Naypyidaw ou la dictature par l’urbanisme

Sur le conseil d'astrologues, la junte birmane déplace la capitale à Naypyidaw, une ville démesurée et construite sur mesure, au centre du pays. Avec bunkers, militaires, ministères et terrains de golf. Absurde? Découvrez son histoire en infographie.

Le 6 novembre 2005 à 6h37 du matin [en], la junte décide de déplacer la capitale Rangoon à Naypyidaw sur le conseil d’astrologues. Quelques jours plus tard, le 11 novembre 2005, 11 ministères, 11 bataillons et 1100 camions militaires se dirigent vers la nouvelle capitale, au milieu de la jungle à 300 km au nord. Des milliers de fonctionnaires birmans sont obligés, du jour au lendemain, de partir vivre dans cette ville immense et vide, au fin fond de la jungle birmane.

Pierre Cattan, producteur du webdocumentaire Happy World et Maria Concetta Sangrigoli, architecte et urbaniste, vous proposent de découvrir cette ville orwellienne en 6 tableaux.

Un peu d’histoire

Pourquoi transférer la capitale ?

Alors… Pourquoi transférer la capitale ?

Une ville démesurée

Une ville organisée par zones


Illustrations Jérôme Gonçalvès, avec Antoine Errasti
Publié initialement sur le site du webdocumentaire Happy World sous le titre, Naypyidaw parano: quand une junte paranoïaque construit une capitale

Retrouvez notre dossier dictature Birmane sur Owni.fr et en anglais sur Owni.eu

Interview: Happy World, Birmanie la dictature de l’absurde
L’opposition birmane dans le monde et l’application interactive
Birmanie, l’internet dangereusement civilisé

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  • Veig le 22 juin 2011 - 14:27 Signaler un abus - Permalink

    “en partenariat avec la Corée du Nord voisine” ? WTF ?

    Hem, je sais que vu d’ici tous les asiatiques se ressemblent et que Rangoon et Pyong-Yang sont à peu près à la même distance de Paris, mais quand même: les deux capitales sont distantes de 4000km.

    A ce train-là, faudra pas venir se moquer des Américains la prochaine fois qu’ils confondront la Lybie et l’Irak sur une carte… ou qu’ils considéreront que la France est “voisine” de l’Iran.

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  • Kaniass le 23 juin 2011 - 1:52 Signaler un abus - Permalink

    Oui effectivement tu as raison, le raccourci est un peu tiré par les cheveux.
    On peut peut être imaginer que l’auteur parle d’un “voisin politique”….

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  • asselin le 23 juin 2011 - 8:25 Signaler un abus - Permalink

    Quelles conséquences sur l’avenir politique du pays? On peut imaginer que la situation soit de nature a isoler le grain de l’ivraie? Après tout le pouvoir politique peut bien déplacer la capitale, mais Rangoon va subsister, et d’une certaine façon les opposants auront place net… A moins que la junte ne prévoit aussi un quartier special pour réinstaller les opposants, les moines, etc..?

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  • Blabla le 23 juin 2011 - 14:06 Signaler un abus - Permalink

    Je vois une limite à votre présentation (que j’apprécie).

    D’après les informations que vous délivrez Naypyidaw n’est en aucun cas une ville, plutôt un chapelet de bourgs de campagnes de très faibles densités à proximité d’un grands complexe militaire.

    Dans un contexte Asiatique où la campagne est parfois aussi dense que les villes occidentales je ne considère pas Naypyidaw comme une entité urbaine. D’ailleurs l’exposé manque d’informations à ce sujet : s’agit-il d’une entité administrative ? Dans ce cas Naypyidaw est-elle considérée comme une ville, une commune urbaine, une limite administrative spéciale, un complexe militaire ?

    Du coup votre présentation d’une “ville” me semble bizarre : ne serait-il pas plus commode de parler d’un camp militaire important dans lequel se sont vraisemblablement retranchés le pouvoir en place loin des yeux de la population et de ceux de la communauté internationale?

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