Leçon de philo à l’usage de Guéant

Le 16 février 2012

Claude Guéant estime que "toutes les civilisations ne se valent pas". Jean-Paul Jouary lui répond, avec philosophie. Pour faire bonne mesure, il convoque Levi-Strauss. Car si notre actualité ne manque pas de barbarie, encore faut-il l'identifier sans se tromper. Pas si facile.

Citation : “Le barbare, c’est d’abord l’homme qui croit à la barbarie” Claude Lévi-Strauss

Le samedi 4 février 2012, comme un petit crachat de plus après bien des précédents de son camp, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant a lancé ce que le lendemain M. Nicolas Sarkozy qualifiera de “bon sens” : “toutes les civilisations ne se valent pas” et, pour se faire bien comprendre, il opposait la liberté, l’égalité et la fraternité, à la civilisation inférieure qui accepte “la tyrannie, la minorité des femmes et la haine sociale ou ethnique”, ce que chacun a bien interprété comme une sorte d’insulte à la civilisation islamique.

La chose est d’ailleurs surprenante, car les catholiques auraient pu protester aussi, se sentir visés. Et déclarer qu’un amalgame dangereux est opéré par Claude Guéant avec un passé avec lequel ils ont rompu : celui des massacres des croisades, de la centaine de milliers de béguins et béguines brûlés pour avoir fait vœu de chasteté et de pauvreté, des millions d’esclaves noirs déclarés animaux par la papauté et traités comme aucune bête ne le serait, du petit million de femmes brûlées pour sorcellerie de 1486 à la fin du XVIe siècle, des boucheries opérées contre les protestants, des censures et tortures infligées aux savants et artistes, des bénédictions données aux inhumanités coloniales et dictatoriales, de la complaisance troublante de Rome vis-à-vis du nazisme lui-même… Et de fait, il aurait été tout simplement absurde de qualifier ainsi une civilisation, oubliant au passage l’apport considérable du christianisme à l’émancipation humaine.

Les religions ont sans doute puissamment contribué à l’émergence des valeurs humanistes – judaïsme, christianisme, islam – et aussi, l’histoire passée et présente l’atteste, donné une valeur absolue à des haines et des violences meurtrières lorsqu’elles ont fusionné avec les divers pouvoirs d’État. C’est bien Bossuet qui dans sa Politique tirée des propres paroles de l’Écriture sainte, théorisait au nom de Dieu le pouvoir absolu de la monarchie, allant jusqu’à préciser que “quiconque désobéit à la puissance publique est jugé digne de mort”.

C’est pourquoi Claude Guéant fait semblant d’ignorer non seulement qu’on ne peut confondre “civilisation” et “régime politique”, mais que seule l’histoire peut évaluer les contradictions qui affectent le mouvement de toutes les civilisations. Bien sûr, cette petite phrase ne fut motivée que par un souci de plaire aux électeurs xénophobes et racistes, au risque d’en banaliser dangereusement les délires. Mais après tout, puisque le mot “civilisation” a fait couler tant d’encre et de salive, l’occasion est belle de l’interroger un peu à son niveau philosophique.

Ce que l’on appelle “civilisation”, c’est l’ensemble de ce qu’un peuple crée, entretient et transmet par l’éducation dans tous les domaines de la culture, son patrimoine social, technique, religieux, intellectuel, artistique. Il y a donc eu, et il y a, une grande diversité de civilisations dans l’histoire humaine. Et, dans cette histoire complexe, il s’est toujours trouvé une civilisation particulière qui identifie LA civilisation avec la sienne, et qualifie ainsi de “barbares” toutes les autres, au regard de la conviction d’être les plus “civilisés”.

Massacre de la Saint-Barthelemy (1572) par François Dubois, Musée de Lausanne, (Domaine public)

Les Grecs antiques se sont attribués ce titre, puis les Romains, puis les chrétiens par exemple, les musulmans, puis derechef les chrétiens à partir de la Renaissance. Partout sur le globe, en Asie comme en Afrique, en Europe comme dans les Amériques, les peuples en se différenciant comme c’est le propre de tous les humains, ont prétendu que les peuples différents du leur cessaient donc d’être pleinement humains en devenant étrangers. Et c’est ainsi que la barbarie s’est répandue avec les civilisations, parce que, selon la belle formule de Claude Lévi-Strauss :

Le barbare, c’est d’abord l’homme qui croit à la barbarie.

L’actualité politique prouve que, en ce sens, notre civilisation ne manque pas de barbares. Allons plus loin : une civilisation particulière est apparue à la Renaissance, en Italie (grâce notamment aux savants musulmans chassés de Constantinople et débarquant à Florence !), en Hollande, en France et en Angleterre, en Espagne et au Portugal, combinant étroitement un essor sans précédent de la technique et des sciences, une explosion de la création artistique, une nouvelle façon de croire en Dieu, une dynamique nouvelle de capitalisme marchand et bancaire, et un renouveau des idées républicaines, voire démocratiques. Une nouvelle civilisation se construit alors, d’une extraordinaire efficacité : c’est toute la Terre qui peu à peu en fera les frais, colonisée, martyrisée, exploitée par quelques sociétés “civilisées” qui très vite considèreront que les autres peuples sont inférieurs.

C’est ainsi que cet extraordinaire progrès civilisateur répandit des barbaries jusque là inconnues et des régressions inhumaines. Et puisque l’actualité invite à parler “civilisation”, il faut bien admettre que, depuis cette époque, les nations réputées les plus “civilisées” sont celles qui ont perpétré les plus grands massacres : Européens massacrant en Amérique du Sud avant de génocider les Indiens au Nord, en Afrique noire ensuite, etc. avant que le colonialisme installe sa violence un peu partout.

N’oublions pas les guerres mondiales, le nazisme ou le stalinisme, le Vietnam et l’Algérie, où des crimes sans précédent furent répandus par les nations les plus “développées”, “civilisées”, “rationnelles”, et le plus souvent chrétiennes. Il y a un lien entre une certaine façon de concevoir la “civilisation” et les désastres de l’histoire récente.

Ce n’est pas sans finesse théorique que Charles Chaplin, à la fin du Dictateur, lance cet “Appel aux humains” qui conclut le film :

Notre science nous a rendus cyniques. Notre intelligence nous a rendus durs et brutaux. Nous pensons trop et nous ne sentons pas assez.

Cela faisait écho à l’analyse que Jean-Jacques Rousseau avait produite des contradictions es progrès attribués à la “Raison”, mais aussi à la pensée de Schiller qui en fut le disciple. Schiller plaçait dos à dos deux façons de ne pas être pleinement humain. L’une, qui consiste en une sorte de révolte sauvage, une vie sensible privée de raisonnement. L’autre, qui cultive tant le raisonnement théorique, la science, l’efficacité technique, qu’elle en vient à tuer la sensibilité. Les deux souffrent d’une insuffisance, mais c’est en cultivant la seconde qu’on en vient à opprimer ceux qui en restent à la première.

En ce sens, les “civilisés” sont de loin les plus dangereux, condamnables, méprisables. Ce qui est à l’ordre du jour, sans doute, c’est une nouvelle façon de combiner la rationalité et le sentiment, le social et la nature, le plaisir esthétique et l’efficacité technique. On voit bien qu’au bout d’une certaine façon de “civiliser” les humains il y a une menace majeure sur ces humains et sur leur planète. Et Schiller ajoutait une formule qui pourrait faire penser à l’auteur des propos qui sont le prétexte de cet article :

Il y a entre la pire stupidité et la plus haute intelligence une certaine affinité.

N.B : À lire, toujours avec bonheur : les Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme, de Schiller, Race et histoire de Claude Lévi-Strauss, Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes de Jean-Jacques Rousseau. Et voir et revoir, de Chaplin, à la suite pour bien saisir le lien qui les unit, Les temps modernes et Le dictateur.


Poster-citation par Marion Boucharlat pour Owni /-) ; texture par Temari09 remixé par Ophelia Noor pour Owni ; Le massacre de la Saint-Barthelemy par François Dubois [Domaine public], via Wikimedia Commons

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  • mmu_man le 16 février 2012 - 19:04 Signaler un abus - Permalink

    Toutes les civilisations sont inestimables d’un point de vue humain et culturel. Pour le reste, leurs *gouvernements* ne se valent pas tous.

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  • Michael le 16 février 2012 - 21:41 Signaler un abus - Permalink

    Je suis très étonné :
    Vous auriez pu aborder les paroles de M. Guéant : sur le thème de “liberté, égalité, fraternité” pas vraiment appliqué en France et même, l’est de moins en moins.

    Vous auriez peut-être pu dire que” la minorité des femmes” n’est pas spécialement quelque chose de bien, même s’il en a été ainsi en France
    jusqu’il y a peu….
    Que” la haine sociale et ethnique” n’est pas une bonne chose non plus.

    Bon, vous préférez parler des catholiques. Cible beaucoup plus facile et très à la mode, et demande peu de courage finalement…

    “Le massacre des croisades” : vous oubliez de préciser qu’il s’agit (au départ) d’une aide des chrétiens d’occident aux chrétiens d’orient
    qui se faisaient massacrer…. par les musulmans.

    “La centaine de milliers de béguins et béguines brûlés pour avoir fait vœu de chasteté et de pauvreté” : de quoi s’agit-il???

    “Des millions d’esclaves noirs déclarés animaux par la papauté et traités comme aucune bête ne le serait” : il s’agit d’esclavage; Cela reste un mal
    mais les grecs, nos modèles de démocratie, les romains, les musulmans utilisaient tous l’esclavage. Pourquoi spécialement les catholiques?
    Par contre, je suis curieux de connaître vos sources qui vous font dire que les noirs étaient déclarés animaux par les papes…

    “Du petit million de femmes brûlées pour sorcellerie de 1486 à la fin du XVIe siècle” : il y en a pas plus?

    “Des boucheries opérées contre les protestants” : Je n’ai rien à objecter. C’est intrinsèquement mauvais. Dû à un refus de l’altérité.

    “Des censures” : catholique, c’est obligé! Mais aujourd’hui encore la censure sévit et il n’est pas besoin d’arriver à des exemples extrêmes comme wikileaks!

    “Et tortures infligées aux savants et artistes” : des sources et exemples?

    “Des bénédictions données aux inhumanités coloniales et dictatoriales” : Et parmi celles-ci (non citées), il y a eu des mea culpa? C’est un signe de supériorité?

    “De la complaisance troublante de Rome vis-à-vis du nazisme lui-même”… : Relisez les déclaration du rabbins de Rome (entre autres), les
    déclarations de l’évêque von Galen de Munster pendant la 2è guerre mondiale…. Ce sont des gens qui étaient acteurs pendant cette période difficile… et cela demande plus de courage que de faire la leçon 50 ans plus tard…

    “Et de fait, il aurait été tout simplement absurde de qualifier ainsi une
    civilisation, oubliant au passage l’apport considérable du christianisme à l’émancipation humaine” : C’est vrai : les hopitaux, les écoles, …
    Et encore aujourd’hui, nombre d’associations auprès des plus pauvres sont catholiques…

    “Cette petite phrase ne fut motivée que par un souci de plaire aux électeurs xénophobes et racistes” : cela est très probable.

    “Dans cette histoire complexe, il s’est toujours trouvé une civilisation particulière qui identifie LA civilisation avec la sienne, et qualifie ainsi de “barbares” toutes les autres, au regard de la conviction d’être les plus “civilisés”.” : Tout à fait!

    “une civilisation particulière est apparue à la Renaissance, en Italie (grâce notamment aux savants musulmans chassés de Constantinople et débarquant à Florence !) “:
    il ne s’agissait pas de savants arabes musulmans mais arabes chrétiens, minorité écrasée dans les pays musulmans!

    “les nations réputées les plus “civilisées” sont celles qui ont perpétré les plus grands massacres : Européens massacrant en Amérique du Sud avant de génocider les Indiens au Nord, en Afrique noire ensuite, etc. avant que le colonialisme installe sa violence un peu partout” :
    Mais les massacres en Amérique n’ont pas été perpétrés par une conception de supériorité de civilisation mais par un désir de s’approprier leurs terres et biens. Par contre, pour le colonialisme, en effet, Luc Ferry, athée notoire, conscient de la supériorité de noter civilisation a décidé qu’il n’était pas possible de laisser les autres peuples dans leur ignorance crasse…
    Il y a eu des apports, mais la toute puissance écrase les petits…
    Et plus récemment, nos interventions en Irak, Afghanistan, Lybie … sont plus une plaie pour ces pays et leurs peuples alors qu’on veut les aider du haut de notre supériorité. C’est encore les catholiques qui sont dans le coup!

    “N’oublions pas les guerres mondiales, le nazisme ou le stalinisme, le Vietnam et l’Algérie, où des crimes sans précédent furent répandus par les
    nations les plus “développées”, “civilisées”, “rationnelles”, et le plus souvent chrétiennes” :
    Le nazisme et le stalinisme était chrétien! C’est un scoop, merci. Que la 2ème guerre mondiale soit d’origine catholique : idem!

    A force de vouloir contrebalancer les allégations de M. Guéant envers les musulmans, vous voulez trop charger la barque… précisément des catholiques, cela ne demande aucun courage (et cela ne demande aucune information fiable, cohérente, sourcée), encore plus s’il s’agit des siècles passés, cela évite de se remettre en cause aujourd’hui nous-même…

    Je suis déçu de ce genre de lecture qui détonne par rapport aux articles habituellement mis en ligne sur OWNI…

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  • Doumé. le 16 février 2012 - 23:39 Signaler un abus - Permalink

    merci pour ce commentaire bien construit fasse à un article baclé, qui commence par des cliché historique completement faut, juste pour renchériri un cran de plus dans l’émotion

    je partage aussi votre déception de trouver pareil article dans OWNI, c’est hélas pas la première fois et alors que je suit OWNI depuis presque le début, ma consultation du site se fait de plus en plus occasionnel fasse à une qualité sur le fond qui diminus, un partis pris systématique irritant alors qu’on attent mieux d’un journaliste
    (même si la qualité de la forme progresse et est agréable)

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    • A le 17 février 2012 - 12:32 Signaler un abus - Permalink

      Je vous en prie, soignez votre français!

      P.S. : je suis pourtant d’accord avec le fond…

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  • stian le 17 février 2012 - 1:21 Signaler un abus - Permalink

    vous citez “race et histoire” mais vous omettez “race et culture” de lévi strauss or il est important de lire les deux pour se faire une idée plus juste du sujet.
    Le complexe de la shoah, du stalag et de la colonisation vous atteint si gravement que vous n’êtes plus capable de voir que ce que vous dénoncez pour les catholiques et les occidentaux les autres ont fait pareil vous voyez le mal presque ( ce presque me donne à penser que vous n’êtes pas encore au stade terminal) uniquement par le bout de la lorgnette occidentale. Vous souffrez, c’est évident, d’occidentocentrisme et aussi d’occidentophobie. A vouloir éviter l’abject d’hier vous êtes en train de construire l’abject d’aujourd’hui et de demain.
    Si en regardant l’histoire dans son ensemble les civilisations se valent toutes, au jour d’aujourd’hui nous avons le droit, voire le devoir, de dénoncer “celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique” et je continuerais par celles qui acceptent l’esclavage et interdisent l’onanisme.
    la civilisation islamique que vous érigez en victime, revendique encore le droit à l’esclavage, une députée koweïtienne en s’appuyant sur des textes juridiques coraniques justifie l’esclavage sexuel des femmes non musulmanes. “Dans une interview diffusée sur la télévision An-Nahar, le leader spirituel des Frères Musulmans Yusuf Al-Qardhawi a indiqué (pour lutter contre l’onanisme): « Je pense que la charia devrait être appliquée progressivement. C’est une règle dans la charia et dans la nature (…). Il faut préparer les gens, leur enseigner. Les gens doivent apprendre. Nous devons faire un effort pour enseigner aux gens la vérité sur l’islam (…). Je pense que durant les cinq premières années, il ne devrait pas y avoir de mains amputées ».

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    • Nidhal le 17 février 2012 - 10:13 Signaler un abus - Permalink

      concernant l’esclavage, c’était une pratique existante bien avant l’islam qui depuis le 7 siecle AJ avait recommandé d’en finir avec pratique ” depuis quand vous prenez les gens pour des esclaves alors qu’ils sont nés libres …” mais faut croire que cet appel était bien en avance par rapport à son temps. . Si certains réclament le retour à cette pratique , ils ne représentent les musulmans en rien..

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      • stian le 17 février 2012 - 18:55 Signaler un abus - Permalink

        Si il y a bien une civilisation historiquement qui a pratiqué l’esclavage c’est bien l’islam ne serait-ce pour garnir les harems de femmes toujours plus jeunes. Le nier c’est être révisionniste.
        ” si certains réclament le retour à cette pratique” allez faire un tour au Koweït en Arabie saoudite au Qatar vous serez surpris.

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      • stian le 19 février 2012 - 22:31 Signaler un abus - Permalink

        lisez ou relisez la sourate 24 verset 31
        “Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent… ”
        ça a l’air tout a fait naturel pour un musulman d’avoir des esclaves… Mais Mahomet n’est musulman en rien…

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    • LeMéchant le 17 février 2012 - 12:33 Signaler un abus - Permalink

      “une députée koweïtienne en s’appuyant sur des textes juridiques coraniques justifie l’esclavage sexuel des femmes non musulmanes.”

      Vous êtes sûr de vos propos ?

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  • Carlos PV le 17 février 2012 - 9:08 Signaler un abus - Permalink

    “…les peuples différents du leur cessaient donc d’être pleinement humains en devenant étrangers. Et c’est ainsi que la barbarie s’est répandue…”

    Cet article me plait car il rappelle le lien de causalité qui peut exister entre “discours qui divise les hommes”, “rejet d’autrui” et “barbarie”.
    Et cela ne s’applique pas qu’à un discours particulier.
    Ah l’individualisme, quelle plaie…

    Et puis, merci OWNI pour votre travail, j’suis fan!:)

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  • J.doe le 17 février 2012 - 10:07 Signaler un abus - Permalink

    La France républicaine aurait également pu se sentir visée avec ses massacres et déportations de catholiques en Vendée, en Charente maritime (l’île madame) et partout en France. Sa collaboration nazie et socialiste puis seulement nazie. Ou encore, les massacres des anglais dans les guerres de cent ans.

    La France a inscrit, comme tout pays, son histoire dans le sang.

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  • René de Sévérac le 17 février 2012 - 16:07 Signaler un abus - Permalink

    A Mr Jean-Paul Jouary,

    Philosophe (?) et professeur (pas d’Histoire sûrement !). Passons.
    Une réponse globalement satisfaisante (de mon point de vue) vous est adressée par Mikael.
    Quelques petits compléments :
    1. “noirs déclarés animaux par la papauté”. Là c’est fort.
    Je pense que vous faites allusion à la “Controverse de Valladolid”
    Mais ils s’agissait des Indiens d’Amérique et la position papale fut à l’inverse.
    2. “Des boucheries opérées contre les protestants”
    Là votre ignorance est crasse. Les “boucheries” sont à double sens,
    et le terme de Guerre de Religion ne signifie pas provoquées par la religion,
    (mais là un long cours d’Histoire serait nécessaire).
    Juste une remarque sur la “Saint Barthélémy” :
    Paris était vide de protestants à l’exception des gascons invités pour le mariage de Henri.
    S’il reste encore quelques historiens pour y croire, beaucoup se rallient à l’idée que bien des créanciers, amants ou autres furent “baptisés” cette nuit afin de permettre quelques règlement de compte.
    3. “une civilisation particulière est apparue à la Renaissance, en Italie (grâce notamment aux savants musulmans chassés de Constantinople et débarquant à Florence !) “
    Là c’est fort; un peu d’Histoire; un concile est organisé à Ferrare (puis Florence pour cause de peste) en vue de discuter les points de vue des deux Eglises.
    Les Orientaux désirent éviter en 1438 le désastre (qui aura lieu en 1453 : prise de Constantinople) et une telle alliance devrait permettre de susciter de nouvelles croisades contre l’Islam (ce point est personnel). Bref, de retour à Constantinople le peuple les désavoue. Toutefois nombre des intellectuels délégués reviennent à Rome dont Bessarion (métropolite de Nicée -de mémoire-) qui gagne un chapeau cardinalice et ramène une quantité considérable d’originaux grecs.

    Il y aurait beaucoup à rajouter ou préciser.
    Vous êtes excusable car l’école n’est plus ce qu’elle était.
    Par contre, vous n’êtes pas loin d’une médaille Lisenko.

    PS. Je vous propose un prochain article sur Vanneste.

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    • René de Sévérac le 17 février 2012 - 16:28 Signaler un abus - Permalink

      Toutes mes excuses au Professeur Jean-Paul Jouary,

      Je reviens de Wikipedia et en sais un peu plus sur vos qualités.
      “Jadis membre du PCF qu’il a quitté en 2000, il a été pendant dix ans rédacteur en chef de l’hebdomadaire Révolution et de 1981 à 1984 conseiller dans le cabinet du ministre Charles Fiterman.”

      Donc éveillé en 2000, mais malgré tout athée, au sens de combattant contre “l’opium de peuple”. Je me suis toujours juré de na pas attaquer les croyances : donc en tant que chrétien (un abruti, quoi !) je vous présente mes excuses : Je n’avais pas compris que ce texte était un geste de combat.
      Je vous avais pris pour une Caroline Fourest qui cite SS Paul et Augustin sans comprendre !

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  • oursin le 17 février 2012 - 20:12 Signaler un abus - Permalink

    De la part d’un “fi lou zof” qui s’enorgueillit de descendre de la tribu des djouary, je ne suis guère étonné.

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  • DR IDRISSI MY AHMED le 19 février 2012 - 21:02 Signaler un abus - Permalink

    CIVILISATIONS SUPÉRIEURES ET MONDIALISATION UNILATÉRALE
    MENSONGES ET INEPTIES DE CERTAINS HEXACONNARDS*
    Carambolage des valeurs et viol des sentiments

    Expérience d’écriture, voici une chronique, placée entre la diatribe polémiste et la mystique élémentaire.

    Un état de mal-être, des sautes d’humeur qui nous enserrent le cœur et qui répondent aux propos mordants et malsains impulsés par des politiques de France. Des flashs personnels intriqués parmi les récents événements trashs qui leur servent de détonateurs.

    IDENTITÉS MACABRES

    En tant qu’étranger, francophone, les propos malveillants des racistes et xénophobes de France me poussent, hélas, à mon propre reniement. J’ai aimé cette civilisation pour ses humanités, ses penseurs, ses poètes, me voilà contraint de douter des assertions de mes anciens profs. Balivernes ou endoctrinement, on nous a bercés de mensonges hypocrites et on nous inonde d’injures, sans ménagements !

    « N’ayant d’idole à qui tenter de ressembler, ….
    J’ai tenté d’être un héros pour moi-même. Un défi non pas aux dieux, mais à mon père, à ma propre personne… » Dicit Alexandre le Grand. Tous les grands réussissent-ils leurs paris ? Qui pour la richesse, qui pour la science ou le savoir, mais jamais assez pour étancher toute leur soif de conquêtes. Et rarement encore pour la connaissance d’eux-mêmes. C’est aussi dans la soif de s’élever et de conquérir le ciel que s’est tué Icare. Sans ce deal, fait de curiosité, de défis à soi et au monde, jamais l’homme n’aurait conquis le stade de l’aviation. Là, le mythe sert d’exemple à la réalité. Il en est ainsi du courage qui a permis de se lancer dans l’exploration du monde, des océans, de l’univers.
    J’ai besoin de toi, comme le pet du cul dont il doit sortir.
    Il y a des mots qui puent tout près de nous. Mais bien en haut, ceux d’un ministre sénile, un paradoxe de la mondialisation. Il s’agit de monsieur Claude Guéant ! Si tu as un bon nif, ça promet d’être ça ! Ça a l’air d’un farfadet ignoble et ça pense à l’instar de leurs jurons courants, comme ‘’un arabe famélique imbibé d’alcool sous un pont’’. En quête d’identité et en mal de chasse à l’homme, le fieffé bavard, souffre de l’absence de souffrances. C’est pour cela qu’il se permet d’être hors sujet, hautain et méprisant. Il est incapable de détester en silence et de renâcler en coulisse ses rancunes et ses haines à forts relents !
    En mal d’électeurs pour son maître, il veut communiquer sa haine aux siens et en faire un vecteur pour rassembler les foules. Aux urnes, ’’suivez mon cheval blanc’’ ! Au nom de la rancune et du refus de l’autre, soyez nombreux à détester et à refouler les envahisseurs ! Fort de sa sinistre situation, il ose en faire un cas de civilisation. Les apparences de modernisme, d’aisance matérielle et de supériorité en armes lui donnent cette philosophie superbe des conquérants et des surhommes. C’est pour cela que la dérive fasciste et le glissement nazi sont si proches. Cette égocentrique ineptie est portée par un sentiment de suprématie, qui n’a rien à voir en fait avec les valeurs humaines intrinsèques ! Autrui souille le sol français, même s’il y est né ! Barra, dehors ! C’est le printemps gaulois, qui chasse non pas les auto-crades*, mais les foules !
    Excursion dans les sinistres méandres des dérives polémiques des Guéant et Le Pen
    Rhétorique impérialiste et projet nihiliste. Le but du choc des civilisations et de l’exacerbation de la suprématie est plus constant qu’électoraliste. Il est une nature. Il n’est pas différent de celui d’écraser et d’anéantir les étrangers, porteurs de différences, de concurrences ou de conflit potentiels. Le choc avec les ‘’gens non civilisés’’, les ‘’sous-hommes,’’, dévalorisés est synonyme de refoulement et d’apartheid, d’exclusion pour les barbares. Le projet cache mal une tendance nette à l’appropriation des biens et au nettoyage ethnique, voire à l’élimination de tous les concepts idéologiques que les ‘’barbares’’’ portent en eux, et qui créent, aux yeux des lobbies des racistes et des clans des xénophobes, une menace pour leurs propres valeurs ou leur sécurité. Les différences ne sont ni acceptées ni reconnues, comme cultures différentes à respecter ou à partager en tant que telles, mais elles sont dénigrées, combattues et retenues comme des menaces existentielles, réelles, par les obscurantistes gaulois.
    MENSONGES ET INEPTIES DES HEXACONNARDS*
    Ceux qui savent écrire ont un devoir de vérité. Face aux faussaires et aux manœuvriers, qui la veille des élections, manipulent les consciences en raclant des voix d’outre-tombe et des caniveaux. Maîtres des manips, ils créent les événements médiatiques, soufflent en les créant des incertitudes, gonflent les zizanies latentes, les reflexes de peur et les amalgames de haine d’autrui. C’est leur façon médiatique et machiavélique de créer le buzz. Et l’occasion de monter au créneau des défenseurs de la cité et de là, ils sollicitent les voix des droites extrémistes, qu’ils racolent et cooptent pour engranger de parmi les électeurs, les plus chauvins, les extrémistes, les racistes et les xénophobes les plus virulents.
    Civilisation, ma mère,
    Je ne me rappelle pas d’un seul moment où je ne t’ai pas aimée. Civilisation est synonyme de mondialisation et de démocratie, de libertés et non de supercheries ou de traitrises sur celles des autres peuples. Si excellence, il y a, c’est dans les valeurs de respect et d’ouverture et de partage que cela doit se distinguer et non de nombrilisme quelconque ou de cloisonnement, d’exclusions et de profit égotistes et égocentriques à la fois, voire d’ouvertures unilatérales et de supercherie, pernicieuses, sournoise, louches et perverses, d’appropriations conquises sur les autres, les anciens peuples colonisés par exemple et leurs matons, laissés sur place, qui restés exclus et marginalisés, analphabètes et abrutis par les méfaits et les conséquences appauvrissantes de la colonisation, sont maintenus à l’écart, en état de dominations téléguidées, en état de servage et d’hypothèque, parce que qu’ils ne sont pas riches, qu’ils pensent autrement ou qu’ils s’habillent, selon leurs us, leur éthique, leur pudeur ou leurs rites différemment. Leurs coutumes et leurs traditions sont du folklore pour les surhommes qui les dominent, si ostentoirement*, maintenant. C’est la supériorité de la civilisation dont se targue le sinistre opportuniste de l’intérieur. Claude Guéant nous pointe de son nombrilisme hexaconnard*, au point que François Hollande, le SG du PS, « réprouve la polémique inutile et les haines inutiles qui attisent les feux de la division et de la discorde ».
    ‘’ Toute culture naît du mélange, de la rencontre, des chocs.’’
    ‘’A l’inverse, c’est de l’isolement que meurent les civilisations’’ Octavio Paz. Ce sont les rencontres et les struggles, les conquêtes souvent belliqueuses qui ont engendré les cumuls de richesses, les collections artistiques, les œuvres d’arts et d’architectures géantes, qui ne sont parfois que les recels des tributs de guerres, de la simple réappropriation. Plus que de simples cultures pacifiques, les civilisations matérialistes sont le fruit non pas des seules sciences et techniques, ce qui est légitime, mais le résultat des richesses accumulées, du luxe et du cumul d’agent. Mais où sont alors les qualités éthiques dont se bercent lesdites civilisations ? Et l’échelle des valeurs ne serait-elle que matérielle ? Autrui, dans son renoncement, il est vrai, n’accumule et ne cherche rien qui puisse être exhibé pour montrer sa civilisation.
    REFLUX, REMUGLES ET MÉRYCISMES
    Amours et langues. Je ne me rappelle pas d’un seul moment où je ne t’ai pas aimé. Tu m’as guéri même de toi. Je vais t’oublier mon amour, car ne m’ayant pas compris, tu m’as rejeté. Ça va être de moi que je vais m’amuser, une fois que j’aurais calmé mes peines et mes regrets. Sois sûre, maintenant que je suis dégivré et moins aigri, je ne me rappelle plus d’un seul moment où je t’aurais aimé. O langue de mon colon préféré !
    On voit la vie à travers un trou de serrure. L’esprit borné ses champs étranglés. On invente des ennemis, on les invective, on se mesure à eux. De mirages et d’avatars, on fait des personnages pour batailler contre eux. La vie est comme un organe érectile, une lance d’acier, quand elle est dure, c’est qu’il y a de la bataille en l’air ou de la joie. Quand elle ramollit on se demande à quoi ça sert. Une oreille dure qui n’entend plus rien, c’est pareil, ça ne sert qu’aux décors qui supportent les verres pour une probable vision. Fardée, alourdie, loin des yeux, renié, que suis-je encore pour toi ? Plus qu’un petit clou de chair, par moment planté dans une planche de décors, le plus souvent oublié.
    Si des instants de bonheur et de partage ont existé,
    Je ne m’en souviens plus ! Ou alors ça ne fait pas partie de moi. Ils ont rejoint le terrain vague, amer et fade des oublis ou des répulsions. Pour celui qui est malheureux, amoureux écrasé, ou solitaire ou incompris, il est plus angoissant de rester et de lutter. Il lui est plus loisible de partir que de persister. La mémoire, la volonté, c’est-à-dire soi-même, les humeurs, le bonheur, la mémoire, la vie, son esprit ou son âme, ne sont que des réactions chimiques, que l’on contrôle si peu ou à grand peine. Mais c’est ce qui permet d’être conscient et d’exister. Aussi, dois-je encore vivre, lutter pour vivre, car j’ai bien des choses à combattre, pour les vaincre afin de vivre ou que l’on dise en souvenir de moi, que j’ai existé. Pour la personnalité, j’ai peur de retrouver mes premiers amour en continuer à parler une langue qu’ils me refusent comme celle d’un des leurs. Plutôt que de me taire, de rester stérile et incompris, afin de rester moi-même, cette personne dont ils ont décidé de la langue de la culture et du destin, je me dois de répondre à l’inconséquent bonimenteur et le confondre du haut de son ministère ! Après tout, il est plu jeune que moi, comme la plupart des nôtres !
    RÂLEURS ET POLÉMIQUE
    Toute vie est une entreprise de destruction.
    Parabole. Mon dieu, je me sens faible et malheureux. Seul, la métropole m’a répudié. Pourtant tout me dit, que je suis là et que j’existe. Je sens que tu ne veux pas que je sois heureux, mais que je vive d’angoisses, de peines, avec toutes ces faiblesses, si je dois vivre encore. Déraciné, sans harmonie avec mes concitoyens et mes pairs. Ni au travail, ni avec les rares amis, ni au foyer, à la maison, ni avec les frères et les parents, ni avec moi-même ayant été condamné à vivre casanier isolé, stérilisé de soi, je me suis sauvé de moi-même, sans santé, sans force ni dynamique, sans courage ni colère depuis. Mon corps est devenu allergique à sa propre chair après l’avoir été de sa peau. Là maintenant, je suis, je suis vaincu par mes propres faiblesses, limité et prisonnier d’elles. Vaincu par mon empathie naturelle, ma propre tendance à la tendresse, face à l’hystérie des gens à commander, à crier, à faire la gueule et se renfrogner, à punir et sanctionner sans tact prendre ni mesure appropriée ou colère retenue, et cela avec méchanceté, s’y acharner.
    Tel cette espèce de chauffeur, 185 et 130 kg au moins, qui au restau gueulait à voix si forte, face à la dame et devant le jeune qui l’accompagnaient, qu’il en indisposait les gens, à leur couper l’appétit et le souffle, mais guère les siens ! Car il a continué comme un buffle à avaler les aliments. Bouffer est un véritable calmant. C’est l’image même du colon, dédiée en parabole. Je ne vais pas regretter le protectorat, sa civilisation en reniant les apports de mes prédécesseurs. Les grognons de l’hexagone, en période de menstrues électorales, au lieu de les embrasser ils bouffent leurs partenaires. C’est le cas de la zizanie orchestrée par le maquignon de l’Élysée et la marchande d’oseille. Leurs âmes vendues au démon fait femme, les électeurs béats compteront pour du beurre mais pour nous, des ingrats.’’ Le peuple français est l’esclave de tous ses propres narcissismes’’
    Pour ma part, je suis là, je persiste, présent, ouvert, critique et querelleur, comme un arabe, un berbère, un gaulois, un ibère, car nous avons eu pratiquement les mêmes maîtres, les mêmes envahisseurs. Et je crois en les civilités par de là les civilisations. Je suis là, les Guéant et les Le Pen, comme le fruit d’un brassage, celui du partage que vous conspuez. Je ne regrette pas ce qui s’est passé, depuis des générations. C’est trop tard, c’est un fait, mais j’ai les yeux tournés vers l’avenir sans aucune aversion.
    On a vendu au dirham symbolique notre pays…
    Puisque celui-ci ne cesse de ‘’s’abais-ser’’ ! Ou qu’on l’ait carrément donné aux protecteurs, protectionnistes et autres prédateurs : hommes et biens, volés et envoilés ! Ça ne doit pas être pour ça que le camionneur international se disputait ! Qu’est-ce que tu as ? Je suis dégoûté ! Ça ne te suffit pas et quoi d’autres ? Je ne renâclerais pas. Je ne reviendrais plus là-dessus. Je te pleure alors que nous sommes vivants et que toi, tu n’es plus à nous, tu es parti. Pays, islam, ramadan, fêtes, culture, tout cela n’est qu’un décor de théâtre ! Regrets et colères, dépits et primes réactionnelles, c’est l’impression d’avoir tout perdu ou vécu dans cet endroit un amour impossible. Un scénario qui n’est pas écrit pour cette époque, ces acteurs là, ce peuple et cette contrée ! Une vie de sujets, hors-sujet, sans verbe être ni compléments.
    JE VEUX VENDRE MON REIN
    J’ai dû travailler seul ce mois-ci. Un consultant m’a happé au couloir. Il voulait entrer d’urgence sans prendre rendez-vous ni suivre le service. La queue, c’est trop dire pour l’affluence de ce matin. C’est urgent, me dit-il ! Je veux vendre mon rein. La mine triste sans expression autre que l’amertume. Placide, vide, désabusé, quasi décidé, comme s’il s’agissait de céder, par dépit, un vieil objet devenu inutile, afin de s’en débarrasser. Le sacrifice étant déjà accepté, déjà consommé ! Je le voyais sur les pas d’un suicide, lucide, du moins je l’appréhendais ! C’est la parabole des liens tissés entre la France et le Maroc. La langue, la civilisation sur plusieurs paramètres partagés, sont de véritables dons d’organes !
    Je ne rentre pas dans les banalités que je lui ai servies, lui qui est dans une crise dans nom, écrasé par sa femme, ses 5 gosses, sa cigarette et ses crédits qui doivent réduire ses libertés, sa personnalité et son pouvoir d’existences ! L’argent pensais-je, il y a 40 ans, pour le dé-friqué et dépensier occasionnel que j’étais, l’argent est un potentiel de libertés. Il lui fallait devant ce triste harakiri, un psychologue ! Avec quels mots et quels palliatifs le convaincre de l’inutilité, du danger de cette vente d’un organe vital ? Que lui aurait-il réglé comme problèmes, le psy ? Aucun, sauf peut-être la façon de vivre ses difficultés ou de différer ses tourments. Mais, comment gérer en pleines crises la crise ? Comment et de quelle manière regarder s’amonceler des crises insurmontables ? Voilà donc l’état d’un fonctionnaire d’une grosse ‘’ boîte’’ de la place ! Qu’en est-il alors des chômeurs et des laissés pour compte ? Ceux, qui exclus sociaux, vivent à plein temps le suicide économique. Quel impact sur la famille, la société, la rue, la citoyenneté, les urnes et la politique. Absentes !
    Pour revenir au brouhaha impulsé par les immondes sorties des ministres de l’intérieur, feu Hortefeux et l’innommable duo de Le Pen-Guéant, puis la polémique ou le dédain consécutif, je me pose la question du côté, philosophiquement et culturellement, inutiles de ces positions. Détestables langues bonnes à lécher Le seul côté positif est de lustrer la bête infâme, le Racisme, dans le sens de poils. De grossir l’égo par des considérations frelatées. De pousser finalement les blancs et les riches, si polis et cultivés du Nord, contre les noirs, les africains, les asiatiques, les musulmans, les indiens et les arabes !
    Où est alors le bénéfice de cette haine prescrite sur commande ? Rancune greffée comme un rein malade, sujet au rejet, à la mort de celui qui le porte ! Est-ce que Bush est toujours au pouvoir, pour instrumentaliser la politique de France ? Et la piéger en la faisant détester par son ancien et pérenne continent ! Ces saillies malpropres ne pousseront certes pas à la sympathie envers la France et les produits français, les rois et les président des pays aux civilisations honnies. C’est leur orgueil qui est brimée puisque ces chefs, représentent ces autres civilisations, minorées et mal famées ! Tout au moins incomprises et sur le plan de leur réputation diminuées ! Ce sont des reproches et des représailles qui annuleront des bons de commande ou y sursoiront ! Et allez voir pourquoi on commande ailleurs des armes, du matériel chez des producteurs concurrents.
    Échos de voix. Hogra, ôqda, humiliation, complexes, haines et rancune ! Non ! Je suis contre. Mais, je n’ai rien dit ! Je suis contre, quand même ! Mais quel intérêt au ministre et à Marianne de bander sur des affaires aussi cons ! Aussi absurdes et aberrantes, en quoi cela stimule-t-il la recherche l’éthique, le commerce, les découvertes, les échanges ou la reconnaissance ?
    DÉSORDRES, SCANDALES ET GUÉANTEUR
    Carambolage des sentiments et ressassements.
    J’ai besoin de savoir ce que deviennent les croûtes de nez que l’on montre au public quand on est ministre de Sarkozy. Et, où c’est que vont les pets du cul quand ça sort de la bouche des grands ? Autres déclinaisons des propos civilisés du Guéant, qui par ses mots sur la civilisation, largue sur le reste du monde-non civilisé-toute sa guéanteur ! Splendides désordres qui font dans le populisme le plus abject et les plus sournois. Désorientations des amis de la France et des électeurs ? Que devient la bave du sinistre méchant, à la langue fourchue, face aux ressentiments de nos réactions ? Autant qu’un couteau ébréché sur les vagues de l’océan…Rien en fait, parce qu’il flatte dans le sens du poil les ours mal léchés qui se complaisent dans son mauvais sermon ! Des extrémistes fanatisés, fondamentalement exacerbés, les hooligans de l’hexagone, des faux chômeurs ou de vrais loubards qu’il veut arracher des urnes de LE PEN. Lumpen-prolétariat et messe charismatique, en mal de leaders !
    Libertés arrachées, mal-vie locale, copies et vides spécieux !
    Valeurs appliquées ailleurs, déceptions locales en face et désaxassions. Libre cours au corps et ses conduites libertaires modernes, en opposition de phase avec les mœurs et l’éthique locales. Mal-vie génériquée, copiage sans conviction ni certitude, sans l’esprit qui va avec ni la raison qui les manifeste, les assume et les défend, comme autant de besoins inéluctables, vitaux. Mauvaise image et tournures en dérive, avatars sans charisme, véritables zombies déplacés dans l’espace et le temps, voilà ce que nous sommes, malgré une proximité physique et des médias envahissants et pénétrants. L’impérialisme restant possessif et hostile, dénigre notre civilisation en nous empêchant d’accéder fondamentalement à la sienne, que ce soit volontairement ou à contre-courant.
    Dérives des droits, ingérences dans un sens et ‘’devoir de dégénérescence’’ de l’autre ! Devant les chauvinistes et pour eux, les hommes naissent libres et égaux, mais pas les autres ! Êtres supérieurs, leur civilisation est la seule qui mérite ce label et ce nom ! Les nains, les nègres, les arabes et surtout ceux qui peu ou prou ont comme référentiel l’islam, ouste, barra ! Laissez ce pays aux sangs purs !
    Les hexagonaux, les gens du Nord, du moins leurs prolixes et attardées leaders, ont oublié, leurs mélanges historiques et leurs nombreux métissages, leurs guerres et les ravages qui ont fait d’eux une nation bigarrée. Ils ont oublié les colonies et les exploits guerriers des blancs, face aux romains, aux italiens, aux sémites, aux anglo-saxons, contre leurs religions ou contre eux-mêmes. Ils ont garce à l’euro, oublié les deux guerres mondiales et les précédentes. Ces critères de civilisation, qu’ils se sont entre européens causées, avant de s’assagir, en nous montrant comme des ennemis, de leurs doigts ! Nous, les civilisations archaïques et attardées, nous dont les ressortissants nourrissent leurs terres, et qui au nom de la liberté, colonisés que nous fussions, les avons aidés à recouvrer leurs propres indépendances. Nous, qui restons sous leurs emblèmes de parrains et de moniteurs, nous voila humiliés, vilipendés, ‘’excommuniés’’, trahis ! Nous qui restons encore sous leurs obédiences encore et à leurs empires de profiteurs ingrats, affiliés ! Ou soumis et affligés ?
    J’ai vécu des instants immobiles, inutiles
    Fondés dans la sève des rêves d’une vie entière. Mon corps a besoin de tendresse et de chaleur. Mon dos a besoin d’être touché des doigts et d’être pincé ou gratté. Luth, guitare à cordes ou violon ? Un manque impérieux qui va jusqu’à me réveiller comme d’un cauchemar. D’autres parties de mon corps réclament d’être chauffées, de se relever, de tâter, de bouger. Sans volonté, sans force, sans idées, sans idéal, sans horizons, sans issue. Je me sens faiblir et m’anéantir. Le corps arraisonné, la mémoire en déflagration. Je ne veux pas combattre, je veux voir, je veux lire, je veux chanter et danser, dans une autre langue que celle de ceux qui m’insultent et me détestent. Je sens des effluves de flammes me monter sur une partie du corps, un besoin de pincer, de caresser, de gratter, d’écraser, une envie de pousser, de forcer, d’enfoncer. Le sang me réalimente et circule. Je crois que je suis encore vivant. Résilience, sursaut post traumatique. Demain, je me réveillerais avant l’aube, j’ai un tas de choses à faire. Un tas de mots à leur dire.
    CHRONIQUE : PLEURS AUX CONFINS DE L’UNIVERS
    En pleurs, les mains et les yeux au ciel levés, comme ses millions de fans par le monde, elle priait pour l’âme de la défunte Whitney Houston, cette superbe diva qui avait de l’orgasme dans la voix.
    Soulevant la tête du mouton enterré jusqu’aux cornes des suites d’un bombardement, un palestinien de Gaza, lève les yeux au ciel, le regard face aux avions de Sion qui venaient de bombarder de nuit, sa ferme et ses bâtiments.
    Levant les yeux au ciel, le joueur de Zambie dans une prière, rehaussée par le groupe et ses chants, remercie en vaudou le destin qui a fait d’eux en Afrique les champions du ballon rond.
    Émue, levant les yeux au ciel, la vielle montagnarde sur l’Atlas blanchi, remercie en berbère le bon roi d’avoir envoyé ses hélicoptères pour lui apporter un peu de chaleur humaine, du pain, de l’huile, des couvertures, des habits chauds et de bons sentiments.
    Non loin de là, une bicyclette étendue dans une flaque de boue et de sang, tourne encore sa roue, comme un moulin de prière, sous la pluie et le vent. Faute de voix, c’est l’engin qui a perdu son maître qui emplit la rue désertée de gémissements au ciel, dans le firmament.
    LE RACISME BIENSÉANT
    Ou la pathologie ordinaire du développement durable. Nazisme français et supériorités tribales : « Toutes les civilisations ne se valent pas » ! Répondant aux propos du braillant successeur de Horteffeux, cet outrageant et malveillant Guéant, mon perroquet dans sa langue criait aux moineaux qui s’abattaient du ciel sur son grain : ‘’KoulIy dialy wa Khra âlina, we gouli le ennasse hiya hadi ahssane hadara!’’! Intraduisible ou presque: Il faudrait Salomon pour comprendre les propos scatologiques de l’indécent psittacidae.

    Exorcisme d’une xénophobe essentielle ou la harangue et la hargne on live. Telle est fut la super Marianne sur scène, à Strasbourg. Enthousiaste de passion, dans un homérique sermon, elle chante les mêmes stances racistes et les hymnes aux dieux chauvins des blancs. Elle stigmatise les faiblesses de la ségrégation déjà instituées, afin que nul muezzin, nul minaret ne vienne en pays laïque crever les nuages de leurs chants ni prier encore le même bon dieu que le leur, dans la rue pour encombrer ou salir le pavé ! Ce n‘est plus le chômage qu’elle psalmodie, mais la pureté ethnique ou religieuse de la nation, qu’elle chante comme un slogan guerrier ! Vindicte belliciste et horribles lamentations. On devrait à ce titre sortir de la surface de la terre pour lui laisser la place de vomir…Ou pour elle, d’expirer !
    VINDICTE ET DÉPRESSION
    Les dents blanches, un enfant blond, sourit en poursuivant dans la neige son chien blanc qui courrait pour ramasser un ballon blanc. Les arbres verts, transis de blancheur, levaient au ciel leurs branches candides en tremblant de froid.
    Dors ma chair, il ne sert à rien de se réveiller ou de parler. Crie si tu peux dans tes cauchemars et laisse mes rêves heureux ! Nos civilisations, nos pays, nos régimes, nos idéologies, nos indépendances, nos particularismes, nos us, nos droits ne valent rien aux yeux des jupitériens. N’est-ce pas que Zeus avait violé Europe, la célèbre Io, pour donner naissance à ces illustres gens ! Sortis comme des zombis des ténèbres de leurs tombes, nos ombres comme des avatars ne valent rien aux yeux des avortons ! Nous sommes des primates, des primitifs, des esclaves prisonniers des parrains, entre les mains de leurs matons. On ne cesse pas de le répéter chez les gens biens, surtout la veille de leurs érections. Comprendre élections.
    LA LÉGENDE VRAIE D’UNE RACISTE INCOMMENSURABLE.
    Mme Le Pen nous adresse ceci. Les nôtres vivent dans les subburbes, entassés dans les caniveaux froids, comme des cancrelats. Chômage, drogues, armes et crimes aux poings, ils n’ont rien à faire chez eux. Elle base sa candidature de présidence sur leur inutile te dangereuse existence en France. Pour elle, ils représentent la menace mal karchérisée par Sarkosy.
    Alors qu’ils retournent faire leurs prisons chez eux ! Sans gaspiller le pain blanc de France, ruiner la Sécu, occuper le leur travail et saccager les quartiers et les maisons. Merci Marianne de le rappeler aux vôtres si souvent. Vous avez raison, gardez votre pain blanc et restez chez vous, aussi ! Cette racaille n’est guère assimilable. Elle ne peut jamais se fondre dans la foule bien pensante, laïque et blanche ! Les quartiers chics ou normalisés, comme les écoles de qualité, étant interdits aux émigrés. Laïcité géométrique qui les refoule dans les quartiers périphériques et dangereux. Libertés étroitement surveillées qui leur refusent les moindres particularismes. Ces restes de personnalité, de libertés individuelles, sont sentis par leurs porteurs comme d’ultimes racines et d’infimes droits à préserver. C’est pour ces expressions personnelles que vous les invectivez, que vous les exécrez et que vous les oppressez. Message reçu.
    Émigration pénitentiaire. Oui Mme Le Pen, ces émigrés sont amoindris, séquestrés de fait dans un apartheid, qui lâchement hypocrite, est des plus pervers et sournois. Ce distinguo organisé n’ose pas dire son nom. Timorés, apatrides, sans fierté ni égards de surcroît, ils sont repoussés, marginalisés et délaissés. Comment peuvent-ils être ‘’nationalisés’’, s’ils sont déclassés, exclus, avec l’estime et les moyens en moins ? Sans honneurs ni fierté, ils sont refoulés de fait par votre grande nation.
    Amours, propriété et répulsions
    Mais, ils restent à l’affiche de la haine et des exactions. Ils sont un mal nécessaire pour faire, contre eux, votre insane union. Comme pour assouvir et raffermir les valeurs solidaires de votre si noble nation. Marianne, présidentiable pythonisse, refuse même aux gens de venir se soigner, en France. L’intolérante succube va jusqu’à vouloir interdire ce qu’elle taxe ‘’d’émigration sanitaire’’ ! Pureté ethnique ? Oui, on chasse même les malades, ils sont contagieux ! Les mulâtres et les métis, les sémites d’Afrique, sont de trop. Mme Le Pen combat pour une France, occidentale, chrétienne, juive et pure, qui se complait dans la blancheur. En fait, elle ignore l’histoire de son hexagone ! Comme partout, les nations sont un ramassis d’envahisseurs, un agrégat de nomades, qui à travers les conquêtes et les pérégrinations, ont laissé des marques chez leurs descendants. La France est un melting-pot cosmopolite, conglomérés comme les autres, à travers les âges. Vrai qu’elle a su s’élever comme la patrie des droits de l’homme depuis la Révolution et que devenue république, qui plus est, laïque, elle a cultivé de superbes dons chez les siens. Narcissiques et belliqueux, égocentriques, arrogants et violents. De vrais gaulois, peu adaptés à l’ouverture et la mondialisation ! Mais hélas dans son amour des libertés, elle ne veut ni lâcher ni délier ses ‘’détestables’’ et anciennes colonies. Ses propriétés, pompes à sous et avec clients honnis !
    NOUS SOMMES EN ÉTAT DE VIE PROVISOIRE.
    Et nous y voilà dans un état de violence notoire !
    Les nôtres ont comme critère de civilité, l’ouverture et l’hospitalité, qui sont une force atavique de leur actuelle et pérenne civilisation. Ils n’ont pas peur des étrangers. Ils communiquent, ils coopèrent. Les vôtres quand à eux, n’ont pas besoin de souiller leurs nobles valeurs avec nos libertés réduites, acclimatées, surveillées et piètres particularismes, ils ont la leur de suprême Civilisation ! Sectaires et jaloux de leurs ethniques et souveraines conditions, que viennent-ils faire alors, outre-frontières ? Chez nous ! Aux anciennes colonies, vouées qu’elles persistent de l’être aux receleurs de la mondialisation. Le lucre, le vol, la luxure et la perdition, semblent les attirer, comme le miel les mouches. Ces disponibilités, ces attaches, sont des forces, une dynamique d’appel qui les enivre, les appelle, les enrichit et les attache. Mais loin des Pyrénées ! ‘’A Rome, fais comme les Romains’’, rappelle l’incube à juste titre ! Mais que Rome reste dans ses murs et qu’elle ressuscite Néron ! Chez-elle, entre ses murs, au lieu de nous envahir et nous importuner et de s’ingérer tellement ! Mais votre Rome a besoin de rester ‘’ l’Empire’’ et le Maître ! Elle a besoin de fournisseurs inconditionnels, de clients dociles, de mercenaires et d’esclaves, comme au vieux temps ! Sans se dépenser, sans se déplacer, nous téléguider de loin, gratuitement !
    Haïs chez nous et pire ailleurs,
    Détestés et honnis, humiliés sans répit par un perpétuel complot paranoïaque, dit des civilisations, nos élevons vaincus les bras au ciel, pour qu’il nous trouve une solution.
    Ce sont des milliers de gens qui manifestent et qui veulent le changement. Après la Libye, laissée finaliser sa guerre civile, voici la Syrie, en train de préparer l’immolation d’Assad, son dernier lion. Des milliers de morts…Un tsunami politique est en train de laver l’Orient. Hier c’était le Liban et toujours la Palestine. Voici l’Irak déchiré et pillé de main de maître ! On ne cesse de compter les morts entre les adeptes et les factions d’une même nation. Est-ce là la Civilisation ? Ou ce ne sont en fait que les méfaits d’Israël qui a peur de la paix, de l’Europe et de l’Amérique qui ont peur pour Israël ? Si vindicatives que sont les puissances contre l’Iran, de quoi sera-t-il fait demain ? Une fois qu’on aura lessivé la Syrie après avoir lâché les Afghans !
    Les violons de l’orchestre embellis par la voix céleste d’Oum Kalthoum, lancent au monde la parabole aidant, leurs ondes à travers le temps. Les chants qui s’élèvent au ciel, comme des prières chaudes, recréent les émotions de ce film vieux de 50 ans. Mais que reste-t-il donc de ces spectateurs, de leurs joies et de leurs clameurs ? Rien dans cette Place Attahrir du Caire, comme pour les Arabes de ce Printemps ! Leurs joies se sont tues. Mais leurs images sont encore là, sur la télé et là, quelque part, dans le sol ou dans les airs. Aussi infimes soient-ils, comme des particules flottant dans l’air, comme des âmes dans de célestes sphères !
    CONVICTIONS PARALLÈLES
    In god we trust human we serve.
    C’est la volonté qui crée le destin. La force de la foi entre en action. Le mythe reste une fiction tant qu’on n’y apporte pas la foi. La foi soulève les montagnes, dit-on ! C’est le credo qui crée la réalité. C’est la force de la foi et de l’invocation qui rend le dieu existant et très présent. C’est de cette force de pensée que dépend la conviction. Dieu étant un besoin, mais aussi un trésor méconnu qui a créé l’homme pour se faire connaître. L’homme entre autres créatures, probablement. La force de la foi, la foi collective est comme une religion. Elle est La religion. Un lien qui possède la force physique du faisceau que représente l’ensemble de la congrégation et dont la pensée, l’esprit ne peuvent être que décuplés, de par le nombre de ceux qui se rejoignent dans les mêmes invocations et qui se retrouvent en bloc, raffermis dans les mêmes convictions, les mêmes appels, les mêmes vertus, la même direction, les mêmes projets…

    Kénitra, le 14 Février 2012
    DR IDRISSI MY AHMED

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    • stian le 20 février 2012 - 9:38 Signaler un abus - Permalink

      En vous lisant, j’ai reconnu le style d’une certaine presse fasciste antisémite de l’entre deux guerres et de la collaboration. Il est édifiant de voir combien on finit par ressembler à ceux qu’on prétend combattre. Certes le fond n’est pas le même mais je vous sent prêt à demander à tous français un peu trop pale un certificat d’antiracisme et de proburqa délivré bien entendu par vos soins. C’est vrai que l’histoire se répète mais les tortionnaires changent, les victimes aussi. Ce certificat est peut-être une invention mais je vais vous raconter une histoire qui est arrivé dernièrement à une femme que je connais un petit peu et qui habite à 4 pâtés d’immeubles du mien: Elle est blanche militante antinucléaire, elle a une fille métis. 3 jeunes français d’origine magrébine, depuis quelques mois la poursuivent, l’insultent, lui crachent dessus quand elle a le malheur de les croiser. Ne voulant pas en référer à la police, elle est allé voir l’éducateur des rues du centre social d’à coté qui lui a répondu que ces jeunes là ne poursuivaient que les frontistes, les racistes, elle a eu beau répéter qu’elle n’était ni frontiste, ni raciste l’éducateur lui répétaient toujours la même chose assuré qu’elle était évidemment suspecte. Elle a fini par aller voir un vieux musulman du quartier pour résoudre le problème. Le plus édifiant c’est que cette femme trouvait normal qu’on lui demande de se justifier de son antiracisme. Voyez comme l’enfer est pavé de bonnes intentions.

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      • DR IDRISSI MY AHMED le 20 février 2012 - 12:23 Signaler un abus - Permalink

        STIAN

        Lisez tout le texte pour avoir une idée plus claire et plus juste
        sans vous arrêter sur vos jugements préconçus !
        Bons pour être tirés sur tout ce qui bouge !
        Quant on est foncièrement sémite on ne peut être antisémite !
        Je ne suis ni de la presse …ni d’accord avec vos supputations !

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      • stian le 20 février 2012 - 14:11 Signaler un abus - Permalink

        c’est long mais j’ai tout lu… Les barbares sont les occidentaux n’est-ce pas? Tout ce qui arrive aux ” noirs, africains, asiatiques, musulmans, indiens et arabes !” c’est de la faute des blancs. c’est facile de se dédouaner ainsi. Il est intéressant dans cette énumération de voir que vous mettez noirs et africains mais pas jaunes et asiatiques et pourquoi musulmans et pas juifs hindouistes, bouddhistes orthodoxes catholiques etc… pourquoi seulement musulmans? Les musulmans seraient-ils des religieux à part?
        Tiens je vais partager avec vous ce texte que j’avais écrit sur la religion en réponse à une protestante prosélyte:
        Croire nécessite à ce que le système de croyance auquel on adhère constitue « la vraie foi » sinon croire devient synonyme d’hypocrisie ou alors on n’est plus dans le domaine de la foi mais de la philosophie.
        Être croyant ne veut pas dire être religieux.
        Le croyant est, et se sait seul face à la foi. Il se taille un chemin solitaire, il est à la recherche de réponses qui transcendent l’usage du langage, il s’en méfie même. Certaines expériences ne se comprennent qu’en l’absence du langage. Il ne peut transmettre son expérience, le langage le trahirait. Il laisse à l’autre le soin de découvrir par lui-même, de dépasser le langage pour tenir « le doute et la certitude, dans une seule main », c’est là que réside le libre arbitre.
        Le religieux, lui, se réclame d’abord et avant tout d’une communauté, et pour s’y inscrire il a besoin de communiquer, il a besoin du langage, du pouvoir des mots. Quand il clame, revendique sa foi on peut légitimement se poser la question de savoir s’il fait profession de foi ou déclaration d’appartenance. Je suis protestant, je suis catholique, je suis musulman, je suis hindou … En se nommant, le religieux, non seulement pratique le prosélytisme mais « marque sa différence, se constitue en bloc » face au reste de l’humanité, en groupe on est plus fort. Leur profession de foi érige déjà des murs. Il est édifiant de lire: « Je suis protestante et je ne suis pas prosélyte » : en une phrase c’est faire œuvre de prosélytisme et en même temps s’en défendre. Comme un verset condamne de mort l’apostat et que le suivant dit que chacun est libre de ses choix. Le religieux est très friand de ces paradoxes, de ces oppositions, ça lui assure d’avoir toujours raison et de se prémunir d’accusations futures. Le religieux pratique le « despotisme rhétorique ».
        Le religieux puisqu’il est communautaire a besoin d’une autorité. Ils créent donc des institutions religieuses où des « experts » que sont les curés les imams, les pasteurs, les moines, interprètent des textes sacrés pour dire ce qui est bien ou mal, ce qu’il faut faire, dire, penser. Ils n’écoutent pas la musique de l’univers mais le prêche d’une autorité. Le religieux peut finir par ne plus adorer Dieu mais des institutions censées le représenter.
        Certains religieux pour se défendre prétendent qu’ils ont un rapport direct avec les textes et se passent de l’autorité des « experts ». Les textes sont des veaux d’or comme les autres. De plus comme avec tous les langages qu’ils soient écrits ou oraux, les textes sacrés sont non seulement sujet à ambigüité mais ils réduisent le champ du possible. Comment peut-on réduire l’idée de Dieu à un vague amas de mots prétentieux ?
        Le religieux est à la recherche de vérité absolu- il n’y a d’absolu que provisoire- qu’on puisse traduire avec des mots pour pouvoir le transmettre aisément. Ceci arrange les hypocrites orgueilleux assoiffés de pouvoir, armés de tous leurs préjugés à courte vue qui vont pouvoir asséner une vérité « absolu » à ceux qui en demandent ; les faibles attirés par la sécurité d’une réponse définitive, simple et d’un cocon communautaire suivront. Le religieux sincère, il en existe, se retrouve entouré d’hypocrites et de faibles plus à la recherche d’une relation du type maitre-serviteur qu’à la recherche d’une vérité quelconque.
        Le religieux est mis sous tutelle : Il est libre mais prisonnier d’un discours, d’un langage, d’une grille d’interprétation. S’il sort de la doxa admise par tous, il risque l’excommunication ou d’avoir une fatwa sur le dos. On peut commenter à volonté les textes sacrés mais les discuter est une autre affaire, d’où les schismes récurrents qui traverse l’histoire des religions. Ensuite on accuse les autres communautés- ce sont toujours les autres- religieuses ou pas, d’être intolérantes, intégristes.
        Quand un religieux te dit que tu t’éloignes de « Dieu », ne le crois pas, c’est seulement que tu t’éloignes de la communauté. Le religieux dit qu’il tue, viole, brule, lapide- la liste n’est pas exhaustive- au nom de dieu alors qu’il le fait au nom de sa communauté, pour la survie de celle-ci ce qui peut sembler parfois légitime mais plus souvent pour son expansion.
        En conclusion, Dieu est pris en otage par les religions. Le concept de Dieu n’est qu’un instrument aux mains des religions qui ne recherchent qu’une seule chose le pouvoir sur la chair sur l’esprit, sur le lien social, sur les âmes.
        Depuis toujours Les religions veulent déposer un brevet sur la création. L’hégémonie, sur tout ce qui est, sur tout ce qui vit, là réside la nature profonde de la religion.

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        • DR IDRISSI MY AHMED le 20 février 2012 - 16:19 Signaler un abus - Permalink

          A M. STIAN
          Votre première conclusion sur mon texte n’est excessive ni fausse…

          Je ne pouvais pas énumérer tout ce que vous avez relevé comme pans oubliés

          Votre distinguo définissant croyant et religion est très heureux
          L’individu maître de son credo , la “religion” comme ciment communautaire….
          Il n’y a pas mieux comme définition, hormis le fait de diaboliser par les clans
          ceux qui sont étrangers à leurs groupes…
          Mais nous sortons quelque peu du sujet Guéant et de La civilisation supérieure …Non ?
          Notez que celle-s-ci ne prononce-nt pas ouvertement la leur de religion,
          comme principe moteur et axe de leur supériorité …

          A PLUS

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  • Banban le 21 février 2012 - 16:47 Signaler un abus - Permalink

    Cet article ne démontre rien du tout. Il confond histoire et présent, ceux qui stagnent et ceux qui évoluent. Or Claude Guéant s’inscrit bel et bien dans le présent lorsqu’il parle de civilisation, sous entendu tout le chemin parcouru depuis.
    Après, chacun, chaque peuple, défend son propre idéal de civilisation….

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  • Zegret le 22 février 2012 - 12:12 Signaler un abus - Permalink

    Ne jugeons pas une civilisation sur sa valeur mais sur sa valeur. Comment faire comprendre qu’une civilisation et différente d’une autre par le chemin quelle utilise, sans parler de son niveau par rapport à une autre.

    L’amalgame de l’être supérieur, le comportement colonialiste.
    Voilà qui résolument veut une approche clair sur la situation des civilisations et des cultures, mais qui la déforme odieusement.
    Il y a quelque chose qui me dérange dans: “une civilisation particulière est apparue à la Renaissance (grâce notamment aux savants musulmans chassés de Constantinople et débarquant à Florence !), en Hollande, en France et en Angleterre, en Espagne et au Portugal, combinant étroitement un essor sans précédent de la technique et des sciences, une explosion de la création artistique, une nouvelle façon de croire en Dieu, une dynamique nouvelle de capitalisme marchand et bancaire…”
    FAUX, ou plutôt, pas tout à fait exact car cette civilisation existait bien avant cette renaissance et à évolué en partie grâce à la situation des politiques de l’époque.

    “Quand deux civilisations se rencontrent; elles finissent par récupérer pour chacune, uniquement les vices de l’autre.”

    Et toutes les civilisation ont leurs casseroles mais celle qui s’emploie à garder ses relents de religions de ses périodes sombres, perpétuent encore des atrocités moyenâgeuses.

    La haine d’une religion, la valeur de la civilisation et de la race, n’est ce pas la logique profondément chrétienne des conquistadors qui en était le moteur en Amérique du Sud?
    Même si ici comme toujours il s’agit de vieille histoire, alors prenons ensemble un exemple de l’actualité de ces dernières années. Parlons de l’épuration religieuse en Somalie (2009), et souvenons nous que pour la France les guerres saintes se sont terminés il y a plusieurs siècles.

    “Depuis plus de 500 ans, les règles et les théories d’un vieux sheikh arabe, et les interprétations abusives de générations de prêtres crasseux et ignares ont fixé, en Turquie, tous les détails de la loi civile et criminelle. Elles ont réglé la forme de la constitution, les moindres faits et gestes de la vie de chaque citoyen, sa nourriture, ses heures de veille et de sommeil, la coupe de ses vêtements, ce qu’il apprend à l’école, ses coutumes, ses habitudes et jusqu’à ses pensées les plus intimes. L’islam, cette théologie absurde d’un bédouin immoral, est un cadavre putréfié qui empoisonne nos vies.”
    Mustapha Kémal Atatürk 1881-1938.

    Non, notre nouvelle religion et économique, voilà notre moteur nos dérives des valeurs,
    une valeur différente. Mais … Avec, ou sans valeur? Avons nous réellement évolués?

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  • Doctor Camilus le 22 avril 2015 - 23:11 Signaler un abus - Permalink

    Bienvenue à Docteur camillus clinique Voulez-vous vendre votre rein ou tout autre organe contactez-nous à l’adresse email: doctorcamilusclinic@gmail.com

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  • [...] Sait-on aussi qu’Ernest Renan, auteur d’une pieuse Vie de Jésus, en accueillant Ferdinand de Lesseps à l’Académie française, déclarait que ” l’humanité se compose de deux milliards de créatures ignorantes, bornées, avec lesquelles une élite est chargée de faire de la justice et de la gloire “, et appelait par ailleurs à combattre l’Islam ? [...]

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