Montebourg irradie

Le 27 août 2012

"Le nucléaire est notre avenir"... Radio, télévision et Internet voient fleurir les réactions à cette déclaration d'Arnaud Montebourg. Cette sortie n'est pourtant pas étonnante, le ministre ne faisant que poursuivre ce qu'il avait déjà entamé. Explications.

Dans un entretien sur BFM TV hier soir, Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, était invité pour défendre sa vision de la production française et ses théories sur cette ré-industrialisation. Mais il y a aussi glissé que le nucléaire était une énergie d’avenir.

Provocation pour les écologistes, Noël Mamère en tête, profession de foi en décalage avec la réalité pour Denis Baupin, vice-président (EELV) à l’Assemblée Nationale, Montebourg est pourtant soutenu par Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur.

Sauf que le hasard n’existe pas

Arnaud Montebourg, avocat de formation a débuté sa carrière politique en Saône-et-Loire à la fin des années 90. Alors député de la 6ème circonscription, il devient ensuite en 2008 Président du Conseil Général de Saône-et-Loire. Sur la région Bourgogne, quelques milliers de travailleurs de l’industrie française. Le porte-parole de Ségolène Royal en 2007 sait de quoi il retourne quand on parle d’industrie du nucléaire. Ce qui l’amènera à se prononcer au cours de la campagne de l’ancienne femme de François Hollande pour l’achèvement du chantier de Flammanville. Avec Mâcon, Le Creusot et Saint-Marcel, le pôle nucléaire de Bourgogne est dense et le poids de l’industrie dans l’emploi était de de l’ordre de 20 % en 2008 et selon l’INSEE l’emploi salarié de l’industrie de Saône-et-Loire a perdu 14 200 postes entre 1989 et 2007, dont 12 500 dans le secteur de la fabrication de produits industriels. “Il s’agit là des conséquences des suppressions d’emploi dans le textile (DIM), de la fermeture des activités industrielles de Kodak à Chalon-sur-Saône, des difficultés rencontrées dans la métallurgie (Arcelor), les pneumatiques (Michelin) et les mines”.

Certainement sensibilisé par ses électeurs, Arnaud Montebourg sait aussi que la région Bourgogne compte près de 9 000 salariés du nucléaire, tel qu’estimé par François Sauvadet, ancien ministre de la Fonction publique sous le gouvernement Fillon et président du conseil général de Côte-d’Or. 150 entreprises adhèrent aussi au Pôle nucléaire Bourgogne, rassemblant les industries qui travaillent de près ou de loin avec ou pour l’industrie nucléaire. De quoi les rassurer, un peu.

Semblant surprendre ou choquer les uns et les autres, écologistes ou non, il n’est pourtant pas à sa première déclaration tonitruante sur le sujet. Il est ainsi l’un des rares non-signataires de l’accord PS-EELV.

L’idéalisme du ministre du redressement productif ne s’arrête pas à ce seul bassin-là et, régulièrement, il rencontre les salariés du nucléaire. Par le biais des syndicats. Après l’annonce du plan d’austérité d’Areva mené par Luc Oursel, quelques temps après sa nomination en novembre 2011 et l’accord PS-EELV, il avait reçu la délégation CFDT pour les rassurer sur la ligne de conduite du Parti Socialiste en cas de victoire :

On ne peut pas bazarder une industrie qui marche, surtout quand on a rien pour la remplacer. Il serait irréaliste de fermer des centrales qui ne sont pas en fin de vie et de ne pas poursuivre l’EPR.

Plus récemment, il a co-signé les nouveaux statuts d’Areva avec Pierre Moscovici, ministre de l’économie et Jean-Marc Ayrault, Premier ministre. Pour un renforcement des pouvoirs du conseil de surveillance du groupe — en matière d’acquisition notamment. Les prémices d’une reprise en main de l’industrie nucléaire. Et de sa pérennité.

Les peurs d’Arnaud

Dans son intervention sur BFM TV, Arnaud Montebourg prône un déploiement de la croissance après la rigueur, à contre courant des “politiques austéritaires de l’Europe”. Après quelques prises de position : pour les hydroliennes, contre le gaz de schiste (“Jean-Marc Ayrault a dit que le débat n’était pas tranché. [...] Aujourd’hui telles que les conditions d’exploitation se déroulent [...] il y a un énorme problème environnemental. [...] La fracturation hydraulique fait beaucoup de dégâts.”).

Cette réindustrialisation émerge de ce “besoin de nous protéger”, ce qu’il martèle :

Un pays qui ne produit pas est dans la main de ceux qui produisent. Un pays qui consomme les produits des autres est un pays qui devient dépendant des autres. Un pays qui produit et donne à consommer aux autres devient un pays puissant. C’est le destin de la France, d’être une grande nation industrielle. Elle s’est affaissée, elle doit se redresser.

Alors que la cause anti ou pro nucléaire sort de deux mois de vacances et après une année complète ou presque à avoir défrayé la chronique, pourquoi mettre sur le tapis la question nucléaire ? Rien de plus simple pour le journaliste de BFMTV Olivier Mazerolle, grâce à l’équation du Premier ministre sortie tout droit des archives des différentes interventions ministérielles : 25 milliards pour cause d’exportation insuffisante — 45 milliards imputables à l’énergie. Et pour redresser la France, rien de mieux que de ramener la part déficitaire du commerce extérieur à zéro. Tel est l’objectif du gouvernement.

Pour produire plus, il faut de l’énergie. Est ce que c’est vraiment le moment de réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité en France ?

C’est à ce moment-là que le débat prend un virage qui fait rugir bon nombre d’élus et de personnalités diverses, à commencer par les écologistes. La réponse d’Arnaud Montebourg dépasse ce qu’ils auraient souhaité entendre compte tenu du poids qu’ils estiment peser au sein de gouvernement et dans les bas-côtés :

Nous avons besoin d’énergie — et pas trop chère — et la France a un atout extraordinaire entre ses mains, qui lui a permis de bâtir son industrie [...] c’est une énergie abordable. Et même en Allemagne, les entreprises se retrouvent avec des hausses de coûts. [...] Notre choix [...] est stratégique pour la Nation. Le nucléaire doit être rééquilibré [...] Il y a la quantité, ce qu’on consomme de plus. Nous arrivons quand même à un certain maintien du parc actuel. [...] Pour ma part, je considère que le nucléaire est une filière d’avenir.

Le nucléaire, une filière d’avenir, c’est ce qui a fait tiquer la majorité les spectateurs, ceux convaincus fermement que la catastrophe de Fukushima devrait permettre à la France de comprendre qu’il faut cesser d’utiliser l’énergie nucléaire, à l’instar de l’Allemagne d’Angela Merkel. Pourtant, jamais Arnaud Montebourg n’a fait partie des grands pourfendeurs de l’énergie nucléaire. Supposons un instant que si François Hollande recevait les grands patrons du CAC le 23 août dernier — sans Areva ni EDF — c’est parce que le dossier est dans les mains d’un des défenseurs de l’énergie tant décriée, aux côtés d’un autre fin connaisseur de la problématique, Bernard Cazeneuve, bien présent sur La Hague et ses usines liées au nucléaire.
En fin de journée, en déplacement chez Atol,
il affirmait :

Areva est une des plus belles entreprises nucléaires au monde en exportant deux tiers de ses productions.

Le nucléaire a de beaux jours devant lui. N’en déplaise donc aux écologistes.


Photo par Jyc1 (cc-by) et loltoshopée via ICanHasCheezburger

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  • qwerty le 27 août 2012 - 19:53 Signaler un abus - Permalink

    Je ne sais pas s’il faudrait mieux miser sur la fusion nucléaire.

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    • Sébi le 28 août 2012 - 14:19 Signaler un abus - Permalink

      Iter est un projet censé nous mener à la fusion nucléaire.
      Problème : c’est un projet extrêmement coûteux, un laboratoire expérimental qui ne donnera des petits résultats (insuffisants en comparaison des besoins) qu’à très longue échéance (bien après les effets du pic pétrolier, et très certainement après ceux du pic de l’uranium).
      Pour le prix on ferait mieux de développer massivement les économies d’énergie et les énergies renouvelables, bien moins polluantes et les seules qui nous donneraient l’indépendance énergétique.
      (parce que dire que grâce au nucléaire la France est indépendante énergétiquement est un des trois gros bobards régulièrement brandis)

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  • EdzeronK le 27 août 2012 - 22:23 Signaler un abus - Permalink

    Arnaud Montebourg n’est qu’un élitiste qui brassent du vent, du vent et du vent…
    Ils ne font que continués la politique des bancksters

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  • Quantuum le 28 août 2012 - 2:17 Signaler un abus - Permalink

    Monsieur Montebourg a bien soigneusement recopié les lobbyistes du réseau nucléaire (certes talentueux et bien payés pour, avec des arguments qu’il est effectivement nécessaire de prendre en compte pour en sortir).

    Néanmoins, je doute que ce Monsieur ait suffisamment de connaissances sur (par exemple) : la tectonique des plaques, la vitesse de déplacement du système solaire dans la galaxie, le taux de testostérone de François Hollande le jour de l’élection ainsi que de la fonction de l’ocytocine.

    En résumé : une opinion éclairée.

    Après tout, sa force “rose et verte” qu’il signe à la fin de son texte (sic – les heures les plus sombres du club Dorothée), risque de ne pas être jugée pertinente et plutôt faible en cas d’évacuation de l’hémisphère nord suite à un nouveau et malencontreux séisme au Japon.

    Ciel ! qu’ils sont donc cruels ces amis scientifiques de Gallilée de nous ramener sans cesse à notre inconséquence.(vous connaissez le MOX ?)

    Bonjour à nos enfants, au passage.

    Poincaré, la calculatrice d’Einstein, la guerre de 39-45 nous a contraint à en faire un avantage concurrentiel que De Gaulle a finement développé afin de nous défaire de la main-mise anglo-américaine pour la reconstruction. Aujourd’hui, la filière fournit une partie de l’énergie au fleuron mondial en matière de recherches et d’actions sur le désengagement énergétique qu’est l’Allemagne : tout n’est pas gris chez les clients d’Areva – dont nous sommes et dont nous aurons à terme les retombées positives çàd le modèle à suivre ET à encourager.

    Conclusion : repassez plus tard Monsieur Montebourg avec votre discours partiel, simpliste, clientéliste, et j’en passe, corrigé de quelques précisions.

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  • Arnaud le 28 août 2012 - 9:24 Signaler un abus - Permalink

    Je ne suis ni pour ni contre Montebourg, mais je trouve que la plupart des gens manquent de connaissance quand ils parlent du nucléaire.

    Voici un article entier sur le futur du nucléaire, et pas une seule fois on ne parle de réacteurs au Thorium. Actuellement nous utilisions de l’Uranium comme combustible – on sait ce que ça donne. Le thorium en revanche est 4 fois plus abondant sur Terre (autant que le fer), produit très peu de déchets, qui ne sont radioactifs “que” pendant 100 ans (contrairement aux milliers d’années de l’uranium), et, surprise, il est impossible d’avoir une réaction en chaîne en cas de panne de refroidissement. Les réacteurs sont aussi beaucoup plus petits, ce qui permettrait d’avoir moins de lignes à haute tension car on pourrait les mettre plus prêts des villes (étant sûrs).

    La Chine va finir la construction du premier réacteur de ce type en 2013. L’inde, en 2015 (avec 60 autres de prévus).

    Bref. Je ne sais pas si Montebourg pense à cette technologie quand il parle de l’avenir de la filière (je crois que non, la France semble prendre un retard considérable à ce sujet sur le plan International), mais il serait vraiment bien que cette technologie se fasse connaitre du grand public comme étant une solution viable à nos problèmes énergétiques.

    http://www.forbes.com/sites/williampentland/2011/09/11/is-thorium-the-biggest-energy-breakthrough-since-fire-possibly/

    http://en.wikipedia.org/wiki/Thorium#Thorium_as_a_nuclear_fuel

    http://www.ted.com/themes/peering_into_space.html

    http://energyfromthorium.com/

    @QWERTY:

    La fusion nucléaire est bien plus compliquée que la fission (que ce soit à l’uranium ou au thorium), il faut compter encore environ 50 ans de recherche. Ca sera LA solution définitive à nos problèmes d’énergie, mais elle n’est pas prêtre. Cf. ITER en cours de construction.

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  • Antonin le 28 août 2012 - 9:41 Signaler un abus - Permalink

    Effrayant.

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  • Reventlov le 28 août 2012 - 10:07 Signaler un abus - Permalink

    Le nucléaire est incontestablement une énergie d’avenir, sur laquelle il faut miser. Même si montebourg exprime ses doutes sur le planning du passage de 75% à 50% en nucléaire, il ne me semble pas que ce passage, qui était dans le programme du candidat hollande, soit remis en cause.
    Sinon, on parle beaucoup du fameux accord ps/eelv. Est il public ? Il serait bon, dans ce cas, de le publier.
    Si il n’est pas public, alors tout ça n’est qu’une opération de com de la part d’eelv qui peut alors s’indigner de tout et n’importe quoi.
    Je crois aussi que hollande n’avait pas signé la partie du traité concernant le nucléaire, non ?

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    • Reventlov le 28 août 2012 - 10:19 Signaler un abus - Permalink

      « Le nucléaire, une filière d’avenir, c’est ce qui a fait tiquer la majorité les spectateurs, ceux convaincus fermement que la catastrophe de Fukushima devrait permettre à la France de comprendre qu’il faut cesser d’utiliser l’énergie nucléaire, à l’instar de l’Allemagne d’Angela Merkel. »
      Notons que la production d’électricité en Allemagne repose en grande partie sur le charbon et les énergies fossiles, et sur le nucléaire.
      En 2009, la part du nucléaire était de 23%, celle des énergies fossiles de 61%, et celle du renouvelable, de 19%, dans la production d’électricité.
      Le nucléaire serait donc il pire que le réchauffement climatique, pour eelv ?

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      • Sébi le 28 août 2012 - 14:26 Signaler un abus - Permalink

        Sauf que contrairement aux simplifications généralement constatées, l’Allemagne n’a pas remplacé son énergie nucléaire par les combustibles fossiles. En regardant l’évolution du mix énergétique allemand depuis 20 ans, on constate qu’elle est sortie du nucléaire en augmentant énormément les énergies renouvelables ; en 20 ans, malgré la sortie du nucléaire, elle a quand même diminué de façon significative ses émissions de CO2. Et c’est pas fini.
        En changeant de philosophie, elle se donne les moyens de progresser encore. Tout le contraire de la France, qui en persistant dans le nucléaire à coups de mensonges (énergie bon marché, sûre, indépendance énergétique, etc.), alimente un cercle vicieux dans lequel le nucléaire +paraît+ toujours indispensable : multiplication de maisons au chauffage électrique (une hérésie) qui font qu’à chaque hiver on bat des records de consommation… absorbables uniquement en important de l’électricité des pays limitrophes, produite à partir… du charbon !

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  • jeannot le 28 août 2012 - 14:22 Signaler un abus - Permalink

    Le nucléaire à de l’avenir en France, par tout ce qui est démantèlement et stockage (etc), c’est clair. Ça c’est de la recherche, des brevets, des formations, des emplois industriels.

    Et la recherche et les brevets sur les nouvelles technologies basées sur les énergies renouvelables aussi c’est de l’avenir et des emplois.

    Et nos concurrents l’ont bien compris, eux. Je croyais qu’en France on n’avait pas de pétrole, mais des idées, force m’est de constater que c’est faut.

    Politique à courte vue.

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  • Ex0artefact le 31 août 2012 - 0:15 Signaler un abus - Permalink

    Il existe plusieurs moyen de produire de l’électricité avec le “nucléaire”. On remarque tout d’abord deux grandes branches : la fusion et la fission. La première est de loin la plus intéressante, c’est elle qui régit nos vies puisqu’elle permet au soleil de rayonner, d’alimenter la photosynthèse (et les panneaux solaires), et de permettre les effets de convections atmosphériques par amplitude thermique (d’où le vent). Cependant la technologie pour nous permettre de reproduire ce phénomène de fusion n’est pas maitrisée et ne le sera pas avant (ne soyons pas méchants) quelques décennies. Reste la deuxième branche. Celle-ci ce subdivise en plusieurs petites ramifications. L’une d’elle est très intéressante puisque elle permet de faire d’une pierre deux coups. Elle se base sur l’uranium avec ces différents isotopes (uranium qui, je vous le rappelle, ne se trouve pas dans notre beau pays, mais ailleurs, en Iran par exemple, ou au Canada, chouette indépendance énergétique n’est-ce pas ?) et c’est celle que le monde à choisis. Pourquoi me direz vous ? Malheureusement (ou heureusement, ça dépend du point de vu), ce choix de filière n’est qu’une conséquence, puisque qu’il faut bien l’avoué, c’est bien pour faire la bombe que notre gouvernement avais besoin d’uranium enrichie, tel que La Hague en produit, pas seulement pour nos beaux réacteurs.
    En outre, ce que l’on oublie souvent, c’est l’existence des autres moyens (et des autres éléments radioactifs) qui permettent la fission nucléaire. Ainsi, on peut citer les réacteurs à sels fondus (http://fr.wikipedia.org/wiki/Réacteur_nucléaire_à_sels_fondus) avec lesquels on encourt bien moins de risques de voir le combustible rentrer en fusion puisque qu’il y ait déjà et à une température bien moindre. De plus, le thorium, par exemple, est beaucoup moins rare que l’uranium.

    Donc, si vous avez bien compris, je ne suis pas d’accord avec M. Montebourg, non pas parce qu’il dit que l’énergie nucléaire est une énergie d’avenir, mais parce qu’il soutient ainsi dès intérêts tout autre que ceux de la France, de son indépendance énergétique, et donc de son économie dans ce merveilleux monde hyper-capitaliste.

    Ex0

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