Les prophètes du numérique sur le divan

Alors qu'une partie des médias encense Steve Jobs, mort hier, OWNI vous propose de relire une mise en perspective du personnage par la sociologie économique de Max Weber. Le mythe du génie charismatique en prend un coup.

Dans la liste des évènements qui, cet été, ont secoué la planète – comprenez les classes supérieures urbaines salariées d’Europe et des États-Unis – on peut s’attarder sur l’annonce, tonitruante à une échelle toute médiatique, du retrait de Steve Jobs des affaires et d’Apple. L’homogénéité du torrent de lamentations qui a suivi témoigne en effet de la place particulière acquise par le barbu à col roulé : un pouvoir charismatique qui n’est pas moins destructeur en économie qu’en politique.

Steve Jobs renonce à la présidence d’Apple en précisant bien que « hélas le moment est venu » de reconnaître qu’il n’a plus les capacités d’exercer cette responsabilité. Je n’écris pas ces lignes par obligation mais elles me causent une vraie tristesse que j’ai besoin de partager.
Je ne trouve pas le bonhomme sympathique mais personne n’en a rien à foutre. Je le rappelle ici seulement par honnêteté. Sa parano, sa passion pour les systèmes fermés me choquent. On s’en fout.

Ce bref extrait du billet que le journaliste Francis Pisani consacre sur son blog au départ à la retraite le plus commenté de l’année illustre à lui seul toute la puissance charismatique du personnage de Steve Jobs, et résume, en même temps, la tonalité générale de tous les autres commentaires qui ont pu être faits. En un mot : Steve Jobs est au-dessus de tous – et de nous par la même occasion – et qu’importe ce qu’il ait pu faire, nous lui pardonnerons tout. Steve Jobs a bénéficié, et bénéficie encore, d’une aura particulière qui lui a permis de faire ce qui aurait été inacceptable venant d’autres.

L’intelligence ne fait pas le leader. La construction sociale, si.

Comme tout charisme, celui de Steve Jobs n’a pas besoin de résider dans des capacités exceptionnelles réelles : il suffit que les autres, et plus particulièrement un petit groupe actif rassemblé autour du leader, soient convaincus de l’exceptionnalité de celui-ci. C’est ce que montre Ian Kershaw à propos d’Hitler qui, quand on y pense, n’avait pas grand chose d’objectivement charismatique. Évidemment, comparer quelqu’un, Steve Jobs ou un autre, à Hitler risque toujours d’entraîner les réactions épidermiques de ceux qui ne veulent pas qu’on tire la moindre leçon de ce qu’ils voudraient être une parenthèse historique. Pourtant, ce que nous apprend le parcours d’Hitler, c’est bien que tout charisme est toujours une construction sociale, une croyance qui n’a nul besoin que le leader soit véritablement plus fort que les autres, pas plus qu’un meilleur leader ne sera forcément reconnu comme charismatique.

La magie du charisme de Steve Jobs ne réside pas dans une vision véritablement plus profonde que celle des autres ou de qualités gestionnaires, informatiques ou de leadership qu’il serait le seul à posséder. Cela ne veut pas dire qu’il ne les a pas effectivement – je ne l’ai jamais rencontré, difficile d’en juger – mais que d’autres personnes les avaient et n’ont pas connu la même héroïsation. C’est donc d’abord la façon dont a été mise en récit son parcours, avec ce qu’il faut de légendes, de mystères, de traversées du désert et tout ce qu’il fallait pour respecter un canevas finalement déjà écrit, qui lui a conféré son charisme.

Et celui-ci, loin d’être individuel, ne fait que concentrer un double travail collectif : un travail de production de la légende, entretenu activement tant par Apple que par ses fans, et un travail de production classique, de biens et de services. Steve Jobs n’a pas crée seul l’iPhone, mais sa présence fait disparaître tous les ingénieurs, designers, créatifs et autres commerciaux qui l’ont rendu possible, de la même façon que le chanteur fait disparaître le travail du compositeur ou du parolier dans son interprétation.

Steve Jobs avait donc du charisme. Socialement produit, certes, mais vous serez peut-être tenté de me dire « et alors ? ». Et alors, il se trouve qu’il y a un auteur qui s’est particulièrement intéressé à cette question du charisme, un certain Max Weber. Et il s’est aussi intéressé au capitalisme et à l’économie.

Que nous dit Max Weber sur le charisme ? Beaucoup de chose. Retenons celle-là : le charisme est le mode d’exercice du pouvoir privilégié par les prophètes. La religion fournit une matrice de la domination, politique ou économique. Si le chaman s’appuie sur la tradition et le prêtre sur l’institution, le prophète s’appuie sur l’exceptionnalité qu’on lui prête – d’où l’importance, par exemple, des miracles (pas de la magie : la magie est une technique de chaman qui respecte des règles anciennes, les miracles sont quelque chose qui n’appartient qu’au prophète).

À la fois à cause de cela et en conséquence de cela, le prophète est celui qui bouleverse l’ordre ancien : il nous dit “ce qui a été est terminé, table rase de tout ça, maintenant les choses seront différentes”. Jésus Christ n’a pas fait autre chose. Calvin, qui n’est pas un prophète au sens religieux mais au sens sociologique, aussi.

Capitalisme = accumulation = profits + investissements

Bouleverser l’ordre ancien : c’est ce qui était nécessaire à la naissance du capitalisme. Pendant des siècles, les hommes ont travaillé et ont parfois dégagé un surplus, que l’on appellerait profit. Lorsque c’était le cas, soit ils l’épargnaient en prévision de jours moins heureux, soit ils le consommaient de façon rituelle et festive. Et puis certains se sont mis à utiliser ce profit pour le réinvestir dans leur entreprise. Et ils ont cherché un profit encore plus grand. Non pas pour le consommer, mais pour le réinvestir, et en obtenir un encore plus grand encore. Et ainsi de suite. L’accumulation donc : le capitalisme. Ce qui a permis cette transformation, c’est la force prophétique de la Réforme calviniste : c’est elle qui en imposant l’idée de pré-destination a pu convaincre des hommes de changer radicalement le comportement.

Quel rapport avec Steve Jobs ? A bien des points de vue, Steve Jobs a aussi contribué à balayer l’ordre ancien pour imposer des règles nouvelles. Et il ne l’aura jamais autant fait qu’à la période où son charisme a été le plus reconnu. Faire basculer massivement les individus dans des systèmes fermés alors qu’ils utilisaient jusqu’alors des systèmes ouverts, mettant à bas le plus gros de l’idéologie libertaire qui avaient présidé à la création et au développement d’Internet : voilà, sans doute, le plus grand héritage de Jobs. Il fallait une légitimité charismatique pour faire accepter l’idée que l’on allait rentrer dans un système où une entreprise pourrait exercer sa propre censure – Apple ne veut pas de pornographie sur ses appareils, mais autorise ça (retiré seulement du marché français…). Il fallait la légitimité charismatique pour imposer un accès à la presse et aux livres pour le moins discutable.

Apple a très largement redéfini les règles du jeu économique. Mais elle ne l’a pas fait à cause de sa taille, encore moins à cause de l’efficacité de ses propositions qui auraient été dûment sélectionnées par une main invisible infaillible. Elle a pu le faire grâce à la construction charismatique de son leader. De façon classique, elle est aujourd’hui confronté à la question de la routinisation du charisme : comment transformer le pouvoir et la légitimité pour qu’ils puissent vivre sans le leader ?

Mais qu’importe finalement ce que deviendra Apple. Les changements insufflés dans les façons de penser, les conceptions de l’économie et du web, les relations entre les différents acteurs – internautes et entreprises surtout – ont plus de chances de survivre que la boîte elle-même. Le capitalisme a finit par vivre sans le protestantisme : il est devenu indépendant, et s’est imposé à tous sans avoir besoin du support charismatique qui l’a engendré. Il y a fort à parier que la fermeture des systèmes informatiques survivra à Steve Jobs et même à Apple. Pas sûr que ce soit une bonne nouvelle.

Ce que nous apprend cette histoire, c’est qu’en économie comme en politique, la force de la légitimité charismatique, la puissance du prophète, est sans doute la seule à même de rebattre les cartes. Le capitalisme évolue sans doute moins au rythme des contraintes et des découvertes techniques, des goulots d’étranglements et des nouveaux marchés, des variations du stock de capital et de celles des marchés financiers qu’à celui de ses propres prophètes et de ses ennemis.

On peut s’amuser à les repérer dans le paysage actuel : là, certains en appellent à la “moralisation”, ici, d’autres veulent plus encore de libéralisation, un peu plus loin certains en appellent à la “démondialisation” tandis que les autres veulent mondialiser plus, et un peu partout on promet le développement durable, l’économie verte ou post-carbone, ou encore la décroissance… (la liste n’est pas exhaustive). Et comme tous les prophètes, on passe souvent plus de temps à s’engueuler avec ses amis pour savoir lequel est le plus béni qu’à lutter effectivement contre ses adversaires. Qu’est-ce qui permettra aux uns ou aux autres de gagner ? La réponse réside sans doute dans les conditions d’apparition d’une légitimité charismatique. Mais ça, c’est une autre histoire.

Illustration Flickr CC PaternitéPas d'utilisation commerciale Kominyetska et Paternité bfishadow

Billet initialement publié sur Une heure de peine sous le titre Steve Jobs, sur le charisme en économie

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  • david le 19 septembre 2011 - 8:29 Signaler un abus - Permalink

    point goodwin atteint en moins d’une minute de lecture

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  • Une heure de peine le 19 septembre 2011 - 8:46 Signaler un abus - Permalink

    Lisez plus d’une minute, ça vous fera du bien.

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  • Adam le 19 septembre 2011 - 9:04 Signaler un abus - Permalink

    Ah ok.
    Très mal construit cet article.

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  • 2goldfish le 19 septembre 2011 - 9:38 Signaler un abus - Permalink

    Très bon article, je tenais à l’écrire parce qu’il va certainement se faire encore plus troller que sur son blog d’origine. Toutes les comparaisons à Hitler ne sont pas inutiles, même si elles choquent.

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  • steph le 19 septembre 2011 - 10:27 Signaler un abus - Permalink

    L’ère du temps est à l’idéologie individualiste, oubliant par-là même les liens qui unissent les Hommes entre eux. La glorification de personnages emblématiques comme Jobs tient aussi de la nature de cette idéologie. Ce que devient un Homme n’est considéré que par l’angle de ses compétences, de ses capacités propres. Si nous analysions les situations d’un individu en tenant compte de toutes les interactions ayant autorisé l’émergence d’un Jobs, c’est tout un groupe qui devrait être valorisé. Comme écrivait Proudhon, il y a dans le groupe quelque chose de plus, une “propriété” supplémentaire, que la sommation simple de la capacités des individus qui le compose ne pourra jamais tenir compte…

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  • Snowclic le 19 septembre 2011 - 11:54 Signaler un abus - Permalink

    Merci pour cet article qui contribue à l’entretien de ce “charisme”. A aucun moment donné, vous vous êtes demandé si le succès du système “fermé” (on peut en discuter plus longtemps que cet article) ne venait pas aussi, au moins en partie, de la qualité des produits, de leur combinaison, de leur intégration, comparé à l’immense montagne de trucs merdiques que font les autres?… Je veux dire, objectivement, un iPod est mieux conçu de bas en haut, que ses concurrents. Ça se voit, et au bout du compte, ça s’achète forcément plus souvent… Après, la part de Jobs là-dedans dépend certainement de ce qu’on veut bien voir.

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  • Snowclic le 19 septembre 2011 - 11:57 Signaler un abus - Permalink

    P.S. Le succès attire aussi les jugements à l’emporte-pièce. Juger la qualité de l’AppStore et de ses 450 000 applications juste parce que ici ou là, une appli n’aurait effectivement jamais dû être acceptée (comme l’appli juif-pas-juif liée dans l’article), c’est un peu facile. C’est comme les écrans qui “explosent”, ou autre articles tabloid. Au moins, ils ont mis en place un système où il y a un éditeur d’apps. Au lieu de critiquer bêtement, parlez plutôt d’une évolution majeure qui serait bienvenue: la possibilité de développer officiellement d’autres appstores.

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  • Une heure de peine le 19 septembre 2011 - 12:06 Signaler un abus - Permalink

    @snowclic : oui, vous avez raison, le succès d’un produit ne repose que sur ces qualités objectives et rien d’autres. On se demande bien pourquoi on s’embête à faire de la pub. On se demande bien pourquoi il y a des 4×4 en ville.
    Quant à l’AppStore, je parle de la possibilité d’organiser sa propre censure. Lisez attentivement.

    @2goldfish : merci. En effet, l’attaque des fanboys ne s’est pas fait attendre. J’espère qu’à un moment donné, les commentaires dévieront vers la question du charisme en économie plutôt que sur celle de savoir si l’Ipod, c’est trop lol.

    @steph : c’est ce que disait aussi Durkheim et, d’une façon générale, toute la sociologie. Merci pour ce commentaire qui porte sur le vrai enjeu de l’article.

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  • NedL le 19 septembre 2011 - 12:06 Signaler un abus - Permalink

    Intrigué par l’article, je sors de la lecture un peu déçu. Je trouve l’ambition intéressante & salvatrice : parler de construction sociale du charisme aujourd’hui, sortir quelques notions sociologiques de leurs armoires un peu poussiéreuses… Mais au final ça donne l’impression d’une leçon trop vite apprise et replaquée sans réelle analyse critique à la fois de la situation actuelle et de ces écrits(kershaw, weber)

    - Effectivement, la référence à Hitler (via Kershaw), bien que tout à fait approprié qd on parle de charisme, est rédhibitoire dans le milieu du net (en particulier si on ne connait pas les écrits de Kershaw et les réflexions sur le charisme) : Godwin. C’était couru d’avance, un autre exemple aurait permis d’éviter ce piège…

    - En lisant on a un peu l’impression que c’est S. Jobs qui a inventé la “fermeture des systèmes informatiques” … ?! et qu’avant l’ipod et le MacBook l’informatique était un univers strictement libertaire qu’il aurait à lui seul perverti… ?! C’est un peu rapide. Si il a pu mettre en place le system de fermetur qui est le sien, c’est sans doute aussi parce qu’il a pris des parts de marché à Windobe qui avait déjà bien balisé le chemin en la matière… ils n’ont pas été trop dépaysé…
    …Peut être même que c’était le seul moyen pour les faire migrer : dans un nouvel espace qui leur semble si inconnu nouveau trouble, il faut qu’ils y descendent en cage, comme lorsque certains descendent voir des requins blancs hyper à cran… Apple à juste rendu la cage plus confortable “design”etc. ?

    - Un peu rapide aussi la puissance prêtée au seul protestantisme dans la “transformation du capitalisme”. C’est à mon avis une lecture un peu simpliste de Weber. Lui-même était d’ailleurs plutôt prudent. On ne peut pas résumer ça par l’unique performativité prétendue d’une doctrine …

    - Enfin et peut être surtout, un petit goût d’inachevé car l’auteur parle de ce charisme construit socialement mais ne dit rien finalement sur la manière dont elle s’est, en pratique, construite. Pourquoi lui, comment etc…On aurait aimé avoir plus de “biscuits” ;-)

    Si il a pu avoir une certaine forme d’impunité/respect c’est qu’il est parvenu me semble-t-il à “tenir en respect” les financiers (avec des coups commerciaux) / les relais d’opinions puis le public (avec ses produits et design “révolutionnaires”) / mais également (et peut être surtout…) les historiques du web dont il fait parti et avec qui il a partagé un certain nombre d’expériences, de croyances, de philosphie etc… Même si il a été critiqué par ces derniers il est tout de même parvenu à bénéficier d’une certaine forme de légitimité du milieu, et il est devenu pour le quidam l’homme “au coeur de la matrice du cyberespace” qui peut prédire le futur des usages parce qu’il a traversé l’histoire du net, “il en vient”.
    (A questionner aussi peut-être les liens, relations et transmissions (ou non) entre pionniers et digital natives…)

    Il n’est pas le seul “dinosaure du net”, il existe bien d’autres pionniers mais ils ne sont pas si nombreux ceux qui sont parvenus à en faire un commerce aussi florissant.

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  • Georges S le 19 septembre 2011 - 12:11 Signaler un abus - Permalink

    Article intéressant sur les rappels de Max Weber et du charisme. Pourtant je ne suis pas sur de comprendre cette phrase d’intro “un pouvoir charismatique qui n’est pas moins destructeur en économie qu’en politique” qui a l’air de présenter le charisme comme nécessairement négatif.

    Oui c’est une construction sociale. C’est bien expliqué. Mais il n’en est pas moins réel.

    Le charisme nécessairement destructeur? Quid de Gandhi, MLK…? Le charisme n’est-il pas un moyen du leadership; tout dépend de où il mène et là chacun a des opinions différentes. Non?

    Bien à vous.

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  • Une heure de peine le 19 septembre 2011 - 12:17 Signaler un abus - Permalink

    @NedL : merci pour votre commentaire. A beaucoup de vos remarques, je ne peux que répondre : “format blog”. Sauf à faire un post si long que personne ne le lirait, je ne pouvais pas réintroduire tout un historique du web ou toutes les questions sur le protestantisme et le capitalisme (préciser quel protestantisme, à quelle condition, pour quelles raisons, etc.). Sur Kershaw et Hitler, c’est volontaire : si cela oblige quelques faux-geeks à se poser des questions plutôt qu’à sortir leur traditionnel “point godwin” qui leur donne l’impression d’être des génies, ce sera déjà ça.
    Quant à la construction du charisme, je pensais la fin assez claire : ce sera pour une prochaine fois, un prochain billet.

    @Georges S. : comme indiqué dans l’article, le pouvoir du prophète est toujours de détruire (ou au moins de remettre sérieusement en cause) l’ordre ancien (en commençant par le transformer en “ancien”). Gandhi ou Luther King n’ont pas fait autre chose. D’où l’idée que le charisme est toujours destructeur. Mais la destruction, ce n’est pas forcément mauvais.

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  • Helmond le 19 septembre 2011 - 12:27 Signaler un abus - Permalink

    @David : on n’atteint pas le point Godwin, on en gagne. Il s’agit d’une compétition ultra secrète entre maîtres de l’internet.

    @Une Heure de Peine : il s’agit, à n’en point douter, d’un bon article. J’ai même ressenti un peu de honte lorsque tu déclares : “Faire basculer massivement les individus dans des systèmes fermés alors qu’ils utilisaient jusqu’alors des systèmes ouverts, mettant à bas le plus gros de l’idéologie libertaire qui avaient présidé à la création et au développement d’Internet : voilà, sans doute, le plus grand héritage de Jobs.” Parce que, bon, depuis peu, j’ai un Macbook…

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  • Snowclic le 19 septembre 2011 - 12:29 Signaler un abus - Permalink

    @UNE HEURE DE PEINE Vous avez raison le succès d’un produit ne repose QUE sur la pub. Le centre-ville ne contient QUE des 4×4… On va pas s’en sortir avec ces raccourcis. Tout n’est pas que construction, malgré ce que “toute la sociologie” (si cette expression a un sens) peut dire. Et donc le vrai enjeu (s’il y en a un) de l’article, c’est?… Etre cultivé ne doit pas non plus faire oublier une certaine de réalité factuelle (je sais, je sais, déconstructiviste dans l’âme vous allez me rire au nez).

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  • Une heure de peine le 19 septembre 2011 - 12:35 Signaler un abus - Permalink

    @Helmond : Merci. Vous savez, j’ai un Iphone. Nous sommes tous complices.
    @Snowclic : Puisque vous reconnaissez qu’il n’y a pas que les qualités objectives d’un appareil qui explique son succès, je ne comprends pas pourquoi vous les opposer comme une explication contradictoire et non complémentaire avec ce que je raconte dans le billet. C’est bien de demander à l’adversaire d’être nuancé, c’est mieux de l’être soi-même. Quant au vrai enjeu du billet… Je sais pas, lisez la fin, vous me direz.

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  • remy le 19 septembre 2011 - 18:20 Signaler un abus - Permalink

    Votre article reprends ( peut être involontairement ) tout les ingrédients de la recette miracle que tout les directeurs marketing rêvent d’être capable de mettre en place dans leur société.

    La marketing n’a pour d’autre fonction ( a son stade le plus avancé ) que d’inculquer un amour inconditionnel d’une marque de façon pernicieuse et durable dans la tete du consommateur.

    Le jour ou vos consommateurs dénigrent systématiquement les solutions concurrentes , et sont incapable de la moindre auto critique, alors vos avez atteint le “saint graal” ce qui en d’autre terme constitue un lavage d’une toute petite zone de votre cerveau empêchant toute pensé objective et donc réaliste.

    Dans une certaines mesure on peut effectivement faire le parallèle avec Hitler , une secte , ou même dans certains cas un club sportif ( OL , OM , PSG etc ) l’idée c’est que des gens puissent avoir inconsciemment la certitude d’être devenu quelqu’un d’autre , de faire partie d’une élite , ou au moins avoir la certitude d’être dans le ” bon” , le paroxysme est atteint lorsque on ressent le besoin de “protéger” le créateur , le gourou ou le leader.

    C’est un peu le problème des sociétés occidentales en mal de valeurs , on se raccroche a ce qu on ne demande d’être, mais sans en avoir conscience.

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  • Fand le 19 septembre 2011 - 19:06 Signaler un abus - Permalink

    Je rejoins l’idée de plusieurs précédents commentaires :
    le sujet est intéressant, tout comme la malheureusement trop rapide piqûre de rappel sociologique, mais vous n’allez hélas pas trop loin dans votre argumentation, et cet article donne l’impression d’être bâclé.
    Vous dîtes : format blog. Pourquoi, si vous tenez vraiment à faire des articles courts, ne pas publier un corpus de plusieurs billets sur le sujet traitant chaque point d’argumentation ? Il faudrait un peu plus “d’une heure de peine” pour produire un article sur un sujet si vaste, suffisamment argumenté.

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  • 2goldfish le 19 septembre 2011 - 19:21 Signaler un abus - Permalink

    @fand : écrivez le donc, cet article complet, s’il vous manque tant. L’auteur n’a pas été payé pour le temps qu’il a passé à écrire cet article, et il a surement d’autres choses à faire. La moindre des choses, avant de lui en demander plus, c’est de le remercier pour ce qu’il a déjà fait plutôt que de lui reprocher ce qu’il n’a pas fait.

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  • steph le 20 septembre 2011 - 11:14 Signaler un abus - Permalink

    En lisant les commentaires de snowclic m’est venu un point de détail concernant Apple avec lequel j’ai toujours eu des difficultés (une névrose de plus sans doute) : celui du signe d’appartenance sociale. Cela vient conforter l’idée générale de construction sociale du leader. Quoi de mieux pour la bourgeoisie que de glorifier un type qui vous fait des produits qui sont inaccessibles au peuple crasse, et pas seulement à cause du prix de ces produits, mais aussi à cause des habitus de classe. L’entre-soi est un facteur de solidarité de classe, séparant le bon du mauvais, le beau du moche. Apple véhicule une image d’esthétisme et d’élitisme culturel propre à la bonne société : la bourgeoisie donc. Pas étonnant que cette classe ait fait émerger une légende, correspondant ainsi à sa propre vision du monde et à ses valeurs. Et là où cela devient intéressant, c’est qu’économiquement parlant, c’est plutôt bien joué puisqu’aujourd’hui les classes moyennes se mettent à acheter ces artefacts pour se rapprocher d’une classe par mimétisme consumériste, (pour mieux oublier sa propre condition ?) classe qui pourtant les abhorre.

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  • gbouille le 20 septembre 2011 - 13:41 Signaler un abus - Permalink

    “Faire basculer massivement les individus dans des systèmes fermés alors qu’ils utilisaient jusqu’alors des systèmes ouverts”
    Il manque quand même des petites précisions. J’aimerai bien savoir quels sont les “systèmes ouverts d’autrefois”, ensuite si on fait référence à l’informatique “traditionnel” de l’avant “iphone/apple”, elle était tout sauf ouvert, c’est juste qu’elle n’était pas fermé sur les points abordés et traités par Apple (porno etc…).

    Ensuite je ne pense pas plutôt que le problème vient de la mentalité des utilisateurs et non pas de la force de persuasion de quiconque.
    “Si j’ai un téléphone tout beau qui fonctionne, quelques soit la marque, je m’enfou des restrictions de liberté qui ne me touche pas directement” (pour résumer la mentalité des utilisateurs).

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  • Kurozato le 22 septembre 2011 - 4:42 Signaler un abus - Permalink

    “Ce que nous apprend cette histoire, c’est qu’en économie comme en politique, la force de la légitimité charismatique, la puissance du prophète, est sans doute la seule à même de rebattre les cartes.”

    Cette histoire ne me semble pourtant pas de portee generale (Est-ce que les reseaux sociaux ont eu besoin d’un “prophete”? Est-ce que le telephone portable en a eu besoin?). Qui plus est, la plupart des acheteurs des produits d’Apple se battent probablement le coquillard de Steve Jobs et de son charisme ou prophetisme (si meme ils connaissent son existence).

    Le mythe que l’humanite a besoin de meneurs et ne doit imaginer son salut que dans l’avenement d’hommes providentiels sert essentiellement a legitimer la domination et les structures sociales hierarchiques.

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  • Une heure de peine le 22 septembre 2011 - 8:46 Signaler un abus - Permalink

    @fand : si vous allez sur le blog, vous trouverez une série de billets sur le capitalisme. C’est une réflexion au long court, à partir d’objets, d’exemples, et d’approches différentes. Un blog est ce qu’il est : un bloc-note. Ce n’est pas le lieu d’écriture d’un article scientifique, encore moins d’une thèse. Prenez-le pour ce qu’il est.
    @gbouille : la question est comment s’est construite cette mentalité. La force prophétique pour faire rentrer dans le monde de l’informatique un grand nombre de personnes qui s’autoproclament geeks parce qu’elles ont un compte facebook n’est peut-être pas neutre là-dedans. Elle a pu réduire l’autorité d’autres forces de modelage de cette “mentalité”.
    @Kurozato : il y a une différence entre proposer un nouveau produit et ré-écrire les règles du jeu et redistribuer le pouvoir entre différents acteurs…
    @Steph : idée intéressante. Le pouvoir charismatique est aussi celui d’un groupe, bien situé dans une hiérarchie classante.
    @remy : je peux être d’accord avec le début, plus difficilement avec le fait que ce serait une conséquence de la “crise des valeurs”.

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  • passant le 6 octobre 2011 - 11:15 Signaler un abus - Permalink

    Steve Jobs a aussi contribué à balayer l’ordre ancien pour imposer des règles nouvelles. Et il ne l’aura jamais autant fait qu’à la période où son charisme a été le plus reconnu. Faire basculer massivement les individus dans des systèmes fermés alors qu’ils utilisaient jusqu’alors des systèmes ouverts

    Ceci est complètement faux. De quel système ouvert parlez-vous? Les DRM n’ont pas attendus Apple pour exister et les mésaventure de sony (diffusion massive de virus) montrent que d’autres ont tenté l’aventure. Si vous parlez de Windows ce serait une grave erreur et si vous faites allusion à Linux son utilisation en tant que station de travail est anecdotique et les terminaux embarqués sont autant fermés que du matériel Apple.

    Les théories sur le charisme sont intéressantes mais il ne faut pas tout faire entrer dedans sous prétexte que cela fait un “bon” article analytique. Apple parvient à imposer pas mal de chose car elle propose un écosystème cohérent contrairement aux autres acteurs. Les éditeurs de presses ont tentés l’aventure (avec des espoirs de gains) et certains s’en vont car ils ne sont pas satisfaits du retour sur investissement. Point de charisme, une simple logique économique.

    Article au potentiel intéressant mais l’empressement de sa rédaction laisse plutôt une impression de melting-pot rapide de théories sociologiques mobilisées pour donner une certaine légitimité aux propos.

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  • Une heure de peine le 6 octobre 2011 - 16:16 Signaler un abus - Permalink

    @passant : votre commentaire s’ajoute à la longue liste de ceux qui essayent d’expliquer que si Apple a du succès, c’est parce que leurs produits sont shoubidou. Cela n’explique pas grand chose. Il y a beaucoup de gens qui trouvent les interfaces des produits Apple – cette fameuse “expérience utilisateur” – peu pratique, pesante et absolument pas intuitive. Mais l’incroyable charisme dont bénéficie la firme, en partie grâce à son leader, permet d’interpréter cela comme une défaillance chez l’utilisateur plutôt que dans le produit…

    Quant aux transformations économiques qu’Apple a mis en place – outre que votre commentaire, comme les autres, se perd à essayer de dire à la fois qu’il n’y a pas eu tant de transformations mais qu’en fait si quand même parce que c’est trop bien – si d’autres entreprises ont tenté de lancer des systèmes proches de ceux d’Apple, il revient à cette dernière de les avoir imposé et légitimé.

    Quant à la “simple logique économique”, cela n’existe pas. Tout “logique économique” se mêle d’autres considérations, surtout dans une situation d’incertitudes.

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  • Mobydick le 6 octobre 2011 - 16:17 Signaler un abus - Permalink

    On peut toujours reprendre des lieux communs de constructivisme social ou adhérer à la théorie de Weber, il n’en reste pas moins qu’il faut expliquer pourquoi dans CE cas particulier, Steve Jobs, il s’est passé quelque chose. Cette singularité là peut être labellisée charismatique sans doute, on peut constater sa puissance y compris pour faire passer des modèles d’affaires qui vont contre le bien commun, sans doute aussi, on ne peut cependant éviter de se dire qu’il a réussi à faire tenir non seulement son image, non seulement sa compagnie, mais surtout ses produits et à les faire aimer. Ayant longtemps vécu au quotidien avec les innovateurs et développeurs de tous poils, je peux vous dire que seulement certaines personnes sont porteuses de cet élan qui entraine derrière elles et qui les dépasse elles-mêmes, qui donne une vision. Mais elles sont rares. Si l’on écoute le discours de Standford de Jobs, que l’on pourra évidemment considérer comme une fabrication digne du meilleur storytelling, on comprend qu’il a su faire de tous ses handicaps et échecs un atout, et qu’il avait cet élan qu’on nomme Désir et surtout qu’il a su s’y tenir ou tout au moins le suivre et le reconnaitre à temps. Et c’est cette énergie là qui passe dans ses produits, certes produit collectif mais collectif aussi sélectionné pour des qualités similaires. Lorsque pour le macintosh il réinvente les interfaces graphiques (déjà créées ailleurs chez Xerox), il repense en même temps toute la fabrication, toute la chaine pour aboutir à cette intégration qui a toujours fait la force des produits Apple (que j’ai abandonnés depuis à cause de leur coût et de leur fermeture mais qui sont cependant des avancées remarquables et qui fixent le cap). Lorsque chacun des choix techniques est irrigué par cet élan créatif (qui vient de très loin) , cela se sent. C’est autre chose que le charisme mais ça a en effet un rapport, parce que depuis une place singulière il parvient à toucher juste sur des attentes que l’utilisateur ne se savait pas avoir avant ;-) Parce que ce n’est pas du marketing de bas étage et de la manipulation, parce que ce sont des rayons d’imitation aurait dit Tarde c”est à dire d’influence qui se transmettent à travers tout un tas de signes et d’attentions aux détails. C’est ce lien entre une vision irriguée par une vision et par un désir et les choix techniques les plus fins qui se sent pour l’expérience utilisateur comme on dit. Combien de fois, malgré nos élans, sommes nous prêts à faire des compromis et des choses un peu médiocres? A chaque fois, nous renonçons à notre désir, pour des impératifs de sécurité, de conformité, tous très justifiés, mais au bout du compte, ce que nous avons produit restera médiocre et ne sera pas aimé non plus. Admettons que Jobs a fait mieux sur ce plan.

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  • Une heure de peine le 6 octobre 2011 - 16:23 Signaler un abus - Permalink

    @Mobydick : ok, Steve Jobs avait le désir qui brûle, il voguait sur les ailes de la lumière, refusant tout compromis, toujours animé par cette lumière au fond des yeux, tel un messie descendu parmi les hommes.

    A part ça, rien à voir avec le charisme. Ok.

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  • Mobydick le 6 octobre 2011 - 16:29 Signaler un abus - Permalink

    j’ai précisément reconnu que ça avait quelque chose à voir mais que ça devait être analysé plus précisément dans le contexte d’un producteur de technologies innovantes. Un débat ne justifie pas ce ton méprisant. Apparemment, ce n’est pas la créativité ni la simple curiosité qui risquent de vous étouffer. Grand bien vous fasse, continuez à réciter vos leçons.

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  • Une heure de peine le 6 octobre 2011 - 16:41 Signaler un abus - Permalink

    @Mobydick : excusez le ton (plus ironique que méprisant, surtout lorsque votre commentaire commence par le label “lieux communs” peu amène, ne vous en déplaisent), mais les hagiographies s’accumulent dans les commentaires, et la réponse que je peux y faire est dans le billet : Steve Jobs avait peut-être des qualités réelles, mais cela ne suffit pas et n’explique pas grand chose.

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  • Mobydick le 6 octobre 2011 - 16:57 Signaler un abus - Permalink

    excusez en effet l’expression lieux communs qui peut paraitre méprisante. Cela dit, mes remarques visent surtout des tentatives tellement courantes d’écraser les singularités des situations et des phénomènes sur une grande cause ( des logiques sociales macro) ou une grande catégorie, ici le charisme (admettons mais tentons de le spécifier). Rien n’interdit de reconnaitre la différence particulière faite par l’équation personnelle d’un individu, sans pour autant prétendre qu’elle la cause de tout, car ça n’aurait aucun intérêt. Ce qu’il faut expliquer ici, c’est pourquoi ces produits fascinent quand même, même ceux qui critiquent Apple (moi je m’en suis débarrassé mais je reconnais cette fascination et cette certitude en voyant l’Iphone d’avoir affaire à une révolution technique importante, alors même que dès que j’ai commencé à l’utiliser, iTunes m’a profondément énervé). Il y a donc quelque chose qui passe et ce n’est pas le génie du marketing, l’entourloupe des discours de guru ou le souci de la distinction à tout prix qui suffisent en la matière.

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  • Xqua le 6 octobre 2011 - 18:33 Signaler un abus - Permalink

    Ok pour l’analyse, mais ce qu n’est pas dit et que je trouve dommage c’est que les prophetes peuvent aussi apporter de grande chose !
    Et les debut d’Apple par exemple ont permis de nombreuse revolution technologique !
    Alors certe Steve Jobs n’est pas le “Createur” (mais tout le monde le sais enfin j’espere …) Mais il faut lui reconnaitre un certain genie marketting !
    Et des deviances aussi !

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  • Cédric le 6 octobre 2011 - 18:43 Signaler un abus - Permalink

    Lire plus d’une minute est un vrai calvaire. L’article est mal construit et on à du mal à voir ou veut en venir l’auteur.

    Steve Jobs n’est pas la réincarnation de Jésus Christ ? Merci pour le scoop.
    Le charisme de Steve Jobs procède des mêmes mécanismes que ceux d’Adolfa Hitler ? C’est bourbeux et ça ne démontre rien.

    Il reste quoi ?
    Steve Jobs était un capitaliste ? Bouh ! que c’est pas bien c’est pas bien ça. Il aurait mieux fait de faire une révolution à Cuba et de fumer des cigares, ça aurait été beaucoup plus sexy.

    Steve Jobs le créateur des systèmes fermés ? Quelle vaste blague. Evidemment que les systèmes fermés existeront après lui, puis qu’ils existaient avant lui.

    Bref, bien tenté de se positionner à contre courant de la vague de sympathie qui accompagne la mort de Steve Jobs pour attirer l’attention sur soi. C’est réussi, puis que votre article tourne sur Facebook.
    Malheureusement, la seule impression que laisse sa lecture est celle d’avoir perdu son temps.

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  • Une heure de peine le 6 octobre 2011 - 18:53 Signaler un abus - Permalink

    @Cédric : ce qui est un vrai calvaire, c’est de lire le commentaire de quelqu’un qui n’a pas pris la peine de regarder la date de publication du billet. Cela vous aurait permis de vous rendre compte qu’il a été écrit avant la mort de Steve Jobs…

    Quant au reste de vos remarques, je ne sais pas, faites un effort : le texte ne reproche pas à Steve Jobs d’être capitaliste, c’est vous qui y balancez vos fantasmes maccarthystes. Est-il possible de dire que Steve Jobs a modifié le capitalisme sans que cela soit perçu comme une critique ?

    La comparaison avec Hitler ? La repousser est un réflexe de pseudo-geek qui a vaguement entendu parler du point Godwin. Je n’ai pas écrit que Steve Jobs était la ré-incarnation d’Hitler, simplement que leur charisme était, pour l’un comme pour l’autre, des constructions sociales. Montrez-moi que c’est faux plutôt que de jouer au mauvais objecteur de conscience.

    Quant aux systèmes fermés, vous êtes le énième commentateur à vous exciter là-dessus faute de lire le billet : oui, Apple n’a pas inventé les systèmes fermés. Mais c’est cette entreprise qui les a imposé et légitimé.

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  • Glav le 7 octobre 2011 - 0:52 Signaler un abus - Permalink

    J’aime beaucoup cet article, je l’ai sauvegardé sur mon disque pour quand internet sera détruit par une attaque de zombies.

    @tous : les PC (même avec windows dessus), c’est bel et bien ce qui a précédé Steve Jobs (pas Apple. Apple date de très longtemps, mais avant 2007 tout le monde s’en foutait et le grand public ne savait même pas le nom du PDG).
    Et PC, c’est bel et bien ouvert, ce qui veut dire :

    1. physiquement, on peut l’ouvrir et changer ce qu’on veut dans la tour, il suffit de pousser le couvercle sur le coté.
    2. softwarement, on peut changer d’OS. On peut même mettre MacOS dessus si on est bricoleur.

    Sur mac, il y a rarement ne serait-ce-que des vis permettant d’ouvrir l’appareil sans tout péter. Ça s’achète comme une télé.

    Une question se pose alors :
    Microsoft, qui a quand même “révolutionné” l’informatique en s’arrangeant pour que tout le monde puisse utiliser un PC sans avoir besoin de savoir programmer (les OS pré-windows étaient souvent de simples prompts plus pensés pour le développeur que l’utilisateur) et en organisant l’interface comme vrai bureau physique, avec des dossiers et des fichiers qui s’ouvrent dans des fenêtres (oui, je sais, Microsoft n’a pas inventé la fenêtre, pas plus que Apple le tactile. N’empêche qu’ils l’ont tous les deux démocratisé), pourquoi donc cette entreprise qui a aussi commencé dans un garage pour devenir le numéro 1 à son apogée, jusque dans les salles info de toutes les écoles primaires, n’a pas été vu comme une apparition géniale, mais au contraire comme un monopole dangereux (“Micro$oft” etc.) ?
    Pourquoi Bill Gates, qui a quand même définit notre première approche de l’informatique (du moins pour les moins de 25 ans), n’a pas été vu comme un leader visionnaire précurseur ou je ne sais quoi, mais plus comme un salaud richissime, caricature du capitalisme décadent ? (alors qu’il a claqué la quasi-totalité de sa fortune dans sa fondation caritative, qui est la plus grosse ONG du monde)

    Réponse : parce que ce type n’a absolument aucun charisme. Maintenant qu’il est parti, son image s’est, disons “redorée”. De salaud capitaliste, il est passé à petit binoclard pitoyable mais attendrissant.

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  • passant le 7 octobre 2011 - 2:30 Signaler un abus - Permalink

    @passant : votre commentaire s’ajoute à la longue liste de ceux qui essayent d’expliquer que si Apple a du succès(…)

    J’ai simplement dit que si un acteur propose un environnement cohérent se suffisant à lui-même (écosystème donc) il aura plus de chance de marcher. Auparavant Sony assurait aussi ce rôle. Il se trouve maintenant que c’est Apple. Microsoft est arrivé beaucoup trop tard dans le hardware (et doit faire trop de concession pour être compatible avec toute le monde) pour le faire et IBM n’avait pas d’OS. Autre stratégie payante, limiter les réflérence. Proposer 1,2,3 gammes et c’est tout. Nous ne parlons pas encore de la “qualité intrinsèque” d’un produit mais il y aura déjà une idée de simplicité par l’accessibilité du choix. Après nous pouvons ergoter sur la notion de “choix éclairé”

    Quant aux transformations économiques qu’Apple a mis en place – outre que votre commentaire, comme les autres (…)

    Ce n’est pas très fair-play de faire de “l’amalgamage” pour discréditer un propos.

    Quant à la “simple logique économique”, cela n’existe pas. Tout “logique économique” se mêle d’autres considérations, surtout dans une situation d’incertitudes.

    Pouvez-vous expliciter votre phrase?

    Certains médias se sont lancés dans la mode “in app” en espérant un retour sur investissement plus importants que la publicité sur les sites web. Quelques-uns sont satisfaits du résultat et d’autres se lancent dans de nouvelles voies (site web mobile par exemple) pour gagner de l’argent sans passer par la taxe Apple.

    Ce qui est perturbant c’est que cet article ne prend pas le temps de revenir sur les “couacs charismatiques” et leur signification dans l’histoire d’Apple et de Jobs. Pourtant, cela démontre que la “magie” ne prend pas à chaque fois et qu’il faut parfois trouver autre chose pour que la “magie” opère : ce charisme semble faillible.

    De plus, si on se détache un peu de la sphère internet, on trouve pas mal de gens qui utilisent des produits Apple sans avoir la moindre idée de qui pourrait être ce Steve Jobs.

    C’est possible que là où vous voyez du charisme je ne vois qu’un Branding très bien rôdé…

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  • sweetsmoke le 7 octobre 2011 - 4:53 Signaler un abus - Permalink

    Bravo !
    Vous avez atteint le point godwin en 20 lignes…

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  • imago le 7 octobre 2011 - 8:24 Signaler un abus - Permalink

    Beaucoup de blabla pour pas grand chose, juste nous dire que le charisme est une des clefs de la réussite, on le savait déjà. Ah la “routininisation du charisme”, je ne la connaissais pas encore celle-là, je vais l’ajouter à mon dictionnaire des expressions à ressortir pour briller en société…

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  • Une heure de peine le 7 octobre 2011 - 8:47 Signaler un abus - Permalink

    @Glav : Merci. La comparaison avec Microsoft et Bill Gates est tout à fait pertinente.

    @Passant : Apple fait sans doute de “bons” produits mais cela ne suffit pas à expliquer son succès, c’est tout. Quant aux décisions qui ne sont jamais purement économique, je vais passer par un autre exemple, développé par Granovetter : au moment de la mise en place du système de distribution électrique aux Etats-Unis, deux solutions techniques étaient envisagées : le système de centrales distribuant de l’énergie ou un système de générateurs individuels. Il y avait de bons arguments pour l’un comme pour l’autre, et on ne pouvait pas savoir lequel serait à long terme préférable (incertitude donc). Pas de choix “économique” évident donc. Pourquoi la première solution a-t-elle été retenue ? Parce que l’un des assistants de Thomas Edison, Samuel Insull, a mobilisé son réseau de politiciens et d’industriels pour l’imposer. La situation d’Apple est proche : ils proposent des solutions, leurs concurrents aussi. Comment choisir laquelle est la meilleure ? Ce n’est pas une simple question de qualité de l’offre, laquelle est en partie inconnue (tant que l’on ne l’a pas essayé, qu’elle n’a pas été mise en place…). Il y a autre chose. La construction charismatique en fait partie.

    @Swettesmoke : ok, d’accord, il ne faut surtout pas parler de cette période historique… Qui sait ? On pourrait y apprendre des choses. Lisez Kershaw plutôt que les forums internet, ça vous fera du bien.

    @imago : et votre commentaire, a part être du blabla, il sert à quelque chose ?

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  • Benjamin le 7 octobre 2011 - 11:45 Signaler un abus - Permalink

    C’est assez fou le nombre de commentaires qui pensent que les plateformes d’Apple ne sont pas plus fermées/propriétaires que Windows.

    Un seul exemple : avec un iPhone/i*, on ne peut même pas tester un logiciel programmé dans sa cave sans 1) avoir un mac pour la programmer 2) payer $99 pour la mettre sur sa vraie machine et pas un émulateur et 3) passer par une plateforme de distribution fermée pour la passer à ses potes. Pour ceux qui se disent encore “ouais mais c’était déjà pareil avec windaube, lol”, comparez avec la grande époque des sharewares windows (puisqu’apparemment c’est la référence). Aucun de ces points là ne tient (mots-clefs: distribution libre, IDE gratuit, cross-compilation, etc.).

    Ouvrez les yeux, maison-close ! Si on peut raisonnablement argumenter sur les capacités techniques, argumenter sur la fermeture est une preuve de mauvaise foi (ou d’aveuglement) crasse.

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  • steph le 7 octobre 2011 - 22:57 Signaler un abus - Permalink

    Ca continue de discuter donc…

    Toujours, dans la série “un truc me traverse l’esprit”, pourriez-vous imaginer que ce que l’on nomme une idée ne serait pas le produit d’un seul cerveau soumis à de multiples influences, façon de décrire ce qui semble aller de soi, dans notre bonne vielle société individualiste, mais qu’il s’agirait plutôt d’un concours de circonstance, issu d’une intelligence collective, faisant émerger dans un seul individu la puissance créatrice de la multitude.

    J’ai toujours eu un doute quant à la notion de droit d’auteur, de génie ou de je ne sais quoi d’autres qui fait reposer sur les seules compétences d’un individu sa réussite, son talent. Ce n’est qu’une illusion que nous percevons au travers de notre filtre individualiste…

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  • laurence le 10 octobre 2011 - 10:47 Signaler un abus - Permalink

    Steve jobs était un grand designer, sans être omniscient ( évidemment ) il avait tout de même une compréhension profonde d’une partie des enjeux de son temps. Cette profonde compréhension a souvent engendré des intuitions justes elle-mêmes à la source d’objets remarquables. Raël a du charisme, Bill Gates est un génie des affaires, Steve Jobs était un grand designer. Ou, pour utiliser un mot en l’occurence plus précis ; un grand concepteur. Même s’il avait surement des compétences en marketing, le succès et l’admiration qu’il a pu rencontrer ne sont pas fondés sur un art de la manipulation. de l’apple I à l’iPad en passant par l’Apple II, le Macintosh, Next, l’iPhone, … Steve Jobs concevait juste et avait l’art de ne pas en faire trop. C’était bien vu, simple mais sans sècheresse, c’était très plaisant et très efficace. C’était Steve Jobs … et avant d’être un génie du marketing, c’était un grand designer.

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  • Une heure de peine le 10 octobre 2011 - 11:44 Signaler un abus - Permalink

    @laurence : vous avez peut-être raison sur les qualités de Steve Jobs. Je dois cependant souligner que l’article ne dit absolument pas que Steve Jobs était un manipulateur ou un simple as du marketing ou un fumiste ou quoique ce soit dans ce goût-là. Simplement que la croyance dans son exceptionnalité – peut-être réelle mais qui n’a pas nécessité de l’être pour le propos – a été un point d’appui fondamental pour recomposer les relations et les rapports économiques.

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  • thierry le 10 octobre 2011 - 15:54 Signaler un abus - Permalink

    une précision :
    la musique vendue en ligne par apple ne comporte aucun verrou; je peux installer toute la musique achetée (ou les apps) sur tous mes ordis (mac ou PC !), tous mes baladeurs (apple, oui), et la graver sur un cd qui se jouera sur toutes les platines cd du monde.

    les formats utilisés par apple suivent scrupuleusement les normes récentes : AAC pour le son (utilisé sur les dvd dans le monde entier), HTML5 pour le web (qui est une norme, contrairement à Flash, produit propriétaire d’adobe), H264 pour la video (c’est la norme utilisée par la TNT MPEG4 pour la TV HD par exemple), USB (inventée par Intel et donc présente sur tous les ordis et périphériques), etc.

    par contre il est vrai que les produits Apple sont fermés… aux virus.

    bref c’est un peu dérangeant de lire une analyse psychologique et sociologique qui se laisse berner par le mythe de la “fermeture” des produits Apple. Il n’est pas inutile de se souvenir que cette fermeture a été inventée par microsoft qui pour s’en défendre l’a rejetée sur apple.

    Je vous suggère la lecture d’un autre mythe classique qui a fait long feu concernant Apple : “security through obscurity”, ou quand il est tentant de croire que les produits apple seraient plus sûrs parce que moins courtisés par les faiseurs de virus…

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  • Une heure de peine le 10 octobre 2011 - 16:06 Signaler un abus - Permalink

    @thierry : une fois de plus, la question n’est pas de savoir si Microsoft est plus ou moins fermé qu’Apple. La question est de noter que Apple a contribué très fortement à légitimer cette fermeture, plus facilement remise en cause chez d’autres entreprises. Il ne s’agit pas d’évaluer un degré de fermeture, mais un degré de légitimité.

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  • Glav le 10 octobre 2011 - 17:55 Signaler un abus - Permalink

    @thierry tu as bien dit virus ? Ces trucs qui n’existent plus depuis dix ans et qui a servi de seul argument de vente (avec l’écran bleu de win95) à apple pour justifier un protectionnisme sectaire ?

    Ah, sinon, absolument tous les navigateurs récents et les smartphones lisent le HTML5 (en plus de flash, pour les android) et Safari arrive en dernier au support comparatif, derrière Opéra et IE (bouh !) : http://html5demo.braincracking.org/

    Alors pour la compatibilité, on repassera.

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  • Myds le 10 octobre 2011 - 19:03 Signaler un abus - Permalink

    Bonsoir,

    J’ai particulièrement apprécié cet article me fait penser au sociologue Raymond Boudon. Merci à l’auteur.

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  • Cool story sis le 12 octobre 2011 - 21:15 Signaler un abus - Permalink

    C’est marrant comme les geek réagissent quand on touche à leur mode de pensée, de vie, que dis-je, leur idéologie geek-ifiante… iFiente (c’est sorti tout seul, à mettre entre parenthèse grande parenthèse)

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  • Glav le 12 octobre 2011 - 21:21 Signaler un abus - Permalink

    @Cool story sis tout comme un prof de Français va exploser si tu lui soutiens qu’il faut écrire “autant pour moi”. L’informatique c’est pas qu’une histoire de geek, c’est aussi un métier. C’est mon cas, par exemple.

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  • Cool story sis le 12 octobre 2011 - 21:29 Signaler un abus - Permalink

    @monsieur qui m’a répondu

    Je suppose que ta comparaison scolariste n’est pas innocente, mais je ne faisais absolument pas l’amalgame entre le geek, consommateur, et l’informaticien, concepteur, “marketeur”.
    L’un répand, l’autre prend… Le premier ramasse, et les gens de basses extraction trinquent.

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  • Glav le 13 octobre 2011 - 19:48 Signaler un abus - Permalink

    À titre de comparaison, Dennis Ritchie, l’inventeur du langage C et co-inventeur de Unix est décédé de sa maladie samedi dernier. Personne n’en a parlé. On n’a pû le voir dans aucun grand journal, et la presse spécialisée a tardé à donner l’info tellement tout le monde s’en fout.

    Alors ouais, il a une barbe et des lunettes de Geek-des-cavernes, c’est pas ce qu’il y a de plus charismatique, mais le monde entier lui est redevable pour ces deux énormes apports. Tous les langages modernes sont basés sur le C, et le C lui-même est encore énormément utilisé. Apple n’échape pas à ça avec iOS (Unix) et l’objective C.

    Un type disait sur twitter que Ritchie et Jobs, c’était respectivement le savoir-faire et le faire-savoir.

    Moi, j’attend que Sarkozy dise un mot sur la mort de Ritchie. Après on pourra considérer que cette histoire de SJ “visionnaire/révolution de l’informatique moderne” c’est pas du commerce et du média.

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