La faillite inéluctable des États

Le 1 mars 2011

Et si les États faisaient faillite ? Cela semble inimaginable pour la plupart. Pourtant, Charles Sannat fait partie de ceux qui haussent le ton pour tenter d'expliquer la réalité de la situation économique.

Toute vérité franchit trois étapes. D’abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence.
Arthur Schopenhauer

Souvenez-vous, nous sommes en janvier 2007. Tous les éléments de la crise à venir sont déjà là, mais les cassandres sont rapidement taxés de déclinologues, de pessimistes stupides, incapables d’imaginer la puissance des interventions des autorités monétaires et des banques centrales. Les États sont relativement peu endettés. Les dettes souveraines sont donc bien sûr l’actif à détenir en priorité.

Certitude illustrée par l’expression du « Fly to quality » c’est-à-dire la fuite vers la « qualité ». Chaque secousse boursière entraîne des arbitrages massifs des marchés actions vers les obligations d’État réputées « invulnérables ».

Nous étions dans la première étape décrite par Schopenhauer. Celle où l’on ridiculise ceux émettant des doutes sur la solidité et la pérennité financière des grands États.

Puis est venue la grande crise de 2008. Celle qui nécessita des milliards d’euros et de dollars de plans de relance, de création monétaire, de dépenses sociales. Les déficits se creusèrent rapidement d’une façon jamais imaginée par l’ensemble des observateurs économiques. Pris sous le double feu de rentrées fiscales en berne et de dépenses de soutien massives, le trou ne pouvait être qu’abyssal. Fin 2010, l’idée d’une faillite généralisée des États occidentaux ne subit plus qu’une opposition molle. « Non, non, quand même, un État ne fait jamais vraiment faillite, quand même, d’ailleurs la croissance repart aux États-Unis, c’est tout de même la première économie mondiale ».

Exact. Retenez ce chiffre : 2,9%, c’est le taux de croissance de l’économie américaine en 2010. Retenez-le bien, nous y reviendrons.

La croissance ne soigne pas la crise

Malgré ces 2,9% (qu’il faut bien retenir !) le chômage ne baisse pas, mais alors pas du tout. Certains esprits chagrins, qui regardent le véritable chiffre du chômage aux USA (celui publié par la FED et qui comptabilise aussi les personnes véritablement en recherche d’emploi mais ne recevant plus d’indemnisation) osent même affirmer que ce taux atteint le record de plus de 17.4% !! Tout de même.

Malgré ces 2,9% (de croissance), environ 43 millions d’Américains ne mangent chaque jour que grâce aux « Food Stamps » qui sont des « timbres de nourriture » donnés aux plus pauvres et permettant d’acheter dans des magasins l’alimentation nécessaire. C’est une version moderne des soupes populaires qui évite les images choc de files d’attente interminables de tous ces chômeurs miséreux et affamés. Bref, les « food stamps » sont un croisement entre les tickets de rationnement et les tickets restaurants.

Partons maintenant au royaume de la perfide Albion. Nos amis Britanniques ont eu la brillante idée d’élire un nouveau Premier Ministre « conservateur » Monsieur Cameron. Ce dernier affirme que « Si vous ne traitez pas la dette, vous n’aurez jamais de croissance. » Son principal opposant le « travailliste » Ed Miliband répond : « Si vous n’avez pas de croissance, vous ne viendrez pas à bout de la dette ».

Voilà un beau débat. Comment sortir de cette crise ? Peut-on retrouver de la croissance ? En dépensant plus dans des plans de relance pour stimuler l’économie comme le préconise l’ami travailliste ? Pourquoi pas… mais avec 11% de déficit, difficile de dépenser plus sans faire immédiatement faillite.

Alors le Premier Ministre conservateur explore la seule piste laissant théoriquement encore un peu d’espoir… celle de la rigueur. On coupe toutes les dépenses. Pas un peu. Vraiment beaucoup. Les fonctionnaires ? On dégraisse (490 000 en moins, tout de même, d’ici 2015). Les frais de scolarité ? On triple, quadruple ou quintuple. Les enseignants ? On supprime. Les parents n’auront qu’à s’organiser pour faire classe à leurs enfants. Remarquez : au train où vont les choses là bas, des parents disponibles, ce n’est pas ce qui va manquer dans les prochains mois.

Fortes dettes + récession = insolvabilité

Est-ce bien ou mal ? Peu importe, en terme éthique (bien que le débat soit passionnant). Mais en terme économique, est-ce que cela va marcher ? Est-ce que la cure d’austérité va déclencher une « saine » croissance ?

La réponse à cet instant est claire et sans appel. Non. Le Royaume-Uni est ré-entré en récession. Pas officiellement car il faut trois trimestres de « croissance négative », comme dirait Madame Lagarde, pour considérer officiellement une économie en récession. Nous ne sommes qu’à un trimestre. Le premier. Or qui dit récession dit baisse des rentrées fiscales… et ça, pour payer des dettes ayant atteint des niveaux monstrueux, ce n’est pas la meilleure des nouvelles. Car, en résumé : fortes dettes + récession = insolvabilité.

Oui mais regardez. Retournons aux États-Unis d’Amérique. Vous vous souvenez de notre chiffre de 2,9% de croissance (celui qu’il ne fallait pas oublier !) ? Et bien justement voilà une raison d’espérer. Les Américains ont décidé, contrairement aux Britanniques, de laisser « filer » les déficits pour stimuler la croissance. Et ça marche, 2,9% de croissance ! Eh bien au risque de doucher quelques belles espérances cela ne marche pas.

Pourquoi ? Trois chiffres : les 2,9% de croissance représentent un montant d’augmentation du PIB américain de 541 milliards de dollars. Pour créer ces 541 milliards de dollars de nouvelles richesses, les autorités politiques et monétaires ont créée… 1 700 milliards de dollars de nouvelles dettes. En clair, pour créer 1 dollar de croissance, il faut 3.14 dollars de nouvelles dettes.

Dès lors deux constats:

  • la dette s’accroît plus vite que la richesse créée avec ces nouvelles dettes,
  • l’économie mondiale n’est plus capable de créer de la croissance sans dette.

La « rilance », dernier espoir de l’humanité ?

Et en 2011-2012, nous rentrerons dans la dernière étape de la vérité selon Arthur Schopenhauer. La faillite des États sera considérée comme « ayant été une évidence ». Le monde s’apercevra de l’insolvabilité généralisée des États occidentaux. Soit parce que les plans de relance auront créé une dette trop importante… soit parce que les plans de rigueur auront créé des dettes trop importantes, le résultat final étant sensiblement le même en données corrigées des dégâts sociaux et humains entraînés par les plans d’austérité.

Les deux voies nous mènent droit à l’insolvabilité. Le seul avantage des plans de rigueur, c’est qu’ils permettent de gagner du temps.

Tout le monde a pu constater que les plans de relance menaient à la catastrophe. Les plans de rigueur disposent de 12 à 24 mois pour convaincre ou montrer qu’ils ne marcheront pas mieux….

Il reste la voie française. Celle de Madame Lagarde. La voie de la « Rilance ». Mi rigueur-mi relance, mi-ange, mi-démon. La « Rilance » voilà le dernier espoir de l’humanité. Un peu mince n’est-ce pas ?

Article initialement publié sur le blog de Paul Jorion

>> photos flickr CC Mikko Saari ; Rob Chandannais ; Wonderlane

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  • zelittle le 1 mars 2011 - 17:20 Signaler un abus - Permalink

    Du grand n’importe quoi cette analyse.

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  • wxwx le 1 mars 2011 - 17:38 Signaler un abus - Permalink

    Effectivement du grand n’importe quoi. Peut-être qu’il serait utile de lire un livre d’éco de première année avant de vouloir parler d’économie.

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  • Pit le 1 mars 2011 - 18:11 Signaler un abus - Permalink

    j’adore la sophistication de vos critiques les gars
    et vous opposez de vrais contre-arguments, c’est impressionnant.

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  • Pit le 1 mars 2011 - 18:13 Signaler un abus - Permalink

    wxwx et zelittle, waou

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  • Digital User le 1 mars 2011 - 18:17 Signaler un abus - Permalink

    “Toute vérité franchit trois étapes. D’abord, elle est ridiculisée.”
    Les deux premiers commentaires ne font qu’entériner la 1ère étape de la maxime :D

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  • Lemeb le 1 mars 2011 - 18:22 Signaler un abus - Permalink

    L’analyse est tout sauf inintéressante.

    Mais la vraie question *constructive* à poser est : Et maintenant ? Que peut-on faire pour sauver l’humanité ?

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  • iGor le 1 mars 2011 - 19:13 Signaler un abus - Permalink

    @ Lemeb
    Par exemple aller lire le blog de Jorion. Il y a, en sus de ce billet, des choses fort intéressantes pour reconstruire le monde (qui s’est écroulé, donc).

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  • Lemeb le 1 mars 2011 - 19:36 Signaler un abus - Permalink

    @IGOR : je connaissais déjà le blog, mais je sens que je vais plus souvent y faire un tour. Merci du conseil ;)

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  • opl le 1 mars 2011 - 21:58 Signaler un abus - Permalink

    Je ne vois pas le rapport (direct) entre 541 B$ (billion dollars = milliards de dollars) de plus en 2010 contre 1.700 B$ de dettes. La dette est remboursable sur plusieurs années alors que la “croissance” est celle d’une seule année … Si le budget américain est équilibré (on peut rêver) et si la croissance se poursuit à ce rythme, la dette est remboursée en 3 ans et les américains sont gouvernés par des génies.

    Bon tout ça c’est dans l’hypothèse où la “croissance” veut encore dire qqch et où un jour les USA auraient un budget équilibré. J’imagine qu’avec 2 guerres en cours c’est pas trop le cas (les chinois savent plus quoi faire des bons du Trésor, ils en ont tellement qu’ils ne peuvent même plus demander leur remboursement sans faire effondrer l’économie de leur créancier ; si ça c’est pas marcher sur la tête ET sur la corde raide en même temps)

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  • Stanislas Jourdan le 2 mars 2011 - 8:27 Signaler un abus - Permalink

    @Digital User : Effectivement ;) j’en soupçonnerai presque des lecteurs de Jorion d’être venu troller exprès :D

    @opl : La question ici n’est pas tellement est-ce que la dette sera remboursée sur 3 ans ou quoi. Les US sont de toute façon déjà bien trop endettés par ailleurs. Ils savent très bien que cette dette n’est pas remboursable.

    En revanche, je crois que l’auteur met tout simplement ces chiffres en avant pour montrer à quel point la croissance américaine est enrayée. Rendez vous compte : 1700 mds de dette pour une croissance de 2,9% ! On a vu mieux comme effet de levier !!! Là on est plutôt proche de « l’effet massue » … ;-)

    @Lemeb : que faire pour sauver le monde ? Commencer par faire tourner cet article et tous ceux qui expliquent la vérité ! /-)

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  • wxwx le 2 mars 2011 - 9:39 Signaler un abus - Permalink

    Je précise mon point de vue.

    Déterminer si la dette d’un pays est soutenable (c’est le terme consacré) n’est pas un calcul facile. Vous pouvez par exemple consulter le très bon livre de Bénassy :Politique Economique. Il ne fait aucun doute que certain Etats ne pourront pas s’en sortir (http://www.bruegel.org/pdf-download/?pdf=fileadmin/files/admin/publications/policy_briefs/2011/110207_A_comprehensive_approach_to_the_Euro-area_debt_crisis.pdf) ou le livre « This time is different ».

    L’approche de la Grande Bretagne est fortement critiquée (voir le blog de Krugman), elle vise à rendre la dette soutenable par une réduction de son coût, accompagnée pour cela par une politique monétaire accommodante. C’est une démarche qui a déjà porté ses fruits (Suède…).
    En Grande Bretagne, la récession au dernier trimestre 2010 est liée à des facteurs climatiques. En principe, je n’ai pas de boule de cristal, il devrait y avoir un rattrapage au premier trimestre, c’est-à-dire un regain de croissance.

    Pour l’exemple des USA, je trouve incroyable un tel raccourci. Il est évident que les USA ont un problème de dette à long terme il suffit de suivre les débats entre républicains et démocrates ou les notes des agences de rating, mais l’argument de l’article ignore complètement l’existence d’un multiplicateur budgétaire (voir le premier ouvrage cité et pour son niveau selon le type dépense voir la recherche du FMI). C’est du grand n’importe quoi, c’est ce qui vient immédiatement à l’esprit.

    Je ne veux pas dire qu’il n’est pas possible que des Etats fassent faillite, je pense même que la faillite de la Grèce est inéluctable. Je ne pense pas que l’on ne va pas vivre une nouvelle période de récession, je n’en sais rien surtout avec la hausse brutale du pétrole (The Economist la semaine dernière). Je pense simplement qu’il est possible d’écrire un article pour arriver à la même conclusion en ayant un argumentaire cohérent et construit. Je suis un lecteur récent de votre site, cet article est de très mauvaise qualité et vous fait du tort.

    Bien cordialement.

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  • Clement le 2 mars 2011 - 10:04 Signaler un abus - Permalink

    Je vois comme solution un plan de décroissance sereine comme beaucoup en parle depuis quelques années. Mais il suffit de lire la citation en début d’article pour comprendre que ce germe n’est qu’à l’étape une :

    Toute vérité franchit trois étapes. D’abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence.

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  • Stanislas Jourdan le 2 mars 2011 - 11:18 Signaler un abus - Permalink

    @wxwx et bien voilà, en développant un peu c’est quand même tout de suite un peu plus intéressant… même si au fond je ne comprends pas bien votre critique.

    Vous remettez en cause certains points de l’article mais finalement ça ne change rien au fond. On peut chipoter sur les espoirs de croissance UK, de l’échéance du problème de la dette US… mais vous le dites vous même : on arrive aux mêmes conclusion.

    Est-on d’accord pour dire :

    1. les politiques de relance par endettement ne créent plus assez de croissance
    2. La croissance ne résout ni le chômage ni les inégalités, ni les balances commerciales
    3. Par conséquent, il faut s’attendre à une stagflation à court terme
    4. A plus long terme, lorsqu’il n’y aura plus le FMI et le FESF pour supporter le poids de la dette, on aura alors une vague de faillites en mode domino…

    ?

    Dans tous les cas, si vous avez un meilleur moyen d’expliquer cela de manière concise et compréhensible, nous sommes toujours preneurs : soumettez-nous un texte ! ;-)

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  • wxwx le 2 mars 2011 - 12:03 Signaler un abus - Permalink

    @stanislas

    La conclusion dépend des hypothèses. On peut arriver aux mêmes conclusions avec un vrai argumentaire.

    Vous supposez que la croissance potentielle des Etats a été réduite par la crise. Je le pense également mais on n’en sera certain que dans quelques années. Si c’est vrai le chômage restera élevé. Cette situation n’est pas favorable à une réduction des inégalités (partage de la valeur ajoutée). Le problème des balances commerciales est un problème de taux de change, notre hyper président en charge du G20 s’y attaque. L’histoire récente (années 70, voir le dernier livre d’Eichengreen) ne porte pas à l’optimisme.

    Les USA et le UK ont la possibilité d’imprimer de la monnaie sans limite. Ils ne sont pas obligés de faire faillite. Le Japon finance depuis des années une dette colossale. Dans la zone euro, au niveau consolidé la situation est saine, il est donc possible d’éviter la faillite en mettant en place des outils de solidarité. C’est ce que vont tenter de faire nos dirigeants lors de la réunion du 24 et 25 mars.

    La vague de faillite en domino des pays asiatiques dans les années 97-98 c’est propagée par les taux de change. Ce n’est pas possible dans la zone euro.

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  • Stanislas Jourdan le 2 mars 2011 - 12:21 Signaler un abus - Permalink

    @wxwx Hmm je suppose plus que cela à vrai dire. Même sans cette crise, les espoirs de croissance s’affaiblissaient depuis quelques années déjà.

    Ce que cette crise révèle selon moi, c’est que ça fait 20 ans qu’on vit à crédit pour obtenir de la croissance économique. Et c’est particulièrement vrai en France où la consommation est le seul “moteur” de croissance depuis 10 ans.

    Concernant la balance commerciale, il est réducteur de ne l’attribuer qu’au taux de changes. Plusieurs études récentes montrent que la pseudo baisse de compétitivité-prix liée à l’euro face à l’Allemagne. On a plutôt un problème de qualité et de spécialisation, mais c’est plus dur à admettre pour notre orgueil… bref !

    Vous avez bien raison de pointer du doigt les différences avec les US et UK, mais vous croyez vraiment à ça : “Dans la zone euro, au niveau consolidé la situation est saine, il est donc possible d’éviter la faillite en mettant en place des outils de solidarité.” ??

    j’y vois 3 problèmes :
    - inacceptabilité d’une solidarité européenne. Aucune raison que les contribuables allemands paient les conneries des grecs. Ca ne serait pas la première fois que l’on enfume les citoyens européens, mais bon là c’est gros quand même.
    - éviter la faillite, cela nécessite de la croissance, et des balances commerciales positives. Or cette hypothèse me parait largement discutable…
    - En fait, le problème de l’euro c’est qu’en s’interdissant de monétiser, on se condamne à devoir rechercher de la croissance économique. Mais à quel prix ?

    Au prix d’un système totalement ponzifié, dont les banques sont les éternelles gagnantes…

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  • wxwx le 2 mars 2011 - 15:20 Signaler un abus - Permalink

    Il est vrai que le CDU de Merckel est réclame des contreparties lourdes en échanges de sa solidarité (carnet de chèque). Mais elle vient de perdre des élections à Hamburg en faveur du SPD qui est beaucoup plus favorable à la solidarité européenne (voir la tribune de Frank-Walter Steinmeier et Peer Steinbrück dans le FT du 15/12). Les allemands ont beaucoup à perdre dans la crise de la zone euro. La situation est saine au niveau européen donc il est possible d’éviter la faillite avec les bons mécanismes. Certains Etats US sont dans une situation bien moins favorable que l’Irlande ou la Grèce mais personne ne croit à leur faillite grâce à la solidarité fédérale.

    Etre solidaire de son voisin je ne pense pas que ce soit enfumer les européens. C’est une question d’opinion, voulons nous vivre dans un monde solidaire ou du chacun pour soi. A titre personnel je suis pour la solidarité, même si certain ont fait des erreurs dans le passé.

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  • Stanislas Jourdan le 2 mars 2011 - 15:48 Signaler un abus - Permalink

    @wxwx oui mais de quelle solidarité parlons nous ici ? Les plans de sauvetage témoignent surtout d’une solidarité des politiques pour les banques et les créanciers…

    Eviter la faillite (disons ici plutôt les “défauts”) ne doit pas être un objectif en soi. Ce serait sacrifier la justice sociale, car quand on “sauve” la Grèce, on sauve surtout in fine les banques françaises et allemandes … et pendant ce temps les travailleurs et chômeurs grecs vont en prendre pour 20 ans d’austérité (enfin en théorie, puisqu’en pratique ils vont pas forcément se laisser faire…).

    Bravo la solidarité… !

    Si on veut trouver de véritables alternatives, il faut chercher en amont d’où vient le problème.

    Les déficits publiques récurrents ne sont pas QUE la conséquence de la démagogie et du manque de bonne volonté des politiques. Ils sont surtout le produit d’un système qui a besoin de toujours plus de dette pour ne pas que le système ne s’effondre.

    Le problème vient aussi du carcan de la BCE que vous pointez, mais ne nous leurrons pas : in fine, la politique de la FED ou du Royaume Uni aboutit à des effets similaires : en monétisant leur dette, ils vont créer de l’inflation et ainsi sanctionner les plus précaires. Cela a le seul avantage de taxer aussi (un peu) les rentes des plus riches. Mais de même que ça va finir par péter (vraiment) en Grèce, ça finira mal chez eux aussi.

    En fait, les US vont juste gagner un peu de temps puisque eux ne risquent pas la déflation avec leur politique d’expansion monétaire. On fonce dans le mur, tandis qu’eux finiront juste dans le fossé…

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  • wxwx le 2 mars 2011 - 21:07 Signaler un abus - Permalink

    C’est une opinion. J’espère que vous vous trompez, je n’ai pas envie de vivre ce qu’ont vécu les argentins.

    Je suis intrigué, vous êtes modérateur sur ce site où il y a de très bons articles, avec du fond, construits, que l’on soit d’accord ou non avec la conclusion.

    Pourquoi avoir publié un article aussi mauvais, il n’a pas de fond ?
    Pourquoi ne pas le retirer ?

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  • Stanislas Jourdan le 2 mars 2011 - 21:34 Signaler un abus - Permalink

    @wxwx : Je pense qu’on peut encore éviter ce qu’ont vécu les argentins… mais certainement pas en faisant ce vers quoi l’Europe se dirige.

    “Pourquoi avoir publié un article aussi mauvais, il n’a pas de fond ?”

    Tout d’abord parce ceci n’est que VOTRE opinion. Parce que le sujet de la dette est un enjeu majeur trop peu traité, et que l’on estime chez OWNI que les médias doivent en parler davantage en relayant différents points de vue, même s’ils dérangent.

    “Pourquoi ne pas le retirer ?”
    Je vous retourne la question : pourquoi voulez-vous qu’on le retire ? Vous semblez être le seul parmi nos lecteurs à le trouver mauvais (et à vous en expliquer, les trolls ça compte pas), devrait-on supprimer nos articles au prémier mécontent venu ?

    Enfin, je vous renouvelle ma proposition : puisque cet article est si mauvais, j’attends avec impatience que vous m’envoyiez le votre.

    Cordialement,

    stan [at] owni [point] FR

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  • zelittle le 2 mars 2011 - 21:57 Signaler un abus - Permalink

    @Stanislas,

    wxwx n’est certainement pas le seul à trouver cet article très mauvais: il est juste le seul à prendre la peine de le dire et d’expliquer pourquoi. Franchement, c’est décourageant, en tant que lecteur et commentateur potentiel, de voir un tel article publié sur un site qui à coutume de publier des contenus de qualité.

    Il faudra reprendre tout l’article, et plus encore ce fumeux “pour créer 1 dollar de croissance, il faut 3.14 dollars de nouvelles dettes.”

    Désolé de ne pas prendre le temps de le faire. Mais je pense comme wxwx que la publication de cet article était une mauvaise décision.

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  • Toda le 2 mars 2011 - 22:22 Signaler un abus - Permalink

    C’était courageux de publier un tel article..dans un futur proche, je n’en doute pas…”Le monde s’apercevra de l’insolvabilité généralisée des États occidentaux.”

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  • zelittle le 2 mars 2011 - 23:38 Signaler un abus - Permalink

    Sur la question de la soutenabilité des dettes publiques en période de crise, Barry Eichengreen est un des économistes à écouter. Comme Charles Sannat, Eichengreen est loin d’être optimiste pour l’avenir, mais son raisonnement à lui tient la route !
    Un exemple:
    http://economistsview.typepad.com/economistsview/2011/03/eichengreen-europes-banks-are-in-far-greater-danger-than-people-realize.html

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  • iGor le 3 mars 2011 - 7:29 Signaler un abus - Permalink

    Une autre source de point de vue différent (et qui tient la route) en économie :
    http://www.fredericlordon.fr/
    http://blog.mondediplo.net/-La-pompe-a-phynance-

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  • wxwx le 3 mars 2011 - 8:35 Signaler un abus - Permalink

    Il faut juste le retirer car il ne respecte pas votre charte éditoriale. Pas pour sa conclusion, chacun est libre de son opinion et mérite le respect.

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  • Stanislas Jourdan le 3 mars 2011 - 8:45 Signaler un abus - Permalink

    Il ne suffit pas de dire qu’un article soit mauvais, il faut le démontrer.

    Cet article n’est peut être pas le meilleur que l’on ait publié sur le sujet , je veux bien l’admettre (pour info on avait déjà fait un dossier là dessus : http://owni.fr/navigation-temporelle/?jour=22&mois=01&annee=2011 ) mais dans le domaine de l’économie, il y a rarement de vérités établies. Tout est question d’interprétations, de raisonnements etc.

    A ce partir de là ce qui compte c’est le débat, et cet article y participe (pour preuve cette discussion). Et c’est bien pour moi l’essentiel.

    J’ai beau relire le papier, je ne vois rien de faux. Le coup des “1 dollar de croissance, il faut 3.14 dollars…” est certes simplificateur, notamment car les us auraient pu être en récession donc le gain de croissance est peut etre de plus de 2,9 points, et car les 1700 mds de $ créés mériteraient d’être détaillés. Certaines quantités de quantitative easing n’étant pas à proprement parler injectées dans le système.

    De là à blamer l’ensemble de l’article et le dépublier, il ne faut pas rêver.

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  • wxwx le 3 mars 2011 - 9:10 Signaler un abus - Permalink

    Il est mauvais pas pour son opinion, mais car il ignore la théorie de base de l’économie.

    C’est juste dommage de le conserver car:
    -Il ne respecte pas votre charte
    -Alors qu’il y a du buzz autour de votre site, il risque de décourager plein de gens.

    Moi je dis ça et je prends du temps à vous expliquer pourquoi il est mauvais car j’ai eu du plaisir à lire des articles sur votre site et je suis toujours a la recherche d’analyse et de point de vue qui ne soient pas “pensée unique” ou “populiste”.

    Maintenant c’est votre droit de publier n’importe quoi, la rigueur et le sérieux que vous ne souhaitez pas vous appliquer d’autres le feront.

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  • Charles Sannat le 3 mars 2011 - 11:07 Signaler un abus - Permalink

    J’ai pour habitude de ne jamais répondre aux commentaires suite à mes articles, bien que je lise chacun d’entres eux et en dépit de l’intérêt réel de la plupart d’entres eux, pour une raison simple de temps. Répondre est très chronophage. Je fais aujourd’hui une exception sur la demande de Stanislas.

    Il y a deux façons de faire de l’économie.

    L’économie statique et théorique qui est celle des grand principes et des grandes théories ou l’on étudie les agrégats (que l’on ne publie plus forcément) ou l’on entre dans des niveaux de détail qui vont rendre toute prise de décision impossible car tout sera complexifié à chaque nouvelle étape d’un raisonnement qui finalement va finir par revêtir un intérêt intellectuel que pour quelques cardinaux défendant la « Théologie » de leur propre chapelle.

    La deuxième façon de voir l’économie est de la voir de façon dynamique et populaire. Je revendique clairement cet axe. L’économie ne doit pas être réservée aux économistes. Bien souvent des choses compliquées peuvent être expliquées clairement et simplement pour devenir intelligibles part tous. Je revendique clairement cet axe.

    Cela se fait souvent par des simplifications qui sont indispensables à la bonne compréhension de tous. Je revendique ces simplifications car vos débats s’apparentent à celui sur le sexe des anges qui n’intéressent que les exégètes « spécialistes ».

    Rien qu’un exemple sur la dette des USA versus la Croissance. Oser comparer 500 milliards de PIB en plus d’un côté avec la dette sur la même période. Quel crime de lèse majesté économique. Oser faire un tel raccourci. Quelle incompétence !! Et bien je la revendique. Je la revendique car je préfère être un incompétent ayant raison qu’un « compétant » ayant tort.

    Au-delà de çà je vais apporter une réponse à ce point.
    Economiquement la dette contractée en Année 1 est sensée servir une dynamique de croissance sur plusieurs années et donc la croissance générée aura lieu sur plusieurs années… Mais c’est la théorie… Car il y a des conditions comme par exemple que ce soit de la dette d’investissement et non de la dette de « fonctionnement ». Or de quelle dette s’agit-il à votre avis ? S’agit-il d’un accident sur une année ou ce phénomène est-il historique ? Dure t-il depuis plusieurs exercices ? Quelle est la réponse à votre avis ? Cela fait de très nombreuses années que l’économie US ne peut plus créer de la croissance sans dettes supérieures pour une raison simpliste et simplificatrice bien sur qui est la globalisation et la mondialisation. Nos économies ont migrée vers des économies de la consommation au détriment d’économies de la Production. Quel est le dernier produit made in USA ou France que vous avez acheté ? Certainement aucun en dehors de l’alimentaire… Or il n’est aucune richesse ou croissance sans « production » ou « transformation ».

    Alors vous me parlerez de « Division Internationale du Travail » des théories de Ricardo sur les avantages relatifs ou pas… Nous pouvons débattre à l’infini des théories.

    Nous pouvons débattre à l’infini de la notion de faillite des Etats, car après tout un Etat ne fait jamais faillite… enfin en théorie. En pratique effectivement ce sont les créanciers et les détenteurs de dettes qui font faillite…

    Nous pouvons débattre encore et encore sur la notion de « soutenabilité » de l’endettement… mais il faudra évoquer les taux d’intérêt maintenu au plus bas en contradiction avec les règles théoriques du marché, il faudra évoquer la notion de maturité de la dette pour chaque pays car les dettes « roulent » et lorsqu’elles s’arrêtent… c’est le défaut de paiement ! Il faudra montrer (ce que j’ai fait dans un autre article) qu’en aucun cas l’inflation ne pourra rendre les dettes plus supportables etc etc…

    Mais tel n’est pas mon propos dans mes articles.

    Il s’agit de pointer des incohérences et des risques en les simplifiant pour les mettre à la portée de tous. L’avantage du Web 2.0 c’est qu’il permet une interactivité. Les commentaires permettent d’enrichir, de complexifier, de donner des liens et de mettre en perspective. Tout le monde n’est pas docteur en économie. Laissez au plus grand nombre la possibilité d’avoir accès à l’économie. Par eux-mêmes et grâce à vous certains iront sans doute plus loin, emprunteront les liens et enrichiront leurs connaissances…

    L’objectif est de faire réfléchir. Tant mieux si cela suscite des débats passionnés. Même si nous y sommes arrivés avec des raccourcis…. il n’y a plus de croissance sans dette en occident. Il y a un risque important de faillite des Etats. Un économiste appellera cela une rééchelonnement de la dette. Il y a également un échec majeur de la pensée économique actuelle basée sur les théorie de types brillants ayant vécus il y a 2 siècles et qui sont des hommes de la révolution industrielle et de l’économie de la filature de coton.

    Je vous propose de lire le dernier rapport du service d’audit interne du FMI sur : « pourquoi le FMI n’a pas vu arriver la crise en 2007 ». Réponse : « Nos collaborateurs préfèrent avoir tord ensemble que raison tout seul, toute pensée contraire à la pensée dominante étant sanctionnée dans l’avancement »….

    Comme quoi souvent cela ne tient pas à grand-chose. Je revendique donc cette liberté de penser différemment. Je remercie le site Owni pour son ouverture à des idées pas forcément justes mais différentes. Je revendique la simplification pour l’accès de tous à certains savoirs.

    J’ai lu certains commentaires appelant à la suppression de mon article. Pourquoi ne pas appeler à la suppression de ces commentaires ? Parce que c’est la définition même de la liberté d’expression que de pouvoir exprimer l’envie de voir un article supprimer et que de ne pas le faire est l’expression même du courage journalistique et du respect de la pluralité des idées.

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  • zelittle le 3 mars 2011 - 13:07 Signaler un abus - Permalink

    @Charles Sannat,

    Merci pour votre réponse.

    Personnellement, je n’ai rien contre la simplification en économie: on invente justement des modèles pour simplifier, pour rendre intelligibles des phénomènes très complexes. De même, je trouve très important le souci de vulgariser/démocratiser la science économique et ce qu’elle nous apprend. De nombreux économistes font ce travail, par exemple en tenant des blogs peu techniques et accessibles (le blog de Krugman est l’exemple le plus connu).

    Ce qui me dérange par contre, c’est quand la simplification devient une caricature de la réalité: le raisonnement qui conduit à “pour créer 1 dollar de croissance, il faut 3.14 dollars de nouvelles dettes” est tout simplement faux.

    Si votre thèse est que les États ont tendance à trop s’endetter, c’est votre droit de la défendre. Il y a des arguments pour et contre, mais utilisez des arguments valables (ne serait-ce qu’une comparaison des taux des dettes souveraines vs taux de croissance des PIB), pas une fumeuse différence cout-bénéfice sur un an.

    Bref, pour moi, cet article ne rend vraiment pas service à la démocratisation de l’économie, et notamment du débat sur la soutenabilité des dettes publiques. Cet article n’est ni dynamique (c’est une évidence, vous ne traitez que la dette américaine que sur un an…) ni populaire.

    Vous dites préférer “être un incompétent ayant raison qu’un « compétant » ayant tort”. C’est déjà très discutable. Mais là, 1) rien ne garanti (c’est une litote) que vous ayez raison sur la faillite à venir des US, et 2) pour défendre cette thèse, vos outils sont mauvais et induisent en erreur…

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  • wxwx le 3 mars 2011 - 14:24 Signaler un abus - Permalink

    Que ce soit sur le web 2.0 ou ailleurs il me semble nécessaire de respecter ses lecteurs. Vous aviez visiblement les moyens d’écrire un (très) bon article de vulgarisation économique. C’est dommage d’en avoir privé les lecteurs d’owni.fr.

    Pour aller dans le sens de votre opinion, Rogoff a déclaré hier soir que les faillites de la Grèce et de l’Irlande étaient inévitables. Que celles de du Portugal et de l’Espagne étaient probables et que tout ça pourrait entrainer la faillite de la Belgique. Welcome.

    Roubini dit la même chose régulièrement.

    Pour ceux qui veulent lire un article de vulgarisation économique bien fait et en savoir plus sur Rogoff :

    http://www.project-syndicate.org/commentary/rogoff75/French

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  • eric cochez le 2 juillet 2012 - 23:39 Signaler un abus - Permalink

    Lorsque les banques,qui ont mené grand train jusqu’à la dernière seconde,arrivent à une situation de faillite,on reporte tout simplement leurs dettes sur le contribuable qui fait office de zone-tampon.Les banques savent,ainsi,que la faillite n’est qu’une étape avant le renflouement et que les politiques-dont le sort est lié aux banques-ne laisseront jamais l’argent s’égarer ailleurs,se disperser par et chez les petits.La banque et sa faillite est,en soi,un instrument pour prétexter le renflouement,ç-à-d que le contribuable et l’usage que l’on fait de son argent,permet de recréer,à la seconde et sous de fallacieux prétextes,une immense fortune qui repasse immédiatement sous le contrôle du capital.Une banque,et ceux qui y sont intéressés,ne peux pas perdre,ce n’est pas dans la culture des politiques qui en sont les servants.Le capital n’accepte ses propres règles que s’il en sort gagnant,sinon il les change.Et les banques sont des piliers du capitalisme.Le petit peuple devra,plus que jamais,payer pour les dinosaures,qui n’ont,de ce fait,jamais rien à craindre.De plus,il n’est plus utile de fournir un quelconque service aux personnes-que les organismes méprisent de mieux en mieux-puisque l’état fournit l’argent de ces derniers à profusion et sans qu’il faille de consentement aucun.Plus besoin,donc,d’attendre que les épargnants amènent leur obole.Les moutons sont tondus et les affranchis s’étonnent encore de la naîveté populaire qui leur garantira toujours impunité,hilarité et place assise aux firmaments des états.

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