Internet n’existe pas

Le 2 novembre 2011

Internet est un espace public, un ensemble hétérogène traversé de contradictions. Internet n'existe pas, en tout cas pas dans la forme que lui avait donnée l'utopie post-hippie des années 90, analyse Vincent Glad, journaliste et étudiant en sciences sociales.

Rendons d’abord hommage à l’inventeur de la formule “Les Internets” qui donne le nom à ce blog, George W. Bush. L’ancien Président des États-Unis l’a utilisé à deux reprises, dont la plus mémorable reste cette phrase prononcée pendant un débat avant la présidentielle 2004 :

I hear there’s rumors on the, uh, Internets.


La phrase est par la suite devenue un “mème”, devenant le symbole de la méconnaissance d’Internet. Pourtant elle traduit une réalité plus convaincante que le terme “l’Internet” quand il est utilisé pour décrire non une technologie mais un espace public. Internet, en tant qu’entité culturelle cohérente, n’existe pas ou tout du moins n’existe plus. Il n’y a pas d’Internet, il n’y a à la rigueur que des Internets.

Internet a existé, ce fut une utopie post-hippie comme l’a montré Dominique Cardon1 :

Internet s’est ainsi donné comme mythe fondateur, une promesse d’exil et de dépaysement radical. En réanimant l’imaginaire de la Frontière, celui des forêts et des plaines de l’Ouest, le web est apparu à ses fondateurs comme un territoire vierge à conquérir, une contrée indépendante ayant coupé les ponts avec le monde “réél”.

Une “déclaration d’indépendance du cyberespace” fut même écrite en 1996.

Moyen de communication majeur

Puis Internet, à la fin des années 90, s’est massifié et s’est dilué pour devenir un moyen de communication majeur utilisé aujourd’hui par 74% des Français (taux qui monte à 99,4% sur la tranche 15-29 ans)2. Que signifierait aujourd’hui une déclaration d’indépendance d’Internet alors que la plupart des institutions ont maintenant un site, un Facebook et un Twitter ?

Alors qu’entend-on aujourd’hui par “Internet” quand on utilise ce mot ?

Internet est une double synecdoque, tantôt généralisante (on dit “Internet” mais on ne veut parler que des publications du web 2.0 : blogs, tweets, commentaires)3, tantôt particularisante (on dit “Internet” mais on parle, souvent sans le savoir, de l’opinion publique). Internet, ancienne extra-territorialité, est revenu dans l’espace public, et tend de plus en plus à se confondre avec celui-ci, à mesure que les outils de publication se démocratisent.

Dire qu’Internet renvoie un stimulus fondamentalement différent de la vraie vie est une illusion, même s’il perdure un héritage de cette culture web d’origine. On a vu dans un précédent post comment la médiatisation des réactions du public peut donner une fausse impression d’une réception plus négative que dans la “vraie vie”. De telle sorte qu’il est absurde de dire, comme l’avait fait Denis Olivennes, qu’Internet est le “tout-à l’égoût de la démocratie”. C’est une mise en visibilité de la démocratie.

À la télévision ou à la radio, de plus en plus d’émissions ont leur chronique “Internet” consacré à “ce qui buzze sur Internet”. Il faut remarquer qu’à chaque fois, les sujets traités sont très différents de ceux qui font la une des médias traditionnels. Cette rubrique Internet, qui semble s’imposer d’elle-même, repose sur un impensé : quel est le sens d’un “buzz” sur le web ? Est-ce le bruit diffus venu d’une autre contrée médiatisée par des avatars de “Laura du web”4 (donc Internet existe) ? Ou est-ce un agenda médiatique différent dessiné par le public (donc Internet n’existe pas, ce n’est qu’une technique de démocratisation de la publication) ?

Je ne pense pas trop m’avancer en disant qu’on est plutôt sur la première hypothèse. D’autant que le “buzz” Internet englobe souvent les articles des médias Internet, notamment des pure-players comme Rue89, Slate5, OWNI ou Mediapart, preuve que la notion de public n’est pas déterminante.

Les sujets qui font le “buzz” sur Internet selon ces chroniques ne sont pas ceux qui font réellement le “buzz” mais ceux qui font le “buzz” et dont les médias traditionnels ne s’emparent pas ou peu. Par exemple, la crise de l’euro ne fera pas le “buzz”, alors qu’elle sera au centre de nombreuses discussions sur Internet. Mais une vidéo d’une petite Chinoise qui se fait écraser par une camionnette sera considérée comme une actualité de premier choix dans l’agenda médiatique d’Internet.

Rôle démocratique

En Chine, le “buzz” a un vrai rôle démocratique dans un univers médiatique censuré qui ne s’autorise la critique contre le pouvoir que quand le bruit venu de la blogosphère, représentation visible de l’opinion publique, devient trop fort et naturalise l’actualité6. En France, la perspective est complètement différente. Ce qui fait le “buzz” sur Internet n’est jamais ce qui fait le “buzz” sur Fdesouche, sur les Skyblogs ou sur des blogs altermondialistes, mais ce qui remonte dans une nouvelle arène médiatique, dans un nouvel entre-soi parisien qu’est la “twittosphère”, qui a pris la place de la vieille “blogosphère”.

Un sujet qui “buzze” mais qui ne remonte pas dans cette arène sera considéré comme nul et non avenu. Le “buzz” donne un pouvoir très fort à une poignée de représentants de l’oligarchie du web, blogueurs ou “twittos” influents, un monde très parisien, très connecté, très jeune, constitué de nombreux journalistes, plutôt à gauche. Bref, un monde qui n’est en rien représentatif du public.

La maîtrise de l’agenda médiatique descend progressivement de la tour de TF1 pour s’installer dans les cafés wifi. Mais est-ce vraiment un progrès ? Dans les industries culturelles, “l’étroite marge laissée à la diversité se répartit aisément parmi ceux qui travaillent dans le même bureau”, écrivaient Adorno et Horkheimer7. On pourrait dire aujourd’hui que l’étroite marge laissée à la diversité se répartit aisément parmi ceux qui se “followent” sur Twitter.

Espace public traversé de contradictions

Cet Internet qui est naturalisé dans les chroniques “buzz” n’est qu’une partie d’Internet. L’espace public n’est pas cohérent, il est traversé de contradictions, Internet aussi. La métrique (ex: le nombre de vues sur YouTube), parfois utilisée pour justifier le “buzz”, ne peut que retranscrire partiellement la réalité d’un média atomisé entre de très nombreux champs de conversation.

L’Internet fantasmé par les chroniques “buzz” n’est que la symétrie des industries culturelles sur les réseaux à travers la mise en place d’une visibilité avancée d’une minorité, la construction d’une contradiction factice (la petite chinoise écrasée contre la crise de l’euro, le clic contre le sérieux des J.T.) au sein même de l’appareil médiatique. Il n’existe pas de chronique “manifestations et indignations” dans les médias, pourquoi existe-t-il des chroniques “buzz” qui s’attachent de la même manière à tenter de déceler une visibilité dans l’espace public ?

Comme souvent, c’est dans le “LOL” qu’on trouve la manifestation de cette absurdité de définir un “Internet”. La page de fin de l’Internet, symbole ironique de l’impossibilité d’une totalisation de l’Internet, est devenue un “mème”.

On ne peut pas mettre Internet en boîte, déterminer ses contours, prétendre le représenter. C’est ce qu’a bien compris la série The IT Crowd :

This is THE INTERNET.

Pour paraphraser Bourdieu dans la conclusion de L’opinion publique n’existe pas8, j’ai bien voulu dire qu’Internet n’existe pas, sous la forme en tout cas que lui prêtent ceux qui ont intérêt à affirmer son existence.


Article initialement publié sur Les Internets, un blog de Culture Visuelle.

Illustrations via FlickR CC [by] webtreats [by] impressa.maccabe

  1. Dominique Cardon, La démocratie Internet, Seuil DL, 2010, p. 25 []
  2. Étude Insee publiée en mars 2011 []
  3. Une synecdoque que j’ai moi-même pratiqué dans le titre du post précédent: Internet, quand le murmure de la réception devient audible []
  4. La célèbre chroniqueuse web de Télématin. Je n’ai pas réussi à retrouver formellement l’origine de ce surnom “Laura du web” qui semble avoir été donné directement par William Leymergie, mais dont on ne retrouve aucune trace sur le site officiel de l’émission []
  5. Disclaimer: je suis pigiste à Slate []
  6. Séverine Arsène, communication lors du séminaire “Médias et contre-pouvoirs” à l’EHESS, 21/02/2011 []
  7. Max Horkheimer, Theodor W. Adorno, La dialectique de la Raison, TEL Gallimard, 1974, p. 134 []
  8. Pierre Bourdieu, L’opinion publique n’existe pas, Les temps modernes, 318, janvier 1973, pp. 1292-1309 []

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  • Arf le 2 novembre 2011 - 17:49 Signaler un abus - Permalink
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  • Pop le 2 novembre 2011 - 22:47 Signaler un abus - Permalink

    C’est intéressant, mais il semble que là encore internet a pris une forme particulière, comme phénomène social. Et conclure que le phénomène social n’existe pas ne devrait pas permettre de dire qu’internet n’existe pas.
    Internet, comme structure physique d’échange, spécifique car acentrée, existe. Et les phénomènes sociaux qui y sont liés lui doivent leur spécificité.

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  • David Prud'homme le 3 novembre 2011 - 0:00 Signaler un abus - Permalink

    Très bel article et merci de reprendre une plume que l’on a plus tenue depuis Barthes ou Baudrillard.
    J’apprécie la perspective sémiotique et l’analyse médiatique mais elle me semble un peu tronquée.
    L’hypothèse forte que vous posez c’est l’identité entre espace public et cyberespace. Si le premier se retrouve dans le second, alors on devrait parler d’espace public numérique et non d’Internet. Soit. Et à cela, ajoutez vous, il faut soustraire le prisme parisien du buzz Twitter. Soit encore.
    Je poserai, a contrario, que Bourdieu a raison dans le sens où c’est plutôt l’espace public qui n’existe pas. Internet en revanche jouit d’un héritage intellectuel qu’on ignore tout à fait et qui explique votre lecture tronquée.
    L’héritage intellectuel est à rechercher dans le pragmatisme américain et dans l’héritage du cercle de Vienne. D’un côté, une vision de la communication qui s’est construite autour de l’idée que les représentations pouvaient être factualisées, et traitées comme faisant parties d’un système. Ce qui donne cette phrase de JCR Licklider, l’un des précurseurs d’Internet dans les années 60, sur le but de la mise en réseau des machines : « make coherent pictures of not well understood situations » (dans “Computer as a communication device”). L’autre racine est plus compliquée, mais elle nous amène par des détours à poser qu’il est possible de formaliser la connaissance. Sans Gödel, sans Hilbert, sans Turing, nous ne serions pas parvenu à écrire des programmes informatiques qui permettent d’exécuter des algorithmes mécaniquement. Ne m’en voulez pas si je passe sur les détails.
    Dans l’histoire d’Internet et du Web, la culture scientifique n’est jamais non plus très loin. Et c’est un peu d’elle que nous retrouvons dans la façon dont nous communiquons aujourd’hui sur Internet, y compris via les outils web 2. Notre culture d’Internet est un héritage de la vision d’un Tim Berners-Lee sur le caractère reconfigurable ad libitum de nos systèmes de connaissance.
    Si bien que votre papier m’inspire la réflexion contraire à la votre (moins percutante il est vrai) : Internet existe car il a fait advenir l’espace public. Un espace qui est celui du noos, de la pensée, qui existe en pensée, seulement en pensée. Relisez bien la déclaration de John Perry Barlow, c’est bien de cela dont il parlait : « Nos identités n’ont pas de corps; ainsi, contrairement à vous, nous ne pouvons obtenir l’ordre par la contrainte physique. Nous croyons que l’autorité naîtra parmi nous de l’éthique, de l’intérêt individuel éclairé et du bien public. »
    Bien à vous,
    David Prud’homme

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  • Mas le 3 novembre 2011 - 0:59 Signaler un abus - Permalink

    Wired titrait il y a peu que le web était mort. Ils avaient au moins le bon ton de ne pas confondre Internet et Web. Quitte à dire que ça n’existe pas/plus, le minimum serait de ne pas confondre le sujet…

    Internet étant un réseau sur lequel passe bien plus que le web…

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  • FibreTigre le 3 novembre 2011 - 9:39 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour Monsieur.

    Que c’est dit avec des mots compliqués, comme si vous aviez honte de traiter de banalités.

    Il me semble (mais je n’ai pas tout compris avec vos mots compliqués et vos ellipses) que votre article comporte des contre-vérités fondamentales.

    Internet a justement démontré qu’il n’est pas une conquête de l’Ouest (sauf peut-être pour son aspect partiellement déréglementé)et a démonté le concept de territorialité.

    Si demain avec les moyens du bord vous faites votre petit site web de…disons, de vente de voitures, et bien vous pourrez être aussi puissant, sur internet, et en termes de “buzz” internet, que Renault.

    Ensuite vous parlez d’une mise en avant d’une minorité, d’une différentiation…etc…internet donne juste à chacun la possibilité de s’exprimer et la démocratie est une hydre à 7 milliards de têtes ; et l’audimat nous a bien appris que dans notre culture française de raisonnements sophistiqués et de savoir raffiné que ce qui cartonne c’est Secret Story. Que vous ayez du LOL ou des chats mignons n’est pas un univers fantasmé, comme vous dites, c’est simplement ce qu’il y a dans le coeur de votre prochain.

    FibreTigre

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  • Bob le 3 novembre 2011 - 13:25 Signaler un abus - Permalink

    Je suis d’accord avec le fond de l’article mais il ne faut pas confondre Internet qui est avant tout un protocole et le web qui l’utilise.

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  • asselin le 4 novembre 2011 - 5:13 Signaler un abus - Permalink

    @mas Il y a au moins une personne qui suit!
    Internet existe de fait. Internet, c’est le “tuyau”, l’infrastructure. Le descendant du “memex” de Has We May Think, et le neveu de l’Arpanet. Un réseaux maillé, distributif, fait de câbles transportant un flux electroniuque et d’ondes aussi réels que possibles. Dire qu’il n’existe pas reviens à dire que les cailloux n’existent pas, qu’ils sont une vue de l’esprit. On peut défendre ça, mais il va falloir vous armer plus sérieusement, laisser de coté ce bon vieux Bourdieu et manier Wittgenstein.
    Ce qu’il y a “dans” internet, ce sont des applications, des protocoles, des flux d’informations transportant des codes, un adressage logique. Le web en est une, mais ce n’est pas la seule. Là encore, on peut prétendre que tout cela n’existe pas. Mais paradoxalement, même dematrialisées, les applications sont un peu difficile à ignorer (surtout si l’on se demande où vous postez votre article).
    Bien entendu, ce sont les usages au sein du web dont vous parlez. Cela pourrait sembler être un détail terminologique. D’ailleurs s’en est un, et c’est pourquoi l’écart est déterminant: Dans ce cas, l’usage prend pieds au cœur de la structure, et non l’inverse. On n’a pas créé, on ne maintient pas Internet “pour” un usage, c’est l’usage qui s’instal partout où il peut, et personne ne le maîtrise, ne sait exactement ce qu’il produit. Ainsi, vous soulevez un point intéressant (le caractère équivoque et corrompue d’une certaine culture web), mais pour le réduire à une simple manifestation fonctionnelle -pardon- médiatique: la communication entre agents. Du coup, votre angle et votre thêse s’auto-alimentent. Ne voyant dans le phénomène qu’un moyen fonctionnel à disposition des individus, vous en concluez vite qu’il presente des incohérences, et qu’il reproduit, mal, des rapports existant par ailleurs. Et donc qu’il “n’existe” pas en tant qu’echangeur de masse. Le cyber punk, le netart, de simples trajectoires erratiques, ou de charmant micro-faits -tout reste intacte! Mais vous n’y êtes pas. Les “utopies”, ou disons plus sobrement les pensées du mal nommé Internet ou de sa prophétie, qu’elles sortent de la bouche de McLuhan, De Rosnay, Tim Wu, ou Hakim Bey, ou de bien d’autres, ce ne sont pas des pensées de l’unicité finie d’un protocole d’échange neutre. C’est la multitude contingente de l’écosystème! Les usages dont nous parlons sont les bidonvilles aux abords des centres économiques des pays désorganisés, les champignons sur le tas de fumier, les millions d’insectes à l’œuvre dans le moindre mètre carré de verdure!
    En ce sens, plus vous pouvez démontrer qu’”Internet” est un vaste bordel (apparemment) informe, plus vous montrez l’inconstance de notre rapport à lui, plus vous appuyez sur sa tendance à intégrer jusqu’à la confusion à notre logiciel organico-symbolico-culturel, et plus vous faites éclater son existence, plus vous touchez à l’essence même de ce qu’est le “milieu électronique”!
    On peut aussi se borner à considérer que, dans le fond, ce n’est qu’un raccourci, mais que la phrase garde le même sens. La sociologie ne manque pas de raisons simples pour expliquer des phénomènes complexes, les grands avec les grands, les petits entre eux. C’est très élégant, mais c’est aussi efficaces que de tenter d’expliquer un Manet en décrivant la position et la couleurs des touches de peinture…

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  • Stan le 6 novembre 2011 - 2:38 Signaler un abus - Permalink

    Les auteurs de ces 6 très remarquables commentaires sont-ils tous parisiens?

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  • Pop le 6 novembre 2011 - 5:29 Signaler un abus - Permalink

    @stan: qu’est-ce qu’il y a de spécifiquement parisien dans ces commentaires? Ça sent le snobisme, l’élitisme intello-prouteux…?
    Si ces différents arguments sont monopolisés par les parisiens, peux tu alors nous informer sur la tendance “provinciale”?

    Et pour poursuivre sur le sujet, il apparait que parler d’internet, ça nécessite d’aborder la globalité du phénomène, et d’éviter au départ de soustraire sa définition technologique. Quand le réseau permet par sa structure des échanges de pair à pair sans passage par un centre, il rend alors possible de l’espace public.
    Même si par l’analyse on admet à un instant t que cet espace est surestimé, morcelé, fantasmé, la conclusion à en tirer (et le titre qui va avec) devrait porter sur les causes de ces erreurs d’appréciation, pas sur un défaut d’existence du réseau.

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  • virtual le 6 novembre 2011 - 6:45 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,

    Internet par ci Internet par là…

    Je me demande bien d’ou vous sortez pour vous permettre de telles positions.
    Le sujet vous dépasse, par ignorance, tout bètement…

    Un acteur de plus dans l’expertise …

    Internet, c’est un trafic d’éléctrons qui véhicule du CUL !

    Personne ne veut le voir, ni en parler mais ce n’est que cela aujourd’hui malheureusement…

    Bien à vous et bonne br****tt* !

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  • Pop le 6 novembre 2011 - 13:10 Signaler un abus - Permalink

    @virtual: quand tu nous expliques que tu es plus malin parce que conscient de notre ignorance sur le sujet, et qu’ensuite tu lâches un bon gros troll bien velu (internet = porn), une seule question me vient en tête : c’est quoi ton projet?

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  • Stan le 8 novembre 2011 - 0:41 Signaler un abus - Permalink

    Pop, je me posais seulement la question, étonné de la qualité sémantique de tout celà, étonné de l’intérêt du sujet qui pour moi n’en a pas, béotien que je suis en matière d’analyse mediaticosociale, et principalement utilisateur du web comme outil achat/vente/connectivité/savoir. Pas de tricherie de ma part, je suis juste surpris que tant de clairvoyance et de temps passé en analyse ne serve pas des sujets un peu plus urgents que le vieux “to be or not to be” remis à la sauce aux bits… Mais je dois m’être égaré, veuillez bien m’excuser.

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  • mas le 8 novembre 2011 - 2:32 Signaler un abus - Permalink

    Si on résumait a gros trait et translatait ce qui est dit dans cet “article”, ça donnerait peut être quelque chose comme ça :

    L’auteur élabore une “construction” se basant sur : le prix mondial des marrons – d’une nouvelle sous espèce répandue artificiellement partout sur la planète – en plus de la création du monde en 6 jours, pour conclure que les arbres n’existent pas.

    Et en plus… appelle son papier “La photosynthèse n’existe pas”.

    Décidément les sciences sociales devraient aller parler aux chevelus.

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  • Internet n’existe pas. le 2 janvier 2012 - 5:05

    [...] post-hippie des années 90, analyse Vincent Glad, journaliste et étudiant en sciences sociales. Lire l’article Partagez cet article : Publié dans Actualité économique, Internationale, [...]

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