Féminisme: pour en finir avec les clichés

Le 19 février 2011

Le féminisme semble en perte de vitesse et se voit affublé de tous les stéréotypes possibles. État des lieux d'un mouvement qu'on ne saurait réduire au trio "poilue, frustrée et femme."

Ce billet a été publié sur Regardailleurs, sous le titre “Une certaine idée du féminisme” et repéré par OWNIpolitics

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Féminisme (nom, m.) : ensemble d’idées politiques, philosophiques et sociales cherchant à promouvoir les droits des femmes et leurs intérêts dans la société civile. C’est une idée que j’ai tendance à considérer dans la continuité de ma conception de la personne. Féminisme, je le justifie depuis toujours par le besoin de rétablir un équilibre volé injustement. Féminisme : une évidence parce que nous sommes tous nés « libres et égaux en droits », après tout. Une évidence, oui, mais pas tant que ça.

Un nouveau machisme renversé ?

Le premier reproche que l’on me fait quand je m’annonce féministe porte souvent sur le terme : le féminisme serait-il un nouveau machisme renversé ? Pour cela, argument très raisonnable, répondre sur le terrain de l’histoire : le féminisme n’est pas un « isme » comme les autres. Et puis si seulement le mot dérange, « soyons universalistes » (de toute façon le féminisme différentialiste a eu son temps, à présent révolu). Mais ce reproche est souvent émis par des personnes qui ont déjà réfléchi à l’égalité des sexes, pour qui c’est une évidence, une nécessité. Ce que j’entends derrière « universaliste » plutôt que « féministe » c’est la volonté de ne pas s’inscrire dans une démarche militante, mais davantage individuelle, un effet boule de neige.

Ce reproche, je l’admets tant qu’il ne cherche pas à parasiter le débat : tant qu’il ne focalise pas les idées féministes sur le terme qui les définit. Beaucoup de femmes ne s’affirment pas féministes, et parfois s’éloignent de cette appellation, mais inscrivent leur parcours dans une démarche que l’on pourrait qualifier de féministe (mais on ne le fera pas parce que chacun a le droit de choisir comment se définir).

L’autre critique assez répandue, notamment en France, s’appuie davantage sur le fond : les féministes ne seraient-elles pas des hystériques poilues et frustrées, probablement lesbiennes tant qu’on y est (considérant ainsi que l’on choisit sa sexualité) ? Là, peut-être touche-t-on le cœur du problème : qu’est-ce que le féminisme soulève pour valoir tant de reproches ? Ou plutôt : pourquoi veut-on cantonner les femmes à une place particulière ? Et si on déconstruisait méthodiquement les reproches faits (et entendus maintes fois) ?

L’homme canalise la femme par son phallus, c’est bien connu

La féministe est hystérique : on doit à Freud l’amalgame femme = hystérique, mais, aujourd’hui, dans les définitions médicales du terme (il s’agit bien d’une maladie), on ne trouve pas de référence précise au genre lié à cette maladie. Et puis l’argument est de toute façon vicié : pour tout profane, chaque militant est « hystérique » — surtout quand c’est une femme.

La féministe est poilue : à ça j’aimerais répondre « Et alors ? N’est-on pas libre de ses choix en matière d’épilation ? », mais je crains de passer pour une hystérique. Pourtant, l’épilation comme diktat est légion surtout en France : l’observation empirique permet de déterminer que n’être pas lisse dans les douches des piscines municipales n’est pas une tare à l’étranger. Par ailleurs, que signifie l’épilation ? Pourquoi la femme se devrait-elle d’être imberbe : pour l’homme ? pour la société ? La question de l’épilation divise beaucoup les femmes, on s’aime la peau douce. On nous a appris à nous aimer la peau douce. L’épilation est sans doute le symbole de la domination masculine le mieux intériorisé par les femmes. Sous-tendue par le « poilu », la question du laisser-aller des féministes : comme si une femme en jupe et en talons ne pouvait avoir des revendications égalitaires. Ou comme si un garçon manqué (écoutons les mots, ils parlent tout seuls) était automatiquement féministe. Syllogisme qui tombe dès qu’on l’établit.

La féministe est frustrée : « Elle est mal baisée » est sans doute mon expression préférée de la langue française. Un homme frustré doit « se vider », une femme frustrée doit « être baisée » : la passivité de la phrase est éloquente. Cela signifierait qu’une femme heureuse et comblée sexuellement ne pourrait avoir des idées féministes (ou des idées tout court… ?). L’homme, via son phallus, permet donc de canaliser la femme hystérique (qui s’est donc épilée pour l’occasion, si elle est délicate). Charmante conclusion. Je ne sais même pas s’il faut prendre de l’énergie pour la contredire…

La féministe est lesbienne : forcément. Frustrée de ne pas trouver d’homme parce qu’elle est négligée, la féministe doit se rabattre sur ses semblables pour trouver le bonheur. Sauf que le prémisse est déjà faux : la sexualité n’est pas choisie par l’individu, l’orientation sexuelle n’est pas un choix, plutôt une question d’ordre biologique. Par conséquent, non, toute féministe n’est pas lesbienne (et quand bien même : l’orientation sexuelle n’est pas un défaut ou quelque chose à poser comme reproche, quelle que soit la situation).

« La » féministe : certains n’envisagent pas qu’un homme puisse être féministe. J’en ai croisé lors de manifestations pro-choix, et pas qu’un. Et ils n’avaient pas le visage allongé de ces hommes qui attendent à la sortie d’un magasin que leur compagne en finisse enfin. Pour continuer dans le cliché, ils n’étaient pas tous homosexuels. Des hommes, sexuellement normés, prennent donc part au combat féministe. En effet, une féministe ne cherche pas à castrer les hommes, au contraire.

Pour finir, le reproche que je chéris sur le féminisme est celui porté par des femmes qui, bien qu’indépendantes après des études et un accomplissement professionnel certain, refusent de faire une croix sur la galanterie. Ainsi donc, il faudrait continuer à être fragiles face à ces messieurs qui sont heureusement là pour nous pousser portes et chaises. Il est également bienheureux que les hommes aient un travail, cela permet d’être invitées au restaurant. Sur ce point, il semble qu’il pourrait s’agir de choix personnels plus que de militantisme. Pourtant, je ne vois pas comment faire avancer la cause quand on se décrédibilise en se révoltant parce qu’un homme ne s’est même pas levé pour nous céder sa place dans le bus. Il y a là une incohérence nuisible.

Et encore, je n’évoque pas l’idée reçue que « chez nous, c’est gagné, plus besoin de parler de féminisme, c’est dépassé ». J’aimerais bien en passer par les chiffres des violences conjugales, affligeants, ou bien par les différences de salaire, incroyables, ou encore par les publicités éminemment sexistes (femme à la cuisine, homme dans la voiture), pitoyables. Mais je pense surtout qu’aujourd’hui, avec toutes les informations disponibles que l’on a, si on refuse d’accepter que les femmes sont discriminées, c’est que les œillères sont trop enfoncées. Le féminisme touche à quelque chose de trop intime, de trop profondément ancré dans nos sociétés pour être discuté en toute objectivité. Certains refusent simplement d’accepter qu’il y a quelque chose à voir. Comme quand on croise un sans abri : on détourne le regard, c’est tellement plus simple.

Illustrations Flickr CC Yann Caradec, Le Monolecte et AudreyAK

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  • Coline le 19 février 2011 - 17:31 Signaler un abus - Permalink

    Pourquoi la galanterie ne pourrait-elle pas être compatible avec le féminisme ? On peut très bien être féministe, se faire inviter au restaurant, se faire tenir une porte, et inviter à son tour au restaurant ou tenir soi-même une porte à un homme.
    Il s’agit là de politesse, de séduction, de respect, et plutôt que de le condamner, il serait plus intelligent de faire de la galanterie une pratique aussi bien féminine que masculine.

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  • lucile reynard le 19 février 2011 - 18:17 Signaler un abus - Permalink

    Excellent article qui fait une bonne mise au point claire et concise. Bravo !

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  • tetue le 19 février 2011 - 19:59 Signaler un abus - Permalink

    Merci pour cet article qui remet certaines choses à leur place.

    @Coline : tu ne préférerais pas être respectée d’égal à égal, percevoir un salaire égal, plutôt que te faire offrir quelques restos et passer les portes la première ? C’est assez mufle, non ? Tiens : http://romy.tetue.net/biscuits-ascenseurs-et-salaires

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  • Julien le 19 février 2011 - 21:08 Signaler un abus - Permalink

    Je fais passer cet excellent article à ma fiancée, une autre Stéphanie, féministe poilue de son état.

    Merci d’avoir souligné l’implication de nombreux hommes féministes (ou antisexistes, ou universalistes…)

    A l’heure où le mot “féminisme” est considéré par certains comme un gros mot (comme le mot “militant”, d’ailleurs), il est bon de rappeler que les droits des femmes, ce n’est pas qu’une affaire de meufs. De même que le racisme n’est pas qu’une affaire de blacks.

    D’ailleurs, comme le soulignait Elena Gianini Belotti, le sexisme n’est-il pas une forme de racisme?

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  • Kissoon le 20 février 2011 - 0:32 Signaler un abus - Permalink

    (Tétue) : “@Coline : tu ne préférerais pas être respectée d’égal à égal, percevoir un salaire égal, plutôt que te faire offrir quelques restos et passer les portes la première ? C’est assez mufle, non ?”

    Non ce n’est pas mufle. Mais il aurait fallu que tu lises sa réponse en entier … parce qu’à un moment il y a ceci : “(…)et inviter à son tour au restaurant ou tenir soi-même une porte à un homme”. La femme égale de l’homme, donc.

    J’ai l’impression que pour toi la galanterie, qui est une marque de respect et de politesse, est par définition sexiste. Ce qui est idiot.

    Le passage sur la galanterie du texte est d’ailleurs tout aussi idiot, liant la galanterie des hommes à la supposée fragilité des femmes … C’est pas mufle, ça ?
    Pourtant nombre d’hommes font preuve de galanterie juste pour faire plaisir, et souvent face à des femmes fortes. Je me répète, c’est une simple marque de respect, c’est tout. Il m’est d’ailleurs arrivé qu’on me le rende (qu’on m’ouvre une porte par exemple), et à mes yeux celles qui font cela sont des femmes qui s’affirment et pas des petites choses fragiles.

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  • cathelyne le 20 février 2011 - 9:23 Signaler un abus - Permalink

    “Et encore, je n’évoque pas l’idée reçue que « chez nous, c’est gagné, plus besoin de parler de féminisme, c’est dépassé ». J’aimerais bien en passer par les chiffres des violences conjugales, affligeants, ou bien par les différences de salaire, incroyables, ou encore par les publicités éminemment sexistes (femme à la cuisine, homme dans la voiture), pitoyables.”

    Pour les salaires, à expérience et compétence égale, chez les moins de 40 ans il est plutôt à l’avantage des femmes. Sans parler de l’égalité homme-femme que l’on décrie pour les postes à direction etc, alors même que ds la fonction publique nous sommes largement plus présentes (les hommes devraient y demander des quotas…), tout comme ds de nombreux autres métiers. Par exemple j’ai un frère qui avait postulé ds une mairie d’une grande ville à un poste informatique, mais celle-ci ne voulait que des femmes pour arriver à 50/50, alors même qu’en informatique ds la faculté de cette même ville, les femmes ne représentent que 5% des effectifs… Ne lui parlez plus d’égalité des sexes ou il le prendra assez mal…
    Pour les pubs, on en voit, par exemple, où la femme gifle l’homme sourire aux lèvres, où elles échangent de maris comme de voitures -parfois les 2 ensemble-,où elle fait un voeux pour le balancer ds le vide et j’en passe…
    Et pour les violences conjugales, c’est inadmissible, malheureusement les hommes en prennent également plein la tête physiquement -heureusement pour eux ils sont plus résistants- et psychologiquement.

    Je pense qu’il y a une cassure chez les plus jeunes où les hommes se sentent oppressés par ce féminisme qui a une inertie trop grande, d’autant plus que nombre de demoiselles, avec leur string à l’air, ne se montrent pas vraiment digne de cette lutte.

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  • Chrisss le 20 février 2011 - 9:50 Signaler un abus - Permalink

    Avant 1550 la ‘controverse de Valladolid’, sans âme et sans esprit je n’aurais pu réagir à ce billet. Hé ouais, il s’en est fallu d’un poil!

    Parlons un peu de ce fameux poil ‘à travers les âges’ -le mien :)
    En 30 ans j’ai vu la mode évoluer de l’épilation ‘maillot’, puis ’string’ puis ‘ticket de métro’ et enfin maintenant la ‘totale’, au point qu’à l’étranger on la qualifie d’épilation en vogue en France.
    Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec la banalisation des films pornos. Comme si plus on faisait du cru ou du cul, plus on devait contrebalancer ça en offrant l’image d’une petite fille, non pas assexuée mais nubile, vierge…
    Pas de poils = petite fille
    Mais peut-être que ça plait aux mecs de baiser avec des fillettes?

    Sans compter que dans un endroit aussi sensible les poils qui repoussent en une journée ça irrite, c’est inconfortable ; c’est abrasif et douloureux à la caresse.
    Ce n’est pas obligatoire d’aller tester avec une autre pour ne plus infliger ça à nos hommes, mas c’est presque… conseillé!

    Allez, un petit cadeau pour la route
    “Bushes” de Markus Nicolaï
    http://www.youtube.com/watch?v=42gBMtL9zhE

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  • nemo le 20 février 2011 - 11:05 Signaler un abus - Permalink

    Ben,je pense que le féminisme,le vrai en tout cas,ne mérite pas ces clichés car il lutte pour une juste égalité.

    Mais je rejoins Cathelyne,on fait passer pour féministe beaucoup de personnes qui n’en sont pas,des gens qui disent “pauvres chouchous” en parlant de la violence subie par les hommes (Isabelle Alonso) en y voyant même une sorte de justice, qui disent fièrement “à compétence égale,on choisira autre chose que le mâle blanc” (Anne lauvergeon), Tant qu’elles continueront à tenir un discours dans lequel elles s’ôtent toute responsabilité en rejetant tout sur l’homme,qui tiennent des discours haineux que l’on n’accepterait pas si ça traitait d’une femme,que la justice même soit systématiquement du côté des femmes (surtout en cas de divorce),que certaines,au Canada,mentent sur les chiffres de femme battues pour plus de sous(et qui l’ont reconnu d’ailleurs,les chiffres ont restés par contre)que d’autres disent qu’un rapport sexuel,sans vraiment d’envie extrême mais qui a lieu quand même pour faire plaisir au partenaire,de temps en temps,soit considéré comme un Viol ou une violence conjugale et rentre dans les statistiques…etc…

    Bref,tant que certaines,sous couvert de féminisme,se permettront un sexisme qui n’a rien à envier aux pires machos,il n’y a AUCUNE CHANCE qu’il se libère de ces stéréotypes.Un “féminisme” MISANDRE N’EST PAS CRÉDIBLE,mais alors pas du tout;Parce qu’elles font passer une lutte pour l’égalité à une lutte pour une “égalité qui les arrangerait”.
    On lutte pas contre le sexisme en faisant du sexisme !

    D’ailleurs,rien que le nom “féminisme” peut paraître agressif si l’on n’est pas de sexe féminin, “mouvement pour l’égalité des genres” serait plus neutre et passerait déjà mieux.

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  • Coline le 20 février 2011 - 13:49 Signaler un abus - Permalink

    @ Tetue : comme le dit Kissoon, tu n’as semble-t-il pas lu l’intégrité de mon commentaire. Pou moi, il n’y a pas de choix à faire entre égalité des salaires et galanterie RECIPROQUE, pas d’incompatibilité.

    Le passage sur la galanterie dans le texte est un exact exemple de tout ce qu’il réfute pourtant intelligemment. Le féminisme est une lutte pour l’égalité, mais l’égalité n’est pas forcément froide et méfiante ; l’égalité, la vraie, la seule qui soit saine et fertile à mon sens, est capable d’accepter des attentions masculines et d’en accorder à son tour, d’accepter le “déséquilibre” momentané, dans les deux sens.

    C’est bien la preuve que le combat féministe, s’il est d’une nécessité évidente, est à manier avec beaucoup de précautions pour ne pas devenir sexisme, pour ne pas se faire avec les mêmes armes que celle décriées. Je suis pour une lutte personnelle, quotidienne et surtout sans cesse réfléchie et remise en question, par pour la défense de stéréotypes.

    Je rejoins également Cathelyne sur le nombre grandissant de pubs sexistes à l’encontre des hommes et de discours culpabilisants, qui sont au moins aussi choquants (et traumatisants pour les hommes) que toutes les pubs misogynes.

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  • stephanebortzmeyer le 20 février 2011 - 16:59 Signaler un abus - Permalink

    Je suis très supris de l’affirmation « la sexualité n’est pas choisie par l’individu ». Mais bien sûr que si ! Comme les opinions politiques ou les goûts alimentaires, elle est influencée par notre histoire , nos fréquentations mais elle relève avant tout d’un choix individuel. On ne choisit pas sa taille ou la couleur de ses yeux mais on décide de lire OWNI ou le Figaro, d’aller voir le dernier Dany Boon ou le dernier film des frères Coen, d’aimer telle ou telle personne et de tel ou tel sexe.

    Quant à la suite, « l’orientation sexuelle n’est pas un choix, plutôt une question d’ordre biologique », les bras m’en tombent tellement que j’ai eu beaucoup de mal à écrire la suite de ce commentaire. Mais je suis sûr que l’auteure va nous citer les nombreux travaux scientifiques qui prouvent que l’homosexualité est dans les gênes ?

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  • francois le 21 février 2011 - 0:17 Signaler un abus - Permalink

    je lis svt owni pour la qualité des billets, là j’ai abandonné apres )

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  • Plop le 21 février 2011 - 10:25 Signaler un abus - Permalink

    A stephane bortzmeyer :

    Je ne me rappelle pas le moment où j’ai choisi d’être hétéro. Et je pense que tous les homos qui se sentent mal dans leur peau jusqu’à s’en suicidé pour certains,n’ont pas eu beaucoup le choix non plus.

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  • AdH le 21 février 2011 - 10:43 Signaler un abus - Permalink

    Encore une tartine larmoyante et absurde de plus sur le féminisme dernière génération… Encore une.

    Des clichés sortis d’on ne sait où (type “on le sait bien”, “écoutons les mots”…), et des réponses à des clichés tout fait. Superbe démonstration que la réfutation de “féministe = hystérique”, mais parfaitement inutile. Le fond ce serait la critique du féminisme “poilu, lesbien et hystérique” ? Pardon, mille fois pardon, mais j’ai l’impression encore de voir un écran de fumée singulièrement connu qui vise à désamorcer ENCORE la critique du vrai fond, celui qui justifie la censure d’artistes, celui qui justifie des amalgames douteux, celui qui bégaye quand on le contredit.
    Le fond qui fait de Florence Montreynaud ou d’Isabelle Alonzo des porte-étendards aussi grotesques que DSK leader de gauche.

    Je suis un homme, je me sens solidaire et farouche défenseur des égalités salariales et je suis atterré, proprement atterré par le niveau du discours de ceux et celles se réclamant du féminisme aujourd’hui (et peut-être est-ce pour cela que beaucoup de filles et de femmes tentent de s’échapper de ce vocable). Et croyez moi, je suis bien loin d’être le seul.

    Juste une perte de temps. Quand des féministes auto-proclamé(e)s auront des idées cohérentes et crédibles, on commencera une discussion constructive, d’ici là, OPEN FIRE.

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  • Sébastien le Goff le 21 février 2011 - 11:23 Signaler un abus - Permalink

    @Cathelyne, tout à fait d’accord avec vous. Comme votre frère une promotion l’est passée sous le nez au profit d’une femme, pour la raison unique et avouée qu’il s’agissait d’une femme. J’avais plus d’expérience et de compétence qu’elle. J’avais plus besoin qu’elle de cette promotion. Par la suite, dès que j’exprimai un désaccord au travail avec cette promue j’étais taxé de macho, de phallocrate, de misogyne… ou encore que je ne pouvais pas comprendre car je n’étais pas une femme. J’ai fini par me barrer ; puis elle est partie également car comme je faisais la plupart du taf et que je bossais 12 heures par jour, sa promotion devenait beaucoup moins intéressante sans mon investissement dans la boite.

    Oui je suis d’accord avec vous pour dire qu’il y a une cassure entre les jeunes et la génération plus âgées sur les questions du féminisme. Je n’ai jamais douté que les femmes soient capables d’exercer les fonctions qui ont longtemps été occupées par des hommes, je ne crois pas qu’il y aient des tâches masculines ou féminines. Pourtant j’en ai marre de voir des femmes s’étonner, jubiler ou se moquer d’hommes faisant des tâches ménagères ou s’occupant d’enfants.
    Ca me gave de voir de prétendues féministes déclarer trouver sexy un homme s’occupant d’un enfant. N’est ce pas une manière de garder une primauté sur le sujet, comme si l’homme n’avait pas une préoccupation propre lorsqu’il s’occupe d’un enfant et qu’il ne devait être motivé que par l’idée de plaire aux femmes.
    Ca me saoule d’entendre des machos repentis ou hypocrites faire l’apologie de la femme moderne, de ses qualités sous l’approbation de prétendues féministes.
    Ca m’agace de voir des femmes aux dents longues instrumentaliser le féminisme pour leur carrière personnelle, et que ce type femmes ne trouve que les pires réactionnaires pour les contredire, tant les tabous et le politiquement correcte brident le débat.
    Et ca m’exaspère de me faire donner des leçons de féminisme par des femmes réactionnaires qui pensent qu’avoir un vagin leur donne raison sur toutes les questions touchant aux genres et au féminisme.

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  • Sébastien le Goff le 21 février 2011 - 11:49 Signaler un abus - Permalink

    J’ajouterai d’ailleurs, que j’ai tout jeune adhérer aux idées féministes. Pour autant, désormais, du fait d’un certain nombres d’expériences déplaisantes, je dirai même un grands nombres d’expériences déplaisantes, j’ai une méfiance spontanée face à ce qui se revendique du féminisme. On me dira que le féminisme ce n’est pas cela, mais peut on différencier une idéologie de ses conséquences ? Le communisme c’est l’égalité et le partage des richesses dans sa pureté, mais on n’a pas encore vue de régimes communistes qui ne soient pas totalitaire. Le libéralisme c’est la liberté mais concrètement c’est la loi du plus fort.

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  • Plop le 21 février 2011 - 13:33 Signaler un abus - Permalink

    L’ennuyeux de l’article, c’est qu’il ne considère qu’il n’y a qu’un seul féminisme (forcément progressiste) et qu’une seule critique du féminisme (forcément réactionnaire).

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  • Jee le 22 février 2011 - 14:12 Signaler un abus - Permalink

    décidément chaque fois qu’Owni s’aventure sur le terrain du féminisme (pour mémoire un billet sur le porno pour “nous” léfames), c’est du côté du mou qu’on penche. Pourquoi ce besoin de justification permanent? à qui ce texte voudrait-il plaire?
    Je cite : “Les féministes ne seraient-elles pas des hystériques poilues et frustrées, probablement lesbiennes tant qu’on y est (considérant ainsi que l’on choisit sa sexualité) ? Là, peut-être touche-t-on le cÅ“ur du problème : qu’est-ce que le féminisme soulève pour valoir tant de reproches ?”
    D’abord il faudrait considérer comme l’auteur de ce papier qu’il y a un problème et que ce sont effectivement des reproches pour aimer ainsi s’en défendre. Je ne vois, pour ma part, qu’une réponse possible: je suis féministe, hystérique, poilue, frustrée et lesbienne. Ok, et maintenant on peut parler du reste, le débat est clos, car il n’y a pas de débat. La porte est claquée, et ouf, ça n’a rien à voir mais rien à voir avec la galanterie et tous ces trucs fatigants de “codes de bonne conduite pour un féminisme acceptable”.

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  • Pit le 24 février 2011 - 1:20 Signaler un abus - Permalink

    hey,
    une question importante : qui a choisi cet article féministe un brin caricatural (je suis comme Coline, pour la galanterie réciproque -même si quelques femmes oublient de nous tenir la porte :-) ), qui a décidé de le publier sur Owni ?
    Si c’est un homme (il y a des chances pour que cela le soit, il y a surtout des hommes à Owni) alors il faut interroger plus largement. Et ne pas pointer du doigt le féminisme caricatural. Mais dire que ce sont des hommes, des médias tenus par les hommes qui font le choix de mettre en lumière ce genre de féminisme
    Et que cela n’a rien d’innocent. Cela permet de déconsidérer l’idée de féminisme (je ne parle pas de complot, c’est un processus inconscient, nous sommes pleins de spectres en nous, de structures archaïques).
    Des féministes subtiles il y en a. Pourquoi ne les sollicitent-on pas ? (c’est un peu le même problème pour l’islam soit dit en passant)
    (que l’auteur de l’article ne soit pas blessée, mais beaucoup de choses me posent problème)
    C’est ça la vraie question.
    bonne nuit,
    Pit
    ps : sinon Owni c’est excellent bravo à toute l’équipe (mais oui : des progrès à faire concernant le féminisme)

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  • Pit le 24 février 2011 - 1:35 Signaler un abus - Permalink

    petite rectification :
    si c’est une femme qui a fait le choix de cet article pour être diffusé sur owni, le problème est le même en fait : les femmes ne sont pas moins anti-féministes que les hommes

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  • Sébastien Le Goff le 24 février 2011 - 13:32 Signaler un abus - Permalink

    @Pit, pour discuter fréquement avec des femmes et des hommes qui se réclament du féminisme, hélas le discours n’est pas si caricatural.

    Je suis d’accord pour dire que toutes les féministes ne sont pas ainsi, qu’il y a un discours féministes intéréssant et passionnant qui pose de vrai question. Pour autant, on ne peut pas cantonner le féminisme qu’à sa représentation pure et théorique, vierge d’opportunisme et de vice. Le féminisme se traduit aussi dans une réalité concrète et quotidienne, et ce point de vue il est vraiment loin d’être parfait. Et si hier les luttes pour le droit des femmes n’était pas contestable, aujourd’hui je m’interroge vraiment sur sa légitimité.

    L’un des apports les plus interressant de mon point de vue, concernant le féminisme, est de mettre en évidence, qu’hommes et femmes font l’objet d’une normalisation sociale différenciée (SND). Partant de là, je ne comprend que le féminisme ne traite que de question qui concerne les femmes, pourquoi ne développe-t-on jamais en quoi cette SND pèse aussi sur les hommes. Une approche si partiale des choses conduit nécessaire à un discours déséquilibré qui se déconnecte du réel.

    Voici un exemple qui démontre en quoi il est difficile d’aborder cette question : http://www.facebook.com/pages/Osez-le-f%C3%A9minisme-/104412054509#!/photo.php?fbid=1851857974895&set=o.104412054509 , où suite à une intervention sur un forum féministe je pose cette question. Je ne sais pas si c’est moi mais j’ai franchement l’impression que mes interlocuteurs font preuve d’autisme, et essaient surtout d’éviter ce débat. Et c’est toujours ainsi.

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  • Sébastien Le Goff le 24 février 2011 - 13:38 Signaler un abus - Permalink

    Désolé, le lien n’arrive pas sur le débat que je souhaitai mais seulement sur la page FB où il a eu lieu, il est donc improbable que tu le trouves.

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  • Sébastien Le Goff le 24 février 2011 - 13:43 Signaler un abus - Permalink

    (suite) il faut prendre le lien dans son entier, pas seulement la partie surlignée, et faire un copié-collé dans le navigateur.

    Je trouve que ce débat illustre très le type de dialogue de sourd que l’on peut avoir avec des militant(e)s féministes, où l’on vous oppose toujours les mêmes arguments sans lien avec la question posée.

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  • Pit le 24 février 2011 - 18:53 Signaler un abus - Permalink

    @ Séb :
    Tu n’as pas lu ce que j’ai écrit, je posais une autre question.
    Mais passons.
    Quand tu écris
    “Pit, pour discuter fréquement avec des femmes et des hommes qui se réclament du féminisme, hélas le discours n’est pas si caricatural.”

    Je pourrais écrire exactement le contraire : je discute avec des féministes, et ce discours est caricatural. La débat a bien avancé :-)
    C’est un peu le problème des commentaires et des forums : chacun tire une loi générale de son expérience personnelle. Et je vois que tu as une expérience professionnelle douloureuse qui peut-être trouble ton jugement.
    Bon, aujourd’hui, et je dis ça aussi en tant qu’homme : les dangers du féminisme, son agressivité, je ne l’ai jamais constatée (disons rarement), en revanche les dégâts du machisme (et de la bonne image du machisme chez de nombreux hommes et femmes) oui ça je vois très bien.

    Cette phrase, cher Séb :
    “Je suis d’accord pour dire que toutes les féministes ne sont pas ainsi, qu’il y a un discours féministes intéréssant et passionnant qui pose de vrai question. Pour autant, on ne peut pas cantonner le féminisme qu’à sa représentation pure et théorique, vierge d’opportunisme et de vice.”
    De vice ? VICE ?
    Là on est dans le délire. Et bon je ne cantonne pas le féminisme à sa représentation pure et théorique. Je pense au contraire qu’il existe un féminisme simple, pragmatique, qui aime les hommes et les respecte, et qui parle d’autre chose que de se raser les aisselles ou pas. Ce n’est pas pur et théorique.

    Mais on est d’accord sur le fait que des féministes sont caricaturales et manquent d’humour :-) (mais c’est souvent le cas des opprimés, et je pense qu’on peut trouver ce jusquauboutisme dans des associations contre l’antisémitisme, le racisme, de défense des handicapés -qui manquent d’humour quand on se moque d’eux- etc, alors ce trait de caractère, cet manque d’humour est vraiment dommage, mais il se comprend, enfin tout ça est bien compliqué…).

    Je posais une question : pourquoi un article aussi mauvais et grossier est-il sélectionné et mis en avant ? Là, selon moi, c’est un signe de machisme subtil ;-)

    Il reste que sur la question particulière du droit de garde, là il y a une vraie inégalité, et les pères peuvent être plus facilement mis de côté par la Justice. Il faut en parler. Mais dans le cadre général d’une lutte collective pour une réelle égalité entre hommes et femmes.
    J’y pense à l’instant : j’ai entendu des discours terribles de femmes sur le fait qu’elles font exprès de tomber enceinte sans en parler à leur copain, pour leur forcer la main -ce sont des connes c’est sûr ! Evitons de sortir avec elles.
    Mais ce qui est troublant pour un homme c’est de voir la défiance de beaucoup de femmes à l’égard des autres femmes (sans doute à cause d’un rapport de compétition impensé).
    Toutes ces discussions au sujet du féminisme en disent finalement plus sur nous, sur notre histoire, et donc nos limites, nos blessures, que sur le féminisme lui-même.
    C’est la véritable tragédie quand on croit parler d’une chose alors qu’en fait on parle d’autre chose, qui nous révèle.

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  • Sébastien le Goff le 24 février 2011 - 22:07 Signaler un abus - Permalink

    @Pit, Tu disais que cette représentation du féminisme était caricaturale, je te répond que c’est aussi cela le féminisme. Il m’arrive aussi, lorsque je vois des propos de ce genre, qui par ailleurs sont omniprésents, de répondre que ce n’est pas du féminisme. Ce à quoi on me répond aussi très souvent des trucs aussi bateau que je tiens ces propos car je ne supporte pas que les femmes s’émancipent, que suis frustré etc… . Face au silence des féministes disons « véritables » pour qu’on se comprennent, devant ce genre de propos, je ne veux plus faire éternellement cette distinction entre ce que je considère être le vrai féminisme et toutes les discours erronés qui en découlent. Une grande part des idéologies, voir même des religions, sont dans leur pureté tout à fait louable, ensuite on a le droit d’analyser leur conséquence sur le réel ; et on n’est pas obligé de faire la distinction entre ces idéologies et leur conséquence.

    Tu dis que si cet article a été publié, c’est par machisme pour décrédibiliser le féminisme. Si je peux me permettre je trouve ton raisonnement un peu tortueux, et je ne pense pas que cette diffusion soit animée par autant de machiavélisme.

    Aujourd’hui, le féminisme est partout. La dernière production de Walt Disney, qui n’est tout même pas un média révolutionnaire, met en scène une héroïne à côté d’un homme prétentieux et incapable. Je conviens que le scénario repose un peu sur un idéologie essentialiste, puisque l’atout de l’héroïne est comme même un attribut très « féminin », à savoir une très longue chevelure. Mais quoi qu’il en soit, il ne s’agit pas d’une relation d’égalité, l’homme est clairement mis en scène comme un incapable prétentieux, et les auteurs même prétendent s’inscrire dans la modernité féminine contemporaine. Ca peut paraître anecdotique, seulement essai seulement d’envisager un scénario inverse de Walt Disney, il y aurait clairement des protestations. D’ailleurs, il y a une profusion d’exemple en ce sens.

    On nous abreuve à longueur de temps de chiffres sensés nous démontrer que nous vivons dans une société qui discrimine les femmes. Seulement la plupart des chiffres, ne révèlent pas des discriminations sur la société actuelle mais sur la société passée. Les processus sociaux s’inscrivent dans une durée, et ce qui est aujourd’hui s’explique par ce qui a été et non par ce qui est. Alors on nous propose et on nous impose des quotas. Seulement, il y a un petit « hic », les hommes en place qui sont entrés en fonction lorsque ces instances ne faisaient pas de place de femmes ne vont pas être remis en cause. Ils vont partir lorsqu’ils auront fait leur temps. Et précisément, lorsqu’ils vont partir, pour respecter les quotas, il va nécessairement falloir les remplacer par des femmes. Donc, la discrimination dont les femmes de la génération précédentes ont fait l’objet va être reportée sur les hommes de la génération suivante. Ce doit une forme moderne et revisitée de la loi salique, la transmission des responsabilité se faisant de fille à mère et de père à fils.

    On constate que les hommes sont moins importants que les femmes à réussir dans les études supérieures, et que cette tendance s’accentue. Pourtant, les études sur les cerveaux des hommes et des femmes démontrent qu’ils ne comportent pas de différence. D’ailleurs, des féministes s’appuient sur des travaux scientifiques qui ont démonté que les femmes n’étaient pas « naturellement » moins bonne en math que les hommes. Une expérience simple permet de le démontrer. On présente à une classe un exercice de géométrie, les garçons ont de meilleurs résultats. On présente à une autre classe du même âge, le même exercice mais en leur expliquant qu’ils vont faire du dessin, et dans ce cas il n’y a pas de différence entre filles et garçons. Conclusion, l’image que l’on attribue sur nos capacités, notamment en raison de notre sexe, a une influence sur nos capacités à surmonter le problème. Mais je ne comprend pas pourquoi, on saute sur ces études pour expliquer les filles sont toute aussi doués que les garçons en math, et qu’en revanche on n’applique pas ce même raisonnement pour expliquer la part de moins en moins importante d’hommes qui réussissent dans les études supérieures.

    Je parle de vice, car nous les hommes et les femmes avons tous notre lots de tares, et nos vices. Seulement, désormais certaines femmes ont un alibi tout à fait acceptable pour exprimer ce qui peut l’être moins. Les hommes et les femmes sont animés d’un certain opportunisme, c’est pourquoi je m’agace d’une grille de lecture de la société qui légitime l’opportunisme des uns, en l’occurrence des unes, au détriment de celui des autres.

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