsunami en Haïti en 2010. Alors j’ai fait quelques recherches…

Vérification faite, la photographie en question s’avère être un recadrage et une colorisation d’un cliché pris à Hawaïi en 1946 par Rod Mason, un simple amateur qui se trouvait alors directement menacé par le tsunami Hilo, qui a causé en son temps la mort de cent soixante personnes. Un photographe indélicat avait vendu à l’agence cette image ancienne, qui ne lui appartenait pas, remixée en tant que photographie d’actualité récente.

Revenons à Sandy. Plusieurs montages faciles à identifier ont été réalisés en incrustant des titres d’actualité à des captures issues des films-catastrophe de Roland Emmerich : Independance Day (1996), The Day After Tomorrow (2004) et 2012 (2009), ou encore en utilisant des images du film coréen The Last Day (2009).

Les titres d’actualité de Fox News incrustés sur une image issue du film The Day After Tomorrow.

Parmi les images qui ont beaucoup circulé, on a aussi pu voir un certain nombre de photographies de requins circulant dans les villes inondées. Je ne suis pas certain qu’il y ait beaucoup de requins aussi haut qu’à New York à la fin du mois d’octobre, ces animaux n’aimant pas les eaux froides, mais l’idée du requin qui se balade dans le jardin est délicieusement effrayante.

Parmi les images très populaires, il y a aussi eu celle de ce restaurant McDonald’s inondé :

…Il s’agit en fait d’un photogramme extrait d’un film réalisé en 2009 par les artistes danois Superflex et intitulé Flooded McDonald’s, c’est à dire littéralement McDonald’s inondé.

Toutes ces images, déjà factices ou sorties de leur contexte ont assez rapidement suscité des parodies, bien sûr.

L’image ci-dessus à gauche cumule diverses menaces de cinéma : Godzilla, le requin géant des dents de la mer ou de Shark attack, des soucoupes volantes, le marshmallow man du film Ghostbusters. On retrouve aussi Godzilla derrière la statue de Neptune de Virginia Beach.

Dès que l’on parle de catastrophe à New York, comment se retenir de penser au cinéma ? Le problème s’était déjà posé le 11 septembre 2001. Nous avons vu cette ville si souvent détruite : Godzilla (1998), La guerre des mondes (2005), Cloverfield (2008), Avengers (2012),…

Parmi les images de reportage qui ont été produite par des photographes professionnels pour des médias d’information, on en trouve beaucoup qui elles aussi semblent s’adresser à notre imaginaire de cinéphile plus qu’autre chose :

Haut : Bebeto Matthews. Bas : Andrew Burton.

Composition soignée, éclairage dramatique, couleurs étudiées, ces photos sont belles avant d’être informatives, et ont sans doute été retouchées dans ce but.

Quant aux photos d’amateurs, elles sont encore plus troublantes, car beaucoup ont envoyé sur Facebook ou Twitter des témoignages parfois dramatiques de ce qu’ils voyaient, mais modifiés par les filtres fantaisistes d’Instagram :

Des reportages amateurs publiés à l’aide d’Instagram par (de haut en bas et de gauche à droite) Caroline Winslow, @le_libron, @bonjomo et Jared Greenstein.

Ces images prises avec des téléphones portables se voient donc appliquer des couleurs rétro, passées, ou d’autres effets censés rappeler la photographie argentique.

Finalement, les seules images qui semblent un tant soit peu objectives, ce sont celles qui sont prises par des caméras de surveillance ou des webcams :

Je ne suis pas sûr qu’il rimerait à quelque chose de faire des statistiques pour le vérifier, mais il semble que la très grande majorité des images que nous recevions de l’ouragan Sandy et de ses effets sur la côte Est des États-Unis, une histoire “vraie”, soient des images “fausses”, c’est-à-dire qui s’écartent sciemment de l’illusion du témoignage objectif : montages, retouches, images d’archives, images d’actualité ayant l’apparence de photos d’archives, pastiches, images extraites de films. Et il n’est pas forcément question de tromperie, puisque c’est le public, par les réseaux sociaux, qui sélectionne les images qui circulent, qui les diffuse et, parfois, qui les crée.

C’est le public aussi qui effectue des enquêtes sur les images et qui fait ensuite circuler en pagaille des démentis (parfois douteux ou incomplets) pour signaler que telle image est ancienne et que telle autre est falsifiée. Le public n’est pas forcément désorienté, pas dupe de la confusion, il y participe sciemment, peut-être suivant l’adage italien se non è vero è bene trovato : si ce n’est pas vrai, c’est bien trouvé.

La question n’est donc peut-être pas de chercher à transmettre une vérité sur ce qu’il se passe à New York, mais juste de répondre à un évènement par des images et donc, par un imaginaire.


Article publié à l’origine sur le blog de Jean-Noël Lafargue, Hyperbate.

  1. Rien à voir, mais j’ai appris aujourd’hui que la dette publique d’Haïti (10 millions d’habitants) était un peu inférieure à la dette de la ville de Levallois-Perret (26 000 habitants). Comme dit le proverbe, on ne prête qu’aux riches. []

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  • Bounty le 1 novembre 2012 - 12:58 Signaler un abus - Permalink

    Pour info: l’idée que les requins ne vivent pas en mer froide est fausse.

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  • Sven le 1 novembre 2012 - 12:59 Signaler un abus - Permalink

    La Guerre de Mondes de Spielberg se déroule entre le New Jersey et Boston mais en aucun cas à New York.

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    • Jean-no le 1 novembre 2012 - 13:14 Signaler un abus - Permalink

      Dans le scénario, c’est vrai, ça ne se passe pas à New York. Mais à l’image, si. Le tournage a en grande partie eu lieu à New York (et par ailleurs le New Jersey n’est pas bien loin de New York).

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      • Sven le 1 novembre 2012 - 14:21 Signaler un abus - Permalink

        “En grande partie” même pas, seulement la fin, dans une partie assez peu détruite à l’image censée représenter Boston. (http://www.imdb.com/title/tt0407304/locations)
        Et vu que la ville n’es pas nommée ni représentée par ses symboles-types : Statue de la Liberté, Time Square,…
        Quand au choix du New Jersey, je ne pense pas pas qu’il soit anodin, le destruction se situe à un échelle plus “communautaire” et “humaine” que celle de Manhattan par les flammes dans ID4, pour prendre un autre exemple plus en rapport avec l’article.
        (Tout ça est un peu du pinaillage mais bon…)

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        • Jean-no le 1 novembre 2012 - 14:46 Signaler un abus - Permalink

          Je crois que le choix du New Jersey est une référence directe à la version d’Orson Welles. Mais si Manhattan est absent du film, Spielberg y pensait très fort puisqu’il a bien dit que c’était son film post-11/09, le film de quelqu’un qui a cessé de croire que celui qui vient d’ailleurs est forcément bienveillant.

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          • Sven le 1 novembre 2012 - 15:16 Signaler un abus - Permalink

            “Nous avons vu cette ville si souvent détruite : [...] La guerre des mondes (2005) [...]”
            Il n’empêche que cette phrase est plus ou moins incorrecte. Non, le spectateur n’a pas vu New York détruite dans la Guerre des Mondes puisque l’action ne s’y déroule pas (et ce quelque soit le lieu de tournage, New York, Tombouctou ou Melun, et quelque soit les renvois symboliques).

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            • Jean-no le 1 novembre 2012 - 15:38 Signaler un abus - Permalink

              Ce que j’adore quand un de mes articles change de support (originellement : mon blog), c’est que d’un coup tout le monde veut me donner des leçons. Je sens moins une question bienveillante d’échange d’informations qu’une question de domination. Je me trompe ? Mais je ne suis pas journaliste : si je me trompe, je rectifie, je complète, je discute, mais je n’ai pas une vérité à vendre, juste un point de vue personnel et une réflexion en mouvement.

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              • Sven le 2 novembre 2012 - 13:41 Signaler un abus - Permalink

                Heu… Je n’ai personnellement rien à gagner à vous faire soit-disant admettre que vous avez tort. Je tiens juste à vous signaler qu’un des éléments de l’article me parait faux ou au mieux approximatif, et qu’il serait mieux pour vous mais surtout pour le lecteur que vous rectifiez ce passage.
                Je ne vous oblige à rien, j’expose mes arguments, libre à vous de laisser ce que vous voulez dans votre article.
                Si j’avais lu cet article sur votre blog, j’aurais fait de même, je ne vois pas pour quelle raison un blog supporterait plus l’approximation qu’un site.

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                • Jean-no le 3 novembre 2012 - 10:38 Signaler un abus - Permalink

                  En fait ça fait longtemps que j’ai tenu compte, sur mon blog, des remarques que l’on m’a faites. Je n’ai pas le moyen de modifier un article ici.

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  • Rob Nelson le 1 novembre 2012 - 13:17 Signaler un abus - Permalink

    “Images fausses” , “images qui semblent un tant soit peu objectives”… expressions un tant soit peu légères, surtout quand on prétend disserter sur la valeur informative des images et expliquer à tout le monde qu’il faut faire attention à ne pas se “faire avoir” par tel ou tel diffuseur, être vigilant quant aux imbécilités colportées par les uns ou les autres par manque de culture de l’image. Et vous le savez sûrement !

    Il n’existe pas d’images vraies ou d’images fausses : toutes les images suivent un processus de production, qui mérite d’être décrit, certes, si l’on veut que les spectateurs les replacent dans leur contexte et se contruisent une opinion avec ou à partir d’elles. Rien à voir avec le vrai, le faux et l’objectivité. Sinon que faire de l’imagerie religieuse du Moyen-Âge ? Pas de perspective, un traitement codé/abstrait des personnages… Elle ne me paraît pas “fausse” ou plus “subjective” pour autant.

    Ce qui eût été ainsi intéressant de “dénoncer” dans ces diffusions, c’est probablement l’absence de légende, de cartel pour aider à comprendre dans quel contexte elles ont été produites. Et une prise de recul quant à l’idée communément admise que ce qui nous est montré dans une image photo-réaliste est “vrai” (abus dont votre article fait le lit) eût également été la bienvenue.

    Désolé pour la leçon de choses, mais bon.

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    • Pierre de Taille le 1 novembre 2012 - 13:36 Signaler un abus - Permalink

      J’ai l’impression que vous confondez l’information et le divertissement. Les images “fabriquées” ne sont pas de l’information, et les mettre sur le même plan que de réelles images de photographes de presse favorise la confusion des genres. À ce compte-là, avec les ressources d’Internet, on peut fabriquer n’importe quelle image sur n’importe quel événement sans sortir de chez soi. Ce n’est plus de l’information, et pour ma part, je refuse cette confusion des genres. Toutes les images ne se valent pas.

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      • Rob Nelson le 1 novembre 2012 - 13:51 Signaler un abus - Permalink

        J’apprécie cet argument, mais suis convaincu qu’il autorise justement la tromperie. À mon sens, toutes les images se valent, par nature, parce que justement toutes “fabriquées” et toutes bien “réelles” pour employer vos mots… un appareil-photo serait-il plus à même de produire des images “réelles” que photoshop ? Les photos qui en sortent sont-elles moins “fabriquées”, artificielles ? Ne faut-il pas choisir un cadre lorsque l’on prend une photo ? N’y a-t-il pas un logiciel dans l’appareil qui traite l’image ? A-t-il été conçu par dame Nature ?

        Encore une fois, les expressions telles que “images réelles”, “images fabriquées” font le lit de l’idée selon laquelle il existerait des images dignes de confiance absolue. Or il est justement impératif que toutes les images soient traitées avec le même sens critique, à l’heure du bombardement médiatique dont nous faisons l’objet.

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        • Pierre de Taille le 1 novembre 2012 - 23:19 Signaler un abus - Permalink

          Je ne suis absolument pas d’accord avec vous (en toute courtoisie). Je prends une photo de l’ouragan avec mon appareil, c’est de l’information. Je fabrique une image avec plusieurs éléments de provenance diverse, c’est de la tromperie dans le cadre de l’information générale sur cet ouragan. Je ne transige pas là-dessus, c’est vraiment la différence entre un vrai travail d’information et “l’infotainment”, qui pour moi est le dévoiement du journalisme. Je ne peux pas accepter l’idée que toutes les images se valent, par rapport à la vérité des faits. Quand tout le monde peut poster tout et n’importa quoi sur Internet (ce qui a priori ne me dérange pas), j’exige de faire la différence entre les sources fiables et les autres.

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    • Jean-no le 1 novembre 2012 - 13:58 Signaler un abus - Permalink

      Je parle d’images “fausses” dans le titre, car il s’agissait de faire une opposition vrai/faux rapide, mais l’article est un peu moins manichéen tout de même :-)
      Je suis au courant qu’une image est juste une image et je vous trouve dur lorsque vous m’accusez de légèreté lorsque je parle d’“images qui semblent un tant soit peu objectives”, car la formule me semble justement très prudente.
      Par ailleurs, je ne dénonce strictement rien, j’observe, je trouve tout ça assez fascinant et c’est ce que je cherchais à transmettre. En fait, il me semble qu’on entre dans une ère où la naïveté vis à vis de l’image est plutôt moindre qu’elle n’a jamais été.

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  • Noat le 1 novembre 2012 - 14:09 Signaler un abus - Permalink

    Mettre les photo-montages et autres mèmes sur le même plan que les photos retouchées sur Photoshop ou Instagram, c’est un peu gros.

    A ce moment-là, c’est toute l’imagerie de la presse en ligne qui est fausse.

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    • Jean-no le 1 novembre 2012 - 14:50 Signaler un abus - Permalink

      La question n’est pas forcément vrai/faux, malgré le titre de l’article. Je considère que les images, même pseudo-objectives (“pros”) sont le produit d’un imaginaire et à leur tour, nourrissent un imaginaire. Cela ne les empêche pas de rendre compte de quelque chose, bien sûr.

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  • DomC le 2 novembre 2012 - 9:30 Signaler un abus - Permalink

    Laisse tomber Jean No …c’est rien qu’une bande de prétentieux mal lunés…bornés en plus :)

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  • Betty_Byrd le 2 novembre 2012 - 11:16 Signaler un abus - Permalink

    Votre article est intéressant, mais je ne comprends pas votre reproche quant aux images des journalistes professionnels (je dis journaliste car un photo-journaliste est avant tout un journaliste comme les autres).

    Vous parlez des détournements d’images, des retouches et incrustation, et quand vous avez sous les yeux des images réelles, vous les trouvez “belles avant d’être informatives”. Je ne comprends pas, étant moi même professionnel, en quoi le fait d’avoir un cadrage soigné ou une belle lumière vous détourne de l’information ? Remettez-vous en cause un article bien écrit de peur qu’il serait non représentatif de la réalité ? Ou alors un documentaire télé bien réalisé serait un mensonge ?

    Devons-nous donc nous mettre au niveau des millions d’utilisateurs d’Instagram et autres youtube, avec ces images illisibles, irresponsables (et surtout gratuites pour les rédactions) pour que les gens continuent de croire à tord que la “vraie” information ne vient pas du professionnel mais de celui qui la vit ? Parce que le journaliste qui a les pieds dans l’eau au pied du pont de Brooklyn ne vit pas l’information non plus ?

    Et puis ci ces images vous rappellent les film (mauvais) de Emmerich , alors celle de la guerre en Afghanistan doivent vous rappeler la Chute du faucon Noir, j’imagine. Essayez peut être de penser à l’envers, la photographie était là avant Hollywood …

    Je n’aborderai même pas le thème d’objectivité journalistique … ! Ni l’obligation de publication d’image accompagnée d’une légende explicative.

    La conclusion de votre article me laisse perplexe.

    J’ai lu dans les commentaires la phrase suivante : “Mais je ne suis pas journaliste : si je me trompe, je rectifie, je complète, je discute, mais je n’ai pas une vérité à vendre, juste un point de vue personnel et une réflexion en mouvement.”

    Les journalistes n’ont pas de vérité à vendre. Les journaux surement. Il n’empêche que vous êtes l’auteur d’un billet sur une actualité. Vous donnez votre point de vue que vous diffusez à grande échelle et que des centaines voir milliers ou millions de lecteurs sont susceptibles de lire. Vous parlez de domination, c’est en effet vous qui avez le pouvoir. Maintenant il vous est également nécessaire d’être responsable de ce que vous écrivez et pensez.

    Mais n’oubliez jamais que c’est avant tout le spectateur qui est le principal responsable de l’actualité qu’il absorbe et comme vous l’avez signalé vous même, il n’est pas toujours dupe.

    A bon entendeur !

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  • Louis le 2 novembre 2012 - 11:37 Signaler un abus - Permalink

    Mais où avez-vous trouvé toutes ces images? Quelles sont les source?

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    • Jean-no le 3 novembre 2012 - 11:17 Signaler un abus - Permalink

      Il s’agit d’un article consacré aux images “qui circulent sur Internet”. Je pense que ça répond à votre question : ces images “circulent sur Internet”. J’ai pris précisément des visuels que j’ai vu repris sur Twitter, Facebook, dans la presse aussi (très intéressée par l’arrivé d’Instagram dans l’actualité).

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  • home le 30 novembre 2016 - 7:08 Signaler un abus - Permalink

    jngvxykijrfnpxwuyma

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  • [...] Sandy, histoire vraie images fausses. [...]

  • [...] ” L’ouragan Sandy, rapidement rebaptisé Frankenstorm, a atteint New York avant-hier, y causant aussitôt une dizaine de morts. Le quotidien Libération a alors publié un article titré Sandy touche terre et fait ses premières victimes, ce qui semble un peu léger, puisqu’avant d’atteindre la côte Est des États-Unis, le cyclone a tout de même fait au moins soixante-quinze morts dans les Caraïbes, dont cinquante sur la seule île d’Haïti1. [...]

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