Les étranges fruits de Facebook

Le 18 janvier 2011

Yann Leroux analyse les réseaux sociaux à l'aune de la psychologie des foules. Pour lui, fantasmes et extrémisme ne sont jamais bien loins.

La nouvelle s’est répandue sur Facebook  trainée de poudre : “on a trouvé un pédophile !” Une page d’alerte a été créée et a recueilli en quelques heures plus de 3100 personnes. On y dénonce une personne que son profil accuserait : on y voit beaucoup d’enfants, il commente les photos de jeunes garçons et un de ses amis Facebook affiche sur sa photo de profil un provocateur « I like sex with boys »

Se sentir affilié à un groupe peut modifier nos normes

Nous sommes des êtres tellement sociaux qu’il nous il suffit d’être confrontés à des avis congruents pour être fortement tentés d’avoir de le même. Dans les années 1950 des psychosociologues ont mis en lumière les processus d’influence qui nous façonnent. Ils ont montré que nous avons tendance à adopter les normes du groupe mais aussi que nous les adoptons même lorsqu’elles vont à l’encontre de nos perceptions ou de nos conceptions. Le fait de se sentir affilié au groupe est en soi une motivation suffisamment puissante pour qu’un individu adopte une norme opposée à ses perceptions ou à ses valeurs.

Cette mise à l’écart de la conscience de soi est appelée désindividuation en psychologie sociale. C’est cette désindividuation qui a donné dans les années 40 aux arbres d’Alabama ou du Mississipi d’étranges fruits. Qu’un homme crie « A mort ! » et on se hâtait. De mains agrippaient un corps, une corde était jetée par-dessus une branche et la foule appliquait la loi de Lynch. Du fait de la désindividuation, chacun était appelé à agir non plus en fonction de ses normes internes mais en fonction de ce que font et vivent les autres.

Des foules se forment autour de différentes causes

Ces foules se rassemblent aujourd’hui sur le réseau. Le phénomène n’est pas nouveau. Pour donner un exemple français et récent, on se souvient de la fièvre qui a saisit la blogosphère autour des photos de « Laure Manaudou nue ». Sur Facebook, on a vu d’immense foules se former à l’appel de différentes causes. Pour soutenir la lutte contre le cancer du sein, il fallait mettre sur son mur « je l’aime sur… », tandis que l’année précédente, il fallait afficher la couleur de … ses sous-vêtements. Pour la cause des enfants, il fallait au mois d’octobre mettre un personnage de dessin animé préféré en photo de profil. Il n’y a bien évidement aucun lien rationnel entre la cause défendue et les actes réalisés. Comme toutes les foules, les foules numériques ne fonctionnent pas sur le mode de la pensée rationnelle et consciente. Elle font une large part à la vie inconsciente. Le portrait dressé par Sigmund Freud d’une foule : « impulsive, mobile, irritable, » « incapable d’une volonté persévérante », pleine d’un « sentiment de toute puissance », « influençable et crédule », « dépourvue de sens critique » correspond parfaitement aux rassemblement qui se produisent sur Facebook. Ainsi, après avoir cru que changer l’image de son profil aidait la cause des enfants, la foule croira aussi éperdument que c’était un piège tendu par des pédophiles. En fonction du personnage affiché, les pédophiles auraient pu évaluer l’âge de la personne et à partir de là contacter des enfants. C’est que la foule vit une une vie rêvée :

Comme dans le rêve et dans l’hypnose, dans l’activité psychique des foules, l’épreuve de réalité disparait face à l’intensité des motions de désir investies affectivement.
(Freud, 1921, p. 137)

Avec ses 700 millions de membres et le clair-obscur que sont les mondes numériques, Facebook donne de nombreuses occasions de former des foules. Une foule offre de grands avantages par rapport à l’individu. Elle ne se pose pas de questions. Elle s’offre comme une évidence. La foule sait que telle personne est pédophile. Elle est certaine de ses preuves. Elle dénonce. Elle invective. Elle insulte. Elle menace.

Dans cette foule, les individus se laissent aller aux fantasmes les plus crus !

Le second avantage de la foule est qu’elle permet à chacun de se montrer agressif, violent ou cruel en toute impunité. Il n’y a qu’a lire les quelques commentaires de la page de dénonciation pour avoir une idée de la haine mise en jeu. Derrière la figure du pédophile honni se profile vite la haine de l’homosexuel. Dans sa passion de justice immédiate, la foule oublie que si la pédophilie est un crime, l’homosexualité n’est ni un crime, ni une maladie. On en appelle à l’émasculation voire même à l’exécution. Le coté instinctuel de la foule avait été noté par Sigmund Freud après Gustave Lebon. Les foules en ligne ne se montrent pas très différentes. Dans cette foule, les individus se laissent aller aux fantasmes les plus crus !

Chacun se rassemble sous l’idéal commun : « il faut protéger les enfants » et chacun s’identifie à ses voisins. La foule est alors doublement verrouillée : d’abord par la désignation d’un mauvais objet à détruire et ensuite par l’amour témoigné aux enfants.

Les foules d’hier comme les foules d’aujourd’hui ne supportent pas d’attendre. Attendre, c’est penser. Penser, c’est se défaire de la foule. Se défaire de la foule, c’est abandonner la toute puissance imaginaire qu’elle offre. Hier, on jetait une corde au dessus d’une branche. Aujourd’hui, on crée un groupe Facebook. Cependant, hier comme aujourd’hui, l’enthousiasme avec lequel ces foules se rassemblent ne doit pas faire oublier qu’elles enfreignent la loi.

Il est souhaitable que Facebook ne se couvre pas de « fruits étranges ».

Article initialement publié sur PsyetGeek.com

Image Flickr : Pereztonella / Vinco / Philippe Leroyer

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  • Ln le 18 janvier 2011 - 10:52 Signaler un abus - Permalink

    Sur la folie de la foule, lire le récit d’une histoire vraie :

    Jean Teulé, Mangez-le si vous voulez, Julliard, 2009

    http://www.liremoi.com/Jean-Teule-Mangez-le-si-vous,224.html

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  • Gaël le 18 janvier 2011 - 11:01 Signaler un abus - Permalink
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  • Thomas le 18 janvier 2011 - 13:29 Signaler un abus - Permalink

    je pense que c’est le pire article que j’ai jamais lu sur OWNI. Autant les foules peuvent devenir dangereuses, c’est un fait. Autant l’axe pris n’hesite pas a affranchir un sujet bien trop souvent oublié. C’est comme si on disait que YSL avait eu raison de faire “La vilaine Lulu”. Il y a des sujets qu’il faut prendre au sérieux malgré la culture populaire….

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  • darbon le 18 janvier 2011 - 14:48 Signaler un abus - Permalink

    L’auteur de l’article devrait prendre contact avec Michèle alliot Marie et Facebook pour lancer une réflexion internationale sur le contrôle numérique des foules.
    Plus sérieusement, fantasmer sur le danger de la foule est un sport ancien qui a justifié en son temps la monarchie absolue, le suffrage censitaire, les dictatures en tout genre et la démocratie représentative. On a tendance à ne retenir que les aspects négatifs de la foule et son action, c’est un biais énorme et il est dommage qu’il soit répété encore et encore…
    La oule est également porteurse de paix, d’enthousiasme, de joie, de sensualité, d’écoute, de révolte légitime. Avoir peur du nombre c’est refusé d’être mis en minorité et de faire des concessions.

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  • darbon le 18 janvier 2011 - 14:51 Signaler un abus - Permalink

    Cet article en fait c’est un peu comme Valls qui rejette les 35h; Le bobo de gauche s’approprie un thème réactionnaire sans s’en rendre compte. Comment voulez-vous qu’il y ait des beaux fruits sans que des fruits pourris existent. Un peu comme l’ombre et la lumière, le yin et le yang. On vit pas dans un monde de cyberfiottes éduquées qui ne disent jamais un mot de travers, aiment tout le monde et misent en permanence sur leur libre arbitre et analyse eclairée…

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  • jeff le 18 janvier 2011 - 14:56 Signaler un abus - Permalink

    Nul effet de foule concernant Laure Manaudou, juste une envie partagée par tous les internautes de sexe masculin de voir sa chatte.

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  • Yann Leroux le 18 janvier 2011 - 15:23 Signaler un abus - Permalink

    @Thomas, je ne comprends pas le parallèle avec YSL

    @darbon, merci du conseil. Cela dit, je n’ai jamais préconisé le “contrôle des foules”. Une foule ne se contrôle pas, elle n’a ni Dieu ni maitre, et elle est capable du pire comme du meilleur (par exemple Charity Waters sur Twitter)

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  • Thomas le 18 janvier 2011 - 16:00 Signaler un abus - Permalink

    Le parallèle n’est pas direct, mais YSL a fait ce livre, “La vilaine Lulu”. Ce livre est vendu dans les rayons “jeunesse” de toutes les bonnes boucheries…pardon…librairies… Mais ce livre est un véritable guide initiatique au culte sataniste. Torture, débauche, enlèvement et meurtres d’enfants, etc…

    Si on en croit la culture populaire, il est “normal” que ce livre soit compris comme une sorte de satire, ou de délire artistique car YSL est un artiste et donc il est “normal” de le vendre dans les rayons jeunesse.

    Dans votre article, vous commencez par dire “On y dénonce une personne que son profil accuserait : on y voit beaucoup d’enfants, il commente les photos de jeunes garçons” puis vous faites un amalgame “Derrière la figure du pédophile honni se profile vite la haine de l’homosexuel.”

    Or si il est maintenant admis que l’ouverture d’esprit est de mise, il faut aussi connaître la limite de ladite “ouverture”…

    Je pourrais parler par exemple des contenus éditoriaux de Vogue France, qui ont largement dépassé les bornes de la décence, mais c’est un autre sujet.

    Dans votre exemple, il est sous-entendu qu’une foule qui dénonce un profil atteignant peut-être une de ces limites fait un amalgame entre pédophilie et homosexualité, ce qui n’a rien a voir et qui, dans la manière dont est tourné votre article, devient protectrice de cette sorte de gens qui pense que les enfants, après tout, peuvent être utilisés comme des objets de perversion.

    Le lien entre les deux, c’est cette sorte de “facilité” de blanchir des gens qui ne devraient par l’être sous le couvert d’une pseudo ouverture d’esprit qui en réalité est juste une autre sorte d’oeillère.

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  • sonny le 18 janvier 2011 - 17:11 Signaler un abus - Permalink

    à yann Leroux : Les foules peuvent etre controlées, et par beaucoups de moyens trés efficcaces . le premier c’est la peur qu’utilisent trés bien notre gouvernement mais aussi nos entreprises ( peur du blame , peur d’etre viré , du placard,) , il y a aussi les medias et la pensée unique , “si vous ne pensez pas comme ça , vous etes un marginal ect ect…

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  • Boubou le 18 janvier 2011 - 17:24 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,
    Je ne comprends pas la dernière phrase : de quelle loi parlez-vous ?. Certainement pas législative, puisque les foules ne st pas interdites de réunion ?.
    S’agit-il de la ‘loi’, en ce cas, plutôt la coutume (ou les habitudes) dûe aux moyens techniques des rassemblements classiques jusque là, cad non virtuels ?. En ce cas, je trouve votre propos moralisateur et régressif.
    S’il s’agit de la fameuse Loi du ‘Père’, j’ai besoin d’explications…
    et je suppose que ‘les fruits étranges’ sont tous les abus, distorsions, effractions potentielles dans le réel de déviances etc…De mon point de vue, pour l’instant, pas plus qu’avec un autre moyen de communication.
    La délinquance classique se saisit toujours des moyens en vigueur pour transgresser, s’exprimer.
    La question alors, serait, est-ce que ces réseaux créent une nouvelle délinquance jusque là inconnue, qui n’existait pas… A voir.
    Pas pour l’instant de mon point de vue.
    Car le lynchage, lui, malheureusement, n’est pas nouveau. Ni la pédophilie. Ni la tromperie, ni les faux-amis comme ds les apéros qui dégénèrent etc…
    Une autre question alors : ces réseaux contribuent-ils à généraliser des pratiques déviantes (qui n’existeraient pas ss ces réseaux FB comme médiateurs), à les banaliser sous couvert d’anonymat comme vs dîtes, à transgresser l’interdit ?. A voir. Je pense qu’il est trop tôt pour le dire. Mais, d’emblée, à voir comment les réseaux de co-optation idéologique fonctionnent dans notre société,pas ds le virtuel, et depuis des siècles, j’aurais tendance à dire, ici encore, non : ces réseaux de cooptation non virtuels peuvent fr autant de mal, peuvent sélectionner des amis, des ennemis (inclure, exclure), éliminer physiquement (ce que ne fait pas le virtuel..)et ont des règles précises de fct, veulent aussi influer sur la vie civile ou tout simplement se regrouper pour s’amuser…
    En effet, la démarche en réseaux et en regroupement n’est pas nouvelle ds l’humanité non plus.
    Le moyen technologique, lui seulement, semble le seul paramètre nouveau : virtuel, pas virtuel. On dirait que pour l’instant, ce moyen numérique ne soit pas un discriminant valide sur une quelconque émergence typique, unique et nouvelle de transgression ou de délinquance (à un stade ultime): mais voulez-vs donc arrêter le progrès technologique ??
    La démarche de travailler sur 2 secteurs différents (psy et internet) est intéressante, et actuelle, mais il faudrait la coupler avec des études en criminologie pour comprendre ce qu’est la délinquance et ses voies de manifestation, ou les déviances potentielles.

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  • Benjamin le 18 janvier 2011 - 18:27 Signaler un abus - Permalink

    Dans l’intro à gauche : “Pour lui, fantasmes et extrémisme ne sont jamais bien loinS (!!).”

    Attention à cette coquille ! :)

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  • ViHel le 19 janvier 2011 - 17:52 Signaler un abus - Permalink

    Étant un geek par nature et un “Facebook addict”, je ne suis pas entièrement d’accord avec tout ce qui est dit ici.

    Il faut, je pense, reconnaitre que certains groupe se forment sur FaceBook exactement de la manière expliqué dans l’article, avec des fois de gros risques de dérives. De la même manière d’ailleurs où l’on peut voir un nombre très important de pétitions en ligne se développer avec des fois des sujets qui ne semblent pas avoir été réfléchis en amont.
    Mais malgré tout ça, dire que personnes ne se manifeste contre le groupe afin de faire prendre conscience de la bêtise des propos tenu serait quand même exagéré. Il m’est arrivé d’intervenir plusieurs fois pour “casser” une chaine ou bien pour reprendre les arguments et montrer leur non-fondé. Il suffit d’une recherche, d’une vérification pour savoir !

    Il est très simple par contre de la part des créateurs de groupe de faire monter la mayonnaise. Si certaines photos ou copies d’écran sorties de leur contexte montre une vérité (faussée) alors de nombreuses personnes suivront. Mais il est important de sensibiliser chacun à la recherche d’informations complémentaires, et le cas échéant, à des valeurs morales communes : La présomption d’innocence, la fin de la peine de mort, etc.

    J’ai eu l’occasion de voir un groupe contre une personne qui avait fait la dissection d’un chien. Le groupe relayait des informations erronées d’une part et certains commentaire réclamaient la torture puis la mort pour cette personne ! Vive l’effet “foule”.

    Sinon, pour clamer mon mécontentement au sujet du passage de l’article concernant les “events” sur facebook, comme “Je l’aime sur…”, la couleur des sous-vêtements ou bien l’image de dessin animé et bien évidemment que ça n’aide pas directement mais ça fait autre chose qui est quand même important : ça augmente la notoriété !!! Pour preuve, le nombre d’articles relatant l’histoire des sous-vêtements ! Ainsi que le nombre de personne l’ayant mis sur leur Facebook.

    Mais Facebook est surtout un outil très riche pour la transmission d’informations ainsi que pour augmenter sa culture (personnellement j’ai découvert de nombreux groupes de musique par exemple, j’ai appris qu’au coin de ma rue le bar organisait des jeux -de société, pas à boire- tout les mardis, etc). La seule chose impérative qu’il faut apprendre pour certains c’est de ne pas croire tout ce qui est dit et d’apprendre à vérifier !

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  • Kamathaz le 21 janvier 2011 - 14:29 Signaler un abus - Permalink

    Comme tous les réseaux sociaux du web, Facebook relaie des informations tenues par une seule personne aussi rapidement qu’une traînée de poudre… Le danger permanent est de savoir rapidement distinguer le vrai du faux.

    Néanmoins, Facebook est -selon moi – avant tout une expansion du “soi” plutôt qu’un réseau axé sur l’effet de groupe. Souvent, ceux qui s’y inscrivent ont certes besoin de faire “comme les autres”, mais ils sont encore plus motivés par le besoin de s’exprimer…

    Bon, allez, un peu de détente sur Facebook quand même, après cet article “virulent” : http://jolindiendanslaville.over-blog.com/article-retrouvez-vos-amis-sur-faceplouc-62575072.html

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  • Yann Leroux le 21 janvier 2011 - 18:49 Signaler un abus - Permalink

    @Thomas

    Dans votre exemple, il est sous-entendu qu’une foule qui dénonce un profil atteignant peut-être une de ces limites fait un amalgame entre pédophilie et homosexualité, ce qui n’a rien a voir et qui, dans la manière dont est tourné votre article, devient protectrice de cette sorte de gens qui pense que les enfants, après tout, peuvent être utilisés comme des objets de perversion.

    l’amalgame pédophilie homosexualité est le fait des personnes qui commentent la fan page.

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  • Yann Leroux le 21 janvier 2011 - 19:01 Signaler un abus - Permalink

    @Boubou
    Je parlais très prosaïquement de la loi de la république. la diffamation et le harcèlement sont interdits et réprimés.

    Ces mouvements de foules numériques ne sont pas le fait de Facebook. On les retrouve sur Usenet, et même sur les premières listes de diffusion. Et même avant le mail. Ils existent donc depuis que des groupes de personnes se rencontrent en ligne. Et effectivement, ils peuvent conduire à faire des choses formidables comme des choses consternantes. Il faut bien comprendre qu’une foule n’a aucun sens moral.

    Les foules sont très difficilement maîtrisables. il n’y a qu’a voir les difficultés qu’ont les forces de police à contrôler une émeute. Pensez aussi à une armée qui se débande. Dans ces cas là, les mots ou l’usage de la force sont vains. Mais je suis d’accord avec vous, Sonny, il y a bien des procédés de contrôle et de surveillance des /masses/ qui sont mis en place. Et le numérique a des prédispositions génétiques pour se prêter aux désirs de surveillance de quelques uns

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