Piss Christ, les néo-réacs réécrivent le monde

En s'attaquant à l'oeuvre Piss Christ, les catholiques traditionalistes emploient une vieille méthode bien à eux : réécrire le monde pour imposer leur mode de pensée... quitte à nier toute science, comme le démontre Denis Colombi.

Il y a d’abord eu les attaques contre la théorie de l’évolution, à grand coup de constructions pseudo-scientifiques mais vraiment religieuses qui ne valent pas beaucoup mieux qu’un mauvais plat de spaghetti. Il y a, depuis peu, l’extension de ce « combat » contre l’astronomie, la condamnation renouvelée de Galilée et le retour tonitruant de la Terre au centre de l’Univers. Il y a eu, surtout, juste à côté de chez vous, la destruction d’une Å“uvre d’art dans une indifférence presque totale. Et, dernier épisode de cette triste série, ce sont les théories du genre, introduites dans les programmes d’éducation sexuelle du collège, qui font l’objet des assauts des néo-réactionnaires. A chaque fois, la même stratégie : occuper le terrain pour re-définir le monde à leur avantage. Et ce qui est inquiétant, c’est que ça marche.

« Naturaliser » la sexualité pour en nier la création sociale

C’est donc Christine Boutin, des « associations familiales chrétiennes », l’enseignement catholique et quelques autres qui ont décidé de s’en prendre aux théories du genre au moment où celles-ci apparaissent dans les cours d’éducation sexuelle du collège – bientôt, ils tomberont sur les manuels de sciences économiques et sociales et pousseront sans doute les mêmes cris d’orfraie.

L’objet de leur ire ? L’idée qu’il faut différencier le sexe du genre, en considérant le sexe comme une donnée biologique et le genre comme une construction sociale. Ce que l’on appelle également les gender studies, et autour desquelles se rassemblent des disciplines aussi variées que la philosophie, l’anthropologie ou la sociologie, s’attachent à montrer que ce que nous attribuons comme étant des caractéristiques « féminines » ou « masculines » – comme la douceur aux femmes et la force aux hommes, le romantisme fleur bleu aux premières et le sexe sans sentiment mais avec alcool aux seconds (voyez l’image suivante si vous ne me croyez pas…), etc. -, loin de reposer sur des différences de « nature » sont des constructions sociales. Et ces constructions sociales débouchent sur des traitements différenciés et des inégalités.

Un bel exemple de construction du genre : le « steak and blow job day », une soi-disante réponse masculine à la St-Valentin parce que, bien sûr, la fête des amoureux, c’est pour les gonzesses, les mecs, ça veut du sexe et de la bidoche…

J’ai déjà longuement documenté cette approche sur ce blog. Il s’agit aujourd’hui de quelque chose de tout à fait classique pour les sciences sociales, à tel point que Science-Po Paris les a rendu obligatoire pour tous ses étudiants. Et c’est pas du luxe. Ces travaux montrent par exemple que les stéréotypes de genre sont très prégnants à l’école : à niveau égal, les enseignants ont des attentes plus fortes pour les garçons – dont on pense toujours qu’ils en ont « sous le pied » – que pour les filles – toujours perçues comme de bonnes petites travailleuses scolaires qui tournent à pleine capacité ; les sanctions au collège viennent raffermir la construction de la masculinité des garçons.

Il en va de même dans le domaine de la sexualité : le genre des individus ne peut se réduire à leur sexe. Que l’on pense par exemple à la façon dont l’homosexualité féminine est érotisée pour le regard masculin, au point de constituer une catégorie pornographique à part entière : on voit bien que les pratiques sexuelles, loin d’être fixées par une donnée biologique, sont un produit social.

Si les femmes sont plus nombreuses à pouvoir se livrer occasionnellement à des pratiques lesbiennes – dans un récent numéro de Place de la Toile, Marie Bergstorm soulignait que sur les sites de rencontre libertins, les femmes se signalaient plus souvent que les hommes comme « bisexuelles » – c’est parce que la sexualité est une construction sociale. Le simple enfermement dans des catégories hermétiques, la bisexualité étant toujours perçue comme un mensonge à soi-même surtout si elle est masculine, témoigne déjà de ce que la société travaille nos comportements sexuels.

Evidemment, rien de tout cela ne trouve grâce aux yeux des intégristes chrétiens. L’objectif de ceux-là est de revenir coûte que coûte à une vision aussi naturalisante que possible de la sexualité. Notamment parce que celle-ci permet de dévaloriser et d’exclure l’homosexualité, bête noire ce christianisme politique qui se donne à voir de plus en plus dans les médias.

On peut avoir un sentiment de malaise face à ces gesticulations : est-il bien utile de prendre la peine de répondre à des gens qui sont non seulement totalement incompétents à comprendre ce dont ils prétendent parler – comme nous allons le voir dans un instant – mais qui en outre ne constituent qu’un groupe minoritaire au sein de la société et, du moins je fais l’effort de l’espérer, au sein de ce qu’il faut bien appeler la communauté chrétienne ? N’y a-t-il pas une formidable perte de temps à essayer de répondre à des excités qui sont simplement incapables de mettre le nez hors de ce qu’ils croient être la vérité révélée ?

Quand Christine Boutin se fait des films de « genres »

Ce que nous a enseigné l’affaire Piss Christ, ou, du moins, ce qu’elle aurait dû nous apprendre, c’est que ce qui n’est pas défendu finit par être détruit, y compris par des groupes minoritaires mais suffisamment excités pour occuper l’espace public. Personne n’a cherché à expliquer ce qu’était l’oeuvre « Piss Christ » d’Andres Serrano, ce qui a laissé toute la place à la bêtise des intégristes qui n’ont eu aucun mal à convaincre qu’il ne s’agissait que d’une provocation sans valeur dont la perte n’avait pas à être pleuré.

Même un défenseur patenté de la liberté d’expression comme Daniel Schneidermann s’est fait avoir : dans un post publié quelques jours après, il moquait la photo en question, oubliant l’offense faite à la plus élémentaire liberté d’expression. Puisque c’est de l’art contemporain et qu’il ne l’apprécie pas – surtout si c’est de l’art qui se vend… – Daniel Schneidermann pense que tout cela n’est pas très grave… On se demande ce qu’il aurait dit si les mêmes intégristes s’en étaient pris à une oeuvre un peu plus légitime, comme un Caravage, qui, il fut un temps, ne soulevait pas de moins grandes indignations…

Il en va de même pour les théories du genre. La stratégie des intégristes est d’ailleurs la même : pour « Piss Christ », il s’agissait d’imposer une lecture unique de l’œuvre comme un blasphème ou une provocation volontaire, évacuant le sens chrétien et modeste que peut avoir l’œuvre ; pour les théories du genre, il s’agit d’évacuer pas moins que la valeur scientifique des travaux attaqués pour les ramener à une simple question d’opinion ou d’option plus ou moins philosophique, en fait purement personnelle. La lettre de Christine Boutin est particulièrement explicite là-dessus :

Comment ce qui n’est qu’une théorie, qu’un courant de pensée, peut-il faire partie d’un programme de sciences ? Comment peut-on présenter dans un manuel, qui se veut scientifique, une idéologie qui consiste à nier la réalité : l’altérité sexuelle de l’homme et la femme ? Cela relève de toute évidence d’une volonté d’imposer aux consciences de jeunes adolescents une certaine vision de l’homme et de la société, et je ne peux accepter que nous les trompions en leur présentant comme une explication scientifique ce qui relève d’un parti-pris idéologique.

Ce qu’oublie la si fièrement « ancienne ministre », c’est que les travaux qu’elle stigmatise sont le produit d’enquêtes, qu’ils s’agit de résultats scientifiques, les exemples cités ci-dessus en témoignent. Ce qu’elle présente comme la « réalité » butte sur des faits étonnamment réels : il y a une variété de pratiques sexuelles chez les êtres humains qui dépassent très largement ce qu’un représentant de l’enseignement catholique appelle, dans le Figaro, « l’anthropologie chrétienne ». Car l’anthropologie est une science, et donc parler d’anthropologie chrétienne est aussi crétin que de parler de « physique chrétienne » ou de « biologie musulmane ».

Ce que cache donc cette attaque contre les théories du genre, c’est donc une attaque plus générale contre la science, la raison et, finalement, le plus bel héritage de la modernité. C’est une attaque réactionnaire. Elle se présente sous le masque du respect de la position de la chacun et de la « neutralité républicaine ». C’est une attaque néo-réactionnaire.

Frapper une oeuvre à terre ou la stratégie Piss Christ

« Définir la situation » est le mot clef : toutes ses attaques, même émanant de groupes minoritaires, ont pour objectif d’imposer une définition particulière des choses qui, une fois acceptées par des personnes moins convaincues par le cÅ“ur du discours intégriste, laisseront celui-ci donner libre cours à leur haine. « Piss Christ » a été redéfini comme simple provocation.

La « théorie de l’évolution » est redéfinie comme une simple hypothèse dont on est pas vraiment sûr, alors que l’évolution est un fait scientifique, confirmé par des milliers de fossiles, d’observations et d’indices, et que les théories de l’évolution, au pluriel, portent sur les explications à donner de ce fait (selon que l’on privilégie, par exemple, la sélection du plus adapté ou la sélection sexuelle) et sont, elles aussi, solidement argumentées. Une fois que l’on a accepté ce premier message, qui, en invoquant le respect de la liberté de pensée de chacun, se veut présentable, on est amené à reconnaître le bien-fondé du reste de la position intégriste.

La stratégie néo-réactionnaire est complétée par un choix assez subtil des cibles contre lesquelles lancer des offensives : attaquer là où il se trouve peu de personnes pour venir défendre les idées que l’on veut abattre. Il s’est trouvé peu de personnes pour défendre l’art contemporain attaqué au travers de « Piss Christ » parce que l’on n’a pas fait assez d’efforts pour diffuser et rendre accessible celui-ci. La théorie de l’évolution est certes bien diffusée, mais peu de gens ont une connaissance un peu fine de la différence entre un fait et une théorie, et les thèses darwiniennes sont généralement mal connues ou saisies avec des biens importants, souvenez-vous.

Avec des arguments un peu pédants, un créationniste peut semer le doute chez quelqu’un qui n’a qu’un très vague souvenir de ses cours de SVT de collège. Voilà pourquoi l’astronomie est, pour les plus motivés des intégristes, la nouvelle frontière : peu de gens connaissaient les démonstrations, parfois anciennes, du mouvement des astres et peuvent se laisser avoir par un discours un peu assuré et d’apparence cohérent même si le contenu est complètement délirant.

Et bien sûr, c’est exactement ce qui se passe avec les théories du genre. Celles-ci sont d’usage essentiellement universitaire, parfois militant du côté des féministes. Elles n’ont fait l’objet d’une vulgarisation au mieux limitée au pire franchement confidentielle. Il faut entretenir une certaine proximité avec les sciences sociales pour avoir été en contact avec elles.

Et leur caractère contre-intuitif, leur refus du naturalisme primaire et leur goût pour l’utilisation des situations marginales pour éclairer les problèmes dominants – comme l’étude de la transexualité pour comprendre la construction de toutes les sexualités, y compris « hétéro » – achève de les rendre fragiles à une entreprise de « définition de la situation » menée avec suffisamment de conviction. Et comme il n’y a pas de petits artifices rhétoriques, on va les renommer « théories du gender » parce qu’un terme anglais fait encore plus peur et souligne bien que c’est un truc américain pas bien de chez nous…

Une fois ceci posé, on comprend qu’il est essentiel de prendre la défense des théories du genre contre les attaques des néo-réactionnaires, aussi minoritaires et fermés à la discussion soient-ils. C’est qu’un groupe minoritaire peut avoir un grand pouvoir s’il parvient à imposer sa définition de la situation, encore plus s’il parvient à s’approprier une « neutralité républicaine » dont il ne connait que le nom.

Il arrivera toujours un moment où la science sera en désaccord avec les religions. Dans ce cas-là, le devoir d’un Etat qui se veut laïc au point de vouloir en faire le quatrième terme de sa devise nationale sera toujours de trancher du côté de la science. Car ce n’est qu’à cette condition qu’il peut réaliser la sacro-sainte laïcité, cette règle que l’Etat s’impose à lui-même de ne reconnaître aucune religion. On pourrait espérer que Luc Chatel adresse cette réponse à Christine Boutin. On pourrait même rêver que les nouveaux hérauts de la laïcité se manifestent plus ici que pour le moindre bout de tissu qui passe. Mais peut-être que l’on berce d’illusions…

Photos FlickR Paternité Matt From London ; Paternité alq666 ; Paternité Perry Piekarski ; PaternitéPas d'utilisation commercialePartage selon les Conditions Initiales seven_resist .

Article publié initialement sur Une heure de peine

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  • Flore le 14 juin 2011 - 19:22 Signaler un abus - Permalink

    Ouch… la violence de cette article! J’ai l’impression de voir mon écran trembler de colère. Ça m’étonne qu’OWNI laisse passer ce type de pamphlet, aussi désagréable à lire qu’à regarder (et je ne parle pas seulement des fautes d’orthographe : cf dernière illustration, bel acte manqué qui exprime clairement ce que l’auteur ne dit pas et qui discrédite considérablement sa réflexion, à savoir sa haine des religions.)
    Je pensais qu’OWNI était le roi de la source vérifiée et re vérifiée, alors c’est un peu gênant de publier autant d’approximations et de raccourcis (sans parler des insultes qui ne font pas franchement avancer le débat. “Crétin”, je cite.)
    Déjà, le résumé annonce un article sur les “catholiques traditionalistes”. Or le premier paragraphe après le chapeau parle de “Christine Boutin, des « associations familiales chrétiennes », l’enseignement catholique et quelques autres”. Bon, il me semble qu’on a largement dépassé le cadre des tradis là non? Cela ne vous interpelle pas que des gens absolument pas extrémistes entreprennent ce combat?
    Ensuite, vous le dites vous-même, les gender studies relèvent de “disciplines aussi variées que la philosophie, l’anthropologie ou la sociologie”. Où est la biologie là-dedans? Que vient faire la philosophie dans un manuel de sciences naturelles? Vous trouvez peut être dommage qu’on ne se pose pas de questions philosophiques en cours de bio, mais le débat est alors bien différent et c’est à l’Education nationale que vous devriez aller porter le fruit de vos réflexions.
    Vous concluez : “Ce que cache donc cette attaque contre les théories du genre, c’est donc une attaque plus générale contre la science, la raison.” Un peu plus loin on passe discrètement aux créationnistes, en mettant tout le monde dans le même panier. Revoyez vos fiches : l’Eglise accepte la théorie de l’évolution, qui n’est absolument pas contradictoire avec la religion et la croyance qu’une intelligence (Dieu) a créé le monde.
    Enfin, vous soulignez que les théories du genre “sont d’usage essentiellement universitaire, parfois militant du côté des féministes. Elles n’ont fait l’objet d’une vulgarisation au mieux limitée au pire franchement confidentielle”. Effectivement. Alors pourquoi ce passage brutal du confidentiel au manuel scolaire? Ne peut-on pas laisser à une théorie (et je souligne le mot : aussi étayée soit-elle, il ne s’agit encore que d’une théorie) le temps de s’installer, le temps qu’on la connaisse et la critique?
    Je pourrais continuer mais malheureusement la vie ne se passe pas uniquement sur Internet et le temps me manque.
    De toute façon, selon la subtile sociologie de Denis Colombi je ne suis sans doute qu’une tradi-intégro-néo-réac crétine incapable d’argumenter de manière rigoureuse. Il vaut donc sans doute mieux que j’arrête là mes cris d’orfraie numériques.

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  • thierryl le 14 juin 2011 - 20:19 Signaler un abus - Permalink

    Très bien tout cela.

    Le seul ennui,c’est qu’on est sur l’Internet et accessoirement le Web, et vous auriez pu faire un tour sur les blogs catholiques français et voir toute la palette de points de vue différents et opposés, le débat, les argumentations, etc.

    Seulement, vous n’avez pas fait le travail et vous définissez alors un ennemi imaginaire auquel il vous est facile de répondre parce que vous croyez que la réalité en face est telle.

    Le seul ennui est qu’on est sur l’Internet et qu’on ne peux plus faire de travail crédible simplificateur, journaliste “old school” comme celui là, puisqu’avec un peu d’effort on peut faire une enquête sans se déplacer, et constater que la réalité est différente.

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  • Gwendal le 14 juin 2011 - 20:34 Signaler un abus - Permalink

    @Flore : votre commentaire est bien joli, mais vous faites l’erreur que les réacs font, mais eux de façon volontaire : confondre théorie et opinion.

    Une opinion n’a pas nécessairement d’argumentation solide et n’a pas forcément de valeur explicative du monde qui nous entoure. Au contraire d’une théorie scientifique. Qui peut s’avérer être erronée, mais dans ce cas il faut prouver qu’elle et fausse, et pas simplement dire “je n’y crois pas”. On peut être sceptique, mais il faut prouver ce qu’on avance, on parle ici de sciences et de rigueur, et justement PAS d’opinions.

    Tout le jeu sémantique et rhétorique des conservateurs, tradis et autres créationnistes (qu’ils soient cathos, protestants, musulmans ou raeliens, le principe et le même) consiste précisément à jouer sur le fait que 99% des gens ne savent pas ce qu’est une théorie, et font l’amalgame entre théorie et opinion.

    J’appelle pas ca contester une théorie scientifique, ni même convertir des gens à sa cause. J’appelle ca se foutre de la gueule du monde de façon tout à fait cynique.

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  • Une heure de peine le 14 juin 2011 - 20:50 Signaler un abus - Permalink

    Je n’ai pas l’habitude de répondre aux commentaires, parce que j’ai souvent dit tout ce que j’avais à dire dans les billets que j’écris. Mais le votre fait montre d’une telle erreur de lecture que je me sens contraint de corriger.

    Comme vous n’avez pas voulu le lire, le billet ne vise pas l’église, ni les catholiques, ni les chrétiens… mais certains acteurs bien identifiés : ceux qui ont protesté contre l’introduction de la question du genre dans les cours d’éducation sexuelle (et le simple fait que l’on affecte de croire que l’éducation sexuelle ça ne concerne que la biologie – les SVT je vous rappelle d’ailleurs – c’est déjà significatif). Je les signale d’ailleurs comme minoritaires… Quant à votre argument “Cela ne vous interpelle pas que des gens absolument pas extrémistes entreprennent ce combat?”, je vous répondrais simplement que le “pas de fumée sans feu”, ça ne m’a jamais convaincu…

    Je passe d’ailleurs sur votre “on passe discrètement aux créationnistes” : tout l’objet de le billet est de faire le lien entre les différentes attaques réactionnaires, il n’y a donc rien de discret, mais tout de revendiqué. C’est établi dès le premier paragraphe… Et ce n’est pas attribué à l’Eglise, apprenez à lire.

    Je passerais par charité sur votre parenthèse “ce n’est qu’une théorie” : une théorie, ce n’est pas quelque chose que l’on choisit comme une opinion, c’est expliquer dans le billet, mais vous avez choisi de ne pas le lire. Je préciserais simplement, en complément, que les programmes scolaires se bornent à signaler que tout dans la sexualité n’est pas naturel, ce qui a été requalifié “théories du gender” par les acteurs sus-cités qui y ont bien vu une occasion de nuire aux théories du genre qu’ils veulent abattre.

    Quant à votre capacité à argumenter, je suis bien obligé de vous rejoindre sur ce point.

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  • Une heure de peine le 14 juin 2011 - 20:52 Signaler un abus - Permalink

    Tant que je suis là,

    @THIERRYL : même remarque que précédemment, si vous avez lu le billet, vous avez vu qu’il ne vise absolument pas tous les catholiques… Donc je ne m’explique pas votre commentaire.

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  • Une heure de peine le 14 juin 2011 - 20:56 Signaler un abus - Permalink

    Dernière chose : les choix iconographiques, à part le “Steack and Blow Job day”, ne sont pas de moi.

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  • pacem le 14 juin 2011 - 21:05 Signaler un abus - Permalink

    Vous vous trompez de cible, ou alors vous le faites exprès.

    Je ne vous connais pas assez pour choisir.

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  • Audrey Malran le 14 juin 2011 - 21:20 Signaler un abus - Permalink

    m’ouais,

    encore un de ces articles qui pratiquent le terrorisme intellectuel (opposants aux théories de genre = vandales du PissChrist), qui jettent l’anathème en vrac et prônent une pseudo-science contre toutes les religions mises dans un seul et même sac (là, on pourrait opposer les cultural studies, pour rester dans l’anglo-saxon).

    plus ça va et plus je commence à penser que ces fameuses gender studies ne sont rien d’autre qu’un espèce de cheval de Troie visant à investir l’université et à recouvrir le discours militant d’un vernis scientifique.

    c’est juste chiant d’en être à devoir assister à autant de faux débats sociétaux à un moment où nous aurions surtout besoin de débats sociaux et politiques.

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  • amonhumbleavis le 14 juin 2011 - 21:34 Signaler un abus - Permalink

    Bonjour,

    Merci pour cet article, rien à y redire.

    Si ce n’est que je ne comprends pas trop les réactions des internautes qui semblent ignorer les effets des lobbys intégristes qui par exemple aux Etats Unis ont réussi à faire retourner l’opinion contre l’IVG.

    Il faut les combattre partout où ils veulent s’imposer et l’UE est un terrain particulièrement favorable à ces intégristes religieux.

    Regardez par exemple ici : http://www.ouvertures.net/portail/l_id.asp?doc_id=479 http://www.prevensectes.com/anthrop1.htm

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  • LdB le 14 juin 2011 - 22:52 Signaler un abus - Permalink

    “Elles n’ont fait l’objet d’une vulgarisation au mieux limitée au pire franchement confidentielle. Il faut entretenir une certaine proximité avec les sciences sociales pour avoir été en contact avec elles.”

    Suffit de voir comme se vendent et sont populaires les “Mars & venus” ou encore la diffusion quotidienne de ce genre de daube : http://www.aufeminin.com/comprendre-les-hommes/idees-recues-idees-recues-sur-les-femmes-d7159.html

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  • kurozato le 15 juin 2011 - 6:03 Signaler un abus - Permalink

    Il me semble que le produit des gender studies et de maniere generale de tout effort serieux pour historiciser (ou de-naturaliser) la part culturelle de nos societes – dont les religions font partie, quoi que que leurs ouailles en pensent -, est d’une instruction salutaire. Ca n’empeche pas qu’il est souvent l’oeuvre de chercheurs dont les positions politiques/philosophiques pretent le flan a ceux qui voudraient n’en faire que des opinions. Les militants feministes, gays, etc, ne sont pas rares dans ces domaines. Ca n’enleve cependant rien (ou pas forcement) a la qualite de leurs travaux.

    Ceci dit, Schneidermann n’a pas tout a fait tort lorsqu’il minimise un evenement touchant l’art contemporain. Non pas parce que ce serait un art minable mais parce que cela semble quand meme bien moins important que les programmes scolaires, les representations televisuelles ou cinematographiques, ou encore l’imagerie publicitaire.

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  • Gédéon le 15 juin 2011 - 7:18 Signaler un abus - Permalink

    Si ma tante en avait…

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  • Sire le 15 juin 2011 - 7:47 Signaler un abus - Permalink

    De toute évidence, cet article est l’oeuvre d’un simple d’esprit, qui croit que les “gender studies” est un débat entre les catho et le reste du monde, ce qui est absolument inexact, et qui croit être courageux en se rangeant du côté de l’art contemporain dans l’affaire Piss CHrist, sans l’avoir compris, en ayant de toute évidence rien lu des arguments avancés par la communauté catholique sur le sujet, ni par l’artiste lui-même… Enfin, voici l’exemple d’un billet posté par quelqu’un qui adore écrire (mal, qui plus est !) mais qui ne prend pas le temps de lire, ni vraiment de réfléchir.
    Voilà six mois que je viens sur Owni tous les jours, et je suis consterné que le site ait publié une horreur comme celle-là ! une prise de position aussi facile, dénuée de profondeur et nauséabonde… Cela ne vous ressemble pas. Laissez la daube sur les blogs de ceux qui écrivent de la daube (j’ai consulté ses autres billets, c’est unvrai festival de prêt-à-penser !!!)

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  • VALLIER le 15 juin 2011 - 8:19 Signaler un abus - Permalink

    Merci pour cet article, mais je voudrais préciser que “l’affaire” Piss christ me parait d’une autre nature car elle atteint les couches les plus avancées de la société. Je vois bien autour de moi comment les “laïcars” condamnent la destruction de l’œuvre, mais sont troublés par la présence même de l’œuvre dans un musée.
    Nous avons déjà senti ces faiblesses pour les caricatures de Mahomet.

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  • Victor le 15 juin 2011 - 9:14 Signaler un abus - Permalink

    Petite typo :

    L’idée qu’il faut différencier le sexe du genre, en considérant le genre comme une donnée biologique et le genre comme une construction sociale.

    Je pense qu’il faut remplacer le seconde « genre » par « sexe» … !

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  • Julien Joly le 15 juin 2011 - 9:26 Signaler un abus - Permalink

    En tant que pastafariste, je m’insurge en lisant votre phrase sur le “mauvais plat de spaghetti”. Puisse-t-Il vous pardonner nouillesquement.

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  • Audrey Malran le 15 juin 2011 - 9:36 Signaler un abus - Permalink

    Entièrement d’accord avec Sire (15 juin 2011 – 7:47),
    cet article est un festival de manichéisme grossier et de prêt à penser (l’éternel débat progressistes/réacs avec, toujours, l’autosatisfaction de pseudo-rebelles qui se pensent éclairés alors même qu’ils trempent jusqu’au cou dans la bien-pensance la plus crasse. Rien de bien nouveau mais toujours aussi insupportable).

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  • Copernic le 15 juin 2011 - 14:25 Signaler un abus - Permalink

    C’est amusant de parler de “manichéisme grossier” de façon aussi tranché. Mais vous avez sans doute raison, enterrons tout cela sans procès. La science s’est de toute façon toujours érigée sur le consensus immédiat.

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  • Sire le 15 juin 2011 - 14:54 Signaler un abus - Permalink

    Et voici Copernic, revenu d’entre les morts, pour se mêmer au débat sur PIss Christ, lequel, lui-même, mêle art contemporain, théologie et gender studies…

    Copernic revenu d’entre les morts pour nous donner une leçon d’épistémologie… Non mais on croit rêver, c’est bébé-land ici ! La puérilité en avant, on ose tout ! bravo ! Moi je suis bioman…

    A propos du premier commentaire, avec lequel je suis d’accord, je mettrais simplement un bémol à la prétendue “violence” de l’article… Pour être violent, il faudrait que l’auteur nous propose autre chose que ce fatras de banalités empruntées, cette haine au rabais, bien-pensance merveilleuse de banalité…

    Et si Owni veut devenir, comme beaucoup d’autres médias, un brûlot anti-catho, qu’il fasse au moins intervenir ses propres rédacteurs,qui sont bien meilleurs que celui qui a écrit cette merde, merci !

    C’est trop facile, le cross-posting, pour des sujets pareils… Vous vous mouillez ou pas. Mais aujourd’hui, je crois surtout que vous avez fait une belle boulette…

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  • Copernic le 15 juin 2011 - 15:47 Signaler un abus - Permalink

    Impressionnant, j’ai dit tout ça en 3 lignes, du mélange, de l’art contemporain, de la théologie et même de l’épistémologie!
    Monsieur Sire (amusant aussi non?),
    ne chercheriez vous pas quelqu’un sur qui taper encore plus fort que sur l’auteur? J’ai surtout l’impression qu’il reste peu de place autour de vous pour quoi que ce soit.

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  • Uneheuredepeine le 15 juin 2011 - 16:34 Signaler un abus - Permalink

    Je tenais à remercier tous les commentaires négatifs d’offrir ainsi à mon billet une aussi formidable mise en abîme. En effet, ils ne font qu’appliquer la stratégie précisément décrite dans celui-ci : définir la situation dans un sens quu leur est favorable, en essayant d’imposer l’idée que mon texte s’attaque à la religion, alors qu’il est très clair qu’il ne vise que quelques acteurs identifiés et présentés comme minoritaires (en soulignant que cela ne les empêcher d’avoir une certaine puissance). Un conseil cependant : moins d’insultes et plus d’arguments, vous serez plus crédibles.

    Et merci à ceux qui ont fait l’effort de me lire honnêtement.

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  • LdB le 16 juin 2011 - 9:59 Signaler un abus - Permalink

    @1hdepeine

    Le “terrorisme intellectuel” n’est pas l’apanage des réacs ! Les antiracistes, les écolos… toutes sortes de militants en fait, pratiquent cela. Mais peut-être sont ils réacs en fait… ^^’

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  • Luca le 16 juin 2011 - 11:37 Signaler un abus - Permalink

    “Dire que le genre procède du “faire”, qu’il est une sorte de “pratique”, [a doing], c’est seulement dire qu’il n’est ni immobilisé dans le temps, ni donné d’avance ; c’est indiquer également qu’il s’accomplit sans cesse, même si la forme qu’il revêt lui donne une apparence de naturel pré-ordonné et déterminé par une loi structurelle.”
    Judith Butler
    http://multitudes.samizdat.net/Faire-et-defaire-le-genre

    Il me semble necessaire de lire au moins quelques lignes à propos des “gender studies”.

    Il me semble triste que ce sujet soit toujours polémique. L’homophobie me semblait clairement identifiée comme discrimination.
    Mais l’on lit encore aujourd’hui : “La prime à l’indifférenciation sexuelle promeut en fait l’homosexualité.”(Thibaud Collin dans l’article du Figaro)

    Andres Serrano est un artiste reconnu. Ce qui le rend riche. Mais est-ce une raison de consider son oeuvre comme négligeable? L’oeuvre est à considerer indépendament de l’artiste. Ayant vu l’oeuvre, je peux comprendre que l’on ne la comprenne pas, en n’en voyant qu’une reproduction virtuelle. La photo du Piss Christ est impressionnante et gracieuse. Elle donne un sentiment assez similaire à celui que l’on resent face à des peintures d’eglises: la transcendance.

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  • Polomiles le 16 juin 2011 - 13:07 Signaler un abus - Permalink

    Une heure de peine, une seule de vos phrases et toute votre démonstration tombe à l’eau. Voici que vous dîtes: “Il arrivera toujours un moment où la science sera en désaccord avec les religions”.
    A partir de là tout est dit. Lorsqu’on ne comprends pas que ce débat est faux (il existe des scientifiques catholiques, protestants et musulmans qui assimilent très bien science et religion) l’on ne peut prétendre faire de la sociologie.

    Il me semble que vous ayez oublié le principe premier du sociologue: s’extirper des pré-notions et les interroger. Là vous avez plongé la tête la première dedans.

    Enfin, par pitié, évitez ce sempiternel “je vous l’avais bien dit”. Les commentaires ici présents se veulent constructifs et comme les sociologues télévisés (qui ne le sont en aucun cas), vous nous jouez la carte de la puérilité. “C’est celui qui dit qui y est” pour vous reprendre.

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  • Uneheuredepeine le 16 juin 2011 - 16:48 Signaler un abus - Permalink

    Une seule phrase et toute votre crédibilité tombe à l’eau : vous qualifiez de “constructifs” des commentaires qui me traitent de simple d’esprit, qualifient tout ce que j’écris comme de la merde… L’insulte est consrructive ? Je devrais peut-être m’y convertir…

    Quant aux scientifiques chrétiens, ils font de la science pas de la “science chrétienne”. Et ils savent bien mieux que vous n’affectez de le croire la différence entre les ordres de discours. Vous m’expliquerez aussi en quoi cela fait tomber toute mon argumentation. Une dernière fois : ce texte n’est pas anti-religieux. Seule une pleine caisse de mauvaise foi peu le laisser penser.

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  • Polomiles le 16 juin 2011 - 18:27 Signaler un abus - Permalink

    Pour être de la mauvaise foi, ça en est.
    Bon pour construire le débat : vous partez de l’idée de destruction du Piss Christ pour ensuite digresser vers le gender studies. Aucun rapport parce que là encore l’on a affaire à des groupes catholiques totalement différents.
    D’un côté des intégristes religieux, qui je vous l’accorde, ont parfois bien du mal à assimiler science et foi. D’un autre, des catholiques classiques qui se refusent à ce qu’on enseigne une théorie infondée, voire philosophique. A titre de comparaison, c’est exactement ce qui se passe aux États-Unis avec le créationnisme.

    Mais revenons à nos moutons. “Il arrivera toujours un moment où la science sera en désaccord avec les religions. ” Voilà où ce situe le problème. Vous affirmez, et c’est tout à votre honneur, que la différence entre science et religion est primordiale pour les comprendre toutes les deux, les assimiler même. Or par cette phrase, vous embrassez exactement ce que vous avez tant de ligne à démontrer. Science et religion n’ont rien à avoir en désaccord ; il y a une différence entre la vérité scientifique d’un fait et son interprétation. Or, dans votre article vous partez d’un fait -la destruction du Piss Christ- à son interprétation en OMETTANT et c’est là votre erreur de préciser que cette interprétation est personnelle. Elle n’est pas du domaine public.

    Enfin cessez de vous posez en victime de votre article. Vous l’avez écrit, défendez-le! Sinon il vous arrivera la même chose qu’à Serrano

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  • Une heure de peine le 16 juin 2011 - 20:23 Signaler un abus - Permalink

    Ce serait bien que vous lisiez le billet un peu sérieusement à un moment donné. Parce qu’il ne part pas de la destruction de Piss Christ pour “digresser” vers les théories contre les théories du genre, mais fait précisément le chemin inverse… Et il n’y a aucune digression : la mise en rapport entre différentes attaques dont celle contre Piss Christ est au cÅ“ur même du propos. Le rapprochement se justifie non pas parce qu’il s’agit des mêmes groupes, mais de la même stratégie – redéfinir la situation – dans le même objectif – imposer peu à peu un agenda politique. Là dessus, vous êtes bien incapable de répondre alors que c’est le cÅ“ur de mon argumentation… Quant à répéter que les théories du genre ne sont qu’une “théorie infondée voire philosophique”, c’est la preuve définitive que vous n’avez pas lu le billet qui bât en brèche cette idée erronée – mais que quelques groupuscules essayent de diffuser. Bref vous ne répondez à rien qui soit dans le billet.

    Pour le reste, je ne parle absolument pas “d’assimiler” science et religion et je ne sais pas d’où vous sortez cela. Quant à ne pas voir les désaccords entre la science et la religion, je dirais qu’il faut être aveugle. Certains disent que selon leur religion, la terre a été crée il y a 6000 ans et qu’il n’y a pas eu d’évolution. D’autres proclament que, selon leur religion, il y a les différences entre hommes et femmes et les comportements sexuels sont naturels. A chaque fois, la science montre le contraire. Ce que dit la fin de mon billet, c’est qu’un Etat laïc devra toujours trancher pour l’enseignement de la science, pas de la religion.

    Pour finir, je défends bien mon billet contre ceux qui voudraient en dire quelque chose sans l’avoir lu et qui, comme les néo-réactionnaires que je critique, espèrent vainement qu’en criant plus fort ils parviendront à s’imposer. Mais on ne discute pas avec ces gens, on se contente de lutter pour ceux qui regardent. Si vous aviez lu le billet, vous l’auriez compris. Mais il n’est de pire sourd…

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  • Polomiles le 16 juin 2011 - 21:34 Signaler un abus - Permalink

    Ok.
    Reprenons : vous dénoncez ceux qui diabolise votre article, mais vous usez des mêmes tons qu’eux quand on essaie d’être compréhensif. Si vous ne voulez pas que l’on puisse vous critiquer retournez à vos sciences économiques et laissez les véritables spécialistes de ces questions en parler. Et accepter les critiques que l’on vous fait je ne pense pas que vous ayez la science infuse.
    Bref passons.

    Votre article part du Piss Christ ou en tout cas, en fait une étape importante postérieure à l’évènement du gender studies. Le “Et” dans l’entête est tout à fait explicite.
    De même vous partez peut-être des mêmes stratégies, mais ensuite vous amalgamez mêmes stratégies DONC même acteurs. Désolé relisez-vous vous verrez qu’implicitement c’est ce que vous dîtes. Peut-être le pensez-vous aussi(?).
    “imposer peu à peu un agenda politique” : cela tombe bien c’est le fondement même de l’usage de la démocratie par ses citoyens. Proposer un agenda politique pour satisfaire un “électorat”. Là je ne vous suis pas, vous posant clairement en adversaire de l’offre politique et de la pluralité politique.
    Pardonnez moi de battre en brèche votre billet, mais le gender reste de l’ordre philosophique. Ci-dessus d’ailleurs vous ne citez aucune source que votre propre interprétation du gender.

    Ensuite sur la question religion-science. Là encore, je suis stupéfait de ce que vous osez proférer dans votre commentaire. En somme, vous êtes en plein dans ce cliché qui consiste à dire, un les religions -et particulièrement l’Église catholique- sont arriérées et dépassées, deux que la science s’opposent fondamentalement à la religion. Quelle aberration!! Quand on a un temps soit peu de noblesse d’esprit, on essaie au moins de voir d’où vient la source du malaise. Vous non. Vous foncez directement dans le panneau religion=obscurantisme. Ridicule!! Puéril!! Il serait temps que l’on vous briefe. Il faut savoir différencier le fait scientifique d’un évolution (ou d’un fait) et l’interprétation (non scientifique) de ce fait. Ici vous ne faites pas ce travail de différenciation entre ce que dit la science et l’interprétation que j’en fait. D’où cette formidable erreur sur la pseudo guerre foi-science.

    Et j’ai lu votre billet ne vous en déplaise. C’est d’ailleurs notre point d’achoppement.

    Pour en finir, deux choses : vous êtes ce que j’appelle un adepte de la pensée unique politiquement correcte. Une idée est dans le temps donc elle est bien.
    Deuxièmement vous êtes un de ceux, qui, pour valider son argumentation s’appuie sur le nombre de critiques négatives qu’elles reçoit.

    Bref vous devriez retourner à vos sciences économiques.

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  • Bozy le 16 juin 2011 - 21:34 Signaler un abus - Permalink

    Il faut parler simplement aux personnes comme Mme Boutin.
    Lui expliquer par exemple que le Genre est à la Sexualité ce que la Nation est au Pays. Ou plus simple encore, ce que l’Âme est au Corp, pour rester dans son domaine..

    Et dire que la notion de genre est née en fRance.
    Michel Foucault est éminement respecté dans le monde pour ses travaux sur le sujet, presque le Freud de ce domaine.

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  • Une heure de peine le 16 juin 2011 - 22:07 Signaler un abus - Permalink

    N’exigez pas que l’on écoute avec bienveillance vos critiques si elles ne sont pas pertinentes. Essayez plutôt d’en formuler qui soient recevables. Vous voudriez que je vous dise que vous avez raison pour prouver ma grandeur d’âme. Manque de chance, vous avez tort, et je n’ai pas de grandeur d’âme.

    Vous continuez à passer complètement à côté du billet et du thème de la définition de la situation, que vous ne voulez pas voir. Quant à affirmer encore que le genre (et pas le “gender”, utilisation du mot que je critique également dans le billet que, décidément, vous n’avez vraiment pas lu) est de l’ordre du philosophique alors que le billet fait référence à des travaux et des sources qui en prouvent la pertinence sociologique… Avant de dire que je ne cite aucune source, lisez ce que vous critiquez. En plus, dans le domaine philosophique, l’usage de la notion de genre relève de la philosophie analytique qui est bien à vocation et à méthode scientifique…

    Pareil pour le paragraphe suivant : je ne parle nulle part de l’Eglise catholique mais c’est vous qui la voyez partout. Il y a des obscurantistes parmi les religieux, ne vous en déplaise, et certains tentent bien de s’imposer. Je ne vise pas toute la religion, mais seulement certains mouvements ou certains acteurs qui s’en réclament parce que, incontestablement, cela promeuvent une religion incompatible avec la science – le “il arrivera toujours un moment” dit bien ce qu’il veut dire : que ce n’est pas toujours le cas, mais qu’à l’extrême cela le devient. Comme vous n’avez rien à dire pour critiquer le billet mais qu’il vous déplait pour une raison que j’ignore, vous en êtes réduit à essayer soit à inventer un problème (une opposition frontale à toute religion) soit à discuter de ma personnalité, de mon manque de noblesse ou de ma science infuse… Puéril, disiez-vous ?

    Par charité, je passe sur vos deux dernières remarques qui signent définitivement votre manque d’argument.

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  • AudreyMalran le 16 juin 2011 - 23:01 Signaler un abus - Permalink

    1. Il en va des obscurantistes religieux en général comme de Ben Laden en particulier : agiter ces épouvantails, incarnation des ténèbres, permet à ceux qui en tiennent le manche de s’imaginer dans la lumière.

    2. Piss Christ. Je le concède, j’ai quelques petits avantages sur l’auteur de l’article : je connais l’Å“uvre (l’art contemporain est mon métier), j’étais à la collection Lambert en Avignon le jour de la manifestation des catholiques (le samedi, le vandalisme ayant eu lieu le dimanche), j’ai pu observer de près la chronologie des événements, les revendications des uns et des autres, l’Å“uvre avant et après qu’elle ait été vandalisée, la médiatisation qui en a suivi.
    Ce que je lis de cette affaire dans l’article ci-dessus est une caricature qui réduit les faits au clivage simpliste du prêt-à-penser de notre temps : ‘religieux réactionnaires (de droite?) / scientifiques progressistes (de gauche?)’. Absolument affligeant (alors que l’affaire du Piss_Christ est justement riche de complexité).

    3. Ah la science !!!
    Voilà la valeur suprême ! l’étendard ! la nouvelle religion ! la vérité universelle ! le nouveau nom de Dieu !!!
    Au fait, n’est-ce pas la science elle-même qui classait encore il y a peu l’homosexualité dans la catégorie des monstrueuses perversions ?

    4. Les théories de genre c’est comme la pop’philosophie: un phénomène de mode glamour pour adulescents acculturés (et se prenant néanmoins très au sérieux).

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  • kurozato le 17 juin 2011 - 3:21 Signaler un abus - Permalink

    Lorsque l’on traite l’auteur d’adepte de la pensee unique politiquement correcte, gauchiste, bobo et droitsdelhommiste (voire bisounours), on fait quelque chose de meme niveau que lorsqu’on pratique la reductio ad hitlerum: on deverse son tonneau de mepris.

    @AudreyMalran

    1. Lorsque l’on denonce quelque chose (et il n’est pas completement fou de penser qu’on a le droit de denoncer de temps en temps), on se place implicitement du bon cote (qu’on le souhaite ou non).
    Il en va de meme de ceux qui ont critique avec vehemence Piss Christ ou de ceux qui l’ont detruite. Car on peut considerer qu’une oeuvre qui associe urine et le Christ est forcement provocatrice et irrespectueuse aux yeux du francais lambda (meme non croyant). L’artiste peut se defendre qu’il en soit ainsi (ou uniquement ainsi) mais c’est tout de meme une realite. C’est alors une formidable opportunite pour toutes sortes de chretiens plus ou moins radicaux de faire parler de leurs positions dans une lumiere favorable et de compter leurs rangs. En cela, il font ce que tous les militants font en matiere de guerre symbolique : chevaucher le plus possible de vagues propices, deja mediatisees ou ayant un bon potentiel de l’etre.

    2. Le mot “science” peut effectivement etre utilise comme ideologie et donc levier pour imposer sans discussion une serie d’avis et, au final, une domination. Lorsque c’est le cas, je vois bien quel parallele avec les religions, on peut en tirer. ;)

    3. La science avait qualifie l’homosexualite de perversion monstrueuse en plein accord avec la culture chretienne ambiante, soit dit en passant. C’est bien pour etudier et sortir de ce type de biais que les etudes de genre sont apparues. Il ne me semble pas honnete de faire de ces scientifiques les heritiers de ce discours.
    Va lire quelques articles sur le sujet et tu verras que ca n’a rien de glamour ou d’adulescent : je ne sais pas d’ou tu sors ca.
    Au fait, ce n’est probablement pas “accultures” que tu voulais ecrire mais “incultes”.

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  • Copernic le 17 juin 2011 - 12:52 Signaler un abus - Permalink

    Moi qui suis dans une “ignorance crasse”, qui cherche et se roule volontiers dans les pamphlets contre les institutions religieuses, j’ai passé quelques paires d’heures à rechercher témoignages et articles sur Serrano, Piss Christ et les théories de genres (je ne manie pas ces concept avec l’aisance de tous).
    Autant dire qu’après cet article je reste sacrement sur ma faim en terme de lieux communs, de prêt a penser, de raccourcis véreux et d’épidermie réac’ ou anticlérical. Merde…
    J’invite les pourfendeurs de simplesse d’esprit à jouer quelques minutes avec Google… les autres à prendre des actions chez Xanax.

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  • Polomiles le 17 juin 2011 - 14:16 Signaler un abus - Permalink

    Ne vous en déplaise, j’ai lu votre billet.

    Vos sources sur le gender (le genre si vous voulez mais ce n’est parce que vous préférez ce terme que je suis obligé de l’employer ici) ne sont en fait que des arguments antithéoriques de la part de Boutin et compagnie. Aucune source, ni même lien afférent ne sont de mise.

    Vous dîtes ne viser qu’une frange radicale de la religion catholique. Permettez-moi de vous dire qu’avec les “associations familiales chrétiennes” et l’enseignement catholiques (et quelques autres), cela nous fait quand même un lot d’intégristes de l’ordre de la moitié des chrétiens vivant en France.

    De plus votre ‘il arrivera toujours un moment” dit effectivement bien ce qu’il veut dire : qu’à un moment ou à un autre la religion s’opposera à la science quoiqu’il arrive, que c’est inéluctable. C’est écrit noir sur blanc dans votre papier. Or c’est faire preuve d’ignorance que de sortir des énormités comme celle-ci. Pour le coup c’est digne des extrémistes de la science, qui en ont fait une nouvelle religion.

    Puéril?? Votre attitude oui. Le “C’est celui qui dit qui y est” empreint tellement vos arguments que pire que puéril, ça en devient pitoyable. Que m’avez-vous opposé comme argument aux miens?
    1 – “Vous n’avez pas lu mon billet” remarquable de simplicité, et ridicule stratégie.
    2 – “Vous construisez un autre débat” là encore magnifique de bassesse d’âme (et effectivement vous n’avez aucune grandeur d’âme)
    Bref la seule chose que vous ayez dite dans vos deux derniers commentaires, c’est que vous êtes constamment incompris et que nous les “méchants réactionnaires” (mais qui l’est finalement), nous essayions de vous nuire. Or le moins qu’on puisse dire, c’est qu’entre votre puérilité et la recherche de compréhension qui m’anime, il y a un gouffre oui.
    Mais en même temps vous semblez être un professionnel de ce genre de diatribe.

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  • AudreyMalran le 17 juin 2011 - 14:31 Signaler un abus - Permalink

    Je n’ai pas l’intention de m’éterniser dans ce débat trop “clivé” (comme on dit maintenant), cependant…

    Je ne suis pas catholique (même pas chrétien), socialement je me situe à gauche (voire très à gauche) mais je ne me reconnais en rien dans cette gauche boboïsée qui substitue le sociétal au social (on fera des gorges chaudes du mariage homosexuel mais on ne dira rien de la redistribution des richesses produites).

    J’ai lu quelques articles, voire quelques bouquins et je vois bien comment l’ultralibéralisme économique et l’ultralibéralisme des mÅ“urs sont les deux faces d’une seule et même médaille.

    Actuellement, défendre les minorités sexuelles (homos, queer, transgenre…) est “in” (ça vous vaut l’assentiment médiatique) ; défendre les minorités sociales (pauvres) ou politiques (arabes, palestiniens…) est “out”. Et je me méfie comme de la peste des pseudo-combats à la mode.

    La France laïque (et je m’en félicite) bascule ou a basculé dans un intégrisme athée qui se veut quasiment totalitaire (éradication absolue de toute pensée religieuse et de tout signe y faisant la moindre référence).

    Je souhaite qu’on foute la paix aux gens quant à leurs options sexuelles TOUT COMME à leurs options spirituelles.

    Je n’aime pas les clivages simplistes, j’aimerais entendre l’avis des homos catholiques.

    - – -

    Concernant Piss Christ, cherchez donc en dehors de Google ! (simple caisse de résonance médiatique).
    La manif des cathos s’est déroulée la semaine qui précédait la Pacques et ce qui a déclenché la réaction n’était pas l’Å“uvre elle-même (déjà exposée précédemment à Avignon sans histoire) mais sur le fait qu’elle était le visuel de communication de la nouvelle exposition. Un visuel de communication dupliqué sur tous supports et notamment diffusé sous forme d’affiche dans toute la ville : impossible de ne pas tomber nez-à-nez, à une semaine de l’arrivée, dans l’ex-cité papale, de quantité de fidèles venant fêter Pacques ! (je ne suis pas chrétien mais je peux comprendre que les cathos du coin se sois senti ridiculisés à l’idée de recevoir leurs amis dans un tel contexte).
    Si j’ai bonne mémoire, une négociation cathos/Lambert ayant eu lieu à l’issue de la manif du 16/04 avait abouti à un accord consistant au retrait des reproductions de l’Å“uvre dans l’espace public (affiches et grande bâche sur la façade de l’hôtel de Caumont). //Je note au passage que si les signes religieux distinctifs sont désormais interdits dans l’espace public, cela ne concerne pas les même signes s’ils sont transformés en symbole d’agression aux religions//.
    Le vandalisme de l’Å“uvre originale est intervenu le lendemain (dans des circonstances un peu rocambolesques) et, pour l’instant, l’enquête n’a pas permis de déterminer qui sont précisément les auteurs.
    S’en est suivi un étonnant barnum médiatique (au contraire de ce qu’affirme l’auteur en disant que personne n’en a parlé, j’ai été assailli d’articles, d’emails, de demandes de signatures de pétitions, et je me souviens avoir vu une étude [André Gunthert? Jean Véronis?] qui faisait état d’un incroyable phénomène de buzz de dimension mondiale !!).
    Bien évidemment, plus le phénomène médiatique prenait de l’ampleur et plus la description des faits se résumait au clivage réducteur “laïcs progressistes tolérants éclairés / religieux réactionnaires violents obscurantistes”, la Collection Lambert elle-même ne se privant pas, au passage, de se présenter comme ardente défenseur des libertés démocratiques. D’ailleurs, je suis prêt à parier qu’une exposition consacrée à l’événement ne tardera pas à être programmée, histoire de surfer sur la renommée internationale de l’affaire et de renforcer l’idée (naïve) que l’art contemporain n’est jamais d’aussi bonne qualité que quand il scandalise ce qui reste de décombres d’une France maintenant complètement déchristianisée (cible facile ; j’attends le jour où galeriste vedette comme Yvon Lambert osera s’en prendre aux actuels opiums du peuple, veaux d’or et clergés tout puissants… Je risque d’ailleurs d’attendre longtemps car ce sont probablement ces nouvelles puissances qui ont fait la fortune économique et réputationnelle de monsieur Lambert).

    Les gender studies ou, plus précisément, la façon dont s’en emparent les français, s’inscrivent dans ce contexte généralisé (de zizanie, de brouillage des repères, de pensée soixante-huitarde dévoyée, etc.). Que cela soit laborieusement travaillé, étudié, argumenté, dialectisé au sein de l’université je trouve ça parfaitement sain ; qu’on décide brutalement d’en faire le nouveau catéchisme auprès des enfants scolarisés je trouve ça au mieux prématuré, au pire complètement fou.

    Quant à l’article que nous commentons ici, je le trouve partisan pour ne pas dire courtisan (de l’air du temps, de l’opinion médiatique…), attitude qui me parait anti-scientifique au possible, d’où mon agacement (sans compter l’instrumentalisation de l’art contemporain qui m’agace tout autant). Je déplore aussi la psychorigidité de l’auteur face aux critiques (semble incapable de mettre la doxa en doute).

    Je n’irai pas plus loin (peu d’envie, pas de temps, et puis j’ai à peu près tout dit de ce que je pense).

    AM

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  • Kurozato le 17 juin 2011 - 18:31 Signaler un abus - Permalink

    @AudreyMalran
    Débat clivé ou non, merci pour ta réponse.
    Il est vrai que déplacer les feux de la rampe sur les débats dits sociétaux a été une stratégie de divertissement de la question économique pour les politiques depuis une vingtaine d’années. Je ne suis pas sûr que cela fonctionne encore bien. On va voir.
    Ceci dit, quand on parle des théories du genre, on parle aussi de féminisme et il y a bien une question économique là aussi (bien qu’on y préfère souvent le thème des violences).

    Tu poses une question épineuse qui est “comment permettre une libéralisation sans que cela tourne à la lutte de tous contre tous, ou à une chasse libre pour les prédateurs?” (comme le libéralisme économique). Par exemple, beaucoup de libertariens considèrent qu’il faut laisser chacun libre de faire ce qu’il veut de son corps, y compris le prostituer. Cependant, permettre cela (en tout cas, si on le fait de manière idéaliste dans les conditions actuelles), c’est aussi laisser libre champ au proxénétisme et à la traite des corps (même s’ils sont en théorie interdits, cf Allemagne).

    Je ne pense pourtant pas que libéralisme économique et libéralisation des moeurs soient forcément liées. Le premier, qui est en fait le culte de la force et de la prédation derrière le masque de la loterie d’une compétition libre et non faussée, utilise le second quand il s’agit de donner du mou mais je pense que ce n’est que par opportunisme et parce que la domination ne peut plus être poursuivie sur autant de fronts qu’au bon vieux temps. D’ailleurs, une égalité réalisée des hommes et des femmes impliquerait probablement une hausse des masses salariales. Tss, tss. Faut pas pousser.

    Quant à la libéralisation des moeurs, elle me semble nécessaire car je ne pense pas que l’on vive dans une société saine et permissive (comme on se plaît souvent à le croire).

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  • Pascal Avot le 19 juin 2011 - 12:16 Signaler un abus - Permalink

    Comme vous y allez ! C’est juste une histoire de trolling et de contre-trolling entre artistes bouffeurs de curés et croyants bouffeurs de marxistes. Des deux côtés, une frange hyper-minoritaire d’allumés médiocres et arrogants, groupuscules symétriques en quête d’une position culturelle dominante. Pibull contre pitbull. Que vous parveniez à voir là un genre de situation d’urgence est fondamentalement drolatique.

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  • lebienpensant le 21 juin 2011 - 11:13 Signaler un abus - Permalink

    cet article mélange tout! les délires intégristes créationnistes anti-Darwin n’ont rien à voir avec Piss Christ! je condamne les premiers, mais la provoc gratuite de Piss Christ n’est pas plus intelligente.

    A quand un Piss Allah au fait?..

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  • Gü le 22 juin 2011 - 11:42 Signaler un abus - Permalink

    C’est quand même fou, il’maura fallu attendre plus de 20 ans et l’arrivée d’Internet pour rencontrer le tout premier spécimen d’extrême-gauchiste homophobe. Notre époque est formidable.

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  • Ginko le 22 juin 2011 - 18:05 Signaler un abus - Permalink

    Merci à tous pour cet article “batteries included” où les détracteurs ne font que renforcer le propos d’origine. Une belle mise en abyme.

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  • Périclès le 24 juin 2011 - 0:47 Signaler un abus - Permalink

    L’article ne me semble hélas pas très équilibré… Pas de quoi pousser des cris d’orfraie, après tout l’auteur a le droit de défendre son opinion, mais il n’y a pas forcément de quoi mener un débat sereinement : comme d’autres l’ont fait remarquer avant moi, l’auteur amène les choses de manière un peu trop clivante.
    Amalgames, épouvantail du péril réactionnaire (pourquoi ne pas avoir mis une affiche d’un réac arrivant le couteau entre les dents ?) : ce sont des procédés un peu rustiques.
    Vous vous défendez de faire un amalgame entre intégristes bourraux du Piss Christ et cathos lambda réticents à accepter la gender theory, mais le simple fait que vous passiez de l’un à l’autre par le biais d’une comparaison/rapprochement/dégagement d’une tendance de fond, ça me laisse dubitatif…
    Le pire reste l’allusion au créationnisme et à l’héliocentrisme que vous glissez en introduction : où est le rapport, alors que ces billevesées pseudo-scientifiques sont essentiellement le fait de mouvements protestants fondamentalistes et que les pires intégristes catholiques acceptent pour la plupart la théorie de l’évolution ?
    Vous dites ne viser aucune religion en particulier : sur ce plan-là, c’est réussi, vous avez juste réussi à nous livrer une compil’ des convictions religieuses qui s’expriment dans la cité, en fustigant pèle-mèle les illuminés et les raisonnables.
    Je donnerais donc mon avis de catho lambda et (un minimum) éclairé, dans ces deux affaires très différentes (au cas où ça intéresserait quelqu’un).
    Le Piss Christ ? Fallait-il le détruire ? Non, acte suprêmement idiot qui ne règle aucune question. Par contre, on pouvait débattre sur un art contemporain en panne d’idées et de talent, et la sphère catholique n’a pas manqué de s’exprimer, avec des positions très diverses et nuancées.
    Les gender studies ? Ayant moi-même étudié la gender theory dans le cadre de mes études, je peux témoigner que c’est une discipline très intéressante et qui pose des questions extrêmement pertinentes. Reste que sa présence dans un manuel de biologie est discutable, car le gender (ou genre, le vocabulaire demeurant un problème épineux en la matière)est avant tout social, et que l’articulation entre le sexe biologique et le genre est sujette à débat chez les théoriciens de la gender theory elle-même !
    A partir de travaux sociologiques complets et rigoureux sur le gender, on peut en tirer la conclusion qu’on veut ! Certains auteurs affirment ainsi l’idée d’une supériorité non plus masculine mais féminine à partir de la théorie du genre, alors même que certains de leurs collègues s’y opposent vigoureusement …
    La gender theory prête souvent le flanc à la doxa,selon laquelle les sociologues ne seraient qu’un ramassis d’affreux gauchistes pseudo-scientifiques… Simplement parce que chacun interprète les résultats à sa guise en fonction de ses opinions idéologiques, les gender studies finissent par en être largement décrédibilisées.Comme nous le disait notre professeur, les gender studies gagnent énormément à ne pas se revendiquer directement d’un militantisme politique.
    Bref, les gender studies sont déjà sujettes à interprétation au sein même des laboratoires de recherche sociologique, c’est pour cela qu’il peut sembler hasardeux de les inclure dans un manuel de biologie.La science évolue et la notion de “consensus scientifique” est toujours très relative : en science on n’a pas toujours sous la main une théorie aussi fiable et cohérente que celle de l’évolution…
    Dans ce contexte, n’importe quel intellectuel chrétien intelligent et informé peut avoir voix au chapitre. Désigner un groupe de “néo-réactionnaires” que vous définissez comme “minoritaires et fermés à la discussion”, c’est bien commode : ça permet de discréditer un courant de pensée en laissant penser qu’il ne s’agit que d’une poignée de fanatiques incapables de saisir les concepts de raison et de respect chers à notre République. Autrement dit, ça permet d’évacuer rapidement et tranquillement toutes les opinions (ne serait-ce que vaguement) d’origine religieuse.
    Lorsqu’on voit un auteur fustiger avec toute sa raison et son bon sens tous ces “néo-réactionnaires”, on a envie de rétorquer,en estimant que c’est un arguement beaucoup plus élaboré et pertinent qu’en apparence : “C’est celui qui le dit qui y est”.
    On sent en effet chez l’auteur quelques crispations scientistes et positivistes que n’aurait pas reniées Renan. Le côté “c’est dans ce sens-là que va le monde, y a qu’à suivre” en se basant sur des paradigmes scientifiques qui auront largement été remis en question dans vingt ans, c’est parfois une vision des choses plus déprimante que celle de ces affreux réacs qui s’accrochent à leurs convictions.
    Le réac est en temps normal cet individu démodé qui se recroqueville sur des croyances périmées ; parfois il s’avère effectivement que le réac devrait prendre un peu l’air. Mais parfois il s’avère que le réac est simplement à contre-courant, et dans un monde où les courants (s’en) vont et (re-)viennent, il se pourrait bien que le réac finisse par se retrouver à la mode, voir même apporter sa pierre aux dernières évolutions scientifiques !

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  • augustin le 26 juin 2011 - 6:26 Signaler un abus - Permalink

    Il y a beaucoup plus de violence dans les commentaires que dans l’article lui-même. Faites un tour sur le net, c’est la même chose pour tout article portant sur la religion. Croyants, faites un effort, ne confirmez pas nos pires peurs, et essayez de nous convaincre que vous ne rêvez pas du même contrôle social et sexuel que l’on voit à l’oeuvre dans toutes les théocraties actuelles.

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  • Ginko le 30 juin 2011 - 18:35 Signaler un abus - Permalink

    Périclès,

    on l’a déjà dit, ce NE sont PAS des manuels de biologie, mais de SVT! Et ça fait toute la différence. Les gender studies y on toute leur place puisqu’une bonne partie du programme traite (ou du moins traitait il y a quelques années, selon mon expérience) d’éducation SEXUELLE.

    D’autre part, de mon point de vue, l’insistance sur les “néo-réactionnaires” de l’auteur vient surtout du fait de l’asymétrie politique sur le sujet : on ne prend la peine de s’engager sur un sujet que lorsque son état actuel nous gêne ou à l’opposé lorsque son état actuel (jugé satisfaisant) est clairement perçu comme en danger. Le danger que pointe du doigt l’auteur est qu’il se trouve donc des réactionnaire pour agir (comme dans le cas du créationnisme), mais peu de monde pour défendre une cause pourtant primordiale pour un état qui se dit laïc (que le contenu des manuels ne soit pas modulé par la religion).

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  • Laurent le 1 juillet 2011 - 12:04 Signaler un abus - Permalink

    Je ne suis pas chrétien (même pas du tout croyant) mais je trouve votre article confus, incohérent et partial.

    - On ne peut se réclamer de la “science” et de Darwin sans reconnaître que le sexe d’un individu est bien une réalité biologique (laissons de côtés les superfemelles XXX, les hermaphrodites et autres cas biologiques marginaux). Sans nier la variété des comportements sexuels, ni la (les) construction(s) sociales(s) de laquelle (desquelles) ils découlent, on ne peux aussi nier que l’objectif naturel de la sexualité est bien de perpétuer la race par l’accouplement des mâles avec les femelles.

    - En conséquence, pour parler des minorités (mal-)agissantes, on peut bien sûr fustiger les intégristes religieux (toutes crèmeries confondues)mais tout autant les intégristes qui veulent conférer un statut social à leurs pratiques sexuelles minoritaires voire ultra-minoritaires (LGBT par exemple).

    - Enfin, je suis gêné par la différence de d’appréciation que font les médias “progressistes” entre “l’oeuvre” provocatrice qu’est piss-Christ et, par exemple, la déclaration provocatrice d’un Lars Von Triers. Y aurait-il des provocations adoubées par le système – c’est-à-dire politiquement correctes – et d’autres pas ? Ou pour le dire tel que je le pense, y’aurait-il des haines autorisées (voire encouragées) et d’autres proscrites (voire pénalisées) ?

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  • amonhumbleavis le 1 juillet 2011 - 14:09 Signaler un abus - Permalink

    @Laurent, j’espère que vous n’avez de rapports sexuels que pour enfanter pour vous permettre d’écrire une chose pareille et je constate que vous avez zappé la base même des études de genre, qui distingue le sexe (biologique) et le genre (construction sociale)…

    Pfiou que de champions du monde sur ce fil.

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  • TZ le 3 juillet 2011 - 7:50 Signaler un abus - Permalink

    A mon avis, les plus grands champions du monde sont ceux qui jettent l’opprobre sur les autres sans y apporter le moindre argument.

    Mais cette pratique semble tellement à la mode : dès que l’on ne pense pas comme les médias nous l’imposent, on fait face à ce genre d’attitude, parfois même de la part de personnes parfaitement honnêtes.

    Le pire des comportements, pour ce genre d’individu, c’est notamment d’émettre des doutes sur le 11/9/2001. Vous pourrez alors sortir tous les raisonnements rationnels, vous ne ferez que vous heurter à l’intégrisme de la pensée unique, de la part de personnes qui se disent pourtant “tolérants” et “ouverts”.

    Notre époque est bien paradoxale…

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