La science-fiction en voie de disparition?

Le 12 janvier 2011

Alors que l'exposition "Science et Fiction" ravi les puristes du genre, Capucine Cousin revient sur cette forme d'art qui a bouleversé des générations entières, mais qui se cherche un avenir.

J’y ai passé près de 3 heures dimanche matin, j’en ai pris plein les yeux; Tous ces personnages, ces images me renvoyaient à mon enfance… ma culture SF en quelque sorte – accumulée dans les bouquins, séries et films. Il faut absolument courir voir l’expo “Sciences & fiction”, qui se tient en ce moment à la Cité des Sciences. Comme souvent à La Villette, l’expo est d’une richesse inouïe, autant scientifique que culturelle.

La boutique de produits dérivés, à quelques pas de l’expo, vaut aussi le détour: mugs Star Wars, sabre laser grandeur nature (déboursez 150 €), DVD, BD, et même affiche de Star Wars en effet 3D…

C’est assez touchant, car notre culture SF rejoint forcément notre culture geek: quel techie n’est pas fan de Star Wars, ne voue pas un culte absolu à Blade Runner, Terminator ou encore Minority Report ?

Un couloir pédagogique impressionnant, où j’ai de nouveau 12 ans, des étoiles plein les yeux: entre ces exemplaires de livres de Mary Shelley, Edgar Poe et Jules Verne, qui ont été les premiers auteurs à s’emparer de la science comme support à des récits réalistes, les premiers films de science-fiction qui tournent en boucle (Voyage dans la Lune de Méliès en 1902, La femme dans la lune de Fritz Lang, 1919, Métropolis de Fritz Lang, 1929…), la culture SF a été jalonnée de plusieurs œuvres fondatrices… jusqu’aux premiers pas d’Armstrong sur la lune, où tout devenait possible. Pour Isaac Asimov, la SF est

la branche de la littérature qui se soucie des réponses de l’être humain aux progrès de la science et de la technologie.

Elle tient autant du divertissement, qui nous permet de nous évader, de rêver, que du récit d’anticipation, avec en creux une réflexion sur l’avenir de l’humanité (rien que cela…).

Une culture SF nourrie, donc, par une pléiade de livres anciens, mais aussi, véritables jalons pour une culture de fan, d’affiches, et des premiers produits dérivés et premières revues – les pulps, dont Science Wonder Stories, revue où apparaît pour la première fois le terme “science-fiction”, en 1929.

Le cinéma hollywoodien s’est emparé à merveille de la culture SF. Au fil des couloirs que l’on parcourt, on prend conscience de ces films et sagas (intergalactiques) qui ont nourri un imaginaire collectif, ont façonné notre univers mental. Les combinaisons et les robots conçus pour le cinéma s’alignent dans les couloirs, alors que des extraits des films-cultes tournent en boucle. Ils sont tous devenus cultes, font partie de la culture SF de l’honnête homme du XXIème siècle: Star Wars, la Planète des singes, Star Trek, Terminator

Culture SF muséifiée

Est-ce que la culture SF parvient encore se renouveler, alors que ce qu’elle préfigurait – l’ère du numérique, des mondes virtuels, des nanotechnologies, des robots – se concrétise plus vite que l’on aurait pu le croire ? Il semblerait bien que la vraie culture SF soit en train de s’éteindre. Et que cette gigantesque expo, qui présente manuscrits, romans, pulps, storyboards (celui de Star Wars a déjà une valeur historique), extraits de films en pagaille, et vaisseaux grandeur nature retracent une culture SF (déjà) muséifiée, en voie d’extinction.

Expo_SF_La_Vilette_008.jpg

Provoc’ de ma part, vu le succès gigantesque qu’a rencontré en 2010 Avatar, incarnation d’une nouvelle génération de films de SF en 3D ? Par vraiment. Si on regarde la chronologie des films de science-fiction, la production hollywoodienne de ce genre en devenir connaît un pic dans les années 60-70, grâce à ce bon vieux Neil Armstrong qui en a fait rêver plus d’un en foulant de quelques pas sur la Lune – et surtout à la Guerre Froide, où les extraterrestres et autres petits hommes verts menaçants permettaient de symboliser l’Ennemi, l’hydre communiste…

Années 80-90 : sortie de sagas comme Star Wars, Terminator, Star Trek, Alien… Des films d’actions hollywoodiens certes, mais où s’entremêlent récits d’anticipation, une réelle réflexion sur notre avenir, les enjeux environnementaux et humains.

Philip K. Dick, génial inspirateur de scénarios hollywoodiens

Dans cette même période sortent trois films cultes pour moi (mais pas que ;): Blade Runner de Ridley Scott, sombre film où Harisson Ford incarne un flic face à des androïdes / répliquants qui semblent de plus en plus humains… Et qui sait, peuvent mimer manifester des émotions.

Mais aussi Total Recall de Paul Verhoeven, et Minority Report de Steven Spielberg (en 2002, certes). Leur point commun: tous trois sont tirés de romans de Philip K. Dick. Seulement voilà, le maître des récits d’anticipation est décédé en 1982 – une source d’inspiration non négligeable pour l’industrie du cinéma s’est alors tarie.

Les films qui s’ensuivent sont plutôt des dérivés de SF : des space operas tirés de Star Wars. Mais aussi des récits d’heroic fantasy, films à grand spectacle pour enfants qui sortent souvent lors des fêtes de fin d’année – tels Le seigneur des anneaux ou Les contes de Narnia.

La culture SF condamnée ?

Les derniers films dans le sillage de la culture SF d’anticipation: Minority Report donc, qui anticipait plusieurs innovations technologiques qui commencent à s’inscrire dans notre quotidien – Steven Spielberg s’était d’ailleurs entouré de scientifiques du MIT entre autres.

Mais aussi le très sous-estimé Starship Troopers de Paul Verhoeven (1997): il y dénonce avec une ironie subtile une société dirigée par des militaires, et une diffusion en masse de la propagande par les médias: le film, d’avant-garde, qui sort à peine quelques années après la Guerre du Golfe, et coïncide avec l’arrivée du phénomène de l’internet dans les foyers, et injustement décrié par la presse US.

Ou encore la trilogie Matrix, entamée par les frères Washowski en 1999 – alors que le grand public commençait à s’emparer de l’univers du Net et des réseaux virtuels.

Les derniers en date ? 2012, qui tient plutôt du film-catastrophe (et blockbuster, avec plus de 225 millions de dollars de recettes), carrément épinglé par la Nasa comme “pire film de science-fiction” d’un point de vue scientifique… Laquelle a dû ouvrir un site pour contrebalancer les contre-vérités qu’il véhiculait !

Inception, certes gros succès outre-Atlantique, relevait plutôt du film complexe que du film qui nous projetait vers le futur. Avatar a avant tout installé la 3D sur le grand écran… Mais repose sur un scénario gentillet et écolo.

Comme me le signale @tiot en commentaire, il y a eu aussi le surprenant District 9 (qui avait pour particularité de se dérouler en Afrique du Sud), et surtout Moon, un Ovni cinématographique hommage à 2001, L’Odyssée de l’espace (réalisé par le fils de David Bowie, pour la petite histoire), que j’avais beaucoup aimé. Le pitch: Sam Bell vit depuis plus de trois ans dans la station lunaire de Selene, où il gère l’extraction de l’hélium 32, seule solution à la pénurie d’énergie sur Terre. Implanté dans sa «ferme lunaire», ce fermier du futur souffre en silence de son isolement et de la distance le séparant de sa femme, avec laquelle il communique par web-conférences. Il a pour seul compagnon un robot futé et (trop) protecteur… Jusqu’à ce que, à quelques semaines de l’échéance de son contrat, il se découvre un clone. Un film peut-être trop strangfe pour l’industrie du cinéma… Malgré deux ans de buzz sur la toile, le film est sorti au printemps 2010… directement en DVD!

Les sorties de films SF prévues ces prochains mois ? Pour l’essentiel des remakes ou suites des chefs d’œuvres passés… Preuve que l’industrie du cinéma a du mal à se renouveler dans ce registre. Il y a bien sûr Tron : Legacy, suite du cultissime Tron de… 1980. Et, pour 2012 est annoncé une réadaptation par Pierre Morel de Dune… En attendant Avatar 2 et Avatar 3

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Article initialement publié (et commenté) sur Miscellanées

Photo cc Flickr : Rufus Gefangenen / Alex No Logo / Jovick /

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  • luinil le 12 janvier 2011 - 10:35 Signaler un abus - Permalink

    Certes les films se font rares, mais il ne faut pas oublier les séries (avec l’excellent remake de BattleStar Galactica qui s’est achevé il y a quelques années), mais aussi les livres avec par exemple the Void Saga que vient de finir Hamilton.

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  • Edouard_M le 12 janvier 2011 - 10:48 Signaler un abus - Permalink

    Excellent article. Je suis impressionné par la fresque culturelle que tu viens de nous dépeindre. Cela fait aussi plaisir de voir une brillante analyse des plus grands films de SF.

    Toutefois, je serais un peu moins pessimiste que toi sur la capacité de la SF à se réinventer pour évoluer. Après tout, elle l’a déjà fait depuis des décennies depuis Jules Verne et ses contemporains. Et l’ensemble de la génération geek / technophile / cinéphile s’emploiera à assurer la relève ces prochaines années.

    En revanche oui, le cinéma hollywoodien (le plus à même pour assumer des budgets de films de SF) ne nous fait pas tellement rêver en ce moment. Mais ça c’est propre au cinéma occidental en général, pas uniquement à la SF.

    Je n’ai pas vu l’expo “Science et Fiction” mais tu m’as largement donné envie d’y faire un tour.

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  • R_grandmorin le 12 janvier 2011 - 11:10 Signaler un abus - Permalink

    1) L’essoufflement de la SF provient surtout de son traitement : Elle est consideree comme sous genre par les media mais aussi par les editeurs eux memes (ex: Les illustrations ideuses, les couvertures en papier alu). C’est donc devenu un genre qui peine a mobiliser / motiver des potentiels auteurs.

    2) les sujets de SF ne manquent pourtant pas: realité augmentée, intelligence collective, singularité, clonage, antimatiere, matiere noire, …

    3) Le dernier bon livre (et film) de science fiction reste La Possibilité d’une ile de Houellebecq.

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  • Jenkins Webster le 12 janvier 2011 - 11:14 Signaler un abus - Permalink

    Merci pour cette article !
    Juste pour compléter je vous invite à lire cet article qui propose une autre raison de la baisse d’intérêt de la SF par le grand publique.

    http://www.avenir.youvox.fr/La-Science-Fiction-genre-noble-de,257.html

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  • Black Panda le 12 janvier 2011 - 11:17 Signaler un abus - Permalink

    Vous parlez, pessimistement, de mort annoncée d’une des plus grandes ères de création de l’être humain.
    Mais les Converses ont disparu de la circulation pendant de nombreuses années avant de revenir sur le devant de la scène.
    L’immobilier connaît ses cycles, lui aussi, avec des périodes de hausses incroyables et ses flops (comme l’Irlande qui l’a vécu très récemment et le vit encore un chouillat).

    Selon vous, la fin de la SF serait presque l’une des plus grandes pertes que pourrait vivre l’être humain en ce XXIème siècle.

    Certes, je comprends tout à fait que la perte de vitesse de l’innovation dans ce secteur vous attriste, mais selon moi, vous avez des oeillères et vous coupez sombrement dans la culture cinématographique.

    Wall-E (bien sur film d’animations) est un film de SF. La duologie Riddick l’est aussi (il n’est pas question de ne citer que des films excellents, si?)! Kick-Ass pourrait en un sens être considéré comme SF. Tous les films adaptés de comics ne sont-ils pas eux aussi de la même trempe (de Spiderman à Iron Man)?

    Provoc’ de ma part, nous pourrions presque ajouter certains James Bond à la liste. Ce ne sont pas des films de science fiction. Mais certains des gadgets utilisés sont souvent situés à la frontière de cette SF sans pour autant la franchir.

    Vous ne parlez pas non plus de The Box, ni de The Island, ni de Splice. Et, pour rebondir sur R_GRANMORIN, vous ne citez pas non plus Surrogates.
    Et qu’en est-il de tous les films de Zombies qui pourraient eux aussi préfigurer un futur pour les hommes, la bombe Zombieland en tête (une mutation génétique aussi spéciale que celle qui transformerai un homme en zombie fait indéniablement partie d’une science fiction au sens le plus strict du terme).
    De même vous passez sous silence l’excellent Wanted qui, s’il est implanté dans notre réalité, emprunte allègrement à la science fiction (la course du père dans le couloir se rapprochant énormément des effets Matrix).

    Cela ne préfigure-t-il pas une évolution du genre, comme le début d’un nouveau cycle apparenté à ceux que connait la mode depuis qu’elle existe, l’immobilier, ou même nos goûts culinaires?

    Excellent article, au demeurant! Merci

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  • Gaël le 12 janvier 2011 - 11:30 Signaler un abus - Permalink

    Les Fils de l’homme? Plus anticipation que Science Fiction…quoiqu’en même temps ça pourrait rejoindre votre argumentation. En 2027 les choses n’ont pas beaucoup changer, elles ont juste empirées. Terres irradiées, polluées, villes-centre de rétention, terrorismes, gouvernements autoritaires etc, etc…les écrans sont certes plus fins, mais à part ça le futur des Fils de l’homme c’est un peu maintenant…

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  • Nanarf le 12 janvier 2011 - 12:05 Signaler un abus - Permalink

    Vous me paraissez victime du syndrome “C’était mieux avant”
    Pour ne prendre que des auteurs sortis en poche ces dix dernière années vous trouvez :
    David Brin
    Dan Simmons
    Iain M Banks
    Alastair Reynolds
    Kim Stanley Robinson
    Robert Charles Wilson
    Charles Stross
    Jean Passe & Desmeilleurs…………..

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  • Jean-no le 12 janvier 2011 - 12:26 Signaler un abus - Permalink

    Je me pose régulièrement ce genre de question, mais il faut tout de même garder à l’esprit que la Science-fiction filmée a toujours été très en retard sur la science-fiction en littérature. Depuis quelques années, les effets spéciaux permettent de donner une vraisemblance à certaines choses autrefois impossibles à figurer, mais ça n’empêche pas le cinéma d’être toujours en retard. Matrix est sorti presque quarante ans après le roman Simulacron 3, et même le très réussi Moon semble être un hommage au Destination vide de Frank Herbert, sorti en 1966, mâtiné de 2001 (1968). Ne parlons pas de Star Wars et Avatar qui tout en étant des réussites cinématographiques sont des récits ringardissimes.
    Finalement, la bonne SF au cinéma, il faut la chercher dans les coins sombres de la production, dans les films que personne n’a vu, ou presque, comme Code 46 de Michael Winterbottom (2003) ou Final Cut (2003 aussi, tiens) de Omar Naim, deux films qui traitent merveilleusement du monde à venir, le premier étant une version réussie du soporifique Bienvenue à Gattaca et le second, une histoire à la Greg Egan.
    Je pense que la SF bouge toujours, mais que ce n’est pas dans les blockbusters qu’on trouvera ce qu’il y a de plus pointu dans le domaine. D’ailleurs ça ne vaut pas que pour la SF sans doute.

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  • Nairolf le 12 janvier 2011 - 13:02 Signaler un abus - Permalink

    «Années 80-90 : sortie de sagas comme Star Wars, Terminator, Star Trek, Alien… Des films d’actions hollywoodiens certes, mais où s’entremêlent récits d’anticipation, une réelle réflexion sur notre avenir, les enjeux environnementaux et humains.»
    Sous-entendu que tout ça n’est pas le propre de la SF ni une de ses caractéristiques. Ça vous choque pas?

    La SF, la bonne SF, c’est bien justement celle qui fait réfléchir aux problèmes d’aujourd’hui en passant par le prétexte de demain.

    Et votre article dépeint une crise de la SF, mais en réalité vous ne parlez que du cinéma (faudrait le préciser dans le titre ou ailleurs), Hollywoodien qui plus est, qui de toute façon est en crise, en perte de confiance. La prise de risque est encore plus faible qu’auparavant, c’est pourquoi les suites de suites de remake envahissent les écrans entre deux tranches de navets. Comme le dit luinil, il y a aussi les séries de SF, qui font généralement carton (mais là encore les chaînes sont frileuses, et si les sujets sont complexes elle finit souvent par annuler) et qui sont nombreuses par ailleurs.

    Et puis en même temps, que le cinéma/la télé continuent de puiser dans la SF (même à faire du remake) ça prouve que le genre a encore du succès. Et mine de rien il y a beaucoup d’adaptations qui le sont de livres SF, je ne crois pas qu’il y ait tant que ça d’autres romans ou même de romans Heroic Fantasy qui soient adaptés

    Enfin, effectivement il y a aussi des auteurs qui ne sont pas morts, prolifiques et qui écrivent de la bonne SF. Et il y en a des morts dont on (re)découvre des textes exhumés ou enfin traduits en français.

    Je crois que l’exposition essaie justement de faire comprendre une chose, c’est que tant qu’il y a progrès (quelqu’il soit) il y a Science-Fiction, et tant qu’il y a Science-Fiction il y a progrès :) Et aux dernières nouvelles, le progrès est toujours en marche, plus rapide que jamais ^^

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  • bug-in le 12 janvier 2011 - 13:06 Signaler un abus - Permalink

    @Blanck Panther Jean-No. Plutôt d’accord avec vous. Pour ce qui est de Simulacron 3, si je ne m’abuse il a eu son adaptation cinéma qui n’est pas Matrix, mais Passé-Virtuel… certes un film pas connu.
    Pour minority report… que les lecteurs de l’article ne cherche pas désespérément le roman de Philip K. Dick… il n’existe pas, c’est en fait une nouvelle… je conseille d’ailleurs énormément les nouvelles de philip K Dick, qui sont géniales et facile de lecture.
    Un autre film n’a pas été cité récent et dont l’adaption est plus réussi que d’autre films tiré de Dick, c’est Substance Mort (A scanner Darkly)… Mais il déplaira p.ê a ceux qui confonde SF et space Opéra ou je ne sais quoi encore. Les histoires de SF sont plutôt en fait des excuses a des questionnements philosophique et métaphysique rare dans d’autres domaines. Qu’est ce que le temps ? Qu’est ce qu’être humain ? Qu’est ce qu’être soi quand on a une doublie vie ?
    Ces questions, c’est Dick qui les a posé et on les retrouve ensuite dans des films comme Dark City, Fight Club ou effectivement Inception.
    En cinéma, il y a eu aussi le courant SF Biologique, ici très peu cité, mais Existenz et tous les films de Cronenberg alors ? Bref !
    Bonne lecture et visionnage !

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  • an391 le 12 janvier 2011 - 13:29 Signaler un abus - Permalink

    La culture SF m’a toujours dégoutée, tout comme les conneries genre donjons et dragons ou autre, c’est une culture fondamentalement niaise, triste et inculte. Quand elle se veut “scientifique”, elle part dans les bêtises d’intelligence artificielle ou autre, c’est une culture attardée, en profonde régression par rapport aux oeuvres majeures du XIXeme par exemple, comme celles de Rimbaud ou Mallarmé.
    La SF ? Le culte puritain de l’ultra utilitarisme, et comme disait Nietzsche (désolé par trouvé de traduction française) :

    “These Englishmen are no race of philosophers. Bacon signifies an attack on the spirit of philosophy in general; Hobbes, Hume, and Locke have been a debasement and a devaluing of the idea of a “philosopher” for more than a century. Kant raised himself and rose up in reaction against Hume. It was Locke of whom Schelling was entitled to say, “Je méprise Locke” [I despise Locke]. In the struggle with the English mechanistic dumbing down of the world, Hegel and Schopenhauer (along with Goethe) were unanimous—both of these hostile fraternal geniuses in philosophy, who moved away from each other towards opposite poles of the German spirit and in the process wronged each other, as only brothers can.* What’s lacking in England, and what has always been missing, that’s something that semi-actor and rhetorician Carlyle understood well enough, the tasteless muddle-headed Carlyle, who tried to conceal under his passionate grimaces what he understood about himself, that is, what was lacking in Carlyle—a real power of spirituality, a real profundity of spiritual insight, in short, philosophy.* It is characteristic of such an unphilosophical race that it clings strongly to Christianity. They need its discipline to develop their “moralizing” and humanizing. The Englishman is more gloomy, more sensual, stronger willed, and more brutal than the German—he is also for that very reason, as the more vulgar of the two, more pious than the German. He is even more in need of Christianity. For more refined nostrils this same English Christianity has still a lingering and truly English smell of spleen and alcoholic dissipation, against which it is used for good reasons as a medicinal remedy—that is, the more delicate poison against the coarser one. Among crude people, a subtler poisoning is, in fact, already progress, a step towards spiritualization. The crudity and peasant seriousness of the English are still most tolerably disguised or, stated more precisely, interpreted and given new meaning, by the language of Christian gestures and by prayers and singing psalms. And for those drunken and dissolute cattle who in earlier times learned to make moral grunts under the influence of Methodism and more recently once again as the “Salvation Army,” a twitch of repentance may really be, relatively speaking, the highest achievement of “humanity” to which they can be raised: that much we can, in all fairness, concede. But what is still offensive even in the most humane Englishman is his lack of music, speaking metaphorically (and not metaphorically—). He has in the movements of his soul and his body no rhythm and dance—in fact, not even the desire for rhythm and dance, for “music.” Listen to him speak, or watch the most beautiful English woman walk—in no country of the earth are there lovelier doves and swans—and finally, listen to them sing! But I’m demanding too much . . .”

    Nietzsche “beyond good and evil”

    http://records.viu.ca/~johnstoi/nietzsche/beyondgoodandevil8.htm

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  • bug-in le 12 janvier 2011 - 13:39 Signaler un abus - Permalink

    @an391
    En attendant j’ai plutôt l’impression que c’est toi qui nous bave ton inculture. Si tu avais lu Philip K Dick tu y comprendrais les rapprochements possible avec les questionnements de Nietzsche
    Quand on sait que l’intérêt de Nietzsche porté au philosophe était qu’ils établissent les valeurs de l’homme a venir et qu’il s’agissait entre autre de s’opposé a la science qui machinise l’humain… tu comprendrais l’intérêt de la lecture de Do android dream of Electronic Sheep… en ce questionnant sur ce qui fait l’être humain, le rejet de la perte d’émotion et de sentiment… Et Dick qui critique le policier par la diagonale en l’accusant d’être moins humain que des androïdes puisqu’il tue des personnes sans y repenser a deux fois. Suivant bêtement les ordres de sa hiérarchie, sans tracer son propre chemin et questionnement… La ou les “répliquants” se sont rebellé contre leurs exploiteurs pour se donner a eux même le sens de leur vie… descendre sur Terre pour se réapproprié leur vie, la ou leur créateur les avaient programmer pour qu’ils ne durent que un cours laps de temps…

    Bref…

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  • an391 le 12 janvier 2011 - 13:45 Signaler un abus - Permalink

    @Bug in

    C’est ça oui … Non je regrette, même Dick cela part de croyances en ce qui serait possible sans jamais avoir rien vu. Tous les geeks n’ayant pas lu (ou vécu) au moins une fois “une saison en enfer” et “les illuminations” ou “sur le beau et l’utile” de Mallarmé par exemple, sont des gros cons, voilà tout.

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  • VinceDeg le 12 janvier 2011 - 14:22 Signaler un abus - Permalink

    Si on regarde du côté de la BD le constat n’est pas aussi sombre. Parmi les séries populaires des dernières années on trouve :
    — Aldébaran, Bételgeuse, Antarès de Léo.
    — Le Cycle de Cyann
    — Universal War One
    — Aquablue
    Surtout le mix Fantastique-SF est très à la mode, parfois pour le pire : Laufeust des Etoiles, Sillage, le chant des Stryges…

    Mais c’est vrai que la trilogie Nikopol, l’Incal, Valérian et Laureline, etc, sont désormais au musée des BDs.

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  • Jean-no le 12 janvier 2011 - 14:23 Signaler un abus - Permalink

    @An391 : il n’y a pas grand lien entre la science-fiction dans sa quasi-totalité et l’esprit néo-romantique-qui-se-défend-d’en-être, symboliste ou anciennement nommé moderne auxquels, semble-t-il, vous arrêtez la littérature et le monde des idées. C’est vrai – ceci dit je vois des exceptions : le cyberpunk est parfois très fin-de-siècle finalement (pas toujours bien traduit, en revanche). Mais ce n’est pas une lacune, c’est juste autre chose. Même si elle a quelques belles plumes françaises au XIXe (Villiers de l’Îsle-Adam, Didier de Chousy ou encore Fernand Fleuret, qui a écrit un Blade Runner 1930 assez exceptionnel), la SF est souvent marquée par un esprit anglo-saxon, pas nécéssairement utilitariste mais souvent pragmatique et finalement bien plus cartésien que les auteurs de la patrie de Descartes. Cela peut rebuter, mais il vaut le coup d’être lu et compris. La SF d’un HG Welles est directement inspirée par Bentham, Marx et Darwin, mais en lisant vraiment ces auteurs, on constate qu’ils ont une pensée bien plus raffinée qu’il n’y paraît (un exemple typique est l’évolutionnisme, que les gens en France ou en Allemagne ont compris comme “la survie du plus fort”, ce qu’il n’a jamais été).
    Pour moi, les livres ne s’annulent pas, ils s’accumulent, on peut goûter Rimbaud sans être forcé de détester la SF classique et rationnelle d’Asimov.

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  • Jean-no le 12 janvier 2011 - 14:29 Signaler un abus - Permalink

    @Bug-in : en fait, Simulacron 3 a été adapté par Fassbinder au début des années 1970 sous le titre Le monde sur le fil puis effectivement, dans une production Emmerich, sous le nom de Passé Virtuel, un an ou deux avant la sortie de Matrix.
    Mais bref, le monde virtuel, la réalité qui n’est pas la réalité, ça a existé en SF bien avant Matrix (j’ai cité Simulacron 3, mais pourquoi pas aussi The machine stops (1909 !) de E. M. Forster ? Même les frères Bogdanoff ont écrit un roman assez proche quelques années plus tôt et ne parlons pas des réalités troublées de Dick bien sûr.

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  • an391 le 12 janvier 2011 - 14:52 Signaler un abus - Permalink

    @JEAN NO
    “pas nécéssairement utilitariste mais souvent pragmatique et finalement bien plus cartésien que les auteurs de la patrie de Descartes.”

    Si vous le dites (lol), et ramener Rimbaud ou même Mallarmé à un esprit “fin de siècle” est assez comique, quand quasi tout l’art du XXieme repose dessus.
    Mais de toute manière, la France a horreur de sa littérature, c’est bien connu (et pas forcément limité à la France d’ailleurs, quant à l’Angleterre elle range tout ça prudemment et pudiquement, au rayon “fiction”, comme si un livre n’était pas aussi un évènement, assez curieux …).

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  • Jean-no le 12 janvier 2011 - 15:07 Signaler un abus - Permalink

    @An391 : vous partez du principe que si on aime x, on déteste y. C’est un peu absurde. Personnellement, j’aime Rimbaud comme tout le monde, j’ai du respect (mais pas d’amour particulier) pour Mallarmé et j’aime énormément Nietzche, mais ça ne m’empêche pas de lire autre chose. Timeo hominem unius libri, disait, paraît-il, Saint Thomas d’Aquin.

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  • an391 le 12 janvier 2011 - 15:19 Signaler un abus - Permalink

    @Jean-No

    Peut-être, mais si vous aimez Nietzsche, il écrit aussi un peu plus loin :

    “What people call “modern ideas” or “the ideas of the eighteenth century” or even “French ideas”—in other words, what the German spirit has risen against with a deep disgust—were English in origin. There’s no doubt of that. The French have been only apes and actors of these ideas, their best soldiers, as well, and at the same time unfortunately their first and most complete victims. For with the damnable Anglomania of “modern ideas” the âme française [French soul] has finally become so thin and emaciated that nowadays we remember almost with disbelief its sixteenth and seventeenth centuries, its profoundly passionate power, its resourceful nobility. But with our teeth we must hang on to the following principle of historical fairness and defend it against the appearance of the moment: European noblesse—in feeling, in taste, in customs, in short, the word taken in every higher sense— is the work and invention of France; European nastiness, the plebeian quality of modern ideas, the work of England.”

    Et il est clair que la SF est bien dans ligne Plébeienne moderne, et cela pourrait être compris comme un jugement de valeur, mais le problème est que la SF repose la plupart du temps sur tout simplement des mensonges, des rêves, de la haine de soi transformée en supposées possibles prouesses techniques, rien de plus que le mythe messianique en version abrutissement vulgaire, le miracle permanent de la banalité animal parlant ? On s’en fout ! Vieille rangaine !

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  • bug-in le 12 janvier 2011 - 15:27 Signaler un abus - Permalink

    @an391
    Vous mettez dans la SF une haine certaine que vous avez et vous n’êtes visiblement pas prêt a discuter cela.
    Je pense que pour ma part la discussion s’arrêtera la. Ce qui auront lu la SF et connaitrons aussi Nietzsche et la philosophie, partagerons p.ê mon avis qu’on ne peu pas résumer toute la SF au messianismes.

    N’étant pas réactionnaire, je vous laisse hardiment les derniers mots, si cela vous plaît. Bien a vous.

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  • Jean-no le 12 janvier 2011 - 15:31 Signaler un abus - Permalink

    @An391 : je pense surtout que vous n’avez pas lu énormément de SF. Ne vous fiez pas au cinéma, qui simplifie énormément et ramène constamment à l’image et recycle de vieux mythes. La comparaison entre Blade Runner et Do androids dream of electric sheeps est éclairante par exemple : le roman est bien plus riche dans sa réflexion sur l’homme/la machine, la norme/l’individu, la nature/la technique que le film, en revanche le film fournit une ambiance assez inoubliable.

    Par ailleurs si j’adore Nietzsche, je ne crois pas pour autant que chacune de ses phrases (surtout traduite… en anglais) soit de l’or, même si c’est un des rares philosophes avec Valéry et Benjamin (et quelques autres sans doute, je ne saurais me vanter d’avoir tout lu) qui ait su écrire d’une manière un peu littéraire, plaisante pour le lecteur.

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  • an391 le 12 janvier 2011 - 15:38 Signaler un abus - Permalink

    C’est vrai que je n’aime pas beaucoup la SF, trop lourdingue, ratiocinateur, et besogneux pour moi, je préfère sans doute rester dans la guerre du goût, regarder des femmes, ou autre ..

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  • an391 le 12 janvier 2011 - 15:50 Signaler un abus - Permalink

    Sans compter que, on peut encore lire dans l’article ci dessus des phrases du genre :
    “alors que le grand public commençait à s’emparer de l’univers du Net et des réseaux virtuels.”
    C’est à dire, des phrase souscrivant en plein au VIOL généralisé et niaiseux du terme virtuel (terme qui n’avait rien demandé à personne), viol du terme virtuel qui est sans doute le meilleur symptôme de l’horrible et faignante crasse intellectuelle de notre époque, ou simplement chiennasserie publicitaire classique.
    Autre exemple, titre récent d’un article du Monde :
    “Les délires virtuels de Jared Lee Loughner”
    Ou les écrits de ce type sont donc qualifiés de virtuels sous prétexte qu’ils ont été diffusés sur internet et non par tracts ou autre.
    Triste époque ..

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  • Jean-no le 12 janvier 2011 - 15:50 Signaler un abus - Permalink

    @An391 : vieux paradoxe, on n’aime pas un registre, donc on ne le connaît pas, donc on ne peut pas vraiment faire valoir la légitimité de son dégoût…
    Le très gros défaut commun à tous les auteurs de SF, c’est d’être bien mal traduits en France. Certains éditeurs tentent de réparer cette injustice (des livres qui deviennent une non-littérature du fait d’adaptations bâclées), mais le compte n’y est pas. Ensuite, la SF c’est 200 ou 300 ans de littérature, des milliers d’auteurs, des dizaines de milliers de livres, des milliers de films,… Du bon, du moins bon, du pragmatique, du poétique, du bien écrit, du mal écrit,… De l’esprit japonais, de l’esprit allemand, de l’esprit anglo-saxon, russe ou encore français,… Et à présent, il semble qu’une SF soit en train de naître en Inde, en Afrique de l’Est ou du Sud, en Amérique du sud, en Chine, et peut-être même un jour au proche-moyen-orient – qui à ma connaissance ne produit aucune SF pour l’instant, et peut-être peut-on se demander pourquoi. Il n’y a pas qu’une seule SF. Il est intéressant que les français, souvent, ne lisent pas de SF française justement, alors qu’elle est loin d’être honteuse et qu’elle est loin de se contenter de suivre la voie tracée par John Campbell et Hugo Gernsback – les pères de la SF que vous n’aimez pas, je pense.

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  • HoMi le 12 janvier 2011 - 17:19 Signaler un abus - Permalink

    Non ce n’était pas mieux avant !
    Les éditions La Volte montre aussi un certain renouveau du genre SF.. pour ce qui est du cinéma (souvent de la mauvaise reprise de livre..)

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  • Black Panda le 12 janvier 2011 - 18:02 Signaler un abus - Permalink

    @AN391 : Merci pour votre ouverture d’esprit qui prouve une avancée certaine dans votre philosophie de vie.

    Quand je disais : “Les épinards, c’est dégueulasse.” Ma mère me répondait : “Dit plutôt que tu n’aimes pas, tes goûts ne reflètent pas ceux des autres.”

    J’aime lire les phrases du type “La culture SF m’a toujours dégoutée, tout comme les conneries genre donjons et dragons ou autre, c’est une culture fondamentalement niaise, triste et inculte. ” suivies de citations de Nietzsche.

    C’est beau, les philosophes de nos jours :)
    Et comme le sage Jean No, je vous laisserai avec plaisir le mot de la fin.

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  • bug-in le 12 janvier 2011 - 18:57 Signaler un abus - Permalink

    @Black Panda
    Roooooooooohhh !
    Quel affront ! Alors la je suis outré !
    Vous êtes un vil freluqué!
    Ce n’est point sir Jean-No qui a laissé le mot de la fin, mais moi même!
    Pour la peine coquin, vous serez condamné à lire la douce prose de an391 jusqu’a la lie!

    La coupe est pleine!
    Non mais.

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  • Panix le 12 janvier 2011 - 19:14 Signaler un abus - Permalink

    Celui qui vomit les conneries de donjons et dragons, il nous fait un beau troll !

    A part ça, il n’a pas été fait mention d’Existenz de Cronenberg, qui dans mon souvenir parle joliment des univers virtuels (et nage en pleine SF, fusse-t-elle proche), vachement mieux que Matrix, qui ressemble plus à un pot-pourri décervelé sous amphétamines des histoires de Michael Gibson, vieilles de près 30 ans.

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  • Khayman le 12 janvier 2011 - 19:29 Signaler un abus - Permalink

    De mon côté de l’Atlantique, je me reconnais dans ce texte. Le cinéma au Québec, surtout en dehors de Montréal, est submergé par Hollywood, tout comme les clubs vidéo.

    Le meilleur exemple de la mort de la SF américaine est le dernier film de Star Trek, où l’on flingue le rationnel de la Fédération des planètes unies à l’aide d’un psychopathe génocidaire et où Spock frenche Uhura, avec son père VULCAIN qui l’invite à se LAISSER ALLER À SES ÉMOTIONS.

    Ce film marque la fin de cet univers de science-fiction américain, qui aura duré à peu près 45 ans.

    « La Menace fantôme » a été une bonne mise en abyme nous annonçant que la SF américaine ne survivrait pas aux années 2000…

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  • Jean-no le 12 janvier 2011 - 19:56 Signaler un abus - Permalink

    @Bug-in : d’autant, effectivement, que je n’ai pas tellement la réputation de laisser le dernier mot aux autres sur les forums :-)

    @Panix : William Gibson, non ?

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  • jean jacques ganghofer le 12 janvier 2011 - 20:37 Signaler un abus - Permalink

    Je pense qu’il existe deux raisons principales qui peuvent nuire à la science-fiction aujourd’hui :
    La première, c’est que la science a rejoint la fiction.
    La seconde, c’est la multiplication des médias et le manque cruel de contenu que l’on y trouve.
    Pour le reste, je rappelle que toute la planète , en 2011 , rêve de choses matérielles et attend son ” salut ” non plus des extra-terrestres, mais de l’augmentation du pouvoir d’achat.
    Voilà ce qui conduit à des films comme ” 2012 ” .
    Gros budget , gros effets spéciaux et grosse recette .
    A chaque époque sa SF …..

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  • Nanarf le 12 janvier 2011 - 20:37 Signaler un abus - Permalink

    Si vous parlez de cinéma c’est vrai, les films ont un “certain” retard sur la production littéraire, 38 très exactement pour Starship Troopers , sorti en 59 tourné en 97.
    Rendez vous en 20126 pour The Player of Games.

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  • Nanarf le 12 janvier 2011 - 20:39 Signaler un abus - Permalink

    Il faut lire 2026, naturellement, quoique……….

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  • an391 le 12 janvier 2011 - 20:42 Signaler un abus - Permalink

    Nietzsche conseillait de philosopher à coup de marteaux, mais aujourd’hui avec les gentils petits garçons adeptes de la religion de l’affreux rire de l’idiot et autres smileys, tous plus visqueux les uns que les autres, et ceci dans un monde ayant passé son maximum de consommation de carburant les yeux bien fermés, ça ne suffit plus pour se défendre et survivre à la bêtise, il faudrait au moins des outils de trépanations pneumatiques bien pointues.

    “Des faibles se mettraient à penser sur la première lettre de l’alphabet, qui pourraient vite ruer dans la folie ! “(Rimbaud) Aujourd’hui non seulement les faibles écrivent à n’en plus finir, mais ils ont décidés de chier sur le dictionnaire à chaque paragraphe, virtuellement bien entendu.

    Sur ce bien à vous les enfants, la SF est profondément niaise et globalement sans grand intérêt, il faut s’y faire que voulez vous ..

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  • Alexis Hyaumet le 12 janvier 2011 - 21:06 Signaler un abus - Permalink

    Intéressé par le titre de votre article, je suis assez désappointé du manque de recul et d’argumentation à la fin de votre texte.

    J’ai tout d’abord quelques questions afin de m’éclairer sur votre réflexion :
    - Lorsque vous parlez des oeuvres fondatrices de la science-fiction (du moins dans le domaine cinématographique) jusqu’aux pas lunaires Neil Armstrong, je ne sais pas si vous oubliez sciemment, ou non, de citer “Le Jour où la Terre s’arrêta” de Robert Wise ou le “2001″ de Stanley Kubrick qui sont des films majeurs du genre SF.
    - Dans le paragraphe consacré à la “Culture SF muséifiée”, vous parlez de “la vraie culture SF”. Qu’inclut dans ce cas la “fausse culture SF” ?
    - Abordant l’analyse de la NASA concernant le “2012″ d’Emmerich comme “le pire film de SF”, pourquoi ne pas parler l’autre bon élève avec “Blade Runner”, “Bienvenue à Gattaca”?

    Je suis aussi en désaccord avec de nombreux points de votre analyse. Notamment concernant le fait de citer “Star Wars” aux côtés des autres œuvres cinématographiques de science-fiction. Contrairement à tous les autres exemples cités, cette saga est placée dans le passé, loin de la Terre. L’histoire, basée sur des récits inhérents aux contes et légendes aux origines culturelles multiples. “Star Wars” est un récit chevaleresque, d’héroic-fantasy, mais transposé dans le genre de la science-fiction. De plus, “Star Wars” représente selon vous les “films d’actions hollywoodiens”, mais lors de sa sortie, George Lucas et son film étaient à contre-courant de la politique menée par les grands studios. Ce n’est qu’avec les années que ce film devint le modèle des très actuels blockbusters.

    Bien que je sois aussi fan du travail de Philip K. Dick, les trois films que vous citez (“Blade Runner”, “Total Recall” et “Minority Report”) ne s’emparent pas pleinement des récits de l’auteur. “Blade Runner” a notamment subi de nombreuses réécritures d’Hampton Fancher qui démissionna après l’arrivée de Ridley Scott. Votre phrase “le maître des récits d’anticipation est décédé en 1982 – une source d’inspiration non négligeable pour l’industrie du cinéma s’est alors tarie” est a remplacer dans son contexte. “Blade Runner” a été la première adaptation d’un roman de K. Dick, mais l’auteur est mort avant la sortie du film qui fut un véritable échec au box-office. Ce n’est qu’au cours des dix années suivantes que le mythe s’est construit autour du long métrage jusqu’à l’élever au rang de film culte.

    Concernant le parallèle avec la Guerre froide dans les années 60-70, je vous renvoie à l’ouvrage de Donald Keyhoe “The Flying Saucers Are Real”. Publié en 1950, ce livre avance que les États-Unis tenaient une telle avance sur les autres nations que ses seuls adversaires potentiels ne pouvaient venir que d’une autre planète.

    Je pense qu’au sein de cette culture SF, la place de la bande-dessinée tient aussi une place importante. Passant sur Moebius, le professeur Tournesol est aussi une véritable icône de la SF à travers les Tintin d’Hergé, ou l’influence des Flash Gordon et Buck Rogers qui ont notamment ouvert la voie à George Lucas. Le monde de l’animation s’est aussi emparé du genre avec des films d’animation comme “Wall-E, “Planète 51″, “Monstres vs. Aliens”, le prochain “Milo sur Mars” en ce qui concerne le cinéma américain. Mais que dire des oeuvres issues de la japanimation comme “Albator”, “Evangelion”, “Cowboy Bebop” et “Ghost in the Shell” qui ont une place plus qu’essentielle dans la culture dite “geek”, sans non plus s’étendre dans les jeux-vidéo.

    Vous parlez aussi de culture populaire de la SF au cinéma, mais il est surprenant que vous ne parliez pas de la trilogie “Retour vers le futur”, des 4 films de la franchise X-men ou encore de la trilogie “Transformers” qui ont tous rencontré un grand succès au box-office international.

    Il est tout aussi dommage que vous ne vous étendiez pas sur les œuvres télévisuelles. Vous citez que la saga “Star Trek” commence à la fin des années 70, mais cette dernière n’a pu émerger que grâce au succès de la série originale (66-69) et de ses nombreuses rediffusions, puis des séries suivantes (Next Generation 87-94, Deep Space Nine 93-99, Voyager 95-2001 et Enterprise 2001-05). Une longévité et une influence suffisamment notables. Il y a aussi la série issue du film “Stargate” (SG1 97-2007, Atlantis 2004-09, Universe 2009-11), les remakes de séries des années 80 comme “Batllestar Galactica” (2003-09) ou “V”, sans compter d’autres comme “Fringe”, “Flashforward” et les prochaines “Falling Skies” et “Terra Nova” produites par Steven Spielberg. La profusion de séries télévisées à gros budget montre tout de même un intérêt encore vif pour la science-fiction.

    Les années 2009 et 2010 ont été chargées en films de science-fiction. Vous avez oublié en 2009 “Terminator: Renaissance”, “Star Trek”, “Transformers 2″, “Pandorum”, “G.I. Joe”, “Numéro 9″, “Clones” et en 2010 “Iron Man 2″, “Splice”, “Predators”, “Skyline” et “Monsters”. A l’avenir, en dehors des deux suites d’”Avatar” ou de “Tron”, de nombreux projets font les choux gras des forums actuellement. Le mystérieux “Super 8″ réalisé par J.J. Abrams, “Battle: Los Angeles” de Jonathan Liebesman, “Cowboys & Aliens” de Jon Favreau, l’adaptation de l’œuvre “Fondation” d’Asimov par Roland Emmerich ou “Robopocalypse” par Steven Spielberg, des deux suites possibles à l’”Independence Day” de 1996, du remake de Judge Dredd, des deux prequels de la saga “Alien” et j’en passe… Je ne sais pas si cette profusion de projets cinématographiques contredit ou s’accorde avec votre réflexion, mais émet chez moi un vrai doute face à votre constat de la fin de la culture SF.

    Pour le film “Moon” de Duncan Jones, sa sortie direct-to-video en France reste exceptionnelle : http://www.imdb.com/title/tt1182345/releaseinfo

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  • Jean-no le 12 janvier 2011 - 21:52 Signaler un abus - Permalink

    @Alexis : la SF, on n’arrête pas d’en produire, mais la question, c’est son ambition finalement… Mon point de vue c’est que le cinéma SF grand public a toujours été ringard, sauf exception, de Planète Interdite à Star Trek en passant par Star Wars. Ringard par rapport à la SF littéraire. Tout aussi caricatural avec les super-héros qu’on nous ressort dans des récits mutatis mutandis aussi niais qu’ils l’étaient dans les années 1960. Bien entendu il y a des exceptions, de vraies surprises comme District 9, Code 46 ou Moon, qui ne sont toujours pas en avance sur la littérature mais ont la qualité de sortir du lot au cinéma.

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  • Alexis Hyaumet le 12 janvier 2011 - 22:06 Signaler un abus - Permalink

    @Jean-No : Si l’on parle de SF ambitieuse dans ce sens, c’est bien d’exemple plus que paradoxaux car ce sont des projets qui ont voulu dépassé les codes pour renouveler le genre. “Star Wars” par l’héroic-fantasy, la série “Battlestar Galactica” par ses personnages et tous ses aspects (politique, religion…), “Blade Runner” le film noir, “Alien” le film d’horreur, “District 9″ le documentaire…

    Pour “Planète interdite”, la SF au cinéma a le droit à sa série B autant que pour la littérature. Je pense que tous les auteurs de SF ne sont pas des Herbert ou des Wells en puissance.

    Je pense que si on inversait les places entre “Star Wars” et “Blade Runner” au niveau de leur succès immédiat auprès du public, tu ne traiterais pas le film de Lucas de cinéma ringard. Mais au moins chez Lucas c’est assumé, faut le reconnaitre.

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  • ahr_master le 12 janvier 2011 - 22:19 Signaler un abus - Permalink

    Ce que je retiens dans ce récit très intéressant c’est aussi un renouveau sur quelques films : moon, district 9 mais ne pas oublier cloverfield ou encore récemment skyline qui sont de petites productions mais qui peuvent nous surprendre par un récit et une image léchée et qui ne nous amènent pas forcément vers une happy end façon production holywoodienne. Evidemment Battlestar galactica qui a renouvellé le genre space opera avec brio en gardant l’intrigue. Pour moi donc une foi dans la science fiction qui fait un retour à ses premières heures en renouvelant ses codes…

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  • Panix le 12 janvier 2011 - 22:23 Signaler un abus - Permalink

    @jean-no Michael, William… c’est blanc mouton électrique et mouton électrique blanc, hein ;) Hum, toutes mes confuses.

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  • Panix le 12 janvier 2011 - 22:38 Signaler un abus - Permalink

    @jean-jacques-ganghofer
    «La science a rejoint la fiction». Rien n’est moins vrai, hélas. Ou tant mieux. Les balades dans un monde virtuel n’arrivent à être époustouflantes, dans le meilleur des cas, que devant certaines bornes d’arcade ; aucun cataclysme n’a ravagé la Terre ; les voyages intersidéraux ne sont pas légion et la mutation de l’espèce pour donner des individus supérieurement doués (prescience, télépathie…) n’est pas encore perceptible.
    Il me semble que le cinéma Hollywoodien n’a pas fini de piocher dans la masse des prédictions d’une certaine SF, celle, peut-être jugée plus facile à appréhender, des années 50 à 70. Sans parler des séries TV : Lost ressemblait à s’y méprendre à une BD tirée de Métal Hurlant.

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  • jean jacques ganghofer le 12 janvier 2011 - 23:19 Signaler un abus - Permalink

    @Panix
    J’ai oublié de préciser que l’un de mes films de science-fiction préférés est ” La soupe aux choux “.
    Je trouve que le fait de réunir une soucoupe volante , un extra-terrestre , deux vieux alcoolos , une reconstitution cellulaire d’une personne , la splendeur du Perniflard ( avec l’eau du puits), représente une grande prouesse en matière d’imagination.
    Mais là où culmine le talent du scénariste, c’est la façon dont il est possible de contacter les extra-terrestres , à savoir grâce aux vertus du chou et à ses flatulences .
    Nous sommes très loin des grandes paraboles de Jodie Foster et des vaisseaux de Starwars , mais quel régal !!!!!!

    A propos de Star-Wars , si Georges Lucas n’avait pas divorçé , nous n’aurions jamais eu trois films de plus dans cette saga qui semblait terminée.
    Maintenant qu’il a récupéré ses sous, nous n’aurons pas 3 films de plus ……
    Quand aux extra-terrestres , pourquoi ne pas regarder sur terre s’il n’existe pas des créatures à l’intelligence supérieure à la nôtre.
    Le film ” Abyss ” est une piste en ce sens.
    Je suis convaincu de ce que la pieuvre est un ” extra-terrestre ” plus intelligent que nous, mais elle s’exprime par des couleurs et non par des mots.
    Quand je dis que la science-fiction rejoint la science , c’est parce que la science et le technologie envoient des robots un peu partout dans l’espace, et il s’avère que le séjour de l’être humain en état d’apesanteur devient de plus en plus problématique dans la durée.
    Donc, les ” Ovnis ” , emblêmes majeurs de la SF , ne sont probablement que des robots envoyés par d’hypothétiques extra-terrestres , mais ils signent par là la fin du mythe ” E.T.”, charmant personnage que nous aurions tous aimés rencontrer.
    Ceci dit : longue vie au Perniflard et à la soupe aux choux !!!!!

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  • Panix le 12 janvier 2011 - 23:33 Signaler un abus - Permalink

    @jean-jacques-ganghofer
    De diou, La soupe aux choux ! En voilà un qu’Hollywood n’aura pas !
    Avec Lucas, ce serait devenu La choupe aux sous.
    Rien à dire, c’est scientifique : vive la soupe primaire et les choux de l’espace.

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  • jean jacques ganghofer le 13 janvier 2011 - 0:02 Signaler un abus - Permalink

    @panix
    Félicitations pour la choupe aux sous !!!!!!
    Le Glaude et le Bombé avec un sabre laser ne seront jamais crédibles.
    Par contre, on ne peut évoquer la science fiction sans citer le fabuleux Ed Wood , et le film de SF , chef des chefs d’oeuvres dont il est l’auteur :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_9_from_Outer_Space

    Ce film est un monument hélas trop méconnu , et dans lequel on peut voir le plus beau des vaisseaux spatiaux jamais imaginés !!!!!
    http://img80.imageshack.us/i/plan9saucershadow.jpg/

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  • Haribo le 13 janvier 2011 - 9:23 Signaler un abus - Permalink

    Très bon article… mais incomplet !

    La SF n’est pas en train de mourir, j’ai même plutôt l’impression du contraire. Vous dressez un superbe portrait historique mais l’avenir reste radieux :).

    D’abord, comme l’ont souligné certains, la télévision nous propose du contenu SF de qualité (pas en France malheureusement). De grandes franchises ont vu le jour ces 15 dernières années : Battlestar Gallactica, Stargate, Firefly, Farscape, X-Files. Un autre exemple est Doctor Who qui sévit depuis plusieurs décénie en Grande Bretagne et nous propose des histoires intelligentes quoique qu’un peu borderline côté science :).

    Au niveau livres, il existe une variété de sous-genre en SF hyper intéressants et peu diffusés. Des initiatives sont apparues sur le web, propulsées par des passionnés (Cocyclics).

    On assiste également depuis quelques années au retour de la SF zombie (The Walking Dead entre autres). Un genre un peu décrié mais efficace.

    Enfin bref, la SF n’est pas morte et selon moi a encore de beaux jours devant elle :D

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  • Jean-no le 13 janvier 2011 - 10:33 Signaler un abus - Permalink

    @Alexis : l’observation sur le renouveau de la SF (au cinéma) par les sous-genres est juste, on pourrait ajouter Firefly et le Western.
    En littérature, l’équivalent de la série B existe, et même de la série Z (Blade, Ron Goulart), par contre il existe bien peu de films de SF qui aient les qualités des meilleurs romans de SF, y compris quand ils s’en inspirent.
    Quand je dis que Star Wars est ringard, c’est que cette saga (dont j’ai vu le premier film à sa sortie, j’avais 9 ans et ça a été un vrai choc) s’appuie sciemment sur l’aventure épique, le plus vieux genre romanesque humain, à la fois toujours appréciable (Depuis Gilgamesh… 5000 ans de succès ?) mais aussi totalement dénué de nouveauté (par définition). Inversement, même une littérature un peu plate comme le cycle de Fondation d’Asimov apporte réellement beaucoup de choses au lecteur, l’ouvre réellement à des réflexions anthropologiques, prospectives, etc. Et Fondation, commence juste à être tourné, sous forme de série TV…

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  • Jean-no le 13 janvier 2011 - 10:49 Signaler un abus - Permalink

    Un dernier point : l’exposition Science et fiction ne donne pas un aperçu de la SF d’aujourd’hui, et pas plus du rapport entre art et science, c’est vraiment une pure expression de la nostalgie (quasiment tout vient d’une même collection).
    Mon modeste compte-rendu : ici

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  • Visitorq le 13 janvier 2011 - 11:15 Signaler un abus - Permalink

    Cet article est un pur sujet de trolleur!
    Ceux qui aiment la science fiction le comprendront (merci à nanarf pour les quelques références d’ailleurs!)

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  • Jean-no le 13 janvier 2011 - 12:07 Signaler un abus - Permalink

    @Visitorq: pour moi c’est un sujet très important, que je diviserais en deux questions :
    - quel est l’état de la SF actuelle, c’est à dire quel est l’état de la capacité générale à imaginer un autre monde que celui dans lequel nous vivons ? (questions aux implications politiques majeures)
    - quelle est la perception que le public a de la SF actuelle ?
    … un trolleur, il y en a eu un, il s’est épuisé assez vite, ses références tournaient en boucle.

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  • Visitorq le 13 janvier 2011 - 12:40 Signaler un abus - Permalink

    Jean-No, tout à fait d’accord, c’est un sujet important qui le devient de plus en plus (la science aidant, les enjeux scientifiques sont de plus impactant sur la société) et qui est de moins en moins laissé à l’improvisation des auteurs de romans (du moins aux Etats Unis) puisque la Futurologie s’est constituée afin d’en rationaliser la réflexion.
    Ce qui n’ampute pas la richesse des univers que les auteurs peuvent imaginer et la pertinence de leurs concepts et qui du coup me fait penser que cet article est assez réducteur à quelques œuvres cinématographies de grand public (sans dénigrement de ma part).
    Ce qui conduit effectivement à se dire que cet article n’aborde que la version très grand public de la SF, dont les succès ne sont que les suintements d’un immense réservoir de possibilités évoquées par les auteurs. La SF n’est pas morte, c’est plutôt l’intérêt des producteurs Hollywoodiens pour des scénarios banquable qui est en berne (ils ne lisent peut-être pas assez…).
    Ci-dessous ma petite et modeste contribution à la critique de quelques œuvres.
    Je ne suis absolument pas exhaustif, car j’ai commencé tard ce blog par rapport à mon intérêt pour la SF et que ces temps-ci je ne trouve plus le temps de lire…

    http://visitorq-science-fiction.blogspot.com/

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  • vincent le 13 janvier 2011 - 12:56 Signaler un abus - Permalink

    ça troll grave…

    (+1 pour visitorq)

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  • thibault le 13 janvier 2011 - 13:24 Signaler un abus - Permalink

    Il manque tout de même certaines oeuvres qui me paraissent importantes ! Sunshine ou BSG…
    Je pense qu’il faut faire le tri dans la S.F. entre les créations vraiment originales et qui correspondent à l’époque (je crois qu’il est évident que chaque époque donne une nouvelle couleur à la S.F,une époque, une S.F.) et les recyclages, qui tentent un effort de réflexion, pour la forme, parce que c’est dans l’air, mais ne reflètent pas les peurs de la société. Je pense qu’il faut faire la part entre Avatar et Galactica, par exemples. L’un surfe sur une problématique, l’autre propose des réflexions assez cyniques dans lesquelles, je trouve, on se retrouve plus. La S.F. ne doit pas échapper à la critique du conformisme.

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  • thibault le 13 janvier 2011 - 13:38 Signaler un abus - Permalink

    Ceci dit, article très intéressant! je suis pas parisien mais ça donne envie de se déplacer pour aller voir cette expo !

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  • Jean-no le 13 janvier 2011 - 14:05 Signaler un abus - Permalink

    ah oui, Sunshine, très bien

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  • Nairolf le 13 janvier 2011 - 19:13 Signaler un abus - Permalink

    N’est-ce pas plutôt que la SF est tellement présente dans notre vie de tous les jours, au ciné et à la télé, que certains peuvent y voir paradoxalement un déclin? Perdue dans et par la masse on ne la distingue plus.

    En réalité Science et Science Fiction n’ont jamais été aussi proches, et certains commentateurs naïfs vont jusqu’à dire que les écrivains de SF n’ont plus rien à imaginer, à inventer. Quelle prétention et quelle grandiose erreur. D’abord ils se fient aux publications tardives des grands pontes de la SF moderne, comme Asimov, Clarke, K. Dick et j’en passe. Ils oublient un peu les auteurs d’aujourd’hui, encore bien vivants, prolifiques et/ou à succès. Ensuite, comme je le disais, même si la proximité est très grande parce que l’on a déjà rattrapé des thèmes et techniques fréquentes dans ces œuvres, ça ne reste que marginal au fond.
    Que je sache on ne voyage pas entre les planètes, les ET sont des canulars à l’arsenic et les gouvernements d’échelle planétaire plutôt de plus en plus utopiques ;) Sans parler de tonnes et de tonnes de techniques, modèles de pensée, de systèmes politiques et de découvertes dans des tonnes de registres.

    Et parce que le progrès ne correspond pas toujours aux thèmes de la SF, de nouveaux germes pour l’imagination apparaissent, et fournissent la matière pour les auteurs, matière à développer des histoires abordant bien sûr les problématiques d’aujourd’hui transposées et déformées par le biais de futurs plus ou moins loin.

    La science fiction a de beaux jours devant-elle, en fait tant que l’homme cherchera le progrès et tant qu’il se posera des questions sur les conséquences de ce progrès voire les moyens d’y parvenir.

    Pour finir, les sciences se nourrissent de plus en plus de la science fiction pour y trouver l’inspiration qui peut manquer à ceux qui ont le nez dans leur science tout le temps et peuvent perdre de vue des objectifs, des innovations. Un exemple d’inspiration, l’ascenseur spatial qui fait rêver toutes les agences spatiales, et pour lequel un concours ouvert attribue régulièrement des prix à ceux qui apportent des briques pertinentes à la réalisation de ce rêve. En attendant celui qui décrochera le prix ultime lorsqu’il offrira les plans ou moyens concrets de le construire ;)

    Alors, ne jugeons pas de la SF sur quelques navets cinématographiques qui ne sont que le reflet de la frilosité croissante des studios hollywoodiens. De toute façon la SF est surtout littéraire ;)

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  • Haribo le 14 janvier 2011 - 0:54 Signaler un abus - Permalink

    @Nairolf

    N’oublions pas les séries télés !

    Oui je sais, je suis lourd :D

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  • NanoJV le 15 janvier 2011 - 13:31 Signaler un abus - Permalink

    “Wikileaks et l’arrivée des extraterrestres”.

    http://nanojv.wordpress.com/2010/12/14/wikileaks-ovnis-456/

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  • an391 le 15 janvier 2011 - 15:27 Signaler un abus - Permalink

    “ça troll grave …”

    La nouvelle rengaine des ignares gentillés et autres mollusques à changement de peau

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  • Jean-no le 15 janvier 2011 - 17:57 Signaler un abus - Permalink

    An391 : en venant sur un article consacré au devenir de la science fiction pour cracher sur le genre, vous vous exposez naturellement à être qualifié de “troll”, et vous me ferez difficilement croire que cela vous étonne : assumez, au moins.

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  • an391 le 15 janvier 2011 - 18:32 Signaler un abus - Permalink

    @Jean No

    Ma compréhension du concept de troll est quelqu’un qui va “jouer un jeu” ou adopter une position uniquement dans le but d’énerver les autres, hors ici je ne joue pas à un jeu du tout (ce qui ne veut pas dire que je ne le fasse pas ailleurs ou ne l’ai jamais fait), dire que je “troll” est donc ridicule

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  • vincent le 17 janvier 2011 - 10:20 Signaler un abus - Permalink

    En ce qui concerne le troll, c’est plus l’effet d’annonce : “la sience-fiction en voie de disparition ?”, “la gauche à bout de souffle?”, “le journalisme est il mort ?” que sur le fond de l’article. La science fiction n’est évidement pas morte, elle laisse la place pour un temps à une nouvelle génération d’écrivains et de lecteurs qui préfèrent les histoires de magie et d’occultisme. Le genre nous reviendra dans 10 ans de nouveau plein de vie. Inutile donc d’annoncer une mort qui n’existe pas.

    @ AN391 : C’est gentillet, et “Mollusque à changement de peau”, c’est vraiment très méchant.

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  • Haribo le 20 janvier 2011 - 2:19 Signaler un abus - Permalink

    @Vincent

    Oui et non, l’ésotérisme et l’occultisme ont toujours été là. Un léger retour en arrière cinématographique, télévisuel ou littéraire le suggère (Anne Rice par exemple fin années 70 pour les bouquins, tous les Willow, l’Histoire sans fin, Hocus Pocus, Freddy, Chucky, Ghost, Ghostbusters pour les films et Buffy, Ma Sorcière bien aimée entre autre pour la télé – ce ne sont que des exemples parmi tant d’autres) laissent penser que le fantastique ou le mysticisme, quelque soit sa forme, a toujours eu un public très large.

    Si on faisait un ratio sur les séries (ce que je connais mieux que le reste), on s’aperçoit qu’il y a autant voir plus de séries tournées vers la SF ces dernières années que vers le fantastique(SF: BSG, Caprica, la franchise Stargate, Doctor Who, Torchwood, Heroes, V la nouvelle version, The Walking Dead, les séries policières scientifiques, les séries médicales – oui dans SF, y’a Science aussi ^^- , les webséries sur le thème. Fantastique: Ghost whisperer, vampire diaries, Eastwick -gros bide-, Haven, True Blood, Being Human etc. – ça se vaut ^^). Au niveau bouquins, il y a aussi de petites pépites qui sortent dans des maisons d’éditions pas suffisamment mises en avant.

    SF et fantastique vont souvent de paires d’ailleurs. C’est mon sentiment en tous cas.

    Pour ce qui est des films, depuis 10 ans, on a eu pas mal de choses, il suffit d’aller faire un tour à l’expo de la Cité des Sciences pour s’en rendre compte :)

    Après je te rejoins sur l’effet trollesque du titre de l’article qui m’a fait bondir d’horreur.

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