Pourquoi Facebook va transformer l’individu en pute sociale

Le 21 juillet 2010

FB a considérablement augmenté notre nombre de liens faibles, modifiant en profondeur nos structures sociales. Pour Loïc H Rechi, la norme sera de se constituer un "super-réseau" dans un but intéressé. Une tribune très libre.

500 millions de putes, et moi et moi et moi...

Facebook – et les réseaux sociaux par élargissement – ont largement prouvé au cours de la dernière décennie qu’ils avaient une prise sans cesse croissante sur nos existences. Au-delà des traditionnels relous ressurgis du passé qui se révèlent être parfois de putains de casse-couilles, les implications massives sur le réel peuvent être surprenantes. Les Anglais – jamais les derniers en matière d’évolutions sociales foireuses – ont ainsi pu constater un étonnant retour des cas de syphilis directement imputables à des actes de fornication post-drague facebookienne ou s’insurger contre le mec qui vendait de l’alcool à domicile à des mineurs via un truc aussi con que sa page de profil.

Mais à une échelle plus globale, Facebook s’est surtout révélé être un fantastique facteur de foutage de merde dans les mariages. C’est l’histoire d’une femme qui retrouve son premier amant de jeunesse, se prend à croire qu’elle a de nouveau seize ans et finit irrémédiablement par foutre en l’air son couple, sous prétexte d’avoir retrouvé des sensations de séduction et de baise vestiges de l’époque où ses seins ne tombaient pas encore jusqu’au nombril. Pourtant, au-delà de tout le pognon inespéré pour les avocats spécialisés en droit de la famille, les réseaux sociaux pourraient surtout préfigurer une refonte d’une partie de nos normes sociales à une vitesse telle que vous ne vous étiez même pas rendu compte qu’on est déjà en plein dedans.

Les anti et les pro

C’est une évidence Facebook divise. D’un côté, on trouve les gens heureux. Ceux-là prennent un pied infini en passant quotidiennement des heures à stalker les profils de leurs amis, à jouer à des jeux débiles, à partager des vidéos insipides et à pourrir le mur de leurs amis virtuels avec des cadeaux virtuels minables – « Gisèle t’a offert la rose de l’amour » – et des quizz effarants de connerie – « Kevin est une suceuse de bite. Et toi quelle salope es-tu ? ». Et puis de l’autre côté, on a les grincheux. Souvent eux-mêmes inscrits sur la plateforme américaine, ils s’insurgent régulièrement contre les saillies de Mark Zuckerberg, son patron, qui nous explique tous les trois mois que la privacité est un concept obsolète, et que la tendance est désormais à la transparence. De manière récurrente, des groupes dissidents, des énamourés de la vie privée, se soulèvent et tapent sur trois casseroles pour faire un peu de bruit et nous notifier qu’ils s’apprêtent à quitter Facebook.

En guise de réponse, les autres utilisateurs les observent gesticuler, considèrent la possibilité de quitter le réseau une demi-seconde puis leur adressent souvent un regard plein de compassion feinte, un de ces regard qui en disent long sur l’emprise que les réseaux sociaux ont tissé sur leurs vies. Facebook est devenu une métaphore numérique du syndrome de Stockholm. Le site matérialise une prison sans barreau, Mark Zuckerberg un geôlier et les utilisateurs des prisonniers de plein gré.

Comme le rappelait un récent article du New Scientist, cette addiction – puisqu’il s’agit bien de cela – trouve une vraie forme de justification dans la théorie de « la force des liens faibles » (The strenght of weak ties) développée en 1973 par le sociologue américain Mark Granovetter. Pour Granovetter, les liens faibles sont en fait tous ces individus qui nous permettent d’atteindre des sphère d’influence auxquelles on n’aurait pas accès par le biais de nos liens forts, à savoir famille ou amis proches par exemple. En 1973, Granovetter soulignait déjà qu’un nombre important d’individus trouvaient leur boulot grâce à des informations communiquées justement par ces liens faibles. Le sociologue américain émettait l’hypothèse qu’un tel phénomène était probablement dû au fait que si ces amis d’amis n’étaient pas exactement comme vous – pour des raisons sociales, professionnelles ou sphériques – ils étaient toutefois sans doute suffisamment proches en matières d’intérêts personnels ou d’entourage social pour avoir une influence positive sur votre existence.

Centralisation des contacts en un sanctuaire numérique

Mais revenons-en à notre époque. Intrinsèquement, les choses ont sans doute assez peu changé, et on vit globalement dans une société où chacun est suffisamment malin pour vouloir ce qu’il considère être un bon job et suffisamment crevard pour tout mettre en œuvre pour l’obtenir. Mais là où la situation a évolué, c’est que le nombre de liens faibles dont chacun dispose a considérablement augmenté, grâce aux réseaux sociaux et Facebook en particulier. L’émergence de tels outils de concentration de nos contacts nous a concrètement permis de centraliser la grande majorité de nos contacts en un sanctuaire numérique. En résumé, on s’est tous créé un putain de réseau. Dès lors, l’importance et le rôle primordial des liens faibles dans notre fonctionnement en tant qu’individu moderne sont plus forts que jamais.

De par le fonctionnement des réseaux sociaux, les barrières pour demander un conseil ou un service sont plus faibles que jamais. Autre donnée intéressante, la multiplication des statuts permet également d’accéder à une information à laquelle l’individu ne serait pas forcément parvenu dans sa sphère de référence. Pour peu qu’on ait les dents qui rayent le plancher, l’intérêt d’ajouter les potes de ses potes rencontrés à l’occasion prend tout son sens. Même chose avec les meufs qu’on baise un soir d’ivresse. Au-delà de la possibilité de tirer un coup de nouveau, son implication dans son métier de chef de pub à Paris sera peut-être la clé qui permettra un jour d’en finir avec cet emploi d’éleveur de tortues dans le Finistère. S’il existe encore une relative nécessité d’entretenir des contacts physiques, l’impact du numérique atteint donc des proportions jusque-là difficilement envisageables.

Ma génération est encore entre deux eaux, mais la suivante ?

À en croire, Judith Donath, une chercheuse du Centre Berkman pour l’Internet et la Société de l’Université d’Harvard, l’explosion du nombre de liens faibles dans notre entourage pourrait entraîner de profondes conséquences sur nos structures sociales. Selon elle, la taille des groupes sociaux traditionnels était logiquement limitée par le manque de temps pour créer et entretenir une communauté fiable et de confiance. Jusque-là rien de nouveau, c’est peu ou prou ce que le sociologue britannique Robin Dunbar avait évalué au début des années 1990 lorsqu’il avait émis la règle du nombre de Dunbar, selon laquelle il est quasiment impossible pour un individu de maintenir des relations sociales stables avec un nombre d’individus supérieurs à environ 150. Pourtant, pour Judith Donath, les réseaux sociaux ont précisément changé ce dernier point et nous permettent de nous construire un supernet (super-réseau) aux contacts très facilement accessibles et surtout plus gros qu’on aurait jamais pu l’imaginer. Plus rien d’étonnant dès lors à voir des clampins avec 500 ou 1000 potes sur Facebook. Plus aucune barrière, non plus pour rentrer en contact avec un membre du réseau via un message à l’arrache.

Indéniablement, que les râleurs le veulent ou non, les normes sociales évoluent et petit à petit, les différents groupes sociaux fusionnent. Famille, amis, collègues de travail, potes de potes ou conquête d’un soir prennent subrepticement une place équivalente dans notre espace numérique vital. Si l’un clame son amour pour le porn allemand amateur sur sa page Facebook, sans mettre de barrière de privacité particulière, l’autre finira sans doute au détour d’une série de clics par le savoir. Si ma génération est encore entre deux eaux, parfois suffisamment méfiante pour protéger encore un tant soit peu sa vie privée, il n’est pas absolument pas dit qu’il en soit de même pour la suivante, d’autant plus si cette tête d’ampoule de Zuckerberg dit vrai.

Mais surtout, la volonté de se constituer un « super-réseau » qu’il sera bien utile de presser à l’heure de trouver un appart, un job ou une nouvelle bouche pour se faire sucer devraient en toute logique devenir la norme. Dès lors, les individus avec le plus de « potes » dans leur réseau devraient logiquement devenir les individus les plus attractifs, non plus pour des raisons liées à l’exemplarité de leur travail ou la sympathie qu’ils inspirent mais bien en raison de l’intérêt potentiel d’avoir à son tour de tels lascars dans son propre réseau. On basculera alors peut-être dans une société plus pathétique que jamais dans laquelle la notion d’amitié sera rationalisée. L’information circulera mieux que jamais et l’humanité baignera sans doute plus dans un bouillon de culture mais aussi de vanité permanent. Le fix d’héroïne n’aura pas disparu mais le réseau social, lui, sera sans doute devenu une drogue nécessaire à notre bien-être.

Billet initialement publié sur Abstrait ≠ Concret ; image CC Flickr luc legay

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  • Real del Sarte Louis-Serge le 21 juillet 2010 - 11:50 Signaler un abus - Permalink

    Cher modérateur,

    Cet article intéressant sur le fond permet de poser la question de savoir s’il faut nécessairement être vulgaire pour mieux faire passer un message. Dans mon cas je regrette ces déparages verbaux d’une nouvelle génération Y qui n’apportent rien de constructif sur un thème aussi sérieux. j’aurai bien aimé vous appuyer en buzz et faire passer ce message au plus grand nombre.
    Bien à vous
    Louis-Serge Real del Sarte
    auteur des Réseaux Sociaux sur Internet

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  • Hardiskount le 21 juillet 2010 - 12:50 Signaler un abus - Permalink

    Une conceptualisation superficielle au service d’une sorte de bon sens paysan. Je ne sais pas si les conclusions sont justes ou fausses, elles semblent plausibles. Mais ainsi amenées et justifiées, elles s’apparentent au mieux à une vérité qui surgirait miraculeusement de prémisses évidemment fausses, au pire à un enchaînement de clichés qui culminent en un sophisme de la pente savonneuse.
    Même le style pamphlétaire manque sérieusement de souffle, je crois qu’il lui faut faire encore un petit effort pour que l’auteur parvienne à réellement haïr Facebook. Il a l’air de se forcer, histoire d’avoir un sujet de conversation avec son réseau. Pas si subversif.

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  • Desirade le 21 juillet 2010 - 14:13 Signaler un abus - Permalink

    Mais il est très mal écrit cet article.

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  • Twitter le 21 juillet 2010 - 16:15 Signaler un abus - Permalink

    Pwaa qu’est ce qu’il est vulgaire et sans fond cet article ..

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  • Maiffret le 21 juillet 2010 - 17:57 Signaler un abus - Permalink

    Article inutile et inintéressant, passez votre chemin (en plus c’est long et mal écrit)

    désolé

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  • annaminou le 21 juillet 2010 - 19:56 Signaler un abus - Permalink

    Je trouve vraiment cet article intéréssant et bien écrit. Ceux qui critiquent, allez vous faire enculer.

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  • sophie januel le 21 juillet 2010 - 20:57 Signaler un abus - Permalink

    Puisque tu as eu l’amabilité de reprendre sans autorisation le montage de photos fait par Luc Legay, en 2008, explorateur du web, tu pourrais au moins respecter les droits d’auteurs en citant ta source avec un lien, non ?

    Suggères-tu que les personnes dont tu utilisent la photo pour illustrer ton article, font partie implicitement des p*** ?

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    • Admin le 21 juillet 2010 - 21:30 Signaler un abus - Permalink

      Bonjour,

      Le lien vers le photostream de Luc Leguay est bien présent, en bas du papier.
      Et comme indiqué dans le chapô, il s’agit du point de vue de Loïc H Rechi, et non celui de la soucoupe.

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  • norbit le 21 juillet 2010 - 21:40 Signaler un abus - Permalink

    @ sophie januel : la photo est créditée ! c’est quoi cette mauvaise foi ?

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  • sophie januel le 21 juillet 2010 - 21:42 Signaler un abus - Permalink

    le billet passe quand même sur la plateforme owni.fr qui a une charte édito histoire de border non ? Je veux bien croire que c’est le point de vue de l’auteur et seuelement le sien mais pourquoi laisser passer le biais de l’usage de la photo ? vous avez pas su identifier qui jouait à la p** sociale dans les réseaux ? ah les newbies, faut tout leur apprendre !
    Ceci étant je maintiens ma demande de contact avec l’auteur. j’ai deux mots à lui dire à titre perso et au nom de l’association de explorateurs du web ;) Il peut me contacter sophie.januel(at)gmail….

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  • chris le 21 juillet 2010 - 23:21 Signaler un abus - Permalink

    Facebook n’est qu’un réseau social après tout ! on fait ce qu’on veut. La prochaine étape sera la fédération des réseaux sociaux. Pourquoi ne peut on pas communiquer entre différentes réseaux sociaux ? On choisie celui qu’on préfere et on ajoute les amis des différents réseaux facebook , ning, ou autre statusnet. Allez un peu de lecture en anglais sur ce qui se prépare.. http://status.net/2010/07/14/features-of-a-federated-social-web

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  • Willaume le 22 juillet 2010 - 13:33 Signaler un abus - Permalink

    Chacun donne son avis, et c’est très bien, car nous sommes en démocratie!
    Maintenant, certe, l’article surf sur la vulgarité, énumère certain fait, avec une note de”pseudo colère”!
    La belle affaire…Il y une notion que la plupart des gens oublient!
    Le LIBRE ARBITRE!!!

    N’est”pute”ou”honnête homme”que celui qui veut bien l’être! Et même, encore, qui peut avoir l’arrogance de prétendre être, ou tout l’un ou tout l’autre, alors que potentiellement, la plupart est l’un ou l’autre tour à tour!
    Bref…il n’y a pas de vérité fondamentale!
    De plus, il y a eu une époque”msn”, il y a une époque”Facebook”…”Dieu”seul sait ce que demain nous réserve…Rien ne dure vraiment à l’heure de l’Internet!(^_^)

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  • sophie januel le 22 juillet 2010 - 14:16 Signaler un abus - Permalink

    @Norbit : c’est pas de la mauvaise foi mais placer le crédit photo tout en bas de l’article c’est pas très pro.
    Ce qui est encore moins pro c’est un laisser aller éditorial, préférant la provoc à 2 balles plutot que le sérieux.

    J’attendais de la part d’owni une qualité pro réelle et ligne édito claire. Quant à faire du buzz aussi bas de gamme c’est pas de la putasserie ?

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  • norbit le 22 juillet 2010 - 14:31 Signaler un abus - Permalink

    @ sophie : de la “putasserie” ? il est temps de se reposer hein… Moi ça ne me déplait pas qu’Owni se permette un peu de rock & roll dans une époque de bien-pensance ! et vos accusations concernant les crédits sont absurdes : je n’ai jamais lu un article ici sans y trouver les crédits CC, en bas d’article, avec lien et auteur…

    et sinon je postule au poste de modérateur :-))))

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  • dede le 22 juillet 2010 - 14:49 Signaler un abus - Permalink

    Article consternant. Profond au sens de creux.
    Mal écrit, mal documenté et surtout prétentieux.
    On ne va pas tout relever (ça ne le mérite pas) mais c’est quoi au juste une pute sociale, une pute qui ne fait pas payer ou une pute qui va avec un maximum de monde (une tautologie)…
    Ouais j’sais, le terme était juste utilisé pour faire du Buzz… Vraiment sans intérêt.

    Mauvaise pioche pour Owni !

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  • Cyrille le 22 juillet 2010 - 20:18 Signaler un abus - Permalink

    Traiter de pute la nomenclatura du web, fallait oser… c’est méchant, c’est gratuit, et c’est con.

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  • swazzle le 22 juillet 2010 - 22:36 Signaler un abus - Permalink

    wow, dès qu’on sort un peu du style journalistique ESJ ou des sentiers battus de la prose de recherche universitaire, le bon lecteur panique. je ne trouve pas que le langage fleuri de cet article cache d’avantage un manque de fond que les grands mots empesés des articles du monde diplo. peut être une question de génération, en effet. c’est dommage, je trouvais ça rafraîchissant.

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  • gaganausaure le 23 juillet 2010 - 13:34 Signaler un abus - Permalink

    J’aimerais bien que l’on m’explique : A ce jour, à ma connaissance, aucune loi, aucun décret n’a été publié au JO qui obligerait quiconque à utiliser F.B.
    On vit très bien sans, pourquoi parler de F.B. comme si on était obligé de l’utiliser ?
    F.B. est un outil, certains l’utilisent bien, certains l’utilisent mal.
    L’outil lui même semble être une machine qui encourage la “conciergitude universelle” On peut trouver ça drôle sauf que ce personnage, le/la concierge a été souvent utilisé par les régimes totalitaires comme la STASI en ex RDA pour fliquer au plus près la population.
    Je remarque que dans l’esprit de beaucoup, sur F.B. et ailleurs sur le web, du moment que c’est ludique, il n’y aurait pas à s’en faire, tous ceux là oublient donc que le principe élémentaire de toutes propagandes est d’être le plus possible inodore et sans saveur quant aux objectifs réels poursuivis et l’objectif de
    F.B. c’est de faire des profits par tous les moyens. Ceux qui utilisent F.B. sans discernement contribuent à enrichir le patron de F.B. qui n’est qu’un bon camelot.

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  • Reborn le 24 juillet 2010 - 2:04 Signaler un abus - Permalink

    j’aime bien cet article, mais c’est quand meme l’hopital qui se fou de la charité … !
    Ca “descend” les reseaux sociaux mais en bas d’article on nous propose quand meme bien de le diffuser par ces meme reseaux critiqués….

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  • marcuz de babel le 25 juillet 2010 - 19:05 Signaler un abus - Permalink

    Deux mots, en guise réponse.

    Le premier, consiste à invoquer le mot de Jean Baudrillard : “Bienvenue dans le désert du réel”. Le succès de FBK n’a pas pour seul effet de dévaster le sens de la vie privée, mais aussi celui d’abolir le sens du réel : c’est une génération d’exhibitionnistes psychotiques qui risque d’émerger. Faire la fête pour l’exhiber sur FBK et augmenter son “capital sympathie”, avoir des enfants pour proclamer au monde combien on est heureux… Le sens du vécu se déréalise à mesure qu’augmente le nouvel impératif social : nourrir son avatar comme on nourrissait les Tamagoshis (LE Gadget qui préfigurait tout ce qui passe depuis peu…). Voilà comment l’image aliénée de soi devient dominante dans notre rapport à nous-même.

    Ensuite, sur la sociologie des liens faibles et forts : il faut se souvenir de Bourdieu. L’utopie méritocratique du “tout est possible” de FBK est un leurre : les frontières sociales persistent, la verticalité des classes sociales n’a absolument pas été remplacée par l’horizontalité des réseaux communautaires. ¨Pour preuve, les people de FBK, ceux dont l’accessibilité était en apparence plus ouverte, migrent vers d’autres réseaux, où l’entre-soi est plus confidentiel et dont l’accès n’est possible que sur invitation…

    FBK et tous ces réseaux raniment le bon vieux mythe de la fin des classes. Mais ce mythe, si chacun veut y croire, chacun sait aussi qu’il ne change pas la vie…

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  • Tarentule le 25 juillet 2010 - 22:39 Signaler un abus - Permalink

    @reborn > c’est peut-être un peu l’intérêt de diffuser cet excellent article aux principaux concernés non ?

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  • Captain Cavern le 26 juillet 2010 - 21:02 Signaler un abus - Permalink

    Article pertinent !

    J’étais tombé sur un post il y a de ça quelques jours qui expliquait avec une terminologie que tout le ùmonde n’appreciera pas forcement pourquoi Facebook n’était pas nécessairement un bon site. Je pense qu’il est toujours interessant de le lire.

    http://casseurs.blogspot.com/2010/04/facefuck-souriez-vous-etes-niques.html

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  • Paix Quatre le 19 décembre 2010 - 21:34 Signaler un abus - Permalink

    Efficace, les addicts se manifestent par leur agressivité, trouvant les exemples réducteurs (s’y seraient-ils reconnus?), les anticonformistes qui tentent d’utiliser FB comme un outil de subversion n’y trouvent rien à redire.
    Concernant cette notion de force des liens faibles visés par les utilisateurs de FB, c’est une réalité à la fois pour les premiers (qui s’en défendront) ainsi que pour les seconds (qui eux en sont totalement conscients et n’utilisent FB que pour cela).
    J’adore les qualificatifs de “vulgarité”, c’est toute une population qui s’autocensure en permanence (pas de “gros mots” sur le web), tellement attachée à l’image bien lissée qu’elle s’est inventée via FB.
    Sur FB personne ne fait caca, selon Kundera FB c’est archétype du kitch en tant que négation de la merde.

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  • Laura le 21 décembre 2010 - 9:23 Signaler un abus - Permalink

    Et en attendant on vous retrouve sur… Facebook. C’est presque de la mauvaise foi.

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  • alex le 6 janvier 2011 - 19:55 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,

    L’article ne se fonde sur le parti du moindre effort (quoique le web). Moi-même je fus surpris de la vitesse à laquelle on ne fait rien de plus avec Facebook (théorie de la ludocratie SUR un bureau). Et si je ne pense pas avoir été trop peu intéréssant sur mon FB, bien que les véritables prétencieux pensent le contraire, c’est que j’ai découvert toutes les fonctionnalité de FB lors de mon projet.

    En ce qui concerne le monde à refaire (ou impossible) il ne faut pas juger une Pute sur son comportement, mais sur le nôtre vis-à-vis : Ni pute, ni soumise, mais prostitué et contribuable quand même…

    A votre bon dire ! Personnellement je plussoie les auteurs pour leur “manque de sérieux” tandis que Louis-Serge n’en est pas à son premier coup d’état manqué xD !!!

    Alex.

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  • TaO le 16 janvier 2011 - 23:00 Signaler un abus - Permalink
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  • Nola le 17 mars 2011 - 16:17 Signaler un abus - Permalink

    “C’est l’histoire d’une femme qui retrouve son premier amant de jeunesse, se prend à croire qu’elle a de nouveau seize ans et finit irrémédiablement par foutre en l’air son couple, sous prétexte d’avoir retrouvé des sensations de séduction et de baise vestiges de l’époque où ses seins ne tombaient pas encore jusqu’au nombril”

    moi, ce qui me défrise, c’est que toi, l’auteur, tu ne vois pas que tes couilles sont déjà sur tes mollets.

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