Copenhague et les ambitions de Jean-Louis Borloo
Cette semaine, Jean-Louis Borloo avait invité quelques blogueurs à une causerie au coin du feu sur les ambitions de la France pour le sommet de Copenhague.
Cette semaine, Jean-Louis Borloo avait invité quelques blogueurs à une causerie au coin du feu sur les ambitions de la France pour le sommet de Copenhague. Petit comité, chaises rapprochées, questions ouvertes et pas d’intervention pour guider les discussions, et une personnalité politique réputée pour faire peu de cas du formalisme : toutes ces caractéristiques constituaient un format a priori intéressant pour favoriser les échanges.
Jean-Louis Borloo a répondu, longuement, très longuement, aux questions. Son plan “justice-climat” n’a été que brièvement présenté car déjà couvert amplement par les médias, les questions ont surtout porté sur les enjeux, l’avant, et l’après.
Etrange ambiance au final : Borloo a parlé, beaucoup parlé, et nous n’avons pas toujours osé l’interrompre. Parmi les points marquants :
- >> les décisions doivent être prises rapidement pour passer aux modalités de mise en oeuvre des plans nationaux
- >> l’idée d’arriver à Copenhague avec un plan déjà soutenu par l’Afrique et certains pays insulaires permet de peser dans les négociations. La Chine aurait déjà indiqué que le programme lui convenait, la Russie ne manifesterait ni enthousiasme ni d’animosité.
- >> le Grenelle de l’Environnement a vu nombre de parties prenantes commencer par se rejeter la faute avant de se décider à agir, il s’agit de ne pas tomber dans le même piège de la “patate chaude” et du “toi d’abord”
- >> les pays industrialisés devront faire davantage d’efforts et les pays en développement ne peuvent brader leur propre développement
- >> il faut dédramatiser le sujet : le Grenelle a créé des contraintes collectives en France, et manifestement cela n’est pas vécu comme un drame dans nos quotidiens individuels
- >> les opinions publiques doivent montrer qu’elles sont prêtes à faire les efforts nécessaires et que les comportements responsables (énergie, transport) doivent faire l’objet d’une compétition positive
- >> Borloo est optimiste sur un financement par taxe sur les transactions financières, parce que la crise a touché sévèrement les budgets et que les caisses sont vides
- >> si le plan ne passe pas, le Ministre souhaite éventuellement signer un accord multilatéral, autant dire que c’est bien plus compliqué
Des étudiants du CFJ ont pris des images pour L’Express.
Les ambitions de Jean-Louis Borloo sont assez claires : faire passer son projet avec à la clé des efforts importants sur les émissions de CO2, des changements dans les sources d’énergie, et des financements pour participer au développement. Fait appréciable, le Ministre n’a pas versé dans le satisfecit politique ni les déclarations triomphantes.
Si sa description des coulisses de ce projet et son envie semblent convaincantes, on a de quoi trouver cela finalement peu ambitieux au regard des enjeux. Par exemple, l’agriculture et les forêts sont absents de ces négociations, or c’est bien là que se joue l’essentiel pour le climat mais aussi le développement humain. Le méthane, dont les effets sur le réchauffements sont largement plus importants que le CO2, n’est pas abordé non plus. Alors la France se veut chef de file et bon élève, mais réduire de façon importante les émissions de CO2, est-ce vraiment suffisant ?
Au sortir de cette rencontre, le Ministre, plutôt chaleureux et animé d’une envie de convaincre et de bien faire, m’a laissé une impression étrange : d’un côté un réalisme marqué sur les mécanismes des décisions internationales et une certaine transparence sur les intentions appuyée de petites phrases choc, de l’autre le sentiment que ce qui se joue là est encore trop épidermique et que le climat n’est pas tout à fait pris au sérieux par les chefs d’Etat. Un écosystème est un ensemble complexe d’interactions, agir sur un facteur change les équilibres mais cela ne suffit pas pour bouleverser l’ensemble.
Notons au passage que malgré les sollicitations, cela n’a manifestement pas enthousiasmé les foules pour proposer des questions sur Owni ou Twitter.
Le sommet commence aujourd’hui. Nous verrons si les projets ambitieux peuvent faire l’objet d’un consensus.

Copenhague : Annulons le sommet de la dépopulation !
Par Helga Zepp LaRouche (www.solidariteetprogres.org)
Le sommet de l’ONU sur le climat, qui se tiendra à Copenhague du 6 au 18 décembre, avec la participation de 193 nations, 65 chefs d’Etats et de gouvernement et 20 000 délégués, repose sur une fraude gigantesque et doit être immédiatement annulé. Il ne s’agit pas uniquement d’économiser les frais d’un évènement dont le seul but est de promouvoir le malthusianisme, mais d’empêcher l’instauration de facto d’un gouvernement mondial.
Alors que plus de mille scientifiques ont pris leurs distances avec la thèse du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) sur un réchauffement global causé par l’activité humaine, les manipulations incroyables, récemment révélées par des pirates informatiques qui ont intercepté les courriels de certains chercheurs de l’Unité de recherche sur le climat (CRU) de l’université d’East Anglia, en Angleterre, fournissent la preuve ultime du caractère frauduleux de cette affaire.
En réalité, les données statistiques brutes, non corrigées, provenant des stations météorologiques, indiquent peu ou pas de changement au cours des 150 dernières années. La moitié des observatoires décèlent même un léger refroidissement et constatent au contraire que depuis environ dix ans, nous assistons à un refroidissement global ! A quoi bon donc, une campagne aussi onéreuse pour prouver le contraire ?
La réponse est claire : à part toute une armée de spéculateurs, qui voient dans le commerce des émissions de CO2 une nouvelle opportunité pour faire les poches de la population, il s’agit essentiellement d’une politique de l’Empire britannique, ou, plus précisément, du prince Philip d’Edimbourg. Ce dernier a exprimé à plusieurs reprises son souhait explicite de se réincarner en virus mortel, afin de contribuer plus efficacement à réduire la population. Le 12 novembre, le patron américain du Fonds mondial de la nature (WWF), organisme cofondé par le prince Philip, déclara à la presse : « Nous estimons fondamental pour le Président Obama de se rendre à Copenhague, afin de regarder les autres dirigeants dans les yeux, de leur communiquer notre engagement en tant que pays et d’obtenir le leur. » Et Obama d’annoncer promptement, revenant ainsi sur ses déclarations antérieures, qu’il ira à Copenhague le 9 décembre.
De plus, il est monstrueux qu’une organisation officielle de l’ONU, en l’occurrence le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), et le gouvernement danois veuillent mettre officiellement la question de la réduction de la population à l’ordre du jour du sommet sur le climat. Selon le journal danois Berlinske Tidende, la ministre danoise du Développement, Ulla Toerness, a admis le caractère controversé de cette proposition qui, dans plusieurs pays, demeure tabou. Mais puisqu’il y a un lien entre croissance démographique et changement climatique, cette proposition remporte aussi le soutien complet du Premier ministre danois.
L’organisation britannique Optimum Population Trust (OPT), qui mène une croisade ouverte en faveur d’une réduction démographique globale, affirme dans une étude que l’une des meilleures façons de combattre le prétendu « réchauffement global » consiste à empêcher les naissances, parce qu’éviter la naissance de nouveaux « pollueurs » est un moyen bien moins coûteux d’endiguer la « catastrophe climatique » que d’acquérir des sources d’énergie renouvelable. Selon l’étude, on pourrait empêcher un demi-milliard de naissances, et donc 24 milliards de tonnes de CO2 sur les 40 prochaines années, ainsi qu’une dépense de 200 000 milliards de livres sterling.
Tout aussi révélateur est le fait que, selon le magazine Forbes, les « 14 personnes les plus riches du monde », qui ne sont pas les moins étrangères à l’économie de casino que nous subissons aujourd’hui, se sont déjà réunies le 5 mai de cette année chez le président de l’université privée Rockefeller. Pour Bill Gates, Warren Buffett, Michael Bloomberg, George Soros, Peter Petersen, David Rockefeller Jr. et d’autres participants à ce cénacle, la croissance démographique représente assurément la pire menace environnementale, sociale et industrielle de notre époque.
Par ailleurs, le 5 juin, se déroulait à la London School of Economics la conférence préparatoire au sommet de Copenhague, organisée par le Policy Network, le think-tank de Tony Blair. Celui-ci, dont la paternité de la guerre en Irak fait aujourd’hui même l’objet d’une enquête en Grande-Bretagne, y a prononcé le discours d’ouverture, soulignant la nécessité d’un « changement révolutionnaire d’attitude ». Pour cela, les Etats-Unis devraient, à eux seuls, réduire leurs émissions à un dixième de leur niveau actuel ! Blair a clairement estimé que le plus gros problème est que la Chine veuille réaliser « la plus grande industrialisation que le monde ait jamais vue ».
Lors d’une conférence de trois jours sur le thème de « la grande transformation », organisée à Essen, en Allemagne, par la Fondation Mercator en collaboration avec l’Institut du climat de Potsdam et de Wuppertal, on pouvait lire dans le prospectus présentant le panel du quatrième groupe de travail : « Les sociétés démocratiques peuvent-elles faire face aux effets de profonds changements du climat global, ou des régimes autoritaires seraient-ils plus à même de mettre en oeuvre les mesures nécessaires ? » L’un des participants, Hans-Joachim Schellenhuber, qui dirige l’Institut du climat de Potsdam, y avait récemment invité le prince Charles à une « discussion d’experts sur les thèmes de l’environnement et du climat ». (Schellenhuber est par ailleurs dignitaire de l’ordre britannique le plus prestigieux, l’Ordre de la Jarretière.)
On ne peut qu’être d’accord avec Lord Christopher Monckton dans son analyse de l’imposture climatique et de la conférence de Copenhague : il s’agit bien, en effet, d’une tentative d’établir un gouvernement mondial non élu, jouissant de pouvoirs considérables et sans précédent. Pris en flagrant délit de mensonge, un petit groupe de « scientifiques » est désormais reconnu coupable d’un acte frauduleux et criminel. L’ex-ministre des Finances britannique, Lord Nigel Lawson, rejoint par tout un groupe d’autres Lords, auteurs et journalistes, vient de lancer un nouveau site internet, ainsi qu’une Fondation de politique du réchauffement climatique (GWPF), voués à combattre cette imposture.
Hélas, il ne fait aucun doute qu’un consensus existe dans le camp pro-britannique de l’Establishment international pour répondre à la crise systémique financière mondiale par un nouveau fascisme, sous lequel les pauvres, faibles et malades seront sacrifiés aux intérêts spéculatifs.
Une telle politique tombe sous le coup des Lois de Nuremberg de 1946. Quiconque entend participer à la conférence de Copenhague devrait y réfléchir. Après tout ce que le grand public vient de découvrir, il n’y a qu’une solution raisonnable : annuler au plus vite ce sommet.
Appel envoyé par David C. – david.cabas.over-blog.fr