“Notre poison quotidien”: un docu difficile à digérer

Le 15 mars 2011

Le documentaire de Marie-Monique Robin revient sur trois scandales de l'industrie agroalimentaire : les pesticides, l'aspartame et le bisphénol A ; une enquête approfondie qui manque juste un peu de liant.

Le 15 mars, Arte diffusait le nouveau documentaire de Marie-Monique Robin, Notre poison quotidien. Après avoir traité, avec un certain succès, le thème des OGM dans le Monde selon Monsanto, la documentariste s’attaque maintenant à l’agroalimentaire en général. Elle a enquêté de manière approfondie et très documentée sur trois sujets en particulier :

  • les pesticides
  • l’aspartame
  • le bisphénol A (que l’on retrouve dans de nombreux plastiques).

Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’après l’avoir vu, on a du mal à digérer.

On a du mal à digérer notamment parce que Marie-Monique Robin nous présente un monde occidental dans lequel l’agriculture intensive a tellement pris le dessus que nos agriculteurs ont du mal à réagir face aux différents accidents du travail dont ils font les frais. Car, comme le montre le documentaire, ce sont essentiellement les agriculteurs qui sont victimes de l’usage intensif des pesticides. Depuis des années, l’utilisation de ces produits est très ancrée dans la pratique des agriculteurs. Et les pressions sont très fortes pour ne pas parler des problèmes qu’ils engendrent (aussi bien des autres agriculteurs que des fournisseurs ou des commanditaires). Les agriculteurs ont donc eu beaucoup de mal à faire reconnaître certaines maladies dues à leur usage. Et il a fallu attendre le milieu des années 90 pour que “des études américaines, italiennes et scandinaves montrent que certains cancers étaient plus fréquents dans la population agricole que dans la population générale” indique dans le documentaire le docteur Jean-Luc Dupupet (médecin de la Mutuelle Sociale Agricole).

Marie-Monique Robin revient aussi longuement sur la mise sur le marché de l’aspartame alors que des scientifiques prévenaient déjà la Food & Drugs Administration (FDA) que le rapport bénéfices/risques n’était pas bon. En effet, le bénéfice de l’utilisation de l’aspartame, s’il apporte un certain confort, présente aussi des risques d’effets secondaires et de cancers. Dans son enquête, Marie-Monique Robin explique aussi comment, Searle, la société pharmaceutique productrice de l’aspartame a réussi a imposer aux politiques la mise sur le marché de son produit.

Rendre publiques les données toxicologiques pour un meilleur fonctionnement

La digestion de ce documentaire est encore plus difficile quand on apprend comment les agences de sécurité sanitaire travaillent. Robin dénonce les méthodes de calculs de la dangerosité des produits. Elle explique que la DJA (la Dose journalière admissible par le corps d’un individu moyen de 60 kg), mesure utilisée par toutes les agences, est calculée de manière assez floue. Basée sur des expériences sur les animaux, elle utilise un facteur de sûreté décidé arbitrairement par la FDA dans les années 60.

Pour mesurer cette DJA, les agences utilisent les données fournies par les industriels. Mais ces données sont protégées par une clause de confidentialité et ne sont accessibles qu’aux experts des agences. Il est donc impossible de vérifier le bon fonctionnement du système.

Angelika TRITSCHER, secrétaire adjointe au Joint FAO/WHO Expert Committee on Food Additives (JECFA) et à la Joint FAO/WHO Meetings on Pesticide Residues (JMPR) justifie cette rétention des données par la protection du droit de propriété intellectuelle. Mais comme le dit Eric Millstone, professeur de politique scientifique interrogé par Marie-Monique Robin :

[Cette pratique] ne sert que les intérêts des entreprises chimiques et est complètement contraire aux intérets des consommateurs et de la santé publique. Seules les données qui concernent le processus de fabrication des produits peuvent justifier ces clauses de confidentialité car elles représentent des informations commerciales sensibles. En revanche, toutes les données toxicologiques devraient être dans le domaine public.

La dose ne fait plus le poison

La documentariste aborde aussi le problème du Bisphénol A (utilisés jusqu’à récemment dans les biberons) et du nonylphénol, hormones de synthèse utilisées dans certains plastiques qui entraînent des dérèglements hormonaux graves pouvant déclencher eux-mêmes des cancers (du sein et de la prostate par exemple). Ces substances jouent le rôle de perturbateurs endocriniens : elles ne sont pas toxiques au sens habituel du terme mais perturbent le bon fonctionnement du système hormonal et donc la fonction sexuelle et reproductrice.

Pour les agences de sécurité sanitaire, la DJA est la mesure la plus importante, car elle permet d’autoriser la mise sur le marché agroalimentaire d’une substance. Et cette DJA s’inscrit dans la logique qui fait que c’est à partir d’un certain seuil qu’une substance est déclarée nocive. Mais l’action des hormones n’est pas proportionnelle à la dose injectée. Par exemple, une faible dose d’une certaine hormone peut avoir une action stimulatrice alors qu’une dose importante de cette même hormone peut être inhibitrice. Mais les industriels et les agences restent sur leur dicton “La dose fait le poison” et ne veulent pas tester de produits à très faibles doses.

Enfin, Marie-Monique Robin pointe le fait que les agences sanitaires ne s’occupe aucunement des problèmes qui pourraient être liés aux “cocktails de substances agroalimentaires” sachant qu’au-delà de trois substances ingérées les toxicologues ne savent pas quels effets cela produit sur l’organisme.

Une naïveté parfois un peu trompeuse

Mais Notre poison quotidien est aussi difficile à digérer parce que son auteure refuse à la science et aux scientifiques la possibilité de se tromper et d’être approximatifs. Quand elle pointe le fait qu’une DJA ait été révisée au vu de nouvelles données, elle demande au scientifique en face d’elle si l’ancienne DJA nous protégeait. Mais on sait très bien que n’importe quel seuil de sécurité est posé en fonction des connaissances du moment et qu’il faut réviser ce seuil si on a de nouvelles données. Et ceci n’est pas seulement vrai en science, mais dans tous les domaines.

Enfin, Marie-Monique Robin conclue candidement son documentaire par une séquence en Inde pour nous montrer que dans la population de l’Orissa (état de l’est de l’Inde) les cancers sont “quasiment inexistant” (à l’exception de celui de la bouche dû à la mastication de tabac).

Consommant leurs propres légumes et du Curcumin, les villageois qu’elle rencontre ne connaissent ni cancer, ni obésité. D’ailleurs regardez, la personne interrogée ne sait même pas vraiment ce qu’est le cancer. Ici, Robin va vite en besogne et compare des modes de vie difficilement comparables. Faut-il en conclure que nous devons adopter le mode de vie indien ? Ou que cette fin est un appel a ce que nous ne aidions les pays du Sud à ne pas reproduire nos erreurs ?

Espérons que c’est cette deuxième idée que la documentariste veut faire passer. Il serait naïf de sa part de penser que la solution à tous nos problèmes agroalimentaires consisterait en l’adoption du modèle traditionnel indien.

Cette enquête nous montre que la surveillance des produits de l’industrie agroalimentaire est autant soumise aux pressions et aux conflits d’intérêts que celle du médicament (mis en lumière par le Mediator). Mais dans le cas du médicament, il existe au moins une chaîne de vérification qui n’existe pas dans l’agroalimentaire.

>> Illustrations CC Elsa Secco pour OWNI et FlickR (utilisation de l’image de Dave – aka Emptybelly en CC ) Ðeni [away for a while]

Retrouvez notre dossier sur l’enquête de Marie-Monique Robin :

Les dangers de l’aspartame et le silence des autorités publiques, les bonnes feuille du livre de Marie-Monique Robin Notre Poison quotidien

Des alternatives aux pesticides

Et notre illustration de Une de Elsa Secco en CC (utilisation de l’image de Dave – aka Emptybelly en CC )

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  • Vince le 16 mars 2011 - 6:49 Signaler un abus - Permalink

    Je n’ai pas vu le documentaire mais en ce qui concerne la fin que vous décrivez, ne serait-ce pas une interrogation sur le chemin que l’on a parcouru depuis une agriculture traditionnelle, qui nous ferait nous demander si l’on n’est pas aller trop loin (sans que cela implique de revenir à une agriculture traditionnelle)?

    La solution est sans doute, comme toujours, de trouver un juste milieu, et comme vous le dites, d’empêcher que cette erreur ne se reproduise.

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  • bimou le 16 mars 2011 - 10:15 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,
    Effectivement on peut s’interroger sur l’effet que ça fait, quand on est une journaliste occidentale bien nourrie, d’aller se promener dans un état indien parmi les plus pauvres, et dans lequel une personne sur 10 est en situation d’insécurité alimentaire grave (moins de 1 800 kgcal/jour), et d’y tendre son micro pour demander aux habitants si ils connaissent des obèses autour d’eux ?
    Je vous propose de lire cet article afin d’apporter un peu de critique : http://afis-ardeche.blogspot.com/2011/03/du-poison-dans-nos-assiettes-ou-dans.html

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  • Jean-no le 16 mars 2011 - 10:20 Signaler un abus - Permalink

    Ce doc a un peu le cul entre deux chaises pour moi, entre le truc sensationnaliste à la M6 (avec bruitages amusants quand on découvre le document qui contredit les explications lénifiantes des experts,…) qui eût pu être utile, et l’enquête scientifique, qui serait utile. Seulement la science c’est sérieux, on ne peut pas avec légèreté s’indigner de la volatilité des critères (oui, les normes changent au fur et à mesure qu’on en sait plus…) ou des contradictions des expertises, qui sont corollaires à toute démarche scientifique.
    Le plus intéressant à la rigueur, c’était de montrer que la communauté scientifique est financée par ceux qu’elle est censée évaluer.
    On reste un peu sur sa faim.

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    • Martin Clavey le 16 mars 2011 - 12:04 Signaler un abus - Permalink

      Je suis assez d’accord avec toi Jean-no. C’est un peu ce que j’ai voulu faire passer à la fin de mon article mais je pense qu’on ne peut pas jeté tout son doc avec l’eau du bain. Je trouve que ses retours sur l’aspartame et sur le bisphénol A sont intéressants.

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  • marinette le 16 mars 2011 - 10:38 Signaler un abus - Permalink

    et oui, ce documentaire est très bien fait, très clair. Quand on le voit, on se dit que toutes ces “organismes” et autres institutions soit disant garants de notre santé sont tout à fait corrompues. Pour rester dans l’actualité, on se dit que tous ces experts et autres pros du nucléaire qui soutiennent qu’en France, nous ne craignons pas de connaître d’accident similaire à ce qui se produit dans les centrales japonaises, on est en droit de douter de ces “bonnes paroles”. Pour ma part, j’ai plutôt le sentiment que toutes ces interventions sont destinées à éviter que la contestation ne monte vis-à-vis de cette industrie dangereuse plutôt qu’à nous informer sur la réalité de la situation en cours au Japon.

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  • Alexandr le 16 mars 2011 - 13:57 Signaler un abus - Permalink

    Надо выбирать между пестицидами и трансгенами потому, что еды скоро на всех не хватит.

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    • Martin Clavey le 16 mars 2011 - 14:14 Signaler un abus - Permalink

      le commentaire de Alexandr traduit avec Google Translate donne :

      Il faut choisir entre les pesticides et des transgènes, parce que la nourriture bientôt ne suffira pas.

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  • John le 16 mars 2011 - 15:33 Signaler un abus - Permalink

    Pas d’accord avec vous sur 2 points:
    - MMR montre non seulement que les cancers sont une maladie du a notre style de vie moderne (alimentation et environnement occidental). Ces cancers ne sont pas fréquents en Inde par exemple.

    - Elle montre aussi par une étude scientifique qu’il existe des substances naturelles anti-cancer qui peuvent être utilisé pour prévenir ces maladies.

    Donc elle n’a jamais dit de retourner au style de vie des Indiens si ce n’est de retirer les molécules chimiques qui n’ont pas été testés.

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  • John le 16 mars 2011 - 15:44 Signaler un abus - Permalink

    Pas d’accord avec Jean No et l’auteur de l’article ici:

    - la DJA n’est PAS un concept scientifique c’est un chiffre arbitraire qui n’est pas appuyé par une recherche sur l’humain qui PROUVE la sécurité. On dit “pour le rat on a cette dose donc si on le multiplie par X alors on a la dose pour l’homme”.

    -> MMR PROUVE que ce n’est pas un concept valable (effet cocktail, concept faux pour les perturbateurs endocriniens qui sont dangereux a tres petites doses etc…).

    -> si le chiffre etait effectivement scientifique alors il serait valable – le fait que les DJA changent prouve que le chiffre n’était pas bon donc que le concept est bien arbitraire et non valable.

    Vous vous laissez berner par le concept DJA que vous pensez “scientifique” alors que c’est ARBITRAIRE.

    Je suis toujours étonné du manque de sérieux de beaucoup d’articles qui ne touchent pas aux nouvelles technologies sur OWNI.fr

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    • Martin Clavey le 16 mars 2011 - 16:05 Signaler un abus - Permalink

      @John :
      Je pense que dans l’article, il est dit explicitement que la DJA est arbitraire : “Basée sur des expériences sur les animaux, elle utilise un facteur de sûreté décidé arbitrairement par la FDA dans les années 60.”, de même sur le fait que les perturbateurs endocriniens ne sont pas pris en compte.

      Ma critique n’est pas de dire que la DJA est scientifique. Elle est plus sur le fait que MM Robin utilise un mauvais argument pour la disqualifier :
      Le fait de réévaluer un seuil parce qu’on a des nouvelles données est un gage de sérieux. La science n’est pas LA vérité et ne prétend pas l’être. Les scientifiques réévaluent perpétuellement leurs positions dès que de nouvelles données leur sont connues. Et c’est ça que MM Robin semble critiquer. Voilà mon propos.

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  • Steph le 16 mars 2011 - 15:53 Signaler un abus - Permalink

    Selon vous, l’auteure “refuse à la science et aux scientifiques la possibilité de se tromper et d’être approximatifs”. Je crois que ce qu’elle dénonce, c’est non pas “la science”, mais les surcouches technocratiques et politiques qui, si elles faisaient un peu correctement le boulot pour lequel nous les payons, ne permettraient pas la mise sur le marché en cas d’approximation.

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  • La Mouge le 16 mars 2011 - 16:29 Signaler un abus - Permalink

    Je souhaite juste réagir sur la partie pesticide.
    Moi je suis tout a fait d’accord pour qu’on arrête les pesticides dans l’agriculture, mais alors il faut m’expliquer comment on nourrit une population toujours plus importante, qu’il faut loger, en grapillant sur les terres agricoles. Depuis 2008, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité on est passé en dessous du stock d’alerte de céréales (production de 330kg/an/hab). Comment dès lors fait-on pour nourrir la population mondiale sans pesticides ni OGM ? Les conclusions de ce documentaire tendent vers une équation complètement bancale : hausse de la population Vs baisse de la surface agricole + baisse de la productivité.
    Alors certes continuer l’agriculture intensive est un mauvaise solution, mais je préfère encore vivre avec des risques que ne plus pouvoir vivre du tout. Bref aujourd’hui c’est la moins pire des solutions.

    Mais je suis preneur de tout autre idée si quelqu’un en a !

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  • La Mouge le 16 mars 2011 - 16:35 Signaler un abus - Permalink

    Et l’agriculture biologique, que semble prôner la réalisatrice, n’est qu’un délire égoïste occidental. Pensez que si tous les agriculteurs passaient au bio, on ne pourrait nourrir que 25% de la planète. De plus qui dit baisse de rendement, dit hausse des prix, qui pourra alors se payer le luxe de manger décemment demain ?

    Petite précision, certains résidus utilisés dans l’agriculture au cours du dernier siècle mettent une cinquantaine d’années à disparaître des sols, alors toute la nourriture soi-disant bio que l’on consomme aujourd’hui ne le sera réellement au mieux dans 30-40 ans.

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  • Nicolas le 16 mars 2011 - 17:08 Signaler un abus - Permalink

    L’illustration de cette article est un beau plagiat.

    http://syu.ch/d6f71

    L’image original a été crée pour l’artiste suisse Kid Chocolat.

    COPY IS BAD

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  • Daniel le 16 mars 2011 - 17:55 Signaler un abus - Permalink

    “son auteure refuse à la science et aux scientifiques la possibilité de se tromper et d’être approximatifs”
    Pourtant ces même scientifique ne remettent jamais en question les méthodes scientifique d’évaluation. Les pseudo scientifique s’appuient sur des vérités prétendument établies, c’est justement ce que experts indépendants et la société civile leurs reproche.
    Vous oubliez en outre que Marie-Monique Robin démontre que la réglementation s’appuie sur la dose létale 50, un procédé arbitraire, vivisectioniste qui ne s’appuie sur aucune base scientifique.
    Cette réglementation ne vise pas à protéger les consommateurs mais a établir une base réglementaire (sous couvert de science) pour délivrer des autorisations de mises sur le marché.

    “Marie-Monique Robin conclue candidement son documentaire par une séquence en Inde pour nous montrer que dans la population de l’Orissa… les cancers sont “quasiment inexistant””
    La cartographie des cancers est une source d’information pertinente C’est une preuve flagrante du lien de causalité entre mode de vie, type d’alimentation, mode de culture et santé des populations. C’est très pertinent.

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  • Loguy le 16 mars 2011 - 18:10 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour Nicolas (encore un décidément :-).

    Alors je tenais juste à vous dire que votre “artiste” est aussi un vilain copieur car ce skull fait parti d’une font la Poppi – distribuée par Emigre (achetée je tiens à le préciser) réalisée par un autre artiste qui se nomme : Martin Friedl en 2003.

    Je vous conseille d’ailleurs cet excellent site vous aurez la possibilité de l’acheter.

    http://www.emigre.com/EF.php?fid=198

    Mais je vous l’accorde on ne peut pas tout savoir et dans ce cas…………

    Salutations graphiques

    Loguy.

    Directeur Artistique de la soucoupe.

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  • Nicolas le 16 mars 2011 - 18:19 Signaler un abus - Permalink

    Autant pour moi.

    Je ne connaissais effectivement pas parfaitement l’origine de cette image mais connaissant néanmoins celle que j’ai avancé.

    Toue mes excuses pour cette déclaration qui s’avère incorrecte.

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  • Lori le 17 mars 2011 - 8:09 Signaler un abus - Permalink

    Voir à ce sujet la réaction du Pr Narbonne sur le site lanutrition.fr. C’est une discussion un peu technique mais qui pointe certaines erreurs du documentaire : http://www.lanutrition.fr/bien-dans-sa-sante/environnement/contaminants-alimentaires/pr-narbonne-notre-poison-quotidien-accumule-les-contre-verites.html

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  • Sting01 le 17 mars 2011 - 9:15 Signaler un abus - Permalink

    Deja nous devrions definir ce que signifie manger decement? Est ce le fait de s’empifrer, de bouffer comme ces americaines qui ne peuvent plus se deplacer (150 kg pour 160cm) et qui vont devaliser les drugstores avec des chaises motorisees? Ou est ce simplement deguster une nourriture saine afin de non seulement se nourrir mais aussi se delecter?

    La planete pourrait nourrir 3 fois plus de personnes qu;il n;y a aujourdh’ui; a la condition de cesser de detruire les terres arables (terra negra) et de considerer les benefices des grands groupes agro industrielles.

    Solutions : elimination de l’obsite, suppression du gachis (agriculteurs detruisant les recoltes par exemple), recreation de terra negra, alimentation equilibre … Il y a des tas de solutions, mais il est sur que les obeses (pas les malades, mais les gloutons) vont souffrir.

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  • cultive ton jardin le 20 mars 2011 - 19:43 Signaler un abus - Permalink

    “…son auteure refuse à la science et aux scientifiques la possibilité de se tromper et d’être approximatifs.”

    Je crois que vous faites un contresens: elle démontre qu’ils sont très approximatifs dans leur détermination de la fameuse “DJA”, alors qu’ils prétendent que c’est une vérité scientifique devant nous mettre à l’abri absolument. Et de fait, à mesure que progresse l’enquête, on voit bien que la DJA c’est du bricolage, juste destinée à empêcher les gogos de contester la présence de poisons dans nos légumes et à faire taire les consommateurs qui commençaient à s’inquiéter sérieusement dans les années 1950/1960.

    Elle démontre aussi, dans la partie sur les perturbateurs endocriniens, que la DJA n’est pas applicable à ces produits particuliers, que leur effet ne dépend pas des doses mais de la période (plus ou moins sensible) à laquelle on y est exposé.

    Enfin, avec l’effet cocktail (potentialisation croisée éventuelle des produits, elle met en évidence que des doses inférieures combinées à des doses minimes d’un autre produit peuvent avoir des effets qu’elle raccourcit par la formule “0%+0%+0%=60% de malformations: on va voir apparaître des malformations en combinant trois produits qui séparément n’en provoquaient aucune. Là aussi, la DJA perd complètement sa pertinence.

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  • deor le 20 mars 2011 - 20:03 Signaler un abus - Permalink

    “Ou que cette fin est un appel a ce que nous ne aidions les pays du Sud à ne pas reproduire nos erreurs ?[...] Espérons que c’est cette deuxième idée que la documentariste veut faire passer”

    Pardon, mais je trouve votre commentaire s’embourbe dans le mythe des pays du Sud qui auraient besoin de notre aide. Ce qui menace leur mode de vie (alimentation, médecine, etc.), c’est précisément nos interventions chez eux… bien souvent pour les “aider”…

    Je ne vois pas en quoi il est naïf de signifier que revenir à un mode d’alimentation sain (qui n’est pas l’apanage des pays du Sud, mais qui était aussi pratiqué largement chez nous, ou qui l’est encore dans certaines campagnes).

    Je propose en tout cas que vous considériez de laisser tranquille les “pays du Sud”.

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  • bug-in le 21 mars 2011 - 0:15 Signaler un abus - Permalink

    “Le fait de réévaluer un seuil parce qu’on a des nouvelles données est un gage de sérieux. La science n’est pas LA vérité et ne prétend pas l’être. Les scientifiques réévaluent perpétuellement leurs positions dès que de nouvelles données leur sont connues. Et c’est ça que MM Robin semble critiquer. Voilà mon propos.”

    Juste sur ce commentaire et uniquement d’un point de vue Épistémologique, je vous propose de relire Karl Popper. Il critique la méthode que vous mettez en avant, pour lui ce serait faire une théorie ad-hoc. L’exemple type du scientifique qui veux pas lacher son critère, son hypothèse, sa théorie, et qui se retrouve obligé d’actualiser sans arrêt des éléments de sa croyance pour en justifier l’imposition ou la propagation (selon si ça a des conséquences sur la vie des autres, en l’occurence oui, donc : imposition).

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    • Martin Clavey le 21 mars 2011 - 10:27 Signaler un abus - Permalink

      @bug-in : et Kuhn d’opposer à la science en révolution des périodes de science normale :) MM Robin ne propose pas de changer de paradigme, ou en tout cas ne propose pas de paradigme nouveau. J’ai l’impression que pour MM Robin, les périodes de science normale n’existent pas. Mais je me trompe peut être.

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  • Joëlle le 2 avril 2012 - 21:26 Signaler un abus - Permalink

    Suite à votre fin de critique concernant la scène en Inde, pour ma part, Marie-Monique Robin cherche juste à nous dire qu’il faut stopper l’utilisation de pesticides dans notre alimentation. Et pour cela, il n’y a pas besoin d’adopter le mode de vie indien.
    Quant à espérer que les pays du Sud ne reproduisent pas les même erreurs que nous, occidentaux, c’est en effet qqch de souhaité mais je ne crois pas que ce soit le propos premier de la réalisatrice…

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  • eric bianchetti le 3 avril 2012 - 2:35 Signaler un abus - Permalink

    LE probleme avec les pays du tiers monde (j’y vis, je le vois tous les jours); c’est que les habitants sont confronter a des E.T. , ayant des habitudes alimentaires non reproductibles a court terme :

    La viande est remplacee par des insectes, mais allez vous manger des doryphores ou des cafards au petit dejeuner?

    Le riz blanc remplit votre estomac, mais en lui meme n’est pas un aliment sain ni complet (car il manque la coque du riz … il est blanc), cela non seulement creer des problemes physiques , mais aussi intellectuel (si je manges comme les locaux, je perds une partie de ma vivacite intellectuelle! serieusement).

    LA richesse dans les pays du tiers monde, c’est la capacite de gacher la nourriture ET l’eau; donc ces gens ne sont pas prets a reflechir a un sujet tel que celui la, car cela est equivalent a demander a une americaine de ne plus utiliser son S.U.V. mais une petite voiture europeene (cela est considerer comme anti patriotique , contre “the american way of life” et sera immediatement reporte aux agences gouvernementales concernees!).

    La sur utilisation des engais chimiques n’est pas une necessite pour la production, mais est une necessite pour la survie economique des grand groupes chimiques et agro-alimentaires. Avons besoin de ces derniers pour manger a notre faim? NON, car actuellment c’est aux alentours de 55% de la produciton de nourriture (mondiale) qui est perdue. Le plus simple (mais le moins rentable pour les societes citeees) est de simplement rationalise le circuit de distribution (donc reduire le delai , docn rduire la distance, donc revenir a une nourriture locale, la pomme de terre du berry au lieu des pommes de terres du Chili!).

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  • gloupitch le 27 juin 2012 - 16:05 Signaler un abus - Permalink

    Pas d’accord avec vous sur le comparatif sur l’Inde qui ‘irait vite en besogne” et vous de conclure en feignant de vous interroger : doit on vivre comme les indous et est-ce comparable…
    C’est un peu caricatural comme observation.
    la question que pose la journaliste est à mon sens : interrogeons nous sur cet état de fait ? En quoi nous interroge-t-il sur ce que nous considérons comme des solutions ? en quoi notre modèle peut il (et doit il) etre critiqué pour être modifié vers un système plus respectueux de la santé et de l’environnement ?

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  • Lisa le 18 juillet 2012 - 10:05 Signaler un abus - Permalink

    L’industrei agroalimentaire ne cherche qu’ue seule chose c’est a s’en mettre plei les poches au détriment des consomateurs.

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