L’avenir sera atomique

Le 28 avril 2011

Depuis l'accident de Fukushima, le nucléaire est fortement remis en cause. L'atome est pourtant devenu indispensable à l'alimentation électrique française et mondiale. Et si nous nous faisions, un instant, l'avocat du diable ?

[Disclaimer : L'article ne reflète en rien les opinions de l'auteur ou de la rédaction. Il s'agit d'un exercice de style consistant à prendre volontairement un point de vue pro-nucléaire.]

Un mois et demi après l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiishi, la volonté d’une sortie du nucléaire n’est plus seulement l’opportunisme indécent qui était reproché aux Verts. L’idée a fait son chemin. Et si c’était possible ? Dans 30 ans, 50 au plus, affirment les écologistes, nous pourrions en avoir terminé avec l’atome au profit d’autres énergies.

Difficile d’envisager une telle option alors que la France a fait le choix du tout nucléaire il y a maintenant 40 ans. Le gouvernement ne peut pas décider facilement de sortir d’une industrie qui fournit 75 % de l’électricité consommée en France, et qui la fait rayonner pour son expertise à travers le monde (tout en générant chaque année près de 45 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour EDF, qui appartient à 80 % à l’État).

La sortie rapide, c’est pourtant ce que prônent les anti-nucléaires, sans pour autant s’interroger sur son véritable rôle en France. Et si nous nous faisions l’avocat du diable ? Non pas pour minimiser la gravité de la situation à Fukushima Daiishi, mais bel et bien pour s’interroger sur l’utilité de l’atome à l’heure des énergies renouvelables.

Récupération politique

Plusieurs pays d’Europe ont même franchi le pas, en annonçant l’arrêt des projets en cours ou la fermeture de centrales en activité. En témoigne le revirement d’Angela Merkel et de son parti, jusqu’ici plus pro-nucléaires qu’anti. La réouverture d’anciennes centrales a été annulée, et l’Allemagne doit encore se prononcer sur la fermeture de la moitié de son parc nucléaire. Reste à savoir si ce brusque volte-face témoignait d’une véritable volonté de changement ou d’une récupération purement opportuniste, à quelques jours des élections régionales.

Si une telle décision ne risque pas de plonger nos voisins d’Outre-Rhin dans le noir, il faudra cependant accroître la production électrique des sources d’énergie alternatives. Ou acheter l’électricité ailleurs… comme en France, par exemple.
La politique énergétique de l’Allemagne a ceci de particulier que, révisée en 2000, elle doit déjà conduire à une sortie du nucléaire en 2021. Un engagement rendu possible par le fait que le nucléaire n’y représente que 24 % de la production électrique. Outre-Rhin, si les énergies renouvelables et le gaz occupent une place importante (respectivement 17 % et 14 %), ce sont encore les centrales à charbon, extrêmement polluantes, qui fournissent le pays en électricité : elles représentent pas moins de 42 % de la production allemande.

La moins dangereuse des énergies ?

Sauf que le nucléaire est, à bien y regarder, bien moins inquiétant que les énergies fossiles, qui dominent encore largement la production électrique à travers le monde.

Selon une infographie réalisée par le site NextBigFuture, qui s’appuie sur plusieurs sources [en] (dont l’Organisation Mondiale de la Santé ou l’Agence Internationale de l’Energie Atomique), le nucléaire est bien moins meurtrier que le charbon ou le pétrole. Elle calcule le nombre de morts par Térawattheure (1 TWh équivaut à 1 milliard de KiloWattheure, le KiloWattheure étant la mesure de l’énergie d’un appareil consommant 1000 watt en 1 heure de temps).

Cette infographie s’appuyait initialement sur les chiffres de l’AIEA (4.000 morts maximum à Tchernobyl). Même, en utilisant une étude beaucoup plus pessimiste (300.000 morts, en incluant les décès des cancers futurs), le nombre de morts par TWh dus au nucléaire reste de très loin inférieur à ceux du charbon, du pétrole, ou du gaz.

Ici le graphique réévalué : 161 morts par TWh pour le charbon, contre 2,7 pour le nucléaire.

Les décès imputés à la rupture du barrage de Banqiao, en Chine, est pris en compte, d’où le résultat élevé pour ce qui est de l’énergie hydraulique. Tout comme Tchernobyl, il s’agit d’un accident, et la famine, au même titre que les radiations, est une conséquence directe de la destruction de cette infrastructure.

Les énergies alternatives ? Du vent !

Si l’on considère la dangerosité, c’est donc incontestablement vers les énergies alternatives qu’il faudrait se tourner. Avec la menace, de plus en plus concrète, du réchauffement climatique, et donc la nécessité d’un arrêt de la production de CO2, les centrales nucléaires et les énergies renouvelables semblent être les solutions les plus viables. L’énergie atomique pose cependant le problème de la gestion des déchets radioactifs. L’urgence d’un changement de mode de production, couplée à ces déchets intraitables et difficiles à stocker, devrait donc nous amener à privilégier les énergies dites vertes. Sauf qu’au vu de l’augmentation quasi-constante de la consommation électrique, les énergies alternatives sont proprement insuffisantes en terme de rendement.

Tomroud explique parfaitement cette problématique sur son blog :

Pour stabiliser la concentration du CO2 dans l’atmosphère [...], il faudra produire d’ici 2050 une puissance supplémentaire équivalente à la puissance totale produite aujourd’hui sans brûler d’énergie fossile. Insistons : considérez toute l’énergie produite aujourd’hui en une seconde dans le monde. D’ici 2050, il faudra trouver une façon de doubler cette production énergétique sans rejeter la moindre molécule de CO2 supplémentaire dans l’atmosphère ! [...]

Il y a donc a priori beaucoup de place pour le renouvelable d’origine solaire, qui, comme on l’a dit, reste de toutes façons la seule “vraie” source d’énergie externe. Cependant, là encore, il faut faire du quantitatif. Et on s’aperçoit que ça cloche rapidement . Si on regarde tout le potentiel éolien à 10 m du sol, on arrive à seulement 4 TW. Rajouter 2TW en mettant des barrages un peu partout pour faire de l’hydroélectricité. 5 TW en transformant toutes les terres cultivées en bio-carburant. Bref, même en ruinant terres arables, écosystèmes et paysages pour produire de l’énergie, en réalité, le compte n’y est pas du tout, et je serais curieux de savoir quelle est donc l’alternative non carbonée proposée de façon réaliste par les écologistes !

La seule solution réaliste sur le moyen terme est de trouver un moyen d’utiliser directement l’énergie solaire. Le problème c’est que l’énergie solaire est très diffuse. En fait, comme on connaît exactement la quantité de soleil reçue pour une surface donnée, on peut montrer que pour qu’un panneau solaire soit rentable face à des carburants fossiles (c’est-à-dire qu’il fournisse autant de kWh par dollar investi), il faudrait que le prix d’un panneau solaire ne dépasse pas 10 fois le coût de la peinture nécessaire pour recouvrir sa surface. Le verdict est évident : la technologie solaire actuelle n’a aucune chance d’être compétitive économiquement face aux carburants fossiles.

La conclusion est simple : le problème est insoluble aujourd’hui. Et pour pasticher Thatcher, There Is No Alternative, la seule solution viable passe par une exploitation de la puissance solaire reçue, qui implique le développement de nouvelles technologies permettant de réduire le coût de production de l’énergie par unité de surface à celui d’une peinture de luxe. Bref, seule la science peut nous sauver.

Et de la même façon que la science peut améliorer le rendement des panneaux solaires ou améliorer le captage du CO2, il n’est pas exclu qu’elle permette de trouver des solutions à la problématique des déchets nucléaires.

Sortir du nucléaire, mais vers quoi ?

Dans l’immédiat, à moins d’un retour aux centrales à charbon, le réseau électrique est constitué de telle sorte qu’il est impossible de sortir du nucléaire. En Europe, la tension s’établit à 230 volts pour une fréquence de 50 htz. L’ensemble des appareils qui se branchent sont d’ailleurs calibrés sur cette mesure.

Si la tension augmente ou diminue trop, l’ensemble du réseau électrique disjoncte. C’est exactement ce qu’il s’est passé lors de la grande panne électrique de 2003 aux Etats-Unis : la tension s’est écroulée quand, après un déséquilibre à un point du réseau, les centrales restantes n’ont pas pu accélérer suffisamment pour répondre à la demande. L’ensemble du réseau a alors cessé de fonctionner, privant des millions d’Américains d’électricité.

En France, ce sont les centrales nucléaires qui fournissent l’énergie nécessaire. Chaque matin, quand la population se lève pour prendre sa douche et son café, la demande supplémentaire d’électricité entraîne des pics de consommation. Il faut alors augmenter la puissance électrique fournie. L’énergie nucléaire étant extrêmement longue à faire varier, il est nécessaire de démarrer des centrales d’appoint (thermiques), ou des barrages hydrauliques, pour encaisser la demande.

L’éolien ou les panneaux solaires ne sont malheureusement pas du tout adaptés à ces pics, puisqu’ils sont eux-mêmes soumis à des variations climatiques (les éoliennes doivent être freinées pour ne pas varier trop vite). De fait, la puissance électrique qu’ils fournissent n’est pas suffisante pour alimenter le réseau.

Idéalement, il faudrait pouvoir conserver l’électricité créée à l’aide d’énergies vertes. Mais les systèmes de stockage sont eux-mêmes particulièrement peu verts : les barrages hydrauliques peuvent emmagasiner l’électricité mais sont particulièrement nocifs pour les écosystèmes et les batteries susceptibles de la garder, basées sur des réactions chimiques, polluent énormément (sans compter un rendement peu efficace). On perdrait dès lors l’intérêt de ces énergies vertes comme énergies d’appoint.

Une diminution drastique de la consommation

La solution idéale serait donc une diminution drastique de la consommation mondiale d’électricité, qui continue de grimper régulièrement chaque année. Le passage au tout nucléaire voulu par le gouvernement permet, en France, des prix inférieurs de 35 % à la moyenne européenne (soit une facture d’environ 615 euros par an, contre à peu près 900 euros chez nos voisins). Cette politique d’une électricité moins chère incite à une surconsommation électrique impropre à la sortie du nucléaire. Un parfait cercle vicieux, qui rend beaucoup plus difficile l’idée d’une consommation moins poussée.

Quand bien même. Diminuer la consommation électrique ne permettrait pas de stopper centrales nucléaires et thermiques (charbon, pétrole et gaz). Les énergies renouvelables resteraient insuffisantes. Même en diminuant de manière drastique la consommation mondiale d’électricité, il manquerait énormément de TW au compteur : avec l’exemple d’une société à 2000 watt par personne, il manquerait ainsi 43.600 TWh.

Vers d’autres solutions

Tout comme les énergies fossiles que sont le pétrole et le charbon, l’uranium n’est cependant pas infini. Les réserves sont estimées suffisantes, au mieux, pour les 100 années à venir. Il faudra donc, à plus ou moins longue échéance, se tourner vers d’autres sources d’énergie.

Une des options envisagées n’est autre que la fusion nucléaire. C’est l’objectif du projet Iter, estimé à plus de 20 milliards d’euros, et qui devrait voir le jour en 2020 au plus tôt. “Iter sera le plus grand réacteur expérimental sur la fusion nucléaire”, explique Michel Claessens, le directeur de la communication d’Iter, actuellement en construction sur le site de Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône :

Le but d’Iter est de produire de l’énergie grâce à des réactions de fusion nucléaire qui existent déjà dans les étoiles. Très schématiquement, au lieu d’essayer de couper les noyaux, comme avec la fission, nous allons essayer de les fusionner. Pour cela, on utilise l’hydrogène, l’atome le plus léger qui soit. A une température très élevée (plusieurs millions de degrés), les noyaux fusionnent et libèrent de l’énergie.

D’ici une bonne dizaine d’années, Iter devrait montrer que l’on peut produire de l’énergie nette grâce à la fusion. Mais les applications réellement industrielles ne seront pas possibles avant 40 ans.

Surtout, la fusion nucléaire serait sans risques, et l’éventualité d’une catastrophe nucléaire quasi nulle :

La fusion nucléaire est beaucoup plus sûre que la fission. Il y a bien de petits résidus radioactifs mais en très faible quantité, et surtout de très courte durée : une dizaine d’année. Le département sécurité a simulé l’accident le plus grave qui pourrait se produire : une fissure dans le réacteur suivie d’une fuite. Même dans ce cas, la radioactivité resterait 10 fois en dessous du seuil de tolérance de l’Etat francais. Il ne serait même pas nécessaire d’évacuer les populations.

À qui la faute si le mot nucléaire fait peur ?

Le problème n’est pas tant le nucléaire que sa gestion. À Tchernobyl comme à Fukushima Daiishi, ces catastrophes sont la conséquence directe d’un manque de prévention. L’accident au Japon témoigne cependant des progrès réalisés depuis la catastrophe ukrainienne. Informées, les populations ont pu évacuer à temps les lieux jugés dangereux. Les techniciens, s’ils sont loin de travailler dans des conditions idéales, sont toutefois mieux équipés que leurs homologues ukrainiens en 1986. Le véritable problème est en réalité celui de la communication, comme en atteste la façon dont cette dernière a été gérée par Tepco, le gestionnaire de la centrale, et les autorités japonaises.

L’absence d’informations claires, souvent démenties par la suite, participe du scepticisme anti-nucléaire. Difficile en France, par exemple, d’estimer si les fonds réservés au démantèlement futur des centrales nucléaires en fin de vie sont suffisants (28 milliards d’euros) quand on sait qu’ils sont quasi-quadruplés en Angleterre (103 milliards d’euros) pour un parc nucléaire bien moins important.

La peur panique de l’énergie atomique tient pour beaucoup aux informations contradictoires que se renvoient pro et anti-nucléaires. Les uns en refusant d’admettre des dangers, qui, s’ils ne sont pas prévenus, ont des conséquences dramatiques, les autres en diabolisant une énergie dont ils ne peuvent absolument pas se passer.

Lors d’une rencontre avec un agriculteur du Cotentin, en Normandie, près de l’usine de retraitement des déchets nucléaires de la Hague, celui-ci m’avait confié pouvoir comprendre qu’il y ait des problèmes avec le nucléaire mais regretter “qu’il faille toujours que ce soit des associations anti-nucléaires qui mettent le doigt dessus”.

Des années plus tôt, après un incendie impliquant l’usine de retraitement des déchets nucléaires, les agents de l’usine (gérée par la Cogema à l’époque) avaient conseillé à ses parents de ne pas faire sortir leur bétail pendant quelques jours.

Ils étaient même venus placer des dosimètres dans le buffet pour mesurer les radiations. Mon père avait demandé, quand ils étaient venus les récupérer, quels étaient les résultats.

Il ne les a jamais obtenus.

>> Photos Flickr CC par Bascom Hogue, jnyemb, zigazou76 et vgault.

Les autres articles de notre dossier :

La CGT d’EDF atomise les sous-traitants

“Une épidémie moderne pour préserver notre confort”

Image de une Marion Boucharlat pour OWNI, téléchargez-là :)

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  • Lapin le 28 avril 2011 - 17:47 Signaler un abus - Permalink

    Cette représentation sur la dangerosité est proprement scandaleuse !
    Les chiffres de l’OMS (donc de l’AIEA, l’OMS n’a pas le pouvoir de publier ses propres chiffres en matière de nucléaire depuis 1959) sont tronqués (par exemple, moins de 10 000 morts pour Tchernobyl quand de nombreuses études en comptabilisent près de 900 000 !).
    Lire ce recueil publié par l’académie des sciences de NY : http://www.chernobyl-day.org/IMG/pdf/yablokov2009-Chernobyl-sm.pdf

    Vous feriez mieux de refaire ce papier si vous voulez rester crédible.

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  • Lapin le 28 avril 2011 - 17:51 Signaler un abus - Permalink

    J’ajouterai que si un coup de grisou fait des victimes, il ne contamine pas l’environnement et ne tue pas plusieurs années après. En revanche, il y a (eu) envers la silicose le même genre de renoncement à reconnaître cette maladie professionnelle (toujours le cas dans de nombreux pays).
    Opinion personnelle : un peu de co2 vaut mieux que des radiations pour l’éternité.

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  • Cyril le 28 avril 2011 - 17:53 Signaler un abus - Permalink

    L’Espagne est parvenue à produire son électricité majoritairement depuis des sources d’énergie renouvelable, donc c’est possible et il y autant d’Espagnols qui prennent leur douche le matin qu’en France. Il ne faut pas confondre “se faire l’avocat du diable” et “mauvaise foi” ou mauvaise volonté plutôt… encore un bel article pour continuer à faire vivre Areva ex-Cogema…

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  • David le 28 avril 2011 - 17:55 Signaler un abus - Permalink

    > Le nucléaire est, à bien y regarder, bien moins inquiétant que les énergies fossiles

    Hem. Le nucléaire n’est pas une énergie renouvelable. Il est aussi basé sur du combustible fossile et limité.
    Ça fait pas très sérieux.

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  • Lapin le 28 avril 2011 - 17:59 Signaler un abus - Permalink

    Je me rends compte que vous n’avez visiblement même pas lu le rapport du RTE. Sinon vous sauriez que le solde entre export et import d’électricité vers l’Allemagne est négatif : on importe plus de courant allemand qu’on en exporte chez eux.

    Et de toute façon, je ne vois pas au nom de quoi la France (et les français) devrait assurer avec leur centrale les besoins énergétiques d’autres pays ! Quelle manière tendancieuse d’orienter le débat !

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  • David le 28 avril 2011 - 18:06 Signaler un abus - Permalink

    > le nombre de morts par TWh dus au nucléaire reste de très loin inférieur à ceux du charbon, du pétrole, ou du gaz.

    La catastrophe de Tchernobyl n’est pas terminée que je sache. Comment estimez-vous les décès et maladies futures ?

    S’il vous plait, un peu de journalisme de qualité. Ce serait pas de refus.

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  • LaetitiaK le 28 avril 2011 - 18:27 Signaler un abus - Permalink

    @Cyril vous auriez des liens concernant l’Espagne? D’avance merci

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  • Lapin le 28 avril 2011 - 18:36 Signaler un abus - Permalink

    @Laetitia : http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?codeTheme=6&codeStat=EG.ELC.NUCL.ZS&codePays=ESP&codeTheme2=6&codeStat2=x&langue=fr

    En réalité, la part de l’éolien dans le production et la consommation n’est pas majoritaire, mais l’a déjà été ponctuellement et est en constante augmentation. L’Espagne a choisi de ne pas renouveler son parc nucléaire.

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  • Cyril le 28 avril 2011 - 18:50 Signaler un abus - Permalink

    @LaetitiaK

    http://www.frequenceterre.com/chroniques-environnement-190411-2239-l-espagne-championne-de-l-energie-eolienne.html

    Je rappelle aussi que la France importe de l’électricité issue des énergies renouvelables à l’Espagne pour compenser les faiblesses de son réseau… Un réseau nucléaire est un véritable casse-tête à entretenir car les centrales nucléaires sont très souvent arrêtées pour des incidents, des fuites ou un entretien extrêmement coûteux, tellement coûteux qu’il est aujourd’hui sous-traité au mépris de toutes les règles élémentaires de sécurité! Rendons à César…, cet article évoque tout de même du bout des lèvres (bien obligé) le coût faramineux du nucléaire (en oubliant toutefois l’énorme problème des déchets, bizarrement…) sans vous dire la douloureuse qu’EDF s’apprête à vous servir ces prochains mois…

    Mais cet article n’a de toute évidence pas été rédigé dans un esprit d’objectivité… J’ai du mal à croire qu’on arrive encore à sortir de telles âneries sur un média que je croyais sérieux… Avant le 11 mars il aurait peut-être encore été applaudi chaleureusement en France, mais le nucléaire fuit de toutes parts après s’être barricadé dans le silence (ce que l’on comprend avec la dernière phrase de l’article, bien courte malheureusement, et bien cachée aussi).

    En France on vous a vendu des radiateurs et des chauffe-eaux électrique à tout-va pour justifier un programme nucléaire ambitieux, il est donc évident qu’aujourd’hui il va être difficile de vous faire comprendre que c’était une énorme ânerie et qu’il faut faire marche arrière, d’autant que le retard accumulé dans l’éolien et le solaire est tout bonnement pharaonique comparé à d’autres pays d’Europe qui n’étaient pas à la botte du lobby nucléaire… Sortir du nucléaire en France ça va être comme se retirer une épée du ventre sans anesthésie, ça va douiller…

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  • puf le 28 avril 2011 - 18:58 Signaler un abus - Permalink

    vous avez obtenu un sponsoring d’Areva ?

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  • Tilleul le 28 avril 2011 - 19:07 Signaler un abus - Permalink

    Allez je parie qu’en fait c’est un jeu des 777 erreurs !

    Bon je commence et je me dévoue… Dans le post sur le potentiel des éoliennes il est écrit que le potentiel est calculé à 10 mètre du sol, hors aucune éolienne n’est placée à 10 mètres du sol (pas même les éoliennes qui permettent de pomper l’eau) tout simplement parce qu’il n’y a quasiment pas de vent à cette hauteur là ! C’est pour ça que les éoliennes vont plutot chercher le vent à 100 mètres de hauteur…

    Voir ici pour l’effet de l’altitude sur la ressource en vent.

    http://guidedtour.windpower.org/fr/tour/wres/shear.htm

    Sachant que la puissance électrique en sortie de l’éolienne varie avec le cube de la vitesse du vent, passer d’une vitesse de 3 m.S à 10 m à une vitesse de vent de 7 m.s à 100 m multiplie l’énergie récupérable par 12 !

    Pour répondre la question des moyens réalistes on pourra se référer au scénario RE-thinking 2050 : http://www.rethinking2050.eu/

    ou pour ceux qui veulent un panorama complet vous trouverez surement votre bonheur dans un des nombreux livres d’ingénierie consacrés aux énergies renouvelables (ex : Renewable Energy, Bent Sorensen, Elsevier)… Vous verrez, fréquenter les bibliothèques ça vous permet de trouver beaucoup plus d’informations pertinentes que d’aller lire les bloggeurs qui recopient tous ce qui est écrit sur internet sans jamais faire passer l’information par la case cerveau…

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  • puf le 28 avril 2011 - 19:19 Signaler un abus - Permalink

    Et un petit lien en ce qui concerne l’OMS et l’AIEA http://www.independentwho.info/accueil_FR.php

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  • pouet le 28 avril 2011 - 20:00 Signaler un abus - Permalink

    Yen a pas mal qui ont oublié de lire l’intro ^^ (pas de méchant lobbying pro nucléaire derrière tout ça :D )

    L’article est pas trop mal. Il pourrait être un peu plus scientifique mais c’est déjà pas mal.

    ça serait intéressant une carte de l’Europe avec les exports/imports par pays, la production d’énergie selon les types de sources..etc
    Je sais pas si ça existe déjà…

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  • Cyril le 28 avril 2011 - 22:12 Signaler un abus - Permalink

    Ben on attend le même exercice de style sur l’éolien et le solaire… tiens, pourquoi yapu personne?

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  • Bertrand Tièche le 28 avril 2011 - 22:43 Signaler un abus - Permalink

    L’argument du nombre de mort a été repris par Jean Marc Jancovici dans son article sur le nucléaire du 23 mars dans le Nouvel Obs.
    Il écrit en effet : « Le nucléaire est bien moins dangereux que la chimie ou le charbon, Tchernobyl (bien plus grave que Fukushima) a fait 10 à 100 fois moins de morts que l’explosion d’une usine de pesticides à Bhopal (Inde) en 1984. »
    Il s’agit là d’un paralogisme, c’est-à-dire d’un raisonnement faux fait de bonne foi.
    C’est comme dire « La variole est moins dangereuse que la grippe saisonnière car elle fait moins de morts chaque année ». Ou encore : « il y a plus de morts par noyade que par irradiation, l’eau est donc plus dangereuse que le plutonium » en conséquence de quoi, interdisons les bains de mer (surtout au large de Fukushima).
    J’ai rédigé un article analysant la fausseté de ces arguments sur le site de la commission énergie de Europe Ecologie Les Verts que je vous invite à lire : http://tinyurl.com/3fopwn8

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  • TERCINET le 28 avril 2011 - 23:24 Signaler un abus - Permalink

    L’article le plus intelligent que j’ai lu sur le nucléaire. Clair, précis et… exact.
    Habitant Grenoble, j’ai eu une discusion avec un groupe de jeunes ingénieurs écolos, qui réclamaient l’arrêt du nucléaire, trop dangereux. Je leur ai demandé, si nous devions vivre dans un monde sûr, la vidange des barrages hydroélectriques qui dominent notre ville! Estimant ceux ci comme infiniment plus dangereux que le nucléaire… J’ai survolé le barrage de Malpasset dans le Var, le lendemain de sa rupture… J’ai eu l’occasion de discuter avec des ingénieurs du Centre de Cadarrache, il y a une dizaine d’années : vive la fusion! Ils demandaient 50 ans pour régler le problème!

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  • xas le 28 avril 2011 - 23:29 Signaler un abus - Permalink

    Eh pierre ropert
    Attends que ton ainé meure d’une leucémie, ta femme des complications dues à un cancer du sein et ta maitresse d’un cancer de la thyroïde.
    Puis vas donque en vacances à Pierrelatte cet été, et si tu inscrivais ta fille pour rénover la centrale de fukushima, elle pourrait y aller avec tes neveux qui veulent travailler plus tard chez Areva.
    Pour le job d’été de tes parents contactes directement l’armée, ils cherchent des nettoyeurs d’ogives nucléaires.
    Si toi même tu cherches un petit boulot, tu peux aussi postuler pour nettoyer les wagons qui transportent le mox au japon.
    Très brillant cet article, très documenté, je crois que je vais l’imprimer et le laisser dans les chiottes avec ceux de claude allègre.

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  • Morlos le 28 avril 2011 - 23:46 Signaler un abus - Permalink

    @Lapin: Concernant le nombre de mort de Tchernobyl, suivant le point de vu pro ou anti nucléaire on peut faire son marché : entre 4000 et 1000000 de morts suivant ce qu’on lit. Autant dire qu’on n’en sait rien et qu’on choisit le nombre qui nous arrange suivant ce qu’on veut défendre : anti et pro nucléaire me semblent a peu près aussi peu crédibles sur le sujet.
    Par ailleurs si on veut calculer le nombre de morts liées aux énergies carbonnées, faudrait compter aussi les guerres, les victimes du potentiel dérèglement climatique etc.
    Mon opinion personnelle : Beaucoup de CO2 ou des radiations pour l’éternité, c’est juste la version moderne de Charybde et Scylla…

    @David: D’après wikipédia “On appelle combustible fossile tous les combustibles riches en carbone — essentiellement des hydrocarbures — issus de la décomposition anaérobie d’êtres vivants morts et enfouis dans le sol depuis plusieurs millions d’années, jusqu’à parfois 650 millions d’années. Il s’agit du pétrole, du charbon et du gaz naturel.” J’ai donc envie de dire : votre commentaire ne fait pas très sérieux ! :p
    (par ailleurs l’auteur indique que les réserves de combustible nucléaire sont très limitée : 100 ans en étant “optimiste”… j’avais plutôt 40 ans en tête)

    D’un point de vu personnel, il me semble que les discours prônant une réduction drastique de la consommation vont tellement à l’encontre de la nature humaine qu’ils en sont ridicules (non pas dans l’idée ni dans les calculs, mais au niveau du décalage avec ce que les gens sont prêts à consentir comme sacrifice). Ce qui, à mon sens, plombe complètement le discours écolo de sortie du nucléaire tel qu’on nous le présente.
    À l’heure actuelle et avec les connaissances dont je dispose sur les différentes alternatives qu’on nous propose, la seule chose intelligente à faire me semble de se dépêcher de maîtriser la fusion (à usage civil) tout en investissant réellement dans la recherche sur les énergies renouvelables.

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  • Lapin le 29 avril 2011 - 0:18 Signaler un abus - Permalink

    La question des morts de Tchernobyl serait donc liée au fait d’être pro ou anti ? C’est parfaitement absurde. Comme si on ne s’accordait pas a peu près sur le nombre de mort sur les routes en fonction qu’on soit pour ou contre la voiture.
    Quand sur 600 000 liquidateurs de Tchernobyl 150 000 sont morts, on peut dire que 4000 est déjà un poil optimiste, non ?
    Les chiffs publiés dans les recherches russes et qui recoupent des milliers de témoignages et d’etudes avancent au moins 600 000 victimes. Point barre. La seule chose que l’on ignore, c’est combien suivront encore ? Et tout ceci sans évoquer les mutations et autres maladies qui continuent de se transmettre dans la population, la faune et la flore.

    Investissons autant dans le renouvelable qu’on l’a fait dans l’atome, je vous garantie d’excellents résultats ! D’autant que le nucléaire, avec son démantèlement et ses déchets, garantie des milliers d’emplois pour des décennies (à nos frais, évidemment).

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  • 4nt01n3 le 29 avril 2011 - 1:03 Signaler un abus - Permalink

    @ Cyril et Lapin : grâce à vos 2 liens, on se rend compte que l’Espagne produit 20% d’électricité grâce à l’éolien mais qu’elle a abandonné toute autre source énergétique renouvelable, et notamment l’hydroélectrique, au profit du gaz naturel qui représentait en 2008 84% de sa production totale, donc quand vous dites “majoritairement” à partir d’énergies renouvelables ?!?

    Sinon pour satisfaire tout ce petit monde je propose qu’on débranche tout et que chacun se démerde en faisant pédaler mamie, histoire de vraiment rigoler ;)
    Là on est dans le renouvelable, totalement gratuit, et en plus ça fait un retour sur investissement pour les fonds de retraite; jusqu’à épuisement de la ressource bien entendu.
    Si quelqu’un a mieux à proposer ?

    Note d’humour pas du tout sérieuse mais qu’on s’en fout si ça fait sourire au moins 3 personnes.

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  • Cyril le 29 avril 2011 - 1:47 Signaler un abus - Permalink

    J’ai cité l’Espagne comme exemple qui fonctionne. Qu’on ne vienne pas dire qu’il est impossible de sortir du nucléaire, la réalité c’est que des milliards ont été investis et le seront encore par la force des choses dans une source d’énergie dangereuse, dépassée et pas aussi bien maîtrisée qu’on a voulu le faire croire. L’Espagne était en train de devenir un modèle dans le solaire avant que le gouvernement ne fasse machine arrière, il reste de l’espoir pour que les investissements reprennent.

    J’ai cité l’Espagne parce que c’est un pays à la mesure de la France, j’aurais pu citer la Suède championne d’Europe du renouvelable et qui arrive tout doucement à 50% de sa production en renouvelable mais c’est un petit pays (en taille) avec des besoins différents.

    Plein de chiffres (de 2009-2010) ici: http://lupus1.wordpress.com/2010/07/31/billet-invite-part-croissante-des-energies-renouvelables-dans-le-monde-par-olivia/

    La moyenne européenne est à 20% de renouvelable, l’objectif de la France d’ici 2020 à 23%. Commencer à envisager d’abandonner le nucléaire permettrait un bon en avant dans les investissements sans risque du renouvelable, c’est pourtant une évidence…

    —-

    Le débat sur la décroissance doit s’ouvrir, il faut arrêter d’effrayer tout le monde en faisant croire qu’avec des économies d’énergie ils ne pourront plus vivre normalement! Il y a encore quantités d’améliorations à apporter dans nos façons de consommer ou plutôt de gaspiller l’énergie, rien de plus.

    —-

    La fusion n’a rien à voir avec la fission, demandez à un ingénieur, opérateur ou pilote de centrale nucléaire actuelle ce qu’il sait sur la fusion ou s’il pourrait bosser sur ITER… Il ne faut pas tout confondre, la fusion et le nucléaire sont deux mondes aussi distants que la terre et le ciel… Par ailleurs nous n’en sommes qu’au stade expérimental et il faudra au moins 40 à 50 ans avant de voir les premières applications industrielles de cette source de production d’énergie qui ne promet rien du tout à l’heure actuelle.

    Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi on se braque contre des sources d’énergie bon marché, inépuisables et sans aucun danger pour préférer donner foi à des chimères dont on ne maîtrise rien, ne comprend rien et qui sont de véritables gouffres à milliards… On nous a fait bouffer les mensonges du nucléaire pendant 50 ans et il faudrait maintenant prier une nouvelle fois que la fusion vienne nous sauver! N’importe quoi… C’est le moment d’être réalistes, de miser sur des technologies sûres, qui progressent, qui font tourner la recherche (et dans le bon sens) qui génèrent des emplois autres que ceux de “liquidateurs”, des technologies pas prétentieuses qui n’ont pas besoin d’exister dans le secret et le mensonge, le moment de s’interroger sur nos modes de consommation et nos besoins, sur la production individuelle d’électricité et le calcul de ses pertes, en attendant que la miraculeuse fusion vienne nous sauver de notre grande bêtise, amen.

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  • fabrice le 29 avril 2011 - 8:34 Signaler un abus - Permalink

    À lire cet article , on peut facilement en déduire que l’auteur de cet article n’habite dans la Manche, dans les environs de La Hague, ni en Ukraine et ni au Japon !!

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  • Pingouin du désert le 29 avril 2011 - 10:59 Signaler un abus - Permalink

    Il me semble que tous ces commentateurs plus ou moins haineux ont juste oublié de lire ce qui introduit l’article : [Disclaimer : L'article ne reflète en rien les opinions de l'auteur ou de la rédaction. Il s'agit d'un exercice de style consistant à prendre volontairement un point de vue pro-nucléaire.]
    Autant je ne partage pas la position défendue par l’article, autant la lecture de certains commentaires me donnerait presque envie d’y adhérer tellement c’est irraisonné, d’une violence absurde et d’une méchanceté à vomir (mention spéciale à la personne qui souhaite une leucémie à l’auteur de l’article…). Cerveaux déjà abîmés par le nucléaire ?

    Sinon, sur ce débat, je conseille l’ouvrage de Jean-Marc Jancovici, proche de Nicolat Hulot et spécialiste de la question des énergies, Changer le monde : tout un programme ! Qui aborde la question du nucléaire (en disant que le nucléaire est plus propre que les énergies fossiles). Même si je n’adhère pas, le livre est assez intéressant dans le sens où il demande à réfléchir à l’importance de l’énergie dans la société et à quel point elle est le centre de tout.

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  • pierreropert le 29 avril 2011 - 11:49 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,
    Merci pour vos commentaires.
    Comme expliqué dans le disclaimer en début d’article je tiens à préciser une nouvelle fois que celui-ci ne reflète en rien mes opinions personnelles sur le nucléaire. L’exercice consistait à prendre un point de vue pro-nucléaire (qui n’est pas le mien donc) pour s’interroger sur son rôle, en France et ailleurs.
    Cet article s’inscrit dans un dossier (je vous invite d’ailleurs à lire ces deux articles : http://owni.fr/2011/04/28/une-epidemie-moderne-pour-preserver-notre-confort/ et http://owni.fr/2011/04/28/la-cgt-dedf-atomise-les-sous-traitants/) et vise à contre-balancer une ligne éditoriale jusqu’ici plus anti que pro (retrouvez ici notre précédent dossier http://owni.fr/navigation-temporelle/?jour=5&mois=04&annee=2011)
    Je ne suis d’ailleurs, à titre personnel, pas plus pro nucléaire que je ne suis pour l’exploitation des gaz de schiste.
    http://owni.fr/2010/12/07/gaz-de-schiste-le-tresor-empoisonne-du-sous-sol-francais/

    Concernant le nombre de morts à Tchernobyl :
    Comme je l’explique plus haut, je me suis appuyé, non pas sur les chiffres de l’AEIA, mais sur un rapport publié par “60 scientifiques du Bélarus, d’Ukraine et de Russie qui démontre que l’impact sanitaire de la catastrophe de Tchernobyl a été largement sous-estimé par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA)”. Le chiffre évoqué est donc de 300.000 morts, pour la plupart suite à des maladies. Le rapport a été diffusé en France par Greenpeace.
    http://www.greenpeace.org/france/news/tchernobyl-impact-sanitaire
    Du reste, même si le nombre de morts s’élève à 1 million, il reste inférieur à celui dû aux énergies fossiles et à la pollution atmosphérique qui en découle (maladies respiratoires, cancers, etc.).

    @Xas
    Merci pour ce commentaire argumenté. N’ayant ni femme, ni maîtresse, ni enfants, je me contenterai de passer le message à mes parents, qui eux militent contre le nucléaire. Ils seront ravis.

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  • Lapin le 29 avril 2011 - 12:00 Signaler un abus - Permalink

    @Pierre : je ne comprends toujours pas comment vous pouvez accepter l’argument qui veut que le nombre de morts soit supérieur dans les énergies fossiles.

    Ces deux problèmes sont distincts et on ne peut pas dire vouloir l’un à la place de l’autre. J’ajoute que la pollution radioactive est malheureusement d’une toute autre nature et dure nettement plus longtemps (euphémisme pour dire éternité) que n’importe quelle autre connue à ce jour.

    Par ailleurs, on exploite l’énergie nucléaire depuis nettement moins longtemps que le charbon ou le pétrole.

    Enfin, il l’a été dit, le nombre de morts liés à Tchernobyl n’est malheureusement pas fini, ceux de Fukushima sont à venir…

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  • Negus le 29 avril 2011 - 13:21 Signaler un abus - Permalink

    @Lapin

    Rappelez-vous le disclaimer et mettez en perspective ce que ferait un défenseur du nucléaire : il tournerait systématiquement les chiffres à son avantage. Cette pratique est désormais suffisamment connue pour éviter qu’on ne s’attarde dessus, chaque camp essayant de tirer la couverture de son côté.

    En dehors de toute polémique, la recherche sur la fusion me semble à la fois un formidable vecteur de recherche et un graal à atteindre, mais je serais très étonné de voir un réacteur capable de fournir de l’énergie à partir de cette technologie au cours des 45 années d’espérance de vie qu’il me reste.

    Maintenant, comment inverser la tendance à l’embonpoint et à la consommation de ressources que l’humanité ne peut s’empêcher de dévorer ? Quelques mesures me sembleraient aller dans le sens du raisonnable, même si elles trouvent un écho politique et populaire très défavorable aujourd’hui.
    Bien sûr, faire en sorte que les machines que nous employons soient les moins énergivores possible constitue une première mesure, et les industriels essaient d’aller dans ce sens (mais le font-ils suffisamment rapidement, c’est un autre débat.)
    Mais on pourrait aussi éduquer les gens à une consommation raisonnable d’énergie (il ne me semble pas que ce soit encore entré dans les mœurs et que chacun sache comment faire.)
    Enfin, je pense que le constant accroissement de la population mondiale va à l’encontre de toute pensée raisonnable. Sans empêcher les gens de faire autant d’enfants qu’ils le voudraient, une incitation fiscale et les aides devraient plutôt aller dans le sens d’une très faible natalité. Il s’agirait de créer un cercle vertueux pour retrouver un équilibre entre nos habitudes de vie et nos ressources disponibles.
    Mais quand nos économistes parient d’abord sur la croissance de la population pour financer retraites et croissance, on n’a pas fini de scier la branche sur laquelle on se tient…

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  • Morlos le 29 avril 2011 - 13:44 Signaler un abus - Permalink

    @Lapin: Vous dites : “La question des morts de Tchernobyl serait donc liée au fait d’être pro ou anti ? C’est parfaitement absurde. Comme si on ne s’accordait pas a peu près sur le nombre de mort sur les routes en fonction qu’on soit pour ou contre la voiture.”
    D’après Wikipédia :
    “Avant 2005, la définition du “tué” [lors d'un accident routier] en France était la victime décédée sur le coup ou dans les six jours après l’accident. En 2008, il s’agit de la victime décédée sur le coup ou dans les trente jours qui suivent l’accident.”
    Vous voyez que même pour ça les définitions changent. Et j’imagine que les associations de préventions prônaient la deuxième…

    En fonction de ce que vous souhaitez démontrer il est facile de choisir le point de vue comptable le plus avantageux. En particulier pour un accident nucléaire il y a la base incontestable (morts provoquées par l’explosion ou à une exposition massive à la radioactivité lors de la fabrication du sarcophage) et après il y a la partie “ajustable” pour laquelle suivant ce qu’on veut démontrer on pourra fortement jouer sur les chiffres.

    Imaginons un individu à la fois gros fumeur et habitant à 25km de la centrale lors de l’accident. Il meurt en 2000 d’un cancer. Victime du nucléaire ? Victime du tabac ? Choisissez suivant ce qui vous arrange.

    Tout ça pour dire que je ne fais pas plus confiance à un vendeur de centrale nucléaire qu’à un écologiste en la matière.

    Et concernant les morts liés aux énergies fossiles c’est pareil. On peut ne compter que les morts directes lors de l’exploitation des gisements ou bien prendre en compte les morts des guerres pour s’approprier ces ressources, les morts des maladies causées par la pollution atmosphérique engendrée… et pourquoi pas ajouter les morts des changements climatiques (et ceux des accidents de la route hors véhicules électriques dont l’électricité ne provient pas de combustibles fossiles ;) ). Bref, il suffit d’un peu (beaucoup ?) de mauvaise foi et de dérouler jusqu’à obtenir le nombre qu’on veut de morts.

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  • Ginko le 29 avril 2011 - 14:23 Signaler un abus - Permalink

    Comme Pingouin du désert, ce qui me choque le plus, ce sont les réactions virulentes de ceux qui manifestement ne lisent pas tout. Tous ces gens se ridiculisent littéralement…

    Alors dans ce cadre, comment leur accorder du crédit, et a fortiori, comment en accorder à leurs arguments (dont certains me semblent sortis tout droit d’une soupe rhétorique écolo prémachée et même pas réadapté pour contrer spécifiquement les arguments de l’article)?

    C’est ça au fond qui me gène dans ce débat : les arguments pro sont biaisés par les intérêts politico-économiques, les arguments contre par l’affect et cet espèce de sentiment qu’ont les écolos d’être les sauveteurs du monde contre les industries destructrices et menteuses… (je ne dis pas que les industriels sont des anges, bien au contraire, la réalité n’est pas simplement binaire…)

    Les uns mentent aux autres et les autres se mentent à eux-même…

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  • Cyril le 29 avril 2011 - 15:24 Signaler un abus - Permalink

    Cet article n’a aucun argument (qui tienne la route) ou autant qu’un article qui comparerait le ver de la pomme au doryphore de la patate… Comme le précise très bien Bertrand Tièche dans son commentaire et son article en lien on est en plein paralogisme (aussi au sujet de Jancovici) donc dans l’absurde sous couvert de réalité scientifique. L’exercice ne fait qu’apporter la confusion chez le béotien et les commentaires outrés de gens qui bossent depuis des années dans le développement durable. Pourquoi faut-il sans cesse ressortir ces âneries? Pour générer une longue suite de commentaires?

    Comme je l’ai déjà dit, s’il s’agit soi-disant d’un dossier j’attends le même exercice au sujet des énergies renouvelables… Aujourd’hui c’est trop facile et carrément crétin de dire “j’adhère pas” et de titrer en même temps “l’avenir est au nucléaire”, assez de temps a déjà été perdu pour des histoires de gros sous, il ne reste que quelques décennies pour commencer à envisager l’avenir dans un autre esprit.

    Heureusement les gouvernements sont plus réactifs qu’on ne peut le croire malgré les neinsagers et les programmes européens de développement durable sont de plus en plus ambitieux. Ils ne le sont juste pas encore assez pour que l’évidence s’impose naturellement dans les esprits et que les Pierre Ropert tentent de générer autant de commentaires (et plus positifs) en parlant développement durable au lieu de gaz de schiste et de nucléaire. Ras le bol de devoir bouffer des radiations et des gaz d’échappement quand la nature a tant d’opportunités évidentes à nous offrir sans lui rendre aussi mal!

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  • Serge ULESKI le 2 mai 2011 - 0:10 Signaler un abus - Permalink

    La récompense sera courte et la punition… éternelle !

    ***

    Catastrophe nucléaire au Japon : le courage des lâches

    A propos de la catastrophe nucléaire japonaise de Fukushima…de son traitement et de sa couverture médiatiques…

    ______________________

    Certes ! Areva et sa patronne Anne Lauvergeon fanfaronnent (comprenez : “Une catastrophe pareille chez nous… c’est impensable !”), et les agences gouvernementales françaises aussi. Quant aux médias… ils sont sans pitié pour Tepco, le Gouvernement et l’Etat japonais.

    Mais… si par malheur une telle catastrophe devait arriver en France, nul doute, nombreux seraient ceux qui, par curiosité, souhaiteraient vérifier si Areva et le Gouvernement français maintiendraient les mêmes soucis de transparence. Quant aux médias institutionnels (Journaux de 20H, presse quotidienne, magazines, radios publiques et privées)… même curiosité : feraient-ils preuve de la même témérité, voire… de la même arrogance et de la même insolence ?

    Pour toute réponse… une piste : le fameux nuage de Tchernobyl et la complaisance de médias appuyés et soutenus par Météo-France : “Rassurez-vous, bonnes gens : le nuage ne passera pas !”

    ***

    Vraiment, il semblerait que les médias aient, sur cette catastrophe nucléaire de Fukushima, le courage… non pas de leur métier – celui du journalisme -, mais ce courage bien particulier, un courage… propre aux lâches !

    Oui le courage des lâches (ou celui des escrocs… pour le monde de l’entreprise) ! Trop heureux ces médias de se trouver à l’abri, non pas des radiations mais… du danger d’une rétorsion professionnelle de leurs employeurs et/ou de leurs actionnaires (pour le service public : le Gouvernement et l’Etat) à leur endroit dans le cas où la vérité des faits et des coûts humains d’une catastrophe nucléaire sur notre sol intéresserait d’un peu trop près ces mêmes médias.

    Intimidations, écoutes illégales, menaces, mises au placard, licenciements…

    Il faut le savoir : l’Industrie nucléaire ne plaisante pas avec le nucléaire ; et la vérité est à cette Industrie mortifère ce que la torture est à la confession.

    P.S

    Pays à très haut risque (s’il en est d’autres plus risqués encore !), opter pour le tout nucléaire dans cet archipel… ?!

    Nul doute ! Les Japonais ont de sérieuses questions à se poser à propos de ceux qui les dirigent depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.

    Mais… ces Japonais auront-ils seulement la possibilité de se les poser toutes ces questions ?

    Pourront-ils ensuite y apporter des réponses avant d’en tirer les conclusions qui s’imposent ?

    Rien n’est moins sûr : la démocratie, au Japon comme ailleurs, a ses limites, et par les temps qui courent au rythme d’un mondialisme sans responsabilité… ses limites sont vite atteintes.

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  • Glimsk le 2 mai 2011 - 19:20 Signaler un abus - Permalink

    Le nombre de morts du nucléaire est seulement constitué de ceux de Tchernobyl ?
    L’exploitation minière du minerai en Afrique Centrale ne ferait-elle aucun mort ?

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  • Jean-Louis VERN le 3 mai 2011 - 15:59 Signaler un abus - Permalink

    “En Europe, la tension continue s’établit à 230 volts. L’ensemble des appareils qui se branchent sont d’ailleurs calibrés sur cette mesure. Si la tension augmente ou diminue trop, l’ensemble du réseau électrique disjoncte…”

    L’auteur aurait avantage à réviser ses connaissances en matière d’électricité.
    Cet article me rappelle un écriteau lu dans un hôtel : “La puissance du courant à la prise est de 220V”.
    Ce qui m’avais amusé alors (mélanger tension, courant et puissance) m’exaspère un peu quand je lis un article dont le contenu est sensé être un peu technique (à moins que cela face parti de l’exercice de style de raconter vraiment n’importe quoi, auquel cas c’est assez réussi).

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  • Combe benoît le 5 mai 2011 - 14:22 Signaler un abus - Permalink

    Je souhaite revenir sur un point scientifique de cet article.

    Vous dites :

    “L’énergie nucléaire étant extrêmement longue à faire varier, il est nécessaire de démarrer des centrales d’appoint (thermiques), ou des barrages hydrauliques, pour encaisser la demande.”

    Or, sauf erreur de ma part (ce qui est possible), si il est effectivement très long de démarrer ou d’arrêter une centrale nucléaire, une fois en fonctionnement celle-ci est très réactive. (plus que toute les autres énergies)
    http://www.leblogenergie.com/2010/02/pour-rendre-acceptable-lompr%C3%A9sibilit%C3%A9-des-%C3%A9nergies-renouvelables-les-centrales-classiques-europ%C3%A9enne.html

    Sinon contrairement à beaucoup de commentaire virulents je pense que l’on ne gagne rien à être dans la perpétuelle opposition et dans la bataille de chiffre systématique sans rien comprendre à la réalité qui est derrière ces chiffres.

    Je dit cela en tant qu’écologiste, mais écologiste scientifique et non dogmatique.
    Donc pour moi voir un article comme celui-là sur un site comme celui là me parait une très bonne chose.
    Cela suscite un débat passionnant et constructif.

    d’ailleurs je remercie certain commentaire documenté, notamment ceux montrant source à l’appui que c’est l’allemagne qui vend de l’électricité à la france et non l’inverse.
    le site avec l’évolution de la production nucléaire espagnol est aussi intéressant même si les conclusions sont douteuses et exagérées.

    MERCI

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  • Haguais hagard le 16 mai 2011 - 22:14 Signaler un abus - Permalink

    Habitant la presqu’île de la Hague, entre l’usine de retraitement d’AREVA, le centre de stockage de déchets de l’ANDRA, la centrale nucléaire de Flamanville et l’arsenal de la Marine de Cherbourg (où se fabriquent et se traitent les chaudières des sous-marins stratégiques), je dois dire que l’atome, je connais et j’ai de bonnes raisons de le craindre! J’ai donc été d’autant plus sensible à la qualité de l’article de Pierre Ropert qu’après avoir ironiquement rappelé les habituels arguments spécieux qui nous chantent que le nucléaire est propre et n’a tué quasiment personne, il a très bien fait le tour des réalités et montré que les choses ne sont malheureusement pas simples. Il va falloir impérativement se passer du nucléaire, mais il faudra aussi changer d’habitudes et je me demande si tout le monde y est prêt. Prêt à ne pas prendre de douche à toute occasion, à ne chauffer l’hiver qu’une ou deux pièces de la maison, à aller chercher à pied le plus proche transport en commun car la voiture électrique, promise comme la panacée, fonctionne… à l’électricité et que même avec énormément d’éoliennes, il sera difficile de faire face à la demande.

    Parmi ceux qui envoient des commentaires indignés parce qu’ils ont lu de travers le texte, combien assument ces incontournables nécessités? Merci à Pierre Ropert de nous les avoir rappelées.

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  • roro le 22 mai 2011 - 15:28 Signaler un abus - Permalink

    Article de merde. La sortie du nucléaire peut être programmée sans problèmes à condition d’opérer un vaste choix politique de réorganisation énergétique.
    Iter ne sera peut-être jamais en fonctionnement (2080?), c’est seulement un projet, long, et un pari.

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  • BVB le 31 mai 2011 - 21:14 Signaler un abus - Permalink

    Personnellement, je me méfierais de cette étude citée dans l’article, comparant les morts du charbon et ceux du nucléaires, car il me semble qu’elle n’est pas réellement pertinente.
    D’abord et simplement, j’aimerais savoir sur quelle échelle de temps ce taux de mortalité a été comparer. En effet, c’est très beau, on donne le nombre de morts par unité d’énergie produites, c’est superbe c’est très parlant, surtout pour les assas… pardon, les patrons d’usines, mais le charbon est une énergie utilisée depuis bien plus longtemps, et a donc eu l’occasion de faire beaucoup plus de victimes que le nucléaire.
    Cette étude semble avoir été produite (je ne peux m’empêcher l’usage de ce mot) par des “partisans du nucléaire”, ou plutôt des partisans du profit, et est trompeuse. Elle participe d’une propagande faite finalement pour dédramatiser le nucléaire, et ne surtout pas considérer d’autres enjeux que la dangerosité.
    En effet, les “pro-nucléaires” jouent beaucoup sur le terrain de la dangerosité, car c’est sur ce terrain qu’ils s’en sortent le mieux. Ils assènent constamment les mêmes arguments, et reviennent constamment sur ce sujet, “ce n’est pas dangereux”, bien entendu ils entendent dangereux en terme de grosse explosion, en terme de détérioration rapide et catastrophique du capital infra-structurel, humain et économique. Humain étant bien sûr à entendre au sens marchand du terme, en partant du principe évident que les morts ne consomment pas.
    Ce n’est pas dangereux, et ils ont beau jeu de le dire, parce que tant que ce n’est pas arrivé, ce n’est pas à remettre en cause, puisque ça marche, et que quand ça arrive, ça n’arrivera plus.
    Mais bien entendu, la question n’est pas là. Pourquoi les entend-t-on peu sur les déchets ? Et pourquoi ne les entend-t-on pas sur les conséquence sociales. Qui pensent aux nigérians, qui ont eu le malheur de naître au dessus d’un gisement d’Uranium, et qui vont s’irradier dans la boue radioactive pour que les français puissent regarder la télé, pour apprendre que le nucléaire c’est beau, c’est radieux, c’est propre, qu’en somme c’est l’avenir.
    Apparemment tout le monde s’en fout, ou alors, peut être que l’Uranium tombe du ciel directement dans les raffineries d’Europe…

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  • BVB le 31 mai 2011 - 21:16 Signaler un abus - Permalink

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