Vous n’habitez pas chez vous

Le 9 décembre 2011

Vous pensiez habiter à Paris ? Et bien non, d'après ce que vous pensez de votre territoire, vous habitez dans l'Eure. Si les données étaient ouvertes, ce genre de méprise n'arriverait pas. La preuve avec ce quiz.

Entrez votre code postal dans l’application ci-dessus et faites le test pour découvrir que vous n’habitez pas chez vous…

S’interroger sur la perception de son territoire, se dire que, finalement, même en pleine mégapole on habite à la campagne, le tout pour promouvoir l’Open Data – l’ouverture des données, en français. Drôle d’idée. OWNI a travaillé sur ce projet avec le laboratoire de sciences humaines d’OrangeLabs, la Fondation Internet nouvelle génération (FING) et Everydatalab.

Ce questionnaire interroge le citoyen sur sa connaissance des données publiques de son territoire : pense-t-il vivre dans une ville de personnes âgées ? Pense-t-il que sa ville est riche ? Pense-t-il que son territoire fait des efforts en termes de financement d’équipements publics ?

Pour chacune des 16 questions, nous évaluons s’il a “raison”, si sa perception correspond à ce que les données publiques décrivent de son territoire. Pour ajouter un aspect ludique, nous calculons quel département correspond le plus aux réponses qu’il a réellement données. D’où le titre de notre application “Où habitez-vous vraiment ?”… Dans le Puy-de-Dôme au lieu de Paris par exemple.

Notre but : démontrer la différence qui existe entre cette perception et la réalité. Un écart plutôt important et généralisé : la note moyenne du quiz actuellement – plus de 7 600 participations en 10 jours – se situe à 4,8/10. Et de fait, dégager en creux l’apport potentiel d’une ouverture large des données publiques, qui permettra au citoyen d’améliorer sa connaissance sur son territoire.

Les dessous des données publiques

En soi, raconter comment nous avons sélectionné et récupéré les données n’auraient pas grand intérêt, c’est notre cuisine interne.

Sauf que les questions et difficultés auxquelles nous avons fait face sont révélatrices des obstacles auxquels sont confrontés les journalistes, les chercheurs, les citoyens qui cherchent à obtenir des données publiques. Et qui plaident donc en faveur d’une simplification de l’ouverture des données… CQFD.

Nous avions décidé de nous limiter aux données ouvertes, ne nécessitant pas de travail d’agrégation (donc déjà disponibles, dans un format tableur, pour l’ensemble des communes françaises)1. Pas seulement pour nous demander moins de travail, mais pour nous mettre le plus possible dans la peau d’un utilisateur lambda, qui n’a pas forcément le temps ou les compétences pour récupérer, au sein d’un tableau régional, les données pour chaque département puis de les réinsérer dans un tableur global.

L’INSEE a donc été notre source principale. Nous avons cependant rapidement déchanté sur les données disponibles par commune. Il en existe beaucoup mais par forcément sur des indicateurs pertinents pour caractériser un territoire. Nous sommes donc régulièrement remontés à l’échelle du département : sur 16 questions, seules 4 portent sur la commune.

Au niveau des indicateurs sélectionnés, nous avons également dû revoir nos prétentions. Par exemple, nous voulions obtenir la consommation d’alcool par commune, du moins par département. Sur l’INSEE, les données – agrégées – ne sont disponibles que par région. Sur le site de l’OFDT, Observatoire français des drogues et des toxicomanies, certaines données par département sont disponibles, mais selon des indicateurs plus précis (usage régulier alcool à 17 ans en %, accidents corporels avec alcool, décès avant 65 ans par alcoolisme et cirrose,…) et des bases de données plus ou moins complètes selon les indicateurs.

Les données ont été ensuite ramenées à la population de la ville et du département pour obtenir un ratio par habitant, qui nous a semblé plus pertinent pour comparer des données. Chaque ville, département a fait l’objet d’un classement en catégorie « + », « ++ », « - », « = », « - - » selon sa position par rapport à la moyenne nationale.

Partir de l’utilisateur

Cette application a fait l’objet d’une longue maturation.
En janvier dernier, deux chercheurs sociologues du labo R&D OrangeLabs2, Valérie Peugeot et Dominique Cardon, qui s’intéressent à l’Open Data depuis maintenant trois ans, nous ont proposé de construire une application web qui permette d’évaluer l’impact de l’ouverture des données publiques (Open Data) sur celui qui est souvent le grand oublié des débats sur la question, le citoyen utilisateur final.

On observe beaucoup ceux qui libèrent leurs données (la puissance publique), ceux qui s’en saisissent (les développeurs, les civic hackers, les entreprises…) mais on ne sait rien du bénéficiaire ultime de cette ouverture (l’habitant, l’usager de service public, le consommateur…).

Pour l’heure les partisans de l’ouverture affirment de façon très normative que l’Open Data changera la vie : autorisant d’exercer un contrôle sur la manière dont une mairie conduit les affaires publiques, de participer à la vie démocratique, de choisir un restaurant bien côté par les autorités de contrôle sanitaire, ou encore de se déplacer facilement dans sa ville en fauteuil roulant. Projection idéalisée ou véritable possibilité ? C’est la grande question.

Les préoccupations de ses deux chercheurs ont rejoint un point d’intérêt grandissant chez OWNI, en particulier chez ses journalistes de données. L’Open Data fait ses premiers pas. Le phénomène s’est limité ces derniers mois à une forme très spécifique : celle de la libération “massive” des données par les administrations (municipalités, conseils généraux, régions…) dans une plate-forme, avec souvent l’organisation d’un concours visant à inciter le développement d’applications pratiques. Une formule qui a connu un succès réel (l’initiative de Rennes, par exemple), et fait de nombreux petits (9 plates-formes actuellement, dont la dernière très attendue, celle de l’État français).

L’Open Data ne se limite pourtant pas à cela : c’est aussi un concept, un idéal porteur de valeurs politiques très larges (Open Government, transparence, amélioration des politiques publiques). Des notions qui n’ont pour l’instant pas été intégrées dans les réalisations. Comme si l’Open Data se limitait pour l’instant à la “publication massive en ligne de séries de données” comme l’exprimait Claire Gallon de LiberTIC lors du Personal Democracy Forum du 6 décembre dernier.

Quelle réutilisation réelle en sera faite ? Comment les journalistes, non spécialisés en données, peuvent-ils se saisir de cet objet ? Quel impact pour les citoyens ? Quelle vision politique, quel projet derrière l’ouverture des données, à l’échelle d’un territoire, d’un pays ?

Cette réflexion, cette prise de recul commence à émerger et être exprimée par des chercheurs (ceux d’OrangeLabs mais aussi Sylvain Parasie, Stéphanie Wojcik,…), évaluée par des associations (LiberTIC, Regards Citoyens…).

Deux partenaires nous ont rapidement rejoint dans la boucle : la FING et Everydatalab. Il fallait ensuite trouver un concept. Comme le résument Valérie Peugeot et Dominique Cardon :

L’utilisateur final est assez insaisissable, d’autant que la plupart du temps il utilise l’Open Data sans en avoir vraiment conscience. Aller à sa rencontre par des entretiens pour lui demander en quoi l’Open Data “change sa vie” est une impasse méthodologique.

Nous avons donc pris le problème dans l’autre sens : partir de l’utilisateur pour arriver à l’Open Data. L’interroger sur ses propres perceptions et connaissances pour lui démontrer l’intérêt de l’ouverture des données publiques.

Une app et basta ?

Cette application se situe dans le cadre d’un projet de recherche. Elle aura donc une vie et un but après que vous ayez répondu au quiz ;)

C’est pourquoi un certain nombre de données personnelles (année de naissance, sexe, CSP) sont demandées à l’issue de ce quiz : afin de catégoriser les résultats du test.

Ce traitement des données sera réalisé par l’équipe de Valérie Peugeot et Dominique Cardon :

Notre travail va constituer à analyser les écarts de perception évalués par l’application en fonction de différents critères : le lieu de résidence bien entendu, mais aussi l’âge, le genre ou encore la satisfaction à vivre sur le territoire… Il sera intéressant également de voir si ce sont sur les critères les plus « légers » comme l’ensoleillement ou plus « graves » comme la pauvreté des enfants, que les écarts sont les plus importants. Ou encore si les écarts portent sur des sujets pour lesquels les pouvoirs publics locaux ont une relative marge de manœuvre pour changer le cas échéant un manque, un problème ou non.

Cette application est un des éléments de l’enquête de ses chercheurs, qui vise aussi à déterminer l’impact durable de l’Open Data sur le citoyen :

Si les perspectives ouvertes par l’Open Data visent souvent l’idée individualisante de rendre des services pratiques à chacun, elles peuvent aussi nous aider à mieux comprendre comment nous faisons société en faisant apparaître des différences, des inégalités ou des proximités qui bousculent parfois nos représentations ordinaires.

En imaginant que demain les données ouvertes permettent de construire une vision riche de la qualité de vie dans les territoires (ce qui est loin d’être le cas pour l’heure), jusqu’à quel point leurs habitants modifieront-ils leur regard sur leur lieu de vie, s’impliqueront-ils plus dans la vie démocratique locale, infléchiront-ils leurs choix de résidence ? Voilà quelques unes des questions prospectives que nous nous posons. Qui nous intéressent nous en tant que chercheurs mais qui peuvent aussi intéresser notamment les collectivités locales.

Open Data et citoyens, affaire à suivre…


Application réalisée par James Lafa (développement), Cezary Ziemlicki (pour le script calculant le département dans lequel vous devriez habiter), Elsa Secco et Marion Boucharlat (design).

  1. les seules données que nous avons agrégées sont celles des décès des moins de 65 ans par alcoolisme et les heures d’ensoleillement []
  2. Ce laboratoire de sciences humaines et sociales, financé par Orange mais disposant d’un fonctionnement autonome, observe et analyse les évolutions des technologies de l’information et de la communication en général, et les tendances émergentes sur le web en particulier []

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  • Grégory le 9 décembre 2011 - 13:55 Signaler un abus - Permalink

    Je soutiens ce genre de démarche sauf que, pour ma part, j’ai répondu pour ma commune et non mon département (Paris 18 et non Paris en général). Du coup, mes résultats sont faussés.

    Je pense que lorsque l’on fait une étude pour démontrer un fait, il faut être précis sur les termes employés afin que cela ne passe pas comme de la manipulation.
    Je cite : “Ce que vous pensez de votre commune correspond-il à ce que les données publiques en disent ?”

    Bonne journée et félicitation quand même pour votre travail :)
    G.

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  • Guillaume le 9 décembre 2011 - 14:21 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour

    La démarche est effectivement très intéressante et, en ce qui me concerne, m’a réservé des surprises.

    Il serait peut-être judicieux d’expliciter pour certaines questions le sens des “+” et des “-” qui constituent les réponses.

    G.

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  • Jérôme le 9 décembre 2011 - 14:25 Signaler un abus - Permalink

    A la fin, il n’y a pas la catégorie ‘étudient’ dommage …

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  • thierry le 9 décembre 2011 - 14:42 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,
    Belle opération, intéressante. Seul bémol, les réponses (–/-/=/+/++) ne sont pas très explicites et induisent parfois en erreur. Peut-être pourriez-vous mettre une petite légende ?

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  • Vinch le 9 décembre 2011 - 14:54 Signaler un abus - Permalink

    Code postal : 1030 non-valide !?

    Je veux la même application pour la Belgique !! :D

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  • Worti le 9 décembre 2011 - 15:11 Signaler un abus - Permalink

    Bon ben j’habite nulle part, faut croire.
    Cool l’app révolutionnaire exploitant des datas incomplètes.

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  • Steph le 9 décembre 2011 - 15:42 Signaler un abus - Permalink

    Idée fort intéressante, mais !
    Mais : je n’en ai finalement pas grand chose à faire de connaître la position de ma commune / mon département / je ne sais quelle entité, par rapport à une “moyenne nationale”. Ce genre de comparaison pour moi ne peut amener qu’à une vision uniformisatrice et dépolitisante.
    Et sinon, même commentaire que ci-dessus vis-à-vis des –/-/=/+/++.
    Très intéressant tout de même :)

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    • Mason le 7 juin 2012 - 2:24 Signaler un abus - Permalink

      Merci pour vos commentaires, je pre9vois telaaivlrr sur l’affiche cette semaine et annoncer les dates de spectacles de8s que j’aurai mon mate9riel promotionnel (c’est l’affiche e7a!).C’est e9videmment l’affiche no.2 qui retient l’attention et j’aimerais la peaufiner un peu plus. c0 bientf4t et encore merci.Marc-Andre9

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  • Pak le 9 décembre 2011 - 17:24 Signaler un abus - Permalink

    Un peu dommage de me qualifier d’inactif alors que je suis étudiant…;) Sympa malgré tout!

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  • Admin le 9 décembre 2011 - 18:21 Signaler un abus - Permalink

    @Jérôme @Pak Nous avons repris les CSP déterminés par l’INSEE (visibles ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Professions_et_cat%C3%A9gories_socioprofessionnelles_en_France) qui mettent les étudiants dans la rubrique “Inactifs divers”.

    Pour la lisibilité et compréhension des “- -”, “+”, “=”, nous y réfléchissons, merci !

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  • Benoît le 10 décembre 2011 - 10:06 Signaler un abus - Permalink

    Une interrogation : Paris me semble être la 2ème ville en terme de cambriolages (ramené à 100 000 habitants), la 1ère en valeur absolue, et elle apparaît en catégorie “–”.

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  • Thomas le 10 décembre 2011 - 13:01 Signaler un abus - Permalink

    Idée intéressante… juste dommage que ma ville ne soit pas référencée… et ce n’est pas la taille qui compte puisque des villes voisines avec moins d’habitants sont référencées…

    De même pour les — et ++ je pense qu’il y a un souci…
    Le village voisin ou habitent mes grands parents n’a aucun logement vacant depuis 20 ans et pourtant il n’est qu’en –… cherchez l’erreur…

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  • Elo le 10 décembre 2011 - 16:00 Signaler un abus - Permalink

    Voilà une étude très intéressante! Bravo d’avoir misé sur l’esthétique de l’appli! Enfin des chercheurs qui ont compris que le graphisme était quasi aussi important que le message que l’on veut faire passer… Enfin… pas sociologues pour rien…

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  • Sanzu le 10 décembre 2011 - 18:07 Signaler un abus - Permalink

    Expérience intéressante que de confronter le réel et la perception que nous en avons.
    Reste à définir les moyens propres à réduire l’écart entre
    ce que nous croyons savoir de la réalité et cette réalité.
    Et c’est précisément parce que votre site s’y emploie que je l’apprécie et que j’incite mes correspondants à s’y connecter.

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  • Florian le 10 décembre 2011 - 21:17 Signaler un abus - Permalink

    Connaître la position de sa commune/son département par rapport à une moyenne nationale n’est pas d’une grande aide pour un citoyen. Cela ne peut en aucun cas aider à faire des choix politiques (vote, expression publique), mais seulement de bien choisir son prochain lieu de vie :-)

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  • Lila le 11 décembre 2011 - 11:32 Signaler un abus - Permalink

    Rigolo, j’ai un peu de mal à comprendre en quoi on est — en équipements sportifs à Paris alors que c’est la seule ville où je trouve toujours un gymnase à proximité; j’ai 3 piscines accessibles à pied de chez moi, je ne comprends pas bien d’où sortent ces chiffres. Je veux dire, vous avez ramené au nombre d’habitant, à la surface… et du coup, ça ne correspond pas à la réalité ressentie (quand j’étais en province, l’accès aux équipements sportifs était impossible mais peut être y-en-avait-il plus par habitant)

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  • Bug-in le 11 décembre 2011 - 21:59 Signaler un abus - Permalink

    Impossible de répondre correctement sur des éléments dont on a aucune idée parceque l’organisation et les décisions de la ville ou l’on habite nous a été volé par les maires et les entreprises.
    Impossible de renseigné correctement ce que vous appeller la catégorie socioprofessionnelle, parceque je suis a la fois étudiant (ce qui de toute façon n’apparait pas dans la liste) et qu’en plus la profession que j’exerce (en même temps ! et oui) c’est animateur et que rien ne correspond. Par ailleurs, il n’y a pas de choix “autre” donc impossible de répondre… De toute façon, je me suis dit ensuite, pas la peine d’aller plus loin qu’en j’ai vu que l’app avait été fait avec la société orange, je me suis dit que j’allais pas lui donner des renseignements supplémentaires !

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  • jeannot le 13 décembre 2011 - 11:10 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,
    c’est très intéressant.

    Par contre, je vais le refaire le test.
    Car : 1. je l’ai d’abord fait à la va vite et sans mettre les — et ++ (seulement – + et = ).
    2. je n’ai pas vraiment fait attention aux détails des réponses à deux exceptions près dont je me souviens, donc je ne devrais pas modifier réellement les différences entre ce que je perçoit et la réalité.

    En effet, vivre à Lille et habiter vraiment dans l’aube, c’est trop les boules.

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  • jeannot le 13 décembre 2011 - 11:17 Signaler un abus - Permalink

    putain, j’habite le territoire de Belfort et toujours pas Lille…
    Comme quoi.

    Mais ma moyenne est passée de 4.1 à 5.6

    Désolé, d’avoir introduit un biais dans l’étude à venir, mais honnêtement je ne pense pas être le seul à l’avoir fait deux fois.

    Bonne journée

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  • Fractale le 13 décembre 2011 - 12:37 Signaler un abus - Permalink

    Vraiment intéressant dans la démarche mais, hélas, pas suffisamment rigoureux, notamment parce qu’il est impossible de savoir à quoi correspondent les “+” et “++” à chaque fois. On peut donc avoir faux sur une représentation du test mais être proche de la réalité (pourquoi l’ensoleillement de Toulouse est-il “+” et non “++” ? Où est la limite ?). En outre, les cambriolages de la ville et du département diffèrent certainement largement dans beaucoup de cas. Arguer sur la ville et demander des réponses sur le département est maladroit. Enfin, juste pour titiller un peu, je suis sûr qu’on peut dire “données ouvertes” au lieu d’”open data”, par exemple… Bon courage pour la suite !

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  • Tuonela le 18 décembre 2011 - 10:39 Signaler un abus - Permalink

    L’INSEE ou les autres organismes pris en compte pour l’obtention des données “objectives” recensent-ils les illégaux, les sans toits, les camps de Roms ? Cela aurait quelque incidence sur les résultats… Pour ma part, j’ai répondu aussi avec la connaissance de ces phénomènes sur ma ville et mon département et je doute fortement de l’intégration de ces données dans les tableaux statistiques qui ont servi aux concepteurs…

    Moins anecdotiquement, je rejoins un commentaire lu qui indiquait que la perception des équipements sportifs par l’individu dépend aussi de l’accessibilité de l’équipement. Vivant dans une ville de banlieue extrêmement bien connectée grâce aux transports en commun, il m’est par exemple très facile d’accéder à toutes sortes d’équipements sur la ville et le département. De fait, même avec moins d’équipements construits, il y aura plus d’utilisateurs (surtout si la taille des équipements le permet, autre nuance de taille… comparez par exemple la piscine d’une petite ville de province et celle d’une grosse communauté d’agglomération de banlieue). On voit donc qu’analyser une perception particulière sur ce point en fonction de simples données brutes sans prendre en compte la réalité de ce territoire (en l’occurrence les transports) n’a aucun intérêt pour coller à la réalité de terrain (qui est différente de la réalité statistique). De plus, c’est analyser une situation donnée par rapport à une moyenne utilisateur/équipement qui n’a aucun sens, sinon celui de considérer qu’à partir de tel ratio c’est bien ou c’est mal, ce qui est politique, donc subjectif, donc pas scientifique (mais bon, c’est une étude sociologique hein ^^).

    Ensuite, après avoir lu la description de la construction de l’appli, il me semble que les biais méthodologiques sont nombreux. Outre le fait qu’il est impossible de déterminer le degré de connaissance du fonctionnements des institutions publiques par les utilisateurs de l’appli (ce qui n’est pas mince comme biais : combien savent qui fait quoi parmi les financeurs publics), il serait judicieux de demander uniquement dans quel département vit le testeur de l’appli, étant donné que la majorité des questions renvoient au niveau départemental et non à celui de la ville. Cela introduit un biais au niveau de la perception qui donne un savant mélange de bananes et de carottes, si vous me permettez la comparaison.

    De manière générale, les contours de chaque donnée à évaluer sont extrêmement flous pour l’utilisateur. Ce phénomène associé à la confusion des niveaux institutionnels (on parle de ville, de département, de national dans l’appli) rendra nécessairement les réponses inexactes. Certes, vous travaillez sur la perception qu’ont les gens, mais travaillez mieux. Il eût mieux valu se limiter à deux ou trois aspects et éviter les mélanges de genre (par exemple, en quoi la force publique, acteur fondamental des données publiques dans la majorité des questions, a à voir avec l’ensoleillement du département ?)

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  • Fabrol le 30 décembre 2011 - 14:32 Signaler un abus - Permalink

    Par exemple, nous voulions obtenir la consommation d’alcool par commune,
    Sachant que j’habite dans une commune de 100 habitants, sans débit de boisson ni le moindre commerce, la seule façon de connaitre la consommation d’alcool pour cette commune serait d’obliger les citoyens à payer par carte bancaire et coupler la comptabilité matière de tous les clients de tous les commerces de la région avec l’adresse du titulaire du compte bancaire.
    Alors Mmes et Mrs les journalistes et autres décideurs , le flicage, on a raz le bol, de toutes façons qu’est que vous en avez à foutre de la consommation d’alcool par commune ?

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  • de la robertie le 2 janvier 2012 - 9:19 Signaler un abus - Permalink

    comment participer à l’enquête “vous n’habitez pas chez vous”?

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  • Gérard le 2 janvier 2012 - 16:29 Signaler un abus - Permalink

    Votre idée est intéressante. Néanmoins, je pense que le département n’est pas de façon évidente l’entité géographique de référence appropriée (si ce n’est la facilité de se référer à des sources officielles de données). En effet une personne vivant dans une grande métropole régionale a d’abord la perception de cette ville qui peut, au plan des données, se distinguer très notablement du reste du département. Autrement dit, on se sentira plus facilement Lozérien lorsqu’on vit à Mende, qu’Héraultais lorsqu’on habite Montpellier, et la référence “Lozère” sera mieux connue d’un Mendais, que la référence “Hérault” d’un Montpellierain.

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  • emma le 4 janvier 2012 - 8:36 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,

    C’est très éclairant ,merci,

    Je viens de me rendre compte que j’habite dans le val de marne ^^ au lieu de Toulouse…

    Enfin en terme d’ensoleillement c’est pas gagné.

    Bonne continuation!

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  • UBt le 18 mars 2012 - 15:07 Signaler un abus - Permalink

    Test complètement foireux… vous oubliez d’indiquer à chaque question “par rapport au nombre d’habitants”. Habitant dans une grande ville j’en ait déduit qu’il y avait forcément plus de cambriolages, plus de médecins, etc.

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  • geek by labodmutations - Pearltrees le 9 décembre 2011 - 14:41

    [...] ou plus « graves » comme la pauvreté des enfants, que les écarts sont les plus importants. Vous n’habitez pas chez vous » OWNI, News, Augmented home • contact • blog • fb • twitter to experience pearltrees [...]

  • Vous n’habitez plus chez vous | +clair le 9 décembre 2011 - 14:55

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  • Technologie web by cibelle - Pearltrees le 9 décembre 2011 - 15:49

    [...] Vous n’habitez pas chez vous » OWNI, News, Augmented En janvier dernier, deux chercheurs sociologues du labo R&D OrangeLabs, Valérie Peugeot et Dominique Cardon, qui s’intéressent à l’Open Data depuis maintenant trois ans, nous ont proposé de construire une application web qui permette d’évaluer l’impact de l’ouverture des données publiques (Open Data) sur celui qui est souvent le grand oublié des débats sur la question, le citoyen utilisateur final. On observe beaucoup ceux qui libèrent leurs données (la puissance publique), ceux qui s’en saisissent (les développeurs, les civic hackers, les entreprises…) mais on ne sait rien du bénéficiaire ultime de cette ouverture (l’habitant, l’usager de service public, le consommateur…). Cette application a fait l’objet d’une longue maturation. [...]

  • Dataviz by redisdead - Pearltrees le 10 décembre 2011 - 17:04

    [...] Vous n’habitez pas chez vous » OWNI, News, Augmented Cette application est un des éléments de l’enquête de ses chercheurs, qui vise aussi à déterminer l’impact durable de l’Open Data sur le citoyen : Si les perspectives ouvertes par l’Open Data visent souvent l’idée individualisante de rendre des services pratiques à chacun, elles peuvent aussi nous aider à mieux comprendre comment nous faisons société en faisant apparaître des différences, des inégalités ou des proximités qui bousculent parfois nos représentations ordinaires. Notre travail va constituer à analyser les écarts de perception évalués par l’application en fonction de différents critères : le lieu de résidence bien entendu, mais aussi l’âge, le genre ou encore la satisfaction à vivre sur le territoire… Il sera intéressant également de voir si ce sont sur les critères les plus « légers » comme l’ensoleillement ou plus « graves » comme la pauvreté des enfants, que les écarts sont les plus importants. Indicateur de gouvernance INFOGRAFICAS #occupyoftheday USA #occupywallstreet [+] Politics political channel OpenData données alban Eco / Finance economics 4118241182 VARIAS affording still visualization beauty DATOS national Indicateurs & richesses pauvres globale anselm GOOGLE powered gpanion SIG about Ocean bleu concepts Getting funded geeknrolla venture round Finance startups investisseurs raise API google appelle dailymotion Investment sizing & valuation color looks understands Marketing blanc actue Internet – Trends – Apps economics market PETITION #OWS monde patient congress News ENG Politique 4 activism alliance politique accueil worldrevolution espagne cours around temp dump distributed wordpress programming Démocratie parisiennes france président Understand inverted totalitarianism brand carlin démocratie Politique allende Indicateurs 09060215 DOCS #OWS street matching Indicateurs de développement 09060215 Data stanford gapminder babay59 indicateurs new non classed about alliance Competition – Positionning – Blue Ocean création strategy innovation API interfaces business Emily's Recs smitten empirical Books level thinking richard OWS Toolbox, design, advices… oakland adbusters robert Occupation Wall-Street ACTUALITES & INFORAMATIONS children #OccupyTogether design resurse internet Desing image 394×561 home • contact • blog • fb • twitter to experience pearltrees activate javascript. [...]

  • Vagabondages by chopina04 - Pearltrees le 11 décembre 2011 - 12:06

    [...] Cette application est un des éléments de l’enquête de ses chercheurs, qui vise aussi à déterminer l’impact durable de l’Open Data sur le citoyen : Si les perspectives ouvertes par l’Open Data visent souvent l’idée individualisante de rendre des services pratiques à chacun, elles peuvent aussi nous aider à mieux comprendre comment nous faisons société en faisant apparaître des différences, des inégalités ou des proximités qui bousculent parfois nos représentations ordinaires. Notre travail va constituer à analyser les écarts de perception évalués par l’application en fonction de différents critères : le lieu de résidence bien entendu, mais aussi l’âge, le genre ou encore la satisfaction à vivre sur le territoire… Il sera intéressant également de voir si ce sont sur les critères les plus « légers » comme l’ensoleillement ou plus « graves » comme la pauvreté des enfants, que les écarts sont les plus importants. Vous n’habitez pas chez vous » OWNI, News, Augmented [...]

  • Data Web by julianjohnsson - Pearltrees le 15 décembre 2011 - 12:40

    [...] Vous n’habitez pas chez vous » OWNI, News, Augmented En janvier dernier, deux chercheurs sociologues du labo R&D OrangeLabs, Valérie Peugeot et Dominique Cardon, qui s’intéressent à l’Open Data depuis maintenant trois ans, nous ont proposé de construire une application web qui permette d’évaluer l’impact de l’ouverture des données publiques (Open Data) sur celui qui est souvent le grand oublié des débats sur la question, le citoyen utilisateur final. On observe beaucoup ceux qui libèrent leurs données (la puissance publique), ceux qui s’en saisissent (les développeurs, les civic hackers, les entreprises…) mais on ne sait rien du bénéficiaire ultime de cette ouverture (l’habitant, l’usager de service public, le consommateur…). Cette application a fait l’objet d’une longue maturation. [...]

  • [...] habitez-vous vraiment ?” est un test instructif développé par le site [...]

  • In Digital We Trust le 9 janvier 2012 - 21:35

    [...] disponible sur owni.fr propose à l’internaute de tester son savoir sur l’environnement dans lequel il vit, [...]

  • [...] disponible sur owni.fr propose à l’internaute de tester son savoir sur l’environnement dans lequel il vit, [...]

  • [...] parcourais il y a peu l’excellent site owni.fr lorsque je suis tombé sur l’article Vous n’habitez pas chez vous, dont voici le premier paragraphe : « Vous pensiez habiter à Paris ? Et bien non, [...]

  • [...] dans ma note précédente l’application Où habitez-vous vraiment ? qui accompagne un article d’owni.fr intitulé « Vous n’habitez pas chez [...]

  • [...] Vous n’habitez pas chez vous. [...]

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