Ministre de la recherche de profits

Inconnue du grand public, la nouvelle ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche est une star dans la région grenobloise, où elle multiplie les casquettes. Avec un savant mélange des genres entre public et privé. Et une foi inébranlable dans les nanotechnologies, la biologie de synthèse et les business-plans qui vont avec.

À un moment, ils m’appelaient Miss Dollar. C’est vrai. Ça ne sert à rien de chercher à faire le top du top si on ne le vend pas.

Geneviève Fioraso, la nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, expliquait ainsi au Journal des entreprises, comment elle cherchait à financer la R&D (Recherche et développement) du temps où elle était cadre dans une start-up. Une approche de la recherche qui inquiète Laurence Comparat, membre de l’Ades, une association écologiste grenobloise :

Sa vision de la recherche est systématiquement industrielle, et donc économique. Si elle procède de la même manière à l’échelle nationale qu’à Grenoble, il y a des craintes à avoir.

Officiellement, Geneviève Fioraso n’a eu ces dernières années qu’un”engagement public local et national”. Sa biographie, sur le site du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, indique qu’elle n’a plus eu de rapport avec le secteur privé depuis 2004, dernière année où est mentionnée une “activité professionnelle”.

Geneviève Fioraso ne serait “que” députée, première vice-présidente de la communauté d’agglomération de Grenoble chargée du Développement économique, universitaire, scientifique et de l’innovation, adjointe au Maire de Grenoble à l’économie, l’emploi, l’université et la recherche et membre de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST).

La nouvelle locataire de la rue Descartes a cela dit oublié des lignes. Car elle administre également – voire dirige – six structures à mi-chemin entre public et privé : deux sociétés d’économie mixte, deux associations aux frontières du lobbying, une éco-cité et un établissement public d’enseignement supérieur. Reconstitution.

Championne du mixte

La spécialité de la nouvelle ministre ? Les sociétés d’économie mixte (SEM), ces entreprises à conseil d’administration dont le capital est réparti entre des personnes publiques (majoritaires) et au moins un actionnaire privé. Le nom de Geneviève Fioraso figure ainsi dans les renseignements juridiques de trois SEM, bien qu’elle n’ait jugé bon de le préciser dans sa biographie que pour une seule d’entre elles, Minatec Entreprises.

Depuis 2003, en effet, l’élue de Grenoble est aussi PDG de Minatec, un vaste “pôle d’innovation en micro-nanotechnologies”. “Entreprendre à l’infini”, telle est la devise de Minatec qui abrite plus de 11 000 mètres carrés de laboratoires de recherche, start-ups et géants de l’industrie.

Cet envie d’entreprendre, Geneviève Fioraso a tenté de l’assouvir en multipliant les casquettes autour de Minatec. C’est donc comme PDG de Minatec que l’élue préside le comité de pilotage du projet Presqu’île/GIANT, l’un des treize projets d’éco-cités du pays et, comme le précise son site, parmi “les plus importants investissements public-privé en France” (1,3 milliard d’euros sur 15 ans).

Par cohérence, sans doute, l’élue grenobloise est aussi administratrice d’une autre SEM, Innovia Grenoble Durablement, chargée de l’aménagement de Presqu’île/GIANT. Et, toujours pour son implication dans la “Presqu’île”, Geneviève Fioraso administre le regroupement d’écoles Grenoble Institut national polytechnique – membre fondateur de Minatec et de GIANT.

Dernière SEM oubliée par la ministre sur son C.V., Alpexpo, une entreprise qui gère le parc d’exposition éponyme à Grenoble. Si Geneviève Fioraso n’apparaît pas comme administratrice dans les renseignements juridiques d’Alpexpo, c’est qu’elle a préféré utiliser son nom de jeune fille, Lefevre. Cette décision est peut-être à mettre en rapport avec la santé financière d’Alpexpo : comme l’indique une analyse des comptes provisoires qu’Owni s’est procurée (voir ci-dessous), la société a présenté un résultat net en déficit de 1,968 million d’euros en 2011. Devant ce résultat, la mairie de Grenoble a d’ailleurs décidé, en mars dernier, la mise en place d’une mission d’information et d’évaluation sur les déboires financiers d’Alpexpo.

ALPEXPO Synthèse comptes provisoires 2011

Non-lucratif

Décidément rompue aux conseils d’administration, Geneviève Fioraso ne se prive pas – sans toujours l’indiquer sur “son CV” – de participer à plusieurs associations loi 1901. A but non lucratif, donc. Les missions affichées desdites associations ont pourtant tout à voir avec la recherche de profits.

L’Agence d’études et de promotion de l’Isère (AEPI), par exemple, dont Geneviève Fioraso est la Vice-présidente du Conseil d’administration, s’attache à “faciliter” et “coordonner” les rapports entre “acteurs publics et acteurs privés”. Dans son rapport d’activité 2011, l’AEPI présente ainsi l’aide qu’elle a apportée à différents “acteurs économiques”. Le premier d’entre eux n’est autre que “Minatec Entreprises”, la SEM justement présidée par Geneviève Fioraso.

Autre association pour autres intérêts, le pôle de compétitivité Tenerrdis. Aux côtés du CEA, de GDF-Suez, Alstom ou encore Schneider Electric, Geneviève Fioraso y est administratrice. Dans son portrait de l’élue grenobloise, l’équipe rédactionnelle de Tenerrdis a cette formule, qui résume plutôt bien la situation :

Geneviève Fioraso est une actrice incontournable des sphères économiques et politiques de Grenoble et plus largement du département.

Ce mélange des sphères, Geneviève Fioraso l’a par exemple formalisé dans les colonnes du Dauphiné libéré daté du 4 février 2011, en co-signant une tribune avec Jean-Marc Chardon, président de Tenerrdis et directeur des affaires institutionnelles du mastodonte Schneider Electric. Et de plaider de concert pour le renforcement des “investissements d’avenir du grand emprunt” lancés par la prédécesseure de la nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse.

Des amis dans l’industrie, Geneviève Fioraso en a d’ailleurs plus d’un. Il y a quelques mois, un article du journal Le Postillon – sorte de Canard enchaîné grenoblois -, repris par le site Article 11, recensait au moins cinq “patrons grenoblois” pour lesquels “on ne compte plus les photos côte à côte, les communiqués communs, les félicitations réciproques, les enthousiasmes partagés” avec l’élue locale. Bruno Cercley, par exemple, le PDG de Rossignol, dont elle a assisté à la cérémonie de remise de la légion d’honneur en avril 2011. Ou encore André-Jacques Auberton-Hervé, le PDG de SOITEC, mentionné sur le blog de campagne de la députée d’alors comme le chef d’orchestre “d’un bel exemple de partenariat fructueux entre laboratoire public et entreprises”.

Pour André-Jacques Auberton-Hervé, la nouvelle ministre a d’ailleurs su faire preuve d’une grande générosité. Financière, notamment. Car l’homme est également le vice-président de SEMI, une “association industrielle internationale sans but lucratif” qui, comme le mentionne un communiqué de presse, “soutient la croissance de l’industrie par le biais de normes internationales, de salons et du lobbying”. C’est ainsi sous l’impulsion de Geneviève Fioraso que la ville de Grenoble et la communauté d’agglomération Grenoble Alpes Métropole ont adhéré, pour la somme de 2 990 euros chacune, à SEMI. Et, toujours sur proposition de Geneviève Fioraso, la mairie a versé 35 000 euros à SEMI en 2010 et 2011, à peine moins que la communauté d’agglomération pour ces deux années (37 990 euros), comme le confirment les délibérations du conseil municipal ci-dessous :

Délibérations du conseil municipal sur SEMI

Chaque année, le lobby SEMI organise un forum à Bruxelles. Il y a un an jour pour jour, le 24 mai 2011, Geneviève Fioraso y donnait une conférence. Comme un écho aux propos qu’elle tenait, fin 2008, à l’occasion d’une audition publique sur la “valorisation de la recherche” :

Les règles de la concurrence imposées par l’Europe sont souvent contre-productives pour la mise en route de grands projets de recherche rassemblant les acteurs publics et les entreprises.

Comme tous les ministres du gouvernement Ayrault, Geneviève Fioraso a apposé sa signature au bas d’une charte de déontologie. A la rubrique “Impartialité”, on trouve ces mots :

Les membres du gouvernement sont au service de l’intérêt général. Ils doivent, non seulement faire preuve d’une parfaite impartialité, mais encore prévenir tout soupçon d’intérêt privé. (…) Ils renoncent à toute participation à un organisme, même à but non lucratif, dont l’activité intéresse leur ministère.

Sollicitée par Owni, Geneviève Fioraso n’a pas donné suite à nos demandes.


Illustrations CC Matthieu Riegler remixed by pierreleibo et Pact like

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  • Le Houerou le 24 mai 2012 - 16:31 Signaler un abus - Permalink

    Voila qui, en réalité, est plutôt extrêmement rassurant sur les compétences de la Ministre à l’heure où les uns et les autres dénoncent l’implication trop importante de l’Etat dans l’économie.

    Seul l’impartialité pourrait faire défaut, mais attendons la fin des législatives.

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    • Loiseau le 24 mai 2012 - 17:49 Signaler un abus - Permalink

      Pas d’accord. Je pense que la rectitude morale est largement aussi importante que les compétences. merci à Owni d’avoir fait son travail et d’avoir dénoncé une tricheuse. Le mot n’est pas trop fort puisqu’elle a signé un engagement déontologique qui ne lui permettait pas d’exercer toutes les fonctions qu’elle a cachées.

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      • Le Houerou le 24 mai 2012 - 18:03 Signaler un abus - Permalink

        Tristesse. Jamais quelqu’un ne se retirera en quelques jours d’une quelconque position décisionnel.

        D’autant plus lorsqu’il existe une quasi-certitude de remaniement ministériel après les législatives. C’est bien le jeu du calibrage des législatives juste après les présidentielles qui entraînent le manège d’un gouvernement ultra provisoire. Il est de l’intérêt de tout le monde qu’entre la présidentielle et les législatives les ministres ne quittent pas leurs différents postes dans la société civile alors même qu’aucune certitude n’existe.

        Bref, je ne vois pas comment une personne, ministre ou pas, pourrait régler les affaires en cours, les affaires qui lui revient, régler la passation, dans les différents postes qu’elle occupe en seulement quelques jours.

        La charte est une avancée. Chaque nouvelles normes demandent un temps d’adaptation pour les acteurs qui y sont soumis.

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        • l'emmerdeuse le 25 mai 2012 - 18:53 Signaler un abus - Permalink

          c’est bien ça le problème, c’est que Geneviève Fioraso a bien trop de casquettes. Le problème n’est pas la passation des pouvoirs pour en prendre un nouveau, mais d’en avoir trop au départ. On ne va pas me faire croire qu’elle est la seule à pouvoir les assumer…

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  • Vincent le 24 mai 2012 - 17:39 Signaler un abus - Permalink

    A Grenoble, Laurence Combarat, connais pas. Mais Laurence ComParat…

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  • Myriade le 24 mai 2012 - 19:00 Signaler un abus - Permalink

    Belle synthèse. A compléter par un article publié voilà quelques années par les Grenoblois de Pièces et main d’oeuvre, “Fioraso prises aux mots” (sur leur site http://www.piecesetmaindoeuvre.com), et d’ailleurs, on retrouve G. Fioraso au détour de pas mal de leurs papiers sur les nanotechnologies, Minatec et autres projets locaux.

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  • MARIE le 24 mai 2012 - 19:22 Signaler un abus - Permalink

    Merci pour ces éclaircissements. Juste une remarque sur l’enthousiasme (aveugle) de Mme Fioraso sur le nucléaire. Affirmer “que le réacteur EPR “peut supporter la fusion de son cœur sans danger pour quiconque” et que “la durée de vie d’une centrale correctement entretenue est aujourd’hui de 50, voire 60 ans”, alors qu’aucun réacteur dans le monde n’a encore atteint cet âge” et déclarer “que le nucléaire est une énergie “nationale”, oubliant un peu légèrement que tout « notre » uranium est désormais importé…”, c’est un peu gros de la part d’une ministre de la recherche qui devrait revoir les avis scientifiques sur la question”
    http://groupes.sortirdunucleaire.org/Fioraso-Genevieve-PS

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  • pierre le 24 mai 2012 - 19:51 Signaler un abus - Permalink

    Votre article manque de clarté et je ne comprends pas bien les reproches adressés à Mme Fioraso, si ce n’est de pas avoir déclaré toutes ses activités dans sa déclaration d’intérêt. Mais vous semblez également – comme indiqué en titre et aussi en creux dans votre article – lui reprocher de vouloir renforcer les partenariats public – privé au bénéfice de l’économie. Êtes vous contre ce type de système de recherche et d’innovation ? Que lui reprochez vous en fait ? De vouloir s’enrichir via son poste ?

    Sans vous jeter la pierre, je dirais que la transparence des élus doit aussi surement s’accompagner de plus de clarté dans le propos de la part des médias.

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    • nad le 30 mai 2012 - 17:25 Signaler un abus - Permalink

      C’est ainsi que les financements vont avant tout vers des projets générateurs de profit et pas forcément utiles. Par exemple, pour inciter le secteur privé à investir dans la recherche agronomique on lui a offert la possibilité de breveter les semences, ce qui contribue à affamer des millions de personnes.
      De façon générale la recherche ne peut pas être neutre dans notre société capitaliste. Une découverte est toujours D’ABORD mise à profit par les militaires, puis par les marchands. Exemple: le nucléaire, mais c’est une loi générale (internet, la voiture, ou les pesticides qui étaient auparavant des armes chimiques, etc…).

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      • nad le 30 mai 2012 - 17:32 Signaler un abus - Permalink

        Ceci dit, il n’y a rien de surprenant à cette nomination puisque l’ensemble des agglomérations technopolistiques du pays sont dirigées par cette même gauche scientophile. Mettre ayrault comme premier ministre était déjà un signe fort envoyé à tous ceux quoi pensent que le bonheur ne réside pas dans un progrès technologique infini.
        généralement, quand la droite nous dit que face à la concurrence internationale il n’y a qu’une solution: abaisser le coût du travail; la gauche nous dit: nous maintiendrons un meilleur niveau de vie par rapport aux autres grace à l’innovation. Autrement dit: on sera plus intelligents que les autres!
        Le problème: on ne va pas créer 10 millions d’emplois d’ingénieurs…

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  • Benjamin le 24 mai 2012 - 20:29 Signaler un abus - Permalink

    Moi non plus je ne vois pas tres bien ou veut en venir l’article… C’est une chose de tirer des traits entre ces personnes et associations ou entreprises diverses (le monde de la “valo” est tout petit), mais tout n’est pas pertinent, loin de la.

    J’ai l’impression que ca ne fait qu’eclairer l’ideologie des auteurs, qui semblent considerer “partenariat fructueux entre laboratoire public et entreprises” comme un gros mot.

    Et ecrire que Mme Fioraso fait preuve de generosite financiere vis-a-vis de ce monsieur Auberton-Hervé alors qu’il ne s’agit “que” de 40 000 euros pour son association (dont il n’est que vice-president), c’est un raccourci un peu tendancieux. Les journalistes ont quoi comme charte deontologique?

    Qui plus est, que la ville de Grenoble soutienne SEMI n’est pas choquant en soi au vu des industries qui s’y trouvent.

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  • Benjamin le 24 mai 2012 - 21:22 Signaler un abus - Permalink

    Question pour les journalistes: Mme Fioraso est effectivement administratrice de deux SEM (entre autres),
    -d’Alexpo *en tant que representante de Grenoble Alpes Metropole*, dont elle est vice-presidente (ce qui figure sur son CV officiel) et qui est l’entite qui a commandite l’evaluation de la SEM (et non la mairie)
    -d’Innovia Grenoble Durablement, *en tant que representante de la ville de de Grenoble* (elle est adjointe au maire, cela aussi figure sur son CV)

    … donc pas en son nom propre, mais en raison de ses mandats locaux, parfaitement officiels; a ce titre, elle est parfaitement interchangeable, mais comme releve dans un autre commentaire, rien ne dit qu’elle sera encore ministre dans un mois…

    Question donc: que voulez-vous suggerer, en particulier avec les “deboires financiers” d’Alexpo?

    Bravo aussi pour la confusion des genres au debut de l’article; le but ultime d’une start-up c’est bien de vendre, pas de financer de la R&D, qui n’est qu’un moyen; elle faisait donc son job (et pourquoi ferait-elle la meme chose en tant que ministre?). Et puis, si on lit l’article qui a fourni la matiere du votre, elle levait des fonds europeens… il y a pire dans la quete effrennee du profit…

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  • Pierre de Taille le 25 mai 2012 - 8:58 Signaler un abus - Permalink

    Il est toujours étonnant de constater une fois de plus que les mots profit, business-plan, etc. sont toujours considérés comme répugnants en France (avez-vous remarqué que toute croissance de plus de 3% est toujours qualifiée “d’insolente” par les journalistes ? “L’insolente croissance de la Chine”, “les profits insolents d’Apple”, etc.). Je partage la perplexité des autres commentateurs : quel est l’angle de l’article ?

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  • Lucile le 25 mai 2012 - 13:40 Signaler un abus - Permalink

    Quand on regarde ce que fait réellement Minatec et même plus globalement l’état de la recherche et de l’éducation à Grenoble, on est loin de votre portrait diabolisé de structures entièrement dévouées à l’industrie par la volonté d’une seule personne… Voici donc un article qui manque très clairement d’objectivité.

    (au passage, votre photo du dit site de Minatec date un peu non ? :) )

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  • martin quinson le 25 mai 2012 - 16:55 Signaler un abus - Permalink

    Merci pour cet article intéressant, mais je trouve un peu exagéré de sourcer l’affirmation “Geneviève Fioraso administre le regroupement d’écoles Grenoble Institut national polytechnique” par le lien http://www.genevieve-fioraso.com/2012/02/21/election-de-brigitte-plateau-comme-administrateur-general-de-grenoble-inp/

    En effet, ce lien dit exactement le contraire que l’implicite de votre affirmation: c’est Mme Plateau qui administre l’INPG, et Mme Fioraso n’est que *membre* du conseil d’administration… Votre affirmation est donc un poil trop forte, non ?

    Ca ne change pas le sens profond de l’article, qui reste très intéressant. Merci.

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  • Grégory le 25 mai 2012 - 18:07 Signaler un abus - Permalink

    Pour aller dans l’autre sens: 2 points (grenoblois, risque de biais :-) )
    1)
    “Geneviève Fioraso administre le regroupement d’écoles Grenoble Institut national polytechnique – membre fondateur de Minatec et de GIANT.”

    Je vois mal le coté “ministre du profit” pour un membre du conseil d’administration d’une université publique (INPG), tutelle de plusieurs laboratoires de recherche publique, qui installe ses nouveaux locaux pour étudiants en physique à coté des (très gros) centres de recherche publique en physique, où vont travailler ses diplômés.

    2)
    Pour avoir la parité dans les hautes sphères grenobloise, vu le nombre de femmes, il y a forcément cumul ! On n’aura pas le beurre et la crémière de la parité avant de nombreuses années.

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  • Borix le 25 mai 2012 - 18:19 Signaler un abus - Permalink

    Vous lui reprocher quoi? de ne pas avoir mis sur son site internet un cv de 3 pages?
    C’est en tant qu’ajoint au maire chargée du portage politique des projets de la presqu’île scientifique de Grenoble, qu’elle siège au CA des SEMs et des associations que vous avez répertoriées.
    Sous entendre qu’il y a conflit d’intérêt alors qu’elle vient d’être nommée ministre, c’est ignoré le fonctionnement et le rythme des SEM. Laissez lui le temps de passer la main!

    D’autre part une interrogation au sujet de l’affirmation suivante :
    ” c’est qu’elle a préféré utiliser son nom de jeune fille, Lefevre. ”
    Je ne sais pas de quand date vos sources, mais Alpexpo est une vieille affaire. Êtes-vous certaine, qu’elle était mariée au moment de l’établissement des documents que vous utilisez ?
    Quel genre de dissimulation est-ce là? de quoi est-ce la preuve?

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    • l'emmerdeuse le 25 mai 2012 - 19:13 Signaler un abus - Permalink

      mais jusqu’à quand les élus seront en charge de 150 000 trucs, alors qu’il a tellement d’autres personnes compétentes qui peuvent l’assumer.

      La chose essentielle qui est repprochée à Mme Fioraso, c’est de ne pas partager le pouvoir. C’est une toute autre manière de voir la démocratie que d’accepter que chacun exerce une part de pouvoir. Personne n’est irremplaçable même elle

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      • Borix le 26 mai 2012 - 12:02 Signaler un abus - Permalink

        Pensez-vous que les élus ne devraient pas siéger pas au CA des SEMs qui sont en charge de mener les opérations que la collectivité finance?

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  • Thibault le 25 mai 2012 - 18:36 Signaler un abus - Permalink

    Je ne comprends pas l’incompréhension des commentateurs. L’angle est pourtant clair dès les premières lignes de l’article.
    “Sa vision de la recherche est systématiquement industrielle, et donc économique. Si elle procède de la même manière à l’échelle nationale qu’à Grenoble, il y a des craintes à avoir.”
    Personne n’empêche les vendeurs de vendre pour gagner leur vie. L’article alerte simplement sur le fait que la ministre est plus connue pour ses relations avec la recherche industrielle que fondamentale, ce qui n’est pas nécessairement la mission du ministère concerné.

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    • Benjamin le 25 mai 2012 - 19:54 Signaler un abus - Permalink

      Le probleme c’est que la vision de la recherche de Mme Fioraso d’apres Owni se resume a:
      -une citation qui se rapporte a un contexte completement different, alors qu’elle faisait son boulot dans une start-up
      -un jugement qui provient d’une **adversaire politique**, Mme Comparat
      http://france-municipales-2008.voxe.org/election-municipales/communes/14860-grenoble/candidats
      Au passage, drole d’association que l’ADES, qui presente des candidats aux municipales sous son nom! (et dire que c’est cet article qui pretend faire du fact-checking…)

      … et c’est tout! Comment peut-on pretendre deviner ce qu’elle pense de la recherche fondamentale/ce qu’elle fera en tant que ministre avec ca? Je veux bien que les journalistes ne soient pas parvenus a contacter Mme Fioraso directement, mais ses discours, travaux parlementaires ou ses collaborateurs recelent peut etre des informations, non?

      Tout le reste de l’article consiste a faire mousser le soi-disant melange des genres, avec des raccourcis vraiment brutaux (cf les autres commentaires)

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    • Borix le 26 mai 2012 - 13:01 Signaler un abus - Permalink

      C’est effectivement une bonne question, que de s’interroger sur l’impact du mode de financement des laboratoires sur leurs projets scientifiques et leurs contributions à la recherche fondamentale. Mais tout d’abord, je ne crois pas que l’article pose vraiment la question, et d’autre part, avec mon modeste bagage de culture scientifique et grenobloise, il ne me semble pas que la recherche fondamentale soit délaissée à Grenoble.

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  • asLadotx4apz le 30 novembre 2016 - 14:36 Signaler un abus - Permalink

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