« 10 bonnes raisons de ne pas croire au streaming »

Dans le cadre de son étude des bonnes pratiques, l’éminent futuriste multimédias Jean Gonzague Saint Broute livre, en 10 points d’une rare pertinence, ses doutes sur le fameux modèle du streaming.

- Futuriste Multimédias

- Diplomé de la JGSB High School of Telematics, « Master of Musical Telematics & Digital Strategy en ligne ».

- Fondateur de la société 3614 Music.

-Auteur de :

- «  Punk Rock : Savoir Gagner pour Réussir grâce aux nouvelles technologies de l’information. » (JGSB Editions)

« La télématique de demain au service de l’artiste mutimédia d’aujourd’hui. » (JGSB Editions)

- «  Sauver le 45 tours à l’heure du numérique » (JGSB Editions)

- « La pop music face au défi informatique » (JGSB Editions)

«  Protocole Ethernet et Musiques Amplifiées  » (JGSB Editions)

Outils sociaux interactifs :

Compte Twitter : http://twitter.com/3614music

J’entends de ci de là, dans les colloques, les soirées entre amis et même dans les surprises-parties, des voix s’élever pour vanter le modèle dit du « streaming » (sorte de « ruisseau musical », si j’ai bien saisi).

Ayant le sentiment que l’échange de bonnes pratiques et le débat d’idées nourrissent la pensée unique (qui s’avère la meilleure, puisque tout le monde pense la même chose, ce qui fluidifie les échanges), je vous livre le fruit de mes réflexions en :

-

10 bonnes raisons de ne pas croire au « streaming »

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Raison N°1

« Le streaming, c’est comme la radio en mieux », nous dit-on ? Alors autant acheter un meilleur poste de radio. Il en existe de très bons désormais.

Raison N°2

Contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, le streaming, ce n’est PAS la radio en mieux. Par exemple, il n’y a pas de flash info (et ce n’est qu’un exemple, quid du bulletin meteo ?).

Raison N°3

Le streaming oblige les artistes à jouer leurs morceaux en permanence et à la demande. C’est très fatiguant et fort contraignant. Aucun n’acceptera.

Raison N°4

Le streaming oblige les artistes à jouer leurs morceaux en direct. Quid d’une demande simultanée émanant de deux « internautes » différents ?

Raison N°5

Grâce au streaming, on ne peut pas écouter de musique partout. C’est une bonne chose, mais où est l’innovation ?

Raison N°6

Le streaming mobile implique de garder son téléphone à l’oreille durant TOUTE une chanson (a minima), ce qui ne va pas sans poser de sérieux problèmes d’ergonomie.

Raison N°7

Le streaming s’adresse aux amateurs de musique, or tout le monde sait que l’industrie de la musique est en récession, la faute aux piratins, notamment. Alors arrêtons un peu.

Raison N°8

Des acteurs majeurs, comme Microsoft, Rowenta ou autre Darty, ne font pas de streaming.

Raison N°9

Personne n’a encore répondu à la question pourtant évidente : « Comment stocker la musique écoutée en streaming ? ».

Raison N°10

Il n’y a pas d’équivalent francophone viable au terme « streaming », ce qui prouve bien que c’est une passade anglo-saxonne.

Jean Gonzague Saint Broute

Courriel : jgsb@me.com

Rejoignez moi sur mon canal Twitter : http://twitter.com/3614music

ND WIMS :

Les opinions présentés par Jean Gonzague Saint Broute sont la propriété de leur auteur et Copyright JGSB Editions.

Elles n’engagent donc que lui.

(non parce que c’est quand même un peu audacieux)

> Billet iniatialement publié sur Where is my song ? ; photo CC Flickr See-ming Lee 李思明 SML

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  • rumeur124 le 3 mai 2010 - 12:32 Signaler un abus - Permalink

    c’est nul

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  • ploume le 3 mai 2010 - 15:55 Signaler un abus - Permalink

    Pas très convaincant les 10 raisons énoncées. Il faut pas écouter que de la musique… ca rend sourd
    Pour exemple remplace, les termes ‘radio’ et ‘musique’ par film ou TV, et tu as des arguments sérieux pour que le streaming se développe.

    le streaming a de l’avenir, mais pas forcement le direct.

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  • En réponse à “ploume” (commentaire en date du 3 mai 2010)

    J’apprécie le débat d’idées, et je vous remercie d’y contribuer. Votre analyse m’amène à ces réflexions :

    1° Vous dites, je cite :

    “Il faut pas écouter que de la musique… ça rend sourd”

    Je dis très juste !

    La musique peut rendre sourd. C’est vrai. Un ami souffre d’un terrible acouphène depuis un gala du groupe “U2″, donné dans un stade (bonne idée, au passage). Néanmoins, je ne vois que peu le lien avec les rivières musicales.

    2° Vous dites, je cite :

    “Pour exemple remplace, les termes ‘radio’ et ‘musique’ par film ou TV, et tu as des arguments sérieux pour que le streaming se développe.”

    Je trouve fort sympathique ce tutoiement qui créée cette convivialité inhérente au réseaux télématiques. Sachez que je l’apprécie. Nul doute que cette pratique va se répandre dans les prochaines années.

    Mais je dis attention !

    Revenons en à votre approche :
    SI je remplace les termes “radio” et “streaming” par les termes “film” et “TV” dans mon article de fond, il perd de son sens. J’ai essayé, en gage de bonne volonté, et ça a donné ceci :

    “(…) Alors autant acheter un meilleur poste de film. Il en existe de très bons désormais.”

    Vous en conviendrez avec moi : cela ne fait pas sens.

    Et je me permet d’insister sur deux points techniques :
    a) quid des acteurs, réalisateurs et équipes techniques qui vont devoir jouer les films “à la demande”. Vous rendez-vous compte de la difficulté à honorer une telle promesse ? Sans compter les failles de ce business plan. (un film coûte très cher). Les acteurs n’auront jamais le temps ni l’énergie pour répondre à cette demande. C’est de la science fiction, pardonnez-moi.

    b) quid d’une demande simultanée pour les acteurs très demandés. Prenons Kad Merad : je souhaite regarder “Les Choristes” (excellent) tandis qu’un ami souhaite visionner, à la même heure “Bienvenue chez les Ch’tis” (excellent). Comment s’organise ce talentueux acteur ?

    C’est tout bonnement impossible. Soyons réalistes.

    3° Vous dites, et je cite :

    “Le streaming a de l’avenir, mais pas forcement le direct.”

    Je vous concède ce point et suis ravi que nous soyons en accord.
    Il m’est venu une idée simple, qui réglerait une bonne fois pour toutes les problèmes dont se plaignent les artistes et autres “orchestres” :

    Admettons qu’un orchestre très demandé, comme par exemple, L’orchestre de “Lady Gaga” ne puisse assurer auprès de ses demandeurs l’ensemble des ses prestations simultanées dans le cadre du “streaming” (gageons que le cas est fréquent).

    Je propose qu’un orchestre préalablement habilité mais connaissant moins de succès joue le morceau demandé à sa place.

    Tout simplement.

    C’est très habile, voyez-vous, car :
    a) L’orchestre de “Lady Gaga” peut sous traiter ses prestations de streaming
    b) les orchestres moins cotés, devenus sous traitants, peuvent enfin vivre de leur musique.

    Certes, en termes d’égo, le principe est moins valorisant, mais il a le mérite du pragmatisme économique et technique.

    Il serait temps que les “artistes” voient les réalités business en face. Ce principe simple peut les sauver. Je pense à le développer dans un futur article.

    Je vous remercie donc, “ploum”, pour cet échange de qualité. En espérant vous avoir convaincu.

    Jean Gonzague Saint Broute.

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  • ploume le 5 mai 2010 - 19:12 Signaler un abus - Permalink

    Vous prenez mon avis avec humour et vous avez raison. Au passage, sachez que mon tutoiement n’est pas un signe d’incorrection mais plutôt un gage de sympathie,que j’espère, l’on peut s’autoriser sur les blogs et les commentaires.

    Mais quand même, vous parlez plutôt de direct que de streaming… avec les contraintes du direct. La radio, les tchats sont a mon avis les 2 canaux qui sont en direct (sauf la musique en radio) et qui ne permettent que très peu de portabilité ou de duplication sur plusieurs autres canaux / Médias.

    Ce qui me laisse penser que le streaming, donc la lecture en continu, ne demande pas de direct mais plutôt nécessite des plateformes de diffusion et un large catalogue de titre (que ce soit de la musique, des films, programme TV..) pour que les gens fassent leur programme.

    Les chaînes de TV croient beaucoup au streaming, rien qu’a voir l’essor du catchup tv.

    Votre point 9 est très intéressant car justement l’intérêt le streaming c’est de ne pas stocker (cloud computing)par contre il n’évite pas le piratage, bien au contraire. des petits malins on crée des ‘plug-in’ pour télécharger les musiques écoutées en streaming sur Deezer par exemple.

    Mais je comprends que surtout le streaming va favorisé le mainstream, pas le Jazz, mais la mondialisation des cultures et la culture de masse.

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